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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 12:20

 

 

Camp Montfort

chevaliers :

 

Richard Bemborouth, capitaine de Ploërmel

Robert Knolles

Thomelin Billefort

Thomelin Walton

Hugues de Calverlay

Hervé de Lexualen

Richard Lalande

 

écuyers :

John Plesington

Richard Le Gaillard

Hucheton Clamaben

Repefort

Hennequin de Guenchamp

Hennequin Hérouard

Hennequin Lemareschal

Raoulet d'Aspremont *, sgr de Renac, diocèse de Vannes

Croquart l'Allemand

Gaultier l'Allemand

Bobinet Melipart

Ysannet

Jehan Roussel

Thomas d'Agworth

Hulbitée

Helecoq

Hélichon Le Musart

Hugues Gaillard

Robin Adès

Perrot de Gannelon

Guillemin le Gaillard

Raoul Prévot

Guillaume Ardaine -dit Dardaine, sgr dudit lieu paroisse de St Georges de Reintembault, évêché de Rennes. (il fut tué)

 

***Raoulet d'Aspremont marié à Julienne Soual, fondent à Redon la chapellenie de la Perche en 1364

 

Camp Penthièvre

 

chevaliers :

 

Jean IV de Beaumanoir, sire de Beaumanoir, connétable de Bretagne, gouverneur de Josselin

Jean de Tinténiac -l'aîné

Even Charruel (il fut blessé)

Huon de Saint-Yon

Robin Raguenel de Saint-Yon

Caro de Bodegat

Olivier Arrel, sgr de Kermaner, paroisse de Plomeur Gautier

Jehan Rouxelot, seigneur de Limoëlan, paroisse de Sévignac

 

écuyers :

Guillaume de Montauban

Alain de Tinténiac -le cadet

Tristan de Pestivien (il fut blessé)

Alain de Keranrais (il renversa Brembro d'un coup de lance qu'il lui donna dans le visage)

Olivier de Keranrais

Louis Gouyon

Geoffroy de la Roche (fait chevalier par Beaumanoir, durant le combat)

Guyon de Pontblanc

Geoffroy de Beaucorps

Maurice du Parc

Jehannot de Serent

Olivier de Fontenay

Hugues Catus (dit Huguet Trapus ou Huet de Captus)

Maurice de Tréziguidy

Geslin de Trésiguidy (frère du précédent)

Guillaume de la Lande

Olivier de Monteville

Simon Richard (ou Pachard)

Guillaume de la Marche

Geoffroy de Mellon (tué au commencement du combat)

Geoffroy Poulard (il fut tué)

Geoffroi du Bois * (il tua Brembro d'un coup d'épée)

 

*Geoffroy du Bois alias du Bouays avait pour neveu Jéhan du Bouays, seigneur de Bois Robert & de la Pommeraye en la paroisse de Trédias.

 

Au regard de ces deux listes, certain dénonceront les étrangers anglais et allemands figurant dans le clan Montfort, et s'enorgueilliront de ce que le clan pro-français était exclusivement composé de bretons. C'est sans doute pour cette raison que sur obélisque érigé sous Louis XVIII en 1809 n'y figurent que les compagnons d'armes de Beaumanoir, les autres rien ! Si cela ne s'appelle pas la réécriture de l'histoire alors qu'est ce ? Hommage à ceux qui sont tombés quelque soit leur camp, Qu'ils reposent en paix qu'ils aient été ou non inhumés en la proche chapelle de Saint Maudé à la Croix Hélléan.

 

 

Quand du Guesclin s'est retrouvé à la tête des grandes compagnies dépêchées par le roi Charles V afin de débarrasser son royaume de ces brigands, on y trouvait des allemands, des anglais* et étrangement nul n'y trouvait rien à redire !.

 

*Hugh Calveley, John Creswell

 

Chevaliers étrangers à la Bretagne venus se placer sous l'égide de du-Guesclin

 

Un certain nombre de compagnons d'armes de du-Guesclin vinrent finir leurs jours près de la Motte Broon, aspirant trouver là une retraite réconfortante. En réalité ils étaient plus couverts de gloire que de fortune et leurs descendants tomberont très vite dans la misère tout en labourant leurs parcellaires de terre.

Le 10 août 1356 Blois est libéré en échange d'une rançon de 700.000 florins d'or qu'il ne versera qu'en partie -ses deux fils le remplacèrent dans la geôle ainsi que du-Guesclin, le mois suivant, ce 19 septembre se déroule la bataille de Poitiers à laquelle prennent part un certain nombre des partisans de Blois qui ont suivis les troupes françaises : Jéhan Gauteron dont le fils allait épouser l'héritière du Plessix Bataille à Sévignac & Guillaume Sauvaget, seigneur des Clos à Plénée y perdront la vie. Le roi de France Jean II le Bon sera fait prisonnier par les anglais.

 

 

 

Au cours du mois d'octobre, c'est la ville de Rennes qui est assiégée par les troupes de Henry de Grosmont duc de Lancaster, Afin d'inciter les occupants de la place forte à ouvrir les portes de la ville à ses troupes, l'anglais fait paître des porcs auprès des Portes Mordelaises, mais Penhoët, capitaine de la garnison à la solde de Blois fait suspendre une truie qui par ses cris va attirer les gorets à l'intérieur de la cité, délivrant ainsi les assiégés de la famine, Guillaume Gauteron héritier du Plessix Bataille à Sévignac faisait partie du nombre. Du Guesclin libéré de Londres, avec ruse parviendra lui aussi à déjouer les assiégeants et sera peu après adouber au château de Montmuran par Charles de Blois qui le nommera capitaine de Pontorson et du Mont Saint Michel.

En 1363 sur les landes d'Evran un traité failli être signé entre Blois et le fils Montfort : le partage de la Bretagne. Mais Jeanne de Penthièvre refusa l'accord et le combat reprit, deux lieux ont conservé empreinte de cette entrevue : cette auberge sise au village de Penhouët en la paroisse de Saint André des Eaux, on y observe au dessus d'une porte cintrée une main tenant un pichet, et une autre main tenant une timbale, d'autres légendes veulent que du-Guesclin ait pour sa part logé au manoir de Pestivien en la paroisse de Trévron où l'on contemple un cavalier gravé dans la pierre.

 

Et il y eut cette bataille d'Auray ce 29 septembre 1364 : dans le camp Blois on comptait la présence de plus de 4000 combattants, dont environ 2500 lances venues de France, chez les Montfort environ 1600 hommes d'armes dont 800 ou 900 archers, mais si chaque homme d'armes était suivi de l'équipage qu'il avait alors, savoir trois archers et un courtillet, outre un page, cette armée était plus nombreuse que celle de Charles de Blois.

 

 

Contre l'avis de du Guesclin, Charles de Blois attaqua le camp adverse, mais il y perdit la vie, parmi les autres victimes on déplorait aussi Olivier de la Moussaye, Olivier Tournemine de la Hunaudaye à Plédéliac. En principe la victoire était dans le camp Montfort, les héritiers de Blois étant retenus prisonniers en Angleterre, un premier traité fut signé à Guérande en 1365 reconnaissant Jean de Montfort comme duc de Bretagne. L'ingratitude du nouveau duc à l'égard de ses propres alliés incita Olivier de Clisson à passer dans le camp français rejoignant ainsi du-Guesclin. Blessé lors de la bataille d'Auray, Olivier de Clisson y perdit un œil, pour récompense, il souhaitait recevoir la forêt du Gavre, mais le duc donna ce patrimoine à l'Anglais Chandos, ce qui provoqua la colère de Clisson.

"Je donne au diable si jà Anglais sera mon voisin !" et tout bouillant s'en courut au Gâvre, en démolit le château, et en fit porter les pierres à Blain pour construire son donjon. Puis Jean IV, pour s'en venger, l'ayant frustré de la seigneurie de Châteauceaux à laquelle il avait droit: « Haa ! messire, lui dit Clisson, vous m'avez fait Olivier sans terre, mais vous ne serez pas duc sans guerre ! » . En 1378, la ville de Saint Malo est assiégée par les anglais, au nombre des défenseurs de la cité : le capitaine Guillaume Picaud de Morfouace, originaire de la paroisse de Plumaugat, ce dernier se comporta d'une manière similaire en 1380 à Nantes et en 1386 à Brest. Le 9 décembre 1378, Charles V voyant la situation s'envenimer, confisqua le duché, incitant Montfort à se réfugier chez ses alliés anglais, il envisagea même de lever un impôt sur la Bretagne, ce qui souleva le peuple Breton. Les seigneurs bretons furent offusqués de pareille démarche et abandonnèrent le roi de France. Raoul de Montfort qui avait été l'un des opposants à ce duc forma à Rennes ce 25 avril 1379 l'association qui sauva le duché : ils chassèrent les troupes françaises et envoyèrent une députation à Londres afin de rappeler Jean de Montfort. Jeanne de Penthièvre elle même se rallia à cette sage décision. Étonné et joyeux, le prétendant n'osa pas les suivre , craignant qu'un piège ne lui soit tendu. Il les invita à regagner la Bretagne et promis de les y rejoindre quand il serait prêt. Ce fut chose faite le 3 août 1379 : le duc Jean IV débarqua bientôt à Dinard. Bertrand du Guesclin du haut des remparts assista à l'arrivée du vaisseau anglais à bord duquel avait prit place son ennemi Montfort, le vaisseau qui le conduisait était placé sous les ordres du capitaine Anglais Kaverli. Et sous le commandement dudit Kaverli, la flotte castillane appelée par le roi de France pour empêcher ce débarquement fut mise en échec. Des témoins relateront que même du-Guesclin face pareille stratégie ne put s'empêcher d'applaudir ses adversaires. Une foule nombreuse vient accueillir le nouveau duc : « Ils avançoient jusque dans la mer pour le voir plutôt. Ils se prosternoient, ceux mêmes qui s'étoient jetés dans l'eau. Ils versoient des torrents de larmes, le suppliant de les pardonner, reconnoissant qu'ils avoient été séduits et maudissant l'auteur de leur révolte.»

 

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Published by poudouvre
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