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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 00:15

 

 

 

Fondation du Prieuré de Jugon verrière de l'église de Jugon

 

 

 

Guillaume, abbé de Marmoutiers, Breton d'origine, parcourait les diocèses de St Malo, St Brieuc & Vannes. Vers 1108, il se trouvait à St Malo auprès de l'évêque Donald avec Geoffroi de Dinan et son fils Olivier II de Dinan, seigneur de Jugon, ainsi que son autre fils : Guillaume de Dinan dit l'abbé -ainsi nommé en raison de possession de quelque propriété ecclésiastique. Lequel s'associa au projet de Olivier II. Peu de jours après Olivier II recevait en son château de Jugon Guillaume, abbé de Marmoutiers et lui donnait un moulin et son droit de pêche, un four banal, des droits d'usage dans sa forêt et l'exemption du droit de coutume. Geoffroi de Dinan, présent pour sa part au prieuré de Dinan y ajoutait le fief acquis illégalement au nord de la défense de Jugon, domaine appartenant à la famille Briend (voir Qui était donc Brient le Vieux -alias Brient Vetulus, page n° 1 - Qui était donc Brient le Vieux -alias Brient Vetulus, page n° 2Qui était donc Brient le Vieux -alias Brient Vetulus, page n° 3avec consentement du chef de cette dynastie et la dîme de Miguerit, en Tramain, Cramail et Carmele...

 

En 1109, Olivier II de Dinan et Agnorie de Penthièvre sa femme, confièrent à l'Ordre St Martin de Marmoutier la terre comprise entre «la grande porte du mur de ville et le confluent des deux rivières dites Jugon* et Argoena *» à la condition d'y construire une église et d'y former un bourg. Ainsi va naître le prieuré St Etienne et la cité de Jugon : «Moi, Ollivier, l'ancien, fils de Geoffroy, seigneur de Dinan; tenant d'héritage et présent de mon père le château qu'en style vulgaire on appelle Jugon, du nom de l'eau qui coule au pied dudit château , étant avec mon père Geoffroy et avec mon frère Guillaume surnommé l'Abbé, à St Malo de l'Isle, j'ai donné pour mon âme et pour celles de mes parents, à Dieu et à St Martin de Marmoutier, entre les mains de dom Guillaume, abbé, la Terre qui est à Jugon, depuis la grande porte, avec les habitants qui étaient déjà en ce lieu jusqu'à la rencontre des deux eaux de Jugon et de l'Arguenon, pour y fonder une église et un bourg, tellement affranchis et tranquilles, qu'ils ne doivent jamais aucune coutume ni à Ollivier, ni à aucun homme, excepté aux moines».

 

 

 

 

 

Un autre acte relatif à cette fondation stipule : «Nous défendons d'inhumer et d'ensevelir les corps des défunts aux croix des quatre chemins, et dans les terres non consacrées pour servir de cimetière, mais nous voulons que les corps des fidèles de ce château reçoivent la sépulture dans le même cimetière de Jugon». Au nombre des témoins figurent de la fondation de ce prieuré : Gaufredus Dinanensis; Eudo Gobio; Morvanus Dumiaco; Pleardus de Brohorii*; Radulphus filius Santarii; Ascelinieus filius Briencii; Hustus Gramaticus; David de Miniaco; Rainaldus filius Chinochi; Oricus de Miniaco; Querricus de Langanano... Geoffroy de Corron renonce en faveur du Prieuré Notre Dame en 1145 à ses droits dans le moulin de Jugon, ainsi qu'à la dîme sur la rivière Arguenon. Le prieuré compta d'abord cinq moines, puis quelques années plus tard il n'étaient plus que deux et à partir de 1587 un seul. Quelques prieurs de Jugon : Galterius et Oliverius abbas XIIème, Mainfinitus en 1144, Gui..., Geoffroi d'Evran en 11.., Raoul, Alain Louët en 1208, Mathurin Rouxel en 1373, Rolland Le Diouron en 1660. Alors qu'Étienne de Penthièvre revenait de la cour du roi d'Angleterre avec son armée, tandis qu'il passait par Jugon, il fut accosté par deux moines : Geoffroy de Juran et David, moines du lieu. Ces derniers lui demandèrent de confirmer la fondation du prieuré de Jugon, ce qu' il accepta.

 

***Elle prend sa source au dit lieu le Val de Jugon en Eréac (voir les villages d'Eréac, page n° 13).  

***Arguenon

***Pleardus de Broon (voir histoire de Broons, page n° 2 )  

Outre le prieuré un certain Bertrand ajouta à cette fondation une chapelle de la Vierge au delà de la rivière Jugon dans laquelle étaient enterré les pèlerins & les étrangers avec quelques terres. L'église fut agrandie dans le cours du XVIème siècle et dans la première moitié du XIXème siècle, quand au prieuré il menaçait déjà ruine en 1680. Jugon dispose également d'un hospice de la milite du Temple comme on le voit à travers une charte de Pierre Mauclerc en faveur de ses militaires en 1217. Les hôtes du prieuré de Jugon sont justiciables des moines, même s'ils se trouvent au marché du seigneur de Dinan, si la justice de l'abbaye est en défaut, le jugement reviendra au seigneur mais c'est Jugon qui percevra les amendes.

Actes de fondation du Prieuré

 

Notuleedit presentibus et futuris quod Oliverius, prior filius Gaufredi domini Dinanensis, eum tenret ex hereditate a dono patris sui castrum quod vulgari lingua appellatur Jugon, ex nomine aque que fluit sub eodem castro, quod Jugon similiter appellatur, contigit at aliquando cum eodem patre essetapud dictum (Sanctum) Maclovium de Insula, ubi condcedenti ipso eodem patre suo et Guillelmo cognomento Abbate fratre suo dedit pro anima sua et parentum suorum Deo et Beate Marie Majoris Monasterii et monachis ejus : primo donum, Guillelmi Abbatis; deinde super altare Sancti Maclovii, terram que est apod Jugon a magna porta, cum hospitibus qui jam erant in eodem terra, usque ad locum ubi conjungum due aque Jugon scilicet et Argolna, ad faciendam ecclesiam et burgum, ita solutum et quietum ut hospites ejusdem burgi; nec ipsi Oliviero nec alicui homini unquam reddant aliquam consuetudinem nisis monachis tantum. Promisis eciam se eis adquitaturum quamdam curvaturam terre que propter reflexionem Argolne reflectitur et ipsa, versus burgum monachorum, ut possint cursum aque conjungere monti, sic et hospites ipsius Oliverii de vico quiest subtus castrum ex parte Argene fluvii aquararie usque ad magnam portam; et a magna porta usque a burgum monachorum parrochiani ecclesie monachorum reddentes ibi totum jus parrochiale sieut in hospites eorum; dedit quoque eis echiam piscariam. Cujus donacionis testes sunt, ex parte monachorum Guillelmus abbas Sancti Martini, Guillelmus prior Minoris Monasterii, Guarinus de Lanrigan, Hubertus panetarius, Petrus bajulus, Gauterius armarius, Johannes de Combornio, Ravilius prior Sancti Maclovii, Mainfetius prior Dinanensis, Guillelmus Rebrach, Golias (ou Helias)sacristanus Sancti Maclovii, et famuli monachorum Paganus camerarius, Augerius de Hospitali, Johannes Marescalus, Gaufredus Resellus, Petrus Martinus, Petrus Martinus, Rainus Columbel, Ascelinus Corbel, Radulfus Bruornus, poro ex parte Olliverii, ipse Gaufredus pater ejus et Guillelmus frater ipsus, Simon archidiaconus, Eudo Gobio, Herveus filius Hannonis, Paganus filius Kirham, Hugo filius Guigonis, Brehaldus prepositus et multi alii. Concessum et epciam ipso Oliverio ab abbate et monachis presentibus ut tantumdem fiat pro eo quando obierit quantum pro monachio.

Porro in eadem septimana venit dominus Guillelmus abbas ad prefatum castrum ipsi Oliverii ubi ipse Oliverius addidit huic elemosime eciam molendinum unum suum cum tota piscaria ejus, dedit eciam et furnum, ad quem molendinum et furnum molerent et coquerent hospites de burgo suo a magna porta usque ad burgum monachorum per consuetudinem sieut et hospites eorum. Concessit eiciam monachis quicquid eis dare vel vendere voluerint homines ejus sive milites ita tatem ne perdat caput servicii sui. Concessit, quoque ut monachis accipiant solute ac quiete hoscis ipcius ad edificandum et aredendum ibicunque ipse acceperit, et ubicumque ejus acceperint homines ibi et homines monachorum; pori vero monachorum sint in pasnagio in omnibus boscis suis sicut et porci ejus erunt, et ubicunque pascent hospites ejus porcus suos, ibi et hospites monachorum similiter suos et monachis reddant pasnagium*(I). dedit eciam eis decinam de omnibus conductibus suis le passagio et concessit ut omnes qui hospites guerint in terra monachorum quodcunque mercatum feerint in castro ejus vel in quocunque loco ipsius terre sive patris sui non reddant inde sibi consuetudines sed monnachis. Si homines vero monachorum fecerint aliquid foris factum, clamor presens fiet ad monachum et faciet inde justiciam, et habebit emendacionem qualem debebit si voluerit accipere aut, si voluerit, condonabit. Quod si monachus a facienda justicia defecerit, clamor deferetur ad dominum castri et ipse quidem eoget hominem ad justiciam , sed monachus habebit emndacionem. Hec omnia concesserant unxor ejus nomine Gonnor et filii ejus Gaufridus sillicet et Guillelmis. Hec omnia vidit et audivit dominus Guillelmus abbas Sancti Martini cum omnibus monachis suprascriptis, demptis quatuor, Guarino silicet, Ravillio, Mainfunto, Golia (ou Helia); et famuli eciam suprascripti viderunt et audierunt excepto Gaufredo (ou Urfredo), .

Ex parte vero Oliverii, ipse Oliverius, Bertrannus filius Magni, Galiurius filius Odonis, Audroius filius Philippi, Roaldus filius Philippi, Gauffredus filius Gotonis, Galterius Abbas, Guillelmus filius Noran de Brihan, Oliverius Abbas, Trihan presbyter, Arnaldus Gremart, Simon archudiaconus, Eudo Gobio, Gualterius filius Mainfunti Isacar, Alanus miles et Tanguy frater ejus, Morgant Cocus, Maurolego, Radulphus portarius, Ricardus filius Laufredi, Gaufredus filius Pernaturalus, Gaufredus Manent, Gaufredus filius Piscis, Robertus Tonsus, Thomas de Sancto Joanne. Dedit quoque Betrandus, filius Magni, pro anima sua et parentum suorum Beato Martino et monachis ejus capellam quandam que erat ex altera parte castri, ultra aquam, ubi aliquando interrabantur corpora mortuorum, et quandam partem terre circa eandem cappelam ad hospitandum vel ad faciendum quod monachis placuerit; et sive hospites ibi mittant monachi, sive alindquid faciant, totum erit solutum, quictum, et nichil omnio reddat aisi monachis. Et hoc ipse Oliverius concessit, et uxor ejus et filii supranominati, et suseperunt sicietatem et beneficium Majoris Monasterii de manu prefati abbatis tam ipsa mater quam filius ejus; et Bertrannus, et Trihan capellanus, et multi alii hec audierunt supradicti testes pene tam monachi quam famuli quosquid supra nominati ad presens eos reiterare necesse non fuit. Cum Gaufredus, dominus Dinanensis, longo tempore dubitasset posset dare an non in elemonisam aliquid de ecclesiis de decimis earum de feudo Britennensium quod habebat in terra sua, et tollet (sic) eis per violencie rapinam, et nullum utile consilium invenisset sine assensu et voluntate illorum, quia dominus habebat odio rapinam, holvaustum et victime impiorum abominabiles sunt apud dominum, Briencius, cognomine Vetulus, Britennsium summus dominus, et eorum primogenitus, ac Sancti Martini monachus, quorens tam salutem animarum Dinanensium dominorum quam parentum suorum, filiorum videlicet G. Vetuli et Gauterii Taschen, impretato acceptoque ab omnibus illis assensu et voluntaria concessione ad Sanctum Maclovium Dinanensem in claustrum venit cum Gilduim (ou Gilduini) filio Gilonis cujus sororem uxorem habuerat, inn que claustro Gaufredum Dinanensem dominum cum monachis turbaque baronum suorum invenit, cui cumm suorumque, assensum et voluntariam concessionem retulisset, Gaufredus valde gravisus est; concessio igitur talis fuit "Ego Briencius Vetulus et filii mei, omnisque parentela nostra, volumus, assentimus, concedimus et rognamus ut, de feudo nostro quod nobis,et omnes sciunt, injuste tollistis tam ex parentela tua Sancto Martino soli, et nullis aliis sanctis, donatis in perpetuum habendum quicquid volueritis pro salute et redempcione animarum tocius generis nostri tam mortui quam viventis, ita ut elemosina in primis sit vestra, et nos vobiscum ejusdem participes simus". Hac ergo donacione Gatfredus et filii sui accepta, donata et confirmata, gaudium magnum habuere ne amplius unde dubitaverunt dubitata vel debuerunt. Hujus convencionis testes ipse Gaufredus Dinanensis, Eudo Gobio, Morvanus Dimiaco, Pleardus de Brohorii, Radulphus filius Santarii,Ascelinus filius Briencii, Hustus grammaticus, David de Minaico, Rainaldus filius Chinochi, Orricus de Miniaco, Querricus de Langanano. Testes de illa parte ipse Briencius Vetulus, Briencius Armarius, Gildunus filius Gilonis, Johannes sacrista, Rainaldus nepos ejus, Hamus capellanus monachorum, Briencius Cato et Rainaldus, Hanno filius Guerrici, Gaulterius de Mariaco, Robertus de Herico et alii multi.-Mex igitur in premiciis donorum donavit nobis decinam suam de Mignerito : gec facta sunt sub priore Mainfinito, ibidem domino militantibus monachis Herveo, Guingomaro, Hamarico Rainaldo, Radulfo. Deinde dedit idem Gaufredus, dominus Dinanensis, Sancto Martino et suis monachis terram Berhandi Canuti, scilicet partem unam de Carmalo, et alteram partem de Carmelou, quas partes concesserat idem Brehandus Canutus predicto Gauffrero et eumdem Gauffredum suum heredem fecerant de illis partibus terre; has igitur duar partes terre de Carmalo et de Carmelen liberas deit predictus Gauffredus sicut dictum Beato Martino Majoris Monasterii concedentibus omnibus filiis suis; tests hujus doni sunt qui suprascripti sunt.Oliverius, Dinanensis dominius, dedit Domino et Sancto Martino et monachis de Jugon omnem consuetudinem hominum monachorum quam in feria,* (II) sua accipiebat, unde testes sunt Ricardus dapifer, Rivalonius portarius, Perenesus de Porta et alii multi. Notum sit omnibus fidelibus prensentibus et qui post ipsos futuri sunt quia Evanus filius Ranulfi, inspirante Domino, volens fieri monachusin monasterio Beati Martini Majoris Monaserii, paulo antequam fuerat monachus, dedit Sancto Martino et suis monachis hereditem suam de terra que vocatur Carmoith, sicut eandem tenuerat, jurehereditario, Ranulfus pater suus : hoc donum fuit factum et confirmatum ante Gaufredum dominum Dinanensem. Ex sus parte vero idem Gaufredus, Dinanensis dominus, dedit Beato Martino et suis monachis totum servicium quod habebat in predicta terra Ranulfi Carmoith, quam post Ranulfum tenebant Galterius et Evanus filii sui et Verserius consanguineus eorum.

Testes ex paerte eorum ipse Gaufredus dominus, Evarius Cocus, Robertus Bernadi filius, Moyses Gormeli filius, Gormelon filius : ex parte monachorum, dominus abbas Guillelmus, Durandus, Asinus, Evanus Ranulfi filius. Et quoniam castrum de Jugon, antequam in dominium Gauffredi Dinanensis vel heredum ejus deveniret, antecessorum et parentum comitis Stephanus de uria regis Anglorum veniens per Jugon transiret, dominus Gauffredus de Ivan et dominus David, monachi scilicet de Jugon, adireunt comitem Stephanum, multis precibus eum rogantes ut elemosinam de Jugon quam Gauffredus Dinanensis et Olivrius filius ejus Majori Monasterio fecrant ipse concederet; quod tunc in audiencia multorum benigne concessit, horum silicet (presencia) : Conani capellani ipsius comitis, Horvenisii filii Horvenisii, Goscelini de Hibiler, Roaldi vicarii, Gauffredus de Ivran et Daid socius ejus, et David capellanus monachorum, Hoellus famulus monachorum et alii Sancri Martini de Rocoit et Rivalonus frater ejus dederunt monachis Sancri Martini Majoris Monasterii apud Jugon manentibus ut eorum firmitatem habere promererentur duo novalia prati, duoque arabilis terre in Carboihac, unde testes sunt ex parte monachorum Radulphus prior, Herveus monachus, Evanus monachus, David presbyter, Gorhandus Sebelinus; ex paerte Galterii, ipse et frater ejus Gaufredus Rivallonis filius, Gaufredus Gualterini filius, Carnotus Tardivunus et alii multi. Postea vero ipse Rivallonus decinens in infirmitalem dedit Deo et monachis pro anima sua quator novalia *(III) terre et omnia alia prata juxta duo novalia, terras arabiles juxta peiram (ou peciam) propinquam Maclariam, et juxtam petram Merclariam et duo prati : unde sunt testes supradicti.

Eo itaques tempore quo dedit dominus Oliverius de Jugon, pro anima sua et parentum suorum, Domino et Sancto Martino in manus Guillelmi abbatis donum quod huc ipsius ac suorum omnium patrocinio filiorum ratum tenemus eodem, sicut in presenti cartula alias scriptum habemus, Bertrannus Magni filius pro anima sua capellam Beate Marie et curam eandem, et quoddam terre novale et cemiteriolum ubi peregrinorum et pauperum corpora inhumari solebant eidem abbati et monachis suis donavi; postea vero, defuncto Thoma primogenito suo, ut supradicti monachi in oracionibus suis eum susciperint et honorifice sepelirent, donum illud augmentaturum pollicebatur. Deinde, divina inspirante gracia, qua dicitur quem digilit Deus corrigit", item Apostulus : " vitrus itate perficibur", non modica correctus infirmitate, quasi fratres suos monachos advocat, consilium querit, et se ipsum eis tribulens, et ut eum in oracionibus suis susciperent censum duorum solidorum et unius quaterii frumenti eis donavvit, et ne quis eis quasimonachis fraudulenter contradicelet, Gaufredum Oliverii filium et fratres suous qui testes ac doni hujus defensores essens advocavit homines qui censum redderent, preostendit Thehellumvidelicet Vetulum unam minam frumenti et sex solidos a terra quam ab eo tenebat sibi reddentem; Bernardumque Caballum unam minam frumenti reddentem; Exulatumque Petri filium tres solidos; Gravonis filium duodecim dinarios; presentes hujus honi testes sunt Radulfus prior, Herveus et Evanus monachi, Hamo capellanus, David presbyter, Evanus sacerdos, Goffredus, Alanus, Olliverius fratres et dominius hujus castri, Picardus dapifer; Guillelmus vicarius, Hanno de Gorra et Robertus frater ejus, Ollivierus de Leen, Exulatus de Guerrivel, Hoel, Gonnor uxor Oliverii, Alanus Bertranni filius, Stephania ejusdem uxor Bertranni, Laura Bertranni filia, qui et ipsi pro anima domino et monachis gec dona dederunt et concesserunt. Ne posteritas veteres latere queat, stylo memorieque commendavimus, quod Gauffredus de Corrun in claustro Sancti Maclovii de Dinan Domino et Beato Martino, abbati Guillelmo et monachis ejus dedit partem suam cujusdam molendini de Stagno, quartam partem omnium consuetudinim quas tunc hereditario jure possidebat, et de passagio decinam sur partis passagii : hujus rei testes sunt ipse Gaufredus de Dinan Olivierusque ejus filius, et Alanus et Evanus ocus, David de Miniac et molti alii. Ut Rafredus molendinarius particeps beneficii Majoris Monasterii esset, de horto suo concessit terram habendam ad exclusam reficiendam; quapropter monachi in eorum capellanus injunxerunt et honorifice sepelierunt. Quod ejus filii Herveus et Galterius concesserunt et super altare Sancte Marieposuerunt. Hujus doni testes existunt Evanus, magister Jullianus capellanus, Evanus Tardif, Alanus filius Arnaudi. Sic sigillatum in fermento albo cum filiis ab ipso inpendentibus.

 

***(I) Droit à aquitter pour la glandée et le parcours des bois du seigneur par les porcs des vassaux.

*** (II) Foire ou marché du seigneur.

***(III) L'ager novalia se disait soit d'une jachère récemment levée, soit d'une pièce de terre nouvellement cultivée.

 

 

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Published by poudouvre
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