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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 12:41

 

 

Les reliques de saint-Gwennolé, profanées et enlevées par les Normands au IXe & au Xe siècle, ont été dispersées. Toutefois, les religieux de Landévennec ayant appris, en 1640, que l'abbaye SS Serge et Bach d'Angers possédait un fragment de l'os d'une cuisse de saint-Gwennolé, ils demandèrent instamment qu'il leur fut restitué, ce qui eut lieu. Le Cartulaire de Landévennec nous semble avoir une authenticité qu'on ne saurait raisonnablement contester.

 

 

L'inscription du tombeau de Gralon est apocryphe selon quelques objecteurs, puisqu'elle lui donne le titre de roi, tandis qu'il n'a jamais porté que celui de comte, sous lequel il est désigné non seulement dans la liste des comte de Cornouaille que contient le Cartulaire de Landévennec lui-même, mais encore le Cartulaire de Sainte-Croix de Quimperlé. Quand Matmunoc, l'un des successeurs de Gwennolé, vint, en 818, faire hommage à Louis le Débonnaire, ce prince surpris de le voir revêtu d'une peau de chèvre, lui demanda, quelle règle il suivait, et sur sa réponse qui était celle de saint-Colomban, il lui conseilla d'adopter celle de saint-Benoît, ce qui eut lieu. On s'est alors demandé comment saint-Colomban ayant vécu postérieurement à saint-Gwennolé, l'abbaye fondée par ce dernier pouvait être soumise à la règle d'Ecosse ou de saint-Coulomban.

 

Les Abbés de Landevennec :


 Saint Guennolé le premier Abbé.
 

Saint Guenael, fils de Romelius homme noble de Cornouaille, & de Letice. Il fut aussi le successeur de saint-Gwennolé à la tête de l'abbaye de Landevennec. Albert le Grand le fait mourir en cette abbaye, mais selon dom Guy-Alexis Lobineau, le dit Guenael mourut au diocèse de Vannes en 518. Ci-dessous

 

 

Saint Jud, en latin Judueus.

Orscand, en latin Orseandus.

Matmunuc, en latin Matmunucus.

Even, en latin Evenus.

Segnus, ou Segnuus.

Alain, ou Alanus.

 Gurdistin, ou Gurdistinus.

Justin ou Justinus.

Benoist, ou Benedictus.

Gurdiler, ou Gurldilerius.

Jean, au latin Joannes.

Clément, ou Clemens.

Orscand, Orseandus.

Matmonocus dénommé en une copie de titre de l’an 818.

Jean, ou Joannes.

Gulohet, ou Gulohetus.

Grallon, ou Ch'allonus.

Benoist mort en 954.

Jean III du nom dénommé en un acte de l’an 959.

Cadiou, ou Cadiocus.

Riuallon, Riuallonus.

Olivier, ou Olivarius.

 Jacques, Jacobus.

Killac decedé au mois de juin 1045.

Helizée decedé en Juillet 1055.

Helie decedé l’an 1085.

Justin dénommé en une Charte de l’Abbaye de Rhedon de l’an 1089.

Filmar decedé en Juin 1142.

Grallon  dénommé  présent dans  une Charte  du Duc  Conan IV en 1160

Judicaël Abbé Laïque, 1171.

Lancelin.

Orscand.

Rivalon du Fou decedé 1216.

Jacques estoit Abbé l’an 1218.

Hemery, ou Hemerieus estoit Abbé l’an 1220.

Rivalon de Trefles, Abbé l’an 1226.

Tadic ou Budic, l’an 1240.

Rualon de Plouégat decedé l’an 1234

Rivalon de Trèfles Abbé l’an 1256.

Bernard de Edern en 1271.

Bernard de Kerlauré en 1280.

Rivallon de Kempcrlé en 1282.

Riocus, de la maison de Rosmadec, en 1283.

Jean 'de Léon en 1293.

Gradlon de Kemperlé en 1307.

Jean Le Porc en 1309.

Guillaume, en 1311.

Pierre Kerguz date de la mort ignorée.

Yves Gormon mort en 1344.

Armel de Languern, ou de Lanven en 1362.

Alain de Daoulas en 1371.

Guillaume de Parthenay en 1399.

Yves de Poulmic en 1426.

Henry Morillon en 1442.,

Jacques de Villeblanche en 1490.

Mathieu Hemery mort en 1496.

Jean du Vieux-Chàtel en 1502. Ci-dessous, son enfeu
 

 

Abbés commendataires .

 

Louis de Kerguern vivait en 1533.

Maurice Brient, ou Briand mort en 1508.

Arnould Briand en 1555.

Maurice de Commacre vivait en 1577

Pierre Loargan, mort en 1601.

Jean Briand en 1632.

Pierre Tangui, en 1669.

Pierre de Lennebau de La Brosse en 1700.

Balthazar Rousselet de Château-Renaud, en 1712.

Charles-Marie du Plessix d'Argentré en 1713.

Jacques-Philippe de Varennes en 1745.

Jean-Baptiste-Marie Champion de Cicé.

 

 

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 13:48

 

 

 

 

Le calvaire de Saint Thyas fut aménagé au cour du XVIe siècle. il est tapi au bord du chemin des Sept Saints de Biconguy, toutefois, la partie supérieure a été endommagée. Ce chemin reliait jadis le bourg de Trémeur au Prieuré Saint-Georges, et était fréquenté au Moyen-Âge par les pèlerins du Tro-Breiz. Ici l'amorce du chemin conduisant jadis au bourg de Sainte-Urielle 

 

 

 

 

 

 

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 18:21

L'abbaye de Landevennec.

 

 

C'est Gwennolé, troisième fils de Fracan qui fut fondateur de l'abbaye de Landevennec. La tradition veut qu'il aurait été envoyé étudié auprès de Saint-Budoc en une île désignée île des Lauriers, depuis connue ou le nom d'île Verte à l'embouchure du Trieu. Ayant été préparé à à la vie religieuse, ledit Gwennolé prit l'habit monastique et quitta son maître Budoc vers l'an 490, accompagné de onze moines et s'en fut s'établir en la petite île de Thopopegia -à présent Ty-Bidy ou maison de Prières, vis-à-vis l'embouchure de la rivière du Faou face à Landevennec. Selon P. Levot, on y voyait l'emplacement de la chapelle qu'il avait dut bâtir et une grande pierre sculptée probablement destinée à servir de devant d'autel. Mais trois ans plus tard, Gwennolé et se compagnons quittèrent cet emplacement s'établirent au bord de la mer, et s'abritèrent sous des huttes. C'est alors qu'ils entretinrent des relations avec le souverain de Cornouaille, le dénommé Gradlon. De nombreuses dotations énumérées dans le Cartulaire de Landevennec, comprenaient le territoire des paroisses d'Argol, Telgruc, Crozon, Treflez, Trégarvan et Landevennec, trois îles et 106 métairies dont 22 situées dans la paroisse de Briec, avaient primitivement coûtés 300 sous d'argent et furent particulièrement appliquées au paiement de la sépulture du donateur.

 

 

Tombeau de Gradlon

 

La principale de ces libéralités semble avoir été la maison de Teven, entourée de forêts considérable, Gwennolé y construisit son monastère, qui prit le nom de Lang Tevenec -lieu abrité. Les habitants du voisinage suivirent l'exemple de Gradlon et bientôt la nouvelle abbaye se retrouva richement dotée. Saint Gwennolé mourut le 3 mars 532. Son corps fut d'abord inhumé dans la petite chapelle de Penity, ou maison de l'abbatiale, et fut transféré ensuite en l'église même de l'abbaye. Le corps de Gradlon, mort vers 510-520 était déjà inhumé là. Christophe Paulin de La Poix (chevalier de Fréminville poursuit : Saint-Gwennolé parvint un âge très-avancé. Comme nous l'avons dit plus haut les chroniqueurs ne s'accordent pas sur l'époque précise de sa mort les uns la plaçant en 448 d'autres en 504. L'église de l'abbaye de Landevennec contenait encore beaux de l'аbbауе plusieurs autres tombeaux remarquables, tels que celui de Landevennec. l'abbé Jean du Vieux Chastel mort en 1521. Il se voyait hors du chœur, du côté de l'évangile, orné de la statue de cet abbé. Et celui d'Arnould Briand, autre abbé du même monastère mort en 1553. Arnould Briand fit faire de grandes réparations au chœur de l'église au milieu duquel il fut enterré. Dans une chapelle latérale du côté de l'évangile, était le monument de Jean Briand abbé commandataire de Landevennec docteur en droit, chanoine et grand archidiacre de CornouailIes,et recteur de la paroisse de Crozon. C'est lui qui fit construire les bâtimens de l'abbatiale que l'on voit encore aujourd'hui. Il mourut le 22 mai 1632. Voici l'épitaphe qu'on lisait sur son tombeau  : Hic expectat resurrectionem mortuorum R. ас V. vir Joannes Briént curiosolita, qui superstes juris utriusque doctor archidiaconus ac canonicus Corisopitensis hujusque cœnobii archimandrita, ejusque reformationis autor, œdium œdificiorumque restauralor, novarumque pervigit extitit extractor. Si l'on faisait des fouilles derrière et dessous l'emplacement du maître-autel il y tout a lieu de croire qu'elles feraient découvrir les sépultures des plus anciens abbés. Ces recherches seraient d'un intérêt d'autant plus grand pour l'archéologie que certainement selon l'usage du temps, ces religieux ont été inhumés revêtus de leurs habits et des insignes de leurs dignités, que l'on trouverait encore intacts dans leurs cercueils, de même que ceux que j'ai vu trouver autrefois dans les tombeaux d'Ingon et de Morard abbés de Saint-Germain-des-Prés Paris aux 10e et 11e siècles. Leurs riches habits, leurs mitres leurs crosses précieusement travaillées, étaient encore parfaite ment bien conservés. II quelques années que le sieur Le Cann cultivateur à Landevennec trouva en labourant un champ voisin trouvé en ce lieu, un grand vase de terre qui contenait plusieurs écuelles d'argent, des agrafes de ceinturon en vermeil richement travaillées et plusieurs bagues pastorales ou anneaux abbatiaux aussi en vermeil et dont le travail annonçait une très-haute ancienneté. Il n'y pas.de doute que ces objets curieux ne provinssent originairement de l'abbaye dont à l'époque des fréquentes irruptions des Normands, les religieux sans défense cachaient sous terre leur argenterie et leurs objets les plus précieux pour les soustraire à la rapacité de ces barbares. Ceux que le sieur Le Cann a trouvés auront été oubliés ou le lieu de la cachette perdu. Malheureusement ce cultivateur après les avoir gardés assez longtemps les a vendus à un orfèvre de Brest qui de suite les a livrés au creuset. Le Cann cependant conservé deux des bagues, que j'ai vues chez lui. Elles sont extrêmement massives l'une est d'argent, l'autre de vermeil avec un chaton en losange orné de pommettes et chargé d'une croix patée émaillée en rouge. Au style du travail de ces bijoux je .crois pouvoir assurer qu'ils ont été fabriqués dans le VIIe ou le VIIIe siècle au plus tard. Leur possesseur actuel paraît attacher un très-haut prix; espérons qu'ils ne seront pas anéantis comme les autres.

 

 

Le cloître de l'abbaye était pavé d'un grand nombre de tombes plates qui recouvraient les restes des religieux de ce couvent et de beaucoup de gentilshommes de la con trée. Presque toutes ces tombes ne remontaient qu'aux XIVe, XVe, & XVIe siècles. Elles ont été déplacées vendues et transportées à Brest, comme matériaux, avec les autres débris du cloîtré. Les moines de Landevennec étaient de l'Ordre de Saint-Benoît, de cette congrégation savante qui rendu aux lettres et aux sciences de si grands services par ses immenses et immortels travaux. Le célèbre Dom Lepelletier auteur d'un dictionnaire celto-breton regardé juste titre comme un chef d'œuvre d'érudition était du nombre des religieux de Landevennec. Il termina sa laborieuse carrière en 1733 et c'est là que reposent ses restes aujourd'hui ignorés des êtres insouciants qui végètent à l'entour. Mais avec quels sentiments d'admiration et de respect l'historien antiquaire ne doit-il pas s'approcher des ruines de Landevennec de ces ruines vénérables qui furent pour ainsi dire le berceau de l'histoire de Bretagne, et dont le sol sacré recouvrait la cendre des rois et des saints ! Que de souvenirs il re trouve au milieu de cette enceinte aujourd'hui déserte et silencieuse, et dont les derniers débris disparaîtront peut-être bientôt aux regards des hommes La bibliothèque et le chartrier de l'abbaye de Landevennec contenaient un grand nombre de manuscrits et de titres aussi précieux par leur antiquité que par, leur importance historique. Ces importantes archives de l'histoire nationale des Bretons ont été pillées et dispersées en 1793; cette perte est inappréciable et malheureusement irréparable. Un hasard heureux du moins fait retrouver dernièrement le Cartulaire de l'abbaye il été acquis par le département la recommandation de M. de Larchantel ex-maire de Quimper et il est aujourd'hui déposé dans la bibliothèque de cette ville

 

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 12:48

 

 

 

 

 

 

 

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 09:16

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 15:45

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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 14:01

Embêtant comme les vêp's de Laucaleu ou comme les vêpres de Bobita......Ennuyeux

 

 

Faire l'amour comme les gâs de Plêré, qui frappent sur le genoux aux filles en leur disant : « En av'ous cor un comme héla ? »....En avez vous un pareil ?

 

 

Il est comme les anguilles du Mené qui crient avant qu'on les écorche......Il crie avant d'avoir mal

 

 

I' ne frappe point ès contr' hus de genêt (Ploubalay)...Les prêtres ne vont point dîner dans les maisons des pauvres

 

 

I'y a trées métiers d'fainiants : les chassous, les pêchous et les oësillous (Plénée)...Il y a trois métiers de fainéants : les chasseurs, les pêcheurs et les oiseleurs

 

 

Jamais cerne à la lune n'abattit mâs de hune,

Mais quand il est au soula

Il abat l'mâs et l'éta (Plévenon)...

 

 

Le champ oit chanter le co' (Calorguen)....A peu de distance de la ferme

 

 

Le Plessis-Balisson. Ou 'y a p'us d'cocus que d'maisons

....

 

...Noblesse de la Malhoure, qui a la moitié dîné quand la soupe est mangée...

 

 

Olle est ronde comme un galletier : queue face qu'olle a ! (Ploubalay)....

 

 

 

On croit user le temps ; c'est le temps qui nous use (Penguilly)...

 

Quand le vent saute du Su' au Nord.

Plie ta voile et dors ;

Mais quand i' saute du Nord au Su'

Prend garde à lu' (Plévenon)

 

 

Rouâche comme une piau d' orbiche (Saint-Coulomb)......Rêche comme peau de roussette

 

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 21:58

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 18:33

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 13:38

A Bretagne quand tu nous tiens ! Nous voici à la deux mille et unième publication sur ce blog Poudouvre. L'aventure a commencé au cours du mois de janvier 2012 et puis de fil en aiguilles, des articles ; des clichés, des commentaires.... Et cette Bretagne qui m'a vu naître, grandir et qui m'inspire tant ! « ma bro, me gar ma bro » ...oh oui que je l'aimes mon pays, ma belle Bretagne. Bien sûr certains clichés sont quelconques, certains articles moins intéressants que d'autres, certaines rubriques moins riches ; mais j'assume ! J'espère avoir répondu du mieux que je pouvais aux commentaires laissés, parfois j'en ai ignoré certains, et les ai effacé, car ils y a des visiteurs qui ne sont nullement intéressé par ce travail, ceux là : passez votre chemin ! Et puis il y a les autres, ceux avec lesquels j'échange quelques notes, ceux que je prends plaisir à lire, à rencontrer : Claudine, Marie-France, Yann, Martine... Ceux que j'aimerais connaître comme celui qui signe Sousou ! Précisément, parfois, au détour d'une balade, je rencontre l'un de mes lecteurs, que je ne connais pas comme ce fut le cas à Pléven, où je retournerai. Je sais que Samuel me servira de guide le moment venu, idem Pascal dans la contrée de Plancoët. Bref, encore du travail en perspective, et que du bonheur à découvrir ces lieux. Et ces premières pages publiées qui ont subi quelques améliorations, car maîtrisant mieux la mise en page avec un peu plus d'expérience. Merci à vous de revenir de temps en temps sur ce blog, vous y êtes et y serez toujours les bienvenus. Si vous avez des suggestions, ça m'intéresse. Amicalement. Michel

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