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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 12:49

 

 

 

 

L'école publique de Langourla

 

 

En 1790-1792 une enquête révèle qu'à Langourla, c'est le curé qui est tenu de faire les petites écoles. Au moment où la révolution advint, c'est l'abbé P. Perret qui était curé, mais ayant prêté le serment constitutionnel, les quelques notes qui suivent en disent long sur la situation : «nulle part, il n'y a de salaire public qu'à Langourla, où le curé [constitutionnel, évidemment] ne fait aucune école parce qu'on ne lui envoie pas les enfants». On songea au sein du conseil municipal en 1833, à acquérir, sur proposition du conseiller Charles, la chapelle de St Eutrope afin d'en faire une école, mais le curé Jean Marie Duval s'y opposa fermement ! Jules Pocar est instituteur à Langourla en 1856, très apprécié pour sa bonne conduite, il demande à pouvoir ouvrir une classe le dimanche, classe réservée aux hommes adultes il faut savoir qu'en 1856, 25 garçons n'étaient pas scolarisés et 29 filles. Mathurine Ballay fait similaire demande deux ans plus tard, suggérant de prodigue l'instruction religieuse, la lecture et le calcul aux jeunes filles. En 1862 l'école des garçons compte 46 élèves et celle des filles 38 élèves . En 1872 demande d'aide est faite au Conseil Général des Côtes du Nord par la municipalité pour la construction d'une école pour filles. Le coût du projet est de 15.000 francs, la subvention nécessaire est de 10.000 francs. Au mois d'avril 1884, la commune envisage la construction d'une école, elle propose la somme de 8.000 francs, comme part contributive à l'exécution d'un projet de 38.000 francs. Eut égard aux charges de la commune, ce sacrifice paraît suffisant et il y a lieu d'élever de 25.000 francs à 30.000 francs la somme à demander à l'Etat. 600 francs furent accordés en mai 1886 par le Conseil Général des Côtes du Nord. En août 1905, le Conseil Général des Côtes du Nord accorde 50 francs pour la reconstruction d'un puits à l'école des garçons. La promotion de l'enseignement primaire en 1913, figure le nom de M. Sourdane de Langourla.


 

Quelques enseignants et personnel divers :

 

Jérôme Olivier Hervé, instituteur cité en 1834, en 1800, il était également membre du conseil municipal. Il s'éteignit le 22 janvier 1843 à l'âge de 72 ans.

Jacques François Pinault, cité en 1843, instituteur, 25 ans, il est également donné instituteur communal de Mérillac et recueille la mention honorable (**Donné aussi sous le nom de Penault)

Jean Baptiste André cité en 1847, instituteur, 28 ans

François Marie Jégard, cité en 1877, professeur, 21 ans, bourg

Joseph Marie Jégard, cité en 1877, instituteur, 55 ans, bourg.

Jean Marie Libouban, cité en 1887, instituteur, 21 ans

Siméon Haidurant, cité en 1891, instituteur adjoint

Joséphine Garnier, citée en 1891, infirmière

Erenestine Berishel, citée en 1891, cuisinière

Jean Marie Leguillermo, cité en 1891, instituteur

Madame Goubin, née Rosalie Belot, institutrice en 1901 (bourg)

Joseph Marie Le Méhauté, instituteur, 34 ans, cité en 1901 (le bourg)

Joseph Malval, cité en 1901, instituteur public, 30 ans

Rosalie Belot, citée en 1901, institutrice, 30 ans,

Elise Robert, citée en 1901, institutrice, 32 ans

Marguerite Lellen, institutrice citée en 1906, 29 ans

Eleonore Pays, institutrice citée en 1906, 21 ans

Charles Le Pechoux, instituteur, cité en 1906, 23 ans


 

 

 

 

 

 

Les religieuses de Langourla

 

-Françoise Alaphilippe (soeur St Michel), citée en 1872, religieuse

-Clémentine Hamon (soeur Adrien), citée en 1872, religieuse

-Élisa Fontaine (soeur St Benoir), citée en 1872, religieuse

-Anne Marie Brexelles (soeur Ste Ambroisine), citée en 1872, religieuse

-Alphonsine Lemoine, citée en 1887, religieuse institutrice, 37 ans

-Marie Oisel, citée en 1887, religieuse infirmière,34 ans

-Marie Sainte Lefondré, citée en 1887, religieuse

-Jeanne Marie Guéguen, domestique, citée en 1887, soeur converse

 

 

Quelques élèves de Langourla

 

 

Marie Thérèse Lejeune, citée en 1887, étudiante, 12 ans

Louis Oizel, cité en 1887, étudiant, 13 ans

Jean Baptiste Rault, cité en 1887, étudian

Célestine Briend, citée en 1887, étudiante, 12 ans

Eugène Briend, cité en 1887, 10 ans

Alexandre Lescouët, cité en 1887, étudiant, 10 ans

Marie Ange Texier, cité en 1887, étudiant, 13 ans

Eugène Lejeune, cité en 1887, 5 ans

Arsène Hillion, cité en 1887, 13 ans

Hortence Jeffray, citée en 1887, étudiante, 8 ans

Louis Marie Jeffray, cité en 1887, étudiante, 6 ans

Emile Guéguen, cité en 1887, étudiante, 6 ans

Marie Reine Le Texier, citée en 1887, étudiante, 6 ans

Marie Josèphe Ruellan, citée en 1887, étudiante, 7 ans

Joseph Raimbault, cité en 1887, étudiante, 11 ans

Anne Marie Adam, citée en 1887, étudiante, 11 ans

Louis Lescouët, cité en 1891, écolier

Jean Baptiste Hervé, cité en 1891, écolier

Marie Augustine Pinson, citée en 1891, écolière (pensionnaire)

Marie Thérèse Poilvert, citée en 1891, écolière (pensionnaire)

Marie Pays, écolière citée en 1906, 12 ans.

 

Toutefois, si ces écoliers étaient nombreux, la plupart n'étaient pas scolarisés, certain même devaient accomplir des tâches ingrates, ainsi Marie Ange Jourdan, âgé de 6 ans, pâtre, et Virginie Trédaniel, âgée de 11 ans, servante à St Joseph, Ange Leduc, âgé de 13 ans, pâtre-Le Dauphinais en 1887


 


 

 

 

 

 

La poste de Langourla


 

Le bureau de poste de Langourla dépendait du siège de Broons en 1804, les deux localités étant distantes de 12 kilomètres. En août 1882, dédoublement de la tournée rurale n° 2 permettant au facteur desservant les communes de Langourla et St Jacut du Méné de rentrer au bureau de Collinée avant le départ du courrier.

-Joseph Blanchard cité en 1900, facteur-receveur

-Léon Briend, facteur des postes en 1901

-Julien Ruellan, facteur receveur en 1906

 

 

 

Le clergé de Langourla

 

-Maurice Briend, cité en 1685

-Jean Pinsart idem

-François Pilorget, cité en 1687

-François Horion idem

-Marc Massé idem

-Jean Baptiste Le Mintier, cité en 1697-1709

-Pierre Turmel, cité en 1701

-Julien Cormaux, prêtre cité en 1730

François Pilorget, idem & 1733 (allusion est faite à cet ecclésiastique dans un acte lors d'un baptême le 18 janvier 1735, ce dernier accorde son autorisation à son successeur afin de procéder audit baptême, car lui même souffre d'infirmité.)

-Jean Claude Hervé cité en 1735

-Philippe Macé, cité en 1738

-Desgrétz idem

-J.A Campan cité en 1749

-Yves Ropert, cité en 1751

-Missire Julien Cormaux, prêtre cité en 1747

-Jean Claude Hervé, cité en 1760

-Jean-François Pincemin, cité en 1766 & en 1777

-P. Courtel, curé cité en 1777

-Jean Marie Duval idem, mourut en 1835

-M: Lalletou, curé cité en 1784

-P. Perret, cité en 1791, il s'assermenta et demeura à Langourla jusqu'en 1802

-Mathurin Jean Urvoy cité en 1791, mort en exil à Middlesex hospital en 1801)

-Dubos, cité en 1786

-Le Vené, cité en 1855

-Chevalier, recteur en 1860

-Jean Baptiste Le Dantec cité en 1877 desservant

-Jean Marie Boisard, cité en 1877, vicaire (Félicité Daniel sa servante)

-Mathurin Rault, cité en 1887, desservant (sa soeur Marie-Louise en est sa cuisinière)

-Mathurin Davy, cité en 1887, prêtre vicaire

-Théodule Bazin, cité en 1901, desservant

-François Le Glatin cité en 1901, vicaire

-Mathurin Le Blanc cité en 1906, vicaire -Congretel, cité en 1916, vicaire

 

 

 

Ancien presbytère
 

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