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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 08:25

 

Guerre de Succession de Bretagne

 

Le duc Arthur II de Bretagne, né le 25 juillet 1261, succéda sur le duché de Bretagne à son père Jean II quand celui ci trépassa à Lyon lors de l'intronisation du pape Clément V *. Un public nombreux assistant à l'évènement avait pris place sur un mur, quand celui ci s'éboula blessant grièvement le duc Jean II qui mourut quatre jours plus tard. L'ainé de ses cinq enfants lui succéda sous le nom de Arthur II en 1305. Arthur II devait régner paisiblement sur la Bretagne durant sept ans. A quatorze ans il contracta une première alliance avec Marie de Limoges qui lui donna trois fils :

-Jean qui lui succéda sous le nom de Jean III le bon, marié successivement à Isabelle de Valois, Isabelle de Castille, Jeanne de Savoie.

-Guy, titré duc de Penthièvre, marié à Jeanne d'Avaugour.

-Pierre, seigneur d'Avesnes.

 

Devenu, veuf, Arthur II épousa alors la reine douairière d'Écosse : Yolande de Dreux qui lui donna six enfants :

 

-Jean, comte de Montfort, marié à Jeanne de Flandres.

-Jeanne, mariée à Robert de Flandres.

-Béatrix, mariée à Guy X de Laval & de Vitré.

-Alix, mariée à Bouchard, comte de Vendôme.

-Blanche, morte en bas âge.

-Marie, religieuse à Passy.

 

 

*Clément V fut d'abord considéré comme le co-auteur avec Philippe le Bel du procès contre les Templiers.  Ci dessous le duc Arthur II de Bretagne  & Yolande de Dreux

                                                             

 

A peine couronné le duc Jean III *contesta t-il la légitimité du remariage de son père et entama une longue procédure judiciaire contre Yolande de Dreux, c'est Guillaume Rouxelot, seigneur de Limoëlan en Sévignac qui fut choisi par le duc Jean III afin de devenir l'expert noble dans la prisée des biens attribués à la duchesse Yolande de Dreux, deuxième épouse du duc Arthur II. Ce traité entre Jean, duc de Bretagne, et Yolande de Dreux veuve d'Artus, sur l'assiète de 8000 livres donnée par ledit Artus aux enfants de ladite Yolande, et de 7000 livres à elle même, pour son douaire. Jean III pour sa part se maria trois fois, mais il n'eut pas d'héritiers. Le plus jeune des trois frères : Pierre, seigneur d'Avesnes, était mort âgé de 23 ans. Il ne laissait aucune postérité, seul, le puisné : Guy comte de Penthièvre laissait une héritière : Jeanne de Penthièvre. Guy avait reçut en 1317 du duc son frère, sur ordre donné par leur père le duc Arthur II, cet apanage nommé Penthièvre, l'année suivante, il prit pour épouse Jeanne d'Avaugour, l'une des descendantes de Eudon de Penthièvre -évoqué à l'article de la Moussaye. Un contemporain du duc Jean III : Raoul Rouxelot de la noble famille de Limoëllan fut sacré évêque de Sain Malo l’an 1306 sous le pape Clément V, transféré à l’évêché de Laon en Picardie l’an 1318, ce prélat reconnut en l’an 1315 le duc de Bretagne Jean troisième et ses successeurs, ses souverains seigneurs advouant tenir d’eux ses Regaires et tous ses biens temporels, justices et juridiction immédiatement et non d’autres et ajouta le droit de bastir chastaux et forteresses en tel endroit que le duc vouloit et y mettre capitaines, gardes et officiers pour la garde d’iceux .»

C'est en 1319 que naquit leur fille Jeanne, dite la boiteuse. Le duc Jean III la regardait comme son héritière, il assista à son mariage dédoublé : à Rennes puis à Nantes en 1338 avec Charles de Châtillon, comte de Blois. Un cortège réunissant les plus beaux princes de toutes les maisons souveraines d'Europe.  Philippe VI de Valois, roi de France se réjouissait déjà qu'un de ses neveux devint duc de Bretagne : il se figurait déjà réunissant à sa couronne le magnifique duché. Tandis que le vieux duc apparaissait courbé sur son cheval, la jeune mariée était portée dans la litière à bras encore endeuillée de la mort de ses parents. Les festivités se surpassèrent en splendeur ! On raconte que lors du tournoi qui eut lieu en la cité de Rennes, un jeune chevalier emprunta les armes d'un sien cousin issu de la maison de Saint Pern et fut acclamé après avoir remporté toutes les épreuves. Il se nommait Bertrand du Guesclin. Ce duc Jean III auquel on doit d'avoir adopté pour symbole les hermines ne laissa hélas aucun testament faisant de sa nièce bien aimé son héritière... * Voyant Geoffroy de La Moussaye revenir vainqueur en 1339 d'une bataille contre les anglais à Dol, le duc Jean III prononça : «honnour, honnour à Moussaye». Ces mots devinrent la devise de cette illustre  Maison.  Ci dessous le duc Jean III

 

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Published by poudouvre
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