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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 13:44

 

 

Le duc François II de Bretagne consacra à l'administration de son duché le moment de répit que lui laissa cette convention. Le 8 février 1486, il réunit les états à Rennes. Une résolution des plus favorables à la bonne administration de la justice y fut prise : ce fut l'érection d'un parlement sédentaire. Cette institution, quoique fort importante, n'était pas le principal objet que le duc s'était proposé en convoquant les états. Inquiet de la cession de Nicole de Bretagne, confirmée par le traité de Montargis, il voulait assurer, par anticipation, le duché à ses filles. Ayant représenté aux barons bretons que sa succession plongerait infailliblement leur pays dans une guerre intestine, si elle n'était réglée de son vivant, il en obtint une déclaration par laquelle, dérogeant au traité de Guérande ainsi qu'aux testaments de François Ier et de Pierre II, ils reconnurent Anne et Isabeau, ses filles, comme héritières légitimes du duché, et s'obligèrent, par un serment solennel, à soutenir les droits qu'ils venaient de leur conférer. Le baron d'Avaugour lui-même, fils naturel de François II, et époux de Marguerite de Brosse, fille cadette du légitime héritier du Penthièvre, accéda à la résolution des états, après s'ê disculpé du reproche de prétendre à la succession ducale. Mais d'autres compétiteurs, plus sérieux que d'Avaugour, faisaient pressentir que quand le moment serait venu ils feraient valoir les droits qu'ils disaient tenir de leur naissance. C'étaient le prince d'Orange, neveu de François II, par sa mère; le vieux sire d'Albret, veuf d'une arrière-petite fille de Jeanne la Boiteuse ; Jean II, vicomte de Rohan, beau-frère de François II, qui non-seulement prétendait que la tante devait être préférée à la nièce, mais s'appuyait sur l'origine de sa maison, qu'il faisait remonter au fameux Conan-Mériadec, en se prévalant du procès-verbal de l'assise tenue en 1118, sous Alain Fergent, titre que la maison a de tout temps, et vainement, essayé de faire considérer comme authentique. A ces prétendants ajoutez le duc d'Orléans, qui désirait secrètement épouser la princesse Anne, et qui, enchaîné par son mariage avec la sœur de Charles VIII, ne pouvait qu'escompter l'avenir, et enfin, Maximilien d'Autriche, autre prétendant à la main d'Anne de Bretagne. Le parti français exploitait habilement les dissensions qui résultaient de ces prétentions diverses, en s'efforçant de persuader aux Bretons que le principe de la loi salique formait en Bretagne la règle de la succession au trône ducal ; et François II n'ayant que des filles, le duché, à défaut d'héritier mâle, devait revenir au roi de France, seigneur suzerain.

Le débile François II s'affligeait de toutes ces intrigues, qu'il était impuissant à déjouer; et si des infirmités précoces déterminèrent la grave maladie qu'il fit à cette époque, on a tout lieu de croire que le chagrin n'y fut pas étranger. Résolu à s'assurer par tous les moyens possibles du dévouement de ses vassaux immédiats, il abolit dans ses domaines (8 octobre 1486) le droit de mottage, en vertu duquel il recueillait la succession des colons morts sans enfants. De son côté, Mme de Beaujeu, à qui l'on avait représenté comme prochaine la mort du duc, se hâta de conduire le roi à Tours, et de faire marcher des troupes, qui devaient l'y rejoindre, pour qu'il fût prêt à envahir le duché. Le danger était imminent. Pour le détourner, François, Maximilien, d'Albret, d'Orange, etc., signèrent, le 13 décembre 1486, un pacte auquel adhérèrent les principaux seigneurs bretons, dans le double but de repousser l'invasion française et de favoriser le duc d'Orléans dans son projet de supplanter Mme de Beaujeu. Cette princesse, brusquant l'attaque, fit entrer une armée sous les ordres de La Trémouille en Bretagne (mai 1487). II marcha sur Vannes, d'où le duc se sauva à Nantes. La Trémouille vint l'y assiéger. En même temps la régente concluait avec une partie des seigneurs bretons une con vention qui lui permettait de faire occuper bon nombre de places de la province par les troupes françaises, venues seulement, disait-elle, pour châtier le duc d'Orléans. L'habile princesse faisait marcher de front ces négociations et celles au moyen desquelles le roi d'Angleterre, désertant la politique constante de ses prédécesseurs, renonçait à secourir la Bretagne. Les principaux obstacles ainsi aplanis, Charles VIII s'avança en personne jusqu'à Nantes, avec l'espoir que cette ville ne tarderait pas à lui ouvrir ses portes. Il s'abusait. La place, vigoureusement défendue par le duc d'Orléans et le prince d'Orange, repoussa pendant près de deux mois les attaques des Français, qui furent enfin obligés de lever le siège. Quittant les bords de la Loire, La Trémouille marcha vers le nord par Auray, Vitré et Saint-Aubin du-Cormier, dont il se rendit maître. C'est alors que d'Albret, qui avait échoué dans une première tentative d'entrée en Bretagne, y débarqua quatre mille hommes. Aussitôt il réclama l'exécution d'une promesse que sa sœur, la comtesse de Laval, gouvernante d'Anne de Bretagne, lui avait faite et qui lui aurait assuré la main de cette princesse. Mais, soit, comme on l'a prétendu, que cette enfant éprouvât une répulsion invincible pour ce mariage, et préférât Maximilien, jeune, brave, habile guerrier et plus lettré qu'aucun des princes ses contemporains, soit plutôt que François II pensât que l'union de sa fille avec le roi des Romains offrait plus de chances de soustraire la Bretagne à l'invasion française, il laissait entrevoir la possibilité de cette union. Pendant les négociations qu'elle provoquait, La Trémouille faisait (mars 1488) une nouvelle irruption en Bretagne, à la tête de douze mille hommes, et prenait Châteaubriand, Ancenis et Fougères. Les troupes ducales, mélange confus de Bretons, d'Anglais, d'Allemands, de Gascons et d'Espagnols, se mirent en marche, et, le 28 juillet 1488 les deux armées se livrèrent la bataille connue sous le nom de bataille de Saint-Aubin-du-Cormier (voir La bataille de Saint-Aubin-du Cormier.) . Elle fut fatale à la Bretagne. Non seulement l'armée bretonne y perdit six mille hommes, mais François, sa famille, son duché furent à la discrétion du vainqueur. Le patriotisme breton n'était pourtant pas éteint partout ; il trouva d'énergiques interprètes dans les bourgeois de Rennes. Sommés par La Trémouille de se rendre sous peine de punition telle qu'il en serait mémoire et exemple, ils lui rappelèrent fièrement, par la bouche de leurs députés, le chanoine Jean Le Vayer, Plessis-Balisson et Bouchard, greffier du parlement et frère de l'historien, les désastres des Français à Crécy et à Poitiers ; puis ils menacèrent La Trémouille d'une telle résistance qu'il n'osa la provoquer. Mais Dinan et Saint-Malo furent obligés de capituler. François, consterné, demanda la paix, qui lui fut accordée, le 21 août, par le traité du Verger, conclu malgré la dame de Beaujeu, laquelle insistait pour que la France tirât un meilleur parti de sa victoire. Toutefois, si l'annexion de la Bretagne n'était pas immédiatement prononcée, la convention du Verger, en ne statuant point sur l'objet principal des contestations, fournissait à Charles VIII des prétextes suffisants pour accabler dès qu'il lui plairait un adversaire désormais hors d'état de lui résister. Le roi en effet ne renonçait à aucune de ses prétentions sur toutes les possessions du duc, à défaut d'héritier mâle, et il gardait en nantissement Fougères, Dinan et Saint-Aubin-du-Cormier, tandis que François s'obligeait à licencier les troupes étrangères, à ne jamais en appeler d'autres pour faire la guerre à la France, enfin à ne marier ses filles qu'avec le consentement du roi de France.

Cette dernière clause était dure ; elle renversait l'échafaudage si laborieusement élevé par le duc, à qui elle porta le dernier coup. Il mourut à l'âge de cinquante-trois ans, trois semaines après avoir signé le traité du Verger, qu'on avait eu soin de faire ratifier par les états. Il fut inhumé dans l'église des Carmes de Nantes, où il avait témoigné le désir d'être enseveli, près de Marguerite de Bretagne, sa première femme. Anne, sa fille, y fit élever un magnifique tombeau, le chef-d'œuvre de Michel Columb, qui se voit encore de nos jours dans la cathédrale de Nantes (voir Marie-Edmée Vaugeois, alias Loïc Trémor née à Nantes en 1841 : le tombeau des Carmes) . ll n'eut de son second mariage avec Marguerite de Foix que deux filles, Anne, qui lui succéda, et Isabelle, morte à Nantes, en 1490. Enclin à la paix, quoique courageux, François II se trouva entraîné par les circonstances à être presque toujours en guerre pour repousser les agressions de Louis XI et de Charles VIII. Naturellement sincère et droit, il eut le triste sort d'être obligé de recourir à la duplicité pour ne pas tomber dans les pièges que lui tendit le cauteleux fils de Charles VII. La ruse pourtant lui répugnait, et l'intérêt de son peuple, menacé dans sa nationalité, put seul le déterminer à s'en faire un auxiliaire. Tant que vécut Landais, cet homme si méconnu de ses contemporains, François II, docile à ses conseils, montra une énergie | dont la Bretagne retira les plus heureux fruits ; mais quand il l'eut sacrifié à la turbulente aristocratie, qu'il offusquait, ce malheureux prince, obsédé d'intrigues, désespéra de lui-même. On lui a reproché de s'être laissé gouverner par ses maîtresses. Sans chercher à l'absoudre de ce re proche, nous ne pouvons nous empêcher de regretter qu'il n'ait pas plus obéi aux inspirations généreuses de la dame de Villequier, qui paya du moins son amour d'un dévouement sincère et éclairé. P. Levot. Histoires de Bretagne de dom-Lobineau, dom Morice et Daru - Bulletin archéologique de l'Association bretonne, t. II, p. 145-147


 

 

 

 

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 17:02

 

Trégomar

 

 

 

 

La Poterie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Andel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lamballe

 

 

 

 

 

 

 

 

Mégrit

 

 

 

 

 

 

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 06:25

 

 

Escuyer Jean de Partenay, seigneur dudit lieu & du Boisbrient print en mariage Jeanne de Bintin, & en eut un fils nommé


 


 

Jean de Partenay, seigneur dudit lieu & du Boisbrient. Il espousa Damoiselle Guillemette Lebart, fille d'Escuyer Bertrand Lebart, &  d’une Damoiselle aussi appellee Guillemette dont je n’ay trouvé le surnom, de laquelle il eut les enfans cy-apres de nommez. ll mourut au mois de Decembre, l’an 1434. Il fonda un Obit de quarante sols en l'Eglise de Sainct Pierre de Renes , & sa femme Guillemette Lebart y en fonda un de cent sols. Enfans.


 


 

Michel de Partenay, duquel sera parlé cy-apres.


 

Maistre Jean de Partenay fut en son vivant Doyen de Sainct Brieuc, Chanoine de Renes, Recteur de Betton, & de Sainct Elle ou Eloy de Montauban, & Conseiller du Duc.


 

Frere Armel de Partenay fut Prieur des Prieurez de Combour & de Sainct Cire, lez Renes.


 

Jeanne de Partenay, mariee avec noble homme Messire Jan Heriçon, sieur de la ville Helouin, fils de Messire Bertrand Heriçon, & de Philipote Ruffier. Elle mourut à Sainct Jacques en Galice, où elle estoit allee par devotion,avec son mary, & fut son corps inhumé en l'Eglise des Jacobins de la ville de Compostelle.


 

Herviette de Partenay femme en premieres nopces de noble homme Olivier de Matigné sieur de Beauchesne, duquel elle eut Raoulet de Marigné sieur de Beauchesne, Ambroise de Marigné mariée auec noble home Jean Josse seigneur de la Josselinay & Georgette de Marigné. En secondes ladicte Herviette fut mariée avec noble homme Jean du Chastelier sieur dudit lieu, en la Parroisse de Cornu.

 

 

 

Messire Michel de Partenay, seigneur dudict lieu & du Boisbrien fils de Jean susdict & de Guillemette Lebart, print en mariage Perrine de la Boissiere dame dudit lieu, fille de Messire Guillaume de la Boissiere Chevalier & de Nicole de St. Remy fut en son temps un grand homme d’Estat, & eut & exerça des Offices & charges honorables sous cinq Ducs de Bretagne, Jan V, François Ier, Pierre II, Artur III & François II. & soubs la Royne Duchesse Anne, du temps de laquelle il mourut l'an 1494. sous le Roy Charles VII, & Charles de Bourgongne, fils du Duc Philippe de Bourgongne.) Comte de Charolois puis Duc de Bourgongne. Il fut Conseiller & Chambellan desdicts Ducs de Bretaigne ses seigneurs souverains, grand Maistre des monnoyes de Bretaigne, Connestable de Fougeres & de Renes, Capitaine & garde des villes Chasteaux & forteresses de Fougeres & de Sainct Aubin du Cormier, Maistre & garde des bois & forests de Renes, de Sainct Aubin du Cormier, de Fougeres & de Ville cartier Escuyer d'Escurie du Roy Charles septiesme & Conseiller & Chambellan dudict Charles Comte de Charolois & Duc de Bourgongne. L’an 1449. le Roy Charles VII. Par ses lettres données â Louviers l'huictiesme d'Octobre luy donna la Capitainerie de la ville & Chasteau de Vire en Normandie encore detenu par les Anglois, à en jouir lots qu'il seroit repris sur lesdits Anglais. L'an 1450. le Duc Pierre par lettres au Chasteau de Lermine a Vennes le 2.0. de juillet signées de Coetlogon, descharge ses amez & feaux Chevalier Chanbelan & escuyer Robert d'Espinay, Richard d'Espinay, & Guyon d'Espinay, de la Capitainerie & garde des ville & Chasteau de Sainct Aubin du Cormier Pour la bailler audict Messire Michel de Partenay qui estoit lors Connestable de Renes & de Fougeres, & garde des bois dudit Fougeres & de Ville-cattier, & l'an mesme Iedit de Partenay & Messire Jean de Villeblanche Chevalier aussi Conseiller & Chambelan du Duc, firent eschange & permutation de leurs offices & estats devant ledit Duc : c'est assavoir que les dit de Pattenay quitta & delaissa audit de la Villeblanche la Connestablie de Renes, & ledit de Villeblanche luy bailla & delaissa l'office de Sousgarde & vendeur des bois & forests de Renes & de Sainct Aubin du Cormier. Ce que ledit Duc consentit & approuva par ses lettres donées à Chartes le 23. d'Octobre audit an 1450 lesquelles furent leuës & publiées és plects des Forests au siege de Sainct Aubin le 5. de Nouembre audit an. Le Roy Charles VII. par ses lettres données a Escouché l'unziesme Aouſt l'an 1450. en consideration des grands services que ledit de Partenay son cher & bien aimé escuyer luy avoit faits au fait de ses guerres à la recouvrance de ses pays & Duché de Normandie tant en la compagnie de son nepveu le Duc Francois dernier trespassé, comme encelle de son nepveu le Duc Pierre vivant lors, qu’autrement en maintes manieres, luy donna l'estat & office d'Escuier d’Escurie de France pour servir desormais audit office aux gage, hostelages, livraisons, droicts, honneurs & profits accoustumez. Et pour la confiance que ledit sieur Roy avoit des sens, loyauté, preudomie & bonne diligence dudit messire Michel, il le retient pour son Conseiller, pour estre & assister en ses Conseils & affaires & le servir desormais audit office & estat de Conseiller, aux gages, hôneurs, prerogatives, preéminences, droits profits & esmoluments accoustumez & qui y appartienent. A raison duquel estat & office de Conseiller il presta le sermen és mains du Chancelier le 24. d’Aoust audit an. L'an 1451. le 9. de janvier il & sa femme Perrine de la Boissiere aquirent la terre & seigneurie de la Rigaudiere comme dit est cy devant, auquel an le Roy Charles VII. le dechargea de la Capitainerie de Vire, en ayant donné la seigneurie & Capitainerie à Artur de Bretagne Comte de Richemont Conestable de France. Le Duc Pierre II par lettres données a l'Estreinc ou l'Estrenic les Venes luy donna permission& privilege de lever avoir otenir perpetuellement pour luy & ses hoirs une justice patibulaire a trois posts en ses terres de Parrigné sainct Estienne & Racinoux, appartenantes a Jean de Partenay son fils & à sa femme Bonne le Bouteillier seigneur & Dame desdits lieux le vingt-uniesrne d'Octobre l’an 1455.

Par letres datées du 25.de Fevrier l'an 1456. messire Jean Raguenel dit de Malestroit, sire de Malestroit & de Largouen Mareschal de Bretagne, Capitaine & garde des villes & Chasteau de Fougeres, se desmet volontairement desdites Capitainerie & Garde en faveur dudit messire Michel, le Duc Pierre le voulant ainsi qui incontinent en pourveut ledit de Partenay son Conseiller & chambellan,& ledit de Malestroit par lettres dattées du 4. de Mars audit an confesse avoir receu dudit sire de Partenay Grand maistre des monnoyes de Bretagne les sommes de deux cents escus neufs & douze vingt livres. monnaie, pour la capitainerie de Fougeres. L'an 1461. le 29. de May Perrine de la Boissiere Dame de Parrigné premiere femme dudit Messire Michel mourut à Renes & fut enterrée en l'Eglise de Sainct Pierre, où elle fonda un Obit de cent sols monnoye. Et le 19. jour d'Aoust ensuivant le Duc François second du nom donna à fon amé & feal Conseiller & Chambelan Messire Michel de Partenay le bail de ladite terre de Parrigné escheuë audit Duc par le deces de ladite Perrine, laquelle laissa un fils & deux filles à sondit mary, sçavoir :

Jean,

Guyonne

& Olive de Partenay.


 


 

L'an 1465, le premier jour de May Charles de Bourgongne, Comte de Charolois, seigneur de Chasteau-Belin & de Bethune lieutenant General du Duc Philippe nostre pere, pour les grands sens, prudence & preudomie, vertus, discretion & vaillance estants en personne de nostre tres-cher & bien-aymé Messire Michel de Partenay Chevalier seigneur de Parrigné, iceluy seigneur de Partenay nous confians a plein de ses loyauté & bonne diligence avons & retenu & retenons en nostre Conseiller & Chambelan aux honneurs droits, prerogatives, libertez, franchises, proffits, & emolumens accoustumez, & qui y appartiennent. Donné a Bruxelles, & sont les lettres signées & scellées en forme authentique. Le Duc François second reduisant en memoire les bons & agreables services que par avant ces heures de long temps, son bien-aymé & feal Conseiller & Chambelan Michel de Partenay Chevalier sieur de Parrigné avoit faits tant à ses predecesseurs qu’à luy par l'espace de quarante ans ou plus à grandes peines, mises & travaux, dont il estoit-digne de remuneration, voulut (pour exemple donnera ses autres serviteurs de bien & loyaument & plus curieusement le servir) l'en recognoistre & recompenser, luy donna & ordonna pension annuelle de quatre cents livres monnoye de rente & prendre sur les premiers & plus liquides deniers de la recepte de Renes pour luy ayder à entretenir son estat jusques à sa mort, à commancer icelle pension au premier jour d'Octobre l'an 1468. Donné a Nantes le 29. de Decembre audit an. L'an suivant 1469. il se remaria avec Clemence de la Fueillée soeur de Jacques de la Fueillee Chevalier seigneur de la Rubaudiere, du Bourg-neuf, du Leroux, de Landamere & fille de Messire Olivier dela Fueillee sieur desdits lieux & de Jeanne de Coesmes Dame du Loroux, de Landamere & de Succé. De ce mariage n'y eut enfans. L'an 1489. il fonda & dota la Chapelenie de la Magdelene en son Chasteau de la Rigaudiere, puis mourut à Renes l'an 1490. & fut inhumé auprès de sa premiere femme en l'Eglise de Sainct Pierre où il fonda aussi un Obit, & y donna des Coupes & autres Vases d'argent pour faire un Calice.

Parlons maintenant de ses enfans, & premierement de ses deux filles. Yvonne de Partenay aisnée fut mariée avec noble Escuyer Jean le Vayer Chevalier seigneur de Fouesnel, le contract de mariage en fut fait & passé au Chasteau de Sainct Aubin du Cormier le 27. de Decembre l'an 1452 & les fiançailles le 21. de Janvier ensuivant audit lieu.


 

Olivie de Partenay fut mariée avec noble homme René de Montbourcher seigneur dudit lieu, du Pinel & de la Roche Montbourcher. Elle eut le lieu maison, terre & seigneurie de la Houssaye acquis sondit pere Michel & le petit Bois le tout en la paroisse de Partenay Evesché de Resnes. Elle mourut en May l’an 1488.


 

Jean de Partenay, fils de Messire Michel de Partenay & de Perrine de la Boissiere, succeda à sa mere à la seigneurie de Parrigné l’an susdit. II espousa Perrine le Bouteiller par autres appellee Bonne fille de Messire Georges le Bouteiller seigneur de la Chesnaye & de Marie de Ia Fuëeillée fille d'Olivier de la Fueillée sieur de la Rubaudiere & de Jeanne de Goesmes Dame du Loroux, & en eut deux fils & deux filles, sçavoir


 


 

Giles de Partenay, seigneur de Sainct Estienne, qui mourut avant pere & mere.


 


 

Artur de Partenay, sieur de Sainct Estienne mourut aussi sans enfans avant pere & mere.


 


 

Françoise de Partenay, aisnée qui mourut avant son pere l’an 1483 & fut mariée avec Escuyer Jean de Lorgeril seigneur dudit lieu & du Bodou & duquel mariage issit la susdite Guyonne. de Lorgeril premiere femme de Jean de Rohan seigneur de Lâdal 8c de Coairon.


 


 

Clemence de Partenay femme de Louys de Quenequen seigneur de Quenarts ou Crenacs.


 

Ledit Iean de Partenay espousa en secondes nopces Marie Guybé fille aisnee de Messire Adenet Guybé & d’Olive Landais, sœur du Thresorier Pierre Landais,de laquelle il n'eut point d’enfans. Il estoit Capitaine du Chasteau de Landal & fut tue a la rencontre de Sainct Aubin du Cormier le 28. de juillet lan 1488. Sa veuve Marie Guibe eut la terre de Parrignë pour douaire & se remaria avec Brient de Chasteau Brient seigneur d'Oranges comme conste par l'acte date du 10. de Novembre l’an 1503. auquel il s'appelle sieur d'Oranges & de Parrigner Son testament est daté du premier jour de janvier l’an 1507. more Romano, par lequel elle eslit sa sepulture au Chanceau de l'Eglise de Parrigné.

 

La famille de Partenay, alias de Parthenay était présente à la Roche en Plumaugat, au Menu Bois en Trémeur, Saint Régent en Lanrelas (voir Les villages de Plumaugat, page n° 7 - histoire de Trémeur, page n° 6 -histoire de Lanrelas, page n° 5, manoir de Saint Régent)

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 16:51

 

 

 

Généalogie de la Motte, Bertho et Sauvaget

 

Cargouët, vaste construction, en grande partie du XVIe siècle, mais augmentée d'un gros pavillon à la Mansart flanqué d'une tourelle dite « des Chouans », soit qu'il y demeure des chouettes, soit en souvenir du rassemblement des insurgés royalistes sur la lande voisine de Meslin. Cargouët fut apporté par Gillette de la Motte à noble Alain Bertho, son époux, vers 1542. Leur fils, Mathurin Bertho, en fit aveu au château de Lamballe, en 1534, et le transmit à son fils aîné Jacques, qui possédait ce manoir en 1603 et 1627. René Bertho, fils de Jacques, fut aussi Sgr de Cargouët, siégea onze ans comme Conseiller au Parlement de Bretagne et mourut sans hoirs de son corps en 1644. Sa soeur et héritière, Olive Bertho, le porta, par alliance, dans la maison des Sauvaget des Clos, dont les armes de gueules à la croix pattée d'argent, décorent les voûtes de la chapelle voisine de Notre-Dame de la Rivière, en Pommeret.


 

Titre de Bertho communiqué avec la Lande de Caslan

Transaction faite le vendredi 3e du mois de Mars 158I, entre nobles homs Mathurin Bertho, Sgr de Cargouët et de Vauvert, demeurant au manoir seigneurial de Cargouët, paroisse de Mcslin, fils aine et héritier principal et noble de feus nobles homs Allain Bertho et demoiselle Gillette de la Motte, sa femme, Sgr et dame de Cargouët, de Vauvert, de Mathurine, de la Villejosse et des Hayes, d'une part, -et demoiselle Ollive Bertho, sa soeur, femme de Gilles de la Lande, Ecuyer, Sgr de Caslan, demeurant audit lieu, paroisse de Pléboulle, par laquelle transaction, pour terminer les procès et différents meus entre lesdites parties, sur le partage, en noble comme en noble et en partable comme en partable, demandé par ladite dame de Caslan, dans la succession desdits feus Sgr et dame, ses père et mère, dont les immeubles montaient à lu somme de 3.000 écus sol de rente, et les meubles a celle de 20.000 écus, contre laquelle demande ledit Sgr de Cargouët ayant allégué que lesdits biens étoient de beaucoup moindre valeur, et que lesdites successions étoient de gouvernement noble et avantageux, et comme telles avoient été régies de tout temps noblement et avantageusement selon l'assise du comte Geffroy, savoir les deux tiers à l'aîné et le tiers aux juveigneurs, les fils à viage et les filles par héritage ; -laditte dame avoit obtenu une provision de 5oo livres tournois, revenant a 166 écus deux tiers, dont ledit Sgr de Cargouët avoit interjette apel ; -lesdites parties, de l'avis de nobles homs Charles de Saint-Guétas, Sgr dudit lieu, chevalier de l'Ordre du Roi, nobles homs Jean Maupetit, Sgr de la Villemaupetit, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, pensionnaire de Sa Majesté, et nobles homs Thomas Poullain, Sgr du Val et de Beuzidel, ayant reconnu que lesdites successions étoient de gouvernement noble et avantageux, et que les noms, maisons et alliances d'où procédoient lesdits biens, s'étoient toujours gouvernés noblement et avantageusement ; savoir: dame Jeanne de Cargouët, fille de Perot de Cargouët ; dame Jeanne du Marcheix, fille de Messire Bertrand du Marcheix ; Mcssirc Pierre de Largentaye, chevalier ; Messire Alain de la Motte, chevalier, sorti des maisons de Lorpheel et de Vauclerc; auxquelles avoit succédé Messire Pierre de la Motte, chevalier, et après lui Messires Guillaume et Gui de la Motte, aussi chevaliers, qui s'étoient alliés avec dame Jeanne du Chattault, fille de Bertrand, Sgr du Chaffault et dame Marie de Rochefort ; dame Jeanne La Vache, dame de la Touche-à-la-Vache, de la Guéronnaye et de Molttigny ; dame Françoise de Malestroit, mariée audit Messire Guillaume de la Motte, chevalier ; Georgine Le Voyer, fille de la maison de Trégonmar, et dame Jeanne de Miniac ; -il est convenu que ledit Sgr de Cargouist donneroit entre autres choses a ladite dame de Caslan, sa soeur, pour le droit, part et portion qu'elle pouvoit prétendre dans lesdites successions, le nombre de 3o perces de froment de rente, mesure de Lamballe, à prendre sur les terres, maisons, métairies et dépendances de la Villehuslin, avec une dixme appelée la dixme de Cargouët. Cet acte passé dans la ville de Lamballe, et reçu par Jean Morel et Mathurin Boschier, notaires royaux de la cour de Rennes et de Lamballe.


 


 

Eglise Saint-Martin à Lamballe :

« Dans le pavé du choeur, transept sud, dalle funéraire, timbrée d'un écu, portant inscription en bordure : Cy gist noble et vaillant Mathurin Bertho, Seigneur de Carcouet, Vauvert, des Haies, Maritaine, Cramagnan, Pré-Faruel, (le reste effacé). XVe siècle. »

 

Notes et illustrations laissées par M. H. Frotier de la Messelière, autres notes de  M.  P. Berthou

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 14:54

Pour ce cliché de Mégrit, un merci à Isabelle de me l'avoir communiqué, merci aussi au possesseur du lieu de l'avoir autorisée. Personnages gravés ornant une cheminée.


 

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 10:29

 

 

Calloët (de) ou de Callouët. -Nom d'une ancienne famille de l'évêché de Tréguier, aujourd'hui éteinte, qui fut déclarée noble de simple extraction (Courcy dit d'ancienne extraction) par arrêt des commissaires de la réformation en date des 4 avril et 5 septembre 1669, et 18 août 1670, -qui figure onze fois pour la Bretagne à l'Arm. gén. mss, d'Hozier (t, 33, 117, 118, 252, 261, 274, 591.657, 659, 885 ; II, 130), -qui a porté les titres de baron de Trégomar et vicomte du Lou, -et qui a produit un évêque de Tréguier, un conseiller d'Etat, des avocats généraux à la Chambre dos Comptes de Bretagne et de nombreux magistrats de Morlaix. Notices aux Nob. et Arm. de Courcy, I, 196 ; -Briant, p. 47 : Du Perré. p.II -Beauregard, p. 89 ; -Saint-Luc, III, 50 ; - Guérin, I, 84, 85. Armoiries : « D'or à la fasce d'azur, surmontée d'une merlette de même. » Devise: « Advise-toi. » -Blason gravé dans Saint-Luc. -Ces armoiries se trouvaient jadis sculptées dans les églises de Saint-Melaine et de Saint-Mathieu de Morlaix et sur des dalles tumulaires de la chapelle des dames hospitalières chanoinesses de Saint-François de Cuburien et peintes aux vitraux de N.-D.-du-Mur. -La branche de Kerbrat ajoute : « Cantonné au haut d'un annelet de gueules » (Beauregard). -Et voy. Dict. hérald. de Bret., p. 84, 247.


 

Le mémoire généalogique produit en 1668 fait remonter sa filiation jusqu'à Yvon Calloët de Lanidy, mentionné dans la réformation de 1427, qui épousa Marguerite de Kertosquet, de la maison de Launay, dont deux flls ; Pierre C, mari de Marguerite de Coëtquis, chef de la branche aînée, dite de Lanidyel du Faouët ; et Jean Calloët, mari de Plesou Couat, chef de la branche cadette, dite de Kerangouarech, de Kerastang, de Keibrat, de Keriavily et de Toulbrunet. Les Pr. de dom Mor. citent Jean Calloët, écuyer en 1378 ; - Pierre Calloët, notaire royal en 1450 (II, 390, 1546) ; -Yvon Calloët, archer de la montre de la Peillée en 1487 ; -et JehanvCalloët, l'évêque de Tréguier,vqui suivra (III, 556, 758, etc.). Les murs de l'église de St-Melaine de Morlaix portent des inscriptions constatant que les Galloët y ont fait bâtir des édifices ou «  novum opus » en 1424 et 1474 (Hist. de Morlaix, p. 337, et Errata, p. 545). -Et voy. Pitre de Lisle, Armoiries et prééminences de Morlaix et Lanmeur, p. 9. L'Hist. de Mariais cite encore Thomas Calloët., miseur de Morlaix par élection des habitants rassemblés au Mur, après vêpres, le 15 janvier 1475 ; -Guillaume Calloët, miseur en 1484 ; -Jean Calloët, évêque de Tréguier, mort en 1505 (voy. ci-dessous) ; -Dominique Calloët, fils de Thomas, qui parut à la réform. de Tréguier en 1513, miseur en 1522, dont la maison fut brûlée par les Anglais avec une partie, des archives de la ville (Et voy. Sauvageau, Commentaires sur la Coutume, II, suppl., p. 118 ; et Ogée, II, 60) ; -Jean Calloët, fermier des revenus de la ville en 1530 ; -Jean Calloët., sr de Kerastang, maire de Morlaix en 1579, gouverneur du château du Taureau en 1580, jurât en 1589 ; -un député de la Chambre de l'Union de Morlaix en 1592 ; -Pierre Calloët. de Troffos, grand archidiacre et vicaire général de Tréguier, prévôt de N.-D. du Mur en 1609 ; -Pierre Calloët de Kerastang, premier consul en 1612, juge consulaire en 1620, jurât pour St-Mathieu en 1623 et 1640 ; père ou syndic des Dominicains en 1631 ; capitaine de la milice bourgeoise en 1639 commissaire de la ville en 1640, etc.; -Maurice de Calloët., substitut du sénéchal en 1625 ; -Jean Calloët. de Toulbroch, sénéchal en 1653 ; -Yves de Calloët, frère du précédent, chanoine de Tréguier, prévôt de N -D. du Mur en 1642 (voy. ci-dessous); -un G. de Villeneuve, contrôleur de la ville en 1659 ; -un G. de Meshir, capitaine du détachement qui partit pour St-Renan en 1674 ; -Hyacinthe Calloët, prieur de Montfort, prévôt de N.-D. du Mur en 1709, et Jacques-René Calloët de Lanidy, lui succédant de 1715 à 1740. Jean Calloët, de la branche aînée de Lanidy, petit-fils du premier Yvon et fils de Pierre Calloët et de Marguerite de Coëtquis, cités ci-dessus, né à Lanidy, près de Morlaix, doctor utriusque juris, conseiller de la chancellerie de Bretagne et conseiller clerc du Parlement en 1494, chanoine et chantre de Quimper en 1498, devint évêque de Tréguier en 1502 et président de la Chambre des Comptes de Bretagne. Il mourut à St-Michal-en-Grève, le 7 mars 1505, et fut inhumé dans sa cathédrale, à l'entrée du choeur, où se trouve encore son tombeau, mais où on plaça,en 1611, le corps d'Adrien d'Amboise. On a de lui : « De impediinentis nuptiarum. » Sur Jean Calloët ou Callouet, voy. les Pr. de dom Mor., III, 758, 782,791, 818, 828, 835, 849 ; -le Dict. de Morice, édition de Bâte, 1740,11, 521, qui place sa mort au 4 septembre 1504, d'après la Gallia Christ, de Sainte-Marthe ; -Simon, Bibliolh. Des auteurs de droit ; -Sauvageau, Commentaires, II, suppl.. p. 98 ; -Kerdanet, Notice chronol., p. 69; -Ogée, II, 63, 925 ; -ancien Bullet. Arch. de l'Assoc. bret., 1850. II, p. 97 ; -Biog. bret., notice par Cayot-Delandre : -Trèsvaux, Egl. de Bret., p. 362 ; -Hauréau, Gallia Christ., XIV, 1131 ;-Bulletin monumental, 1886, p. 486, etc. Pierre Calloët, chanoine de Tréguier, fut inhumé sous l'arcade de la chapelle St-Jean (Bulletin monumental, 1886, p 308). Yves de Calloët, de la branche cadette de Kerastang, fils de Maurice Calloët cité ci-dessus, chanoine de Tréguier en 1612. prévôt de N.-D.-du-Mur, à Morlaix. et frère du sénéchal de la ville, est l'auteur d'un mémoire sur les Préséances des juges de Morlaix, sur tous les autres officiers, même les jurais. On rapporte qu'il rendit de grands services à la ville pour laquelle il travailla pendant 7 ans. Mais ses travaux furent payés d'injustice et d'ingratitude. Il gagna pour la ville plusieurs procès importants, et finalement il lui fallut se justifier du succès de son zèle, et il publia son Apologie, 1649 (Hist. De Morlaix, p.39 et 4I). Gabriel de Calloët-Kerbrat, aussi de la branche cadette, et cousin du précédent, né vers la fin du XVIe siècle au manoir de Kerbrat, qu'on appelle aujourd'hui Keramprat, situé dans la commune de Servel, à 4 kil. de Lannion, fut avocat général à la Chambre des Comptes de Bretagne en 1642, et appelé au conseil d'Etat en 1647. C'était un agronome très distingué. On a de lui : 1. -Advis. On peut en France élever des chevaux aussi beaux, aussi grands et aussi bons qu'en Allemagne et royaumes voisins. Sur Gabriel de Kerbral ou Querbrat, voy. Kerdanet, Notices chronol., p. 155, 156, -abbé Grégoire, introduction aux Oeuvres d'Olivier de Serres ; -Brunet, au Manuel du Libraire ; -notices à l'Annuaire des C.-du-N., 1843, p. 147. Françoise Calloët, dame de Querven, née à Morlaix en 1564, morte en 1634, consacra sa vie aux bonnes oeuvres (Voy. à son sujet: Les Annales Calvairiennes du P. Matlevaud, Angers, 1671, in-4e ; Travaux, Vies des SS. de Bret.,111, p. 448 à 458; Levot, Biog. brel.,etc ) Jean Calloët, sans doute un de ceux que cite l'hitst. de Morlaix (voy. ci-dessus), était, en 1632, membre de la confrairie de la Chandeleur à N.-D. du Mur, à Morlaix (Bulletin de la Soc. arch. Du Fin. VIII, 64). Les Arch. du Fin. citent Jean Calloët de Toulbrunet à Morlaix en 1678 ; — et Joseph-François de Calloët , chef de nom et d'armes en 1775, demandant le rétablissement de ses armoiries, et autres marques de droits honorifiques et prééminences dans la nouvelle église de Saint-Michel à Lesneven (A, 19; B, 550). Les Arch. du C.-du-N. citent Maurice de Calloët., à Guingamp, en 1640 ; -Guillaume Calloët. de la Jouassière à Quimper-Guézenec en 1646 ; -des minus fournis pour le lieu noble de Trégomary et plusieurs Calloët, Jacques, Jean, Guillaume, François Calloët, aux XVIIe et XVIle siècles ; -Jacquette Calloët, veuve de Jean Salliou, rendant aveu pour le lieu noble de Chef du Bois en 1690 ; -Jean de Calloët, seigneur, baron de Trégomar et de Keraoul ; -et Pierre de Calloët., baron de Trégomar, vicomte du Lou, etc. (B, 53, 81, 463, 540, 688 ; E, 366, 369, 462,612, 968). -Et voy. Arch. du Morb., E, suppl. 567, et Ogée, 1, 253 ; II, 338, 917, 933. Les Arch. de la L.-lnf. citent Antoine Calloët. de Lanidy, installé avocat général en la Chambre des Comptes eu 1624 ; -Gabriel de Calloët., avocat général en 1612 ; -Renée, rendant aveu à Morlaix pour le convenant de Kerlouas, en Plourin ; -Pierre de Calloët., rendant hommage à Hennebont et à Jugon pour la seigneurie du Lou. Les Arch. du Morb. citent, outre Jacquette Calloët., dame du Chef du Bois, ci-dessus mentionnée, Jeanne Calloët, dame de Cavrân et de la Provostaye, marraine à Missiriac en 1614, à Malestroit en 1656 et 1657 (E, suppl. 585, 594). Les Arch. d'I-et-V. citent le sieur Calloët de Trégomar, surpliant le roi, en 1740, de lui accorder des lettres patentes d'érection en marquisat de la terre et seigneurie du Lou-Trégomar (voir Histoire de Dolo : le manoir du Lou - Baronnie de Trégomar) , et l'établissement d'un marché dans celle de Dolo. René Calloët., chanoine de Vannes en 1682, résigna sa prébende en 1685, et mourut en novembre 1729 (Pouillé de Vannes, p. 65). Un de Calloët. fit demander au roi par la duchesse de Portsmouth la charge de syndic des Etats de Bretagne en 1674. (Voy. une curieuse correspondance à ce sujet dans Forneron : Louise de Keroualle, etc., p. 87). Guillaumede Calloët, est cité en 1702,aux Commentaires de Sauvageau sur la Coutume, I, 183. Un signataire de la protestation des gentilshom nés bretons contre le despotisme royal aux Etats de 1718 (Revue de Bret. Et de Vendée, 1857, II, 145). Le P. Sommervogel me cite la pièce suivante : Plaise à Monseigneur le premier Président faire mettre au rôle des jeudis la cause pour Gabriel-Hyacinthe Calloët, défendeur en régale contre Mre Pierre-Jean Le Chapelier, grand vicaire du seigneur évêque de Saint-Brieuc. Le Pouillé de Rennes cite Pierre Calloët, chapelain de la Ville-Lieu en Irodouer en 1693 ; -et Hyacinthe de Calloët., prieur de Saint Lazare de Montfort en 1720. décédé en 1724 (III, 301 ; IV, 743). Je ne sais trop quelle était la situation de l'un des derniers de Calloët, à Marseille en 1793, mais je remarque le titre suivant dans un catalogue de brochures révolutionnaires de cette époque : Marseille sauvée, avec le récit de la trahison de M. de Calloët. La chapelle des Trois-Maries en Corps-Nuds contient les tombes de M. le comte de Guerry, ancien président au Parlement de Bretagne, décédé à Paris en 1831, et de Mme Calloët de Trégomar, son épouse (Ogée-Marteville, I, 201). (notes laissées pr R. Kerviler)

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 19:37
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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 16:20

Le manoir du Lou à Dolo dont un résumé historique a été relaté sur ce blog (voir Histoire de Dolo : le manoir du Lou) a fait récemment l'objet d'une réhabilitation en devenant le siège de la Communauté du Pays de Jugon (Communauté de Communes Arguenon). Le vicomte Frotier de la Messelière évoquant le Lou à Dolo mentionne la présence d'une motte castrale, d'un colombier, et d'une fourche patibulaire à quatre pots présente au bourg de Dolo. La seigneurie de l'endroit disposait du droit de haute, moyenne et basse justice, et relevait de la sénéchaussée de Jugon. Les possesseurs du Lou détenaient droit de foire tant au bourg de Dolo qu'au Marcheix. L'ensemble des bâtiments remonte au premier quart du XVIIIe siècle -sans nul doute le manoir fut il aménagé par la famille de Callouet. La bâtisse se divise en quatre travées, avec un avant-corps central en légère saillie. Comportant trois niveaux, la façade est ornée de trois lucarnes arrondies, en encorbellement, elles-mêmes décorées de pots à feu. On distingue également la présence d'un bandeau de pierre qui s'étire d'une fenêtre à l'autre, ce qui laisse supposer qu'à l'origine le manoir aurait dût être enduit à l'exception des ouvertures. Un cartouche avait été prévu afin de recevoir les armoiries, à moins que celles ci n'aient été effacés. Outre le vieux puits, se distingue deux remises, dont l'une a été réalisée à l'emplacement de l'ancienne défense, avec des éléments d'un précédent édifice. Ainsi observe-t-on des arbalétrières cruciformes, fortement ébrasées avec bancs à coussiège, datant probablement du XIIIe siècle, ainsi que les restes d'un cintre,  vestiges d'un logis-porche de même époque que les meutrières, ce qui laisse présumer que l'accès à l'endroit se faisait alors via porte charretière et porte piétonne (voir Ponts-levis, portes piétonnes et portes charretières), auquel cas le manoir primitif -ou maison-forte du Lou se tenait au fond d'une cour close.  A proximité du manoir, l'étang du Lou suscite un certain intérêt auprès des jeunes qui viennent s'adonner au téléski -ouvert depuis mai 2016, tandis que d'autres déjeunent aux abords du dit étang, donnant à l'endroit un cachet de convivialité.

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 11:01

La prison de Lamballe avait été établie dans la rue Basse,près de l'église Saint-Martin, dans les bâtiments de l'ancien couvent de Saint-Joseph des Ursulines, fondé en 1637 et devenu propriété communale, lors de l'expulsion des religieuses, le 28 septembre 17921. D'après la description que M. Habasque fait de cette maison d'arrêt dans ses « Notions historiques- sur le département des Côtes-du-Nord », elle pouvait contenir au plus cinquante à soixante personnes, alors que plus du double s'y trouvaient entassées en 1793 et 1794. Elle se composait: d'un rez-de-chaussée, comprenant le logement du gardien, trois cachots, une chambre basse et un cabinet, qui servit plus tard de chapelle, d'un premier étage, occupé par deux vastes chambres, d'un grand grenier. Liste des prisonniers de la prison de Lamballe du 11 Juin 1793 au 9 Janvier 1795

1 D'Aubert.

2. Ranger, Françoise, ex-religieuse, sortie le 18 ventôse an III, par ordre de Guezno et de Guermeur du 4 ventôse an Ill.

3. Barbedienne, Jeanne, ex-religieuse.

4. Baudray, Vincente. ex religieuse, sortie le 18 ventôse an III.

5. Bédée Lescouët, François Marie Jean, âgé de 79 ans, père d'émigré, incarcéré le 12 vendémiaire 13 octobre 1793), relâché le 20 nivôse an III (9 janvier 1795).

6. Bédée Villèsgallon, Laurent, garçon, sorti le 20 nivôse.

7. Bédée, Angélique, veuve la Motte-Vauvert, âgée de 76 ans, son fils, officier de marine : incarcérée le 21 vendémiaire, relâchée le 20 nivôse.

8 Le Bel, Adélaïde.

9. Le Bellay, Charlotte, veuve Ouintin-Kercadiou.

10. La Bericol.

11. Berthelot, Jacquemine, âgée de 34 ans, célibataire, nièce des Bogon, incarcérée le 24 vendémiaire, relâchée le 20 nivôse.

12. Berthelot, Jeanne, domestique.

13. Bertho, Françoise.

14. Bertho, femme, née Pélagie du Gourlay, àgée de 30 ans, divorcée, incarcérée le 14 vendémiaire pour incivisme, relâchée le 20 nivôse.

15. Bérugay.

16. Bessiguelle, incarcérée en juin 1793, relâchée le 20 nivôse.

17. Bichemin, Louis, incarcéré dès le mois de juin 1793, relâché le 20 nivôse.

18. Bichemin, veuve, née Sorgnard, nièce du précédent, relâchée avant 1795.

19. Le Bigot.

20. Bizien, Marie-Jeanne, veuve Daën-Kermènènan, âgée de 48 ans, mère de 5 filles et de trois garçons

dont deux émigrés, incarcérée dès le mois de juin 1793 avec quatre de ses filles, relâchée le 20 nivôse.

21. Boiscoutard (Mme de).

23. Boisfrouger et sa fille ainée (Mme du).

24. Boishardy, Marie-Anne.

25. Boissière, veuve, née Mathurine-Marie Mettrie; 57 ans, entrée dès le mois de juin 1793 pour incivisme, relâchée le 20 nivôse.

26. Boissière, veuve Villetanet, fille de la précédente, incarcérée et relâchée avec elle.

27. Bonin-Villebouquais,Thérèse, célibataire, âgée de 57 ans, tante d'émigrés et accusée elle-mème d'aristocratie ; incarcérée le 10 germinal (elle était en prison en juin 93), sortie le 20 nivôse 4.

28 Bonin, Aimée-Gillette,femme Jocet-Quengo, âgée de 40 ans, soeur d'émigrés, entrée avec sa fille, Bonne Jocet, en juin 1793, relâchée 20 nivôse.

29. Bonté, Jeanne, domestique.

30. Le Boistou, Victoire, veuve Vitu-Roncière.

31. Du Boscq.

.. 5 Bosquily, (voir Haina).

32. La Bouchard, veuve.

33. Bouilly-Turcan, veuve le Lague, incarcérée dès le 11 juin 1793,

34. Du Bouilly, veuve, née Bras de Forges, élargie le 19 nivôse, avec sa soeur Marie-Anne Boishardy et sa cousine Marie Emery.

35. Du Bouilly (Radegonde du Bouilly-Vaunoise), célibataire, âgée de 68 ans, tante d'émigré, aristocrate de première classe, incarcérée le 11 juin 1793, relâchée le 20 nivôse.

36. Du Bouilly, Pierre-Paul.

38. Boullé, Jacquemine et Jeanne.

39. Boxiquel.

40 Bras de Forges, voir Boishardy et du Bouilly.

41. Le Brébant, Louise, femme de Jean Goudu, et sa fille, Jeanne Goudu, sorties avant 1796.

44. Briant, Jacques et sa fille.

43. Briant, Jeanne.

44. Brunet du Guilfiers, Gillette-Julie, femme le Mintier de la Motte-Basse, entrée le 28 vendémiaire, sortie le 20 nivôse.

46. Mathurin et Marie-Françoise Cadorel.

48. Carasmel, Pierre et sa femme.

49 La Carrier.

50. Veuve Chanteloup, née Bonne-Françoise le Gras, âgée de 39 ans, incarcérée le 16 thermidor, relâchée le 20 nivôse.

51. Le Charpentier, Marie-Anne, veuve Chnppedelaine, originaire de Merdrignac.

53. Châteaubriant, Jean-Jules, et sa nièce, Sophie de Châteaubriant.

54. Jacques Châtelier.

55. Veuve Châtelier.

56 Eugène Challon des Morandais, âgé de 72 ans, incarcéré le 18 vendémiaire avec sa femme Jeanne Le Normand, âgée de 65 ans, et ses quatre filles, trois fils émigrés, relâché le 20 nivôse.

57. Eugénie ChatLon, fille du précédent, âgée de 42 ans, célibataire.

58. Anne Chatton, fille du précédent, âgée de 40 ans ;

59. Céleste Chatton, fille du précédent, âgée de 25 ans;

60. Jeanne Challon, femme Gouyon, âgée de 33 ans,

mari émigré, relâchée par le Comité de Lamballe, le 21 nivôse et par ordre écrit de Bollet le 24 nivôse an III.

61. Agathe Chapon, veuve Chauchy-Pinel, âgée de 29 ans.

62. Chatton-Bruan

63. Chenu, Jeanne-Marie, célibataire.

64. Des Cognets-l'Hôpilal, François.

65 Des Cognets-l'Hôpital, Charlotte, célibataire, âgée de 60 ans, incarcérée le 17 vendémiaire, relâchée le 20 nivôse.

66. Des Cognets-Villetréheux, Toussaint, célibataire, âgée de 66 ans, incarcéré du 30 germinal au 20 nivôse.

67. La Cormaux.

68 Le Corgne de Launay, Louis, âgé de 41 ans, frère d'émigré, entré le 12 vendémiaire, relâché le 20 nivôse.

69. Le Corgne la, Plesse, Louise-Charlotte, nièce du précédent, célibataire, âgée de 25 ans, entrée le 5 pluviôse, relâchée le 20 nivôse. Veuve Daën-Kerménénan, née Jeanne-Marie Bizien (voir à Bizien).

70. Daën, Rosalie, femme Plancher, fille de la précédente, âgée de 27 ans, épouse de Félix Plancher, émigré, incarcérée le 12 vendémiaire, relâchée le 20 nivôse.

71 Daën, Honorée, soeur de la précédente, àgée de 21 ans

72 Daën, Aimée, soeur de la précédente, âgée de 19 ans.

73. Daën, Marie-Sainte, soeur de la précédente, âgée de 30 ans, ex-ursuline à Rennes.

74 Dargaray, Emmanuelle, veuve la Motte-Rouge, ayant cinq enfants dont deux émigrés, incarcérée le 4 germinal, relâchée le 20 nivôse.

75. Despréaux.

86. Droguet, Rose.

87. Droguet, Françoise-Marie, femme Guérande, âgée de 51 ans, mère de deux garçons et de trois filles ; son mari, ses deux fils et une fille émigrés ; incarcérée le 28 prairial, élargie le 20 nivôse.

78. Duchemin, Antoine, de Noyal.

79. Durand, Louise, ex-religieuse.

80 Emery-Goascaradec, Marie-Jeanne, élargie le 8 janvier 1793.

81. De l'Etang-Troaëc, de Moarué.

82. Fauvel-Rivière.

83. Fontlebon-Kéranroy, veuve. Le Forestier, Céleste, et sa mère (voir Boisfrouger).

84. Forsanz, Marie-Anne, célibataire, âgée de 52 ans, calotine de première classe, enfermée le 11 juin 1793, relâchée le 20 nivôse.

86. La domestique des précédentes.

87. Despréaux.

88. Le Frost, Mathurine, et sa fille.

89. Le Fruglay, Jean-Charles.

90. Gargiau-Kerversault, François.

91. Mme Gargiau-Kerversault.

92. Gauthier, Pétronille.

93. Gesril, Marie-Jeanne, sortie malade, incarcérée le 11 juin 1792.

94. Godmont, Rose.

95 Goublaye, Marie, femme Riou, âgée de 30 ans, mari émigré, enfermée le 25 prairial, relâchée le 20 nivôse.

96. Goublaye, Beauvais-Louise, fille. âgée de 45 ans, sœur d'émigré, incarcérée du 10 thermidor au 20 nivôse.

Gouëssard, Marie-Anne, femme Thomas le Vicomte, âgée de 53 ans, incarcérée du 4 fructidor au 20 nivôse. 1.

99. Du Gourlay, Pélagie, sa fille.

100 Goudu, Jeanne, et sa mère, née Louise Le Breton. .. Gouyon, femme, née Jeanne-Charlotte Chatton des Morandais, âgée de 33 ans, mari émigré, incarcérée avec ses parents et ses trois soeurs le 18 vendémiaire, relâchée le 21 nivôse par le Comité, et par lettre de Bollet du 24 nivôse.

101. Femme Gouyon-Maupetit.

102. Femme Gouyon du Farge.

103. Gouyon, Pierre, célibataire.

104. Gouyon, Félix, âgé de 47 ans.

... Le Gras de chanteloup, bonne-Françoise (voir Chanteloup).-

Veuve Guérande, née Françoise-Marie Draguet.

106. Guillemer, Joseph et frère.

107. Guillemer, Thérèze, célibataire, âgée de 36 ans, incarcérée pour incivisme le 16 vendémiaire, relâchée le 20 nivôse. ... Guyomarais, (voir la Motte).

108 Veuve Halna-Bosguily, née Sévère-Sainte Poulain. âgée de 44 ans, incarcérée le 21 vendémiaire avec ses trois filles.

109. Halna, Rose-Sévère Joséphine, âgée de 22 ans.

110. Halna, Florianne-Renée, âgée de 21 ans.

111. Halna, Joséphine-Françoise, âgée de 20 ans.


 

112. Hingant, François, Motte-Rieux, sorti malade.

113 Le Hodec, Marie.

.. 3 de. l'Hôpital, (voir des Cognets).

114. Houdu-Villecadio.

.. Femme Jocet-Quengo née Anne-Gillette Bonin, (voir à Bonin).

115 Jocet-Quengo, Bonne-Prudence, âgée de 18 ans, fille cadette de la précédente, incarcérée du 12 vendémiaire au 20 nivôse.

116. Kercadiou (Pierre Quintin de), demeurant en Bréhand. Veuve Kercadiou-Quintin, née Charlotte Bellay, (voir Bellay).

117. La Kermarec, ex-ursuline.

... Kerménénan, (voir Daën)

118. Veuve Kermoisan, née Françoise Poulain, âgée de 60 ans, incarcérée du 12 vendémiaire au 20 nivôse.

119. Laisné, Julien et François.

120. Lambilly, Marie-Victoire, femme Villirouët, âgée de 26 ans, femme et soeur d'émigrés, ex-noble.

121. Launay. Lescouët, (voir à Bédée).

127. Leroy, femme, et ses cinq filles. ; Léry, (voir à Poulain). ... Lourmel, (voir à le Normand).

128. Le Mainguy-Saint-Martin.

129 Le Maître, Jeanne-Rose.

130. Manier, Alexandre.

131. Le Marchand.

133. Martin, Françoise et Marie.

134 Maucoq, Françoise.

135. Veuve Le Métaër, née Hélène Rébillon, âgée de 70 ans, mère d'émigré, incarcérée du 15 thermidor au 20 nivôse.

136. Le Métaër, Marie-Charlotte, sa fille, âgée de 39 ans,

138. Le Métaër-Ravillé, Jacques, et sa femme, née Renée-Claude Rogon, deux fils émigrés, incarcérée du 24 vendémiaire au 20 nivôse.

139. Métaër, fils, sorti malade. .... Mettrie, Mathurin-Marie, veuve Boissière, (voir Boissière.

140. Charlotte Micaull-Mainville, femme Lamy.

141. La Micault-Mainville, ex-ursuline,incarcérée 11 juin 1793 au 20 nivôse.

142. Le Mintier, Toussaint, âgé de 53 ans.

... Femme Le Mintier-Motte Basse, née Julie Brunet, (voir Brunet).

143. Le Mintier, Anne-Louise, âgée de 59 ans, incarcérée du 28 vendémiaire au 20 nivôse.

144. Moaisan-Villebasse, Marie-Louise, célibataire, âgée de 58 ans. ... Des Morandais, (voir Chatton). ... Femme la Motte-Rouge, née Emmanuelle d'Argarav, a-cinq enfants, dont deux émigrés, incarcérée du 4 germinal au 20 nivôse.

146 La Motte-Rouge et femme.

147. La Motte-Villescomte, Victoire, célibataire, âgée de 45 ans, soeur du fameux conspirateur Guyomarais, incarcérée du 23 vendémiaire au 20 nivôse.

148. La Motte, Pélasgie, soeur de la précédente, célibataire âgée de 35 ans.

149. La'Motte-Guyomarais, Agathe, incarcérée du 11 juin 1793.

150 La Motte, Marie-Hyacinthe.

151. La Motte-Vauvert (veuve).

Le Normand, Jeune, femme d'Eugène Chatton des Morandais, (voir Chatton).

152. Le Normand de Lourmel, François-Aimé, âgé de 67 ans, père d'émigrés, incarcéré du 11 vendémiaire au 20 nivôse.

153. Le Normand de Lourmel, Hélène, nièce du précédent.


 

154 Le Normand de Lourmel, Louis-Charles.

155. Le Normand de Lourmel, Marie-Rose.

156. Le Normand la file.

157. La Noiïhe, Joseph.

153. Paigné, Reine, fille Lescouët.

159. Paumier, Rosalie.

161. Pelletier, père et fils, incarcérés du 11 juin 1703.

162. Petit, Anne.

163. La Pétra, Mathurine.

165. Picard, Jeanne et Marie.

166. Pinel-Villerobert, Joseph,veuf, âgé de 62 ans, père de six enfants, dont deux. émigrés, incarcéré du 30 germinal au 20 nivôse.

167. Pinel, Anne, fille du précédent.

168. Plancher, Joseph, âgé de 39 ans, ex-chevalier de Saint-Louis, aristocrate dangereux, incarcéré du 14 vendémiaire au 20 nivôse. ... Femme Félix Plancher, née Rosalie Daën, (voir Daën).

169. Veuve Plancher, née Honorée Taffin.

170. Poulain-Lesry, Sévère, célibataire, âgée de 50 ans, arrêtée pour incivisme le 2 germinal, relâchée le 20 nivôse. ... Poulain, Sévère Sainte, veuve Halna, (voir Halna).

171. Poulain, Françoise, veuve Kerménénan, âgée de 60 ans, incarcérée du 12 vendémiaire au 20 nivôse

172. Poulain-Mauny, Françoise,.ex-religieuse, incarcérée du 11 juin 1793, sortie malade avant 1795.

174. Poulain-Reposoir, Pierre, et sa femme Claude Quélen.

175. PriJnat, Yves, domestique.

... Quélen, Claude, femme Pierre Poulain, (voir Poulain).

Quengo, (voir à Jocet).

176 Le Quennec, Julienne. ... Quintin-Kercadiou, Pierre, et Veuve Quintin ; (voir Kercadiou).

177. Rattier, Mathurine.

178. Du Rau.

... Rebillon, Hélène, veuve MéLaër, (voir Métaër).

179. Recourté, Julienne.

180 Riou, Jacques-Pierre. ... Femme Riou, née Marie Groublaye, (voir Goublaye). ... Fauvel-Rinière, (voir Fauvel).

181. Rabillard, Françoise.

182. Du Rocher, Mr et Mme, faisant à eux deux 135 ans. Rogon, Renée-Claude, épouse de Jacques Le Métaër, (voir Le Métaër).

184. Le Roux, Georges, et Mainguite.

185. Rouxel, Marie.

186. La Samson.

187. Sécrétain, Pierre.

188. Sévoy, Servan, âgé de 77 ans, père de deux enfants, incarcéré pour incivisme du 4 fructidor au 20 nivôse.

190. La Sorgnard, veuve Bichemin, et ses deux soeurs.

191. De Trémereuc-Meurtel, Louis-François-Bernardin, âgé de 25 ans, incarcéré du 16 thermidor au 20 nivôse.

192. De Trémereuc Léhen.

193. Trottin, Louise, sortie avant 1795. ... J. Trouée de l'Etang, de Maroué. Tutfin, Honorée, veuve Plancher.

194. La Turquais.

195. La Unirgué.


 

197.du Val. ... de Vaunoise, (voir du Bouilly).

198 Le Vicomte de Morieux, Thomas, âgé de 66 ans, et sa femme, Anne Gouësnard, âgée de 53 ans, a six filles et cinq fils, dont quatre fils émigrés, incarcéré 11 fructidor avec sa femme et ses six filles.

199. Le Vicomte de Morieux, Julie, fille du précédent, âgée de 30 ans. -

200. Le Vicomte de Morieux, Anne-Marie-Rose, fille du précédent, âgée de 14 ans.

204. Le Vicomte de Morieux, Françoise-Rose, Anne. Toussainte et Reine, ex-religieuse, filles du précédent, sorties le 18 ventôse an III, par arrêt du 4 ventôse de Guermeau et Guezno.

205. La Villéon, Casimir.

206 Villéon-Villepierre, Jeanne-Marie -Hippolyte, soeur du précédent, âgée de 30 ans incarcérée du 11 juin 1793. au 20 nivôse.

207. La Villehulin, ex-religieuse, sortie pour maladie avant 1795. ... La Villirouët, (voir Lambilly). ... Veuve Vitu-Roncière, née Victoire I.e Boistou; (voir Le Boistou).

208. Yvon.

 

Sortie des détenus de la maison d'arrêt de la commune de Lamballe. Par Bollet, Représentant du Peuple français les 20 et 21 nivôse de l'an III de !a République Française une et indivisible,


 

« Aide-toi, le ciel t'aidera.

Celui qui met un frein à la fureur des flots

Sait aussi des méchants arrêter les complots. »


 

Depuis quinze mois nous gémissions dans la Maison d'Arrêt, où nous avions souffert, avec tous les désagréments qu'entraînent nécessairement, avec lui un rassemblement nombreux et les rigueurs de la saison, des douleurs plus cruelles encore de la part d'hommes pour qui la cruauté semblait être tout à la fois un devoir et un besoin. Nos domestiques nous avaient été ôtés. Le « pot commun »  nous avait été établi et, comme l'on sait, jamais pot commun n'a bien bouilli. La fouille nous avait été faite et, pour cette opération, la maison avait été cernée en-dehors et en-dedans par la force armée et toutes les issues bouchées ; et vraiment, si Robespierre eût encore existé, je me serais crue à mon dernier moment. Mais heureusement pour nous que ce monstre avait disparu de dessus la surface de la terre qu'il avait souillée de ses crimes et abreuvée de sang. Les mots de justice et d'humanité commençaient à être proférés par ceux-là qui jusqu'alors ne nous traitaient que comme des victimes vouées à la mort. Un décret paraît qui annonce qu'il est temps enfin de rendre justice aux innocents, et des représentants du peuple, membres de la Convention, sont nommés pour se rendre dans les départements' pour y exercer cet acte d'humanité. Boursault arrive à Lamballe. Quellejoie cette bonne nouvelle ne répandit-elle pas dans nos âmes ; et combien nous nous réjouîmes encore davantage quand nous sûmes que, dans le discours qu'il avait fait au Temple de la Raison, il démasquait les vrais ennemis de la Patrie et les peignait en traits affreux, mais ressemblants ! Il y invoqua la justice et l'humanité et dit qu'on ne devait pas s'étonner si, dès le lendemain, quarante, cinquante, ou même soixante d'entre nous étaient rendus à leurs familles et à la liberté. Il nomma à cet effet une commission chargée d'étudier les motifs de notre captivité ; et la croyant sans doute remplie des mêmes sentiments que ceux qui l'animaient lui même, il lui donna le nom de « Société Philanthropique ». Mais quel nom pour de tels hommes ; quels hommes pour un tel nom ! Nous avions cependant tout espoir : Boursault était là, Boursault, rempli des sentiments les plus humains et animé de la morale la plus pure, avait en mains nos dénonciations et nos réponses à ces dénonciations qui les détruisaient de la manière la plus parfaite ; comment eussions-nous pu croire que le terme de nos maux ne fût pas venu ? Comme nous nous bercions de cette espérance, nous apprenons que Boursault est parti, et cette nouvelle fut pour nous comme un coup de foudre. Nous connaissions trop en effet le caractère des membres qui composaient la Société Philanthropique pour garder quelque illusion. Malgré les ordres qu'ils avaient reçus d'étudier sans retard nos dossiers afin de nous faire obtenir une prompte justice et de les envoyer de suite à Boursault pour qu'il statuât sur notre sort, les commissaires, sans avoir égard à la saison rigoureuse dans laquelle nous entrions, ni au nombre des personnes malades dans la prison, ne faisaient leur travail qu'avec une lenteur désespérante pour des êtres, qui, comme nous, après quinze mois de souffrance et de captivité, s'étaient crus à la veille de recouvrer la liberté. Dans cette situation désespérée, j'écrivis à Boursault, le Il octobre, lui mettant sous les yeux la dénonciation dont j'avais été l'objet le 15 août 1794 et les réponses que j'y avais faites : « Marie-Victoire Lambilly, femme Villiroyt, au citoyen Boursault, représentant du peuple, à Rennes.


 

CITOYEN,

Je m'adresse à toi pour te prier, conformément à ta justice et à ta bonté, de me rendre à la liberté et à mes enfants. Privée de l'une, séparée des autres, depuis le 21 vendémiaire an II par ordre du Comité, sans autres motifs que ceux que tu verras ci-dessous dans mon acte de dénonciation, j'aime à penser que tu trouveras ces motifs suffisamment détruits par les observations que j'y oppose. Tel est mon espoir ; puisses-tu le réaliser et te mériter ainsi à jamais des droits à la reconnaissance de ta concitoyenne, Marie-Victoire Lambilly, femme Villiroyt. A la maison d'arrêt de Lamballe, le 20 vendémiaire an Ill de la République (11 octobre 1794).

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 05:37

 

 

 

 

 

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