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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 08:19

 

 

L'ancienne église du Plessix Balisson illustrée par Frotier de La Messelière

 

 

La châtellenie du Plessix-Balisson. Bannière de Bretagne, et ses seigneurs.

 

I -Signification du mot "Plessix".  

 

  

 

Le nom Plessix, porté par la localité qui nous occupe, indique là qu'il y eut très anciennement un lieu fortifié, longtemps avant le premier seigneur du Plessix, dont l'histoire fasse mention.  En effet, d'après le glossaire de du Cange, Plessix dérive de "Plessiacum" , bois, parc fermé de haies ou de branches pliées qu'on appelait "bois en Plessix" . De même Dom Lobineau et Guillotin de Corson nous apprennent qu'on entendait autrefois par "Plessis" une sorte de fortin formé de haies façonnées avec des arbres pliés et capable de résister à un premier coup de main. Toujours est-il qu'avant la fin du XIIe siècle, nous n' avons aucune données historiques sur le Plessis, sinon qu'il portait à cette époque le nom de Plessis Raheli, autrement dit Plessis-Juhel.

 

II -La vicomté de Poudouvre et les origines du Plessis. Tous les auteurs qui ont parlé de la châtellenie du Plessis cordent à considérer l'origine de ce fief comme un démantèlement, une juveigneurie de la vicomté de Poudouvre; nous tenons donc avant d'aller plus loin, à dire quelques mots de cette antique seigneurie. Son nom breton "Pou dour", pays de l'eau, depuis altéré en celui de Poudouvre se trouve appliqué dans les chartes du XIIe et XIIIe siècle, à un grand fief féodal, ainsi qu'à une circonscription ecclésiastique. Situés l'un et l'autre dans l'angle nord-est du comté de Penthièvre, bornés au nord par la mer, à l'est par la Rance, bornés ou traversés dans leurs autres limites par le Frémur et l'Arguenon; la capitale de la seigneurie, dit le chanoine de Corson, se trouvait peut-être alors située alors située au lieu encore appelé la Vicomté, en Dinard; tandis que le siège du doyenné fut aumoins durant quelques temps à Corseul, en attendant d'être transféré à Saint-Enogat. A la veille de la Révolution, ce décanat comptait encore vingt-quatre paroisses. Languenan, Saint-Sansom, Saint-Jacut-de-l'Isle, tout en dépendant de l'Evêché de Dol, étaient enclavées dans les limites du doyenné de Poudouvre. Cette vicomté semble d'ailleurs avoir une origine très ancienne, car en 1184, un vicomte de Poudouvre, qui a Corseul dans ses domaines, parle des vicomtes de Poudouvre ses ancêtres, ainsi que nous le verrons au chapitre suivant.  

 

 

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Published by poudouvre
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