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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 13:43

 

Abbatia Beatoe Marioe de Belloloco

 

C'est au quartier de Saint René en la paroisse de Mégrit que Rolland de Dinan fonda vers 1160-1173 une abbaye confiée à l'Ordre de Saint-Augustin. Auprès de ce pont désigné Pont Pilard se trouvait une statue de la Vierge.

 

Rolland de Dinan

(d'après le vicomte Frottier de la Messelière)

 

    nb 

 

    tombeau d'Alain de Vitré, dit de Dinan

 

Entre les mains de huit religieux, la fondation monastique prit le nom de Notre Dame du Pont-Pilard. Précisément, l'endroit relevait de l'évêché de Saint Malo et Albert désigné en 1163 évêque, confia à ces religieux la desserte de bon nombre d'églises des environs: Trédias, Sainte-Urielle. Saint Malo de Jugon, Languédias, Mégrit.. En 1180, l'abbé de Saint-Melaine cède l'église de Plumaudan à Beaulieu. Vers 1190, l'endroit fut transféré en son emplacement actuel désigné Notre Dame de Bello-Loco par l'un des successeurs de Rolland de Dinan: Alain de Vitré. C'est en la paroisse voisine de Languédias que l'abbaye se retrouva. Les généreux fondateurs furent inhumés dans l'église abbatiale, ainsi que Tristan du Bois Riffier, Gefflette d'Orange, dame de la Bellière, et Jéhanne de Bitesme, dame de Beaufort. Quand au premier abbé,du lieu, il fut témoin de l'accord conclu en 1199 entre Guillaume de Lohéac et Amaury de Montfort au sujet d'une cure. L'abbaye disposait du droit de haute justice sur les terres qui en dépendaient et c'est à Quérinan, l'un des hameaux voisins que s'exerçait cette justice, une potence est visible aux abords. Semblable suprématie se déroulait également en alternance tant à Dinan qu'à Pleumodan*. Beaulieu vit aussi confier aux chanoines, l'étang & le moulin voisin. La prospérité de l'endroit fut telle que bientôt la Cour de Rome le fiscalisa de 200 florins.

***Pleumodan: Plumaudan.

 

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La potence

 

Le duc de Bretagne Conan accorda nombre des donations à Beaulieu: «Moi Conan duc de Bretagne, et comte de Richemont, à tout mon peuple, tant clerc que laïc, salut. Je veux qu'il soit manifeste à tous, présents et à venir, qu'ayant bâti Notre Dame de Wingamp, un autel en l'honneur de Dieu et de Saint Denis, pour les pêchés de mon père, ma mère et de toute leur postérité, j'ai constitué un revenu à un des chanoines de notre Dame du Pont Pilard, qui servira à perpétuité, audit autel, savoir:4 livres d'argent pour vêtement dudit chanoine, 20 sous sur la taille de Wingamp, 40 sous sur les foires et 20 sur les fouages; en outre, provision suffisante pour lui et pour son clerc. J'ai investi de cet autel et de mon revenu le solitaire Monkien, chapelain de Berthe, ma mère comme charité et aumône. Je veux que lui et ses successeurs en jouissent en paix, librement et tranquillement, et afin que je participe librement aux mérites de l'abbaye du Pont Pilard confirme à la même abbaye et aux chanoines qui y servent Dieu toutes leurs possessions et tout ce qu'ils pourront acquérir par aumônes, donations ou achat, tout ce qui leur sera concédé ou livré. Je veux qu'ils soient, ainsi que leurs hommes et leurs biens, exempts et libres de toute vexation ou taille de ma part et de celle de mes successeurs. Pour que ces dispositions soient ratifiées et restent à jamais, j'y fait apposer mon sceau». Témoins: Guillaume évêque de Tréguier, Moïse abbé de Bégard, Abraham, chapelain, Richard et Alain, jumeaux, Raoul, chambellan, Geoffroi, fis de Louis et beaucoup. d'autres

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sceau de Conan IV

 

Plusieurs de ses sujets firent de même: Richard Le Maréchal, seigneur de Dinan, et Gervaise, sa femme, confirmèrent tous les dons que leurs prédécesseurs avaient faits à cette abbaye, entre autres, du moulin de Heaumery, où tous les habitants du domaine de Caulnes devaient faire moudre leur grain, et d'une vigne qui était en Plumaudan.

 

Ci dessous le gisant d'un abbé de Beaulieu (aujourd'hui dans le cloître de Tréguier)

 

tombeau (gisant) d'un abbé de Beaulieu 

 

Parmi les abbés qui se sont succédés à Beaulieu :

 

-E. Premier abbé connu.

 

-Guillaume 1er, cité en 1209, il approuva le règlement fait entre son chapitre et l'évêché de Saint Malo, touchant les dîmes de St-Pierre de Caulnes.

 

-B. reçut en 1226 la donation effectuée entre son chapitre et à celui de St Malo faite par Geoffroy de la Roche, chevalier d'une portion de la dîme de Caulnes, nommé Listernoc. Il fut l'un des commissionnaires nommés par le Pape Grégoire IX en 1231, pour juger le différent que Pierre évêque de St-Malo, et son chapitre avaient avec Hamon au sujet des dîmes de Bron

 

-Guillaume II mourut le 8 mai suivant le nécrologe de Saint Jacques de Montfort

 

-Jean décéda le 11 novembre, selon le même le nécrologe

 

-Guillaume III, scella en 1298, un acte passé entre le prieur de Léhon et Géoffroy Mengui et Thomasse sa femme touchant le moulin de la Haye de Dinan «apud Haiam Dinanni»

 

-Robert, cité en 1307. Il donna aux exécuteurs testamentaires du duc Jean II de Bretagne la somme léguée par ce prince à son monastère et reconnu en 1322 que le prieur de Bécherel était exempt des droits de coutumes qui appartenaient à l'abbé de Beaulieu pendant les foires de Plumaudan

 

-Jean Le Bon, cité en 1361, et serait mort deux ans plus tard selon le P. Le Sage

 

-Guillaume de Lesquen, cité en 1374, fut inhumé dans l'abbaye où se voyaient ses armes

 

-Guillaume Duval, cité en 1391, assista aux Etats de Vannes en 1356 et mourut en 1405

 

-Guillaume Le Flo, cité en 1406. Recommandé au duc Jean V par l'antipape Benoit XIII. Conseillé du duc, il démissionna en 1426 et mourut au cours du mis de juillet 1427. Gisant ci-dessous

 

Tombeau de Guillaume Le Flo, abbé de Beaulieu

 

 

Le Pape Benoit XIII

 

Depuis sa résidence d'Avignon, le Pape Benoit XIII intervint auprès du duc de Bretagne Jean V afin que Guillaume Flo évoqué ci dessus soit pourvu de Beaulieu. Devenu Conseiller du duc à la Cour de Bretagne.

 

-Guillaume Boutier, cité en 1426, conseiller et aumônier du duc Jean V fut pourvu de Beaulieu par le pape Martin V. Son mérite et ses bonnes qualités le firent élire à deux reprises évêque de St Malo, mais elles ne furent pas assez connues du pape pour en obtenir des bulles. Il vivait encore en 1467. Ci dessous son gisant (photo Patrimoine)

 

tombeau de Guillaume Boutier, abbé de Beaulieu

 

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Jean V de Bretagne

 

Précisément sous le mandat de Guillaume Boutier, le duc Jean V de Bretagne vint à deux reprises se recueillir en l'abbaye de Beaulieu.

 

-Marc Gruel, cité en 1470, succéda à Guillaume Boutier son parent. Jusqu'à lors, ce sont les prieurs eux même qui élisaient leur abbé, mais en 1477, abbé leur sera imposé: la réforme commendataire se mit en place.

 

-Guy le Lionnays, cité en 1477. Il était chanoine de Rennes quand il fut obtint l'abbaye de Beaulieu en commende. En 1517, il se démit de Beaulieu en faveur de son neveu: Mathurin Glé. Il mourut le 18 juin 1528. Gisant ci dessous

 

GUY LE LYONNAIS

 

Guy Le Lyonnais, dont les armoiries étaient: «d'argent à trois lions de sable» fit reconstruire le moulin de Beaulieu, ses armes y figurent

 

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-Mathurin Glé, cité en 1517, neveu du précédent. Le 13 mars 1504, le cardinal Briçonnet le pourvu de la cure de Mégrit, et le 25 juin 1517, le pape Léon X lui donna Beaulieu. En qualité de prieur de Mégrit et de Corseul il assista aux Etats de la Province le 24 septembre 1522 ainsi qu'au couronnement du duc François, dauphin de France en 1532. Il mourut trois ans plus tard.

 

-Simon de Mailly, cité en 1546. D'abord économe de Beaulieu, il en devint abbé en 1551 après avoir prêté serment de fidélité au Roi. Devint Archevêque de Tours en 1554, il s'éteignit en 1597

 

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monnaie frappée par Simon de Mailly

 

-Urbain de Rortays, cité en 1571, conféra la cure de Goudelin près de Châtelaudren en 1583, vivait encore en 1595.

-Claude Glé, cité 1599, conseiller au Parlement de Bretagne, il fit serment de fidélité au Roi dans sa chambre des comptes de Bretagne en 1600. Sous les guerres de la Ligue qui secouèrent la Bretagne à la fin du XVIème siècle, des huguenots parviennent à s'emparer de l'abbaye, dont ils détruisent une partie

 

 

-Charles de Bourgneuf, cité en 1608, il devint successivement évêque de St Malo en 1557 puis de Nantes en 1597. il mourut le 6 juin 1617 à Chartres.

 

-Gilles Gasselin, cité en 1617, il fut aumônier de Marie de Médicis. Par bulles du pape Paul V il obtint  l'administration de Beaulieu le 18 décembre 1617. Il mourut 7 ans plus tard.

 

-François Langlois, cité 1626, secrétaire du Cardinal de Richelieu, envoyé par ce dernier à la Bastille, il dû démissionner en 1628. Le 31 décembre 1649, Louis de Trémigon, prieur de Beaulieu écrit:

 

«La ditte abbaye est de peu de revenu attendu la perte qui a été faicte des actes et tiltres d'icelle et que la plupart dudit revenu est en Angleterre et le reste consistant en dixmes et juridictions a esté fort usurpé par les voisin gentilhommes et aultres. Elle vaut seulement à monsieur l'abbé 3.000 livres de revenus. Il y a à présent en laditte abbaye 8 prestres, 4 profeix et un novice. Ce qui a été exactement observé depuis la fondation est que l'on a jamais receu que des gentilhommes dans icelle; ce qui estoit ordonné dans l'acte de fondation; pour le moins, il a toujours esté pratiqué ainsi sans qu'aucune faveur ni recommandation ait interrompu cette coutume».

 

-Claude Philippe le Clerc du Tremblay, prit possession de l'abbaye le 18 juin 1628. Issu d'une ancienne famille, son père était gouverneur de la Bastille. Le 21 août 1659 il introduisit à Beaulieu la Réforme de Sainte Geneviève. Son décès advint le 5 septembre 1701 il était âgé de 91 ans. Il fut inhumé en la cathédrale de Paris. Ses armes figurent sur le moulin de Beaulieu «d'argent au chevron d'azur accompagné de trois roses de même»

 

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-Edouard Bargedé, évêque de Nevers, nommé le 1er novembre 1704. En réalité ce dernier ne fut abbé que quelques mois car devint en 1705 évêque de Nevers. Le 8 décembre 1716, c’est lui qui bénit solennellement la Chapelle des soeurs de la Charités de Saint Saulge, sous le vocable de « l’immaculée conception. Il mourut en 1719

 

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Armoiries de Monseigneur Bargedé

 

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-Jean François Botrel de la Bretonnière, cité en 1705. Sous son mandat, remboursement fut effectué selon le droit de retrait féodal par ledit prieur et l'abbaye de Beaulieu, du prix d'héritages acquis sous la mouvance de Beaulieu. Armoiries ci dessous

 

 

 

 

 

-Tiercent du Ruellant, chanoine et grand Vicaire de Rennes, cité en 1738

 

-N. de Montlouet, grand vicaire de Dol, obtint l'abbaye de Beaulieu en 1749 jusqu'à sa mort en 1755

 

-François de Brunes de Montlouet, cité en 1759

 

-Louis Marie du Pontual, cité en 1755 et décédé en 1789-sous son mandat Beaulieu rapporte 2500 livres de revenu annuel.

 

L'abbaye de Beaulieu nous a été décrite:

 

«Dans l'église de l'abbaye de Beaulieu, nous est apparu dans le choeur, du côté de l'évangile, un tombeau, sur lequel est une statue en pierre de grain fin représentant un abbé crossé; ce tombeau est enfoncé dans le mur. Au dessus de ce tombeau est une pierre de grain aussi adossée au mur, sur laquelle est une épitaphe en écriture gothique, et sur une autre pierre, aussi en dessus du même tombeau est un écusson écartelé de 12 pièces, dont 6 unies et les 6 autres chargées de 3 hermines, chacune disposée 2 et 1. Dans la chapelle collatérale placée à gauche en entrant dans l'église, du côté droit d'icelle sont deux tombeaux enclavés dans la muraille, sur lesquelles sont deux statues entières et en pierre de grain, représentant deux abbés en habits sacerdotaux et au dessus de celui plus près du bout de la chapelle, est un écusson de pierre de grain, chargé de trois canettes ou oisons, deux en chef, l'autre en pointe -famille Lesquen. De l'autre côté de la même chapelle, aussi enfoncés dans le mur, sont deux autres tombeaux, sur lesquels sont aussi deux statues de pierre de grain et entières, portant près d'elle un écusson saillant de la même pierre, dont l'un est chargé d'un lion montant et l'autre de 12 losanges, sans pouvoir distinguer le fond de l'écusson...» L'exposé mentionne le tombeau de Guy le Lyonnais figurant en habits sacerdotaux dans le côté gauche de la ditte chapelle. L'église de Beaulieu en forme de croix latine mesurait choeur & nef compris une longueur de 26 toises et 4 pieds* et 20 pieds de large*, la croisée ayant 14 toises* de longueur sur 20 pieds de large, petite chapelle et sacristie vers l'orient... Au bout méridional de la croisée s'élève un vieux bâtiment...L'église et ce bâtiment et sont en ruines...La maison des conventuelles aspectée vers le midi est composée d'une composée d'une cuisine, et d'un cellier en sous terrassé, d'un vestibule, d'une salle à manger et d'un salon de compagnie au rez de chaussée, accessible par deux escaliers en pierre, l'un sur la cour, l'autre sur le jardin. Le premier étage contient trois chambres et un dégagement au dessus se trouve un grenier recouvert d'ardoises....La maison abbatiale ayant sa façade vers occident, est composée d'un corps de logis de 65 pieds de long sur 22 de large; autre bâtiment en retour d'équerre vers occident, du bout midi, de 39 pieds de long sur 33 de large. Cette maison est réunie à la maison conventuelle par un petit cabinet dans l'angle d'occident et nord que forment ces deux bâtiments. La maison abbatiale est composée d'une cuisine, d'un office, de deux caves, et de deux celliers en sous terrain, d'un étage élevé d'environ 6 pieds au dessus du sol de la cour accessibles par un escalier en pierre vers nord suivi d'un dégagement qui dessert un salon de compagnie et une salle à manger. Trois chambres à coucher et un cabinet forment l'étage. Sur le tout un grenier couvert. d'ardoises.». Au midi un colombier ayant besoin de réparation. La bassecour est composée de deux longères en construction en 1790, en excellent état, d'un jardin décoré d'un joli parterre, et les moulins à eaux estimés 900 livres, et un superbe étang...

***

26 toises et 4 pieds 52 mètres

4 pieds 1,30 mètres

14 toises 46,78 mètres

20 pieds 6,5 mètres

65pieds 21,12 mètres

22 pieds 7,15 mètres

39 pieds 12, 67 mètres

33 pieds 10,72mètres

6 pieds 1,95 mètres

 

Sous le mandat de Claude Glé un procès fut intenté par l'abbaye de Beaulieu à la seigneurie d'Yvignac alors aux mains de Charles d'Espinay. Le dommage reposait sur le choix d'une date du déroulement d'un marché. En effet afin de rendre hommage à son père, Charles d'Espinays, obtint en juillet 1602 par lettres patentes signées d'Henry IV et enregistrées au Parlement de Bretagne, le droit d'organiser un marché par semaine et d'une foire annuelle. Si la foire se déroule le jour de la St- Louis, en revanche le marché à lieu le samedi ! Jour de la foire de Plumaudan. Le 27 juin 1603 Messire Claude Glé abbé commendateur de Beaulieu deffandeur entame une procédure contre «escuier Charles d'Espinay, qui a obtenu l'établissement d'un marché public au jour du samedy et une foire par an au jour de la saint Louys alors qu'il existe déjà une foire le samedy à Plumaudan.». C'est R. Plessix qui a publié dans les mémoires de la Société des Côtes du Nord ces démêlées entre Beaulieu et le seigneur d'Yvignac. On s'en doute les foires étaient tant pour les puissances religieuses que laïques une source de revenus non négligeable. A travers les actes de la juridiction abbatiale de Beaulieu on découvre les mandements accordés par messire Botrel de la Bretonnière, abbé de Beaulieu, accordé à Pierre Jamet pour exercer l'office de notaire, par messire Goué, chanoine régulier et prieur à François Dubois pour celui de sergent, par messire Pontual, abbé à maitre Auffray pour gérer le greffe



 

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Lorsque la Révolution advint Beaulieu ne comptait plus que trois religieux: Jean-Baptiste Langlois, Jean-Joseph Bellouart et Gabriel Pergault. Le 21 janvier 1791, l'abbaye de Beaulieu fut pillée par près de 500 à 600 «malvoulants ou brigands, qui en se retirant, menacèrent d'y retourner de jour à l'autre: ces menaces jointes à l'effervescence qui règne parmi la populace de la paroisse de Mégrit et des paroisses voisines, annonçant le peu de sûreté de s'y transporter plus tôt, a fait regarder jusqu'à ce jour notre commission.». Gabriel Pergault essaya de calmer ces insurgés armés pour certains de fusils en leur faisant comprendre que s'ils brûlaient les titres conservées en l'abbaye, le double se trouvait au Directoire. Furieux les individus rétorquèrent qu'ils iraient alors incendier le Directoire. Toutes les portes furent défoncées, Gabriel Pergault alerta le juge de paix Guy Raffray du bourg de Mégrit, lequel vint à Beaulieu, mais rien n'y fit ! Dans la cour, les édits furent incendiés, très rares furent ceux qui échappèrent à la furie des rebelles, ils maltraitèrent même le sieur Chauvel, procureur fiscal de Beaulieu et s'enivrèrent dans la cave. Cette même année, les bestiaux de Beaulieu furent saisis et vendus à l'encan à Dinan. Gabriel Pergault demeura encore quelques temps à Beaulieu puis prit le chemin de l'exil, il mourut en 1794. L'abbaye fut vendue en 1797. voir aussi ce lien : Ancienne abbaye de Beaulieu en Languédias   

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Published by poudouvre
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