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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 18:35

 

 

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Le premier prieur de Léhon : Condan se retira dans la solitude et laissa la charge d'abbé au frère Siméon en 869. L'abbaye sous la protection des souverains de Bretagne avait prospéré et bientôt aux cinq premiers fondateurs vinrent se joindre d'autres disciples. Mais l'an 975, les Normands déferlèrent sur le littoral de la Bretagne et profitant du flux de la mer, ils remontèrent jusqu'à Léhon s'y livrèrent au pillage et incendièrent le lieu. Cependant, Junan, alors abbé du lieu avait choisi avec sa communauté le chemin de l'exil et emporté avec lui la précieuse relique de Saint Magloire. Salvador alors évêque d'Aleth et un  groupe venu de Augustodurum* les accompagnèrent vers un avenir incertain protégeant quant à eux les saintes reliques de Malo, Paterne et de Samson. La troupe arriva bientôt aux portes de Paris et fut reçue par Hugues Capet le souverain franc qui mit les précieux ossements dans la chapelle royale de saint Barthélémy. Le modeste couvent breton avait donné naissance à l'illustre abbaye saint Magloire de Paris, lieu où repose depuis en paix le saint abbé Junan. Mais les moines bretons profitant de la présence à Paris du comte Béranger de Rennes s'en furent lui demander l'aumône, ainsi le comte de Rennes et le roi Robert participèrent à la renaissance du prieuré breton. L'abbé Harduin et six religieux s'empressèrent de retourner à Léhon afin de lancer le chantier de la restauration, le seul souci pour eux fut de ne pouvoir s'emparer des reliques de leur bienfaiteur, en effet le capétien s'y était formellement opposé !

 

  f47 

 

Buste de Saint Magloire 

 

*Augustodurum : Bayeux   

 

En quelques années, le prieuré de Léhon retrouva sa splendeur passée, et de retour de Redon où il s'en fut étudié la règle de saint Benoit, Brito introduisit la réforme, mais très vite le prieuré breton fut regardé comme simple dépendance de saint Magloire de Paris et devint simple prieuré. Dès lors un bras de fer s'engagea entre la prétentieuse communauté de Paris et la frêle congrégation bretonne. C'est aussi à cette époque que la lutte entre Tours et Dol donnait lieu à des querelles : les Bretons souhaitant se soustraire à toute influence étrangère. Durand gouvernant la communauté de Léhon depuis 1155 osa défier l'abbaye de Paris en signant Durandus abbas sancti Maglorii Lehonensis au bas d'une charte d'Albert évêque de Saint-Malo, donnée vers 1170 au sujet d'une transaction passée entre l'abbaye de Saint Melaine et Rolland de Dinan. L'affaire fut portée devant le Pape, et le différend faillit se terminer devant la justice risquant de ruiner les deux monastères jusqu'à ce que l'évêque de Saint Malo proposé que Léhon soit soumis à l'abbaye de Marmoutier. L'arrangement proposé fut accepté par les deux partis et en prime l'influence de Marmoutier permettrait au prieuré de Léhon de connaître une profonde réforme nécessaire face au laisser-aller. Semblable arrangement entre Marmoutier et Paris permit à l'ordre bénédictin de recevoir Léhon et Bailleul et l'abbaye st Magloire de Paris de s'enrichir des prieurés de Versailles, de Chaumont et de Chalifer. La conciliation eut lieu avec l'assentiment de Albert, évêque de Saint Malo dont la paroisse de Léhon relevait et de Rolland de Dinan, seigneur temporel du lieu. Le Pape Lucius III, Geoffroi duc de Bretagne, son père Henri II d'Angleterre et Philippe Auguste roi de France souscrivirent à cet accord dans un acte passé à Angers l'an 1181 en présence de la duchesse Constance et de nombreuses personnalités : l'évêque de Saint Malo, l'abbé de Marmourier, Rolland de Dinan, Alain, vicomte de Rohan.... 

 

DP241472   

 

Sceau du duc de Bretagne Geoffroi 

 

Apud Lehonium

 

postquam igitur sanctissi viri Maglorii sacratissimum corpus, celeste donum specie, de Sargia insula ad Lehonense monasterium, domino ducente, delatum est, multitudo populi undique secus conglobata, audita fama sancti viri et amenitate loci, cum multis muneribus ad prefatum locum fluitare cepit. Erat enim prefatus locus cunctis videntibus quasi paradisus, situs in latere montis, super ripam flumitis, in planicie telluris, inter vineas fertiles, inter herbus bene olentes, inter pinicferas et pomiferas arbores honorifice constiturus. Ergo, mirabile dictu, refugium de monte, pisces de flumine, copiam vini et frumenti de tellure, de herbis odoriferis pocula delectabilia, de arboribus poma suavia usui fratrum divino nutu ministrabat. Quid plura ? Fratres ibi monastice viventes, pro virute sancti Maglorii nichilo indigentes, uno tantum infortunio laborabant, eo quod virtute sancti Maglorii nichilio indigentes, uno tantum infortunio laborabant, eo quod templum idoneum saxeo opere constructum non haberent, in inito cconsilio, animo consternati, pari voto cleri et populi, illam parvam ecclesiolam que ibi erat vili scemate factam decreverunt solo coequare, et meliorem majoremque lapidibus politis et lignis electissimis pro illa restituere...

   

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Published by poudouvre
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