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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 12:27

 

Les épidémies de peste étaient connues dès le Haut Moyen Âge et touchaient l'ensemble des continents. Jean-Nöel Biraben et Jacques Le Goff dans leur ouvrage La peste dans de Haut Moyen Âge évoquent le silence le plus complet qui règne au sujet de cette épidémie. Silence d'abord des textes qui se situent entre la fin de la pandémie et le début du XIVème siècle. La plus répandue en Occident est dénommée "orientalis", mais celle dite "medievalis" fut à l'origine de la grande Peste noire qui toucha l'Europe au cours du XIVème siècle, elle avait pour berceau l'Asie Centrale. Enfin celle dite "antiqua" se développa autour des grands lacs africains et fut à l'origine, pense t-on, des épidémies qui touchèrent l'Europe au cours de l'époque antique et lors du Haut Moyen Âge. Une picûre de puce provoque lors du premier jour une plaque gangreneuse noirâtre appelée charbon pesteux, puis au deuxième ou troisième jour apparait un ganglion, le plus souvent à l'aine, parfois à l'aisselle ou au cou, volumineux, dur, très douloureux, tendant à la suppuration : c'est le bubon.
Dans de très rares cas cette maladie peut rester bébigne. Des troubles nerveux et psychiques apparaissent. Après 8 à 10 jours la maladie peut tourner court et la convalescence commencer. Sinon, une septicémie générale amène des complications viscérales (coeur, reins, poumons)....), la température monte à 40° ou 42°. Parfois des embolies, des hémmoragies spontanées peuvent se produire avec de larges taches sous-cutanées, rarement des troubles digestifs, mais surtout des troubles psychiques : vertiges, hallucinations, délire ou quelquefois au contraire de la somnolence. Cela se termine en principe par le coma et la mort. Dans la forme pneumonique primitive, l'incubation n'est que de un à trois jours. Le début est très brutal avec une température à 38°-39° seulement, mais le pouls à 90-120. Le malade éprouve une barre rétrostenale et un point de côté, puis il tousse, au début faiblement avec quelques crachats, puis fortement avec des crachats sanglants, s'étouffe, doit s'assoir pour respirer, tousse de plus en plus, s'asphyxie enfin alors qu'apparaissent des troubles nerveux comme l'incoordination motrice et la mort survient au bout de 2 ou 3 jours dans 100 % des cas. 
   

 

L'agent vecteur qui assure l'épidémisation de la peste est la puce infectée, qui transmet la maladie à l'homme par picûre. Curieusement la puce est attirée par le blanc, tous les tissus blancs : draps de lit, vêtements, mais elle est repoussée par l'odeur de certains animaux, cheval, boeuf, mouton, bouc, chameau, qui bien que sensibles à la peste, n'ont pas de puces, et aussi par l'odeur de certaines huiles alimentaires : huiles d'olive, de noix, d'arachide, etc. Si la puce transmet la peste bucolique, la peste pneumonique se communique d'homme à homme par des gouttelettes de salive projetées par la parole ou la  toux.. Si l'atmosphère est froide et humide, ces gouttelettes y restent longtemps infectées en suspension, peuvent être inhalées et pénétrer dans l'organisme par les muqueuses nasales, buccales ou pulmonaires. De même des doigts souillés par le dépecage d'animaux infectés et portés ensuite aux muqueuses : yeux, bouche ou nez peuvent donner la peste pneumonique, mais essenciellement, celle ci reste une forme des pays froids ou d'hiver des pays tempérés, mais dans toutes autres conditions, elle est exceptionnelle ou très limitée. Rappelons que sa contagiosité est très élevée et que la mort frappe toujours les personnes atteintes. Très longtemps le rat noir a été considéré comme l'unique origine des épidémies de peste. Toujours présent  à moins de 200 mètres d'une habitation, c'est le rat qui fut à l'origine des contaminations de l'homme en Europe. Grégoire de Tours, mort en 594, a laissé ce témoignage au sujet d'une épidémie de peste : "Comme on manqua bientôt de cercueils et de planches, on enterrait dix personnes et même plus dans la même fosse. Un dimanche, on compta dans la seule basilique de Saint Pierre de Clermont 300 corps morts. Or la mort était subite. Il naissait, à l'aine ou à l'aisselle, une plaie semblable à un serpent, et le venin agissait de telle manière sur les malades que, le second ou le troisième jour, ils rendaient l'âme. En outre, la force du poison enlevait aux gens le sens...". Il semblerait qu'au Xème siècle les paroisses de Plumaugat et de Rougeul aient été particulièrement touchées par la peste au point que celle de Rougeul finira par disparaître et être absorbée par Plumaugat. Vers la moitié du XIIème siècle, alors que notre contrée était sous le joug des Plantagenêt, il semble que la peste ait sévit et n'ait épargné que le quartier de Rouillac. Reconnaissants  envers Saint Sébastien, évoqué pour guérir de la peste, les habitants de ce quartier qui ressortait de la paroisse de Sévignac, auraient érigé puis dédicacé à Saint Sébastien, cette chapelle qui fut malheureusement détruite au cours du XIXème siècle. De 1347 à 1352 alors que la Bretagne allait traverser une grave crise, une vague épidémique toucha l'ensemble de l'Europe et en décima la population. Près d'un tiers des habitants disparurent à travers toute l'Europe, soit près de treize millions de morts. La main d'oeuvre venant à manquer, la société traversa ensuite une véritable crise économique, ce qui incita les responsables d'alors à faire appliquer une sévère législation afin que les salaires des ouvriers agricoles soit rétabli à taux raisonnable. Au XVIème siècle, évoquant la peste dans "Oeuvres complètes",  Ambroise Paré écrivait  : "on a veu aussi à certaines femmes, l'enfant estant mort dans leur matrice, les os sortir par l'ombilic, et la chair par pourriture estre jettée par le col de leur matrice, et par le siège, s'estant fait abscès : ce que deux chirurgiens célèbres et dignes de foy m'ont certifié avoir veu à deux diverses femmes..."

 

 

habits des médecins en temps de peste

 

Au cours de cette période connue par les récits de celui qui est considéré comme le père de la chirurgie moderne, la paroisse de Saint Juvat fut touchée par cette épidémie de peste de 1583 à 1585.

Jehan Pougnant fils de Gilles, Robert Legallays, Françoyse Richart, Jullienne Legallay fille illégitime de Guillemette Legallay "les toutz enterrez" le 20 septembre 1583 par missire Jehan Leforestier, on rélève d'autres actes dans lesquels sont mentionnés plusieurs victimes, ainsi le 9 octobre 1584 sont enterrés : Jullien Targues, Gilles Besnard, Jullien, Guillemette & Raoulette Galliot; trois jours plus tard : Ollivier Legant, confessé par Guillaume Lebreton, Hellene Bellebon fille de Gilles et Guillemette Houail sont aussi, tous les trois mis en terre.

Missire Jean Leforestier procéda à de multiples autres inhumations avant d'être lui même emporté le 7 juin 1585, missire d'Espinay prit alors la rélève en procédant aux nombreuses funérailles qui suivirent, voici quelques autres victimes de la peste :

-Ollivier Garnier et Guillemette Garnier sa fille, le 3 mai 1585.   

-Guill(aume) Garnier, le 17 mai 1585
-Yves Besnard, le 10 juin 1585

-Jean Poullart, le 14 juin 1585
-Jullien Nogues, le 24 juin 1585
-Françoysse Nogues, le 25 juin 1585

Puis de nouveau l'épidémie revint à Saint Juvat en 1607, 1630, 1637 et jusqu'au 22 novembre 1638.

 

 

quelques unes des victimes de la maladie contagieuse de 1638 à St Juvat

 

Sur la remonstrance & considération de ce passage, le premier jour de Novembre a esté de tous les Saincts l'an mil six cent trente huict, les habitants de la paroisse de S Juvat tant ecclesiastiques que laïques s'estant assemblés en l'église dud S.Juvat affin de faire très humbles a très directes prières, à ce que par la maison de Nostre Seigneur Jesus Christ, par l'insoumission de la Glorieuse Vierge, des biens heureux S Juvat et S Sebastien & de toute la cour celeste, il eust pleu à Dieu le vouloir delivrer du flan de la peste dont la paroisse avoit esté affligée depuis dix huict moys, en sorte qu'il y avoit fort peu de maisons exemptées où on n'eust ressenti des ravages de cette maladie & corruption contagieuse, toutes les précautions & remèdes recherchez et apportez en ce cas par l'industrie, sages et prudent des hommes s'estant trouvez inutiles & sans aucun bon succez jusques à ce que la Divine Misericorde presante pitié d'eux leur inspira le voeu qui sans danger pour moi au jour de la détresse, je te délivrerai, et s'est livré pour vous, et moi glorisirabia

conceverent et accorderent  par une commune déliberation et unanime consentement de tous en la forme & maniere qui ensuit

 

Vota mea domino reddam in conspisti omnia populi una

 

Et le recteur de St Juvat de terminer ainsi ."..qu'à jamais seroient faittes quatre processions générales & solennelles tous les ans, dans la quatre saison de l'année affin de se mettre en devoir d'émouvoir Dieu plus facilement par telle prière, communier bénir les biens de la paroisse en la présence de la famine, de peste & de guerre. La première de ces processions seroit le jour de St Sébastien ou le dimanche le plus proche dudit jour pendant laquelle seront chantées les Litanies du nom de Jesus et en Latin l'hymne de St Sébastrien. La 2 seroit le jour de St Marc ou le dimanche le plus proche dudit jour...Le troisieme jour sera le Dimanche de la Feste Dieu...Le 4. le jour de l'Assomption"

 

St-Jouan de l’Isle fut touché par la peste en 1625, il y eut 54 morts entre le 26 septembre et le 30 novembre, Olivier Branchu était alors recteur de cette paroisse de Saint Jouan de L'Isle. En août 1638 elle revint. A Guenroc, les hameaux où sévit la maladie de 1638-1639 sont connus : Beaumelin, la Ville au Beau, les Noës, la Touche. Une croix dressée au hameau de Beaumelin marque l’emplacement du cimetière où furent enterrées les victimes, le bois voisin porte depuis le nom de Bois du Défat. Au sein des victimes de Guenroc figurent :
Thomas Salmon, le 29 août 1638
Raoulette Lebreton, le 11 septembre 1638
Julienne Lefevre, le 7 septembre 1638
Helaine Crespel, le 7 septembre 1638
Yvonne Silard, le 24 septembre 1638
Henry Duschesne, le 24 septembre 1638
Pesrine Crestel, le 25 octobre 1638
Pascal Raytard, le 29 octobre 1638
René Lebreton, le 29 octobre 1638 
Guillemette Legaux, le 1er janvier 1639
Jean Bron, mari de ladite Legaux le 2 janvier 1639
Roberde Chaillaux, le 22 février 1639
Jan Salmon, le 24 février 1639  

 

 

     La croix du Bois du Défat

 

D’autres croix sont visibles dans nombre de localités, à Trébédan la croix des Landes est une croix de pestiférés.  

 

La paroisse de La Bouillie située près de Lamballe fut touchée par cette épidémie depuis 1630 jusqu'en 1641; plus de cent décès seraient dû à cette épidémie.  Parmi les victimes de cette épidémie de peste à La Bouillie figurent :

-Rolland Lené de la paroisse de St Alban, le 15 février 1630
-Jacquette Chastellier, femme dudit Rolland Lené, le 18 février 1630
-René Margueritte, le 26 février 1630

 

   

 

 La croix de La Bouillie

 

le soubassement est orné d'os et de cranes, les symboles de la mort

 

 

 

 La croix de la chapelle du Temple à Pléboulle 

     

 

Talensac

 

 

La Ferrière

 

 

Plumaugat

 

De mai 1632 à avril 1633, la peste sévit également à Merdrignac, pour conjurer le sort, on érige une croix. Au Lantran à Plouasne, on fait de même, une croix, marque l’emplacement d’un cimetière désaffecté. Le 22 août 1638, lors de la messe, le recteur de la paroisse de Plouasne lit en chaire une ordonnance du Parlement dont l’exécution entraîne pour la communauté une importante dépense. Une foule de paroissiens l’interrompt et menace de jeter chaire et recteur dans un ravin marécageux proche de l’église, et le prêtre ne trouve son salut que dans la fuite. «le bruit estoit sy grand que l’on eust dit que la soulle eust esté jettée.»  Une note signale que «les hopitaulx en ce pays et duché de Bretagne par cy davant ayant esté mal administrez.» Outre la mauvaise administration des établissements, il convient d’admettre la mauvaise formation des médecins, un certain Pierre Brunet, à Merdrignac dans les années 1630, prétend à une douteuse double profession de «chirurgien et de médecin mesme» . Pourtant le dit Brunet grâce à une pratique jugée satisfaisante, est au bout de 20 ans d’expérience considéré comme un expert. Bien souvent les diagnostiques sont approximatifs, untel malade est isolé «pour cause de maladie extraordinaire.» ou encore «atteint d’une maladye incognue aux médecins.» Parfois, on suppose que «les pauvres sont «mallades par la nécessité et incommoditez qu’ilz endure à cause de la disette notoire des bledz, manquement de nourriture que de loyer et couvert, vestements d’habitz, et dont les maladyes peuvent augmenter par les chaleurs de l’esté qui est proche, et se rendre contagieuse

Des mesures sont prises, ont interdit certaines fêtes, les sessions de justice, et autre rassemblement de foule, les autorités postent des gardes aux entrées des villes. Draps, vêtements usagés, paille et foin sont brûlés, le pain chaud, les concombres sont bannis des tables. Mais ces mesures s’avèrent vaines, en septembre 1626 à Dinan, certains cadavres restent quatre ou cinq jours sans sépulture «exposéz aux loups et aux chiens» Les enterrements se font dans les jardins, les champs et à la rigueur dans les cimetières quand ils ne sont pas remplis.

 

La paroisse de Lanrelas compta aussi quelques victimes de 1632 à 1637

 

Le dimanche 3 juin 1632 Perrine Coquin du village de Lheusme
Le samedi 27 septembre 1636 Jeanne Junou femme de Bertrand Benoist de la Ville Neuve
Le samedi 21 novembre 1636 Jacquemine Brilleu femme de Maury Béchu de la Ville Neuve
Le samedi 13 novembre 1636 Julienne Gaultier de la Ville Neuve
Le jeudi 9 juillet 1637 Julienne Bénié femme de Jean Ozille de la Chambre Lorent Le Le samedi 25 juillet 1637 Jean Ozille de la Chambre Lorent (ci-dessous)
Le vendredi 11 septembre 1637 Roberde Lecomte enterrée à St Régent
Le dimanche 3 novembre 1637 Perrine Gossé de Carbeneu
Le vendredi 20 novembre 1637 Yvon Cherel de Carbeneu
Le jeudi 26 novembre 1637 Julienne Couesbaulx de Lheusme

Quelques uns de ces pestiférés  furent inhumés en la chapelle de St Régent en juillet 1637

 

     

 

La paroisse de Trémeur compta aussi des victimes,  et c'est au cours de l'été 1637 que tombèrent les premières victimes :
Le corps de François Rouillac mort de la peste le quatorziesme d'Aoust (1637)....Le vingt cinq dudit mois le corps d'un enfans à Ollivier Geffros Mourut aussi de la peste...Le corps de Marguerite Moüesan...le corps de Mathurin Rouillac...le corps de Jan Rouillac fut enterré dans le courtil du Gueurine...Rolland Rouillac...Ollivier Tesson fut enterré dans le cimetière de Trémeur et mourut aussi de la peste le XIeme septembre...Le corps d'Adrienne Regnault...le XIIeme septembre...Anthoine Tesson ...le XIVeme septembre..Honorable prestre Toussaint Megret ...le XVeme septembre.

 

Cette même année Broons fait aussi le bilan : ensuivent les noms de ceux qui sont morts de la contagion aud(it) an 1637

-Jacques Allot fut Ensepulturé dans le Ceimetière de Broon le huit(iesme) jour de Juin Mil Six Cent Trante Sept et fut Confessé par dom Jean Dubois curé

-Michelle Buglet fut Ensepulturée dans le Ceimetière de l'église de Broon le dix(ies)me jour du(d)ict moys de Juin Mil Six Cent Trante Sept et fut Confessée par Missire Gilles Oreal

-Guillemette le Dillac fut aussi Enterrée au(d)yt Cemetière de Broon le v(ingt) (de)uzie(s)me du(d)yt moys de Juin Mil Six Cent Trante Sept Confessée par Mi(ssir)e Jean Mégret

-Julienne Janet fut Ensepulturée dans le Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Jean Mégret ce vingt cinq(uies)me du(d)ict moys Mil Six Cent Trante Sept

-Eon Jamet fut Enterré au Cemetière de Broon ce vingt six(ies)me jo(ur) de Juin Mil Six Cent Trante et Sept et Confessée par led(ict) dom Jean Mégret

-Cyprien Sebille a esté Enterré au Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Jean Mégret ce vingt neuf(ies)me du(d)ict moys de Juin Mil Six Cent Trante Sept

-Le corps de Mathurin Buglet fut Enterré dans le Cemetière ce huict(ies)me Juillet Mil Six Cent Trante et Sept et fut Confessée par Mi(ssir)e Gilles Bouvier

-Guille Bouhours a esté Enterré au(dic)t Cemetière et fut Confessée par dom Briand les Jo(ur) et an que devant

-la Sépulture du corps de Maistre Gilles Sebille fut faicte dans le(d)y(t) Cemetière de Broon le dix(esme)me jour du(d)y(t) Juillet au(d)ic(t) an Mil Six Cent Trante Sept et luy donna l' absolution le(d)y(t) dom Jean Mégret

-Jean Bazil Normand fut Enterré dans le Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Gilles Oreal le douziesme jour du(d)ic(t) Moys et an Mil Six Cent Trante Sept

-Le(d)y(t) jo(u)r douziesme de Juillet Mil Six Cent Trante Sept fut faicte le sépulture du Corps de Guillemette Quinel dans le Cemetière du(d)ic(t) Broon et Confessée par dom Yves Briand

-Françoys Bouvier fut Ensepulturé dans le(d)ic(t) Cemetière et fut Confessée par le(d)ic(t) Jean Mégret le saiz(ies)me de Juillet au(dict) q(ue) devant an

-Jacquemine Santier fut Enterrée au Cemetière du(d)ic(t) Broon le vingt(ies)me de Juillet Mil Six Cent Trante Sept au(dict) an et fut Confessée par dom Gilles Oreal
-Le Vingt Uni(es) me du(d)ic(t) Moys de Juillet Mil Six Cent Trante Sept furent ensepulturez les corps de Perronnelle Rouxel et de Jeanne Quinel dans le Cemetière de Broon et fut la(d)ic(te) Rouxel Confessée par dom Jean Duboys et la(d)ic(te) Jeanne Quinel par dom Yves Briand
-Perronnelle Girouard fut Ensepulturée dans le(d)ic(t) Cemetière et fut Confessée par dom Gilles Oreal le 24 me du(d)ic(t) Moys & an
-Le Corps d'Ollive Henry fut Enterré dans le Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Jean Mégret le Vingt six(ies)me du(d)ic(t) Moys de Juillet Mil Six Cent Trante Sept
-Jean Girebert fut Ensepulturé dans le Cemetière de Broon le Vingt sept(ies)me de Juillet 1637 et fut Confessée par dom Jean Mégret
-Julienne Tanet fut Enterrée dans le Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Jean Duboysl le Vingt sept(ies)me jo(ur) du(d)ic(t) Moys de Juillet Mil Six Cent Trante Sept
-Julienne Rahen Enterrée au(d)ic(t) Cemetière et Confessée par dom Mégret le 30 me du(d)ic(t) Moys de Juillet 1637
-Jeanne Huquet au(d)ic(t) Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Jean Mégret le premier jo(ur) d'aoust au(d)ic(t) an Mil Six Cent Trante Sept
-Guillemette Bechart fut Ensepulturé au(d)ic(t) Cemetière de Broon et fut Confessée par dom Gilles Oreal ce segond jo(ur) du(d)ic(t) Moys daoust Mil Six Cent Trante Sept
-Perronnelle Dudoüet a esté Ensepulturée au(d)ic(t) Cemetière de Broon et luy donna l'absolution Mi(ssir)e Gilles Bouvier ce cinq(uies)me jour du(d)ic(t) Moys d'aoust Mil Six Cent Trante Sept

-la Sépulture du corps de dom Yves Briand fut faicte dans le recroy de l'église du(d)ic(t) Broon et fut led(ict) Briand Entandu en la Confession par dom Gilles Oreal le six(ies)me dudict) Moys daoust Mil Six Cent Trante Sept
-Le corps de Guillle Duboys fut enterré dans le Cemetière de Broon le six(ies)me du Moys d'aoust Mil Six Cent Trante Sept Confessé par G. Bouvier
-Guillemette Daguenel fut enterrée dans l'Eglise de Broon le neuf(vies)me d'aoust Mil Six Cent Trante et Sept Confessée par dom Mathurin Henry
-Les (dicts) J(our) et M(oys) Et an furent Ensépulturés les corps de Guillle Delourme Et Jean Dugué Confessez par dom Estienne Lebret
-Magdalaine Richart fut Ensépulturée dans l'Eglise dus(dict) Broon le dixi(es)me dus(dict) Moys d'aoust 1637 et fut Confessée par dom Jean Megret
-Le Corps de Jean Audugeon fut Enterré dans le Cemetière de Broon le douzi(es)me jo(u)r d'aoust aus(dict) an Confessé par dom Jean Megret
-Marye Lechevestrier fut Enterré dans le Cemetière de Broon le quatorzi(es)me jo(u)r d'aoust Mil Six Cent Trante et Sept et la Confessa dom Estienne Lebret
-Le Corps de Perrine Besnart fut Enterré au Cemetière de Broon le quinz(ies)me jo(u)r du Moys d'aoust aus(dict) an Mil Six Cent Trante et Sept Confessée par dom Gilles Oréal
-Le Corps de Guillle Renouvel fut Enterré dans les(dict) Cemetière le 16.eme jo(u)r du Moys d'aoust Mil Six Cent Trante & Sept Confessé par Lebret
-La sépulture du Corps de Françoys Touzé fut faicte dans le Cimetière dus(dict) Broon le dix sept(ties)me jo(u)r d'aoust Mil Six Cent Trante et Sept Confessée par dom Pierre Trillart

 

Un parcellaire situé au environs de L'Hermitage porte ce curieux nom évoquant une épidémie : le Charnier. Les chapelles dédicacées à Saint Sébastien, protecteur contre la lèpre furent érigées çà et là : Rouillac, Fréhel....(voir Saint Sébastien de Rouillac, page n° 1 - Saint Sébastien de Rouillac, page n° 2 - La chapelle Saint-Sébastien à Fréhel)

 

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Published by poudouvre
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