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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 18:09

 

église protestante évangéliste de Quévert

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 16:28

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 15:34

 

 

du Parc de Locmaria : Maison des plus anciennes & des plus distinguées de la Province de Bretagne , dont il est parlé avec éloge dans les Histoires de cette Province par Dom Lobineau et d'Argentré, & dans celle du Connétable du Guesclin. Tous ceux de ce nom ont suivi la profession des armes, & étoient Seigneurs d'une Terre considérable qui porte le nom du Parc, & qui est composée d'un Château 8c d'une Châtellenie. Suivant Dom Lobineau, dans la vie du Comte de Blois, cette Maison est issue de celle de Bretagne, & elle a pour auteur Guillaume d'Avaugour, tige des Seigneurs du Parc.

 

Mais la filiation suivie ne remonte qu'à Alain, Seigneur du Parc, Ier. du nom, vivant, en 1270, avec Agnès de Coetmen, son épouse.

 

Il eut pour fils, Alain, II. du nom, Seigneur du Parc, marié à Judith de Beaumanoir, dont :

 

Thomas du Parc, qui épousa Macée de Mauny. De cette alliance vint Alain, qui suit. II y a apparence qu'il eut encore (mais on n'en a point la preuve) Maurice du Parc, lequel fut un des Champions que le Sire de Beaumanoîr choisit pour son combat de 30 Bretons contre 30 Anglois, en 1351. Ce Maurice du Parc étoit Ecuyer & Chambellan de Charles de Blois, Duc de Bretagne; & dans le tems qu'il étoit Capitaine de Quimper & Garde de Cornouailles, il avoit prêté 10 mille écus à son maître, & quelque tems après il lui remit généreusement la moitié de cette somme, pour lui aider à payer fa rançon ; mais Charles le paya peu à peu, & dans les ordres qu'il donnoit pour le faire payer, il rendoit toujours justice à fa générosité. C'est un fait rapporté par Dom Lobineau, dans le premier Volume de son Histoire de Bretagne. On croit que c'est ce même Maurice du Parc qui, sous le règne de Jean IV du nom, Duc de Bretagne, dit le Conquérant, conduisît, en 1372, avec A/ain de Beaumont, l'aíle gauche de l'armée de Bertrand du Guesclin, qui battit celle des Anglois.

 

Alain du Parc, III. du nom, connu dans les Histoires de Bretagne, dans celle de Bertrand du Guesclin, & dans les Rôles de la Chambre des Comptes de Paris, aux années 1350, 60 & 1369, en l'un desquels il est qualifié Chevalier, fut un des 52 Seigneurs qui, en 1350, suivirent le Connétable du Guesclin dans toutes ses expéditions. Il eut de Plessoue de Blossac, son épouse, Robin, Seigneur du Parc, qui se maria avec Jeanne de Ploeuc, dont : Jean, qui suit; & Marie, femme de N... le Champion, Seigneur de Cambic.

 

 

Jean du Parc, I. du nom, épousa Isabeau de Langourla , de laquelle vinrent : Guillaume, qui suit; & Jeanne du Parc, mariée à Jean le Vicomte, Seigneur de Penguily. Dom Lobineau fait mention, sous l'an 1416, d'un Henri du Parc, qui fut grand & premier Chambellan du Duc Jean, V. du nom. Le même Henri fut envoyé, en 1410, en Ambassade vers le Dauphin de France, depuis Roi sous le nom de Charles V. Dans la Ligue que les Seigneurs du Duché de Bretagne firent contre les Penthièvre, un du Parc étoit du nombre.

 

 

Armoiries du Parc de Locmaria

ornant la chapelle Saint-Gilles de Langourla

 

Guillaume du Parc, fils de Jean I, continua la postérité de cette Maison, & eut de Jeanne de Couatcourden, son épouse, entr'autres enfans : Jean du Parc, II. du nom, qui fut pere par sa femme, Péronnelle de Leversaut , de François du Parc, Chevalier, Seigneur de Locmaria , marié à Claude de Boiseon , Dame du Guerand, fille aînée & héritière de Perceval de Boiseon , Seigneur du Guerand, & d'Alliette, fille de Maurice de Ptusquellec, Seigneur de Bruillac, & de Vincente de Rohan. II en eut cinq enfans, sçavoir :

 

Claude dont il sera parlé ci-après ; François , Seigneur de Leversaut & de Keranroux, rapporté ci-après; Maurice, mort garçon ; Jeanne, femme du Seigneur de Mezerneau, morte fans enfans, & Gabrielle, femme du Seigneur de Saint- Pern-Ligouyer.

 

 

Claude du Parc, Seigneur & Marquis de Locmaria, dans l'Evêché de Tréguier, & du Guerand, dans la Paroisse de Plovegat en Basse-Bretagne, épousa, 1°. au mois d'Août 1575, Jeanne de Saint-Amadour ; 2°. Julienne du Dresnay ;3°. Marie de Kerguesay. Il n'a eu que du second lit :

 

Louis du Parc, Marquis de Locmaria & du Guerand, Capitaine de l'arriere ban de la Noblesse de l'evêché de Tréguier, Lieutenant de la Compagnie des Gendarmes du Duc de Rieux, Gouverneur de Guingamp, qui se maria, en 1506, à Françoise, Dame de Coetedrès & de Keradenec, fille & seule héritière de Pierre, Seigneur de Coetedrès, du Dresoay & de Keradenec, dont un garçon & deux filles, sçavoir : Vincent, qui suit ; Gabrielle, mariée au Seigneur de Kerguesay & Kergomard, aujourd'hui représentée par MM. de Goesriand ; & Claude, mariée au Seigneur du Coscaer, de Barach & de Rofambo, ancien premier Président au Parlement de Paris.

 

 

Château du Parc en Saint-Jacut du Méné

(propriété de la famille du Parc de Locmaria

 

Vincent du Parc, Marquis de Locmaria & du Guerand, Seigneur de Coetedrèz, &. Maréchal des Camps 8c Armées du Roi , présida la Noblesse aux Etats de Bretagne en 1653. Il obtint des Lettres de Marquisat & d'annexé de plusieurs Terres à celle du Guerand. La vérification s'en fit au Parlement en 1639. A la mort du Cardinal de Richelieu, il commandoit ses Gendarmes, & sa Brigade étoit toute composée de Gentilshommes. Il étoit Conseiller dans tous les Conseils d'Etat & Privé de Sa Majesté, & épousa Claude de Nevet, sœur de Jean, Baron de Nevet, & fille de Jacques, Baron de Nevet, & de Françoise de Treal, Dame de Beaubois. II en eut : Louis-François, qui suit ; Joseph-Gabriel , appellée le Comte de Locmaria ; & Marie-Thérèse, tous les deux morts fans alliance.

 

Louis-François du Parc, Marquis de Locmaria, qualifié haut & puisant Seigneur, Chevalier des Ordres & Lieutenant-Général des Armées du Roi, Commandant dans les trois Evêchés, est mort le 14 Octobre 1709, connu d'un chacun pour avoir toujours été honorable dans sa dépense, pour son assiduité & son application au service, pour son désintéressement ; & enfin par la valeur & la prudence qu'il a fait paroître dans toutes les occasions de guerre ou il s'est trouvé. II avoit épousé Marie-Renée-Angélique de Larlan-de-Kercadio de- Rochefort, morte le 3 Mai 1736, étant alors remariée avec Henri-François de Lambert, Marquis de Saint-Bris, Lieutenant-Général des Armées du Roi & Gouverneur de la ville d'Auxerre. De son premier lit elle a eu pour fils unique, Jean-Marie-François du Parc, Marquis de Locmaria & du Guerand, mort sans alliance à Paris, le 2 Octobre 1745, âgé de 57 ans. En lui s'est éteinte au XIVe degré la branche aînée.

 

François du Parc, frère de Claude, tige de la branche des Seigneurs de Keranroux, épousa Françoise de la Forest, Dame de Keranroux, dont il eut, entr'autres enfans : René, qui suit; & Pierre, Seigneur de Penannech.

 

René du Parc, Seigneur de Keranroux, épousa Renée le Cardinal. Elle étoit veuve en 1637, & mère de François du Parc, Seigneur de Keranroux, qui s'allia avec Marie de Clisson, dont il eut : Olivier, qui suit; & Claude, rapporté après son aîné.

 

 

Château du Parc en Saint Jacut du Méné

(propriété de la famille du Parc de Locmaria)

 

Olivier du Parc, Seigneur de Lezerdaut , Capitaine de Dragons, avoit épousé Jeanne-Françoise de Kermel, & mourut à Paris sans enfans. Claude du Parc, devenu l'ainé par la mort de son frère, épousa Charlotte Rogon, dont il eut : Joseph-Gabriel du Parc, Comte de Lezerdaut & de Keranroux, qui épousa Marie- Anne-Gabrielle du Gage, de laquelle vint, pour fils unique, Charles-Gabriel du Parc, Marquis de Locmaria, lequel, en 1745, fut légataire universel de Jean-Marie-François du Parc, Marquis de Locmaria. Il est mort le 29 Décembre 1769, sans enfans, de son Mariage avec Marie-Louise Plusquellec, & sa veuve jouit de 11 000 livres de douaire, quitte de toutes charges. II y a encore une ou plusieurs branches de cette Maison qui subsistent en Bretagne. On peut remarquer que dans les alliances que cette Maison a faites, les mères prouvent une filiation très-ancienne, sçavoir: Coëtedrès, depuis 1089, un cadet de Coëtedrès ayant pris, en 1400, le nom de Boiseon ; en épousant l'héritiere de Boiseon; celle de Nevet, depuis1250 celle du Dresnay, héritière depuis l'an 1290 ; celle de Leversaut, héritière depuis l'an 1300 ; celle de Kimmerch, d'une Maison très-considérable, descendue des Comtes de Cornouailles; celle de Couatcourden, aussi héritière : on lui trouve quatre générations, & entre ces générations, trois Chambellans des Ducs de Bretagne. Pour les autres mères, leur nom seul fait connoître qu'elles étoient des plus anciennes de la Province.Les armes du Parc sont: d'argent, à trois jumelles de gueules, ayant anciennement pour supports, du côté droit, un lion, & pour devise de ce côté-là, ces mots : tout est beau ; du côté gauche, l'écu étoit aussi supporté par une aigle au naturel, portant un écu sur l'estomac ; & pour devise de ce côté-là, ces mots : vaincre ou mourir. Au-dessus du casque qui couvroit l'écu, il y avoit en cimier un coq au naturel, comme chantant & tourné du côté du lion, & de la devise tout est beau. Les Seigneurs de Kergadou & de Kerguiniou, portent : d'argent, à trois jumelles de gueules, & en chef une étoile de même pour brisure.

 

 

Chapelle du Parc en SaintJacut du Méné

 

Extrait du Dictionnaire De La Noblesse par François-Alexandre Aubert de La Chesnaye 

 

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 09:15

Le principe sur lequel repose le régime des prisons sous l'ancien régime est, en effet, que la justice ne doit aux détenus que ce qui leur est absolument nécessaire pour ne pas mourir de faim. Aussi n'ont-ils pour lit qu'une botte de paille, pour nourriture que du pain et de I'eau. Le linge, les vêtements quand ils sont en bonne santé, les soins et les remèdes quand ils sont malades, sont autant d'objets de luxe dont l'État ne s'occupe pas. C'est aux prisonniers de se procurer ce qui leur manque, soit par le travail, soit surtout en implorant la pitié des âmes charitables. La charité, en effet, est surtout en éveil; chaque jour elle s'évertue pour adoucir le sort des prisonniers. Elle leur prodigue à la fois les secours spirituels et temporels, la plupart des chapelles bâties dans les prisons et les offices qu'on y célèbre ne sont autre chose que des fondations pieuses. Quant aux secours matériels, les prisonniers en reçoivent continuellement. Chaque jour arrivent des dames charitables, qui viennent fcs visiter et qui leur apportent du pain quand ils en manquent, quelquefois du beurre ou de la viande, pour qu'ils se fassent faire du la soupe par le geôlier. C'est la charité qui organise, meuble et entretient les infirmeries, avec les soeurs qui distribuent du linge et des vêtements aux prisonniers. Les détenus de la prison de Ploërmel seraient morts de misère pendant l'hiver de 1781 à 1782, écrit le sénéchal Tuault, « sans les secours de la charité, plus active ici peut-être qu'ailleurs, parce qu'on y connoit mieux la pauvreté, qui se montre partout, qui environne tout . » A Rennes, le produit des aumônes destinées aux prisonniers s'élève à 8,000 liv. par an. Quand ces aumônes s'arrêtent, rien de plus lamentable que l'état des prisons. « Les prisonniers sont dans une misère affreuse, rongés par la vermine, sans linge, sans vêtements, ayant presque tous la gale, plusieurs attaqués par la fièvre. Tous se livrent au désespoir de voir prolonger leurs souffrances, sans savoir à quelle époque ils pourront être jugés. Il n'y en a pas un seul qui ne se trouvât très-heureux d'être envoyé aux galères. » Tel est le tableau de la situation des prisonniers de Rennes en 1786, au moment où l'exil du Parlement a dépeuplé la ville et tari la source des aumônes. Nous venons d'exposer la situation générale des prisonniers. Examinons maintenant les diverses espèces d'individus qui forment la population des prisons. Cette population se compose de cinq éléments : les prisonniers pour dettes, les prisonniers de police, les prisonniers militaires, les contrebandiers, les criminels. Nous avons vu que les prisonniers pour dettes sont entretenus aux frais de leurs créanciers. Ce sont généralement des débiteurs de mauvaise foi, qui profitent de la longueur des procédures pour se soustraire à la nécessité de tenir leurs engagements. Les créanciers les font emprisonner, pour les forcer de composer avec eux et de leur abandonner une partie des ressources qu'ils ont dissimulées. Souvent aussi le seul but des créanciers est de se venger. En 1769, on compte deux cent quarante prisonniers pour dettes dans les prisons royales. Il est probable qu'il y en avait au moins autant dans les diverses prisons seigneuriales. Il y a donc au moins cinq cents prisonniers|pour dettes détenus chaque année dans les diverses prisons de la province.Ces prisonniers sont moins malheureux que les autres, parce qu'ils peuvent obtenir certains avantages, comme un lit, une chambre séparée. Ils ont même le droit, quand le geôlier n'a pas de lit à leur louer, d'en faire apporter un dans la chambre commune. Cependant, s'ils n'ont d'autres ressources que la maigre subvention exigée de leurs créanciers, ils sont, aussi bien que les autres prisonniers, exposés à souffrir de la faim. Il faudrait, écrit eu 1782 le sénéchal de Ploërmel, porter à 5 sous par jour le prêt de chaque prisonnier pour dettes. «  On trouveroit dans cette augmentation un frein à l'avarice, qui l'empêcheroit d'attenter pour peu de chose à la liberté des hommes. Il vient d'en mourir trois en prison pour dettes civiles dont les totaux ne passent pas 100 fr. » Les prisonniers de police sont de deux sortes. Les uns sont des individus plus ou moins grossiers, condamnés pour rixes, tapage nocturne, querelles de cabaret. Les autres sont des mendiants, des vagabonds. Les uns et les autres sont fort nombreux. En général, au XVIIIe siècle, le menu peuple est violent, brutal, adonné à l'ivrognerie. « Les paysans bas-bretons ont la réputation d'être particulièrement turbulents et querelleurs. Ceux de la Bretagne française ont moins mauvaise réputation et ne valent pas mieux. Les foires, les pardons ne se terminent jamais sans querelles violentes. Toute la population aime les distractions bruyantes, les fêtes qui se renouvellent à toute occasion. Jamais on ne manque de célébrer le carnaval, encore moins le retour du mois de mai. Cette dernière fête arrive le 30 avril, « jour où les polissons s'assemblent et vont courir rues, les uns en traînant après eux des pelles et des pinces de fer, d'autres en traînant des chaînes, ce qu'ils appellent vulgairement aller au sabbat. » Chaque ville, comme chaque village, a sa fête patronale, qui met en liesse toutes les classes de la société. Alors les cabarets se remplissent, les ivrognes pullulent. Indépendamment des fêtes publiques, il est des fêtes de famille où les libations ne sont pas moins copieuses. Quand un paysan tue son cochon gras, il ne manque pas d'offrir un repas, où il invite ses parents et ses amis. Mais rien n'égale l'importance et la longueur des festins de noce. Il est rare que la plupart des convives, hommes, femmes et enfants, n'en sortent pas complètement ivres. L'ivresse amène des querelles et des arrestations. Les mêmes scènes sont encore plus fréquentes dans les villes, où la population est plus agglomérée, les cabarets plus nombreux. Quand la police est bien faite, les prisons regorgent d'hôtes de passage, qui viennent quelques heures, expier les excès auxquels les a conduits l'ivrognerie. Ils ne sont pas inscrits sur les registres d'écrou. Ils ont seulement à payer 21 sous à titre droit d'entrée et de sortie. Mais souvent ils sont trop pauvres pour payer la totalité de cette somme, et le geôlier est forcé de leur accorder une réduction.

 

 

Ancienne prison de Saint-Malo

(document Le Flohic)

 

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 15:40

 

 

Château de Rosambo à Lanvellec

 

 

Château de Pornic

 

 

Château de Langourla en Saint-Vran

 

 

Château de la Roche-Jagu en Ploëzal

 

 

Château de la Gourmerie en Saint-Herblain

 

 

Château de Josselin

 

 

Château de Combourg

 

 

Château de Gareil en Guérande

 

 

Château de Caradeuc en Longaulnay

 

 

Château de Bienassis en Erquy

 

 

Château de la Bourbansais en Pleugueneuc

 

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 06:43

 

 

 

 

 

 
 

 

 

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 06:26

 

 

Ancienne prison d'Hennebont

 

L'entretien des prisonniers peut être à la charge du roi, ou bien à la charge des seigneurs, des régiments, des fermiers généraux, des créanciers. Quelquefois même les prisonniers sont forcés de s 'entretenir à leurs frais. Ce en vertu d'une ordonnance de l'année 1680, chaque prisonnier reçoit 3 sous par jour pour sa nourriture. Le geôlier reçoit en outre un droit de gîte et de geôlage, pour prix duquel il est tenu de fournir l'eau et la paille nécessaires aux détenus. La quotité du droit de gite et de geôlage varie suivant l'origine du prisonnier. Il est de 1 sou par jour et par tête pour les prisonniers à la charge du roi, de 3 sous pour les prisonniers dont l'entretien est à la charge des particuliers ou qui s'entretiennent à leurs propres dépens. Les prisonniers de police qui ne passent que quelques heures en prison paient un droit d'entrée et de sortie dont le total est de 21 sons par tête. Les soldats pour qui la prison tient lieu de salle de police paient aussi un droit d'entré et de sortie, mais il n est que de 10 sous. Ce sont les droits de gite et de geôlage et les droits d'entrée et de sortie qui constituent les bénéfices du geôlier. Les prisonniers pour dettes, quand ce sont des personnes de considération, ou qui possèdent quelque aisance, peuvent louer une chambre séparée et un lit sérieux, si le geôlier est assez riche, la prison assez vaste pour leur offrir ces objets de luxe, ce qui n'arrive pas toujours. Les prisonniers de passage peuvent même obtenir soit un lit à deux, soit un lit à une seule place, à condition de payer au geôlier un supplément de 3 sous par jour dans le premier cas, de 3 dans le second. Mais ce sont là des raffinements de délicatesse que ne peuvent se permettre qu'un petit nombre de détenus. La plupart des prisonniers n'ont pour lit qu'une couchette de paille. Le geôlier leur doit tous les huit jours une botte contenant 12 livres de paille fraîche. Comme nourriture, leur ordinaire se compose d'eau et de pain à perpétuité. Encore n'ont-ils pas le pain à discrétion. Un arrêt du Parlement de Rennes, en date du 10 octobre 1688, porte que les prisonniers civils et criminels doivent avoir, de deux jours l'un, trois pains de bon froment et pesant chacun 10 onces, pour ceux qui sont dans les chambres et hors des basses-fosses, et ceux qui sont dans les basses-fosses quatre pains de pareil poids. L'autre jour il doit être donné 3 sous à chacun desdits prisonniers indifféremment, pour employer à ce que bon lui semblera. C'est là une prescription très-sage et très-bienfaisante. Malheureusement, elle est complètement impraticable. Le prisonnier n'a que 3 sous pour sa nourriture. Cette somme ne suffit même pas toujours pour lui procurer la ration ordinaire de 21 onces de pain par jour, à cause des brusques variations du prix des céréales. Ainsi, à Lesneven, en 1769, la livre de pain de seigle fromenté coûte 3 s. 6 d., de sorte qu'un prisonnier n'est pas même en état d'en acheter une livre par jour. Ces sortes d'accidents se renouvellent souvent. En pareil cas, le contrôleur des finances accorde aux détenus un faible supplément de solde. Quelquefois même le Parlement, quand il y a urgence, prend les devants et ordonne d'office un supplément de solde payé par le Domaine pour les prisonniers à la charge du roi, par les particuliers pour les détenus qui sont à leur charge. A Rennes, la solde des prisonniers est portée à 4 sous par jour en 1769. A Saint-Brieuc, en 1768, un ordre du premier président l'élève au même chiffre. Les militaires sont plus favorisés que les autres prisonniers : ils ne risquent jamais de mourir de faim, parce qu ils reçoivent leur pain du régiment. Le mode de paiement de la solde varie suivant la condition des prisonniers et suivant les prisons. Le créancier qui fait emprisonner son débiteur est tenu de payer toujours un mois d'avance. Il a donc à verser 9 liv. par mois, soit 6 sous par jour, dont moitié pour la nourriture de son débiteur et moitié pour droit de gite et de geôlage. Si le créancier néglige de payer, le débiteur recouvre sa liberté quinze jours francs après la date du jour où devait être consignée sa solde. Je trouve cette condition bien dure, dit un subdélégué. « Le prisonnier manque ainsi de pain pendant quinze jours. Il me semble qu'il seroit juste qu'il fût nourri au moins au pain du roi. » Quant aux prisonniers criminels, leur solde est avancée par le geôlier, qui se fait rembourser par le Domaine. En certaines prisons, la solde des détenus leur est payée en nature. C'est ce qui arrive à Brest, où ils reçoivent une quantité de pain qui varie suivant le prix des céréales. A Hennebont, le geôlier délivre aux prisonniers, suivant ce qu'ils préfèrent, soit les 3 sous réglementaires, soit un pain de seigle de 5 sous pour deux jours. Quand les prisonniers reçoivent leur solde en argent, ils achètent eux-mêmes leur pain. A Rennes, tous les boulangers de la ville sont obligés d'apporter, à tour de rôle et chacun pendant trois semaines, le pain nécessaire, bon et bien conditionné, au prix fixé par une pancarte affichée dans les prisons . Le même usage existe dans d'autres villes, mais il n'est pas du goût des boulangers, auxquels il impose une corvée souvent ruineuse. La faculté laissée aux geôliers de payer en argent la solde des prisonniers est un des plus graves abus qui règnent dans les prisons. Quand les prisonniers ont reçu leur subsistance en argent, ils en font l'usage qui leur plaît. Les uns le jouent, le perdent et n'ont plus ensuite de quoi acheter du pain; les autres le convertissent en boisson. Enfin, les prisonniers se volent entre eux, ce qui d'une part occasionne des querelles, et de l'autre met plusieurs prisonniers dans le cas de manquer de pain, de sorte qu'ils deviennent souvent malades de faim. Aussi bien, cette solde de 3 sous par jour, suffisante peut-être en 1680, est devenue dérisoire au XVIIIe siècle, parce que le développement de la richesse publique a fait baisser la valeur du numéraire et augmenter le prix de toutes les denrées. Avec 3 sous par jour, un prisonnier qui n'a pas de métier à son service pour lui procurer quelque léger salaire, n'a pas de quoi vivre. Quand même le gouvernement augmenterait cette solde dans des proportions sérieuses, l'humanité ne serait pas encore satisfaite, la société n'aurait pas rempli sa tâche envers les malheureux qu'elle est forcée de rejeter de son sein. C'est un grand abus, écrit en 1787 l'intendant Bertrand de Molleville, que les prisonniers, même Ies plus criminels, soient abandonnés sans aucun secours dans des lieux infects, où les gens les plus charitables n'osent aller les visiter. Le roi donne aux prisonniers ce qui leur est nécessaire pour ne pas mourir de faim, et rien au-delà. S'ils sont malades, s'il leur faut un lit, du linge, des habits, c'est la charité qui le leur fournit.

 

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 07:00

 

 

 

 

 

 

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 13:08

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 18:20


An heol a zo kuzhet 
Setu echu an deiz 
Me 'glev ar c'hloc'h o tintal an Ave 

Kousk, kousk, Breizh-Izel, bro dispar ! 
Setu an noz o tont war an douar 
Kousk, Breizh-Izel bro ker mat 
Trouz ar mor bras a sav d'az luskellat
 

Ar vesaerien a gan 
O tastum o loened 
Gwerzioù Breizh-Izel n'int ket c'hoazh kollet 

Arvor, o douar sakr 
A greiz-kalon m'ho kar 
Bro all ker kaer n'eus ket war an douar 

Ch'wezh vat gand an ed e bleun 
Hag al lann alaouret 
War ar maezioù gant ar glizh noz a red 

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