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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 14:56
 
 
Nous le voyons à travers le récit précédent, l'époque médiévale c'était aussi l'esprit de la chevalerie, qui s'imposa comme l'honneur et le respect en tant de guerre comme en temps de paix. En échange des services rendus tant au sein des combats qu'en accomplissant diverses tâches liées à l'état, le souverain leur garantissait de pouvoir retirer un imposant profit grâce aux divers domaines dont ils jouissaient. C'est vers la moitié du XIe siècle, qu'aurait eu lieu le premier tournoi, et vers 1150 un chevalier français Geoffroy de Preuilly en  aurait codifié la règle. Au cours des XIIe, XIIIe & XIVe siècles, les tournois sont de vrais batailles souvent sanglantes. Au XVe siècle, il s'agit de spectacles magnifiques, donnés pour le plaisir d'une assistance difficile, connaissant admirablement les règles du jeu et exigeant des participants, la perfection. (André Castelot & Alain Decaux -joutes et tournois) 
 
  19_Dames_et_chevaliers 
   
Nos deux historiens poursuivent : à l'origine, les rôturiers -vilains et bourgeois pouvaient participer aux tournois, à côté des nobles. Ils ne tarderont pas à devenir l'apanage exlusif des nobles, écuyers et chevaliers. Malheur au rôturier qui s'y risque : les titres des participants sont soigneusement vérifiés par les rois ou les hérault d'armes. Au début on voyait deux petites armées se jetter à la rencontre l'une contre l'autre. Le choc frontal d'une violence laissait de nombreux blessés sur le sol. Ce n'est qu'au cours du XVe siècle après maintes interventions des autorités que ce genre de pratique finira par s'adoucir. Certains lieux conservent souvenir de ces pratiques : Place des Lices  à Rennes & Vannes, la Tournoyaie à la Ville Ferron tout près de la Motte-Bron 
   
 
       
Nous avons vu comment sous l'Ancien Régime s'étaient perpétrées les coutumes ancestrales puisant leurs origines au cours de cette période. Le devoir de bouhours et de quintaine touchait nombre de paroisses telle Sévignac, Caulnes... Cependant le devoir de quintaine profitait aussi aux religieux, ainsi à l'abbaye de Lehon : tous les jeunes gens qui s'y étaient mariés devaient paraître à cheval, armé d'une longue perche en bois en guise de lance, le marié devait la rompre contre l'écusson du monastère; il donnait ensuite la main à son épousée et la présentait au supétieur de l'abbaye. La mariée dansait, puis chantait le tercet suivant :
 
Si je suis mariée, vous le verrez bien;
Si je suis à malaise, vous n'en savez rien;
Ma chanson est dite, je ne vous doit plus rien.
 
Vous devez encore à Monseigneur honneur, respect et l'accolée, disait le sénéchal, qui ne manquait jamais d'assister à cette scène populaire connue sous le nom de la quintaine. La jeune femme s'avançait alors vers le supérieur, qui, presque toujours, était un vieillard, et l'embrassait.
 
Guide du voyageur dans la ville de Dinan et ses environs  par J. Bazouge .
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Published by poudouvre
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