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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 20:30

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 19:18

 

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 07:44

 

War waez ar stourn e kerlouan
Zo un dervenn a us d'al lann
War un dervenn pa bar al loar
Bemniz en em zastum evned mor

Evned mor du o flunv ha gwenn
Gant ul lommig goad war ho fenn
Ganto ur vranez gozh du louet
Ganti ur vran yaouank ha gevret

A skuizh o daou a gleb o eskell
O tonet eus tramor d'eus pell
Hag an evned a gan ur c'han
Ken kaer ma tav ar mor ledan

Hag an evned a gan ur c'han
Ken kaer ma tav ar mor ledan
Ar mor ledan

 

 

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 06:52

Des villes comme Saint-Malo, l'antique cité d' Aleth, Nantes, Rennes, Brest pour n'en citer que quelques unes, reposent sur des défenses romaines. A partir de quelques données on peut tenter une classification de quelques défenses à travers notre contrée.

 

 

ici reproduction du tumulus de Silfiac en Morihan

 

Tumulus

 

Des tumuli ces tombes du Bronze ont-elles été réutilisées au cours de la période féodale, celà pourrait peut-être expliquer la présence d'éléments de cette période aux abords d'anciennes mottes castrales. Cependant, des fouilles pourraient permettre avec certitude de répondre à cette question

 

Broons

 

Découverte le 30 avril 1846 dans une lande avoinant le château de du-Guesclin, au pied d'un vieux chêne de trois coins de bronze de dix-sept centimètres de longueur et de vingt-quatre coins plus petits soixante-cinq millimètres de long sur deux centimètres de large au tranchant

 

Plénée Jugon

 

Nombreuses haches de bronze à talon découvertes en 1863 près de la Moussaye. Hache-marteau au même lieu en 1874

 

Oppidum

 

Corseul

 

Le site occupé par la forteresse de Montafilant regardé comme probable oppidum. Monnaies gauloises de type curiosolite en or et en potin sous des fondations gallo-romaines ou dans les champs voisins.

 

Plédran

 

Le Camp de Péran est un lieu défensif élevé sur un plateau dominant la vallée de l'Urne, à une altitude moyenne de 160 m. Cette petite rivière formée de trois bras venant de Saint-Carreuc, dont un provient des étangs du Plessix, se jette dans la mer au fond de la baie d'Yffiniac. Les proximités d'une voie terrestre antique et de la rivière semblent avoir motivé l'implantation du camp qui n'occupe pas le point culminant, localisé à la limite de Plédran, Plaintel et Saint-Carreuc à l'altitude de 195 m. Sur la commune de Plédran, situé au sud-sudest à 9 km de Saint-Brieuc, le site se présente aujour d'hui sous l'aspect d'une enceinte ovale dont le plus grand diamètre, nord-sud, mesure environ 160 m et le diamètre est-ouest 147 m (fig. 2). Le tracé sub-circulaire de l'enceinte n'influence nullement la disposition du terroir environnant. Nous verrons ci-après que ce n'est pas le cas au lieu-dit «Chastel» au Bois de Plédran, lieu où J. Gaultier du Mottay ((1883-1884) situait une motte de 4,50 m de hauteur et 70 m de pourtour à la base. Bien qu'aujourd'hui totalement arasée, elle influence fort ement la disposition du parcellaire. Les nombreuses parcelles englobées dans la surface du Camp de Péran résultent, elles, d'un ancien morcellement de la propriét é. Le site fut en partie acheté par l'Etat au cours de ventes qui se réalisèrent les 13 décembre 1853, 12 juin et 10 juillet 1869. Les donations de de la Villeboisnet et de Rioust de Largentaye eurent lieu respectivement le 16 décembre 1869 et le 16 Février 1870. Plus récemment, en avril 1978, la commune a acheté les dernières parcel les dans le but de protéger le site archéologique. Le toponyme «Le Camp de Péran» rappelle aujour d'hui le souvenir d'un lieu habité et fortifié. 426, 1496, 1690, 1692, 1695 et 1737 des actes juridiques mentionnent la métairie noble de Péran (Perran ou Pesran selon les textes) et même la présence de «vieilles douves», témoignage du souvenir que Péran fut un lieu fortifié. Le qualificatif de «terre noble», mentionné également dans les textes, explique le fait que Péran soit aussi resté, jusqu'au moment des récentes acquisitions par l'état et par la commune, la propriété de deux familles notables fixées anciennement dans la région d'où, peut-être, l'origine du morcellement des terres qui forment aujourd'hui le Camp de Péran. Probable oppidum réutilisé par les Normands

 

Sites romains

 

Pléven

 

Quelques monnaies romaines des premiers empereurs furent trouvées en arrachant des souches d'arbres à Bourghensais prouvent que les Romains avaient occupés, pendant quelques temps, cette forte position qui dominait voie de Lamballe à Corseul. Reste de colonnes près de l'église

 

Plédéliac

 

Gisement de briques à crochet, ciment, etc dans un champs entre Saint-Aubin et Saint-Denoual, à un kilomètre de la route de Lamballe à Corseul, non loin de l'enceinte fortifiée de Quintenic, entourée de fossés

 

Plénée-Jugon

 

Les Vieilles-Villes, regardées comme retranchement romain reconverti en motte castrale

 

Les Douves, à proximité du chemin de l'étrat

 

Jugon

 

Site du château, probable poste de guet de l'époque romaine

 

Léhon

 

Site du château, probable poste de guet de l'époque romaine. A la Motte-Pilandelle, gisement de briques, tuiles, ciment, poteries rouges et noire. Sur une hauteur au village.de la Motte-Pilandelle, au nord de la commune, motte de ce nom ayant six mètres de hauteur sur 120 mètres de circonférence à la base, traces de fouilles au sommet ; on l'appelle aussi la Tourniole. Elle se trouve non loin du passage de la voie romaine.

 

Tramain

 

tumulus entouré de douves à la Ville-Gour, peut être doit-on le considérer comme un retranchement romain

 

Pléboulle

 

Découverte en 1829 et en 1844 de plusieurs coins en bronze près de la Tour de la Montbran, et en 1837 d'une hache en fibrolite. Débris d'un pont gallo-romain sur le Frémur près de Montbran

 

Trigavou

 

Motte féodale au milieu de la pièce d'eau du Bois de la Motte. Borne miliaire recoupée et engagée dans la base d'un calvaire. Dans une prairie nommée la Milliaire, découverte en 1871 de fragments de casques et de lances en bronze.

 

La Motte près de Loudéac,

 

Enceinte fortifiée à cent mètres sud du bourg dite Douve-Louais ou Douve-aux-Lois ? Vaste cône dont le diamètre supérieur est de dix-huit mètres ; le sommet creusé en cuvette à une profondeur de dix-huit mètres ; les parapets ont quatre mètres d'épaisseur et une hauteur de six-mètres cinquante centimètres à partir du fond du fossé. Le développent de ce dernier est de cent-dix mètres sur une largeur de quatre mètres. Placé sur un coteau dominant la vallée, cette enceinte est encore défendue du côté sud, c'est à dire du côté de cette vallée, par une vaste demie-lune dont le centre est placé à soixante mètres de distance et dont l'épaulement , haut de quatre mètres sur une épaisseur de six mètres, vient à ses deux extrémités se fondre dans le revêtement extérieur du fossé de l'enceinte principale. On évoque aussi un tumulus de sept mètres de hauteur et de cent cinquante mètres de base, entouré d'un fossé profond ; des fouilles effectuées en 1876 ont fait découvrir un foyer elliptique, formant une cuvette de deux mètres de longueur sur soixante-dix centimètres de largeur ; tout autour, des débris de cendre et d'ossements carbonisés mêlés à de la terre carbonisée. Non loin de là, trois petits tumuli formés des mêmes éléments. On considère cette motte comme un vaste cimetière pour incinération.

 

Loudéac

 

A un kilomètre de la ville, dans la lande de Cadélac, double enceinte fortifiée, présentant deux carrés, se joignant, ayant cinquante mètres environ de côté, et appelés camps de César, le talus qui la composent ont une hauteur de deux mètres cinquante de moyenne et sont entourés de larges fossés de trois mètres. A deux mètres au nord, sur la butte de Cojean, autre enceinte fortifiée, de forme circulaire, d'environ trente-huit mètres de diamètre intérieur. Cette fortification, connue sous le nom de Camp romain, se compose d'un double retranchement séparé par une tranche de six mètres de largeur. Le retranchement extérieur est creusé sur une longueur de plus de cent mètres de trous de loup avec épaulements ; on pense que ces excavations ont été pratiquées pendant les guerres de la Ligue.  M. O. Mazières, ayant eu son attention attirée par M. Harmois sur certaines désignations de lieux-dits de la commune de Loudéac (Côtes-du-Nord), a, en effet, trouvé au cadastre la série de noms suivants : La Motte, le Petit Parc, le Grand Parc, le Petit Gaulois, le Grand Gaulois, appliquée à une suite de parcelles contiguës, à 1 kilomètre à peine du «Camp romain » de Cadelac, non loin des centres d'agglomération actuels.Mais aucune allure de terrain, sur place, aucune trouvaille d'objets, aucune tradition survivante ne sont venues justifier ces dénominations si caractéristiques.

 

Saint-Caradec

 

A un kilomètre nord du bourg, au village de la Bouillace, enceinte rectangulaire de quatre-vingt mètres de côté, nommée le camp romain, elle est dessinée par une douve de trois mètres de profondeur, sur une largeur au fond de un mètre et demi

 

Langourla

 

Enceinte fortifiée, de forme circulaire, dans le bois de Couellan.

 

Plouasne

 

Motte dans l'étang de la ferme de la Boullaye. Briques et tuiles à rebords dans plusieurs champs entre la Saudraye et la Bourdellaye. Bourg castral

 

Hénanbihen

 

Motte du Cruchon, taillée en grande partie et circulairement sur un promontoire entouré par le Frémur, la superficie de son sommet est de quarante ares ...Découverte en juin 1825 près de ce tumulus de mil cinq cent monnaies gauloises en potin au type curiosolite. Voie romaine à proximité

 

Plumaugat

 

La motte castrale de la Haterie dans l'ancien quartier de Rougeul pourrait être comme les Vieilles Villes en Plénée-Jugon  un ancien campement romain 

 

Défenses primitives bretonnes

 

Sévignac

 

Probable défense primitive bretonne à Limoëlan

 

Lescouët-Jugon

 

Probable défense primitive bretonne à Vauvert

 

Période  indéterminée

 

Matignon

 

motte à l'entrée ouest de la ville, nommée la Butte-au-Coq, des fouilles y ont fait reconnaître des traces de constructions en pierre. Six autre mottes existaient aux environs ; elles ont été rasées depuis une cinquantaine d'années et il est impossible aujourd'hui d'en connaître l'origine. On voyait également, à l'Est de Matignon, un camp retranché. -A 1 kilomètre au nord du bourg, motte appelée le Château.

 

Hénansal 

 

Enceinte fortifiée de Durétal, vaste ensemble de construction en terre formant une demie-circonférence de sept-cents mètres de développement s'appuyant sur chaque extrémités sur la rivière du Frémur. Ces retranchements haut de huit mètres en moyenne et larges à la base de douze à quinze mètres sont défendus extérieurement par de larges fossés. Une autre enceinte antérieure de cinquante ares environ, formée de talus, également très élevé, paraît destinée à protéger un troisième ouvrage dont la racine plonge dans le marais que la rivière formait jadis à cet endroit. Cette dernière construction est un tumulus artificiel de vingt-six mètres d'élévation et de trois-cents mètres de pourtour à la base, près duquel se trouve un enclos quadrangulaire moins élevé. Ces deux fortifications sont séparées par un fossé bien moins profond que celui qui les sépare du deuxième retranchement. Le sommet de ce tumulus colossal présente une surface légèrement elliptique ...M. Gaultier du Mottay y a trouvé un fragment de coin en bonze et de nombreux débris de coquillages. De l'autre côté de la rivière, un épaulement présentant la forme d'un arc de cercle, concourrait également au même ensemble de fortifications, la culture en a détruit une grande partie. Les avis sont partagés sur la date de ces retranchements. Les uns les considère comme un oppidum gaulois ; pour d'autres, ils seraient, malgré leurs dimensions considérables, un refuge construit contre les invasions normandes.

 

Bobital

 

Plusieurs enceintes existent dans cette commune, l'une d'elles entourée de fossés remplis d'eau

 

Ploubalay

 

A 100 m. au Sud delà ferme de la Mortillais (à 2 kilomètres au Sud Ouest du bourg) sur le point culminant d'un plateau ondulé, s'élève une butte ayant 5 mètres de hauteur sur 25 mètres environ de diamètre à la base, dont les 2/5e ont été enlevés. La coupe fait voir la roche affleurante granitique sur laquelle on l'a élevée et les couches alternatives de sable granitique jaunâtre et d'argile sableuse gris cendré provenant probablement du marais voisin dans l'Ouest. C'est une motte qui sert de carrière de sable, ses flancs sont à 45°. Elle est couverte d'arbres. Il en est de même de la butte située à 200 mètres dans l'Est du village du Tertre-Bannier, dans un bas-fond marécageux. Elle est entière, arrondie, couverte d'herbe, de ronces et de trois ou quatre arbres près de sa base. Elle a près de 6 mètres de hauteur sur 30 environ de diamètre : à l'entour, à des distances variables et surtout dans le Sud où le terrain remonte, sont des larges talus flanqués de douves extérieures. Il y a là tout un système.de retranchements d'un château de terre. De la motte de la Yille-ès-Raye à celle-ci il y a un peu plus de 2 kilomètres dans le Nord,

 

 

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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 06:13

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 16:12

 

 

Carré militaire de Broons

 

 

Mur en arête de poisson au Chatelier en Eréac

moitié du XVIIe siècle

 

 

 

Vieilles cheminées au Chatelier en Eréac

 

 

Vieille bâtisse à Eréac

 

 

Ancien presbytère de Eréac

 

 

Arrivée à Eréac

 

 

 

 

Plancoët

 

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10 juillet 2015 5 10 /07 /juillet /2015 13:02

Sous l'Ancien Régime, les geôles sont maintes fois évoquées, celles de la Hardouinaye à Saint Launeuc où fut étouffé en 1450 Gilles de Bretagne, celle de la Hunaudais à Plédéliac où fut incarcéré un religieux de Saint-Aubin, hostile aux réformes, celle de Lamballe.. Ainsi, celle de Jugon apparaît-elle dans un acte, suite aux guerres de la Ligue. Au Parlement de Bretagne enjoint et fait commandement au substitut du procureur général et autres officiers de la juridiction de Jugon de faire promptement procéder la démolition de ce qu'ils jugeront pouvoir apporter préjudice au service de Sa Majesté en ce qui reste de logeable ès ruines du château de Jugon et enclos qui sert de prison la juridiction, en telle sorte que personne n'y puisse loger... La prison de Broons reçut quelques prisonniers illustres : Manon du Faou ou encore Servais-François Androuet, vicaire à Médréac, incarcéré pour avoir contesté la lettre de l'évêque Jacob, favorable aux idées républicaines. Nous avons eu l'occasion d'aborder sur les pages consacrées à Broons, la brève histoire de quelques uns de ses locataires et autres pensionnaires : Mre François Pigeon, «sergent, geôlier et cabaretier dans les prinzons de Brons» y est cité en 1683, il était marié à Olive Pestel. « Pierre Socquet, fils illégitime de Catherine Socquet de la paroisse de St Leumeu et actuellement detenue dans les prisons de cette ville, advoué par elle au nommé Cyprien Hervé de Tremorel chez qui elle étoit servante suivant le rapport à nous fait par h. personnes Françoise Mauffrais, matronne et Mathurine Bizeul, geolière, fut né dans la prison le vingt deuxième novembre mil sept cent vingt cinq» « Georgette Davy fille de Pierre et de Mathurine Bizeul sa compagne fut née à la geole le trentième d'aoust mil sept cent trente et luy ont imposé son nom honorables personnes Guillaume Richard et Georgette Lebas qui ont signé présent Pierre Davy et Baptizée par moy le mesme jour». Signatures : -Franç(oys) Thé R(ecteur) de Broon -Richard. « Jean Macé âgé d'environ soixante ans mourut dans les prisons de Broon le vingt six avril 1771...» Au moment de la Révolution, Servais Androuet, recteur de Plumaugat y fut enfermé pour avoir refusé de prêter serment et fut ensuite transféré à celle de Lamballe. Six autres malheureux qui gémissaient dans la prison de Broons furent exécutés à leur tour.

 

 

Geôle de Broons

 

Au cours de la Révolution, le 19 octobre 1791, la clôture de la prison de Broons fut brisée. 

 

S'agissant de la prison d'Yvignac, elle était assise entre les chemins conduisant du bourg dudit lieu à Broons d'une part, à Trédias d'autre part.

 

 

Geôle d'Yvignac

 

Voici un acte dans lequel est évoquée l’ancienne prison de Sévignac en date du quatorzième juillet 1769, « Pierre Hequant époux de Laurence Delambily comparaît devant le notaire de la juridiction de Beaumanoir-Limoëlan pour : une maison couverte d’ardoises, située au bourg de Sévignac, dans laquelle ledit Hequant est demeurant, contenante trente huit pieds de longueur et consistant dans un embas approprié de cheminée par châque costé, dans laquelle est un bois de lit  joignant de couchant au bout  du précédent, une cave ou cellier aussi sittué au  costé nord  de  la ditte maison contenant trente quatre pieds de longueur… Sur dix de laize, trois chambres au dessus des trois embas, deux escabots appropriés de leurs tables & escabeaux, greniers au dessus, joignants le tout vers soleil levant à la maison de Julien Dagorgne, de l’autre vers occident à la ruëlle qui conduist du bourg de Sévignac à la mettairie du manoir du Plessix Gautron. Une petite retraite à cochons au devant de la dite maison contenant dix pieds de longueur avec la cour & déport au devant de la dite maison joignant d’une part au corps de logis cy après et d’autre à la cour de Mathurin Martel. Autre corps de logis avis du précédent, couvert d’ardoises, consistant dans une écurie, chambre au dessus servant d’auditoire de la juridiction de Beaumanoir-Limoëlan, contenant vingt deux pieds de long en laize, demie & douze de laize, le pressouer y estant composé de letrainte, l’auge à piller, les maillots dudit Martel que d’écuelle de Mathurin Jameu et d’autre audit chemin cy devant.  Autre logement au costé vers soleil levant dudit auditoire servant de fournil et boulangerie ou est un four contenant dix huixt pieds de Longueur, en laize de dix, le tout aussi couvert d’ardoise, joignant aussi au dit costé vers soleil levant à Mathurin Martel, du midy à la cour dudit Jameu et d’occident au chemin cy devant déclaré  à la charge audit Hequant de fournir et entretenir  les dits logements et auditoire de tout ce qui est nécessaire, soit à des réparations d’ouvertures, greniers, banc et escabeaux, et degrés pour y monter, d’entretenir aussi l’emplacement qui est au bout de la maison principale vers le cimetière servant de prisons, et de la tenir toujours en bon état parce que aussi il percevra aussi le profit, et emoluments de la ditte prison, et souffrira aussi le dit Hequant, le dit Jullien Dagorgne, puiser de l’eau au puis et cuire son pain au four seulement, le logement étant privatif au dit Hequant.  corde, joignant d’un costé au chemin qui conduit du Bourg à la ditte Méttairie du manoir du Plessix Gautron, d’autre costé et du bout vers le nord au jardin des enfants de feu Jan Gauven et de Marie Durand, et d’autre bout à la ruelle conduisant à la maison des dits feus Jan Gauven  & fe(mme)...

 

 

Geôle de Sévignac

 

 

 

Tout semblerait indiquer que l'auditoire de justice de Beaumanoir-Limoëlan et la prison se trouvaient à l'emplacement de l'actuelle Place du 18 mars 1962. Une imposante bâtisse dotée d'ouvertures anciennes, un perron en donnait l'accès à la porte principale. Elle était connue sous le nom de Maison Malo. L'ensemble formait comme un îlot face à l'église. De plus l'amorce de la rue du Fournil se dessine et de là on peu se rendre au Plessix Gautron comme évoqué dans l'acte.  Merci à Monsieur Philippe Delambily de m'avoir communiqué cet acte

 

 

Geôle de Plénée-Jugon

 

 
Détail de la geôle de Plénée-Jugon
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8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 08:04

 

En cette seconde partie du XIXe siècle, le style néo-gothique était la mode émergente, et nombre d'édifices religieux furent ainsi sacrifiés afin de répondre aux critères émis par l'évêché de Saint-Brieuc. C'est ainsi qu'à Sévignac, par un beau matin, des ouvriers armés de pioche démolirent l'ancienne église, ils creusèrent jusqu'à six pieds au-dessous du niveau précédent, tandis que des charretées de pierres furent acheminées depuis Guitternel ainsi que divers matériaux en dépôt à la gare de Plénée-Jugon, quelques pierres provenant de l’édifice disparu furent employées, en revanche, une partie des matériaux de rébus servit à paver la cuisine du presbytère. Ainsi que nous le verrons, un fenestrage et un tirant sculpté furent incorporé dans certaine habitation de la rue de la Métairie. Un arrêté municipal proscrivit l’établissement de bistrots autour de l’église en construction et du cimetière. C'est sous le mandat du sénateur Henri de Carné, alors maire de Sévignac, que décision fut prise en 1873, de raser le précédent édifice. Il est vrai qu'en cas de pluie, il valait mieux se prémunir d'un parapluie afin d'assister aux offices. Déjà à de multiples reprises des travaux avaient été exécutés en cette modeste église, ainsi, le Pouillé   de la Bastie  note cette  église comme : « Pas absolument mal » en 1769, l’évêque de Saint-Malo en visite à Sévignac signale « plusieurs réparations très considérables et très urgentes à faire à l’église.»  Le 6 novembre 1771,  Louis Martin, dit « jeunesse », 48 ans,  tailleur de pierres,  originaire de St-Manvieu au diocèse de Coutances, est porté en terre,  étant à travailler pour les réparations de l’église.  Reconnues comme urgentes par le Conseil de fabrique en 1780, des réparations furent effectuées en 1781 en voici un résumé : « Exécution des réparations convenables dans l’étendue du chœur et du chanceau, parce que avant la démolition de la voûte qui sépare le chanceau de la nef, le général de la fabrique de la dite paroisse fera faire les étagements de la nef et autres parties convenables ainsi que la démolition des deux petits autels qui sont adossés à la ditte voûte à ses frais. Déclarant que pour la continuation des dittes séparations jusqu’à leur perfection, il attend que le général se soit mis en règle, sans que la présente déclaration ne puisse nuire ou préjudicier avec les intérêts du seigneur évêque pour les parties de la dite voûte qui pourrait se trouver mutilée et a signé. On a par ailleurs désignés les trésoriers aux chapelles de Rouillac : Jacques Préauchat de la Corgnais, Pierre Lejeune de la Ville au Bourg, St-Cado : Nicolas Guitton, Quihériac : Nicolas Lecorgne.  »

 

En 1782, le procès-verbal de l’assemblée laisse deviner l’état des lieux :

 

« il a été représenté au général premièrement qu’il est absolument nécessaire que le mur faisant séparation entre le cœur et la nef de l’église soit promptement descendu et refait à neuf ; qu’il pourroit assez être utile et profitable à la paroisse que ce même mur avec son arcade ne fût conduit en sa réfection que jusqu’à la hauteur des deux costalles, le surplus étant fait par deux fermes en bois pour supporter et soutenir les deux charpentes du cœur et de la nef qui s’y trouvent appuyées ; que cela donnerait plus de lumière au grand-autel. Secondement que la chapelle de la Ville-es-Blancs qui se trouve pratiquée au costé vers le Nord de la dite église et séparée du revertuaire par une clouaison en bois donne beaucoup de vens qui gêne les sierges du grand autel, qu’il seroit bon que cette chapelle fut transférée dans le même  lieu du revertuaire –sacristie, et que le seigneur de la Ville-es-Blancs feroit faire tout à ses frais aussi bien qu’une autre porte pour entrer dans sa chapelle comme bon lui sembleroit. ».

 

Monsieur Gautier du Mottay nous a laissé une description assez complète de ce vieil édifice -Mémoires de la Société archéologique et historique des Côtes-du-Nord 1883-1884 : Église remaniée : porte occidentale du XVe siècle, les piédroits sont formés de trois colonnettes à base prismatique et allongée, supportant de légers chapiteaux à feuillages et un arc en accolade dont les archivoltes étaient ornées de figurines ; Au-dessous, une niche portant elle-même des accolades  était accostée de deux écussons aux armes des Rousselot et des Kersaliou, les anciens seigneurs de Limoëlan. -Ossuaire adossé au mur sud, soutenu à l’une de ses extrémités par deux colonnettes cylindriques portant des chapiteaux cubiques du XIIe siècle. -Dans l’intérieur de l’église, chapelle du Rosaire avec voûtes en bois et ses poutres à gueules de requins, sablières sculptées montrant des hommes et des animaux parmi le feuillage ainsi que les armoiries des seigneurs de Limoëlan ; on lit sur ces arcades se lisait la date de 1558. -Dans le pavé, du côté nord de l'évangile, tombeau de Pierre Ferré, sénéchal de Rennes, sr de la Ville-ès-Blancs, mort en 1466. Retable en bois de 1651-Sur les pieds droits d'une arcade, statue de saint-Michel terrassant le dragon et dont le bouclier porte les armes des Le Mintier. Ci-après le plan de cette ancienne église de Sévignac.

 

 

On peut compléter cette description par les renseignements fournis par un ancien rentier du XVIIIe siècle : L’un des soufflets de la vitre proche de l’autel de la Vierge arborait un écusson d’azur à six besants d’or, Jean de L’Epervier, évêque de Saint-Malo, mort en 1486 portait pour armes : « D’azur au sautoir engreslé d’or, accompagné de quatre besants de même », il pourrait s’agir des siennes, en ce cas, c’est sous son épiscopat que l’église de Sévignac aurait été remaniée ; dans l’autre soufflet de la vitre se voyaient  les armes des alliances des anciens seigneurs du Plessix-Gauteron.  Au dessus de l’autel de la Vierge figuraient les armes du marquis de Locmaria, sgr du Plessix-Gauteron. D’après les plans, sa partie septentrionale présentait un porche sous lequel se tenait la délibération de la fabrique, des bancs de pierre y étaient sans doute dressés, la  chambre d’archives était aménagée au-dessus. Un renflement situé à droite du porche désignait l’ancienne trésorerie. Le mur Nord était percé de trois fenêtres -quatre si l’on y inclue celle de la sacristie. Une flèche polygonale du XVème siècle couronnait le toit en sa partie centrale.

 

 

Ancienne église de Sévignac et les armoiries  de L'Epervier et du Parc de Locmaria

 

La nouvelle église

 

 

La première pierre fut bénie le 19 avril 1874.  Difficile de se représenter l’immense chantier en cours et le bouleversement pour une population habituée depuis des siècles à avoir pour point de repère la petite église au fin clocher. Partout on s’affairait, des ouvriers de l’entreprise Réglain de Dinan exécutaient à la lettre, selon les plans de l’architecte Maignan, le nouveau monument de style néo gothique en forme de croix latine. La tour, plaquée à la façade, mesure y compris sa flèche, garnie de clochetons à la base, une hauteur de50 mètres. L’intérieur enduit de chaux et de pierre de Caen,  fut doté d’une  tribune. 

 

Quand les travaux s’achevèrent, les Sévignacais découvrirent  une vaste nef avec des bas côtés aboutissant à des chapelles qui s’ouvraient sur le transept  de chaque côté du chœur.  Voici la proposition qui fut faite par Fonlomeau sculpteur à Quintin en date du 4 octobre 1891 –et retenue:

 

 1° chapelle du chœur côté midi :

 

autel Jean-Baptiste, comprenant la table d’autel, au-dessous, niche destinée à recevoir la statue de St- Jean-Baptiste et un retable adossé au dessous, en bas relief représentant la décapitation de St- Jean-Baptiste

 

 

2° la chapelle Nord :

 

un autel en tous points  semblables  à celui de St- Jean-Baptiste et la chapelle de St Joseph, le bas relief, la mort de St Joseph entouré de Jésus et Marie.

 

3° extrémités transept midi :

 

Sur l’autel en l’honneur de la Vierge, comprenant au-dessous de la table de l’autel ou table du tabernacle, surmontée d’une niche destinée à recevoir la statue de Notre Dame du Rosaire, couronné par un clocheton, aux extrémités de l’autel de deux clochetons, bas relief représentant la tradition du Rosaire à St Dominique.

 

 

4° extrémités du transept Nord :

 

Un quatrième autel  est exactement semblable à celui de la Vierge. Au-dessus niche la statue du Sacré chœur, le bas relief et le dessous de l’autel évoquent la manifestation du secours de la bienheureuse Ste Marguerite.

 

 

5° La chair à prêcher se compose d’une cuve ornée des statues représentant Notre Seigneur prêchant et les quatre évangélistes. Il subsiste un calice XVIIe avec deux fleurs de lys (sous la base et sur la patène) classé au titre objet en 1981.

 

 

Des statues de St Pierre et St Paul prirent place de chaque côté du retable, tandis que les piliers du cœur recevaient celles de Ste Anne d’Auray et Jeanne d’Arc. La chapelle du transept situé au nord reçut un vitrail dédié à Ste Catherine, que l’on voit dans la position de son sacrifice, elle fut offerte par Catherine Davy. Un coq fut mis en place par Célestin Le Hérissé, ouvrier chez Mathurin Gesret dont la forge se tenait à l’angle de la rue de la forge, et le 20 mai 1877, il fut procédé à l’inauguration de cette nouvelle église,  et à la mise en place des cloches : Marie, Eugénie et Augustine, fondues par Viel-Trétel à Villedieu dans la Manche. Le coût total de l’édifice fut établi le 31décembre 1880, il s’élevait à 145.385 francs. Lors de sa visite  en 1884, monseigneur Boucher admira l’ensemble en déplorant toutefois le manque d’aménagement intérieur. Il y fut remédié après que les ateliers Guibbé eurent confectionné le retable aux motifs bibliques,  ainsi que les autels des chapelles latérales. L’ancienne cuve baptismale dont la vasque hémisphérique est creusée dans un bloc de granit à pans coupés (parc du foyer logements) , et deux bénitiers placés près des portes latérales, retrouvaient leur place initiale. Une chaire fut placée en vis-à-vis d’un pilier de la nef. Le transept sud est ponctué des armoiries des généreux donateurs, on peut les lire ainsi de gauche à droite -de St-Pern (possesseurs de Brondineuf), de St-Meleuc, de Farcy (possesseurs de Quenna), Gouzillon de Bélizal (alliances St-Pern), Le Mintier (possesseurs de Heurtelou et St-André). Transept nord, dans la verrière figurent les armes des familles suivantes, de gauche à droite -de Carné, (possesseurs Ville-ès-Blancs), Guéhenneuc (alliance de Carné), de Lorgeril, (alliance de Chappedelaine) Picot de Limoëlan (possesseurs Limoëlan), les armes pontificales (celles de Pie XII, remplacées avant 1958) de Chappedelaine (alliance Picot de Limoëlan, possesseurs Limoëlan, Béchardière), d’Avoust (alliance de Carné et Chappedelaine), & du Bouays de Couesbouc (alliance de Chappedelaine). 

 

 

Enfin, l’aménagement des fonts baptismaux fut achevé en 1885, grâce à la générosité de madame Bonjour de Limoëlan, qui offrit aussi les deux candélabres la lumière du maître autel et une partie du mobilier. 

 

 

D’origine américaine, elle avait épousé l’héritier de Limoëlan, après s’être convertie en 1885. L’ensemble des travaux et des aménagements ne fut vraiment terminé qu’en 1900. La dernière touche fut apportée en 1920 quand la municipalité conduite par Georges de Launay décida de rendre hommage aux 143 morts de Sévignac pendant la  guerre 1914-1918.

 

 

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 22:20

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 21:02

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