Overblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Quelques notes sur la famille de Kersaliou

Quelques notes sur la famille de Kersaliou
Publicité
Quelques notes sur la famille de Kersaliou

A gauche le manoir de Kersaliou à Pommery Jaudy, d'après cliché de Patrimoine BZH et à droite le vieux château de Limoëlan en Sévignac, d'après Monumentum

A travers la Réformation des fouages de la paroisse de Sévignac au cours des XVe et XVIe siècle, Limoëlan appartenait à la famille de Kersaliou. Cette famille dont le berceau est la paroisse de Pommery-Jaudy disposait pour armoiries : « Fascé d’argent et de gueules de six pièces ; au lion de sable armé, lampassé et couronné d’or, brochant sur le tout » d'après un Sceau de 1380. La devise de c ette maison était : Tout pour Dieu.

Publicité

La Maison de Kersaliou disposait des terres de Kersaliou, paroisse de Pommerit-Jaudy, du Rechou, paroisse de Botlézan, de Keraudren, et du Plessis, paroisse de Lanvollon, de Kerbiquet, de la Grandville, du Carpont, de Chef-du-Bois, de la Sauldraye, de Kermorvan, paroisse de Trézény, de Kerraoul, paroisse de Paimpol, de Limouëlan, paroisse de Sévignac, de Kerhouarn. Anc. ext. chev., réf. 1669, dix gén. ; réf. et montres de 1427 à 1543, par. de Pommerit-Jaudy, Botlézan et Trézény, év. de Tréguier, Plounez, év. de Saint-Brieuc, et Sévignac, év. de Saint- Malo. La branche ainée fondue dans du Chastel, puis Boigeslin et Rogon. (Famille éteinte). Origine de la maison de Kersaliou. -Seigneurs de Réchou, de Keraudren, de Kerhouarn, de la Grandville, de Carpont, de Chef-du-Bois, de la Soudrays. Ils ont pour berceau la terre de Kersaliou, située en l'évêché de Tréguier, paroisse de Pommerit-Jaudy, terre à laquelle ils ont donné ou emprunté leur nom. Ce nom se trouve au livre des reformations faites dans ledit évêché en 1427, 1449, 1513 et 1543 Les commissaires royaux de 1669, par arrêt du 26 février, les ont déclarés nobles d'ancienne extraction et maintenus en la qualité de chevalier Personnages remarquables.

 

-De cette maison, dit Le Borgne (Arm. breton, p. 155), par succession de temps, ont sorty defaillans et renommez personnages, qui ont constamment tenu le parti de nos ducs, leurs princes naturels, et ont esté par eux employez en plusieurs missions honorables. En effet, elle en a fourni à la carrière des armes, à l'Église et à la cour. Le premier membre connu au sein de cette  famille était Geoffoy de Kersaliou.

 

Le duc Pierre de Dreux se trouvant au port de Limisso en l'île de Chypre lors de la VIIe Croisade, s'associa pour le frêt d'un navire chargé de le transporter à Damiette avec trois écuyers bretons : Geoffroy de Kersaliou, Macé le Vicomte et Rolland Nepveu et tous les quatre donnèrent une procuration à un marinier de Nantes appelé Hervé pour la location du navire et le prix de leur passage, par acte sous le sceau de Geoffroy de Kersaliou, du mois d'avril 1249. Ses armes se voient au Musée historique de Versailles

 

I- A la carrière des armes : Roland de Kersaliou, membre de l'association bretonne pour la défense du pays, en 1379 ; Jean de Kersaliou accompagna le duc Jean V en France en 1418, puis à Rouen en 1419, l'un des quarante-deux capitaines ayant gaiges ; Roland de Kersaliou, ligué avec beaucoup d'autres seigneurs contre les Penthièvre ; Jean de Kersaliou suit le duc à Amiens, en 1425, et Yvon de Kersaliou, le comte de Richemont à Angers, la même année; celui-ci est nommé capitaine de Pornic en 1436.

 

II- A l'Eglise : Jean-Baptiste de Kersaliou, doyen de l'église de Saint-Brieuc, où il etablit à ses frais, en 1746, les Frères de Saint Yvon

 

III- A la diplomatie : Roland de Kersaliou, envoyé avec Etienne Gouyon, Jean de Quélen et Berthelot d'Engoulvent près du duc, alors en Angleterre, pour le rappeler dans ses Etats

 

IV- A la cour : Jean de Kersaliou, chambellan et maistre d'hostel du duc, en 1420 et Alain de Kersaliou, son maistre d'hôtel, en 1421

 

Le duc Jean V de Bretagne évoque en avril 1429 son chambellan, messire Rolland de Kersaliou, héritier principal de ladite damme Jehanne Rouxelot dame de Limoëlan (voir la seigneurie de Limoëlan à Sévignac et ses possesseurs.). Le dit Rolland eut pour fils autre Rolland  de Kersaliou, sieur de Kerenal et Gilles de Kersakiou qui devint seigneur de Limoëman

 

A travers les minus du duché de Penthièvre de 1444 à 1467 est cité Gilles de Kersaliou et sa curatrice Marguerite Du Chatelier. En 1468 le dit Gilles de Kersaliou est titré seigneur de Limoëlan, Gilles de Kersaliou sgr de Kerraoul et de Limoëlan épousa le 7 novembre 1485 Magdelaine du Chastel, fille de Olivier et de Marie de Poulnic. Le dit Gilles et son épouse laissèrent pour fils autre Gilles de Kersaliou

 

Marguerite de Kersaliou, dame de Limoëlan  épousa Jean de la Chapelle, seigneur des Beuves, de Plédran ; de cette union naquit Hélène de la Chapelle, deuxième épouse de  François du Guérande + 1574,  sgr du Guémadeuc, 

 

Jéhanne Rouxelot ayant adopté pour héritier de ses terres Roland de Kersaliou, Clémence Carbonel plaida contre Roland de Kersaliou, mais après procès, ce dernier fut conduit dans son bon droit. Ce même Roland de Kersaliou apparaît dans un aveu en date du 6 septembre 1447, où on le trouve en désaccord avec ses vassaux. En 1449, on le trouve à Kerenall sans doute en ce lieu à présent désigné Quihériac, cet endroit a été évoqué dans deux précedents articles :  (voir Quelques notes sur la famille Hingant - La seigneurie de Bougneuf à Sévignac et ses possesseurs (lieu à présent situé en Rouillac).), toutefois c’est Gilles de Kersaliou son frère qui est présent à Limoëlan dans les montres de 1428. Gilles de Kersaliou et son épouse Magdeleine du Chastel laissaient deux filles : Marguerite de Kersaliou et Jacquemine de Kersaliou. Marguerite de Kersaliou, dame de Limoëlan épousa Jean de la Chapelle, seigneur des Beuves (ce sont leurs descendants qui recueillir  la succession de Limoëlan quand la branche des Kersaliou de Limoëlan s'éteignit. 

 

Jean de Kersaliou seigneur de Lymouellan est cité pour le rachat d'Amaury de Kersaliou vers 1531 est mentionné ci-dessous.

Evocation d'Amaury Gouyon, sr de la Moussaye, et ses complices, et du sr de Lymoëllan. 30 septembre 1555. Henry, par la grace de Dieu roy de France, aux senneschal, alloué et lieutenant de Dynan, salut. Nous avons entendu que pour éviter par ung nommé Amaury Gouyon, sr de la Moussaye, ses complices et adherez, la pugnition et correction de plusieurs meurdres, homicides, dont ilz sont chargez et accusez et même d'avoir couppé les braz, nez, jambes et mamelles à plusieurs femmes, en haigne de ce qu'ilz avoient depposé en certain procès dont ledit Gouyon, sesd. complices et Jehan de Kersallio, en son vivant sr de Lymoëllan, et autres, et pour lesquelz ilz estoient poursuivys par-devant les gens tenans noz.Conseil et chancellerie de Bretagne, auroient, après plusieurs delays et subterfuges pratiquez et exquis, trouvé moyen obtenir de nous, dès le 16e jour de decembre 1552, certaines noz lettres par lesquelles aurionsinterdit la congnoissance à nozd. Conseil et chancellerie et icelle à vous attribuée et renvoyée pour faire et parfaire led. procès d'entre lesd. parties; ce que n'auriez fait, en sorte que depuis ce temps là, qui est de trois ans, ne se seroyt ensuyvy aucune pugnition, ce qui tourne à grand scandalle de nostre justice et perturbation de la tranquilité et repoz publique. A quoy voullans pourveoir et que de telz delictz et homicides soit faicte pugnition exemplaire, nous vous mandons, commandons et très expressement enjoignons par ces presentes que dedans deux moys pour toutes prefixtions et delaiz, après la signiftication qui vous sera faicte d'icelles par le premier nostre huissier ou sergent sur ce requis, que à ce faire commectons, vous aiez à faire et parfaire led. procès d'entre lesd. parties et icelluy juger deffinitivement; aultrement, ledit temps passé, dès à présent comme pour lor l'avons de nostre certaine science, plaine puissance et autorité royal evocqué et evocquons à nostre personne et icelluy renvoyé et renvoyons en nostre court de Parlement de Bretagne, à laquelle nous mandons et enjoignons par ces presentes que après que les sacz et productions dud. procès auront esté portez et mis au greffe d'icelle, elle procède incontinent et en la plus grande dilligence qu'il sera possible au jugement et expedition d'icelluy, car tel est notre plaisir, etc. Donné à Villiers-Coteretz, le dernier jour de septembre 1555. -Par le Roy en son Conseil : Burgensis, et scellé de cire jaulne sur simple queue

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article