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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 12:16

Abbatia Sancti Jacutti

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Abbaye Saint Jacut de l'Îsle

 

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Il est généralement admis que c'est à cet évangéliste nommé Jacut que le lieu qui fait ici l'objet de notre étude doive son émergence. Fragan auquel on attribue le nom de Ploufragan fut un des souverains gallois marié à Gwen. Cet homme pieux vint s'établir vers 465 dans le Goëllo, il fut le père de plusieurs enfants qui se consacèrent à la religion. Ainsi vers l'an 529, l'un d'entre eux : Saint Gwenolé devint le fondateur et le premier abbé de Landévennec. Dans "Vies des pères, martyres et autres principaux saints", Alaban Buttier, Jean-François Godescard et Petrus Franciscus Xaverius De Ram écrivaient à son sujet que Saint Guignolé se consacra dès son enfance à Dieu. Tout comme sa soeur Créirvie, il naquit en Armorique où l'invasion des Saxons avait obligé sa famille de se retirer. Quand à ses deux frères : Guéthenoc et Jacut, regardés comme jumeaux, ils seraient nés vers l'an 560 en Grande Bretagne. Les anciennes chroniques  nous disent qu'après avoir suivi Saint Budoc, tous les deux partirent à la recherche d'un endroit isolé afin d'y fonder un ermitage. Initialement l'endroit qu'ils choisirent se nommait Landouar ou terre de landes, il fut rattaché au diocèse de Dol "Paullo minus antiquum est Sancti Jacuti monasterium, primitus appelatum Sanctaz Mariae de Landovardo, situm in diocesi Dolensi in quodam Armoricae poeninsula, quae lapidum mole Oceani fluctibus objecta, modico terrae spacio jungitur continenti". Cependant Guéthenoc laissa seul son frère Jacut et regagna le domaine paternel sur lequel il fonda les églises de Langueux et Trégueux. La petite colonie pauvre et ignorée aurait reçu la visite de Gradlon Mur, fondateur du royaume de Cornouailles -Korniw, mais comment ce souverain réputé à Quimper à -t-il pu s'occuper de pareille île sur la côte domnonéenne, si éloignée de ses Etats ?  Gradlon Mur donna à Saint Jacut de quoi bâtir une abbaye et une belle église et à partir de ce moment le monastère de l'île de Landouard entra dans une ère de prospérité. Gradlon étant lui même mort vers 405, il est impossible qu'il ait eut rencontre entre ce dernier et St Jacut. Saint Jacut s'éteignit au début du VIème siècle, il fut  inhumé dans son église et fut à l'origine de nombreux miracles. Pourtant, ici comme dans le reste de la Bretagne, les raids barbares qui se produisaient régulièrement le long du littoral mirent l'endroit à sac, au point qu'il fallut le restaurer. Dès lors, il fut fait appel à la générosité des empereurs francs, comme le mentionne Louis Bulteau en 1691 au sujet de l'Ordre de St Benoist

"Les monastères de Saint Maen de Gaël, & de Saint Jacut aiant esté pillez, & brslez en partie pendant les guerres, les Religieux eurent recours à Charlemagne, & après sa mort à Louis le Débonnaire, pour estre maintenus dans la possession de leurs biens, & ils obtinrent là-dessus des lettres qui furent depuis confirmées par un Synode provincial tenu à Redon par l'Archevesque de Tours; & six autres Evesques. Il y a apparence que ce Concile est celui qui fut assemblé dans cette Abbaie l'an 1173". 

Louis le Pieux lors d'une descente répressive en Bretagne en 818, fut amené à rencontrer  l'abbé de Landévennec : Matmonoc. Surpris de découvrir le prélat avec cette tonsure originale, l'empereur franc s'informa des origines de pareilles habitudes et s'entendit répondre que le monastère répondait aux règles dictées par Saint Colomban. Décision fut dè lors prise que cet établissement et celui de Saint Jacut seraient gérés selon les règles de Saint Benoit.

 

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Une fois de plus, l'abbaye fut ravagée quand le déferlement normand toucha au cours des IXème et Xème siècle la Bretagne, et c'est au début de l'an mil qu'il réapparait à travers des actes. Ainsi, Saint Jacut fut dès lors relevée et dirigée par un nommé Hingueten, vivant sous le règne du duc Alain III; il se chargea aussi de rétablir, à la demande des autorités en place, le monastère de Saint Meen de Gaël, pareillement ruiné par les Normands. Il mourut en 1032. Parmi ses successeurs on cite Wihomar, qui assistait aux obsèques de la comtesse de Porhoët morte en 1092, et enterrée dans l'église de Sainte Croix de Josselin. Entre 1075 et 1090, un homme noble, Walter, fils de Trehan Mab, donna à Saint Jacut de nombreuses propriétés entre le Gouessant et le Frémeur, Carrivan en Morieux, et l'Abbaye de Pléhérel. 

 

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  Les autres abbés de Saint Jacut :

 

-Marchen, accompagnait Rivallon, évêque d'Aleth en 1118, lorsque ce prélat se rendit auprès de Geoffroi, vicomte de Porhoët, pour lui administrer les derniers sacrements.

-Guillaume était contemporain de Daniel, évêque de Saint Malo de Baignon, et de Guillaume, abbé de Marmoutier, avec lequel il fait transaction. Ce dernier mourut en 1124.
-Mainon, assista au concile tenu à Rheims en 1131, par le pape Innocent II, et y fit juger le différend qu'il avit avec les religieux de Marmoutier pour la coutume du poisson qu'il vend à Dinan.
-Henri, fut béni par Hugues, archevêque de Dol vers l'an 1159. Il fut confirmer en 1163 par le pape Alexandre III, toutes les donations faites à son monastère. Le même pape lui donna en 1180 commission pour juger le différend que les religieux de la Vieuxville avaient avec G. Gaiplig

"Alexander episcopus, servus servorum Dei, dilectis filiis Henrico, abbati monasterii sti Jacuti de Insula maris, ejusque fratribus tam presentibus quam futuris Desiderium quod ad religiosis, in perpetuam memoriam : Desiderium quod ad religiosis propositum et animarum salutem pertinere monstratur sint aliqua etiam dilatione complendum. Ea propter, dilecti in Domino filii, vestris justis postulationibus clementer annuimus et prefatum monasterium in quo divino mancipati estis, obsequio sub beati Petri et ostra protectione suscipimus et presentes scripti privilegia communimus, in primis siquidem statuentes ut ordo monasticus, qui secundum Deum et beayi Benedicti regulam in vestro monasterii noscitur insittutus, perpetuis ibidem temporibus conservetur. Praeterea quascunque possessiones, quaecunque bona idem monasterium in praesentiarum juste et legitime possidet, aut in futurum, concessione pontificum, largitione regum vel principum, oblatione fidelium sen aliis rationalibus modis, vestro proprio nomine et adeptione firma vobis vestrisque successoribus et illibata permaneant : in quibus haec propriis duximus experimenda vocbulis : Ecclesiam S. Salvatoris de Dinan cum omnibus pertinentiis suis, Ecclesiam S. Mariae de Tremoreuc cum omnibus pernitentiis suis, Ecclesiam S. Cadoci, Ecclesiam S. Seci, quidquidjuris habetis in ecclesia S. Petri de Ploballeio, ecclesiam S. Petroci, ecclesiam S. Petri de Cherchen, quidquid juris habetis in ecclesiam  S. Perti de Corsol, quidquid juris habetis in ecclesiam S. Petri de San Posta, Ecclesiam S. Mariae de Belenré, quidquid juris habetis in ecclesia S. Petrio de Henon, Insulam de S. Castro cum appenditiis suis, terram quae dicitur Meurié in Tref, ecclesiam S. Ylani, quidquid juris habetis in ecclesia S. Numenterii,ecclesiam S. Mauri, locum Meloci cum appenditiis suis, ecclesiam S. Jacuti dde Lelméné, ecclesiam S. Egidii de Tremeldero, ecclesiam S.Trinitatis de Porroit cum omnibus appenditiis, Bodihuc cum omnibus appenditis ecclesiam S.Levinani cum omnibus pertinetiis, ecclesiam de Tremeler, claustrum Briaci cum omnibus appenditis suis, locum S. Yorelli cum appenditis suis, quidquid juris habetis in ecclesiam S. Michealis de Guentonensi, ecclesiam S.Lerhandi, ecclesiam de Botloi, villam Christi de Leguarrio cum omnibus pertinentiis suis, ecclesiam de Penvenna, ecclesiam S.Mariae de Lannion cum omnibus pertinentiis suis, ecclesiam S.Jacuti de Pleistin, duas partes décimae de Lanmur, quidquid juris habetis in ecclesia de Plegano, ecclesiam S. Guingualoci, villaù Christi de Pleiber cum appenditiis suis, ecclesiam S.Margaritae de Islehan et ecclesiam de Lentona cum omnibus supradictorum ecclesiarum pertinentiis. Decernimus ergo ut nulli omnino hominum liceat prefatum monasterium temere pertubre, aut illius possessiones auferre, vel ablatas retinere presumat, seu quibuslibet rationibus fatigare, sed et ipsa bona et vitae reserventur eorum  pro quorum gubernatione et sustentatione concessa sunt usibus omnimodis, profutura salva tamen Sedis Apostolicae authoritate et diocesanorum episcoporum  canonica constitutione. Si ijitur in futurum ecclesiastica seculatisve persona hanc nostrae constitutionis paginam sciens contra eam aemere contraire attemptaverit, secundo, tertiove coomonita, nisi presumptionem sua congrua satisfactione correxerit, potestate honorisque, sui careat dignitate, reamque si divino judicio existere et perpetrata iniquitate cognoscat, ita sacratissimo corpore et sanguine Dei et Domini Redemptoris nostri Jeu Christi aliena fiat et in extremo examine districtae subjaceat ulticioni; cunctis autem eidem loco sua jura servantibus sit pax Domini nostri Jesu Christi quatenus et hic fructum bonae actionbis percipiant et apud destrictum judicem praemia aeternae pacis inveniant. Amen, Amen, Amen, Ego Alexander, Catholicae Ecclesiae episcopus Ego... tituli S. Crucis in Hierusalem, Ego Henricus, Cardinalis tiutli SS. Nerei et Archillei, Ego...tituli S. Anastasiae, Ego Albertus, Cardinalis presbiter tituli S. Laurentii in Lucina, Ego Guillelmus, presbiter Cardinalis tituli S. Petri ad Vincula. Ego Ulbaldus, Hostiensis Episcopus, Ego Bernadus, Portuensis et S. Rufinae episcopus, Ego Gualterius, Albanensis episcopus, Ego Jacintas, diaconus Cardinalis S. Mariae, Ego Oddo, diaconus Cardinalis S. Nicolai in carcere Tulliano,Ego  Ardicio, diaconus Cardinalis S. Theodori, Ego Petrus, diaconus Cardinalis S. Eustachii, juxta templum Agriaae, Ego Raimundus, diaconus Cardinalis S Mariae in Porticu...per manum Hermanni S. Romnanae Ecclesiae subdiaconi et Notarii, II nonas, Junii, indictione XI, Incarnationis dominicae anno M° C° L x III °, Pontificatus vero domini Alexandri Papae III, anno IIII°" .  

-D. accorda en 1201 à Hervé, abbé de Redon, l'usage de la maison de la Trinité en Porhoet pendant sa vie
-Nicolas est désigné abbé de Saint Jacut en l'Ile dans un acte daté de l'an 1210
-Blain scella en 1230 un accord passé entre Juhel de Montfort, seigneur de Plancoët, et les religieux de Saint Aubin des Bois. Il avait été tiré du monastère de Saint Meen, suivant le nécrologue de cette maison.
-Mathieu transigea en 1251 avec Pierre de Chemillé, seigneur de Mortagne et Aliénor de Porhoet son épouse pour une cohue qu'ils voulaient faire sur les terres du prieuré de la Trinité.
-Simon fut nommé en 1266 arbitre du différend que l'évêque de Dol avait avec son chapitre pour le vicariat de Ros. Il ratifia en 1274 un accord entre l'abbé de Saint Melaine et Guillaume Le Noir, chevalier.
-Geoffroy fit unir en 1303 à la chambrerie de son monastère deux prieurés du diocèse de Tréguier, dont les revenus n'étaient pas suffisants pour l'entretien de quatre religieux.

-Guillaume occupait le siège abbatial de St Jacut de l'Ile en 1313
-Eudon était abbé de 1339 et 1349
-Guillaume de Rayes tenait le siège abbatial en 1332 et vivait encore le 23 juin 1390
-Olivier Payen succéda à Guillaume de Rayes en 1387 ou 1390; car il y a de la contradiction entre les actes de son temps, qui paraissent mal datés ou mal copiés. Il vivait encore en 1404.
-Jean Mensiau fut élu en 1405 et mourut en 1447
-Guillaume était abbé de Saint Jacut le mardi après la fête de tous les saints en 1417. Il s'obigea, par acte passé le 17 février 1424, à faire tous les ans un service solennel pour le duc Jean V qui avit déchargé les vassaux de l'abbaye de quelques subsides injutemment établis. Alain IX, vicomte de Rohan lui donna, le 17 février 1438, cent écus d'or pour la célébration d'un anniversaire dans son église. Il obtint du pape Nicolas V la permission d'officier avec la mitre, l'anneau et les autres ornements pontificaux, et vivait encore en 1450. Il en est parlé dans l'accord fait entre l'archevêque de Dol et l'évêque de Dol en 1452.

-Bertrand de Brons fut élu en 1461, et présenta suivant son droit, un sujet à l'évêque por la cure de Saint Jacut, le 6 octobre 1464. Il mourut en 1471, et fut inhuumé dans son église. Le duc fit ensuite défense aux religieux de recevoir aucun abbé son son agrément
    

"Il faut sçavoir qu'ayant trouvé fort peu de choses pour l'histoire de St-Jagu de l'Isle, je n'ay faict qu'un chapitre de ladicte histoire". Ainsi commence le manuscrit de D. Noël Mars, bénédictin de la congrégation de St-Maur, auteur du seul mémoire de quelque étendue qui existe sur St-Jagu de l'Isle de la Mer. En fouillant cependant dans les actes, on découvre les démêlés  qui existaient  entre l'Abbaye de St-Jacut et Marmmoutiers, au sujet des églises de Sancti Machuti de Corseul et de St Sauveur de St Malo de Dinan.

 

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Alexandre III

 

Mais en 1163 une Bulle fut accordée à Saint Jacut par le pape Alexandre III et dès lors on voit que Saint Jacut possède  :

-Evêché de Dol : le prieuré de l'église de Kernitroun Prioratus et cura Beatae Marie de Landmur et de Saint Jacut Vicariatus Beatae Mariae de Landouardo

-Evêché de Saint Malo : les prieurés cures de Saint Sauveur de Dinan, de la Trinité Porhoët (dont le prieuré valait au XVIIème siècle 84 boisseaux de seigle et un tonneau et demi, un juste et boissseau et demi) , les prieurés de St Cadreuc, de St Maure du Bas Plancoët, de la Ste Trinité de Bodieux ou Bohiduc, de St Leau, les églises de St Pierre de Trégon, de Ploubalay, de Corseul et de Créhen, de St Jacut lès Mené, de St Scieux ou Lancieux

-Evêché de St Brieuc : le prieuré cure de St Pierre de Hénansal (L'abbaye de St Jacut devait entretenir à Hénansal deux enfants de choeur et un maître d'école. Les biens de ce prieué était loué en 1698 pour la somme de 620 livres par an, plus la charge de faire célébrer dans l'église de Hénansal, trois messes par semaines.), les  cures de St Pierre, de St Potan, de Pluduno et de St Cast ou Kaa

-Evêché de Tréguier : le prieuré cure de Kermaria an Dro de Lannion

-Angleterre : les prieurés cure de Linthorme et de St Islan..

A cette liste il faut ajouter Locquenvel dont les religieux de St Jacut étaient seigneurs temporels; le prieur de St Leau en Plumieux possédait une haute justice.

    

Quelques donations accordées à l'abbaye de Saint Jacut :

 

-En 1189, Geoffroi, vicomte de Dinan confirme toutes les donations accordées par ses prédecesseurs à ce monastère.

-Denys Goyon qui vivait en l'an 1225 fit de grands biens à l'abbaye de Saint Jacut, fondée par ses ancêtres nous dit Louis Moreri, en réalité les membres de cette puissante famille contribuèrent sans nul doute, par leurs nombreuses donations à l'épanouissement de l'endroit, mais ils n'en furent pas les fondateurs.

-En 1233 ...l'Abbé et Religieux de S. Jagu firent divers achaps de dixmes, entres autres de celles de Créhen, et ce d'un certain Radulphe de Rays, duquel elle "retiendrent" longtemps le nom de Rays.

L'an 1269 ...ils en achetèrent encor d'utres de Guillaume de Rays, frère dudit Radulphe. Sur quoy il faut savoir que la dixme de Créhen se partage, présentement en trois; laquelle ainsi partagée, on la met dans des billets que l'on met dans un chapeau, puis l'on fait tirer à l'aventure pour sçavoir laquelle des parties doit arriver à un chacun. Les premiers qui tirent à présent sont les Religieux de S. Jagu avec le recteur de Créhen, lequel a un tiers du tiers des Religieux. Le second, c'est le sieur de la Roche Jagu, à cause de sa terre de la Touche à la Vache. Le troisième c'est Monsieur l'Abbé de S. Jagu. Or ce dernier tiers se divise en deux parts, l'une pour Monsieur l'Abbé et l'autre, pour certains gentilhommes, desquels elle aretenu le nom des quatre gentilhommes.
-L'an 1274 ...les Religieux de S. Jagu s'unirent de prières avec ceux de l'abbaye du Tronchet
Au commencement du XIVème siècle, les justiciers du Penthièvre molestant les religieux de Saint Jacut à raison "des droicts qu'ilz ont en ce comté, ils eurent recours à Guy de Bretagne, seigneur de Penthèvre, lequel écrivit à son sénéchal, à ce qu'il n'eut à entreprendre sur les droits et privilèges de l'abbaye de Sainct Jagu, ny sur ses dépendances comme pouvez voir par la charte suivante"  :  

-Guy de Bretagne, sire de Penthevre, a nostre sénéchal dudit lieu, salut. Nous vous mandons que vous ne justiciez l'abbé et le couvent de Saint Jagu, ne les autres membres de ladite Abbaye, ne leurs hommes. Donné à Vannes,le jeudy avant midy, l'an mil trois cens soixante dix ouit  *   

 

* Guy de Penthièvre étant mort en 1331, la date marquée ci dessus 1378 est par conséquent fausse

 

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Published by poudouvre
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