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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 15:41
Quelques notes sur les familles de Talhouët
Quelques notes sur les familles de Talhouët

Château de Talhouët à  Stival

De Talhouët, trois familles de ce nom, dont le point d'attache n'est pas connu, ont passé aux réformations de 1425 à 1536, et ont été déclarées d'ancienne extraction noble avec titre de chevalier par celle de 1669.

 

Première famille de Talhouët, établie audit lieu, paroisse de Stival, de Kerservant, paroisse de Langouëlan, du Reslouët, de Créménec et du Dréorz, par. de Priziac, de Pontsal, paroisse de Plougoumelen, de Kergélen, paroisse de Langouëlan Languidic, de Pélinec, paroisse de Langouëlan Canihuel, de Keralbaud et de Propriando, paroisse de Langouëlan de Plœren. Références de 1513 à 1536, paroisse de Langouëlan Priziac, évêché de Vannes. Portait pour armes : « D'or au chef de sable ». Branche fondue dans les familles Rolland, Lantivy et de Gras.

 

Olivier, témoin à une transaction entre le vicomte de Rohan et Henri de Kergoët en 1296 ; Guyon, capitaine et porte-enseigne de Pierre de Foix, baron du Pont et de Rostrenen en 1513; Nicolas, capitainede Pont-l’Abbé pour les royaux en 1594, chevalier de l’ordre en 1599, épouse vers 1590 Béatrix de Launay, dame de Pontsal, dont : Hélène, dame de Kerservant, mariée en 1626 à Henri de Volvire, maréchal de camp, commandant pour le Roi en Bretagne. La branche aînée fondue dans Rolland, puis Lantivy et de Gras.

Quelques notes sur les familles de Talhouët
Quelques notes sur les familles de Talhouët

Château de Talhouët à Pluherlin

Deuxième famille de Talhouët, établie audit lieu, paroisse de Pluherlin, de Keredren et de Kerbizien, paroisse de Questembert, de Trévéran, du Boisorhand, paroisse de Sixte, de la Grationnaye, paroisse de Malensac, de Sevérac, paroisse de ce nom, de la Villc-Quéno, paroisse de Carentoir, de Bonamour, paroisse de Trévé, comte de Villayers, paroisse d’Ossé, marquis d’Acigné, paroisse de ce nom, sieur de Kerminizic, paroisse de Saint-Tugdual, de Marzen, paroisse de Caden, de la Villeneuve et de la Coudfayé ; paroisse de Saint-Dolay, de la Souchais, paroisse de la Plaine, de Lourmois, de la Grée, e la Jou, de Monthonnac, du Couëdic et de Trévécar, paroisse de Nivillac,de Bellon et de Trémondet, paroisse d’Elven, de Toulhouët, paroisse de Sulniac. Ancienne extraction chev., réf. 1671, huit générations ; réf. et montrés de 1427 à 1536, paroisse de Pluherlin, Questembert et Sixte, év. de Vannes. Portait pour armes  : « d'argent à trois pommes de pin versées de gueules ». 

 

Payen, croisé en 1248 (cab. Courtois) ; mais nous ne savons à quelle famille de Talhouët. Guillaume, mort avant 1427, marié à Marie, dame de Keredren dont: Jean, marié à Guillemette de Quistinic 1425-1474 ; François, chevalier de l’ordre en 1596, gouverneur de Redon, épouse en 1577 Valence du Boisorhand, dont : René, chevalier de l’ordre en 1622 ; François, chevalier de Malte en 1608, commandeur de Saint-Jean en l’isle en 1637 ; trois autres chevaliers de Malte depuis 1710 ; un président aux requêtes en 1647; trois conseillers et un président à mortier de 1708 à 1776 ; un colonel au service d’Espagne, capitaine des gardes walonnes, tué à la journée de Bitonte, au royaume de Naples en 1734 ; un abbé de Saint-Aubin-des-Bois, mort en 1753 ; un major au régiment du Roi, tué à Quiberon en 1795, ainsi que son fils aîné, à la tête du régiment du Dresnay, qu’il commandait ; un maréchal de camp en 1816, pair de France en 1819, élevé sous la Restauration à la dignité de marquis

 

La branche ainée fondue vers 1522 dans du Bot de la Ville-Pelotte ; la branche de Bellon, éteinte en 1808 ; la branche de Sevérac, éteinte en 1792, avait produit deux chevaliers de Malte en 1710 et 1730.

Quelques notes sur les familles de Talhouët
Quelques notes sur les familles de Talhouët

Château de Keravéon à Erdeven

Troisième famille de Talhouët, en faveur de laquelle la terre de Keravéon fut érigée en baronnie, l'an 1636, portait :  « losangé d'argent et de sable ». Si l'on en croit un manuscrit existant à la Chartreuse d'Auray, en 1789, et qui émanait d'un religieux appartenant aux Talhouët-Keravéon, la différence d'armoiries provenait de ce qu'un de ses auteurs, Jean de Talhouët, avait épousé l'héritière de Keravéon et avait pris ses armes. Quoi qu'il en soit au reste de la communauté d'origine, les deux familles ont occupé, toutes les deux, des positions élevées en Bretagne. Les Talhouët, seigneurs de Talhouët en Languidic, de Keravéon et de Brignac, ont produit un chevalier de Malte en 1575, cinq conseillers au parlement, et, dans ces derniers temps, un aumônier des rois Louis XVIII et Charles X. Les Talhouët, seigneurs dudit lieu, en Pluherlin, de Tréveran,de Boisorhant, de Bonamour, de Sévérac et de la Grationnaye, ont surtout marqué dans l'histoire par François de Talhouët, gouverneur de Redon, pour la Ligue, qui remit cette place à Henri IV, après l'insuccès des conférences d'Ancenis (1595). Il est plusieurs fois question de lui dans les mémoires de du Plessis-Mornay et dans les lettres d'Henri IV. Ce roi le maintint dans son gouvernement, le nomma chevalier de l'ordre et lui fit don d'une écharpe blanche d'une valeur de 500 écus. Les branches de cette famille qui existent encore descendent toutes du gouverneur de Redon. La branche de Boisorhant, l'ainée, a produit un chevalier de Malte, commandeur de Saint-Jouan-de-l'Isle (voir La seigneurie de Saint-Jouan), en 1637, et un président à mortier au parlement de Bretagne en 1776. Elle est aujourd'hui représentée : 1° par Alfred, marquis de Talhouët-Boisorhant, marié à demoiselle de Grimouard ; 2° Louis, comte de Talhouët-Boisorhant, marié à demoiselle le Chapelier; 3° Charles ; 4° Sévère, marié à demoiselle Grelier du Fougeroux ; 5° Marie, sans alliance.

 

La branche de Bonamour eut deux de ses membres compromis dans la conspiration de Pontcallec (voir Les troubles en Bretagne sous la Régence, page n° 2)François de Talhouet-Bonamour devient sgr de Lourmois en 1592. L'un deux, réfugié en Espagne, y devint commandant des gardes wallones et fut tué à la bataille de Bitonio, auroyaume de Naples, en 1734. Cette même branche a produit un conseiller au parlement, un abbé de Saint-Aubin-des-Bois, mort en 1753, et un maréchal de camp, grand officier de la Légion-d'Honneur et pair de France, avec titre de marquis sous la Restauration. Ce dernier a laissé deux enfants, Auguste, marquis de Talhouét, membre, depuis quinze ans, de nos assemblées législatives, mariée à demoiselle Honnorèz, et Laure, duchesse d'Uzès.

 

La branche de la Grationnaye, la dernière subsistante de nos jours, était représentée en 1789 par Vincent-Claude-Jérôme de Talhouët, colonel, ancien major au régiment du Roi, chevalier de Saint-Louis, qui fut élu commandant du bataillon de la noblesse bretonne, pendant la campagne des princes, en 1792, bataillon qu'a illustré un mot du duc de Berry, rapporté par Châteaubriand : « Je voudrais être Breton pour voir de plus près l'ennemi. » Le comte de Talhouët-Grotionnaye comman dait, en qualité de lieutenant-colonel, le régiment du Dresnay, lors de l'expédition de Quiberon, et fut tué le 18 juillet, à l'attaque des lignes de Sainte-Barbe. Son buste a été placé sur le monument élevé dans la Chartreuse d'Auray aux victimes de cette funeste expédition. Le comte de Talhouët laissait trois fils et trois filles : l'aîné de ses fils, qui avait partagé ses dangers, fut fusillé à Vannes le 25 août 1795. Le second, Armand, est mort sans postérité ; le troisième, Henri, a laissé un fils, Arthur, comte de Talhouët-Grationnaye, receveur-général du département de la Nièvre, marié à demoiselle Marie Bodier. Les trois filles du comte de Talhouët sont : 1° Julie, mariée à M. de la Gournerie; Eugénie, sans alliances; Justine, mariée à M. de Mauduit du Plessis. Armes. : «  D'or à la quintefeuille d'azur . »

Quelques notes sur les familles de Talhouët

Manoir de Lourmois à Nivillac,

possession de la branche de Bonamour

cliché nivillac.fr

Quelques notes sur les familles de Talhouët

Château de la Grationnaye à Malansac

Quelques notes sur les familles de Talhouët
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