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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 14:38

Le nom de manoir, dont la traduction littérale est résidence, fut primitivement attribué à celles des gentilshommes, mais en Bretagne, où le servage était inconnu, existait une bourgeoisie rural aisée, vivant, sauf l'assujettissement aux charges roturières à peu de chose près la vie des nobles, souvent plus riches qu'eux, s'alliant avec eux et dont la demeure rivalisait de luxe avec celle des gens d'épée. C'est le cas de Kercoz en Vieux-Marché, Kergaër en Plougonver, Convenand-Briand, en Plouaret, la Hautière-Rousse, en Saint-Juvat, etc...Si elle ne couvrait pas ses façades ses cheminées d'emblèmes héraldiques héréditaires, quelquefois cependant elle usait d'armoiries ou leur substituait des monogrammes, marques ou inscriptions et, chose plus intéressante pour notre histoire architecturale, les datait, alors qu'il plane souvent une incertitude sur l'âge exact de la maison noble, portant le blason seul ,de la famille qui l'a construit ou, plus rarement un écu d'alliance ne donnant qu'approximativement la date de sa fondation. Les manoirs, parfois appelés dans nos campagnes noblesse ou maisons de pierre ou maisons de pierre verte à cause de leur toits de schiste, abondant dans les Côtes-du-Nord et leurs pignons aigus, leurs tours élevées, leurs toitures considérables les signalent souvent de loin à l'attention du touriste. D'autres se cachent au creux des vallons et les plus nciens sont placés près des sources ou au bord des rivières dont les eaux étaient précieuses pour l'alimentation et parfois même pour la défense de ces maisons. Riches d'art, quelquefois ils étaient de belles façades, des tours et  pavillons harmonieux, de curieux jeux de toitures. Même de moindre apparence ils offrent des portes et fenêtres ornées, des gerbières, des cheminées sur lesquelles s'est concentré tout leur luxe. L'âtre de la salle commune, âme du logis, coeur de la vie manale, autour duquel se pressaient aux longues veillées, maîtres et domestiques, tous les gens de la maison, attirait particulièrement les soins du constructeur. Sa décoration principale était le blason du seigneur, l'emblème de la race qui l'avait fondé. Aussi les cadets ajoutaient-ils à leur nom patronymique celui de leur maison d'origine  dont le chef de famille  ou l'auteur commun était seigneur. On spécifie, dans les généalogies anciennes, que l'on avait épousé une fille de telle maison. 

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Published by poudouvre
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