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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 14:33

 

Les guerres de la Ligue

 

C'est en 1589 que le conflit éclata en Bretagne, opposant le Gouverneur de la Province : Philippe Emmanuel de Lorraine, duc de Mercoeur au roi Henri IV. Mercoeur était assisté par les troupes espagnoles, l'autre, le prince de Dombes par les troupes anglaises. Mercoeur ayant épousé Marie de Luxembourg héritière du duché, l'objectif pour ce dernier était de reconstituer un duché breton et de s'en approprier le trône. Avec l'aide des troupes catholiques espagnoles, Mercoeur s'empara bientôt de Dinan, de Lamballe, puis le 4 août «s'estoit logé en une petite ville ouverte nommée Jugon, et sa cavalerie légère en avant; ses auxiliaires espagnols étaient à peu de distance ». La place de Jugon est alors peu fortifiée, mais sous le commandement du prince de Dombes, les troupes royalistes au sein desquelles se trouvaient des Anglais cernèrent les environs de Jugon et Mercoeur perdit une partie de ses troupes. Cependant, Mercoeur fit prisonnier le jeune prostestant fraichement converti au catholicisme : La Gresille de la Tremblaye. Les habitants de Jugon craignirent un temps que leurs rues ne soient théâtre des combats, mais Mercoeur redoutant une nouvelle attaque quitta Jugon afin de rejoindre Lamballe.

 

 

 

 

Les deux adversaires : Mercoeur et Montpensier

 

Un personnage natif de Jugon joua au cours de cette période de troubles un rôle important : Toussaint de Beaumanoir né de l'union de écuyer Jacques, sieur du Besso, baron du Pont et de Rostrenen, et de Jeanne du Quélenec. C'est le 1er septembre 1554 qu'il fut baptisé à Jugon, lors du conflit religieux qui éclata en 1577, il embrassa le parti d'Henry IV. Il épousa l'héritière de la seigneurie de Limoëlan à Sévignac : Anne de Beuves dont il eut ue héritière : Hélène de Beaumanoir. Au cours des guerres de la Ligue, il se distingua lors du siège d'Ancenis avant d'être mortellement blessé d'un coup d'arquebusade. Il fut enterré à Rennes le 12 mars 1590 en l'église Toussaint de Rennes. Une enquête faite en 1591 à la demande des fermiers généraux des devoirs sur les boissons confirme qu'aux alentours de Jugon, Lamballe Moncontour et Quintin on récoltait encore du vin, mais les guerres de la Ligue avaient détruit beaucoup de vignes. Le temps passa et réconciliation eu lieu entre les belligérants, mais sur demande de la régente Marie de Médicis devenue veuve d'Henri IV, le château de Jugon -où du moins ce qui en subsistait sera rasé et celui de la Motte-Broon, selon un arrêt du Parlement de Bretagne daté du 17 mars 1616.La ville de Jugon compte alors 200 maisons. Un ligueur de renom vit jour à Jugon : Pierre du Prévert. En réalité celui ci naquit près de Jugon à Launay Rouault vers le milieu du XVIème siècle, partisan d'Henri IV, il se montra un chef redouté et courageux. Les troupes de Mercoeur saccagèrent sa demeure l'obligeant à se retirer dans les îles anglaises avec quelques un de ses compagnons d'armes. Il se rendit à Rome au Vatican, afin d'exposer les faits dont il avait été témoin, n'hésitant pas à dénoncer au Saint Père une foule de gens catholiques qui s'étaient rendus indignes par leur attitude, admettant qu'au sein des Huguenots, il y avait une foule de bons chrétiens. Véritable plaidoyer en faveur du souverain récemment converti, et auquel du Prévert avait apporté son soutient. Au mois d'août 1868, en vidant le petit étang, on découvrit dans la vase, une épée dont la lame en acier fin, était particulièrement conservée. D'une longueur de quatre pieds, la poignée était abimée, mais les ciselures qu'on remarquait sur la garde dénotaient un travail particulièrement soigné, elle pesait 4,200 kg. D'autres découvertes furent effectuées en ce même étang : un Christ du XIIIème siècle, et en démolissant un mur : 13 pièces de 6 livres de Louis XIV datant 1691 & 1692; 5 pièces de 4 sols, et 5 pièces de 2 sols, presque toutes frappées à Rennes.


 

 

Piliers encadrant l'accès d'une propriété : des boulets de canons en ornent le chapeau.

 

 

 

Soubassements

 

L'endoit est ainsi décrit : Le sommet de cette montagne est élevé d'environ 200 pieds au dessus des étangs. Sa longueur est de 130 pas sur 57 de large... la montagne dont on vient de parler n'est séparée que par une tranchée large d'une vingtaine de pas d'un plateau voisin appelé (en 1838) le haut verger, et à une époque plus reculée, la Butte de Saint Michel, parce qu'il s'y trouvait il y a une vingtaine d'années, une chapelle consacrée à ce saint. Là étaient nécessairement, sinon un second château, au moins des fortifications...


 

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