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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 19:31

 

 

 les possesseurs de la seigneurie d'Yvignac

 



L'abbé Lemasson écrivait au sujet des membres de la famille d'Yvignac : «c'est à la croisade, en 1248, que nous voyons pour la première fois, nous dit de Courcy apparaître un seigneur du nom d'Yvignac. En réalité celui ci était  Oliverius d'Ivignaco, écuyer en 1249.  Voici les noms de ces seigneurs que l'histoire nous a conservés : Guillaume d'Yvignac, archer à cheval figure le 13 janvier 1356 dans la montre d'Olivier de Montauban à Dinan. Le 26 septembre 1370 Olivier de Vignac paraît à Paris à la montre d'Albert de Guitté. D'après Lobineau, il est alors au service du roi de France. Marié à Catherine de Montbourcher, leur fille Thomine épousa Jean des Cognets. Le nom du chevalier Olivier d'Yvignac, apparaît de nouveau, le 28 avril 1381 avec celui de Guillaume d'Yvignac parmi les signataires à Lamballe du second traité de Guérande. Guillaume d'Yvignac quand à lui paraît en 1383 à la montre de Pierre de Tournemine tenue à Thérouanne.   Lors de la Réformation de la noblesse de Bretagne, Jacques d'Yvignac est cité seigneur dudit lieu en 1428, l'abbé Lemasson le considère comme le fils probable de Olivier cité ci dessus. Ecuyer Geoffroy de Vignac qui sert d'avril 1415 à mai 1416 sous les ordres de Jean Aymery, pour le compte de Tanneguy du Chastel, gouverneur de Paris   Est ce le même Geoffroy qui paraît en 1442 comme époux Marie de Rougé et père de Marie, mariée à Olivier Tranchant, sieur de Tronjoly, en revanche il fut père de Jehan d'Yvignac, qui le 16 juin 1465, fait partie des 40 lances du sire de la Hunaudaye et épousa Thomine de Bréhant. Jehan d'Yvignac signe le 7 août 1488, à la capitulation de Dinan, obligé d'ouvrir ses portes aux Français, après la funeste bataille de Saint Aubin du Cormier.  Un peu plus tard en 1490, nous voyons Louis, chevalier seigneur d'Yvignac, faire partie des cinquante hommes d'arme de la garde ordinaire de la Reine Anne, et sa fille Bertranne épousa Raoul du Breil. D'après Jollivet, Raoul du Breil renouvela le 12 novembre 1507, la fondation faite dans l'église d'Yvignac par Jeanne du Breil sa tante, d'une messe chantée à perpétuité pour les âmes de ses parents trépassés. Il abandonna à cet effet 4 mines de blé qui lui appartenait sur une dîme de blé sise en Yvignac et nommée le Trait-Sillart. En 1498 Georges d'Yvignac figure sur les comptes de Gilles Le Breton, trésorier des guerres en Bretagne. Entre temps, il fait aussi partie des vingt hommes d'armes du roi Charles VIII. En 1513, un Raoul d'Yvignac est époux de Guillemette Gauteron issue dudit lieu seigneurial en Sévignac. Cette même année Pierre d'Yvignac, seigneur d'Yvignac, habitait le château de ce nom lors de la réformation de la noblesse. Quelques années plus tard, le château et la châtellenie d'Yvignac étaient passés par alliance dans la famille de Guitté de Vaucouleurs. Au milieu du XVIème siècle, l'abbé Lesage mentionne Guy de Guitté dit de Rosnyvien, comme châtelain d'Yvignac. Son père : Guillaume de Guitté seigneur de Vaucouleurs en 1513 avait successivement épousé Jeanne de Tréal morte en 1532, Renée de Clehunault et enfin Arthure de Romillé, dame du Cartier. Guy de Guitté fut l'époux de Jacquemine de Boisriou, il était aussi marquis de Vaucouleurs en la paroisse de Trélivan et seigneur d'Yvignac et de Plumaugat. Il mourut assassiné en 1565, sa fille Anne, son unique héritière épousa Louis d'Espinay, seigneur de la Marche (armoiries ci dessous) et frère de l'évêque de Dol : Charles d'Espinay.

 

 

Monseigneur Charles d'Espinay

 

Les d'Espinay étaient originaires de la paroisse de Champeaux, évêché de Rennes. Ils s'enorgueillisaient à juste titre de leurs ancêtres, dont quatre prirent part à la conquête de l'Angleterre en 1066, d'autres avaient combattus aux Croisades, d'autres enfin avaient occupés des premières charges dans l'Eglise. Un cardinal archevêque d'Arles de Bordeaux et de Lyon : André d'Espinay. C'était l'oncle de Guy d'Espinay, le père de Louis, nouveau châtelain d'Yvignac. Louis d'Espinay, second fils de Guy et de Louise de Goulaine, devint marquis de Vaucouleurs et d'Yvignac, du chef de sa femme, Anne de Guitté, dame de Vaucouleurs et d'Yvignac, fille de Guy et de Jacquemine de Boisriou. Le 3 juilet 1570, le roi Charles IX l'admit au nombre des Chevaliers de Saint Michel. Il fut, au rapport de du Paz «un seigneur qui se montra fort sage et vertueux, adroit aux arrmes, homme fort pieux et débonnaire, qui se montra fort charitable pendant les guerres de l'Union, ayant ses biens et mis au hasard sa vie, pour la conservation de ses sujets de tout son pays.» Il fut père de Charles d'Espinay, baptisé dans l'église d'Yvignac le 20 juillet 1578. Les parrain et marraine furent Charles d'Espinay, évêque de Dol et Jeanne de Scepeaux, dame de Broons.

 

 

Jean d'Espinay, un autre de ses fils, devint le 5 janvier 1595, abbé de Saint Méen, puis n'ayant pas fait de voeux, résigna son bénéfice, rentra dans le monde et s'y maria. Ses armoiries : «d'argent au lion, coupé de gueules et de sinople, armé d'or » se voient encore dans l'abbaye de Saint Méen. Ce même Jean d'Espinay fut aussi prieur et commendataire de l'Abbaye sous Dol. Entre temps, son père Louis d'Espinay mourut à Plumaugat en 1600. A la mort d'Anne de Guitté sa première épouse, il s'était emarié à la douairière de la Colombière. Veuf une seconde fois, il convola une troisième fois en justes noces, mais l'on ignore le nom de la dame qui reçu ses serments.   Charles d'Espinay, fils aîné det héritier principal de Louis d'Espinay, fut raconte d'Hozier, marquis de Vaucouleurs, seigneur d'Yvignac et de Plumaugat, sr de la Garenne, de la Rivière, de la Chèze et de Tréheux. Il devint gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi et Chevalier de sn Ordre. Il épousa en octobre 1600 Marie de Chalaunay, de la maison de Cheronne dans le Maine. Il mourut en 1615 et fut inhumé devant le maître-autel de l'église d'Yvignac, dans le tombeau de feu Monsieur son père. Son principal héritier fut Urbain, qui suit. Urbain d'Espinay,marquis de Vaucouleurs épousa Amaurye de Briqueville, dont il eut Gabriel. Après la mort d'Amaurye de Briqueville, Urbain d'Espinay éposa Servanne Frottet, soeur de l'abbé de Boquen. Il en eut plusieurs enfants, entre autre Urbain, qui fut abbé de Boquen et recteur d'Yvignac. D'après les registres paroissiaux de Guitté, Urbain d'Espinay mourut le 14 décembre 1671 et fut inhumé dans l'église d'Yvignac. Ce fut disent ces mêmes registres, «une grande perte pour ses subjects». Sa veuve lui survécut quelques années et fut «ensépulturée» le 1er mai 1677 dans l'église d'Yvignac. Urbain, chef de nom et d'armes d'Espinay, sieur marquis de Vaucouleurs demeurant en son chasteau d'Evignac, obtint du Parlement de Bretagne, un arrêt confirmant sa noblesse, comme d'ancienne extractionet chevalerie. Dans cet arrêt son compris «Antoine d'Espinay, son fils, demeurant en son château de Challonge. Treuron et Gabriel d'Espinay, marquis d'Espinay, fils aîné de feu autre Gabriel d'Espinay, fils aîné du dit sieur marquis de Vaucouleurs.   Ce feu autre Gabriel d'Espinay, fils d'Urbain et d'Amaurye de Bequeville, avait épousé l'an 1646, Servanne de Trémigon, comtesse de Kerinan, dont il eut deux filles et un fils. C'est ce dernier que nous venons de voir désigné dans l'arrêt de noblesse en 1668 sous le nom de Gabriel Sylvain d'Espinay, marquis d'Espinay. Le jeune d'Espinay ne connu jamais son père, mort à Paris le 22 juillet 1650, et dont les funérailles furent célébrées à Yvignac le 2 août suivant. Il épousa en première noce, le 1er dcembre 1668 Anne Ferret inhumée le 20 septembre, né le 11 novembre 1650 et dont les funérailles furent célébrées à Yvignac, après lui avoir donné trois filles et un fils appelé Gabriel-Barthélémy.  A la mort de sa femme, Gabriel Sylvain se remaria avec Françoise Legouz, dont il eut Gabriel Gustave, baptisé à Yvignac le 17 janvier 1692. Gabriel Sylvain mourut à Yvignac en 1718. Son héritier principal : Gabriel Barthélémy, comte d'Espinay, marquis de Vaucouleurs, vicomte de Parga et de Kerinan se maria à Anne d'Hautefort, qui lui donna en 1702 un fils appelé Barthélémy. Il leur naquit aussi une fille nommée Françoise Gabrielle, qui à la mort de son frère Barthélémy, décédé à Rennes et inhumé à Yvignac en 1747, hérita de tous les biens et titres de son frère. Françoise Gabrielle d'Espinay épousa en 1721, Louis Claude du Breil, comte de Pontbriand, en Pleurtuit, baron de la Houlle en Saint Briac, vicomte de Parga, seigneur de la Garde, le Pin-Pontbriand, la Ville aux Prévôst et Richebois, capitaine général, garde de côtes du département de Pontbriand qui s'étend entre la Rance et l'Arguenon, et le chemin de Dinan à Jugon, gouverneur des Ebihens. (Ci dessous armoiries du Breil) . De leur mariage naquit une unique héritière qui fut Sylvie Claude, née au Pontbriand le 3 juin 1723 et baptisée à Pleurtuit. A la mort de sa mère qui fut inhumée le 18 février 1749 dans l'église d'Yvignac, Sylvie Claude connue dans sa jeunesse sous le nom de Mademoiselle de Broons fit passer les vastes possessions maternelles dans la msion de Bruc, une des plus vieilles de la Province, par suite de son union avec Jean Baptiste de Bruc, comte de Bruc et de Broons, qu'elle avait épousé à Rennes en 1738. Une sorte de fatalité semble, durant trois générations successives s'attaquer aux berceaux des châtelains d'Yvignac. L'héritière principale du mariage du comte et de la comtesse de Bruc fut une fille nommée Sylvie Gabrielle Antoinette. Elle épousa à Yvignac le 22 novembre 1766 Jean Baptiste René Guéhenneuc, chevalier, comte de Boishüe, Lanhélin, Le Buart, la Chalopinais et Lourmais, Conseiller du Roi au Parlement de Bretagne, né à Leauville en Landujan, le 25 juin 1732.  -Pierre-Louis de Boishue, le fils de Sylvie de Bruc et de Jean Baptiste Guéhenneuc, comte de Boishue fut tué à Rennes le 27 janvier 1789 lors du soulèvement annonciateur de la Révolution.  La soeur cadette de Sylvie Gabrielle, Anne Constance de Bruc épousa à son tour Toussaint Marie de Boishüe, seigneur de Leauville, frère cadet du conseiller et capitaine au Régiment de Picardie. Peu après le mariage de sa cadette, Madame de Bruc, née Sylvie Claude) De son union avec le comte de Boishüe, Sylvie de Bruc eut, outre Pierre Louis évoqué ci dessus, trois autres enfants : Constant-Louis, baptisé à Yvignac le 28 novembre 1778 et marié en 1807 avec Jeanne de Saint-Léger, dont les descendants ont continué la famille. Marie-Thérèse qui épousa à Jersey le chevalier La Fruglays; enfin Jeanne Marie, née le 27 décembre 1784 et qui n'a pas laissé de postérité avec M. de Bizien.Un minu rendu le 25 décembre 1777 par M. de Boishüe, au nom de la comtesse son épouse, énumère quelques unes de leurs propriétés à Yvignac. C'était la terre, chatellenie et seigneurie de ce nom relevant du grand baillage d'Yvignac. Ce dernier avait été acquis le 15 novembre 1770, par le comte et la comtesse de Bruc. D'après l'acte qui nous occupe, la terre d'Yvignac est dite relever prochement et noblement du domaine du Roi. AU point de vue judiciaire elle dépendait de la Sénéchaussée de Rennes, sous la surveillance de laquelle de toute ancienneté le droit de haute justice.  Le domaine direct de la Seigneurie comprenait : -Le château, jardins, cour, avant-cour, fossés, colombier, avenues et bois de décoration, taillis, prairies, étangs et retenue d'eau, terres arables et non arables, landes et gallois. D'Yvignac relevait aussi le moulin à eau du Treslé, des dîmes en Yvignac et en Caulnes, les métairies nobles de Launay, de  la Garennes et du Manoir. Enfin plusieurs fiefs et bailages en dépendaient encore : Le baillage au froment; le baillage du Bois Robert en Trédias; le baillage à l'argent, le baillage du Bois de la Rivière; le baillage de la Bouyère; le baillage du Bourg; le baillage de Carvaguen.

 

 

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Published by poudouvre
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commentaires

Yann PICQUET 28/10/2012 10:46

Bonjour,

Etes-vous sûr des armes que vous indiquez pour les guehenneuc du Boishue ?
Pour ma part, j'ai donné plutôt : D'azur, au lion léopardé d'argent, surmonté de 2 fleurs de lys du même.

Quand pensez-vous ?
Amicalement.
Yann

poudouvre 28/10/2012 17:37



c'est rectifié, encore merci.