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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 13:50

 

Le devoir d'ost représentait à l'époque médiévale une obligation à laquelle tout vassal était redevable vis à vis de son souverain. Selon le principe féodal, tout souverain publiait le ban de guerre au printemps, et dès lors, les vassaux étaient convoqués à se présenter sous la bannière de celui ci afin d'accomplir l'assistance lors d'un conflit contre un peuple adversaire ou lors du siège des possessions d'un vassal insoumis. Par principe au début aucun dédommagement n'était versé aux troupes qui se partageaient le butin en cas de victoire. Au XVe siècle, le noble servait comme jusarmier ou archer et percevait comme revenu une somme qui variait entre  60 et 140 livres, les canonniers qualifiés touchaient de 25 à 60 sous par mois. 

 

     duc_de10

 

Toutefois, c'était le souverain qui équipait ses troupes, tant en armes, en vivres qu'en munitions. Chevaliers et barons disposaient de leurs propres troupes ainsi que nous l'avons vu lors de l'évocation sur la revue des troupes. Les vassaux étaient mobilisés durant quarante à soixante jours, selon les circontances.  Le régime féodal n'établissait entre les habitants d'un même pays aucune des relations qui nous semblent indispensables pour constituer un Etat. Il n'y avait alors ni impôt public, ni service militaire public, ni tribunaux publics: rien que des redevances privées, un service de guerre privé, des tribunaux privés, (cours de propriétaire, cours de seigneurs). Le droit commun était l'indépendance absolue de tout propriétaire assez riche pour se suffire à lui et à ses hommes; et dès que le lien de vasselage s'est relâché, le seigneur féodal est devenu aussi  souverain qu'un allodier. Tout baron est souverain en sa baronnie. La propriété remplaçait la souveraineté tombée en désuétude, ainsi Guizot définissait le régime féodal. Le Chevalier à cheval, vêtu de son armure, du sommet de la tête jusqu'aux pieds ne reculait jamais et n'avait pas peur de personne. Il tenait à sa réputation : Mieux vaut être mort que couard appelé". Ce qui résume assez bien la devise bretonne : "Potius mori quam foedari" -plutôt la mort que la souillure (Kentoc'h mervel eget bezañ saotret.). Et pour ne pas être appelé couard, le chevalier est capable de toutes les violences, sa règle c'est l'honneur, sentiment fait d'orgueil et de vanité, qui va longtemps dominer la noblesse d'Europe. Une seigneurie était un Etat en miniature, avec son armée, sa coutume, son ban ou ordonnance du seigneur, son tribunal, sa potence; les gens qui l'habitaient appellaient ceux du déhors les étrangers, ou forains.  A ces pouvoirs du propriétaire et du seigneur s'ajoutèrent des pouvoirs étrangers à la féodalité, la domination de villes anciennes, qui lui assurait un revenu et une milice, la protection des églises, et souvent les droits régaliens (régale, monnaie, Juifs, fleuves, trésors).

 

La liste des domaines qui ressortaient du domaine ducal est impressionante :  Auray, Brest et Saint-Renan, Carhaix et Duault, Châteaulin, Châteauneuf-du Faou, Uhelgoat et Landeleau, Conq, Fouesnant et Rosporden, Dinan, Fougères, du Gâvre, Gourin, Guérande, Hédé, Hennebont et Naustanc, Jugon, Lanmeur-Morlaix, Lannion, Lesneven, Loyaux et Saint-Père-en-Rais, Nantes, Ploërmel, Quimper, Quimperlé, Rennes et de Liffré, Saint-Brieuc, Toujou, Vannes. 

 

Ces territoires étaient d'étendues très variables, suivant les conditions géographiques et la puissance du haut seigneur. Il n'étaient pas fixés et ne cessèrent pas de varier, s'agrandissant par des conquêtes, des mariages, des héritages, diminuant par des partages. Sa cour était le centre de réunion de tout le pays : là se donnaient les fêtes de chevaleries, là se tenaient la cour de justice supérieure qui, dans quelques province, devint un Parlement, le tribunal des comptabilité qui devint une Chambre des comptes, l'assemblée de notables qui devint les États. C'est aussi à la fin de l'époque féodale que furent aménagées ici et là de nombreuses forteresses devant autant de point défensifs à la solde de puissants. Les Croisades avaient permis aux Occidentaux de découvrir un savoir en matière de bâti.   

 

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Published by poudouvre
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