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12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 11:44
Quelques notes sur le passé de Trémorel

Période Gallo-Romaine

 

 

Au Bois-Bray, traces de structures excavées, de type fosses, fossés ou trous de potaux et d'éléments mobiliers d'époque gallo-romaine. Ce site se situe sur le haut d'un versant, dont l'altitude fluctue autour de 105 mètres et un talweg relativement profond marquant les différents lits du Meu, du chenal d'étiage à l'ensemble d'inondation de la plaine et dont l'altitude se situe autour de 90 mètres. (sources : extrait de Bibliothèque numérique du service régional de l'Archéologie en Bretagne -Frédéric Béguin, février 1999).

 

 

On ne trouve plus aucun vestige du passsage de la voie de Carhaix à Rennes, dont les traces sont signalées à Merdrignac et Saint-Méen (Gaultier du Mottay : Mémoires de la Société archéologique et historique des Côtes-du-Nord)

 

Bernard Tanguy évoquant Trémorel nous dit qu'il est établi à 2,5 km au nord de l'ancienne voie romaine Rennes-Carhaix, celui-ci est issu d'un habitat du haut-Moyen-Age, comme permet de l'inférer son nom. Trémorel est formé du vieux-breton treb qui désignait un village. 83-1884)

 

Lieu-dit : la Vieuville

Quelques notes sur le passé de Trémorel
Quelques notes sur le passé de Trémorel

La paroisse de Trémorel résulterait du démantèlement de la paroisse primirive bretonne de Merdrignac et faisait partie du Pagus connu sous le nom de Poutrocoët. (voir L'évêché d'Alet. -Limites. -Le Pou-tre-Coet.). Du fief de Saint-Méen dépendaient Trémorel et sa trêve Le Loscouët. Trémorel appartenait en entier à l'abbaye de Saint-Méen à qui elle avait été donnée peu après 1008 par Alain et Eudon, fils du comte Geffroy, lors du rétablissement de l'abbaye (voir histoire de l'abbaye de Saint Meen, page n° 2 - L'abbatiale de Saint-Méen en images). Notice du rétablissement de l'abbaye de Saint Meen par Alain III duc de Bretagne, et Eudon son frère (ci-dessus) -Acte de 1003

 

Anno ab Incarnatione Domini M VIII, Robertis regis Francorum XII, excedente Gaufrido comite Britanniae a saeculo, filii ejus Alanus et Eudo cum matre eorum Hadeguisia, quorumdam perfidia, multa perpessi sunt incommoda...At vero, cum jam dicti frates cum suis militibus essent ante (quoddam) castrum seque ad bellum praepararent, consilio matris suae Hardeguisiae et boni magistri sui Aymonis, pro anima Gaufridi comitis eorum patris ac ejusdem Hadeguisiae et suarum animarum saluté, ac etiam pro imminentis belli victoria et pro totius Brittaniae incolumitate, per manum sancti abbatis Hinguetheni qui illic aderat praesens, ecclesias Sanctae Mariae et sanctorum Meuenni et Judicaelis de Guadel cum (tota) terra et foresta quae in circuitu ipsius eccelsiae erat (Deo et praelibatis sanctis in perpetuum dederunt, et) reddiderunt (Hinguetheno abbati in abbatia sempiterna, sub) tali conditione, quod ipse ecclesiam mendaret et monachos qui ibi Deum servirent congregaret, et ipsis tamdiu praesset usquedum illi aliquem utilem monachum reperirent qui ibi crearetur : nam ipse Hinguethenus abbas erat de monasterio S. Jacobi, de tentione arhipiscopi Dolensis (Volebant enim ut suo monasterio suisque monachis praesset abbas, quia Alanus comes, Eudo frater ejus et Hadeguisia mater ipsorum Hinguethenum, propter probitatem et suppercientiam, multum diligebant). Concessorunt etiam in villa monasterii fieri burgum, forum, mercatum : (quod factum est regnate Eudone, post mortem Alani fratis sui. Antea enim nullum forum neque mercatum in ea villa de Guadel fuerat. Teloneum tamen et passagium recerunt monachi post donationem Alanis comitis, de ipsius jussu seu mandato). (Post autem aliquot dies ambo fratres et mater eorum per se, quantum in restituendo sanctum locum profecerant scire voluerunt, et ob hoc illuc cum suo magistro Aymone accesserunt. Quibus cum ordinatio novi loci placeret, (eodem tenore et conditione quibus dederant supradicta, secunda vice Deo et sanctis prenominatis) dederunt (et concesserunt) totam Capellam cum tota Tremorai, et totum Minichi de Kidillac, cum tota terra quae Li Fou vocatur, et terram quae Croes nominatur (totam, sicut ipsi eas tenebant, sine renda seucensu vel aliqua querela, ita ut cultores earum nulli homini, nulli terrenae potestati, nisi abbati et monachis qui in praefato monasterio die noctuque Deo deservirent, servitii quidquam impenderent). Similiter etiam dederunt totam ecclesiam de Guadel cum toto cimiterio (censumque ipsius Guadel. Ipsa enim dic, forestas terras, quas Alanus comes in plebe Guadel babebat, sancto Meuenno et dicto abbati donavit, Cheruueth, forestam Recam, forestam Ilate, forestam quamdam cimiterio proximam, forestam de Teuencarath,) et quinque solidos census de terra Rodaldi vicarii. (Ilarum donationum) testes (sunt ipsi comites et Hadeguisia eorum mater et magister eorum Aymo). Junkeneus, archiepiscopus Dolensis, Garinus, episcopus Redonensis, Radulphus, episcopus Aletensis, Gautericus, episcopus Nannetensis, Herveus Crassa Vacca, Congar, filius Urfier, Aldegan, capellanus, Menfenit, Rigaldus Butilier, et multi alli.


 

Quelques notes sur le passé de Trémorel
Quelques notes sur le passé de Trémorel
Quelques notes sur le passé de Trémorel

Tremorel en mars 1426

Commissaires Guillaume d'Auger Jean Le Bastard

nuls nobles

 

 

 

 

Tremorel 1449

Commissaires Pierre de Bonabry Guillaume de la Donemelière.

nobles

 

Le manoir de Giffart appartenant à Geffroy de Beaumanoir et y Demeure Macé de Beaumanoir

 

Ollivier de Coëtlogon au Bois Cleret et y a métayers

 

Le même de Beaumanoir à le Petit-Val

 

Les hoirs Raoullet Jallays annoblis

 

Quelques notes sur le passé de Trémorel

Tremoray 1445

 

L. de Bonabry auditeur des comptes

Colin Aribard

 

nobles

 

Mre Geffroy de Bonamour

Raoullet Jallays annobli J. Garzel

 

 

Tremoray 1513

 

Olivier Mouesan Sr de la Haye

Mouesan qui est en la paroisse d'Yllifaut et demeure en une maison nommée Moulin Garnier qu'il a batie en place contribution a fouages et y a joint grande quantité de roture jusqu'à environ trente journaux et est pour ce en procès avec les paroissiens.

Yvon de Lambilli Sieur de Lambilli a une maison nommée le Plessix noble

Danamorin que posseda Mre Geffroy de Beaumanoir et joignit le dit Geffroy audit lieu du Plessix ez Geffard jusqu'à 20 journaux de terre acquis de gens contribuables

Olivier Gardenan Seigneur dudit lieu de Gardenan a acquis environ dix journaux de terre roturière en la ditte paroisse

Les héritiers Robert de Quillevala sieur du Vay ont environ cinq journaux de terre que tenoient gens partables

Item Robert de Quillevala tient quelques rotures

Mathurin du Plessix Sieur du Plessix en Mauron joignit à la métairie du Bois Cléret environ vingt journaux de roture

Jean Congnart le Jeune et les enfans de Jean Congnart l'ainé tiennent sept journaux de roture qu'ils affranchissent parce qu'ils se disent de la lignée de la Monnoye

Deux prêtres tiennent quelques héritages roturiers qu'ils affranchissent par privilège de cléricature

Idem d'autres roturiers d'autres paroissiens tiennent des rotures en la ditte paroisse et ne payent parcequ'ils sont taillés ailleurs.

 

 

Quelques notes sur le passé de Trémorel

Mandement de la duchesse Anne

 

30 juin 1490.- Mandement de deffense aux gens de guerre de la garnison de la Hardouyaye, de non pillier les paroessiens de Trémoray soubz Locoet. Sc. à Rennes, le 30 juin 1490 -Trémorel près de Loscouët sur Meu

Tremorel ; à 11 lieues 3/4 au Sud-Sud-Est de Saint-Malo, son évêché ; à 9 lieues 3/4 de Rennes, et à 4 lieues 1/2 de Montauban, sa subdélégation. Cette paroisse ressortit à Dinan, et compte 2300 communiants, y compris ceux de Le Loscouët, sa trêve ; la cure est présentée par l'abbé de Saint-Méen. Il se tient une foire de bétail à Tremorel à la mi-carême. Le territoire. d'une superficie plane, renferme des terres en labour de bonne qualité, quelques bois et des landes. La seigneurie de l'endroit fut donnée. en l'an 1000, à l'abbaye de Saint-Méen, par le duc Alain III. Le pape Célestin III, par sa bulle de l'an 1192, confirma à celle abbaye la donation de l'église de Tremorel. En 1390, les manoirs de Giffart et du Petit-Val appartenaient a Geoffroy de Beaumanoir, et le Bois-Cleret, a Olivier de Coëtlogon.

 

Tremorel -sous l'Invocation de saint Pierre el de saint Paul ; commune formée de l'ancienne paroissse de ce nom, moins sa trève le Loscouët : aujourd'hui succursale. -Limitée au nord par Saint-Launeuc, Lanrelas, Plumaugat ;à l'est par Le Loscouët, au sud par Illifaut ; à l'ouest par Merdrignac. - Prlnclpaux villages : Ville d'Ahaut, le Chêne, les Saisines, Brousse-au-Biliard, la Boulais. Pont-Roinet, Ville-ès-Sous, le Plessix, Buissières, la Pinsardais. la Gantraie, Ville-es-Chats, Ville-au-Delive, le Val, le Prest, Villé-ès-Jegu, Pont-Malrais, Vieuville. la Cheze, Haye-Collet, la Chevelaie, Billaie, le Taye, la Haie-Goupy, la Romenaie, la Houssaie. -Superficie totale 3402 hectares 90 ares, dont les principaux divers sont : terres labourables 1717 ; prés et patures 249 ; bois, landes et incultes 1005 ; superficie des propriétésties 15 ; contenu non imposable 298, Constitution diverses 388 ; moulins 3 (à eau, de la Rosais, du Tertre, du Ruel-Muel).

Quelques notes sur le passé de Trémorel
Quelques notes sur le passé de Trémorel

Eglise Saint-Pierre et Saint-Paul. Elle est en forme de croix latine avec choeur profond et clocher sur la façade sud. L'édifice actuel, qui renferme quelques restes du XVIIe siècle, a été presqu'entièrement reconstruit au XIXe siècle. En 1806, la tour, menaçant ruines, fut démolie en partie et réédifiée sur les plans de Joseph Gouerin, conducteur des Ponts et Chaussées à Ploërmel. Sa partie basse porte la date de 1618 et au dessous celle de 1806. Peu après, le reste de l'édifice fut restauré, puis la nef et l'une des ailes du transept entièrement reconstruites en 1838, sur les plans de M. Henry, conducteur des Ponts et Chaussées, plans approuvés le 17 mai 1837. Les travaux furent adjugés le 2 octobre 1837 à M. Placide Escolan, de Guenroc, et terminés en 1838. Mobilier: Maître-autel avec gloire du XVIIIe siècle, autels latéraux du XVIIe siècle ; cadran solaire de 1691 ; statues anciennes de saint Joseph, saint Joachim, saint Jean-Baptiste et saint Germain.

Quelques notes sur le passé de Trémorel

Chapelle des Treize Chênes. Suivant la tradition, sa fondation serait dûe à une famille qui plantait un chêne à la naissance de chaque enfant et qui, au treizième, bâtit la chapelle (voir Guerre de Succession de Bretagne.). L'édifice actuel, de plan rectangulaire avec chevet à pans coupés et plus étroit que la nef, date du XIXe siècle avec remplois du XVIe siècle. Dû à M. Rondeau, de Saint-Méen, qui en fut l'architecte et l'entrepreneur, il eut sa première pierre bénite le 25 juillet 1888 et sa bénédiction faite le. 15 septembre 1889. L'on a conservé un écusson martelé aux armes de l'évêque François Bohier, provenant de l'ancien édifice. Cet évêque fut en charge de l'épiscopat de 1535 à 1569, et ses armoiries étaient « d'or au lion d'azur, au chef de gueules. »

 

Quelques notes sur le passé de Trémorel
Quelques notes sur le passé de Trémorel

A Dinan, le 31 mars 1797. Comme on ne cesse de calomnier les prêtres, et sur-tout ceux de la Vendée, que M. de Laharpe a si éloquemment défendus, j'ai cru de voir, Monsieur, vous faire part d'un fait à ma connoissance, qui s'est passé dans le temps de cette horrible guerre suscitée par le fanatisme philosophique : il servira peut-être à éclairer l'histoire ; et on pourra par ce seul trait juger à-peu-près de tous les autres de ce genre, qu'on s'est plu à dénaturer. En 1794, quelque temps après Pâques, un chef de révoltés se présenta dans les communes du Locoët et Tremorel pour en soulever les bbitans. Deux prêtres qui se trouvèrent dans ce heu lui représentèrent l'imprudence de sa démarche : leurs conseils sont rejettés avec dédain ; tous leurs efforts deviennent inutiles. Alors, prévoyant les malheurs qui alloient fondre sur ces habitans, jusques-là paisibles, les prêtres prennent le parti de s'éloigner promptement. Le chef rassemble 400 hommes ; il leur distribue quarante mauvais fusils, et arme les autres de bâtons. Il marche sur Saint-Méen.

Quelques notes sur le passé de Trémorel

Le canton de Trémorel du ci-devant district de Broons très éloigné de l'Administration centrale qui ne peut pas le surveiller avec fruit offre à Saint-Régent (Pierre Robinot de Saint Régent en Lanrelas, portrait ci-dessus), un asile assuré et on craint qu'il ne parvienne de ce point à obtenir quelques succès. Il sera second pour le district de Montfort par Gabillard qui a infiniment la confiance des paysans. Ce Gabillard était chef de chouans : il avait remis les armes en Messidor an 4. Poursuivi et ensuite incarcéré par le département d'Ille-et-Vilaine, il a trouvé le moyen de s'évader, depuis il erre dans les campagnes et appartient par la force des choses et par ses affections au parti dans lequel il a joué un rôle même important. Saint-Régent a ses communications également faciles avec la chouannerie du Morbihan dont le canton de Trémorel est limitrophe, ainsi que du département d'Ile-et-Vilaine. Pendant tout le temps de la chouannerie, Saint-Régent a commandé dans la partie où il se trouve encore. 

 

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