Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 15:44

La noble maison bretonne des Brindejonc est d'origine irlandaise. En 1564, Raoul Bermingham vint d'Irlande se fixer à Saint-Malo et fut bientôt connu sous le nom plus français de Brindejonc. Il était fils de Roland Bermigham mari de Mlle Keating et petit-fils de Christophe Bermingham, écuyer et gentilhomme. Tous descendaient, avec preuves, des fameux O'Quin. Les Bermingham, devenus Brindejonc vécurent noblement en Bretagne. L'un deux, Raoul de Brindejonc épousa Jeanne Plisson, la plus jolie fille du beau duché de Bretagne. Leur fils Olivier Brindejonc fut seigneur de Maisonneuve, avocat au Parlement et laissa ses biens et sa charge au fils unique que lui donna sa femme Jacquette de Guillard. Ce fils eut deux enfants : l'ainé Luc fit enregistrer son blason à l'Armorial de 1696: « D'argent au jonc arraché de sinople, accompagné de trois canettes de sable». Ce bon gentilhomme servit au ban de la noblesse et mourut à Rennes en 1724. Le cadet, Pierre Brindejonc, seigneur de Tréglodé, fut admis aux gardes du corps de Sa Majesté et vécut à Versailles. C'était un jeune officier gai, effronté, insouciant et moqueur dont les tours ennuyaient la ville et amusaient la Cour, dont le courage téméraire étonnait le maréchal de Lorges. Ses états de service portent cette phrase du maréchal : « Je ne connais pas de gentilhomme plus délicat, ni de plus follement intrépide.» Ainsi fait, Pierre Brindejonc rencontra un officier irlandais, attaché au roi d'Angleterre Jacques II, pour lors retiré à Saint-Germain. Les deux officiers reconnurent leur parenté. Ils étaient d'ailleurs dignes d'être du la même race. Par fidélité à son maître l'officier irlandais portait un large bracelet avec les portraits du Christ et de Jacques. Quand on le questionnait sur ce curieux bijou, il répondait -Mon maître ne peut-il pas dire comme Jésus : « Mon royaume n'est pas de ce monde » ? Je sers ces deux égaux dans la grandeur et l'infortune. Le roi de France apprit la rencontre des deux soldats de même race et les autorisa tous deux à s'appeler désormais: Brindejonc de Bermingham. Comme le généalogiste ergotait, le roi écrivit lui-même en marge du titre: « Ce que dessus est ma façon de vouloir. »

 Luc Brindejonc a noté sur une feuille non insérée dans son livre de raison le « Mémoire de l'enterrement d'escuyer Olivier Brindejonc, Sr de la Maisonneuve, inhumé dans l'église Saint-Germain an tombeau de ses ancêtres, le 13 novembre 1703. « Le jour de Noël 1703, nous sommes allés mon frère et moi à Saint-Pern, où l'on a célébré un service pour mon feu père. J'ai payé au Sr prieur et à Mrs ses prêtres 41. 15 s. « Le vendredy 28- du même mois de décembre 1703 nous sommes encore allés à Plouasne où nous avons fait faire un autre service 131. 9 s. 6 d. » « 22 novembre 1704, Mémoire du service anniversaire chanté à Saint-Germain le 19 novembre 1704, pour feu escuyer Olivier de Brindejonc, avocat en la cour. Assistance de 18 prêtres 121. 19 s. De plus 12 messes basses le jour de l'enterrement et le jour du service 121. » Au dix-huitième siècle les fils de Luc, neveux du garde du corps, sollicitèrent la reconnaissance de leur ancienne noblesse. Quarante-deux gentilshommes, parmi les plus beaux noms de Bretagne, appuyèrent la demande La Révolution vint et passa sur toutes ces prétentions,sur ces requêtes, sur ces enquêtes, après la mort de Augustin Brindejonc de Bermingham, directeur général des fermes du roi. Les descendants-ne renoncèrent pas à leur droit et l'enquête suspendue par les gestes de la Révolution, par la gloire de l'Empire, fut reprise à la restauration du trône reprise à la restauration du trône. Par lettres patentes de mai 1818, Louis XVIII maintenait dans leur ancienne noblesse les Brindejonc de Bermingham, seigneurs de Tréglodé et des Moulinais. Les armoiries de 1696 furent transformées et inscrites ainsi: «Parti, emmanché d'or et d'azur. »

 

 

 

 

 

Le chef de famille porte actuellement le titre de comte de Bermingham. Le chef de la branche cadette a demandé et obtenu le 8 décembre 1852, l'autorisation de joindre à son nom d'état civil, celui de sa terre, les Moulinais, comme faisaient ses ancêtres. Telle est la longue suite des qui traversèrent les siècles avec dignité, pour aboutir à l'enfant qui porte le bruit de leur vieux nom jusqu'au plus haut des nues, de son vol éployé, avec un courage éperdu.

Partager cet article

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article

commentaires

cocheril 02/10/2017 19:18

cette généalogie est peu crédible quand on connaît la profusion ancienne des Brindejonc en haute Bretagne. Elle ressemble à la généalogie légendaire des Surcouf soit disant venus également d'Irlande et en fait originaires du Cotentin!