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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 07:25

 

 

 

Aux pieds du château même, la rivière de Pertfeld qui forme le port, partage là ville en deux parties ; l'une, sur la rive gauche, comprend la Ville de Brest et le château ; l'autre sur la rive droite se nomme Recouvrance, C'est l'ancien bourg Sainte-Catherine. Cette partie de la ville a reçu le nom de Recouvrance, en mémoire de la chapelle de Notre-Dame de Recouvrance, fondée en 1346, par Jean de Montfort pour le retour ou la recouvrance, comme on disait autrefois pour recouvrement, des navires expédiés de Brest. Il n'y a pas beaucoup plus de deux cents ans, 360 maisons ou baraques contenaient sur ces deux rives 1.950 habitants presque tous marins ou pêcheurs, quelques artisans de première nécessité, quelques boutiques de petits marchands, quelques spéculateurs (notables eu ce temps-là). La ville ne passait pas l'alignement,de la rue des Carmes et se terminait à la rue Neuve-des-Sept-Saints, La porte de la ville était placée à l'extrémité du mur de clôture de l'hôpital vis-à-vis du Château. Sainte-Catherine (Recouvrance) ainsi que Brest entouré d'un retranchement en terre, s'étendait depuis le premier bâtiment des vivres jusques et y compris la petite place de la fontaine du quai. Une église appelée les Sept-Saints, succursale de celle du Château suffisait au nombre des habitants, ainsi que celle de Saint-Pierre à Recouvrance, paroisse alors assez étendue dans la campagne. La dédicace de l'église des Sept-Saints avait été faite par imitation de ce qui avait précédemment eu lieu clans la cathédrale de Quimper, où l'on avait érigé un autel aux sept premiers évêques connus de la Bretagne, Saint-Pol, St-Corentin, St-Tugdual, St-Paterne, St-Samson, St-Brieuc et St-Malo, Cette opinion s'accorde avec ce que le P. Maunoir dit dans la vie qu'il publia à Quimper en 1685, de Saint-Corentin, premier évêque de Cornouailles, qu'il appelle prince des Sept-Saints de Bretagne. Une légende que j'ai recueillie donnerait à la dédicace de l'église des Sept-Saints une autre origine ; la voici : Il existait autrefois à Landévennec, au village nommé Seiz-Kroas, un forgeron dont la femme extrêmement pieuse, allait tous les matins entendre la messe à l'abbaye, ce qui déplaisait fort à son mari. Celui-ci lui en fit des reproches et ajouta que ce n'était pas la piété qui l'attirait à l'abbaye, mais les moines. La femme se défendit de cette inculpation outrageante et répondit à son mari qu'il devait être aussi sûr de son innocence qu'elle était certaine de pouvoir tenir entre ses mains le soc de charrue qu'il forgeait en ce moment, Eh bien, porte le à Landévcnnec lui répliqua son mari en jetant à terre le soc incandescent. Pour toute réponse, la digne femme le prit à deux mains et le porta au bourg distant d'environ une demi-lieue de son habitation. Le fait fut considéré comme un miracle, et le soc placé entre deux saints dans le choeur de l'église de l'abbaye, où il resta jusqu'à l'époque de la Révolution. Quelque temps après, la femme du forgeron accoucha de sept garçons. Le mari furieux de cette maternité multiple, les mit tous les sept dans une maie à pâte ou pétrin, les porta à l'anse de Penforn, là où sont aujourd'hui mouillés les bâtiments de l'Etal, et les abandonna à la merci des flots. La maie fut entraînée vers le Faou dont les habitants voulurent recueillir les sept enfants; mais ceux-ci tout en témoignant leur reconnaissance, dirent qu'ils ne pouvaient s'arrêter en cet endroit et qu'i!s devaient aller plus loin, puis ils prédirent que le bois du Kranout qui s'étendait jusqu'à la ville, fournirait éternellement les plus beaux bois d'oeuvre de tout le pays, ce qui s'exprime encore dans les environs de la manière suivante :

 

Er forest ar Krano

Biken koat na vanko.

 

Dans la foret du Kranou

Jamais le bois ne manquera.

 

Les enfants furent ensuite entraînés vers l'Ouest, et lorsqu'ils passèrent devant le sillon de Landevennec, on les entendit du bourg, chanter d'une voix forte des cantiques mélodieux. La maie poussée par les flots, aborda à Daoulas. Les habitants accoururent au rivage, mais pas un seul ne se proposa pour recevoir les enfants. Ceux-ci poussèrent au large leur léger esquif, jetèrent leur malédiction sur la ville de Daoulas qui, depuis, n'a fait que déchoir de son importance primitive. Selon une variante qui a cours à Landêvennec, ils se seraient bornés à dire que le bois attenant à la ville, et qui s'appelle encore le bois de Daoulas, ne pourrait fournir désormais un simple limon, une gaule de. charrette; Prédiction trop bien accomplie, car, depuis cette époque ce bois n'est plus qu'un mauvais taillis. Après avoir été longtemps ballotés par les vagues, les sept orphelins abordèrent enfin sous le château de Brest, où ils furent recueillis par les habitants qui les transportèrent dans une maison voisine ; mais ils y moururent peu de jours après, et leurs corps furent inhumés par des anges. La maison fut démolie, et l'on bâtit à sa place, une église en leur honneur, sous le vocable des Sept-Saints. Le village où ils étaient nés, et dont on n'a pu retenir l'ancien nom, prit celui de Seiz-Kroas, sept croix, sept douleurs. Cette petite église avait étè aussi consacrée sous le nom de Notre-Dame-de-Pitié à la Vierge. C'est ce qui résulte du moins d'un procès entre la Ville de Brest et les jésuites. Cette dédicace n'avait rien que de très naturel quand on songe que, placée au centre d'une population de pêcheurs et de marins, l'église des Sept-Saints devait partager avec celle du bourg de Sainte-Catherine l'honneur de recevoir les ex-voto des naufragés ou de leurs parents. C'est dans l'enceinte de l'église des Sept-Saints que se fit de 1681 à 1747 exclusivement, l'inauguration des différents maires de Brest...

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 06:28

 

Redon

 

 

Quimper

 

 

Montauban-de-Bretagne

 

 

Loudéac

 

 

Saint-Nazaire

 

 

Carhaix

 

 

Pontivy

 

 

Guérande

 

 

Lamballe

 

 

Rennes

 

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 06:20

 

Depuis son expédition à Tunis et en Syrie en compagnie de son père (1270-1273) M, le duc de Bretagne Jean II conserva sa vie durant la hantise de la croisade. Dès 1288, il se luisait, attribuer, au profit de la Terre Sainte, les deux tiers des restitutions incluses dans le testament de Jean 1er, mais qui n'avaient pu être effectuées, soit que les personnes auxquelles elles étaient destinées ou leurs héritiers fussent décodés, soit que les ayants droit n'eussent pas été retrouvés. Dans le même but, Nicolas IV lui laissait la. disposition des biens que lui ou ses baillis acquerraient par injustice « minus juste » et qui ne seraient pas restitués pour les mêmes causes que précédemment. Craignant de mourir sans avoir accompli le saint voyage outre-mer, le duc obtenait encore du Saint-Siège la faveur pour ses exécuteurs testamentaires de répartir suivant ses intentions les legs qu'il aurait institués sans désignation de personne ni de lieu. Quatre ans plus tard, en septembre 1302, dans le long testament qui nous 30,000 livres tournois (environ 3,400,000 francs valeur actuelle) pour aider à la prochaine croisade; s'il ne peut y aller il veut que son fils aîné Arthur de Bretagne y aille, et à son défaut Jean, son second fils. «  Et pour l'affection que je ay toujours eue e ay encores à la Sainte terre d'Outremer je lai, trente mil livres de tournois à convertir en laide de ladite Sainte terre, c'est assavoir pour y envoier gens d'armes, bannerez, bachelers, et autres, au premier passage général qui i sera; e s'il avient que je ni voise avant ma mort, je vueil e ordonne que Artur mon ainzné filz, se il veut faire le voyage de ladite terre audit premier passage, ait icelles XXX mil livres par les mains de mes Executeurs, à mener genz d'armes o luy pour moy tant comme il devra soffire par le gart de mes Exécuteurs segont la quantité d'icelle somme, E se ledit Artur ne fesoit ledit veage oudit premier passage, e Jehan de Bretaigne mon filz le fesoit, je vueil que lesdites XXX mil livres soient baillées à iceluy Jehan à i mener pour moy gens d'armes, bannerez, bachelers, e autres, par le regart et ordenance de mes Exécuteurs, segont la maniere dessusdite; e si ledit Jehan ne fait le veage audit premier passage, je vueil e ordonne que mesditz Exécuteurs elisent un banneret ou deux des plus souffisans que ils pourront trover, asquels lesdites XXX mil livres soient données par les mains de mesdiz Exécuteurs pour aller en ladicte terre sainte pour moy au premier passage général qui i sera, e i mener genz d'armes o eux tant e tiex comme reson sera, segont la quantité desdites XXX mil livres par le regart e l'ordonnance de mes Exécuteurs».

 

Après avoir énuméré soigneusement chacune des nombreuses donations et restitutions dont il charge ses exécuteurs, le duc revient sur sa pensée première et termine par ces dernières recommandations « Et pource que toujours jo ay eu e ay grande affection à la sainte terre d'Outremer, 0 grant désir de la visiter, et de profiter de tout mon povair, par que je ay toujours mis poine des biens muebles le plus quu je ay pu, pour entens de les mettre e convertir touz au promit o en l'aide de icelle sainte terre, se Dex me donna trace que je i pousse aller en ma personne; je vueil e ordonne, si les choses dessus divisées, entérinées, acomplies, e mises à exécution, il a remaignant en mes biens muebles que je auray au temps que je trespasseray de cest siècle en l'autre; que celui remaignant de mesdits biens. soit mis e converti ou proffilt e en l'aide de ladite sainte Terre. E requier e pri mon cher Pere espirituel l'Apostole de Rome e touz autres prélaz de sainte Eglise. qui il pourforcent mes heirs e touz autres qui plait ou debat voudront mettre en ces choses, et les destraignent à ce que exécution en soit faite plenierement, et que mes exécuteurs en puissent user e exploitier en la manière que il est devisé par avant ».

 

Comment furent observées les volontés de Jean II relatives à la Terre Sainte ? En vain l'on chercherait quelques renseignements dans les comptes de liquidation de sa succession publiés par dom Morice et par Arthur de La Borderie la seule mention qui est faite de la Terre Sainte a trait aux dettes que le duc contracta lors de la croisade de 1270. Jean II avait prié son « cher Père espirituel l'Apostole de Rome » de veiller à l'exécution de ses legs, Clément V et ,Jean XXII ne manquèrent pas à leur devoir c'est ce qui explique pourquoi dans les registres pontificaux on trouve des renseignements qui, ailleurs, font défaut. Arthur II, semble-t-il, ne se mit guère en peine d'exécuter le testament de son père. Tout au plus, le 1er décembre 1307, se borna-t-il à obtenir de Clément V l'autorisation pour les clercs, que Jean Il avait nommé ses exécuteurs testamentaires, de ne pas résider dans leurs bénéfices et malgré cela d'en toucher les revenus pendant tout le temps que durerait la liquidation de la succession. Quant à partir pour la Terre Sainte, il n'eut cure et invoqua des raisons de santé. D'autre part, Jean de Bretagne, comte de Richemont, s'était mis au service du roi d'Angleterre et était trop occupé à guerroyer vaillamment en Ecosse pour songer à prendre la mer à défaut de son frère. Dans ces conjonctures, le fils aîné d'Arthur II Jean, vicomte de Limoges, se prévalut du désir d'aller en Terre Sainte auprès de Clément V et supplia le pape de le subroger dans les droits de son père et de son oncle. La faveur qu'il sollicitait lui fut accordée, mais à deux conditions Arthur II devait ne pas pouvoir partir pour la croisade; le consentement de Jean de Bretagne devait être obtenu « (6 mars 1312). Les raisons de santé alléguées par Arthur n'étaient pas chimériques il mourut le 27 août 1312. Dès lors, les 30,000 livres tournois qui lui avaient été versées par les exécuteurs du testament de son père tombèrent au pouvoir de son fils, Jean III. Celui-ci s'empara du legs avec l'intention, sans doute bien arrêtée, de ne point s'en dessaisir quand le comte de Richemont, auquel il revenait après la mort d'Arthur, selon une clause formelle du testament de Jean lI, le réclama, pour préparer une expédition outre-mer, il se le vit refuser. Après des vives discussions avec son neveu et les exécuteurs du testament paternel qui s'étaient ligués contre lui, le comte porta la cause devant le Saint-Siège finalement, avant le 7 juillet 1317, en présence de Jean XXII, l'accord suivant fut conclu à Avignon. Jean III verserait 15,000 livres tournois au comte de Richemont un an avant le prochain départ pour la croisade afin de lui permettre d'organiser une expédition et les 15,000 livres dans les six mois qui suivraient le premier versement. Le duc promit de s'obliger, sous peine d'excommunication et d'interdit sur ses terres, à respecter le compromis qu'il avait accepté et à donner à son oncle des cautions on la personne de certains nobles bretons, présents en cour d'Avignon. Il fut encore convenu que si le duc allait en Terre Sainte, le comte de Richemont mettrait sous ses ordres les troupes équipées à l'aide du legs de Jean Il. Quant à la solde des gens d'armes qu'il emmènerait à sa suite, en nombre convenable, il la payerait intégralement de ses propres deniers. La paix qui avait paru se rétablir entre l'oncle et le neveu en présence de Jean XXII dura peu. Un procureur du comte de Richemont vint bientôt en curie se plaindre des agissements du duc de Bretagne qui, au mépris de ses engagements, avait refusé de se départir du legs des 30,000 livres tournois. Le pape écrivit à Jean III, le gourmanda sévèrement et lui rappela son attitude en Avignon. Au surplus, Geoffroy du Plessis, envoyé en Bretagne peu avant les premiers jours de juillet 1317, fut chargé de le ramener à de meilleurs sentiments et de l'obliger par serment à observe; l'accord passé à la cour pontificale (29 octobre 1317). Occupé à d'autres affaires de grande importance, Geoffroy du Plessis n'eut pas le loisir de s'acquitter efficacement de sa mission près de Jean III. Comme il tardait à revenir en Avignon, le 22 novembre 1317 Jean XXII lui écrivit en ces termes « Au reste si à cause des affaires concernant notre cher fils, noble homme Jean, duc de Bretagne, que nous vous avons confiées, il vous faut rester dans ces contrées quelque temps au delà du terme que nous vous avions fixé pour votre retour, nous attendrons patiemment. Cependant si l'expédition desdites affaires nécessitait un trop long délai, nous ne voudrions pas nous priver plus longtemps de votre présence; mais, dans ce cas, il nous plaît et nous voulons qu'après vous avoir subrogé une ou deux personnes capables vous ne différiez pas de revenir près de nous ».

Geoffroy se conforma aux instructions pontificales et se substitua Raoul Prey, scholastique d'Auxerre, et Jean Bruard, chanoine d'Orléans. En avril 1318, ces deux clercs recevaient les mêmes pouvoirs que lui. Les termes de la lettre du pape étaient peut-être plus énergiques si le legs de Jean II n'était pas délivré dans les termes convenus à Avignon, l'excommunication serait prononcée contre le duc de Bretagne et les adéjusseurs choisis par lui, et les exécuteurs testamentaires seraient frappés des censures ecclésiastiques. Le règlement de la succession de Jean II traîna cependant en longueur, et, en janvier 1319, le duc ne s'était point encore exécuté. Revenu à la santé après une longue maladie, Geoffroy du Plessis, de concert avec l'évêque d'Avranches, fut de nouveau chargé de s'entremettre près du duc <2>. Il réussit, sans doute, dans sa mission, car les bulles de Jean XXII ne font plus mention, à partir de 1319, des discussions qui avaient éclaté entre Jean III et le comte de Richemont. On se souvient qu'une des dernières clauses du testament de Jean II portait que « le remaignant » de ses biens meubles, après l'exécution complète de ses volontés, devait être « mis le converti ou profilte en l'aide de ladite sainte Terre ». Jean III, s'étant croisé et ayant annoncé le projet de partir à la croisade prochaine à la tête d'un puissant corps de troupes, sollicita du pape la faveur d'entrer en jouissance du reliquat de l'héritage de son grand-père. Jean XXII pria, en conséquence, l'évêque d'Avranches et Geoffroy du Plessis d'évoquer devant eux le duc, son oncle et les exécuteurs testamentaires de Jean Il, de se faire remettre le testament même et d'examiner les comptes de liquidation. Avant de délivrer au duc le reliquat de la succession, si reliquat il y avait, ils exigeraient de lui des cautions et la promesse de dépenser intégralement la somme d'argent qui lui serait comptée au profit de la Terre Sainte, lors du premier départ proclamé par le Saint-Siège. Que si le duc n'allait pas, par hasard, à la croisade, il restituerait tout ce qu'il aurait reçu ceux que désignerait le Saint-Siège. De l'engagement l'un serait destiné à Avignon par un messager fidèle: l'autre resterait aux mains des exécuteurs testamentaires. On y spécifierait soigneusement la quotité de la somme d'argent qui serait versée au duc. L'évêque d'Avranches et Geoffroy du Plessis s'acquittèrent-ils de leur mission ? Il est difficile de le savoir. En tout cas, le reliquat de l'héritage de Jean II n'était pas encore remis au duc de Bretagne en 1321. A une nouvelle sollicitation de Jean III, le pape, rendu défiant à son égard par l'affaire du legs des 30,000 livres tournois, répondit par un refus très catégorique. Jean XXII agit prudemment, car le duc ne partit pas pour la croisade. Il est même permis de croire qu'à l'exemple du roi de France) Jean III ne vit dans « le saint voyage outremer » qu'un expédient commode pour se procurer des subsides aux dépens du clergé. Le pape s'en doutait, peut-être, lorsqu'il lui refusait, en 1324, l'autorisation de lever l'annale et la décime au profit de la Terre-Sainte.

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 12:52

 

 

 

Yezhoù ma vez graet bihan ac'hanoc'h
Evel ar stered o strinkat brozh an noz
Ha petra vefe al loar hep ho skedoù
Met ur goulou nemetan kreiz an egor goullo

Yezhoù ma vez graet bihan ac'hanoc'h
Evel gwad hag aour bokedoù ar prajoù
Ha petra vefe ar goet hep ho garmoù
Met lavnioù oll heñvel en ec'honder unton

Teangacha mionlaigh, mar a thugtar oraibh,
Realtai breactha ar ghuna na hoich
Ni bheadh sa Re gan bhur lasracha gle
Ach solas aonair i bhfolus siorai

Yezhoù ma vez graet bihan ac'hanoc'h
E-giz inizi war ar mor bras hadet
Ha petra vefe ar mor hep ho glasted
Nemet irvi hag irvi hep diwez an tonneu

Teangacha beaga, mar a thugar oraibh,
Fuil agus or na mblath fiain
Ni bheadh sa bhfear gan bhur screach
Ach ionannas leamh o lann go lann

Teangacha beaga, teangacha mionlaigh,
Oileain scaipthe san fharraige mhor
Ni bheadh sa mhuir gan bhur bhfuinneamh
Ach iomairi seasca na dtonntracha buan.

 

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 12:36

 

E pardon Spezed e oan bet 
Ur plac'h yaouank am eus kavet 

'Barzh ar park vras hon eus kousket
Ur verol bras am eus paket

D'an ospital on bet kaset
War an daol vras on bet lakaet

Ha ma lost bras 'zo bet troc'het
Dre ar prenestr eo bet kaset

Ur meil ki-bleiz 'zo tremenet
Ha ma lost bras e-neus debret

Ha ma lost bras e-neus debret
Hag ar c'hi-bleiz a zo marvet

E pardon Spezed e oan bet
Ur plac'h yaouank am eus kavet

 

 

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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 12:19

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 16:33

 

 

Calvaire proche le cimetière de La Poterie

 

La Poterie (Côtes-du-Nord), près Lamballe : Ce centre potier en activité jusqu'au premier tiers du présent siècle a la réputation de remonter au très haut Moyen-Age, mais on n'a pas cité jusqu'ici de textes mentionnant le nom de la localité (ancienne trêve de Maroué) ni cette activité artisanale antérieure au XIVe siècle, à part l'existence dans une charte de 1084, relative à la fondation de St-Martin de Lamballe, un droit à Noël sur 24 ciphos et scutellas choisis parmi ceux à vendre (Geslin de Bourgogne et de Barthélémy 1864). Les terres utilisées provenaient de l'altération du massif de gabbro dit de Trégomar, se présentant sous une forme rouge sur la vaste lande du Moulin des Houssas, parsemée de trous d'extraction, et sous une forme blanche, exploitée par galeries souterraines au Bois-Rimo, et par trous au « Ca du Pré-Neuf », plus près du bourg. L'altération de la roche-mère donne d'abord une arène, où se développe d'abord de la mont morillonite, qui forme la grande masse des produits argileux, mais qui dans un stade plus avancé d'évolution cède la place à de la kaolinite, avec des traces d'illite. Lors de l'arénisation, les grains de pyroxenes (augite plus souvent) s'ouralitisent en hornblende et en trémolite. Le massif de gabbro présente d'ailleurs plusieurs variétés pétrographiques locales. Un tel contexte très distinctif ne se retrouve pas dans la région immédiate (et les autres massifs de gabbro du Nord et de l'Ouest de la Bretagne sont petits et se présentent autrement, sans une telle altération). Nous disposons des abondants ramassages de déchets de cuisson, recueillis par les prospecteurs du Centre régional archéologique d'Alet, sur les landes des environs. Les landes de La Baudronnière en Saint-Aaron ont donné des tessons, plus érodés et altérés qu'ailleurs, qui paraissent caractéristiques des fabrications bas-médiévales, d'un brun-rougeâtre. Des abondants ramassages, sur les landes des Houssas et du Bois-Rimo, sur les terres de La Bretonnière en La Poterie, en particulier, sont vraisemblablement post-médiévaux. La couleur de la pâte est variable selon les tessons, allant du gris au beige rougeâtre. Du point de vue macroscopique, aucun élément ne permet vraiment de caractériser ce type de poterie, si ce n'est la présence occasionnelle de petits nodules ferrifères visibles en section. Par contre, l'étude en lames minces est beaucoup plus révélatrice. Les minéraux qui constituent l'essentiel du dégraissant sont : - une amphibole incolore du groupe actinote-trémolite en cristaux allongés à tendance aciculaire ; - une amphibole hornblende brune fortement pléochroïque ; - du plagioclase labrador ; - des minéraux opaques. Cette paragenèse minérale correspond très bien à celle du gabbro sous-jacent après altération, notamment des pyroxenes. Ces minéraux se retrouvent par diffractométrie de rayons X tant pour la poterie que pour des échantillons de l'argile d'altération non triée. Il y a donc là des éléments diagnostiques particulièrement caractéristiques, qui ne laissent aucun risque de confusion avec d'autres fabrications régionales. La présence dans ces mêmes céramiques de quartz, en plus ou moins grande quantité et souvent en grains à tendance arrondie, atteste l'addition d'un sable comme apport supplémentaire au dégraissant naturel. En effet, ce minéral est bien entendu inexistant dans une paragenèse gabbroïque. Les productions au moins les plus récentes ont été cuites à une température dépassant 1000 ou 1100°, comme en témoigne la présence nette de mullite, discernable par la diffractométrie. Au début du XIXe siècle ces poteries étaient exportées « dans un rayon de cinq à six myriamètres » (Ogee et Marteville 1853). Le volume des trous d'exploitation, disséminés sur une surface considérable de landes, donne une idée de l'importance de cette production au long des siècles. Nous en avons reconnu quelques tessons provenant de notre chantier de fouilles de l'île Lavret à côté de l'île de Bréhat (Côtes-duNord), ce qui montre une diffusion maritime jusque dans le Goëlo. Autres productions issues de l'altération de « roches vertes » : L'étude des poteries préhistoriques et protohistoriques armoricaines montre une certaine prédilection pour les terres issues de l'altération de roches phylliteuses et spécialement de roches basiques, plus favorables à une cuisson à faible température (500 à 700°), tout en offrant une bonne cohésion mécanique. Sous leurs formes spécifiques, les poteries onctueuses, d'une part, et celles de La Poterie-Lamballe, rentrent dans cette catégorie. Les régions du Nord de la Bretagne, surtout le Tré- gor et le Penthièvre, entre Morlaix et le Cap Fréhel, sont très riches en formations de « roches vertes », schistes amphiboliques et amphibolites, quelques petits massifs encore plus basiques, de multiples filons, et les granites eux-mêmes tendent souvent vers les grano-diorites et les diorites. Ces formations ont un reflet sur les céramiques médiévales de ces régions, et il est courant d'y trouver en lame mince au moins des fragments d'amphiboles, les feldspaths associés étant des plagioclases de composition correspondante à la paragenèse. Etant donné leur variabilité, et la variabilité des productions de La Poterie-Lamballe, il peut y avoir, surtout le long des axes routiers ou maritimes de circulation, des cas d'hésitation nécessitant une étude plus appprofondie dès que l'on disposera de séries mieux datées. A la limite de cette zone trégorroise, les potiers de La Poterie et de Keraez, en Pabu, près de Guingamp (Côtes-du-Nord), ont exercé leur activité à l'époque gallo-romaine (chiche I97i), puis ensuite au moins depuis le XVe siècle (salaûn 1954) jusqu'au début du présent siècle. Au XVe siècle, ils allaient extraire leur argile dans la paroisse de Kermoroc'h, sur la lande de Bezouet près du château du Poirier, il s'agissait de l'altération d'un gneiss migmatique à deux micas. Plus tard on extrayait à Kervenou en Pommerit-le-Vicomte une argile qui devait résulter de l'altération d'amphibolites et de gneiss dioritiques, mais on utilisa aussi des argiles venues de plus près de Pabu, provenant de l'altération d'un granite à deux micas. Bref des terres de composition très variée auront servi et les productions pourront avoir été très hétérogènes. A l'époque moderne on utilisait une argile jaune, provenant de la surface, et une argile blanche très fine et douce au toucher qui devait provenir du fond des puits à Kervenou, où la surface se présentait sous une forme plus grossière...

 

 

Ancien four à La Poterie

(édition Le-Flohic)

 

.Cependant, il y a des proximités étonnantes. A moins de 10 km au Nord du centre important de La Poterie-Lamballe, nous trouvons l'atelier haut-médiéval du Frèche-Clos en Planguenoual (Côtes-du-Nord), découvert par prospection (Langouet 1984), qui utilisait l'altération d'un granite à deux micas d'un petit massif très localisé. Et à moins de 10 km vers le sud nous trouvons l'atelier de La Poterie en Tramain, redécouvert par prospection, à production de type bas-médiévales, utilisant les terres résultant de l'altération de terrains cristallins assez hétérogènes des environs. La coexistence des ateliers de La Poterie-Lamballe et de La Poterie-Tramain est certaine, leur concurrence ou leur complémentarité pose problème. Céramiques passablement hétérogènes lorsqu'elles sont comparées aux productions plus luxueuses et fines, les poteries communes et grossières peuvent cependant apprendre beaucoup à qui sait les interroger avec les méthodes qui conviennent. Extrait de quelques productions céramiques médiévales de Bretagne : les incidences des caractéristiques minéralogiques par Pierre-Roland Giot, Guirec Querré 

 

 

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 16:02

 

 

On prétend que sous l'un de ces bois coule un torrent, sur lequel j'ai demande des éclaircissements que je n'ai pu obtenir. Les historiens de cette province s'accordent dire que les ville et château de Saint-Aubin-du-Cormier furent fondés l'an 1223, par Pierre de Dreux duc de Bretagne qui fit construire cette place pour défendre l'entrée de son du ché du côté de la Normandie et du Maine. Comme ce prince aimait la chasse il se plai sait beaucoup dans cette nouvelle habitation, qui joignait la forêt du grand et petit Sevail qui s'en trouve maintenant éloignée d'environ une demi-lieue. Cette forêt se confondait dans le même temps avec celle de Rennes, dont elle est aussi séparée actuellement. Les arbres ont été coupés dans une assez grande étendue, et le terrain été défriché de sorte que ces forêts ne renferment maintenant qu'un très petit espace, en comparaison de celui qu'elles occupaient. Le duc Pierre de Dreux n'acheva que le donjon du château le reste fut fait plusieurs reprises; et l'on remarqué que les ouvrages faits par le duc Pierre étaient plus solides que les autres ce que l'on peut vérifier par les débris du donjon que le roi Charles VII fit abattre; le mortier chaux et ciment est plus dur que la pierre. Auprès de ce château était un étang qui subsiste encore. Pierre de Dreux pour peupler plus promptement l'endroit, accorda plusieurs privilèges aux habitants; il les exempta de tailles, des coutumes et des péages; il leur permit de trafiquer par toute la Bretagne, moyennant une redevance de cinq sols payables la fête de Noël de chaque année et la charge de prendre les armes, dans le besoin pour la défense du pays. Il leur accorda encore le privilège d'envoyer leurs bestiaux paître dans la forêt et d'en prendre le bois mort pour le chauffage.

 

 

En 1237, ce prince établit un marché à Saint-Aubin-du-Cormier, pour être tenu le mardi; mais cet arrangement déplut à André de Vitré, qui avait aussi un marché Chevré, au jour de mardi. Il fit, à ce sujet, des représentations au duc, qui fixa le sien au jeudi, afin de ne pas porter préjudice au baron de Vitré. L'an 1341 Charles de Blois arriva, avec son armée devant Saint-Aubin-du-Cormier, qui tenait pour le comte de Montforl. Les habitants ayant leur tète la garnison de leur ville, firent une sortie pour repousser l'ennemi. Charles les attendit de pied ferme, les vainquit, et les poursuivit avec tant de vivacité, qu'il entra avec eux dans la ville, qu'il brûla. Le 28 juillet 1488, se donna la fameuse bataille de Saint-Aubin-du-Cormier entre l'armée du roi de France Charles VIII et celle du duc de Bretagne François II. Les Bretons furent vaincus, et perdirent environ six mille hommes parmi lesquels étaient plusieurs seigneurs distingués. La perte des Français fut d'environ quinze cents hommes. Le général vainqueur fit démolir les fortifications de Saint-Aubin-du-Cormier. Le château était petit, mais très-fort. Je ne m'attacherai point faire un plus long détail de cette action, rapportée dans toutes les histoires de France et de Bretagne. La juridiclion royale de Saint-Aubin-du-Cormier fut unie et incorporée la sénéchaussée de Rennes par lettres du roi Charles IX, données au mois de mars 1564.  

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 15:20

 

 

Le mot de Pont-Château semble indiquer qu'il y avait anciennement un château. Il parait que ce château était situé sur les bords du Brivé, dans le lieu où se trouve maintenant un petit bois taillis. Quelques personne m'ont assuré y avoir vu quelques ruines ; mais je les ai cherchées en vain. On trouve dans la paroisse de Pont-Château de très-bonnes terres à blé, d'excellentes prairies et une quantité considérable de landes qui demandent à être défrichées; le sol en est bon. Ce territoire contient aussi quelques bois taillis, entre autres celui de la Magdelaine...En 1089, il est fait mention d'un Daniel, fils de Jarnagon, seigneur de Pont-Château, qui se trouva à une assemblée tenue à Redon, sous Allain Fergent, au sujet d'un différent survenu, la nuit de Noël, entre les moines et les chapelains du duc. II est encore mention, en 1125, sous Conan le Gros, duc de Bretagne, d'un Olivier, fils de Jarnogon, de Pont-Château , homme féroce et débauché, qui se mit à la tête d'une troupe de jeunes étourdis et de libertins comme lui, commit beaucoup de ravages dans le pays, pilla l'abbaye de Redon, profana l'église, et y soutint un siège contre les troupes du duc, qui marchèrent contre lui pour arrêter ses brigandages. Il fut pris et conduit à Nantes, où il fut renfermé dans la tour du Bouffai. Cette affaire s'arrangea au moyen de la terre de Ballac, dont Olivier se dépouilla, le 24 octobre 1127, avec de pieuses formalités et au pied du maître-autel, en faveur de l'abbaye de Redon. Cette terre située dans la paroisse de Pierric, formait encore en 1789, un prieuré considérable. Olivier, plus irrité leurs terres. Brice, évêque de Nantes, l'excommunia. Olivier ne put faire lever l'excommunication, qu'en donnant aux mêmes moines sa terre de Brenen, voisine de celle de Ballac, qui était par conséquent à leur convenance. Les autres seigneurs de Pont-Château se sont surtout distingués par les donations qu'ils ont faites aux moines. En 1225, la seigneurie de Pont-Château passa dans la maison de Rohan ; l'an 1290, dans celle de Clisson. L'an 1625 René de Cambout, marquis de Coislin , grand-maître des eaux et forêts de France, acquit la baronnie de Pont-Château; enfin, elle était, en 1789, dans la maison de M. le comte de Menou.

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13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 08:58

 

 

Est sur une pointe de terre à l'entrée du port de Saint-Brieuc. Entourée d'un double fossé creusé à sec dans le roc, elle se présente majestueusement sur la plage et semble encore menacer l'océan. Des pans de murs emportés par la mine ont roulé dans les douves et forment là d'énormes blocs d'une maçonne indestructible. L'abbé Ruffelet prétend, dans ses Annales Briochines, qne cette tour fut construite par ordre de Jean IV, en 1395. mais il n'a pas songé que, dès l'an 1373 *, elle avait été surprise par Guillaume de Ploufragan et qu'en 1388, Clisson avait mis une garnison, qui refusa de se rendre Jean IV lui-même. En 1423 Maurice de Plusquelec partisan des Penthièvre fut renfermé dans la tour de Cesson. En 1591, le zélé ligueur Saint-Laurent promit d'y entrer en vainqueur: il entra comme prisonnier. Quelques jours après, le duc de Mercoeur, pour venger son lieutenant se pré sente devant la place qui lui résiste et ne se rend qu'après avoir essuyé 450 volées de canon. L'année suivante la place fut reprise par les royalistes briochins qui la conservèrent au Roi jusqu'à la paix conclue en 1598.

 

* On attribue l'aménagement de la tour de Cesson à Jean, comte de Montfort, père de Jean IV

 

Demolition de la Tour de Cesson.

 

Charles de Cossé Comte de Brissac Maréchal de France Lieutenant Général pour le Roy son pays & armées de Bretagne au Sieur de Preñcrehant; Salut.. Ayant receu commandement de Sa Majesté de ſaire démolir entierement tant les nouvelles fortifications que la Tour mesme de Cesson, auquel obéissant nous vous mandons & Ordonnons suivant & conformément au desir de Sa Majesté, que vous ayez incontinent nostre présente Commission receue faire démolir & ruiner entierement ladite Tour de Cesson icelle abattre ensemble les nouvelles fortifications 8c le tout rendre en tel estat que personne ne s'y puisse plus desormais loger.; vous enjoignant d’y apporte toute la diligence, qu’il vous sera possible & de ruiner premierement lesdites nouvelles fortifications que commencer ladite Tour, vous servant à cet effet des Paroisses de ladite Tour, ausquelles nous mandons de s'y trouver par chacun jour en tel nombre qu’il leur aera mandé par le Sénéchal de Saint Brieu, son Lieutenant ou autre Officier. De ce ſaire vous avons donné et donnons tout pouvoir en vertu du nostre Danné Morlaix le dix-septième jour d'Avril l'an 1598. Signé, Brissac.

 

 

Capitaines de Cesson :

 

Adam Hoult en 1350

Gygayn de Kermalkeyn en 1355

Louis de Robien en 1392

Etienne Gouyon amiral de Bretagne en 1399

Eon ou Yon Marguier en 1404

Pierre Provost en 1433

Pierre du Cellier en 1453

Jean Bastard de Pont en 1457

Jean de Malecanelle en 1463

Raoul de Keronay en 1468

Jean de Visdelou en 1488

Guillaume Le Moenne Beauregard même année

Jean du Cambout en 1507

Alain du Cambout en 1522

Pierre de Couvran en 1542

le commandeur de Carantoir en 1592

François Conen de Précréhan en 1598

 

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