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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 09:41

La famille de Saint Pern

Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, ou ..., Volume 5
 Par P. Louis Lainé 

 

 un chevalier au XIVe siècle 

 

 

La maison de Saint Pern, issue d'ancienne chevalerie, d'après le témoignage des vieilles chroniques était déjà florissante et considérée dès la fin du XIIe siècle. La tradition donne pour origine de cette famille des racines irlandaises, Saint Patern serait le nom initial. Ils imposèrent leur nom à cette paroisse du diocèse de Saint Malo dans laquelle ils vinrent s'établir et dont ils étaient les seigneurs. Jean de Saint Pern est cité témoin d'une donation au prieuré de Bécherel en 1218. Les guerres civiles ont longtemps désolé la Bretagne ont détruits les titres de la plupart des anciennes familles de cette province. La maison de Saint Pern est du nombre de celles qui ont beaucoup souffert dans ces guerres malheureuses. Elle a néanmoins conservé assez de titres pour établir sa filiation depuis Philippe de Saint Pern qui vivait au commencement du 13e siècle, et dont le rang et la qualification d'ancien chevalier qu'on lui donnait prouvent assez que sa famille, dès cette époque, était une des plus anciennes et des plus considérables de Bretagne. Les aînés de cette maison ont longtemps ajouté à leur nom celui de Ligouyer, terre située dans le ressort de Rennes et que les Saint Pern possédaient de temps immémorial. Alliés aux maisons les plus distinguées de la Bretagne, ils ont pris part aux événements politiques de cet état et se sont rendus utiles par leurs services, surtout dans la carrières des armes où plusieurs parvinrent aux grades les plus élevés.

 

    

 

 Ligouyer, terre située dans la paroisse de Saint Pern

(d'après photographie publiée dans l'ouvrage de Mathurin Monier : quinze promenades autour de Dinan) 

 

I -Philippe de Saint Pern, chevalier, seigneur de Ligouyer, terre située dans la paroisse de Saint Pern, à deux lieues de Rennes. D'anciens aveux prouvent qu'il vivait en 1234. Il ut pour fils aîné et principal héritier :


 

II -Louis de Saint Pern, chevalier, seigneur de Ligouyer, qui laissa de son mariage avec Havoise de Mauny :


 

1° Bertrand, Ier du nom -qui suit

 


2° Gauthier de Saint Pern, qui fut évêque de Vannes le 27 février 1347

 


3° Philippote de Saint Pern,élue, en 1352, 20e abbesse de Saint Georges à Rennes.


 

III - Bertrand de Saint Pern, Ier du nom, chevalier, seigneur de Ligouyer, naquit à Dinan vers la fin du treizième siècle, il était allié à la famille du-Guesclin, et servit de parrain au connétable de ce nom. L'assemblée des grands de la Province de Bretagne réunie à Dinan en 1351, le nomma avec du-Guesclin et le maréchal de Beaumanoir pour faire partie de la célèbre ambassade chargée de conduire en Angleterre les princes Jean et Gui de Bretagne, enfants du duc Charles de Blois, qui s'y rendaient pour otages de leur père, détenu à la tour de Londres, depuis la bataille de la Roche Derrien (1347) et pour sûreté du paiement de sa rançon taxée à cent mille florins d'or. Au retour de cette mission, Bertrand de Saint Pern continua avec du-Guesclin, à se dévouer à la cause de Charles de Blois, que la politique anglaise retint captif jusqu'en 1356. Il fut du nombre de ceux ci, au mois d'avril 1354, attaquèrent et défirent entièrement une division anglaise qui voulait cerner le château de Montmuran pour faire prisonniers les Bretons de distinction qui s'y trouvaient réunis à l'occasion des fêtes que donnaient alors Isabeau de Bavière. Les Anglais, taillés en pièces, laissèrent au pouvoir des vainqueurs dix pannons d'armes et Cowerley leur général. Lorsqu'au mois d'octobre 1356, le duc de Lancastre vint assiéger Rennes, Bertrand de Saint Pern fut spécialement chargé de la sûreté de la ville. Par unmoyen ingénieux, il découvrit l'endroit où les Anglais faisaient creuser une galerie souterraine pour s'introduire dans la place et s'en emparer. Bertrand de Saint Pern dit aussitôt contreminer, et, à la tête de ses hommes d'élite, il se tint prêt à se jeter dans la mine ès qu'elle serait suffisamment déblayée. En effet, à peine avait-on creusé douze pieds qu'on aperçut les Anglais. Alors "Saint Pern, soutenu de Geoffroi de Saint Barthélemy, de du Pont, connétable de la ville, et de quelques soldats, se précipite dans la mine, tue ou met en fuite les ennemis, les pousse jusqu'au fond de la galerie, et met le feu aux merrains qui la soutenaient; tout se combla et la ville fut sauvée". En 1338, Bertrand de Saint Pern, Rohan, Châteaubriand et Beaumanoir, avaient été les quatre juges du célèbre tournoi au cours duquel du-Guesclin commença à se distinguer. Saint Pern se rendit aussi avec Olivier de Mauny et le maréchal de Beaumanoir pour assister du-Gueslin dans le combat que celui ci livra à Guillaume Troussel, combat dans lequel on remplit religieusement toutes les formalités des usités d'alors. Les armes furent bénites par un prêtre, on fit jurer aux deux champions qu'ils n'avaient sur eux ni charles ni rien de magique, on leur donna deux parrains qui leur ceignirent l'épée, et les écuyers amenèrent les chevaux. En 1330, Bertrand de Saint Pern avait épousé Jeanne Ruffier, fille du seigneur du Vauruffier à Plouasne (voir La terre du Vauruffier en Plouasne)  et de N. de Malemains, soeur de Jeanne mère de du-Guesclin. De ce mariage est né Bertrand II qui suit..


 

IV - Bertrand de Saint Pern, IIe du nom, chevalier, seigneur de Ligouyer, filleul de du-Guesclin, fit ses premières armes sous ce chef célèbre, qui, en 1362, l'appela au commandement en second de sa compagnie de cent lances. Sa valeur et les services personnels qu'il rendit à ce héros lui acquirent dans la suite toute sa confiance. Celui ci ayant été fait prisonnier par les Anglais à la bataille d'Auray (1364), Bertrand de Saint Pern se livra avec les sires de Matignon et de Montbourcher, pour sûrté de la rançon de du-Guesclin, fixée à 100,000 livres. Charles de Blois, qui trouva le terme de ses jours et de sa longue querelle avec Jean de Montfort dans cette fatale journée, avait récompensé la valeur de du-Guesclin, en 1357,par le don en toute propriété des ville, château et territoire de la Roche Derrien. Le connétable avait besoin d'un chef intrépide et qui lui fut personnellement dévoué pour la défense de cette place, alors une des plus fortes de la Bretagne; il en confia le commandement à Bertrand de Saint Pern avec les pouvoirs les plus étendus. Son autorité y était telle "qu'aucuns droits ni subvention ne pouvaient s'y percevoir sans qu'il en donnât ses lettres de permission du duc, et qu'il les fit publier lui même au ban de ladite ville". Bertrand de Saint Pern avait épousé en 1360 Catherine, dame de Champalaune, fille d'Eon, seigneur dudit lieu et de Jeanne de la Roulaie, avait laquelle il vivait encore le 10 janvier 1404. Leurs enfants furent :


 

1° -Geoffroi -qui suit

 


2° -Jean de Saint Pern, auteur de la branche des seigneurs de Cohan

 


3° -Juhaël de Saint Pern, qui fut au nombre des seigneurs choisis par le duc Jean, suivant son ordonnance du 8 mai 1418 pour accompagner ce prince dans le voyage qu'il fit en France

 


4° -Jeanne de Saint Pern, abbesse de Saint George en 1432


 

V -Geoffroi de St Pern, chevalier, seigneur de Ligouyer, épousa vers 1390, Jeanne Milon de la Villemorel (voir Histoire de Broons : le manoir de la Ville Morel), fille de Pierre, seigneur dudit lieu à Broons et de Jeanne d'Yvignac. Elle est qualifiée madame et veuuve dans des reconnaissances qu'elle reçut de ses vassaux les 16 mai 1408 et vendredi après la Saint Barnabé apôtre, 1409. Geoffroi en eut :

 


1° - Bertrand III -qui suit

 


2° -Jeanne de Saint Pern, mariée avec Geoffroi, seigneur de Tixus dont elle était parente.

 

VI - Bertrand de Saint Pern, IIIe du nom, chevalier, seigneur de Ligouyer et de Champalaune entra très jeune au service. On voit par un extrait des archives de la chambre des comptes qu'il fut compris au rang des nobles d'ancienne extraction das la réformation de 1407. Les preuves de la cour citent cinq actes des 10 février 1430, 19 septembre 1432, pénultième octobre 1436, 25 juillet 1439 et 18 février 1443 dans lesquels Bertrand de Saint Pern a les qualités de messire et de chevalier. Il avait successivement épousé

 


1° Jeanne de la Houssaie, morte avant l'année 1439(voir la Houssaye en Saint Maden et ses possesseurs)  

 


2° Jeanne Le Prévost, mentionnée dans une transaction sur partage du 24 novembre 1493.


 

Ses enfants furent :


 

1° -Jean Ier du nom-qui suit

 


2° -Philippote de Saint Pern, mariée , le 25 juillet 1439, avec Pierre de Prochart, écuyer, seigneur de la Bouyière, qui en eut plusieurs enfants


 

VII -Jean de Saint Pern, Ier du nom, chevalier, seigneur de Ligouyer et de Champalaune, comparu à toutes les convocations de la noblesse de l'évêché de Saint Malo, notamment aux années 1477; 1478; 1780, 1781 et 1483, armé à blanc, avec un page portant sa lance, un coutelier et un archer armé de brigandine, ainsi qu'il se voit par un extrait tiré des archives de la chambre des comptes. Bertrand de Saint Pern fut employé et mis au rang des nobles dans la réformation de l'année 1483, et mourut avant l'année 1493. Il avait épousé le 26 juillet 1475, Isabeau de Lorgeril (voir Généalogie de la famille de Lorgeril), fille de feu Jean, seigneur de Repentigné, et de Marie Madeuc, dame de la Tourmole. Il laissa de ce mariage :


 

1° -Simon -qui suit

 


2° -Pierre de Saint Pern, écuyer, seigneur de la Hongueraye marié avec Arthuse de Bec-de-Lièvre, veuve de Jean Le Saige, seigneur de la Gontaye, et fille de Pierre de Bec-de-Lièvre, seigneur du Boisbasset et du Haubois, capitaine de la ville de Guérande, et de Jeanne de Bourgneuf de Cucé


 

VIII -Simon de Saint Pern, écuyer, seigneur de Ligouyer et de Champalaune, comme fils aîné et héritier principal et noble de feu Jean de Saint Pern, fils de messire Bertrand de Saint Pern, aussi fils aîné et héritier principal et noble de feu Jeanne Milon, transigea par acte du 11 octobre 1497, passé sous le sceau de la cour de Rennes, avec Jacques Milon, chevalier, seigneur de Villemorel, fils de feu messire Bertran Milon, seigneur de la Villemorel, fils de Pierre Milon, frère de ladite Jeanne, à raison de cent sous de rente que Jacques Milon était redevable à Simon de Saint Pern sur la dot de cette dame, et dont il fit l'assiette sur des dîmes qui lui appartenaient en la paroisse de Caulnes, diocèse de Saint Malo. Simon épousa, le 13 février 1512 Jeanne Le Roy, laquelle eut en dot 3,000 écus à 29 sous de Bretagne, pièce. Elle était fille de feu Jean le Roy, et nièce de Thomas le Roy, archidiacre de Ploëcastel et chanoine de Rennes. Jeanne le Roy, restée veuve de Simon de Saint Pern, comme mère et tutrice de Judes de Saint Pern, fils aîné et héritier principal et noble, transigea par acte du 12 décembre 1537, passé devant Melin et de la Faye, notaires de la cour de Rennes, avec noble et puissante dame Hélène de Rohan, femme de noble et puissant seigneur François, sire de Maure, du Plessix Anger, etc. , et fille aînée et héritière principale de damoiselle Guionne de Lorgeril, laquelle par représentation de Jean de Lorgeril, mari de Françoise de Parthenay, son père, était aussi héritière principale et noble de Marie Madeuc, dame de la Tourmole, son aïeule paternelle, veuve de Jean de Lorgeril, seigneur de Repentigné. Par cette transaction et à raison des droits de ladite Isabeau de Lorgeril, représentée par Judes de Saint Pern, la jouissance du moulin de Caulnes fut assurée à ce dernier et à sa mère, après la mort de Marguerite de Rohan, dame de Pontcallec. Simon de Saint Pern avait eu de son mariage avec Jeanne le Roy un fils et deux filles :

1° -Judes -qui suit

 


2° -Françoise de Saint Pern, mariée le 15 octobre 1559 avec Gui du Chastellier, seigneur du Plessis-Marsillé, lequel fut tué dans les guerres civiles

 


3° -Marie de Saint Pern, ne fut pas mariée

 

 

IX -Judes de Saint Pern, écuyer, seigneur de Ligouyer et de Champalaune, chevalier de l'ordre du roi, connétable de Rennes, qualifié noble et puissant seigneur, comme le furent depuis tous les aînés de ses descendants, fut nommé par le roi Charles IX, le 16 avril 1574, chevalier de l'orde du Roi, en récompense de ses vertus, mérites et vaillance. Durant les troubles qui agitèrent long-temps le royaume, Judes de Saint Pern soutint constamment le parti du roi, et eut ses biens saisis par le duc de Mercoeur, chef des troupes de la Sainte Union (la ligue) en Bretagne. C'est ce que rappellent des procès verbaux et des baux à ferme des 20 octobre 1589, 5 juillet et 1er septembre 1593, 26 avril et 4 août 1594, lesquels énoncent que les terres des Saint Pern avaient été saisies, leurs maisons brûlées et saccagées, leurs meubles et papiers pillés et enlevés, parce qu'ils étaient du parti du roi contre la Ligue. Judes avait épousé :

 


1° par contrat du 4 octobre 1543 Renée de la Marzelière, dame de la Loquetaye, fille de feu noble et puissant seigneur Renaud, sire de la Marzelière, et de Gillette de Pontrouault, sa seconde femme

 


2° le 31 décembre 1561 Catherine de Chateaubriant, veuve douairière de haut et puissant seigneur Jean de Coëtquen, sire du Bois de la Motte et de Tremereuc, et fille de Jean de Chateaubriand, IIe du nom, seigneur de Saint Léger et de Peneroy, écuyer du roi et gouverneur du château de Houdan, et de Marguerite de des Planches, dame de Tannay. Judes mourut à Rennes le 17 mars 1595. Ses enfants furent :

 

 

1° -Jacques de Saint Pern, seigneur de Ligouyer, qui fut tué en 1588 devant Saint Marcellin en Dauphiné, où il commandait un corps pour le service du roi. De son mariage, contracté le 23 mars 1585 avec Yolande de Bouré, fille de René de Bouré, seigneur de Jarzé, au Maine, chevalier de l'ordre du roi, gentilhomme de sa chambre, capitaine de son chevau-légers, et de Françoise de la Chapelle, laquelle se remaria, il n'avait eut qu'une fille nommée : Renée de Saint Pern, qui mourut jeune

 


2° -René Ier -qui suit


 


3° -Charles de Saint Pern, marié 1° le 10 juin 1577, avec Charles de la Lande, écuyer, seigneur de la Lande de Myrouer; 2° avec Jacques de Couespelle, seigneur de Carbeil, des Vaux, de Plumoison et de Rochefort. Elle mourut sans enfants et sa succession revint à son frère René

 


4° -Jeanne de Saint Pern, mariée le 13 janvier 1571, avec François de Fay, écuyer, seigneur du Guillay


 

du second lit

 


5° -Jean, IIe du nom, auteur de la branche des seigneurs châtelains du Latay


 

X -René de Saint Pern, Ier du nom, chevalier, chevalier, seigneur de Ligouyer de Champalaune, de la Loquetaye, etc., connétable de la ville de Rennes, épousa, par contrat du 20 septembre 1588, Gabrielle du Parc de Locmaria, fille et héritière en partie de feu haut et puissant seigneur messire François du Parc, seigneur du Parc et de Locmaria, et de haute et puissante Claude de Boiseon. René de Saint Pern, fut chevalier de l'ordre du roi. Le 20 mai 1598, il donna en partage à Jean de Saint Pern, son frère puîné, la terre du Latay, qui ne valait alors que 500 livres de rentes. René mourut avant l'année 1637, ayant eu de Gabrielle du Parc-Locmaria (voir Généalogie de la famille du Parc de Locmaria)  :


 

1° -René, IIe du nom -qui suit

 


2° -Jean de Saint Pern, mort avant l'année 1637

 


3° -Claude de Saint Pern, mort avant l'année 1637

 


5° -Amaurie de Saint Pern, femme par contrat du 5 février 1622 de messire Fernand Marie, seigneur de la Higourdaye, chevalier de l'ordre du roi

 


6° -Anne de Saint Pern, morte sans alliance


 

XI -René de Saint Pern, IIe du nom, chevalier, seigneur de Ligouyer de Champalaune, de la Loquetaye, etc., chevalier de l'ordre du roi hérita de trois de ses frères et soeurs, morts jeunes sans postérité, et partagea en ainé, par acte du 21 décembre 1637, avec son beau-frère le seigneur de la Higourdaye, veuf d'Amaurie de Saint Pern, René avait épousé le 13 janvier 1618, Mathurine de Saint Gilles, dame de la Bouyares, fille de messire Gilles de Saint Gilles, chevalier, seigneur de Perronnay, de la Durantaye, de la Ville Auffray, etc., et de Louise Thomas de la Caunelaye. René de Saint Pern, sur la fin de ses jours, voulant se retirer du monde pour se livrer tout entier aux paratiques de la dévotion transporta tous ses biens titres et privilèges à son fils Gabriel; et par testament, il prescrivit sa sépulture à la porte de l'église, voulant, disait-il "que celui qui oendant sa vie d'un moment avait pu fouler quelques uns des habitants, ses vassaux, fut long temps foulé par eux...qu"il ne fût pas possible d'entrer dans l'église de Saint Pern sans poser le pied sur sa tombe; invitant ainsi ceux de ses descendants qui pourraient se laisser aller à l'orgueil ou à l'injustice, à penser à la brièveté de la vie, à l'égalité de la mort, à l'abaissement du tombeau !..." Il mourut en 1656, laissant deux fils et une fille :


 

1° -Gabriel -qui suit

 

2° -Jean, IIe du nom, auteur de la branche des seigneurs de la Tour-Barançon


 

3° -Jeanne de Saint Pern, mariée avec Claude de Derval, seigneur de Brondineuf, par acte passé à Rennes le 17 juin 1660


 


XII -Gabriel de Saint Pern, IIe du nom, chevalier, seigneur de Ligouyer de Champalaune, de la Loquetaye,de la Villenoul, de Launay, de Hay, de la Picquelaye, du Fost, etc., fit, le 5 décembre 1668, les preuves nécessaires par devant la chambre établie pour la réformation de la noblesse de Bretagne, et fut reconnu noble d'ancienne extraction et maintenu dans la qualité de chevalier par arrêt du 13 du même mois. Il avait épousé au château de Gradisseul, évêché de Saint Brieuc le 27 septembre 1651, Marie de Forsans, fille aînée de feu messire Jean de Forsans, chevalier, seigneur de Gardisseul, de Saint Riue, de la Roche du Collier, etc., et de dame Marie des Landes. De ce mariage sont prevenus :
 


1° -Joseph Hyacinthe -qui suit

 


2° -Marie Mathurine de Saint Pern, baptisée le 15 avril 1658, mariée à Gui de la Lande, seigneur du Loup-Trégomen, dont elle eut plusieurs enfants

 


3° -Aimée de Saint Pern, morte jeune, sans avoir été mariée


 

XIII -Joseph Hyacinthe de Saint Pern, chevalier, seigneur de Ligouyer de Champalaune, de la Villenoul et autres lieux né le dernier février 1657 et baptisé le 15 avril 1658, capitaine de la noblesse de l'évêché de Saint Malo, poste honorable que plusieurs Saint Pern avaient successivement occupé avant lui, reçut du duc de Chaulnes, en 1689, l'ordre d'assembler sa compagnie. Du mariage qu'il contracta à Saint Brieuc le 27 février 1683 avec Julienne Marie Botherel Quintin, dame de la Villegeffroy, fille unique et héritière de Claude de Botherel-Quintin (voir Généalogie des Seigneurs de Quintin du XIIIe au XVe siècle) et de Louise le Noir, sont issus :


 

1° -Joseph Hyacinthe de Saint Pern, mort jeune et sans postérité

 


2° -Pierre Mathurin Bertrand -qui suit

 


3° -Bonaventure Hilarion de Saint Pern, né le 17 avril 1689. Il fut réçu page du roi, en la grande écurie, le 8 avril 1704 et servit ensuite dans les mousquetaires. Il épousa le 6 juin 1719, Louise Hyacinthe de Derval de Brondineuf (voir La seigneurie de Brondineuf en Sévignac, page n° 2), qui le rendit père de trois fils :

 


a) Marc de Saint Pern, servit dans ma marine et périt à Brest, sur le vaisseau le Superbe en 1759

 


b) Judes Gilles de Saint Pern, né le 10 juin 1726. Il entra jeune au service, se trouva en 1745 à la bataille de Fontenoy, fit toute la guerre de sept ans et fut blessé à Crewelt et à Minden. Il était alors capitaine dans les carabiniers de Monsieur. Réformé à la paix de 1762, il est mort à Dinan le 28 mai 1796, n'ayant point de postérité du mariage qu'il avait contracté le 9 novembre 1773 avec Adélaïde Marie de Saint Pern, sa nièce à la mode de Bretagne

 


c) Hilarion de Saint Pern, né en 1728, qui servit dans le régiment de Penthièvre, cavalerie. Il épousa Françoise Boschal, dont il n'eut que des filles


 

4° Judes Vincent de Saint Pern, lieutenant général des armées du roi, commandeur de l'ordre de Saint Louis, né en 1694. Entré au service officier dans le régiment du Roi le 18 février 1713, il fit ses premières armes au siège des Landes et assista la même année à la défaite du général Vaubonne, ainsi qu'au siège et à la prise de Fribourg. Il devint successivement capitaine réformé et capitaine en pied au même corps les 5 avril 1718 et 8 avril 1722. Les campagnes d'Italie lui offrirent de fréquentes occasions de signaler son courage. Il combattit aux sièges de Gerra d'Adda, de Pizzighitone et du château de Milan en 1733; l'année suivante à ceux de Sarravale, de Novarre et de Tortonne, à l'affaire de Colorno et aux batailles de Parme et de Guastalla. Le 6 juin 1741 il fut nommé au rang de colonel du régiment de la Marche, Infanterie. Il contribua à chasser les Autrichiens de la Bavière en 1744 fit plusieurs campagnes sous le maréchal de Noailles puis sous celui de Saxe. Il mourut le 8 mai 1761 à Franfort sur le Mein, il était alors général et avait reçu la promesse de Louis XV d'être nommé à la première place de maréchal de France qui viendait à vaquer

 

 

Pont de Brondineuf

(vu par M. Bernard Roullois)

XIV -Pierre Mathurin Bertrand de Saint Pern, seigneur de Ligouyer, né à Ligouyer le 15 septembre 1687, baptisé le 20 avril suivant dans l'église paroissiale de Saint Pern, conseiller au parlemenr de Bretage, est le seul aîné de cette branche qui ait suivi la carrière de la magistrature. Le 23 septembre 1715, il épousa au château de Brondineuf, évêché de Saint Malo, Marie Françoise Angélique de Derval, dame de Couëllan, née à Brondineuf le 9 juin 168, fille aînée et héritière principale de messire Jean Baptiste de Derval, seigneur de Brondineuf, et de dame Renée Catherine Hay de Couëllan. (voir Le château de Couellan en Guitté)L'acte de célébration de mariage et les dispenses nécessaires comme parents au 3° degré, sont inscrits au registre de l'église de Broons à la date du 3 octobre 1716. Aussitôt après son mariage Pierre Mathurin Bertrand de Saint Pern quitta Ligouyer pour venir habiter Couëllan, dont le séjour se rapprochait de Brondineuf où résidaient les parents de son épouse. Il mourut à Rennes,le 17 février 1725. Son corps fut transportéle lendemain dans l'église de Saint Pern. Il y fut inhumé dans le choeur, où son tombeau se voit encore. Son convoi était accompagné par un grand nombre d"écclésiastiques de Rennes, auxquels se joignit le clergé de toutes les paroisses qu'il traversa de Rennes à Saint Pern. Sa veuve ne lui survécut que six ans. Elle mourut le 18 janvier 1751, à Paris où elle avait été obligée de se rendre pour suivre un procès important, auquel avait donné lieu la succession de François Hay, son oncle. De leur mariage sont issus:

 

 

1° -René Célestin Bertrand -qui suit

 

 

2° -Bonaventure, chevalier de Saint Pern, seigneur de Ligouyer en 1751, par suite du partage que lui fit son frère ainé Il entra au service le 19 août 1735 comme lieutant en second au régiment du Roi, qu'il joignit à l'armée d'Italie. Il se trouva avec son oncle le marquis de Saint Pern aux sièges de Beggio, de Reggiolo et de Revéré. Il servit aussi en 1741 à la prise de Prague, au combat de Sabay, au ravitaillement de Frauenberg et assita à la belle défense de Prague sous le maréchal de Belle Isle. Il fut aussi présent aux sièges de Menin, Ypres et Furnes et au siège de Fribourg. En 1758 on le trouve lors de la bataille de St Cast contre les Anglais puis accompagnant les troupes de Lafayette lors de la Guerre d'Indépendance des Etats Unis d'Amérique en 1776. Il avait épousé le 24 mai 1762 Reine Marie Josèphe du Vargier, dame de Kernot, fille de messire Jacques René du Vergier, chevalier seigneur de Kerholay, de Kernot et autres lieux, et de dame Marie Jeanne de la Pierre. Il a laissé un fils et une fille :

 


a) Bertrand Marie Hyacinthe de Saint Pern de Ligouyer, né à Quimperlé le 7 novembre 1763. Il entra au service sous lieutenant de dragons le 1er septembre 1779 et fut nommé sous capitaine réformé dans le régiment de Languedoc, même arme le 3 janvier 1785. Emmigré au commencement de la révolution, après la dissolution de l'armée des princes français, il passa au service de l'Angleterre. Son régiment fit partie des troupes anglaises envoyées pour défendre Saint Jean d'Acre contre les Français; il fut tué pendant le siège de cette place

 


b) Anne Marie de Saint Pern, héritière de la terre de Ligouyer. Elle se fit religieuse et mourut le 6 janvier 1819 à Quimperlé, au couvent des dames du Saint Sacrement qu'elle avait fondé. Elle laissa la plus grande partie de sa fortune à ce couvent et le reste à Mlle du Quilio, dame de MLié, sa nièce du côté maternel, aujourd'hui propriétaire de la terre de Ligouyer.

 

 

Couëllan en Guitté

XV -René Célestin Bertrand, marquis de Saint Pern, chevalier, seigneur de Couëllan, de la Hardouinaie (voir Le château de la Hardouinaye en Saint Launeuc), de Saint Jouan (voir La seigneurie de Saint-Jouan), de Caulnes, de la Chapelle Blanche, de Merdrignac (voir Les possesseurs de la seigneurie de Merdrignac), de Chamapalaune, etc., né au château de Brondineuf, commune de Sévignac, le 4 septembre 1716, fut élevé à Paris au collège Louis le Grand. Encore enfant quand il perdit ses parents, il eut pour tuteur son oncle, le marquis de Saint Pern, lieutenant général des armlées du roi. Quand ses études furent terminées, il entra dans le régiment du Roi, et quitta le service aussitôt qu"il eut atteint sa 25e année. Son frère et ses soeurs étant parvenus à leur majorité, il fit, les partages le 28 février 1751, et donna au premier la terre de Ligouyer, dont il cessa depuis lors de porter le nom. Lorsqu'en 1758 les Anglais firent une descente en Bretagne, M. de Saint Pern se réunit à la noblesse de l'évêché de Saint Malo, et eut l'honneur de commander une des divisions qui marchèrent contre l'ennemi. Il avait épousé le 13 février 1741, Marie Philippe de Lolivier de Saint Maur, fille de messire Sébastien de Lolivier chevalier comte de Saint Maur, et de dame Marguerite de Vovire. Le mariage eut lieu en l"église de la Toussaint à Rennes, et la bénédiction nuptiale dut donnée aux époux par messire René de Saint Pern, recteur de Bedé. Au moment où la révolution éclata, le marquis de Saint Pern possédait une fortune considérable. Père d'une nombreuse famille, il comptait cinq fils au service de l'état, jouissait d"une grande considération et s'occupait avec ardeur de l'amélioration de ses terres, particulièrement de celle qu'il habitait. Obligé en 1792, comme presque tous les membres de la noblesse, de quitter la campagne, il se rendit d'abord à Dinan, où il fut mis en surveillance, et delà à Saint Malo. Il y fut incarcéré avec son épouse le 12 octobre 1795, puis envoyé à Paris. Un jugement du tribunal révolutionnaire du 2 messidor an 11 (20 juin 1796) prononçant en masse sur un grand nombre d'accusés, condamna la marquise de Saint Pern avec plusieurs de ses parents et amis à la peine de mort. Elle était alors âgée de 70 ans. Son mari n'avait pas encore été jugé; il était tellement aimé dans le pays où il avait si longtemps répandu les bienfaits, que toutes les administrations et tous les habitants se réunirent pour le réclamer. Il fut mis en liberté, mais peu de jours après il succomba à ses chagrins. Tous ses biens étaient encore sous le séquestre mis par l'état et sa famille dispersée par la révolution. Les enfants qui lui survécurent furent :

1° -Bertrand Auguste -quit suit

 


2° Philippe Vincent, marquis de Saint Pern, né à Rennes le 15 septembre 1756, second fils de René Bertrand Célestin, marquis de Saint Pern, et de Marie Philippe de Lolivier de Saint Maur, entra dans la marine en 1772, fut nommé lieutenant de vaisseau en 1782, chevalier de l'ordre de Saint Louis en 1787, et capitaine d vaisseau le 20 janvier 1815. Il est décédé à Jugon le 10 mars 1834.

 

Il avait épousé le 10 février 1784 Marie Louise Jeanne Nicole de Longvilliers de Poincy, née à la Martinique le 15 septembre 1766. Il en eut beaucoup d'enfants, dont un seul lui survécu nommé :

 


a) Bertrand Joseph Marie Cécile de Saint Pern, né le 24 mai 1799 à l'Île de la Trinité en Amérique, marié

 

 

1° le 24 octobre 1820 avec Marie Julie Magon de Saint Elier;

 

2° le 7 novembre 1827 avec Marie Désirée de Saint Pern, sa cousine germaine, les enfants sont :

 

du premier lit :

 


Bertrand Paul Marie de Saint Pern, né à Dinan le 20 février 1823

 


du second lit:

 


Arthur Paul Marie de Saint Pern, né à Dinan le 1er avril 1831

 


Joseph Marie de Saint Pern, né à Dinan le 15 mai 1832

 


Henri de Saint Pern, né à Jugon le 2 mai 1833

 


Alix Marie de Saint Pern

 


Marie Thérèse de Saint Pern

 

 

3° -Paul Henri, comte de Saint Pern, né à Rennes le 24 octobre 1754. Il entra au mois de juin 1772, sous lieutenant dans le régiment du Berry, où il fut promu au grade de capitaine en juillet 1779. Au moment de la révolution, il quitta le service et émigra. Il fut nommé lieutenant colonel et chevalier de l'ordre de Saint Louis en 1816. Il habite le château de Brondineuf, arrondissement de Dinan. De son mariage avec Louise Hyacinthe de Saint Pern sa cousine, sont issus :

 

 

 

Louise-Mathurine-Hyacinthe de St-Pern

 

 

a) René de Saint Pern, né en 1784, décédé en 1802

 

 


b) Alderick de Saint Pern, né en avril 1789. Entré au service en avril 1808, il fit la guerre d'Espagne et fut tué près de Bayonne en 1814, alors capitaine dans le 59e de ligne

 

 

c) Marie Aimée de Saint Pern, né à Saint Brieuc le 23 mars 1787, mariée à Brondineuf, en juillet 1813, à Bernard de Landais, capitaine de gendarmerie, chevalier de l'ordre de Saint Louis. Elle habite près de Saint Brieuc

 


d) Amélie de Saint Pern La seigneurie de Brondineuf, page n° 3, née le 5 octobre 1791, mariée le 4 mai 1813 avec Alexandre de la Lande Calan. Elle habitait Saint Brieuc. Elle hérita de la seigneurie de Brondineuf.

 

 

4° -Jean Louis Bertrand de Saint Pern, chevalier de Saint Pern, né à Rennes le 27 février 1757, 4e fils de René Bertrand Célestin , marquis de Saint Pern, est entré aux pages de la grande écurie, le 14 juillet 1774. Sous lieutenant dans le régiment de Berry, cavalerie le 8 mai 1779, il devint capitaine au même corps, le 19 juin 1785, émigra en septembre 1791, servit dans l'armée du priince de Condé, puis dans les hulans autrichiens enfin dans les partisans royaux en Bretagne sous M. de la Puisaye. Il avait épousé en juin 1806, Charlotte Félicité du Han, chanoinesse d'Epinal, fille de Léopold, comte du Han du Groshemstroff, et de dame Françoise Marsanne. En 1815, M. de Saint Pern fit partie des royalistes qui prirent les armes dans le Morbihan, et fut tué près le bourg de la Trinité, arrondissement de Ploërmel, dans une affaire contre une colonne mobile. Son fils :

 

 


a) Frédéric de Saint Pern, entra au service en 1803 dans le 3e régiment d'infanterie à cheval. Il a fait les campagnes d'Autriche, de Prusse et de Pologne en 1805, 1806 et 1807, la guerre d'Espagne de 1809 à 1813, et les campagnes de France de 1813 à 1814. Il fit partie de l'armée qui se retira sur la Loire en 1815. Il s'est trouvé aux batailles d'Iéna, Lubeck et Friedland, à plusieurs autres batailles et à nombre de combats en Espagne,au siège de Cadix, à la prise de Chinchilla où il se distingua, et fut proposé pour la décoration de la Légion d'Honneur qu'il n'obtint que le 4 octobre 1814. Il est maintenant capitaine commandant l'artllerie à Granville.

 

 

5° -Anastase Joseph de Saint Pern, né en né à Rennes, le 15 mars 1760, cinquième fils de René Bertrand Célestin, marquis de Saint Pern, et de Marie Philippe de Lolivier de Saint Maur, entra dans la marine royale le 1er juin 1776. Il a fait la guerre que soutint la France pour l'indépendance des Etats Unis d'Amérique. Il était lieutenant du vaisseau en activité et distingué par ses services, lorsqu'il mourut à Saint Domingue en 1794. Il avait épousé à la Martinique, le août 1792 Marie Louise Jacques de Longvilliers de Poincy, née dans cette île le 4 décembre 1768, fille de messire Jacques Philippe de Longvilliers de Poincy, chevalier seigneur de Bellebrune, et de dame Marie Jeanne White. De ce mariage est issu :

 

 

a) Joseph Christophe Marie Philippe Paterne, comte de Saint Pern, né à l'Île de la Trinité le 25 mai 1793, propriétaire du château de Couëllan, maire de la ville de Dinan, membre du conseil général des Côtes du Nord, élu à la chambre des députés de ce département le 6 janvier 1835. Il a épousé à Dinan, le 1er avril 1816, Adèle Josèphine Magon de la Balue,sa cousine-germaine, fille d'Adrien Félicité Magon de la Balue, et de dame Anne Félicité de Saint Pern

 

( de ce mariage sont issus Paul Marie Emmanuel Bertrand de Saint Pern, né à Dinan le 24 février 1829; Anastasie Marie Pauline de Saint Pern; Hermine Marie de Saint Pern)

 

 

6° - Adélaïde Marie de Saint Pern, née à Rennes le 20 mai 1745, mariée à Couëllan, le 9 septembre 1773, avec Judes Gilles de Saint Pern de Brondineuf, morte à Dinan, le 23 janvier 1832

 


7° -Emilie Vincente de Saint Pern, née à Rennes le 24 janvier 1746, mariée le 25 novembre 1777 avec Gabriel Jean Raoul de Caradeuc de la Chalotais, fils du célèbre procureur général de Bretagne (voir Quelques personnages attachés au Parlement de Bretagne - Le château de Caradeuc à Longaulnay, en images)   

 


8° -Anne Félicité de Saint Pern, née à Couëllan le 19 juin 1764, mariée au même lieu le 25 janvier 1785 avec Adrien Dominique Magon de la Balue. Elle habite le château du Bois de la Roche, arrondissement de Ploërmel (Morbihan) ,

 

 

 

 

Anne Félicité de Saint Pern

 

 

XVI -Bertrand Auguste, marquis de Saint Pern, chevalier, seigneur de Couëllan né à Rennes le 23 mai 1742, entra au service où il ne resta que peu de temps. Il est décédé au château de la Bruyère en Saint Launeuc (voir Le château de la Bruyère en Saint Launeuc) le 8 septembre 1812. Il avait épousé

 

1° le 23 mars 1772 Françoise Marie Jeanne Magon de la Balue;

 

2° Marie Toussainte Cornier. Il a eu :

 


du premier lit

 


1° -Honoré Marie Bertrand de Saint Pern, né à Rennes au mois de février 1777, condamné à mort avec sa mère par lr tribunal révolutionnaire de Paris le 1er thermidor an II (19 juillet 1793), alors âgé de seize ans et demi

 


2° -Anne Laurence Marie Céleste de Saint Pern, née en 1775 mariée en 1788 avec Toussaint François Joseph, marquis de Cornulier

 

 

du second lit

 


3° -Honoré Marie Bertrand de Saint Pern, né le 19 décembre 1798

 


4° -Isidore Marie Bertrand de Saint Pern, né le 12 avril 1801, marié le 12 février 1833, avec Victoire Claire Brock de la Tavellière

 


5° -Marie Désirée de Saint Pern, mariée le 7 novembre 1827 avec Bertrand Joseph Marie Cécile de Saint Pern, son cousin germain

 


6° -Augustine Marie Josèphe de Saint Pern, mariée le 14 mai 1832 à Frédérick Lecours de la Villesbassetz, avocat, ancien procureur du roi

 

 

 

La branche des seigneurs châtelains du Latay en la paroisse de Guenroc

X 5° Jean de Saint Pern, IIe du nom, chevalier, fils puîné de Judes de Saint Pern, seigneur de Ligouyer et de Chapalaune et de Catherine de Châteaubriand, sa seconde femme, naquit le 30 septembre 1562, et eut pour parrain Jean de Châteaubriand, sire de Beaufort. Par le partage fait noblement et passé sous le sceau de la cour de Rennes le 20 mai 1598, il devint possesseur des terres du Lattay et en prit le nom. Il se qualifia aussi seigneur de Saint Jean, de la Houssaie et du Galpic, en 1618, Jean de Saint Pern fut conseiller au parlement de Bretagne, et épousa le 6 août 1598, Anne Levesque, fille de Guillaume Levesque, seigneur de la Haye et juillet Levesque et de Saint Jean, et de Jeanne Robinault. Ils ont eu pour fils :

 

 

XI -Jean de Saint Pern, IIe du nom, chevalier, seigneur du Latay, de Predalun, du Galpic, de Plelan, de la Prévotaie, nommé conseiller du roi en ses conseils d'état, privé, et de ses finances par lettres patentes du 6 novembre 1662. Louis XIV érigea en sa faveur la terre du Lattay en châtellenie (voir le château du Lattay en Guenroc, ses possesseurs, page n° 1 - le château du Lattay en Guenroc, ses possesseurs, page n° 2), avec foires et marchés au bourg de Guenroc, situé au bout des avenues du Lattay, en considération et pour récompense, portent les lettres patentes, des services qu'à l'exemple de ses aïeux Jean de Saint Pern continuait à rendre à l'état. Les dites lettres furent vérifiées et enregistrées par arrêt de la chambre des comptes de Bretagne des 17 septembre 1648 et 3 juillet 1649. Il avait épousé le 4 août 1630, Hélène de la Noue, fille de Guillaume de la Noue, seigneur de Grigné de Vaubreton et d'Anne de Cornulier. Il mourut en 1672, laissant


 


 

1° -Pierre -qui suit

 

 


2°-Charles Joseph de Saint Pern, docteur en Sorbonne en 1668

 

 


3°-Charles de Saint Pern,qui fit ses preuves pour l'ordre de Saint Jean de Jérusalem le 19 mai 1662. Ce chevalier fournit une brillante carrière. Il remporta de nombreux avantages sur les barbaresques, et se distingua tellement dans ses combats journaliers qu'il leur livrait et par les pertes qu'il leur faisait éprouver que le bey de Tunis envoya une flotte à sa poursuite. Cahrles de Saint Pern enveloppé par des forces supérieures, fut pris, après avoir soutenu un mémorable combat, dont les journaux de France, de Hollande et de Madrid ont rendu un compte détaillé dans les numéros des 20 et 26 avril 1667. Conduit à Tunis, il fut réduit à l'esclavage, comme le prouvent ses lettres et notamment celle du 12 juillet 1667, contenant le récit de ses malheurs. Dans leur session de la même année, les états de Bretagne prenant en considération la grande valeur dont le chevalier de Saint Pern du Latay avait donné tant de preuves, les glorieux combats qu'il avait soutenus contre les infidèles et sa belle defense lorsqu'accablé par le nombre, il fut forcé de ses rendre, vota un fonds pour payer sa rançon. Il mourut à Dinan en 1675

 


4° Gabrielle de Saint Pern, épouse de Julien Guichart, seigneur de la Vigne.

 

 

XII -Pierre de Saint Pern, seigneur du Latay, né le 27 mai 1633, conseiller puis président au parlement de Bretagne, épousa

 

 1° Vincente Le Gouvello;

 

2° Yolande de la Marche, morte en 1689, fille de Louis de la Marche, seigneur de Saint Fors et de Rose de Trevurec;

 

3° N...Ebernard. Il fut maintenu dans sa noblesse d'ancienne extraction, conjointement avec les autres branches de la maison de Saint Pern, par arrêt de la chambre, établie pour la réformation de la noblesse de Bretagne en 1669. Ses enfants issus du second lit furent :

 


1° -Jean Bertrand de Saint Pern, vivant en 1698, mort sans postérité

 


2° -Louis Célestin -qui suit

 


3° -Joseph Placide de Saint Pern, mort sans postérité

 


4° - Eléonore de Saint Pern, religieuse en l'abbaye Saint Georges de Rennes

 

 

XIII -Louis Célestin de Saint Pern, seigneur du Latay, etc., avait été destiné à l'ordre de Malte. Mais à la mort de son frère aîné, il quitta cette carrière, et entra au service où il parvint au grade de colonel. Il eut de son union avec dame Françoise de Kersauson pour fils aîné et principal héritier Pierre Placide qui suit :

 

 

XIV -Pierre Placide de Saint Pern, seigneur du Latay. Lors du débarquement des Anglais à Saint Cast, il marcha pour les combattre avec son père et son oncle, René Célestin Bertrand de Saint Pern. Dans la nuit du 9 septembre 1758, il fut détaché à la tête de 600 hommes pour éclairer la marche de l'ennemi, qui venait de passer le Guildo, et se portait vers Jeguhel et le bois du Val. Il les attaqua plusieurs fois et fut l'un de ceux qui se distinguèrent dans cette glorieuse affaire. Louis Célestin, père de Pierre Placide, faisait partie de la division que commandait René Célestin Bertrand de Saint Pern. Ce fut Pierre Placide de Saint Pern qui fit bâtir le château du Latay tel qu'on le voit aujourd'hui, et percer et planter les avenues qui y conduisent, mais par des dépenses excessives il dissipa entièrement sa fortune. Il avait épousé

 

1° demoiselle de Cornulier;

 

2 ° Nathalie de la Bourdonnaye de Lyré, dont il eut Louis François Toussaint -qui suit.

 

Baptême de Gillette Célestine de Saint Pern fille de Messire Louis Célestin en 1718 à Guenroc

 

XV -Louis François Toussaint de Saint Pern, seigneur du Latay, hérita de la fortune de sa mère; mais la passion du jeu et les dépenses inconsidérées l'eurent bientôt totalement dissipé. Il mourut à Dinan sans postérité, et en sa personne s'est éteinte la branche de Saint Pern du Latay. La terre qui porte ce nom située dans la paroisse de Guenroc, arrondissement de Dinan, n'appartient plus à la maison de Saint Pern.

 

 

Supplément d'informations fourni par M. Lainé.

 

La terre de Saint-Pern, appelée Sanctus Paternus dans les actes en latin qui la concernent, a reçu ce nom en commémoration de ce saint personnage. Située près de Bécherel, au diocèse de Saint-Malo, intendance de Nantes, elle a été de temps immémorial le patrimoine de la maison de Saint-Pern. Les premiers monuments qui la rappellent, ont un caractère de grandeur et de piété qui ne dément point cette illustre origine. Comme ils ont été récemment découverts dans les titres de l'abbaye de Saint-Nicolas d'Angers et des prieurés de Saint-Magloire de Lehon et de Saint-Jacques de Bécherel, nous en ferons le sujet d'une note supplémentaire à la généalogie de Saint-Pern.


 

1. Quirmarhoc, seigneur de Saint-Pern, chevalier, né vers l'an 1000, vécut sous les rois de France Robert II et Henri I, et sous Alain V et Conan II, ducs de Bretagne. Il épousa une darne nommée Rotrucie, sœur de Guillaume Grannast. Fondateur ou possesseur héréditaire de l'église de Saint-Pern, et plein de la ferveur de son siècle pour la restauration et l'agrandissement des communautés religieuses, il en fit don au monastère de Saint-Nicolas d'Angers avec la terre enclose, divisée par un fossé qui l'environnait, et qu'il transmit franche et exempte de tous droits, telle qu'il la possédait, sans en retenir aucunes coutumes. Toutefois, prévoyant le cas où des hommes de son fief, en se réfugiant sur la terre des moines, lui causeraient à lui-même un dommage, il fut statué que les religieux arrêteraient ces hommes, ou, s'ils ne pouvaient le faire, qu'ils les éloigneraient de leur terre, sauf ensuite audit seigneur à poursuivre son droit sur eux avec le consentement des moines.

A ce don, Quirmarhoc ajouta celui de deux charmées de terre, libres et franches de toutes coutumes. La cession de l'église de Saint-Pern fut consacrée par une solemnité qui en marque l'importance. L'abbé Arraud étant venu d'Angers en Bretagne à Saint-Pern, le jour de la fête du patron (sanctus Paternus), Quirmarhoc se rendit auprès de lui avec ses chevaliers et sa suite (cum suis militibus alque sua familia), accompagné de la vicomtesse de Dol, mère du vicomte Rivallon. Le troisième jour de la fête, Quirmarhoc fit don à l'abbé Arraud de sa dîme de Langoso jaloio, ainsi que de la moitié de son droit en toutes ses pêcheries. La charte de ce don, qu'il fit pour le salut des âmes de ses parents, de la sienne, de celle de son épouse et de celles de ses héritiers qui l'aideront à l'accroissement de cette église, fut déposée par lui sur l'autel de Saint-Pern en présence des moines et de beaucoup d'autres assistants. A la suite de la transcription de ces char tes (celle de la donation de l'église de Saint-Pern et celle peu postérieure du don de la dîme et des pêcheries) le cartulaire de Saint-Nicolas porte que Quirmarhoc se sentant près de mourir, se fit transporter à Saint-Pern, et défendit, sous peine d'anathème, d'enlever aux moines quelque chose de ce qu'il leur avait concédé. Après sa mort, il fut inhumé dans cette église (Cartulaire de Saint-Nicolas d'Angers; recueil de D Jousseau à la Bibliothèque nationale, t. II, no 596). (voir Fondation du Prieuré de Saint-Pern par Arthur de La Borderie)

II. Bressel, seigneur de Saint-Pern, succéda à son père vers 1060 et vivait en 1096. En cette année Guillaume Grannast son oncle, pour pourvoir aux frais de voyage' de Thibaud son frère, qui avait pris la croix pour se rendre à Jérusalem , vendit aux moine.s du prieuré de Saint-Pern, du temps de Natalis, abbé de Saint-Nicolas d'Angers, la -part qu'il avait au moulin sur la Rance. près de Plouasne, que les deux frères possédaient en commun, et 6t confirmer cette vente par son neveu Bressel, fils de Quirmarhoc (nepotem suum Bressel, fîlium Quirmarhoc). La charte de cette vente fut passée à Plouasne en présence de plusieurs garants et té moins nommés au degré qui suit.



III. Even, seigneur de Saint-Pern, né vers l'an 1075, fut présent en 1096 à la vente faite par Guillaume Grannast, son grand-oncle, à Garnier et Hingant, moines de Saint-Pern, de la moitié, du moulin dont on vient de parler. Guillaume donna pour pleiges per fidem de cette vente Guillaume de Plouasne, du tief duquel le moulin relevait, Eudes, fils de Judicaël et Bili de Plouasne, et pour pleins garants Geoffroi de Dinan, son fils Olivier, Evenum filium Bressel et Maifinit, frère du moine Hingant. (Cartulaire de Saint-Nicolas d'Angers, Bec. de D. Housseau, t. Il, n. 596). Il existe dans les titres une lacune de doux générations depuis Even. Sa postérité se divisa en deux branches. L'aînée conserva la terre de Saint-Pern, à 7 lieues et 1/2 au nord-ouest de Rennes.

La branche puînée eut en partage la terre de Ligouyer, située dans la paroisse de Saint-Pern. A ces deux bran ches appartenaient quelques sujets isolés que nous allons citer. Guillaume de Saint-Pern, moine de l'abbaye du Mont-Saint-Michel, fut présent, en 1158, à une do nation faite à ce monastère par Hugues, archevêque de Dol (D, Morice, Preuves pour servir à l'Histoire de Bretagne, t. I, fol. 774). Juhel de Mayenne, seigneur de Dinan, avait fait construire un étang sur des terres appartenant aux moines du prieuré de Saint-Magloire de Lehon. Les réparations qu'il fit faire à cet étang ayant causé des dommages aux religieux, pour les indemniser, il leur donna le tiers de la dîme du blé dans toute la paroisse de Saint-Magloire, dîme qui lui provenait d un échange fait avec Alain d'Anjou et Evan de Plouasne, et s'obligea pour lui et ses successeurs , à ne jamais construire de maisons sur les bords de cet étang.

Cet accord, d'environ 1210, fut confirmé par Gervaise, dame de Dinan, épouse de Juhel de Mayenne, en présence de Jarnigon de Mauny, sénéchal de Dinan, Raoul, son fils, Guillaume Morvan, Silvestre le Jeune. Pierre et Roland de Saint-Pern, frères, Olivier du Colombier, Gautier de Mauny, Olivier de Bellac, Eudes d'Evran. (Titres du prieuré de Lehon, cartulaire de l'abbaye de Marmoutier, t. III, p. 192). Vers 1218, du temps de Thibaud, prieur de Saint-Jacques de Becherel, à la suite du don fait à ce prieuré par Roland de Dinan, du 8e qui lui appartenait en la dîme de Plouasne, il y eut un accord fait entre les moines et tes possesseurs des sept au tres huitièmes, savoir Roland, vicomte de Poudouvre, Raoul d'Espinay, Thomas de Bellac, Olivier d'Espinay, Raoul de l'isle, Hamon, fils de Henri et Robert de Broon, lesquels abandonnèrent aux moines tout ce qui leur appartenait en la dîme de Trogor. Cet accord fut passé en la cour et sous le sceau de Juhel de Mayenne, seigneur de Dinan , en présence de Jarnigon de Mauny, -sénéchal, Gautier de Mauny, Raoul d'Espinay, Thomas de Bellac, Hervé de Longaulnay, Hamon Blanchard, Lucas de la Porte, Raoul le Ferron, Jean de Saint-Pern, Guillaume de Maurans, etc. (Titres du prieuré de Bé- cherel; cartulaire de Fablaye de Marmoutier, t. III, p. 342). Roland de Saint-Pern intervint dans une enquête faite en 1235 pour l'évêque de Dol, l'abbé de la Vieuville et Pean de Dol, au sujet des exactions et dommages que leur avaient causés les chevaliers et gens de guerre du comte Pierre Mauclerc (Preuves de l'histoire de Bretagne, par D. Morice, t. I, col. 889). L'écu d'Hervé de Saint-Pern figure aux salles des croisades du musée de Versailles. Il avait fait partie de la première expédition du roi saint Louis à la Terre-Sainte en 1248. Voici l'acte de fret que lui et trois autres écuyers bretons, Macé de Kerouartz, Guillaume de la Fontaine et Eudon Janvier contractèrent avec un marinier de Nantes pour leur passage de Limisso en Chypre à Damiette. « Universis presentes litteras inspecturis, notum sit quod nos, Herveus de Sancto Paterno, Maceus de Kairhoart, Guillelmus de Fonte et Eudo Janver, armigeri, ad communem custum transfretacionis associati, de prudencia Hervei, marinarii, Nannetensis civis, plene confidentes, dicto Herveo, plenam et omni modum potestatem damas tractandi, ordinandi et conveniendi, pro nobis et nostro nomine cum quibuscumque navium dominis seu parcionariis, super pretio passagii nostri ad Damyetam, promittentes nos ratum habituros et completuros quicquid per dictum procuratorem nostrum circa hoc actum fuerit et conventum. Datum apud Nymossium sub sigillo mei Hervei supradicti, anno Domini M° CO° XLIX°, mense aprilis. (Original en parchemin, aux archives de la famille).

La filiation de la branche de Saint-Pern-Ligouyer se suit sans interruption depuis Philippe de Saint Pern, chevalier, seigneur de Ligouyer, vivant en 1234. Dans le siècle suivant on trouve quelques sujets isolés qui appartiennent à cette branche, celle des seigneurs de Saint-Pern, aînée, étant alors éteinte. Guyon de Saint-Pern servit sous Olivier de Mauny, chevalier en l'armée du connétable du Guesclin, suivant les rôles de deux revues passées à Pontorson et à Caen , les 1er mai et 1er août 1371 (D. Morice, t. I, col. 1649, 1655.). Le 26 avril 1379, dans le temps que le roi Char les V envoyait une armée pour exécuter l'arrêt de confiscation de la Bretagne sur le duc Jean V, il y eut un traité fait entre les chevaliers, les nobles et les bourgeois de Rennes, qui tous jurèrent de vivre et de mourir pour la garde et défense de la ville et du château, et de ne les remettre qu'au légitime héritier du duché de Bretagne. Jean et Bertrand de Saint-Pern, écuyers, prirent part à ce traité de con fédération. (Archives du château du Fresne, près Baugé. Trésor de D. Villevieille).

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Published by poudouvre
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commentaires

Labbé 03/06/2015 10:17

Excellent travail! J'utiliserai (en le signalant) certains détails pour mon Roman sur Du Guesclin.
FL

poudouvre 03/06/2015 14:53

Bonjour, merci du compliment, mais en réalité comme je l'ai précisé, cette généalogie est l'œuvre de P. Louis Lainé. Cordialement.