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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 16:11

1. « En hani en es argand ehoalh e hrehè péh e garehè.  Posibl e vehè mon(t) te gouske(t) tad merh er Rouéi e vehé. »


2. Oeid ôr zudard, nezen, ha skriwed en traow-se ar 'n or barh er manér, manér er Roué. A pe 'n oè guéled er Rouéi en traow se : « Me chai piw en es lakeid en traow-se ? Ha me reka gouiet piw en es skriwed en traow-se ! »


3. Ha ion en es kased er jénéraled de skriwein étal en traow-se aùit gouiet mar vehè ped anawed er skritur ; toud er mestow e oè kaset, uinonn ar lerh en èl, ha ne gawè ke(t) haflni hag e skriwè mod en hani ketaflw. « Ha me ouiei alkent ! Me zigasei tou(t) me zudarded ! »


4 . A la fin, e oè digoeid i dro, d'en hani en doè skriwed en dra-se er getaflw. A pe 'n oè oei(t) te skriwein, ion 'n oè greid al er uéh ketafiw. « Mes, hui e, en es laked en traow ze ar men dor ? — Dam ia ! Mein e. Hag en tro\v-se zo guir. A pe 'm ehè argand ehoalh, me iehè de gouske(t) ta(d) hou merh. Mes penéguir me chet, a dra sur, me leskéh ke(t) monet. — Mè, mar dé argand e faut d'oh, me ia de rein d'oh ! Kehe(t) te glah ôr jô hag ôr har, ha me rei d'oh ôr garg a argand. Ha ma ne vôh ke(t) koupab mone(t) te gouske(t) tadme merh rôg er blé, me lakei me zudarded d'hou lahein, a gaust e pes skriwed en traow se ar men dor. » Ha ma ion oei(t) te glah ôr jô, hag ôr har, karged er garg a argand. Ha ma ion moned e kuit ged i garg a argand, ha ion koutant.


5. Pe dé diblaset, ion zo komafise(t) te jonjal : « Petra fein mein avansetoh, aùi(t) kawoud ôr garg a argand ? hag, a dra sur, n' èlein ke(t) mein mon(t) te gouske(t) tad honeh. » (Hi oè laket ba or gambr hag e oè naw alhué arnehi : e oè ret pasein ba naw dor aùi(t) mone(t) beteg hi.)


6. Pe oè 'pasein ba tal ti ôr munuzer, ion zivizè en traow- se d'er munuzer. Ha lare er munuzer dehon : « Pe che(t) namei(t) rein or zaha(t) t'ein dohtè W, ha m'hou lakei mone(t) te gouske(t) tat-hi, ha éz erhoalh ! »


7. Ha chete reid ôr zahad. argand d'er munuzer. Hag er munuzer oeit ha gober ôr jô koet, unan bras on tamék, aùi(t) me ielè on dinn en em chechein ba 'r jô. Hag en diabarh anehon e oè lake(t) rodow hag e labouré dré vikanék.


8. A pe oè achu er jô, er munuzer e ia de vala geton ar er ruiow hag on tabourinour geton ; hag en dud e zè er méz ag ou siér de uéled er jô e hoari. Pe gôjè er munuzer dohton, pe larè dehon : « tus ! dehél ! », ion e glawéi, ion e zentè. Pe vezè laret tenon dansai, ion brè. Toud en dud e redè de uéled. James ne oè ke(t) guéle(t) nitra brawoh aùi(t) guéled ôr jô koed e tansal hag e sentein pe vezè kôjet dohton. Ha hanni ne touché dohton !


9. Er Roué, pe 'n oè klawed en trow se, e oè. oeid eue de uélet. Ha ion laka ba i joflj : « Me mèrh e zo duhoun(t) e gawa hir en amzer hi henonn. A pe brènehen er jô-sen dihi hi gawehè bèroh hi amzer. » Ghete oeit ha prènein er jô ôr priz va t. Ion oè braw eue, ha hoariein mad e hrè ! Ghete kased er jô d'er gamp, komansed er verh de gôjal dohton al e gôjè er menuzer, ha ion zansè 'taw, er memb e hrè rôk. Ghete koutant er verh : « Trougaré, me sad, aùi(t) bou(t) prèned er jô d'ein. Bourman, me gawei bèr en amzer !»


10. Ben ne oè ke(t) mu meit ha ou dow ba 'r gamb, komansed er sudard de gôjal dousigiow : « N'ho po ked awen e me rôk, peneguir ma hou tad en es men digase(t) t'oh ! Ha, mo(d)-se, ni gawei bèr hôn amzer hôn dow. A pe glawéh trouz ba 'r bisow, mi iei endro ba me jô, hag, e mo(d)-se, vo ke(t) gouie(t) nitra. — la, mè, vo ke(t) digase(t) boued meid aùid ein. — Hui larei digasein muiékioh, ha ni bartajei. »


11. Chete er pred ketailw. Ne oè ke(t) kaset meid al etaw. «.Hui zigasei muiékioh, kèr dont c hra gou(t) l'ein de zèbein. Me 'm è(s) muioh a out, ha bourman, de zèbein muioh. » •

12. Ghete ben on tamég ar lerh, er plah 'n em gawè ke(t) forh iah. Oei(t) te glah er médésinour. Aru er médésinour, ionen oè anawe(t) fonapl er hlenwed ha kased en doéré d'en tad a glenwed er verh. « Ha n'an é ke(t) posibl alkent ! Ha fehé klaflw me merh ged er hlefiwe(d) se, ha ma ni or blé goarned anze ? / — Mè, alkent, e ma, neoah !»


13. Oeid en tad de gawed er verh : « Ha guir e en dra se ? — Ha mè ! me sad, ha guir ehoalh ! — Mè, penaust eta ? — Mè, pe che(t) digased or hamera(t) t'ein ? — Or hamerad ? — Mè ia ! — Ha pegours m'ê mein kased ôr hamera(t) t'oh ? — Mè, pe che(t) digased ôr jô d'ein ? — Diskoeit hou kamera(t) t'ein, neze. — A ! dam giow ! me sad ! Aben ! Po diskoei(t) t'oh. »

14. Ghete oeit ha digor er vouest, hag en diiin er méz. « Ha m'oè ke(t) lare(t) t'oh ? « En hani n' ê argafid ehoalh o hrehè péh e garehè. Posibl e vehè mone(t) te gouske(t) tad hou merh e vehè ? » — Ha hui e ? — Ha ia ! Mein e ! — Ah ! Mil ! Petra hrimb neze ? Gober fest ha laka(t) sonne- riann de zonn ! »


15. Ha oè be(t) tri blé fest. Sord-se oè ôr fest, ha oè pet hir ! 


Pont-Scorff, 22-5-11. 

1. « Celui qui a de l'argent en suffisance ferait ce qu'il lui plairait. (Il aimerait.) Possible il serait d'aller coucher près de la fille du Roi, qui serait. » 

2. Un soldat, alors, et d'écrire cela (ces choses-là), sur une porte dans le manoir, le manoir du Roi. Lorsque le Roi eut vu cela : « Je me demande qui a mis cela ? Mais il me faut savoir qui a écrit cela ! » 

3'. Et il a envoyé les généraux écrire près de ces choses-là pour savoir si on aurait reconnu l'écriture; tous les maîtres furent envoyés, l'un après l'autre, et il ne trouvait personne qui écrivît à la façon du premier. « Oh ! je le saurai tout-de-même ! J'[y] amènerai tous mes soldats ! » 

4. A la fin, il était venu son tour, à celui qui avait écrit cela d'abord. Lorsqu'il eut été écrire, il avait écrit (fait) comme la première fois, « Mais, c'est vous qui avez mis. cela sur ma porte ? — Dame oui ! C'est moi. Et ces choses-là sont vraies. Si j'avais de l'argent assez, j'irais coucher près de votre fille. Mais puisque (puisqu'il est vrai que) je n'[en] ai pas, sûrement, vous ne laisserez pas [y] aller. 
 — Mais, si c'est de l'argent qu'il vous faut, je vais vous en donner ! Allez chercher un cheval et une charrette, et je vous donnerai une charge d'argent. Et si vous n'êtes (ne serez) pascapable d'aller coucher près de ma fille d'ici un an (d'ici l'an), je vous ferai tuer par mes soldats (je mettrai mes soldats à vous tuer), à cause que vous avez écrit ces propos-là sur ma porte. » Et le voilà parti chercher un cheval et une charrette, [et voilà] chargée la charge d'argent. Et le voilà s'en aller avec sa charge d'argent, et lui content. 

5. Quand il s'est éloigné (lorsqu'il a déplacé), il a commencé à réfléchir : « En quoi serai-je, moi, plus avancé pour avoir une charge d'argent ? et, sûrement, je ne pourrai pas, moi, aller coucher près de celle-là ! » (Elle avait été mise dans une chambre et il y avait neuf clefs sur elle : il fallait passer par neuf portes 
pour aller jusqu'à elle.) 

6. Gomme il était à passer près de la maison d'un menuisier, il exposait ces choses-là au menuisier. Et le menuisier lui disait : « Vous n'avez qu'à m'en donner une sachée — de l'argent, — et je vous ferai moi aller coucher près d'elle, et « facilement assez » ! » 

7. Et voilà d.onnée la sachée d'argent au menuisier. Et le menuisier d' « aller » et de faire un cheval de bois, un grand un peu, pour que pût un homme se blottir (se tirer) dans le cheval. Et à l'intérieur de celui-ci (dans le dedans de lui) étaient disposées des roues qui « travaillaient » (*) par mécanique. 

8. Lorsque fut achevé le cheval, le menuisier s'en va se promener avec lui par les rues, et un tambourineur avec lui; et les gens sortaient (venaient dehors) de leurs maisons, pour voir le cheval « jouer ». Lorsque le menuisier lui parlait, lors
qu'il lui disait : « à gauche ! à droite ! », il entendait, il obéissait. Lorsqu'il lui était dit de danser, « il faisait. » Tout le monde courait voir. Jamais on n'avait vu rien de plus beau que voir un cheval de bois danser et obéir lorsqu'il lui était parlé. Et personne ne le touchait ! 

9. Le Roi, quand il eut entendu la chose (ces choses-là) s'en fut aussi voir. Et il se dit (« il met dans son idée ») : « Ma fille qui est là-bas trouve le temps long toute seule. Si je lui achetais ce cheval-là elle trouverait le temps plus court. » 
Le voilà d'aller et d'acheter le cheval un bon prix. Il était beau aussi, et il « jouait » bien ! Voilà le cheval envoyé à la chambre, la fille commencée de lui parler comme lui parlait le menuisier et il dansait toujours, « la même chose qu'avant. » (Le même qu'il faisait avant.) Voilà la fille contente : « Merci, mon père, pour m'avoir acheté le cheval. Maintenant, je trouverai le temps court. » 

10. Dès qu'il n'y eut plus qu'eux deux dans la chambre, commencé le soldat de parler doucement : « Vous n'aurez pas peur de moi (devant moi), puisque c'est votre père qui m'a amené à vous ! Et, de cette façon-là, nous trouvons court notre temps, nous deux. Lorsque vous entendrez du bruit dans l'escalier, « j'irai de retour » dans mon cheval, et, de cette façon-là, on ne saura rien. — • Oui, mais, il ne sera pas apporté de nourriture, sauf pour moi. — Vous direz d'apporter un petit peu plus, et nous partagerons. » 

11. Voilà le premier repas. Il ne fut apporté que comme toujours. « Vous apporterez un petit peu plus, car il me vient goût de manger. J'ai plus de goût, dès maintenant, de manger davantage. » 

12. Voilà qu'un peu après, la fille ne se trouvait pas fort bien portante. On alla chercher le médecin. Arrivé le médecin, il eut vite reconnu la maladie et porté au père l'annonce de la maladie de sa fille. « Mais ce n'est pas possible tout de même ! Ma fille serait malade de cette maladie-là, et la voilà un an gardée là ? 
— Mais, quand-même, elle [l]'est, cependant ! » 

13. Le père de s'en aller trouver la fille : « Et vraie est cette chose-là ? — Eh mais ! mon père, mais (et) vraie assez ! — Mais comment [cela] donc ? — Mais, vous ne m'avez pas amené un camarade ? — Un camarade ? — Mais, oui ! — Et quand vous aurais-je moi amené un camarade ? — Mais, vous ne m'avez pas amené un cheval ? — Montrez-moi votre camarade, alors. — Ah ! dame oui ! mon père ! Tout de suite ! Il vous sera montré. » 

14. La voilà d'aller et d'ouvrir la boîte, et [voilà] l'homme dehors. « Ne vous avais-je pas dit ? « Celui qui aurait de l'argent assez ferait ce qu'il voudrait. Possible il serait d'aller coucher près de votre fille, qui serait. » — Et c'est vous ? — Eh oui ! G'est moi ! — Ah ! bien ! que ferons-nous alors ?Faire une noce et faire sonner les sonneurs. (Mettre les sonneurs à sonner.) » 

15. Et il y eut trois ans de noce. (Il y eut noce trois ans.) Celle-là était une noce, et qui fut longue ! 

Pont-Scorff, 22-5-11. 

 

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Published by poudouvre
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