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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 18:52

 

LA VILLE ES ROTIES

 

«François Besnard Ville es Roty Jacques Besnard, Mathurin Besnard demeurant au village, savoir âgés de Mathurin: 35 ans, François: 46 ans, Jacques: 40 ans.; tous parans frères germains de la mère» -Extrait d'un livre de compte de 1675

 

 

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Auprès de la Ville es Rosties un arbre séculaire



La famille Besnard citée de 1675 à 1791 (un journalier en 1730)

La Famille Lescouët-Lesquoet-Lescoët citée de 1693 à 1816 (journaliers) originaire de Sévignac, quartier de Rouillac

La famille Desbois citée de 1709 à 1732 (journaliers)

La famille Delahaye citée en 1725

La famille Biseul citée de 1749

La famille Briend-Briens citée de 1731 à 1749

La famille Dutertre citée de 1749 à 1752

La famille Morel citée de 1810 à 1814

La famille Bedel citée de 1830

La famille Auffray citée en 1843

La famille Picard citée de 1870 à 1881

La famille Lebreton citée de 1870 à 1906 (Ville ès Rôties)

La famille Dieulesaint citée de 1877 à 1881

La famille Boivin citée en 1901

La famille Rouillac citée en 1901

La famille Périault citée de 1902 à 1906

 

LA VILLE ROSE

 

La famille Collet citée de 1901 à 1906

La famille Biseul citée en 1901

La famille Houguenant citée en 1901

La famille Pinsard citée en 1901

La famille Lebreton citée en 1904

La famille Pilorget citée en 1905

La famille Dutertre citée en 1906

La famille Auffray citée en 1906

La famille Thebault citée en 1906

 

LE CHATEAU DE LANGOURLA A.SAINT VRAN

 

 

les armoiries des familles

Langourla, l'Evêque, de Robien, de Langle, de Lanascol, de la Guibourgère

 

 

Dans la localité de Saint Vran : le château de Langourla

 

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Plan, vue d'ensemble.

 

Cette butte désignée la Butte de Rolland située à Brigneul en St Vran près de l'actuel domainequ'occupait jadis, sous l'Ancien régime l'ancienne seigneurie de Langourla est en réalité le château primitif de Langourla : une motte castrale. Langourla en Bretagne-nous apprenons par lettre qui nous a été écrite de Rennes le 17 octobre 1770, lors de l'Assemblée des Etats, que cette maison divisée en plusieurs fiefs est de toute antiquité; et qu'elle tient son nom d'un Château situé dans l'Evêché de Saint Brieux. Plusieurs Paroisses,relèvent de ce Château. Les Fiefs sont de hauberts, et en grand nombre, il y a quatre poteaux patibulaires. La Justice y est exercée par le Sénéchal, Alloué, Lieutenant-Civil & Sergent Banier. Il s'y tient des Foires et des Marchés Les Seigneurs de Langourla ont des droits sur les Moulins, Bois, Forêts, Garennes, Colombiers, et beaucoup de dîmes, &. Cette Maison a été maintenue, par Arrêt du 24 mars 1669, dans la qualité d'ancienne chevalerie, &, et elle passe pour telle en la Province. Cette famille porta pour nom additionnel celui de -de La Crosle.

 

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La seigneurie de Langourla relevait, à titre d'obéissance, du comté de Porhoët, comme ancien apanage des rois de Bretagne -Armorique, dont les comtes de Porhoët descendaient et les Langourla prétendaient eux même être des descendants de ces comtes de Porhoët. Ils étaient seigneurs de Langourla, de la Vigne, de la Maison Blanche et de la Ville Gilles en la paroisse de Langourla. Pierre de Langourla est désigné pour porter le cercle ducal lors de l'intronisation des deux ducs de Bretagne qui régnèrent de la fin de l'an mil au début du XIIème siècle: Alain IV Fergent et Conan III le Gros. Pierre Ier évêque de Saint Brieuc est choisi comme arbitre en 1211 afin de trouver un arrangement entre le seigneur de Langourla et l'abbé de Boquen. Ce dernier étant effectivement astreint, chaque jour de Noël de venir célébrer la messe en la chapelle du château de Langourla en reconnaissance des bienfaits que l'abbaye de Boquen avait jadis reçu de cette seigneurie. En 1239 à travers les chartes de Boquen apparaissent les noms de Robert de Langourla et de son fils Girard. Quelques autres personnalités de cette dynastie apparaissent ici et là: Baudrimon de Langourla, priseur noble dans un échange de biens entre Alain, vicomte de Rohan, et Olivier de Rohan en 1346, épouse une fille de Raoul du Chastelier de la maison du Chastelier de Branxien, seigneur des dits lieux en Eréac et Lanrelas. Tanguy, de Langourla homme d'armes dans une montre de 1420 ; Jean Ier de Langourla marié à Aliette de Saint-Nouan, veuve en 1432. Quand on sait que cette famille aristocratique de Langourla était parvenue au fil des siècles à conclure des alliances prestigieuses avec des dynasties comme celles de Penthièvre d'Avaugour ou des Chateaubriand, on comprend mieux les relations qu'entretenaient cette grande famille avec les souverains bretons. Jamais ces derniers ne manquaient de rendre viste à leurs puissants vassaux qu'ils qualifiaient de cousins. de Langourla. A la veille de la bataille de St Aubin du Cormier qui ce 28 juillet 1488 mettra fin à l'indépendance bretonne, Jean IV de Rieux est désigné maréchal de Bretagne et tuteur de la duchesse Anne (leurs portraits ci dessous). C'est lui qui envoie à maints seigneurs dont celui de Langourla, cette lettre afin de les mettre en garde contre la menace française éminente : Messieurs je me recommande à vous, & vous advertis que nous n'avons trêve de paix avec les François, quels à grande puissance descendent pour venir faire la guerre en ce pays& Duché la plus forte qu'ils pourront. Pour ce tout incontinent cestes veues, assemblez & faites accoustrer tous vos gens, afin qu'ils soient prests au combat lorsque je leur ferai sçavoir; & de vous aussi tenez vous prests, afin que les amenez. Aussi advertissez tous gens de guerre de par-delà tant des ordonnances que du ban & arriere ban de foy pareillement accouster& mettre sus pour voyager la part qu'il leur sera ordonné. Et à Dieu, Messieurs, qui vous ait en sa sainte garde. Escrit à Nantes le 8. jour de juin (1489). Le tout votre Jéhan de Rieux. La duchesse ainsi que je crois a envoyé les mandemens des Monstres (nobiliaires), ou est requist faire diligence. Aux capitaines Boisboexel, Boisgeli & Langourla

 

 

Duchesse Anne de Bretagne & Jean IV de Rieux

 

Jean II de Langourla, chambellan du duc Arthur III de Bretagne, auquel la missive ci dessus était adressée épousa le 11 janvier 1446 Françoise de Mauléon. Jean IV de Langourla, l'un de leurs descendants, naquit vers 1536; Henri IV lui adressant un courrier le qualifiait de «cousin» et lui demandait son amitié. De son union avec Hélène Nogues, il eut pour fils Jacques Ier de Langourla, et Briand de Langourla. Le premier : Jacques de Langourla épousa Jeanne de Chateaubriand, le second : Briand de Langourla épousa Françoise Grignon. Jacques de Langourla épousa Jeanne de Chateaubriand, ils furent les parents de Yves de Langourla***, lequel fut marié à Louise de la Vallée et père de Bonaventure de Langourla évoquée ci après, ainsi que de Jean V de Langourla époux de Anne de Plouays. Briand de Langourla et son épouse Françoise Grignon eurent au moins quatre fils dont Jacques II de Langourla marié à Jacquemine Poulain, dont le fils Louis mourut à Merdrignac le 14 avril 1641. -Acte ci dessous.

 

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...Le corps d'escuier Louys de Langourla fut inhumé devant l'Autel n(ot)re dame...

 

En 1603, Bonaventure de Langourla, dame de la Ville Cado, hérite du château. Elle épousa Florent l'Evêque, chevalier de l'Ordre du Roi. Elle en eut des enfant dont les biens passèrent dans la suite de la Maison de la duchesse d'Elboeuf. L'un des enfants : Florent l'Evêque devient baron de Langourla par succession de son oncle Jean de Langourla époux de Anne de Plouays. Il épousa Anne de Bréhand dame de St-Eloy et de l'Ermitage, leur fils Louis l'Evêque épousa Marguerite de Baud, ils eurent un fils : Anne François l'Evêque mort jeune, et une fille : Anne Christine l'Evêque qui épousa Claude François de Lantigny, conseiller du roi au Parlement de Bretagne, qualifié de «haut et puissant dans les actes». Etant veuve, Anne Christine l'Evêque fit enregistrer ses armoiries dans l'Armorial général de France de 1696. Devenue veuve, elle se remaria le 25 janvier 1706 à Lignol Antoine René de Ranconnet, sieur d'Escoire, comte de Noyant et de la Roche Guéhenneuc du dicoèse de Périgueux.  La seigneurie de Langourla avait été mise en vente et c'est à André de Robien, seigneur de Kerambourg qu'elle échut. Celui ci Conseiller au Parlement de Bretagne, il avait vu le jour en la paroisse St Léonard de Nantes et avait épousé en septembre 1667 Marie de Pulunian. Il s'éteignit à Rennes le 17 août 1794. Son fils Thomas est mentionné 11 jours plus tard à Saint Vran, il est parrain de Thomas Claude Ville Gonbier, fils de escuier Joseph et dame Claude Guillemette Turmel : Lequel Thomas de Robien se maria à Françoise Marie Agnès Seré, ils eurent deux filles : -Julienne Françoise Renée de Robien 1716-1742, épousa le marquis Christophe Paul de Robien, Président à mortier au Parlement de Bretagne

 

 

-Jeanne-Marie-Céleste de Robien, Dame de Langourla 1720-1800, devint l'héritière du domaine, et épousa le Président Louis Jean François de Langle. En 1776, elle écrivit à l'intendant que l'épidémie ravageait sa paroisse depuis plus de deux ans.Maître François Onfray, sénéchal et avocat au Parlement de Bretagne et Dame Renée Veillet duPerron résident au château de Langourla en 1762, c'est là qu'y naitra leur fils Jean Baptiste Onfray. Jean Baptiste Harel de La Perrière, originaire de La Manche exerçait -comme nous l'avons vu au chapitre consacré à Coëlan, la charge de receveur des fermes et devoirs de Bretagne à Plénée-Jugon, il pris pour épouse Jeanne Bourbon, fille de Maître Jacques René Bourbon, alors sénéchal de Langourla. C'est ici en ce château que Jean Baptiste Harel de La Perrière trépassa en 1786. Pierre Lecorgne, domestique au château de Langourla en 1798 Jacques Pinard Labbé agé de 25 ans, garde forestier au château de Langourla cité en 1819. La seigneurie de Langourla appartient en 1784 à Jeanne-Marie-Céleste de Robien, veuve du Président Louis Jean François de Langle. Acte de décès de Jean Baptiste Harel de la Perrière en 1786

 

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 La «citoyenne» Jeanne-Marie-Céleste de Robien, fille de Thomas de Robien de Queranbourg et de Françoise Marie Agnès Seré est décédée hier aux quatre heures après midi dans sa maison place de la liberté … Voici ce que l'on peut lire ce 6 germinal an VIII dans l'acte de décès du registre de Dinan. C'est sa petitte nièce Marie Amande de Robien qui transmit à sa fille le château de Langourla, en effet, cette dernière avait épousé Louis Auguste d'Andigné de Mayneuf. Leur fille Sophie ayant épousé Frédéric Quemper de Lanascol. Ainsi que nous l'avons vu au chapitre consacré à Coëlan en Langourla, c'est le comte Eudes Quemper de Lanascol, fils de Frédéric et de Sophie d'Andigné de Mayneuf qui disposait du domaine langourlasien. Cinq enfants naquirent de l' union de Frédéric Quemper de Lanascol et de Sophie d'Andigné:

 

-Yves Quemper de Lanascol marié à Marie de Visdelou de Bonamour

-Eudes Quemper de Lanascol sieur de Coëlan marié à Louisa de Champagny

-Frédéric Quemper de Lanascol, sieur de Langourla marié à Marie de Carné

-Louis Quemper de Lanascol

-Marquette Anna Quemper de Lanascol.

 

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En 1872 lors du recensement, c'est le comte Frédéric Quemper de Lanascol originaire de la ville d'Angers qui est propriétaire du château, âgé de 36 ans, il est marié à Marie Thomase Jeanne de Carné originaire de Canihuel, âgée de 23 ans. Louis Quemper de Lanascol, âgé de 37 ans, frère du comte, est cité également en ce lieu, donné pour propriétaire. Les domestiques sont au nombre de cinq : Auguste Tronel, Pierre Renouard, Eugène Hamon, Françoise Rochard, Marie Feuillet. Les mêmes personnes seront citées en 1876 plus un nouveau domestique originaire du Morbihan : Jean Marie Penhelen. Dix ans plus tard, le même répertoire évoque également Gabriel Quemper de Lanascol, âgé de 5 ans, «Propriétaire», fils et Alain Quemper de Lanascol, âgé de 9 ans, «Propriétaire», neveu -fils de Yves Quemper de Lanascol et de Marie de Visdelou de Bonamour. Ce fils prénommé Gabriel naquit en 1880 de l'union des possésseurs du château de Langourla, et épousa Louise de Gineston. Parmi les membres du personnel évoqués au château en 1886, Eugène Tronel : cochet, Philomène Perquis : cuisinière, et les nombreux domestiques : Julien Joncour, Jean- Louis Lescouët, Victoire Hervé et Jeanne Toomy. On évoque en 1891 les cuisinières : Philomène Gillet et Césarine Trébiaux, le diacre précepteur : Louis Berthelot, les cochers : Eugène Tronel et Joseph Le Corgne, la vachère : Jeanne Marie Le Sorre, la femme de chambre : Marie Poilvert, le valet de chambre : Julien Joncour et la lingère : Josèphine Morel. Le comte Frédéric Quemper de Lanascol s'éteignit le 9 mars 1909 au château de Langourla âgé de 76 ans, il avait été ancien sous officier aux zouaves pontificaux et par la suite maire de St Vran. Marie de Carné était elle même décédée trois ans plus tôt, donnée bienfaitrice de toutes ses longues oeuvres, elle mourut la veille du quinzième pélerinage de Lourdes qu'elle se proposait d'accomplir.

 

 

***Yves de Langourla signe ainsi en vers l'une des préfaces de l'ouvrage «le demosterion de Roche

 Le Baillif...»

 

 

Qui voudra voir au vif un Esculape

Un Machaon et son Ephésiape

Qui voudra voir en ce lieu la semence

D'un Hypocrathe et son expérience,

Leur vray surgeon, leur légitime enfant

Leur héritier aux secrets triomphants.

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Dans le parc du château on conservait deux des neuf canons de Guerrand, empruntés en 1791 par la municipalité de Morlaix, et restitués à la famille Quemper de Lanscol sous la restauration. Ces canons avaient été offerts par Louis XIV à Louis Marie du Parc de Locmaria qui s'était illustré à la bataille de Spire, ville de Bavière prise par les Français en 1689. La famille Quemper de Lanascol reçut cet héritage quand elle devint propriétaire du domaine de Guerrand jadis possession de celui qui fut maréchal de France

  

Et non loin dudit château, l'imposant menhir du Perfaux : 6,60 mètres de hauteur et 9,30 mètres de circonférence

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Published by poudouvre
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