Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 12:01

III -Le Plessis sous l'administration des du Perrier sires de Quintin.

 

C'est par erreur, avons-nous vu tout à l'heure, que l'on attribue  ordinairement à Jean IV du Perrier, la création de la foire de la Madeleine. Ce Jean du Perrier, fils et héritier d'Alain et Plézou de Quintin. fut  sans aucun doute seigneur du Plessis-Balisson, mais nous n'avons trouvé à son actif aucun geste favorable à cette seigneurie. Nul auteur à notre connaissance ne relate la date de la naissance de Jean IV du Perrier. Par contre, nous savons qu'il épousa l'an 1400 Olive de Rougé, sa première femme, fille du seigneur de bourg d'Iré en Anjou. Deux enfants naquirent de cette union : Marie du Perrier, qui épousa Roland V, sire de Chateaubriant et de Dinan-Montafilant, l'un des principaux barons de Bretagne, décédé en 1419 sans postérité, et Geoffroy du Perrier, qui continua par son fils Tristan, la lignée des seigneurs de Quintin. Pour son malheur,Jean du Perrier devenu veuf, se remaria en 1423, avec Constance Gaudin, fille du seigneur de Martigné Ferchaud. Cette nouvelle épouse lui donna quatre enfants : Jehan, dont ous allons avoir à nous occuper bientôt, Guillaume puis, Jehanne qui se maria avec Bertrand  Gouyon, et Anne qui devint l'épouse du sire de la Feuillée. Ambicieuse et intrigante, Constance ne rêvait rien moins que de déshériter les enfants nés du premier lit au profit des siens propres. Déjà, lors de son mariage en 1423, elle avait obtenu de son mari, la cession à son profit, de la terre du Plessis-Balisson, pour lui tenir lieu de ses deniers dotaux qui avaient été employés à payer les dettes de son dépensier de mari. Dix ans plus tard, du consentement de celui-ci, elle transportait à Jehan du Perrier, son fils aîné, la possession de la seigneurie du Plessis-Balisson. Mais si Constance Gaudin savait acquérir les domaines, elle n'entendait rien à les administrer, et son mari, prodigue et dissipateur était encore moins qualifié qu'elle pour gérer ses affaires. Aussi durant la minorité du fils aîné de Constance, le Plessis eut-il beaucoup à souffrir de l'incurie de Jehan IV du Perrier, devenu seigneur de Quintin, à la mort de son oncle arrivée en 1428. La chose devint même à un tel point, que le duc de Bretagne dut  évincer Jehan IV de l'administration de ses biens, et les confier à son fils aîné Geoffroy du Perrier, lequel fut en fait seigneur de Quintin depuis 1437 à sa mort survenue en 1444;  Geoffroy du Perrier, sire de Quintin, témoigna quelques bonnes volontés envers le Plessis-Balisson. C'est ainsi qu'il obtint à la date du 14 octobre 1441, des lettres patentes de Jean V, rabattant cinq feux aux paroissiens de Ploubalay, "pour les demourans au Plessis-Balliczon, afin que le lieu auquel Monseigneur avait ordonné réparation et fortifications du chasteau put être mieux habité, garni et peuplé de gens qui y habitassent et demourassent pour le temps de lors et advenir.". Malheureusement, tout celà demeura lettre morte. Geoffroy du Perrier, dut à la réflexion se soucier assez peu de remettre en état un château  sur lequel il n'avait aucun droit. Si bien que le 13 juin 1444, le connétable de Richemont, tuteur de Tristan du Perrier, fils de Geoffroy V, signale dans une longue requête au duc de Bretagne "que les chasteaux du Perrier et du Plesseiz-Baluczon estoint cheuz et ruyneux et ne seroient pas reparés et rédiffiés pour le nombre de vingt mille escuzs d'or". Pour la même cause, les receveurs de fouages du duc de Bretagne, faisaient des difficultés à consentir à l'exonération d'impôts accordée aux habitants du Plessis, parce que disaient-ils : "le rabat de cinq feux estoit faict en faveur de ce que le sire de Quintin debvoit r). édiffier le chastel du Plessix-Balliczon, ce qu'il n'a pas fait". (Archives des Côtes du  Nord, E 568) 

Partager cet article

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article

commentaires