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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 08:39

 

 

 

La Famille du Rocher

 

Seigneurs du Quengo, du Trevelo, de Bougneuf, de Dilly, du Pargat, de la Haie Dilli, du Fresne, de Saint Riveul, de la Haute et Basse Resnays, de la Rivière, du Pavillon, etc...

 

 

  

La famille du Rocher, d'ancienne noblesse chevaleresque tire son origine de la Province de Bretagne. Son existence est constatée depuis le onzième siècle à travers chartes et documents. Elle a contracté alliance avec des familles prestigieuses comme celles de Chateaubriand, de Coëtmen, de Doudart, de Guyon de Beaucorps, de Guémadeuc, de Hindreuc, de la Houssaye, de la Motte, de Poillevé, de Saint Méloir, de Trémigon, de la Vallée, du Pont, etc...Les membres de cette famille ont été déclarés nobles d'extraction et maintenus  dans la qualité d'écuyers. Thomas du Rocher est du nombre des chevaliers, écuyers, capitaines et hommes d'armes qui firent montre en divers lieux de Normandie et de Bretagne  pendant les années 1578 et 1579. Guillaume du Rocher fut un des seigneurs  bretons qui en 1579 signèrent l'acte d'association pour empêcher l'envahissement de leur pays. Jean du Rocher fut l'un des treize écuyers de la compagnie de Guillaume de Tussé, chevalier qui fit montre à Clergy le 5 septembre 1580. Un autre Jean du Rocher fut un des onze écuyers  de la compagnie de messire Louis de Clermont  en 1580; Dans un premier temps, les aïeux de la famille du Rocher, portèrent pour nom patronymique celle de la terre du Quengo dans le duché de Rohan près de Pontivy (ci-dessous). On donne cette famille comme étant issue d'une illustre Maison d'Angleterre. 

 

 

 

 

Guillaume du Quengo, cité le 2 avril 1380 dans la montre d'Olivier de Clisson. Alain du Quengo est frère ou cousin dudit Guillaume, il est mentionné le 7 janvier 1382 dans les montres d'Eon de Lesnerac, marié à Aliénor de Quenesquen, il eut pour fils Alain du Quengo, deuxième du nom et Eon, auteur de la branche cadette. Il épousa Guillemette Le Provost, dame de la Hardiais Eon du Quengo et Guillemette Le Provost furent les parents de Guillaume du Rocher mentionné ci-dessous

,   

I-) Guillaume du Rocher. Ecuyer avec Robert son frère et Briand de Chateaubriand et d'autres seigneurs bretons, ratifia le traité de Guérandes à Dinan le 23 avril 1380. Il pourrait être le père de

 

 1 ° Raoul du Rocher, qui figure en 1420 parmi les hommes d'armes de la compagnie du sire de Rieux destinée à la délivrance du duc de Bretagne  et de Richard son frère, détenus par Guillaume de Blois, comte de Penthièvre.

 

2 ° Géoffroi du Rocher, homme d'armes de la compagnie du vicomte de la Bellière, rassemblée pour la même cause.

 

3 ° Jean du Rocher (qui suit)

 

4° Guillaume du Rocher , homme d'armes en 1421, de la retenue du maréchal de Bretagne. 

 

Vers ce même temps on trouve René et Osmond du Rocher, nommés  parmi les nobles du ressort de Dol et de Saint Malo, qui en 1437 ce sont voués par serment au service du duc de Bretagne Jean V et de ses successeurs.

 

 II)- Jean du Rocher, écuyer, seigneur de Quengo , fut l'un des écuyers de l'hôtel et de la compagnie de Richard de Bretagne, comte d'Etampes qui firent montre à Montoire le 24 août 1421. Ses enfants furent :

 

1° Rolland du Rocher (qui suit)

 

2° Jean du Rocher, archer de la compagnie de Messire Pierre de la Marzelière qui était en 1449 en garnison dans le château de Hédé pour défendre cette place

 

3 ° Amaury du Rocher, écuyer

 

4 ° Guillaume du Rocher, écuyer

 

5 ° Catherine du Rocher, mariée noble Guillaume Millon, qui partagèrent comme juveigneurs avec Rolland leur frère aîné la sucession de leur père et mère. 

 

III)- Rolland du Rocher. Ecuyer, seigneur du Quengo est dit fils aîné et héritier principal et noble présomptif de Jean du Rocher, écuyer, seigneur du Quengo, et rappelé comme décédé dans le contrat de mariage de Jean du Rocher, son fils, le 6 juin 1478. Il avait épousé damoiselle Béatrice du Guémadeuc, fille de Rolland, seigneur du Guémadeuc, et de dame Catherine de Rostrenen sa femme.

 

De son alliance Rolland du Rocher laissa :

 

1° Jean du Rocher (qui suit)

 

2° François du Rocher, écuyer

 

3 ° Madeleine du Rocher

 

4 ° Marguerite du Rocher

 

IV-) Jean du Rocher, écuyer, seigneur du Quengo, reçut en cette qualité dans les années 1475, 1503 et 1504, plusieurs actes d'hommages et d'aveux, produit au nombre de dix sept à la chambre de la réformation, de ses vassaux de la paroisse de Calorguen, évêché de Saint Malo. Il fut accordé, par contrat de mariage, en date du 6 juin 1478 avec demoiselle marquise de la Vallée, soeur de noble Guillaume de la Vallée, seigneur du Val. Jean du Rocher obtint conjointement avec sa femme, d'un cardinal, légat du pape Sixte IV en France, de faire célébrer l'office divin dans sa maison noble du Quengo, par lettres scellées et signées de Caliaz, données à Nantes aux ides de juillet de l'année 1484. Jean du Rocher eut plus ieurs enfants dont Guillaume qui suit. 

 

V-) Guillaume du Rocher, écuyer, seigneur du Quengo et de Trevelo reçut un aveu d'un de ses vassaux, le 9 décembre 1519, et en rendit un lui même à l'abbaye de Beaulieu, le 12 juillet de l'année suivante 1520. Il fit le partage noble et avantageux, suivant l'assise du comte Geoffroy des biens de ses père et mère avec ses puinés par acte du 20 juillet 1553. Il était décédé le 15 janvier 1558. Marié à Marie de Hindreuc, il laissait deux fils : 

   

1° Antoine du Rocher (qui suit)

 

2° Nicolas du Rocher, écuyer, auquel Antoine du Rocher, son aîné, donna procuration le 26 mai 1576 pour assister et consentir au mariage de François son fils.


VI-) Antoine du Rocher, écuyer, seigneur du Quengo  et de Trevelo, gentilhomme de la chambre du duc Jean de Bretagne, comte de Penthièvre duc d'Estampes, fit foi et hommage au roi de France et lui donna en sa chambre de la cour des comptes de Bretagne le 12 juin 1540, l'aveu et le dénombrement des biens nobles qui relevaient en fief de la couronne, et rendit un autre aveu au seigneur de Rieux pour son manoir de Trevelo et autres terres nobles , par acte du 6 septembre 1554. Il donna une procuration le 26 mai 1576, à son frère Nicolas du Rocher pour le représenter au mariage de son fils, et mourut au mois de novembre 1588. Le 8 du même mois, , dans sa maison du Quengo, à la requête du procureur du roi , pour la conservation des droits de Louis et Jeanne du Rocher, enfants mineurs de défunt François du Rocher, son fils aîné. Il avait épousé damoiselle Olive de la Motte, fille de Robert de la Motte, seigneur dudit lieu et de dame Françoise Le Filheux qui ne vivaient plus le  22 janvier 1573 et dont les armes sont : "d'argent au lion de sable, cantonné de quatre merlettes de même". De cette alliance sont provenus :

 

1° François du Rocher (qui suit)

 

2°  Nicolas du Rocher, qui a formé  la branche du Dily, rapportée ci-après.

 

 3° Julien du Rocher, seigneur de la Richaudin et d'Aigresance, prêtre, recteur de Brusvily (voir Le presbytère de Brusvily), dont la succession fut recueillie par Louis du Rocher, seigneur du Quengo, son neveu

 

4 ) Marie du Rocher, mariée, par contrat le 12 décembre 1575 avec noble homme François de Poillevé.

 

VII-) François du Rocher. Premier du nom, écuyer, seigneur de Trevelo, fit avec ses frères et soeur, le partage noble des biens de sa mère par acte du 22 janvier 1575. Il épousa le 27 mai 1578, 1° demoiselle Jeanne Goyon de Beaucorps, fille de Pierre, seigneur de Beaucorps, de Saint Jean et de Saint Cist, et de dame Hélène de Carmené sa femme, laquelle était fille de Gilles de Carmené, seigneur des Essarts de Isabeau de Rieux. François du Rocher épousa 2 ° Gillette de Saint Meloir. François du Rocher décéda deux mois avant son père, en octobre 1588.

 

Du premier lit était issue Jeanne du Rocher

 

Du second lit était issu Louis du Rocher (qui suit)

 

VIII-) Louis du Rocher. Ecuyer, seigneur du Quengo, fit hommage au roi, en la cour de Dinan, par acte du 8 juin 1602, pour la seigneurie du Quengo et les autres biens provenant de la succession de son aïeul Antoine du Rocher; fit un acte de mainlevée le 17 août 1606 sur la succession collatérale de de feu missire Julien du Rocher, recteur de Brusvily, son oncle, et obtint une sentence du présidial de Rennes le 17 juillet 1609 , par laquelle il fut ordonné qu'il serait réintégré dans la possession des droits de prééminences, marques, écussons, tombes et d'autres droits honorifiques qu'il avait dans l'église de Brusvily. En mars 1625 il épousa damoiselle Servanne de Trémigon, dame de Claire Fontaine,  fille aînée  de   feu Jean de Trémigon et de dame Louise de Guini sa femme. Louis du Rocher était décédé le 3 août 1657, il laissait :

 

1° François du Rocher (qui suit)

 

2° Urbain Mathieu du Rocher

 

3° et d'autres enfants que les actes ne nomment pas

 

IX-) François du Rocher.  Ecuyer, seigneur de Trevelo, François du Rocher épousa le 19 février 1647 demoiselle Marguerite de Chateaubriand, fille de feu, noble et puissant Pierre de Chateaubriand, sire du Plessix Bertrand et puissante dame Françoise de Saint Gilles. François du Rocher fut maintenu par arrêt de la chambre établie pour la réformation  de la noblesse de Bretagne, avec François son fils, comme noble et issu d'ancienne extraction noble, dans la jouissance des droits, franchise, prééminences et privilèges, attribués aux nobles de cette province. François du Rocher laissa trois fils et entre autre fille, Marie-Jeanne d u Rocher, mariée en 1677 avec Amaury de Chateaubriand (voir Les Chateaubriand de Mégrit et de Guitté.), bisaïeul de François-René de Châteaubriand (voir Sur les traces des parents de Chateaubriand au Pays de Dinan.)  :

 

1 ° François du Rocher, seigneur du Quengo marié en juin 1660 avec Anne de Tremigon, dame de la Ville Amaury

 

2 ° Gabriel René du Rocher, écuyer, seigneur de Bougneuf, paroisse de Sévignac, demeurant la paroisse de Guitté

 

Louis du Rocher, qui continua la branche de Brusvily. (ci-après)

 

la branche du Dily

 

Nicolas du Rocher, Seigneur du Dily, il épousa en 1580 Guyonne de Saint Meloir, dame du Tertre. Il laissa deux fils :

 

1° Jean du Rocher (qui suit)

 

2° Pierre du Rocher, seigneur de la Hays marié à Jeanne Le Chauff. Ils eurent pour fils : Jean, seigneur de la Hays, du Dilly et Saint Riveul en la paroisse de Plénée Jugon. Il avait épousé Ester Doudart et comptaient parmi les protestants de la dite paroisse de "Plenest".

     

 

 

 

Jean du Rocher. Seigneur du Dily ( voir Notes sur la famille du Rocher de Saint-Riveul en Plénée, laissées par Joseph Janvier - La seigneurie de Saint Riveul en Plénée Jugon par Joseph Janvier - la seigneurie du Plessix Gautron à Sévignac), il épousa en 1625 Jeanne de France  dont il eut deux fils :

 

Renault du Rocher, seigneur du Dily, marié en 1638 à Geneviève Guenguené, dame des Champs Mauny ;

 

Jean du Rocher, seigneur du Pargat (voir La famille du Rocher branche du Pargat)

Branche de Brusvily

 

X-). Louis du Rocher, chevalier, seigneur du Quengo, épousa successivement Catherine de Derval et Anne Le Vicomte de la Houssais. Messire Louis du Rocher s'éteignit en sa maison du Quengo le 8 septembre 1728, et fut inhumé le lendemain en l'église de Brusvily, par le clergé d'icelle, de le Hinglé, Trévron et de Trébédan. De la première alliance naquirent Gabriel du Rocher et Bon Jean du Rocher

 

 

XI-). Gabriel du Rocher, chef de nom et d'armes, chevalier, était issu du premier mariage de Louis du Rocher avec Catherine de Derval. C'est en la chapelle de la Roche à Guenroc qu'il épousa Claude-Françoise de Rigolé. Messire Gabriel du Rocher mourut à Brusvily le 13 mai 1739.

 

 

XII)- Bon-Jean du Rocher, Chevalier, seigneur du Guengo, originaire de « Guenro » et domicilié de Sain-Méen, épousa ce 17 juin 1758 à Brusvily, demoiselle Monique de la Motte la Garde, originaire de Brusvily. Le lien entre les époux étant au quatrième degré « vis-à-vis de consanguinité », il leur fallut obtenir dispense de l'évêché de Saint-Malo, Messire Pierre-Henry Nouail, official de de Saint-Malo, commissaire apostolique signa la dispense accordée. Le couple s'établit en la paroisse de Broons ; devenu veuf, Bon-Jean épousa Roze de Gaudemont (voir Le manoir de Cambel à Broons - Quelques notes sur la famille Gaudemont de la Montforière.)

 

 

XIII)- Gabriel-Bon-Alexis du Rocher, fils de Gabriel du Rocher et de Catherine de Derval naquit le 4 mai 1732 et fut porté sur les fonts-baptismaux le lendemain en l'église de Brusvily par messire Alexis de Chateaubriand, Chevalier, seigneur dudit lieu et dame Bonne Guyonne Chatel, dame de Bénazé. Marié à Marie-Anne de la Marche, il mourut le 24 octobre 1773, laissant de nombreux enfants dont Gabriel-Pierre-Louis du Rocher, ci après.

 

 

XIV)-. Gabriel-Pierre-Louis du Rocher, fils des précédents naquit le 3 février 1761 à Quengo. Lieutenant de vaisseau, il contracta alliance avec Marie-Louise-Laurence Ménard le 10 novembre 1792. Comme nombre d'autres familles aristocratiques, celle du jeune officier était exilée à Jersey, c'est d'ailleurs là-bas, à Saint-Helier qu'eut lieu son union. La Révolution ayant éclaté, messire Gabriel-Pierre-Louis du Rocher devint lieutenant au régiment de Drosnay, et il fut des victimes de la descente de Quiberon le 14 thermidor an II. (voir Le Drame de Quiberon). Le domaine du Quengo vendu comme bien publique fut acheté par Louis du Rocher

 

 

   

Autre généalogie de cette famille fournie par le marquis de Magny.

 

Le nom du Rocher est celui d'une seigneurie considérable de Bretagne qui fut apportée en dot, l'an 1380, par Guillemette le Provost, dame de la Hardiais, des Clouais, du Rocher, etc., nièce de Guillaume Perrot, dit Longue Epée, seigneur du Rocher, à son mari Eon du Quengo, chevalier, second fils d'Alain du Quengo, 1er du nom, et d'Aliénor de Quesnequen, que l'on trouve au nombre des seigneurs bretons qui se liguèrent, le 16 octobre 1420, dans la ville de Vannes, pour le duc de Bretagne contre les Penthièvres. Depuis cette époque, les seigneurs de Quengo prirent indistinctement le nom de Quengo ou celui de du Rocher, mais ce dernier paraît avoir été porté plus particulièrement par les cadets de la famille. C'est sous ce dernier nom qu'on trouve cités, dans l'Histoire de Bretagne de dom Morice, les seigneurs René et Osmond du Rocher, parmi les nobles des ressorts de Dol et de Saint-Malo, qui, l'an 1437, prêtèrent serment de fidélité au duc Jean V de Bretagne, ainsi qu'à ses successeurs. Plus tard , au XVIIe siècle, lors de la recherche de la noblesse qui fut faite en Bretagne par les commissaires du Roi, la famille du Rocher fut reconnue et maintenue dans sa noblesse de race et d'ancienne extraction, par jugement du 7 février 1669. Armes: Coupé : au 1, écartelé aux 1 et 4, d'azur, à une bande d'argent, accostée de deux molettes du même, qui est de du Rocher; aux 2 et 3, d'argent, à trois fleurs de lis de gueules, qui est de France ; au 2 d'or, à la bande de gueules, chargée de deux croissants d'argent adossés et accompagnés de deux coquilles du même. -L'Ecu timbré d'un casque de Chevalier, orné de ses lambrequins. -Cimier : Une molette d'argent soutenue par un croissant du même. (Quelques membres de la branche de la Resnays ont timbré leurs armoiries d'une couronne de Comte.)

 

 

Premier degré.

 

 

I. Eon de Quengo, chevalier, mentionné ci-dessus, qui, de son mariage avec la dame du Rocher, laissa deux fils :

 

 

1° Jean, qui suit ;

 

 

2° Et Guillaume de Quengo, lequel traita avec son frère de ses droits dans la succession de ses père et mère, et n'a pas laissé de postérité. Il est connu pour avoir été le troisième des cent chevaliers bretons que Charles, duc d'Orléans, honora de son ordre du Camail ou du Porc-Epic, par diplôme du 18 novembre 1440.

 

 

Deuxième degré.

 

 

II. Jean de Quengo, Ier du nom, seigneur du Rocher et autres lieux, est compris, avec Eon, son père, dans un compte du 20 avril 1420, au nombre des chevaliers et écuyers-servants du duc de Bretagne. Le 1er septembre 1449, le duc de Bretagne l'exempta du service militaire, ainsi que plusieurs gentilshommes de la vicomté de Rohan. Il épousa damoiselle Perrine de Bruc, d'une des plus anciennes et des plus nobles maisons de Bretagne, dont les armoiries, qui sont : D'argent, à la rose de gueules, boutonnée d'or, figurent dans une des salles des Croisades du Musée de Versailles. De ce mariage sont issus quatre enfants :

 

 

1° Rolland, qui suit ;

 

 

2° Amaury du Rocher ;

 

 

5° Guillaume du Rocher ;

 

 

4° Catherine du Rocher, mariée à noble Guillaume Millon ;

 

 

Ces trois derniers enfants partagèrent, comme juveigneurs, avec Rolland, leur frère aîné, la succession de leurs père et mère.

 

 

Troisième degré.

 

 

III. Rolland du Rocher, seigneur de Quengo, épousa damoiselle Béatrix Madeuc, fille de messire Rolland, seigneur de Quemadeuc, et de Catherine de Rostrenen, de laquelle il eut cinq enfants. Les armes de Madeuc ou Quemadeuc sont : De sable, à un lion d'argent, accompagné de six coquilles du même, trois rangées en chef et trois en pointe.

 

 

1° Guyon ler du nom, qui a continué la descendance de la branche aînée, laquelle a porté les titres de marquis de Crenolles, comtes du Rocher et de Tonquedec, de vicomtes de la Marche, de barons de Molac, de Pontgamp, Gourmené, etc.; quelques membres de cette branche ont obtenu les honneurs de la cour, au XVIIIe siècle ;

 

 

2° Jean, qui a formé la branche cadette et dont l'article suit ;

 

 

3° François du Rocher ;

 

 

4° Madeleine du Rocher ;

 

 

5° Marguerite du Rocher.

 

 

Quatrième degré.

 

 

IV. Jean du Rocher, seigneur de Quengo, deuxième fils de Rolland ci-dessus, épousa, en l'année 1481, damoiselle marquise de la Vallée, d'une noble et ancienne maison de Bretagne, passée à la réformation de 1426. Armes de la Vallée : De gueules, à trois fermaux d'argent. Jean du Rocher a laissé pour fils :

 

 

Cinquième degré.

 

 

V. Guillaume du Rocher, seigneur de Quengo, qui vivait en 1504 et épousa, vers cette époque, damoiselle Marie du Hindreuf. Armes de du Hindreuf : D'argent, à trois molettes de sable, et une alouette du même en abîme. De cette alliance est issu :

 

 

Sixième degré.

 

 

VI. Antoine du Rocher, chevalier, seigneur de Quengo, qui était, en 1540, gentilhomme ordinaire de la chambre du duc Jean de Bretagne, comte de Penthièvre, duc d'Etampes. Il épousa damoiselle Olive de la Motte, dont les ancêtres, seigneurs de Couesnanton, des Auges, de la Houffaudière et de beaucoup d'autres lieux, ont constamment donné des preuves de leur fidélité aux ducs de Bretagne. Armes de la Motte : D'argent, au lion de sable, cantonné de quatre merlettes de sable De cette union naquirent quatre enfants :

 

 

1° François du Rocher, écuyer, seigneur du Trenelo, qui épousa : 1° en mai 1576 damoiselle N... de Gouyon de Boucorps ; 2° damoiselle Gillette de Saint-Méloir. La Maison de Gouyon ou Goyon est sans contredit l'une des plus illustres de Bretagne. Elle a produit d'éminents personnages, entre autres des maréchaux de France, un grand-écuyer, sept chevaliers et un commandeur de l'ordre du Saint-Esprit. Armes : D'argent, à la croix de table. De cette seconde alliance sont issus deux enfants :

 

 

A. Jeanne du Rocher ;

 

 

B. Louis du Rocher, seigneur de Quengo, qui épousa, en 1630, damoiselle Servanne de Trémignon, dame de Clairefontaine, de laquelle il a eu deux enfants :

 

 

AA. François du Rocher, qui épousa, l'an 1647, damoiselle Marie de Chateaubriand, dame de Beaufort, de laquelle il eut un fils : François du Rocher, seigneur de Quengo, marié en 1668, avec damoiselle Anne de Trémignon , dame de la Ville-Amaury ;

 

 

BB. Urbain-Mathieu du Rocher, écuyer, garde-du-corps de S. A. R. Monseigneur le duc d'Orléans, ainsi qu'il résulte d'une quittance du 20 janvier 1687 ;

 

 

2° Nicolas du Rocher, écuyer, deuxième fils d'Antoine ci-dessus, qui a continué la descendance de la branche cadette et dont l'article suit ;

 

 

3° Julien du Rocher, écuyer, seigneur de la Richaudière et d'Aigresance, apparaît dans un acte notarié du 2 mai 1579 ;

 

 

4° Marie du Rocher, mariée, en 1575, à messire François de Pelleve.

 


 

Septième degré.

 

 

VII. Nicolas du Rocher, écuyer, seigneur de Dilly, épousa, en 1580, damoiselle Guillone

 

 

1° Jean, qui suit ;

 

 

2° Pierre du Rocher, écuyer, seigneur de la Haye et du Dilly, épousa damoiselle Jeanne Le Chauf, de laquelle il a eu :

 

 

A. Jean du Rocher, seigneur de la Haye, du Dilly, marié à damoiselle Esther d'Oudart ;

 

 

B. Et N... du Rocher, dame d'honneur de la Reine Anne, mère du Roi, ainsi qu'il résulte d'une ordonnance signée de cette princesse, en date du 6 mars 1659 (titre original).

 

 

Huitième degré.

 

 

VIl. Jean du Rocher, écuyer, seigneur du Dilly, épousa damoiselle Jeanne de France, issue d'une noble et ancienne maison de Bretagne, qui possédait un grand nombre de fiefs et de seigneuries dans cette province. C'est par suite de cette alliance que la famille du Rocher a écartelé ses armoiries de celles de France. Armes de France : D'argent, à Irois fleurs de lis de gueules. De ce mariage sont issus trois fils :

 

 

1° Renaud du Rocher, seigneur du Dilly, qui fut marié, en 1658, à damoiselle Geneviève Guiguené des Champs-Maury, de laquelle il eut un fils : François du Rocher, seigneur du Dilly ;

 

 

2° Jean du Rocher, écuyer, seigneur du Pargat, qui d'une alliance inconnue a laissé trois fils :

 

 

A. Jacques du Rocher, seigneur de la Haye, du Dilly ;

 

 

B. Jacques-Henri du Rocher ;

 

 

C. Pierre du Rocher, qui a laissé d'une alliance inconnue :

 

AA. René du Rocher , conseiller des eaux et forêts à la Table de marbre du Palais à Paris, duquel sont issus neuf enfants ;

 

 

AAA. Jean du Rocher , seigneur de Maisonneuve, conseiller lieutenant de la maréchaussée générale de Touraine, au département d'Angers, en 1740 ;

 

 

BBB. Marie du Rocher, mariée a François Alleaume, avocat en la sénéchaussée d'Angers ;

 

 

CCC. Renée du Rocher, mariée à René Alleaume, d'abord substitut du procureur-général du Roi, puis conseiller au grenier à sel d'Angers. De ce mariage sont nées deux filles ;

 

 

DDD. Jean du Rocher ;

 

 

EEE. Marie du Rocher, femme de Jean le Tellier, seigneur de Rousse ;

 

 

FFF. Anne du Rocher, dame de la Richaudière, qui fut mariée avec Bonaventure Jarry, seigneur de la Guinoisellerie, dont un fils, Bonaventure Jarry, sieur de la Guinoisellerie ;

 

 

GGG. Et trois enfants morts sans alliance ;

 

 

3° Michel-René, qui continue la descendance.

 

 

Neuvième degré.

 

 

IX. Michel-René du Rocher, écuyer, député de la noblesse aux Etats de Bretagne, vivait à Rennes en 1658, époque du mariage de Renaud, son frère aîné, mentionné ci-dessus. Il a épousé damoiselle Anne de Coetmen, d'une très-noble et très- ancienne maison de Bretagne. Armes de Coetmen : De gueules, à neuf annelets d'argent rangés en bannière. Il a laissé un fils

 

 

Dixième degré.

 

 

X. René-Michel du Rocher de la Resnays, écuyer, seigneur de la Haute et de la Basse-Resnays, conseiller au parlement de Bretagne, né le 16 août 1661, épousa, par contrat du mois de mars 1696, noble dame Jeanne de la Houssaye. C'est à la suite de cette alliance que la terre de la Resnays, située dans l'évèché de Nantes, a passé dans la famille du Rocher. Elle avait été apportée en mariage, l'an 1500, par Jeanne de Québriac à François de la Houssaye, écuyer. Armes de la Houssaye : D'argent, à un houx de sinople, accompagné de trois molettes de sable. Du mariage de René-Michel avec Jeanne de la Houssaye sont issus un fils qui suit et une fille, Jeanne-Françoise du Rocher, morte religieuse en 1722.

 

 

Onzième degré.

 

 

XI. Michel-René du Rocher de la Resnays, écuyer, seigneur de la Haute et de la Basse-Resnays, de la Rivière, du Pavillon, né le 20 mars 1698, fut directeur des forges de mon seigneur le prince de Condé, à Moisdon. Il a épousé, par contrat du mois de mai 1723, noble dame Marie Pichon, fille de messire Jean-Alexandre Pichon, et de dame Victorine-Charlotte Cognard. Armes de Pichon : D'argent, à trois coquilles de sable. De ce mariage sont issus cinq enfants :

 

 

1° Marie-Madeleine du Rocher, religieuse ;

 

 

2° Madeleine-Michelle du Rocher, qui fut aussi religieuse et devint abbesse de Saint-Amand, à Rennes ;

 

 

3° René, dont l'article suit ;

 

 

4° Joseph-Jean du Rocher du Pavillon, écuyer, seigneur du Pavillon, licencié en droit, marié à demoiselle Jeanne de Leucier ;

 

 

5° Et Michel du Rocher de la Rivière, écuyer, seigneur de la Rivière.

 

 

Douzième degré.

 

 

XII. René du Rocher de la Rêsnays, écuyer, seigneur de la Resnays et de la Rivière, né à Moisdon, le 1er avril 1726, et décédé le 16 février 1789. Il eut pour parrain messire René Saudubois, seigneur de la Chalinière, conseiller du Roi à la table de marbre à Paris, et pour marraine, demoiselle Jeanne Cognard. Il fut député aux Etats Généraux de Bretagne, et directeur des forges royales de Martigny, appartenant à S. A. R. monseigneur le prince de Condé. Il a épousé, le 16 décembre 1766, noble demoiselle Sainte-Marie-Augustine du Pont de la Rougerais, dame de la Rougerais, de la Romerie, de Tourneville et autres lieux, fille de mes sire Augustin-Sébastien du Pont de la Rougerais, écuyer, docteur en médecine, et de demoiselle Anne-Marie Roisnard, fille de N. Roisnard, sieur de la Landais, et de noble demoiselle Perinne de Rougé. Elle était née le 1er novembre 1742 et elle est décédée le 31 décembre 1820. Armes de du Pont de la Rougerais : D'azur, semé de fleurs de lis d'or, et un lion du même brochant. De ce mariage sont issus les sept enfants ci-après :

 

 

1° René-Christian-Marie du Rocher, qui suit ;

 

 

2° Julien-Auguste du Rocher, écuyer, né à Martigny en mai 1768, directeur des forges de S. A. R. monseigneur le prince de Coudé, assassiné par les révolutionnaires en 1791. Il n'a pas laissé de postérité.

 

 

3° Michel du Rocher, écuyer, lieutenant des armées du Roi, né en 1769, mourut des blessures qu'il reçut dans plusieurs batailles ;

 

 

4° Sainte-Marie-Julienne-Sulpicienne du Rocher , dame de la Romerie, née à Martigny en 1769, morte à Rennes le 6 novembre 1841, mariée à M. Jean-Joseph-Julien Le Sire, docteur en droit, conseiller à la cour royale de Rennes, né en 1767, décédé le 19 novembre 1833 ; elle l'a rendu père de plusieurs enfants , entre autres de :

 

 

A. Joseph-Jean-Louis Le Sire, chevalier de l'ordre royal de la Légion- d'Honneur, et d'Isabelle la Catholique d'Espagne, actuellement lieutenant-colonel des chasseurs à cheval, né le 3 mars 1797, et qui a épousé, en 1832, demoiselle Hélène le Plux ;

 

 

B. Amant Le Sire, né le 19 octobre 1805 , directeur de l'administration sédentaire des douanes à Lille, mort en 1834 ;

 

 

C. Hortense-Christine Le Sire, née en 1808, mariée en secondes noces à M. Alexis-Anselme Le Tourneux, avocat à la cour royale de Rennes ;

 

 

D. Marie- Joseph Le Sire, né le 21 mars 1809, docteur en droit, marié, en 1833, à mademoiselle Rose de Pincé ;

 

 

5° Marie-Anne du Rocher, née en 1771, morte en 1806, avait épousé M. Jean-Baptiste Lancelot, avocat à Rennes, lequel est décédé en 1804, laissant un fils ;

 

 

6° Rose du Rocher, dame de la Landais, née à Martigny en 1774, a été mariée à M. Joseph Rabot, directeur de l'enregistrement, duquel elle a eu cinq enfants ;

 

 

7° Victorine du Rocher, née en 1775, et décédée sans alliance en 1795.

 

 

8° Adelaïde-Anne-Renée du Rocher, dame du Breil et des Reaux. née en 1780, a épousé M. Julien-Victorien de Ballays, né en 1767, et décédée en 1833, qui a eu d'elle cinq enfants.

 

 

Treizième degré.

 

 

XIII. René-Christian-Marie du Rocher de la Resnays, écuyer, seigneur de la Resnays, docteur en médecine, né. à Martigny, le 16 septembre 1767, et baptisé le lendemain par M. l'abbé de Cornullier, chanoine et commissaire des Etats de Bretagne, a eu pour parrain messire Christian-Marie-Arnaud-Ange Saget de Coësmes, écuyer, et pour marraine demoiselle Marie-Madeleine du Rocher. Il a épousé à Middelbourg, le 1er avril 1797, demoiselle Jacoba-Maria Parker, née à Middelbourg le 5 décembre 1774, morte le 8 mars 1841, fille de Wilhem Parker de Saemslach, etc., et de dame Adriana Diagmans de's Gravehoeck. Elle était issue d'une famille noble de race et d'ancienne extraction du comté d'York en Angleterre, qui avait séance dans le Parlement dès le XVIe siècle, époque à laquelle le chevalier William Parker fut député dans les Pays-Bas, sous le règne de la Reine Elisabeth. C'est de lui que descend la branche hollandaise qui a occupé, dans la province de Zélande, les plus hautes fonctions de magistrature. Jacoba-Maria Parker, dont la bisaïeule descendait du célèbre amiral hollandais, le duc Michel -Adrien de Ruyter, était dame héritière de Saemslach, et de sa cour féodale, en Cats, Wisekerke, Soelekerke et Geersdick. Armes de Parker : Parti d'or et de sable, à un chevron, accompagné de trois annelets et chargé de deux têtes de cerf, les annelets du chef et les têtes de cerf de l'un en l'autre, et l'annelet de la pointe de l'un à l'autre. De ce mariage sont issus les trois enfants ci-après :

 

 

1° Augustine-Marie-Wilhelminc du Rocher, née à Middelbourg le 18 juillet 1798, morte le 2 février 1800 ;

 

 

2° Wilhem Parker du Rocher, né le 17 mars 1800, mort le 15 juin de la même année ;

 

 

3° Messire Wilhem, qui suit.

 

 

Quatorzième degré.

 

 

XIV. Messire Wilhem Parker de Ruyter du Rocher de la Resnays, écuyer, seigneur héréditaire de la Resnays et de la Galandière, agrégé à la noblesse du royaume des Pays-Bas avec le droit de séance dans l'ordre équestre, par ordonnance de S. M. le Roi des Pays-Bas, en date du 16 juin 1846, décoré de la croix de bronze des Pays-Bas, docteur en droit, capitaine d'artillerie de la garde nationale de la Hollande septentrionale, actuellement procureur du Roi près le tribunal d'arrondissement à Hoorn, membre de la commission administrative des prisons, et membre du conseil communal de la ville de Hoorn, né à Delft le 29 août 1804. Par ordonnance de S. M. le Roi des Pays-Bas, en date du 23 septembre 1817, il a été autorisé à porter le nom et les armes de son illustre aïeul le duc de Ruyter, qu'il porte avec les armoiries propres de sa famille, accompagnées de la devise : Espérons en Dieu. Messire Wilhem Parker de Buyter du Rocher de la Resnays a épousé, le 21 mai 1840, noble demoiselle Marie-Thérèse de Liotard, née à Amsterdam le 8 mai 1803, fille de M. Jean-Etienne de Liotard et de dame Johanne-Susanne Crommelin. La famille de Liotard, qui est originaire de Dauphiné, porte pour armes : De sinople, à trois lapins d'or.

 

 

Armes du Rocher et alliances

 

Le Quengo en Brusvily, St-Riveul en Plénée

Le Plessix Gautron en Sévignac, Cambel à Broons.

Fiefs jadis tenus par la famille du Rocher

 

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Yann Picquet 14/05/2012 22:35

Bonsoir Michel,

En retour, je te remercie aussi. Nous serons à Sévignac pour d'autres dédicaces le 23-24 juin. Puis bien sûr je serai le 26 juillet pour la ballade en Yvignac commentée par Yves-Marie Rouat.
Amicalement.

poudouvre 15/05/2012 16:48



Bonjour Yann, je penses que nous aurons l'occasion de nous rencontrer lors de la ballade du 26 juillet. Encore bravo pour ce remarquable travail collectif. Amicalement. Michel



Yann Picquet 14/05/2012 20:45

Bonsoir,

Superbe blog. J'adore.
Il semblerait que Gabriel René du Rocher soit le même qui s'est marié avec Catherine D'angoulvent (d'Yvignac) le 22/02/1680 à Caulnes.
amicalement.
Yann Picquet

poudouvre 14/05/2012 21:06



Bonsoir Yann, Merci pour le compliment. J'en profite à mon tour pour te féliciter, ainsi que toute l'équipe avec laquelle tu as travaillé pour cet énorme et remarquable travail sur Yvignac.
Hélas, pour l'heure je n'ai que la dédicace de Daniel, lorsque je me suis rendu à Yvignac pour la sortie, j'ai été impressioné par tout ce monde et je n'ai pas attendu. A bientôt pour une ballade
j'espère. Michel