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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 15:13


 

La légende de ce sceau est à demi effacée ; on ne peut en lire que la fin : …... TANNIE ET AQVITANIE. Le duc de Bretagne, armé de toutes pièces, portant sur la poitrine un écu suspendu au cou, et tenant de la main droite une lance ornée d'une bannière. Le prince est monté sur un cheval galopant à droite.


 

Contre Sceau : ARTVR . COMES . ANDEGAV ….La fin de la légende est effacée. Arthur comte d'Anjou. Le duc armé comme sur le sceau précédent ; seulement il porte une épée nue au lieu de lance.

 

 


 

Arthur, comte d'Anjou et de la Bretagne, fils posthume de Geoffroy Plantagenêt, troisième fils de Henri II, roi d'Angleterre et de Constance, comtesse de Bretagne, naquit le 29 avril 1187. Ce prince avait les droits les plus légitimes au trône d'Angleterre, puisqu'il était fils de Geoffroy, frère aîné de Jean-sans-Terre ; il avait de plus, droit à la Touraine, à l'Anjou, à la Normandie, etc.; mais son oncle qui avait déjà usurpé sur lui la couronne d'Angleterre, voulut encore s'emparer, ceux de ses Etats situés en France. C'est ce qui obligea sa mère à le placer sous la protection du roi Philippe-Auguste. En 1202, le roi arma Arthur chevalier, lui donna des troupes et de l'argent, et après l'avoir fiancé à sa fille Marie, l'envoya pour conquérir le Poitou. Mais Arthur étant tombé au pouvoir de son oncle, celui ci le fit conduire à la tour de Rouen, où il le tua de ses propres mains le 12 avril 1203. (voir : ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 11 - Le destin tragique du jeune duc de Bretagne Arthur premier - Lieux des sépultures de souverains Bretons, page n° 2Quelques portraits de ducs et duchesses de Bretagne, page n° 1 )

 

Sigillvm ARTVRI….COMITIS. ANDEG. DIVITISMONTIS. Sceau d'Arthur, duc de Bretagne, d'Anjou et de Richmond. Arthur, la tête nue, revêtu d'une sorte de tunique tenant une épée à la main et monté sur un cheval marchant à droite.

 

Extrait de

Trésor de numismatique et de glyptique, ou recueil général de médailles, pierres- gravées, bas-reliefs, etc.   

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 19:53

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 12:41

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 14:25

 

Nous nous intéresserons à présent à cet endroit nommé les Salles à Sévignac. Ainsi que nous l'avions vu au précédent article, une famille aristocratique bretonne avait emprunté ce nom, qui, selon Pol Potier de Courcy viendrait de ce lieu situé à à peine deux kilomètres au nord du bourg de Sévignac, près de ce carrefour conduisant vers Dolo-Jugon, ou vers Trédias. Ce carrefour est toujours désigné par les habitués la Croix Agan, -famille à laquelle nous nous sommes intéressé à travers ce dossier (voir La famille Egant de Mégrit). Près de l'endroit, deux rabines splendides desservent la Ville-es-Blancs, lieu noble de toute ancienneté. Ce lieu-dit les Salles ne présente aucun intérêt particulier : les bâtiments qu'on peut y contempler sont récents, et se compose, à savoir d'une longère XXe devant laquelle se dresse une bâtisse encore plus récente. Pourtant, en consultant les Réformations nobiliaires de la paroisse de Sévignac au cours du XVe siècle, on parle de la famille de Trémerreuc à laquelle nous avons consacré un article (voir Recherches sur la famille de Trémereuc ar M. Brisebarre). En évoquant le carrefour dit de la Ville-Agan, c'est la route conduisant à Trédias, avec le proche hameau des Aulnais, que l'on découvre près de la première maison du village ce chemin, qui conduisait en d'autres temps au manoir des Salles.

 

 

 

Le chemin conduisant au lieu disparu

 

 

Les témoignages des plus anciens habitants ne donnent guère de précieux renseignements, sinon, que le fermier des Salles avait au début des années cinquante procédé au réaménagement des terres sur lesquelles reposait le manoir. Une partie des douves disparurent, on observe encore quelques restes, mais plus rien du bâti, une peupleraie a depuis été plantée là au bord de la rivière Rosaie. Dans l'acte mentionné ci-dessous, est signalée une pièce de terre appelée le clos Rond, pourrait être un indice sur la présence d'une défense castrale à l'origine de cette seigneurie disparue.

 

 

 

 

Les douves des Salles

 

Lors de la Réformation nobiliaire en date du mois d'août 1475, les commissaires chargés de relever les lieux nobles, savoir les dits Henry de Queblen, auditeur des comptes, et Bertrand Duval, maître des comtes, évoquaient Guillaume de Tremereuc, noble homme, aux Salles, lieu noble et exempt, y a un métayer. 

 

 

Nulle mention quant à la manière dont cette Maison de Trémereuc s'est retrouvée en possession de la terre des Salles à Sévignac. Sans doute par alliance. Dans un vieux chartier, un dénommé Jouhier, habitant de Sévignac, est donné exploitant d'une pièce de terre, à Guillaume de Tremereuc. La pièce de terre vendue est appelée « Le Bois-Hamon », située dans la paroisse de Sévignac, au village de « Budalain » -A présent Badalin. Marguerite de Trémereuc, membre de cette famille présente aux Salles, épousa Guillaume de Broon, premier du nom, seigneur de Brondineuf. Jean de Broon, leur fils est donné dans la revue nibiliaire de 1415 seigneur des Aulnais à Sévignac. Sans nul doute que l'endroit, voisin des Salles aura été transmis aux possesseurs de Brondineuf grâce à cette alliance (voir La seigneurie de Brondineuf en Sévignac, page n° 1), les Trémereuc disposait certainement antérieurement des Salles et des Aulnais. Un acte du 7 septembre 1623 mentionne écuyer François Leborgne, Sieur des Salles. Cette famille Leborgne était connue en cette paroisse de Sévignac où elle disposait d'un fief, y étant mentionnée dès 1475 à travers deux de ses représentants : Roland le Borgne, noble home. Et Pier(r)e le Borgne. Au cours du XVIIe siècle, elle était encoe présente à Millia, même paroisse de Sévignac, cette terre de Millia alors entre les mains de la famille Bardoul passa par l'alliance aux Leborgne ; Gillette Bardoul fille de Charles Bardoul et de Louise Martin, épousa Christophe Le Borgne, Sieur de la Maison Neuve. De leur union naquirent sept enfants dont François Le Borgne, baptisé le 1634. Acte ci-dessous

 

 


 

Guy Feré, Sieur des Salles est donné témoin lors du décès de Renée Gours, dame de la Ville-Bargouët à Sévignac le 31 décembre 1680, dans un acte de baptême du 20 janvier 1686 à Sévignac, Prudence Ferré est marraine, elle est titrée Delle des Salles. La Ville-es-Blancs, est-il besoin de le rappeler voisinait avec les Salles (voir Les possesseurs de la Ville-es-Blancs en Sévignac, page n° 3).

 

 

 

 

Un livre de compte, daté de 1758, mentionne  « Quantité au pré des Salles contenant soixante dix cordes, joignant du bout vers occident au pont des Salles et de toutes autres parts à terre dépendant de la Métairie des Salles sur lequel est deub cinq sols monnois. Autre pièce de terre appelée le clos Rond, contenant deux journaux dix cordes, joignant de l’orient au chemin qui conduit du bourg de Sévignac aux Aulnays du midy, au clos de la Croix, appartenant audit seigneur de Saint-Riveul, d’occident à l’ancien Bois des Salles, et du nord à la pièce des Hautes Salles, un petit chemin entre… ». Ledit seigneur de Saint-Riveul n'est autre que messire du Rocher (voir La seigneurie de Saint Riveul en Plénée Jugon par Joseph Janvier)

 

 

Les Salles avec armoiries des possesseurs -de gauche à droite: 

 de Trémereuc, Le Borgne, Ferré et du Rocher

 

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 05:42

 

La famille des Salles, selon Pol Potier de Courcy, paraît avoir pris on nom de la terre des Salles, possédée au XVe siècle par la famille de Trémerreuc. Cette famille disposait pour armoiries : « D'azur à trois roses d'argent, au chef cousu de gueules chargé de trois bandes d'or ». Philipot des Salles, archer de la compagnie de Olivier de Montauban, dans une montre de 1356, épouse Jeanne, dame des Rosais ; Jean des Salles, prête serment au duc, entre les nobles de Saint-Malo en 1437. Pourtant, dans son ouvrage « l'Ouest aux Croisades », M. H. de Fourmont évoque la paroisse de Gaël, comme berceau de cette maison des Salles. Monsieur de Mailhol adhère également à cette thèse dans son Dictionnaire historique et héraldique de la noblesse.

 

 

 

 

Ainsi, s'exprimant au sujet de la Xlle Croisade, M. H. de Fourmont écrivait : « -Dans la première édition de son Nobiliaire, M. de Courcy attribue aux seigneurs des Rosais Henri des Salles, croisé en 1248 ; dans la nouvelle, il met ce même croisé sous le nom et les armes des seigneurs de Sérent, sans doute parce que les bezans qui se trouvent dans leur bla3on sont une preuve de captivité en Terre-Sainte, puis de rachat (Anselme, Palais de l'honneur, p. 17). Roger, (La France aux Crois., p. 20 ), donne au croisé susdit le prénom de Raymond, et cite un titre daté de Saint-Jean-d'Acre, 1250, titre qui probablement fait partie de la collection Courtois. Quoiqu'il en soit, il nous semble hors de doute que les deux familles dont nous parlons, sont issues de la même souche. Ici se trouve ce qui sert de base aux généalogistes pour affirmer la parenté originelle des familles : l'identité de nom et d'armes. Les seigneurs de Sérent portent : d'azur à neuf bezans d'or, au chef de gueules, chargé de trois plates ou cuirasses d'argent, et ceux des Rosais : d'azur à trois roses d'argent, au chef cousu de gueules, chargé de trois bandes d'or. En comparant ces deux écus, on reconnaît sans peine qu'ils ne diffèrent que par des brisures. » Et il pousuivait : « Origine. -Tout nous porte donc à croire qu'à une époque reculée, il n'y avait, en Bretagne, qu'une seule maison noble de Sales ou des Salles et que cette maison existait en Gaël, divisée en plusieurs rameaux, possessionnée de riches domaines, savoir : Maison des Rosais, noble de nom et d'armes, ancienne, appartenant à Gilles des Salles ; item, une maison nommée le Bas-Harain, noble d'ancienneté ; une terre et hebergement nommés la Bocherais à Ywn des Salles, fils aîné principal ; la maison noble de la Gallonays , que tient Jean des Salles ; la maison de la Ville-Morfouace , appartenant à noble ecuyer, Guillaume des Salles ; la maison de la Cornillière, anciennement noble et sortie de lieu noble, appartenant aux enfants mineurs de Gilles des Salles, de la paroisse de Sérent, etc., etc. (Ancienne réformation, évêcMde Saint-Malo, par. De Gaël. Mss. de la Bibl. de Nantes.) Services dans la carrière des armes. -Une autre preuve de l'ancienneté de cette famille, c'est que plusieurs de ses membres figurent dans la chanson de geste d'Alexandre-le-Grand, épopée romane du XIIe siècle. Les auteurs de l'Alexandriade, Lambert li Cort et Alexandre de Bernay, n'y ont mis en scène que les maisons renommées à l'époque où ils écrivaient. Dans leur pensée, les compagnons d'armes du héros macédonien, en Orient, n'étaient que ceux de Godefroy de Bouillon, de Philippe-Auguste et de saint Louis. -Viennent ensuite le croisé nommé ci-dessus, puis Philippot, archer de la compagnie d'Olivier de Montauban, dans une montre de 1356 (D. Mor., Pr., t. i, col. 1505) ; -Roland, à la monstre du sire de Bieuxpour le recouvrement de la personne du duc (D. Lob., Pr., col. 938); -Philippe, au nombre des gens de la retenue du mareschal (id. ibid., col. 966), puis des gens destinés pour accompagner Richard de Bretagne en France (id. ibid. , col. 969) ; -Richard, l'un de ceux que monseigneur le comte de Richemont a menez avec luy à son voiage d'Angiers, par devers le roy (ibid., col. 998) ; -Philippot et Jean des Salles, qui jurent fidélité au duc, en 1437, avec les chevaliers et escuyers de l'évesché de Saint-Malo (ibid., col. 1615) ; -Charles, à la monstre tenue à Ancenis par Thomas Kerazret, prevost des mareschaux, le 13 juillet 1474 (ibid., col. 1343) ; -le même personnage est délégué par le duc, en 1477, pour visiter les reparations à faire à Ancenis (ibid., col. 1371) ; -Raymond, l'un des cinquante hommes d'armes de la garde du duc, en 1481 (D. Mor., Pr., t. m, col. 388;) -Perret, homme d'armes, à la monstre et revue faicte à Saint-Malo le 22 août 1488 (ibid. , col. 591) ; -Gilles, qu'on trouve au ban et à l'arrière-ban de l'évêché de Saint-Malo, en 1560 (ibid., col. 1360) ; -N. des Salles, seigneur du Coudray, siégea dans l'ordre de la noblesse aux assises des Etats-généraux de Bretagne, tenus en 1746; un autre des Salles, également seigneur du Coudray, protesta, ainsi que son fils, seigneur de la Corbinaye, avec les gentilshommes bretons, en 1788. Il disparut dans la tourmente révolutionnaire, frappé à Bescherel en une rencontre avec les bleus. Son fils n'eut pas un meilleur sort, il fut une des nombreuses victimes qui succombèrent à Quiberon. »

 

 

Aux comparants des anciennes Réformation, figure en 1440 pour la paroisse de Gaël : Guillaume des Salles a un métayer à la Faedoumière et y a un métayer ; parmi les lieux nobles de cette paroisse de Gaël l'an 1513 figure le manoir de la Rosays, appartenant à Gilles des Salles, mineur. Cette famille des Salles disposait également des terres du Plessix-Morvan et de la Galonnais.

 

 

 

 

 

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 05:57

 

 

Pour remonter au temps le plus reculé de l'histoire de Bretagne concernant les preuves de noblesse de la famille de Tremereuc, qui comptait déjà plusieurs siècles d'existence, puisqu'à Louis IX on la voyait déjà figurer aux Croisades, il nous faut rechercher dans les preuves du IIIe livre (Histoire de Bretagne), et nous y rencontrons Guillaume de Tremereuc avec Rolland, fils de Juhel de Montfort, Olivier de Goëquen et autres témoins à la concession que fait Olivier de Dinan à la commune du Plessis-Ballesson de l'abbaye de Saint-Albin, et lorsque ce même Olivier de Dinan accorde à Henanbihen l'érection d'une chapelle, dans laquelle on devait lui célébrer un service à perpétuité.

 

1352.

 

Ambassade, en Angleterre, pour la délivrance de Charles de Blois (9 novembre 1352). Jeanne, duchesse de Bretagne, assemble son conseil, avec l'assentiment des prélats, des chapitres, barons et autres nobles, et parmi la fleur de la noblesse, où figurent les. sires de Combourg, du Quoiquen, Duguesclin de Beaufort, on y voit aussi Geffroy de Tremereuc, sire de Plumoyson, nommé pour faire partie de cette ambassade. Cette charte se trouve dans les litres de Penthièvre, à Saint-Brieuc, et scellée du scel de ladite duchesse Jeanne et des sceaux de plusieurs évêques, barons, seigneurs et chevaliers.

 

 

20 octobre 1379.

 

A Dinan, serment de fidélité au duc Jean, par le sire de Beaumanoir, Olivier de Montauban, Geoffroy Ferron et autres chevaliers, Bertrais-Guyon, Henri du Bois-Jehan, Guillaume de la Houssaie, Robert de Tremereuc, Berthelot d'Angoulvon, par lequel ils jurent sur les Saints Évangiles et promettent féauté au duc Jehan contre toutes personnes qui peuvent vivre et mourir, sans aucunes exceptées, plus proches à lui qu'à aucuns autres. Fait à Dinan, ledit jour, scellé des sceaux de Beaumanoir, de Guite, du Vauclerc, de Ploergac, de Thomelin, de Tremereuc.

 

 

26 avril 1381

 

Traité de paix entre le duc de Bretagne et Charles, roi de France. -Jehan, duc de Bretagne, comte de Montfort, fait appel à toute la noblesse bretonne, et le 26 avril 1381 nous voyons ratifié, à Dinan, ce même traité par Brient de Chateaubriand, sire de Beaufort, Rolland de Tremereuc, sire de Plumaison, de Lorgeril, Geoffroy de Quedillac et autres. Et ce même traité, ratifié à Lainballe, le 28 avril même année, par Pierre de Largentaye, Henri de Lorgeril, Bertrand Goyoh, sire de Malignen, Colin de Lescouet, Jehan Hersart, Geoffroy Pignen et Jean de Tremereuc, écuyers de Bretagne.

 

 

26 octobre 1420

 

Ligue des Seigneurs avec le duc contre les Penthièvre. -Jehan, par la grâce de Dieu, duc de Bretagne, faisons savoir qu'aujourd'hui, en notre général Parlement, sont comparus nos très chers et amés cousins Allain, vicomte de Rohan, Guyon de Laval, sire du Gavre, et Montfort, Robert, sire de Chateaubriand, et nos très chers amés féaux Philippe de Vaville, sire de Malestroit ; Jehan, sire de la Hunaudais, Jehan de Beaumanoir, le sire de Tremereuc, le sire Duchastel, Jehan de Rosmadeuc, etc. Le duc de Bretagne exposait que pendant qu'il était détenu par Olivier et Charles de Blois, lorsque; sur l'invitation d'Olivier de Penthièvre, il était allé voir sa mère au château de Champtoceaux, il appelait à lui toute la plus.pure noblesse, afin de se venger de la trahison des de Penthièvre et de faire contre eut une ligue, de s'emparer de leurs personnes, détruire leurs châteaux, etc.

 

 

 

Extrait du compte de Jehan Mauléon, trésorier de l'Espargue et receveur généraldes monnoyes de Moncontour et des toux et rachats du ressort de Goello. -Nous y voyons encore figurer parmi les plus célèbres, et nommés commecapitaines pour avoir fourni des hommes au duc de Bretagne : Louis Devisdelou, pour avoir fourni six hommes d'armes; le sire de Beaufort, dix hommes d'armes ; Alain de Beaumont, quatre hommes d'armes ; le sire de Tremereuc, trois hommes d'armes; Robin le Veneur, quatre hommes d'armes.-Armée de Monseigneur Richard de Bretagne (le tout par. mandement du 23 août 1419), laquelle armée devait aller avec ledit Richard, frère du duc, ès-portes de Rennes, Saint-Aubin-du-Cormier et dessus les marches du pays d'environ « pour mettre et bouter hors aucunes gens d'armes qui étaient Venus sur lesdites marches piller son pays, après la prise d'Avranches, Pontorson, etc. »

 

 

6 octobre 1429

 

Voyage du comte de Richemont à Angers, par devers le Roy. -Par lettres dudit comte de Richement et d'Ivry, données à Nantes, ledit jour, sont convoqués le sire de Beaumanoir de Montauban, le vicomte de Dinan, Jehan Bolhérel, Jehan de Penhoel, amiral de Bretagne ; Bertrand de Dinan, maréchal de Bretagne; messire de Braon et ses gens, Jehan de Braon, Rolland de Beaulieu, Rolland de Tremereuc et enfin tons les premiers, chevaliers et écuyers de la Bretagne.

 

1435

 

 

Un peu plus tard, nous voyons une alliance nouvelle dans cette illustre famille : Geoffroy de Tremereuc épouse, en 1435, Isabeau de Goyon, belle-soeurde Jean de Beaumanoir, et sœur de Jean Goyon, sire de Matignon, dont le père , en 1404, le 24 avril, en la ville de Lamballe, avait transigé sur certains droits de justice avec Marguerite de Clisson, comtesse de Penthièvre.

 

 

1437

 

Serment de fidélité au duc de Bretagne par les chevaliers et écuyers de la chastellenie de Lamballe, où figurent encore Olivier du Bois-Hardy, J. de Pledran, Bertrand Gouyon, B. de Tremereuc et autres.

 

 

2 décembre 1498

 

 

Etat de la maison de la reine Anne pour l'année 1498. -Nous voyons encore figurer comme clerc de chapelle messire Pierre de,Tremereuc. Fait à Nantes, le 22 décembre 1498; Signé: Sapin.

 

 

1559

 

Assemblée de la noblesse de Bretagne pour aviser au moyen de faire contribuer les nobles à payer la rançon dès enfants de François Ier. « Seront pour chacun évesché du duché de Bretagne, adjournéz à ban tous les nobles et autres tenant terres et fiefs noblement, a foi comparoir au jour assigné, prêts et garnis de financés jusqu'au vingtième de leur revenu. Sont présents et consentants le comte de Laval en personne, Mr de Rohan, Regnault de Montbourche en personne, Messire Christofle de Tremereuc, sieur Pontbrient, etc., en témoin de la vérité de l'accord et consentement en dessus, signé de Messire Pierre le Forestier, greffier du Parlement de ce pays. M. Pierre Daville, secrétaire de mondit sieur le Comte, le 5 décembre 1529, en. l'assemblée de la noblesse et autres tenant fiefs et arrière-fiefs nobles sous la sénéchaussée de Rennes ..... des titres de Brissac. »

 

Dans la nomenclature des noms bretons qui ont illustré la Bretagne, nous voyons encore au premier rang la famille de Tremereuc, ainsi dans la liste de nos seigneurs du Parlement de Bretagne depuis son érection, de 1554 jusqu'en 1790, nous y voyons Louis de Tremereuc comme conseiller en 1679 ; il siége auprès de Jacques de la Bourdonnaye de Blossac, de Gabriel de Boisgelin, de François de Montalembert et tant d'autres. Plus tard, sur la même liste, en 1786, nous y trouvons encore Hyacinthe-Auguste de Tremereuc, sr de Lehen. Parmi les pages du roi et de la reine, nous y voyons encore au premier rang, ayant fait ses preuves de noblesse depuis 1550, un autre de Tremereuc en 1778, tout auprès de Pierre de Chateaubriand, le père du grand écrivain. Dans la liste des dames et demoiselles de la maison de Saint-Cyr, dont la création remoule à 1686 , et dont la preuve était de 140 ans de noblesse paternelle, nous y trouvons encore une demoiselle de Tremereuc avec les familles de la Houssaye, les du Châtel, Boisgelin et tutti quanti.

Pour rechercher toutes les robes qu'a remplies la famille de Tremereuc, toutes les hautes dignités qui lui ont été conférées, il faudrait faire une recherche historique au-dessus de nos forces. Contentons-nous seulement d'avoir prouvé, en nous reportant à l'histoire de Bretagne, la haute et ancienne noblesse de la famille de Tremereuc. Cette noblesse, déchue aujourd'hui des honneurs et de la fortune, n'en conserve pas moins son blason pur et sans tache, et si elle n'a plus aujourd'hui que le souvenir de ses nobles aïeux avec les alliances des plus illustres familles de France, au moins lui devons-nous encore à l'un des descendants de ces grands noms, un témoignage de souvenir et de gratitude. Une des dernières branches des Tremereuc est venue à Nantes vers la fin du siècle dernier, après avoir été ruinée par la Révolution : le père dé M. de Tremereuc, aujourd'hui médecindentiste, n'avait point cru se déshonorer en étudiant lui-même la médecine et la chirurgie. Son fils, homme de coeur et d'honneur, continue honorablement cette profession, et on peut dire qu'entre ses mains, cette profession est devenue un art. J'ai tenu par moi-même, pour moi et les miens, à mettre son savoir à l'épreuve; j'ai été tellement émerveillé de sa dextérité, de son savoir, que je crois rendre justice au mérite, en appelant l'attention du public sur M. de Tremereuc. On peut avec confiance lui confier son existence, sans danger. Puissent ces quelques lignes témoigner à M. de Tremereuc toute l'admiration que l'histoire a gardée de ses aïeux, et le bon souvenir que je ne cesserai de garder de ses relations, de son talent dans l'art qu'il a élevé au-dessus d'un savoir vulgaire. Puisse aussi le public me comprendre et lui accorder la confiance qui lui est due! Les armes de la famille de Tremereuc sont : échiqueté d'argent et de gueules (sceau 1379), alias: échiqueté d'or et de sable, écartelé de Tournemine. D'ancienne extraction, elle a figuré aux réformations de 1440, 1513, 1535 et 1668. Je pourrais ajouter, selon M. Potier de Courcy : Guillaume, témoin d'une fondation d'Olivier de Dinan, à Saint-Aubin-des-Bois, en 1187; Geoffroi, fils Henri, ratifie les propositions pour la délivrance de Charles de Blois, en 1351 ; Rolland et Jean ratifient le traité de Guérande, en 1381 ; Henri, sieur de Brevery, vivant en 1400, père de Rolland, auteur des sieurs de la Chesnaye-Taniot, marié en 1439 à Jeanne de la Motte ; Pierre, chef d'une autre branche vivant en 1400, épouse Jeanne de Launay, dont Bertrand, auteur des sieurs de Lehen, marié à Jeanne de Ploeuc, compris parmi les nobles de Lamballe qui prêtaient serment au duc en 1437; un président aux enquêtes eu 1673 ; une fille à Saint-Cyr, en 1757; un page du Roi, en 1778. La branche aînée, fondue au XVe siècle dans Beaumanoir, d'où la seigneurie a passé successivement au Coëtquen, Bellouan, Avaugour, Montbourcher, Cahideuc, et la Haye de Plouer, la branche de Largouet fondue en 1689 dans Cornulier.

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 14:02

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 12:28

 

 

 

 

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 13:35

 

 

 

En arrivant ici, il y a quelques jours, après une absence de trois mois, je fis prendre, au bureau du Journal de Rennes, l'exemplaire de l'ouvrage de M. de Courcy pour lequel j'avais souscrit, et que l'on m'avait averti être déposé là. J'y lus, à l'article concernant la maison à laquelle j'appartiens : « Plessis (du) ou Plessis (du), seigneur dudit lieu, paroisse de Mauron, marquis de Grenédan en 1747, seigneur du Bouessay, des Fresches, de la Ville-thual, de Launay, de la Riaie, de Bodégat, de Lestiala. Ancienne extraction ; chevalerie ; Réformation de 1668 ; 6 générations ; Reformations de 1426, 1441, 1513; paroisse de Mauron, évêché de Saint-Malo. D'argent à la bande de gueules, chargée de trois macles d'or, accostée en chef d'un lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'or. Un abbé de Paimpont en 1500 ; cinq conseillers et trois présidents au Parlement depuis 1604. La branche aînée fondue en 1592 dans la maison de Brehan, en faveur de laquelle la terre du Plessis a été érigée en baronnie l'an 1685, et en vicomte l'an 1658, sous le nom du Plessis-Mauron. Elle a passé depuis aux d'Andigné.

 

 

On trouve Guillaume du Plessis au nombre des bannerets qui firent le siége du Mont-Saint-Michel en 1204, et qui combattirent à Bouvines en 1214, et Geoffroi, croisé en 1248 ; mais nous ne savons à laquelle des familles du Plessis ils appartenaient.

 

Afin que cet examen soit complet, je suivrai l'auteur pas à pas, et

 

1° Je ne conçois pas une seule variante a un nom qui, comme presque tous les autres, s'est écrit dans les anciens titres, dans les manuscrits de la Réformation, dans les différentes histoires de Bretagne et dans beaucoup d'actes de nos jours, de toutes les manières dont il pouvait s'écrire sans en changer notablement la prononciation ; je la conçois encore moins appliquée à une seule des maisons de même nom. Evidemment, il fallait ou donner toutes les variantes ou n'en donner aucune, et procéder uniformément.

 

2° M. de Courcy ne mentionnepas, à propos de nous, le nom composé du Plessis-Mauron. Cependant il y avait là véritablement un but d'utilité puisqu'on rencontre notre ancienne seigneurie et notre maison ainsi désignées dans d'anciens titres, dans plusieurs manuscrits de la Réformation et dans l'histoire de Bretagne. ( Et les manuscrits de la Réformation où ces deux noms sont liés n'ont fait que reproduire, en cela, ce qui se trouve dans notre arrêt). M. de Courcy ramène ainsi la confusion là où on avait voulu établir la clarté.

 

 

3° Nulle mention de la vicomte de Grenédan, bien que soient nommés tout au long, dans la Réformation de 1668, Sébastien du Plessis, vicomte de Grenédan, René du Plessis, vicomte de Grenédan, et Jean-Baptiste du Plessis, vicomte de Grenédan, et que les lettres d'union des terres et seigneuries d'Illifaut, en droit de haute, moyenne et basse justices, à la vicomte de Grenédan, et relatant que ladite terre de Grenédan avait été érigée en vicomte dès l'an 1577, aient été vérifiées et enregistrées suivant arrêt du 30 décembre 1657. ( 33e ije iiijxx ix).

 

 

4° Les lettres-patentes d'érection des terres et seigneuries de Grenédan, la Riaie et Bodegat, en marquisat, sous le nom de Grenédan, n'étaient point encore enregistrées en 1780.

 

 

5° Ce n'est point le Bouessay, mais le Broussay, et M. de Courcy a omis les noms de fiefs Quilsac, la Moltais et le Mottay, qui se trouvent dans la Réformation de 1668.

 

 

6° M. de Courcy ne nous donne que six générations, tandis qu'il s'en trouve sept dans la Réformation précitée. Je l'en avais prévenu en souscrivant à son ouvrage. Notre arrêt remonte, par une filiation non interrompue, à Jehan qui figure dans la Réformation de 1426. Si, ne trouvant pas ce degré dans ses manuscrits, il m'en avait demandé la preuve, je la lui aurais bien volontiers fournie.

 

 

7° Pierre du Plessis fut élu abbé de Paimponten 1501 et non en 1500.

 

 

8° C'est le 12 avril 1570 que François du Plessis fut reçu conseiller au Parlement, et non en 1604. (Liste de nos seigneurs du Parlement de Bretagne, depuis son érection en 1554 jusqu'en 1754, imprimée par ordre du Parlement. Rennes, Guillaume-François Vatar, 1754.)

 

 

9° C'est le 27 mai 1572 que Jeanne du Plessis épousa Jean de Brehant et non en 1592.

 

 

10° C'est en s'exprimant ainsi que M. de Courcy fait paraître, pour la première fois, le nom composé du Plessis-Mauron : « La terre du Plessis a été érigée en baronnie en 1658, sous le nom du Plessis-Mauron. » De sorte que ce nom aurait été créé, à l'occasion de l'érection en dignité de cette seigneurie, en faveur de nos descendants par les femmes. Et cependant, si M. de Courcy, comme on n'en peut douter, a pris dans l'histoire, que notre maison avait fourni un abbé de Paimpont, il ne l'a su que par ces mots : Pierre du Plessis, de la maison du Plessis-Mauron. (D. Morice, Catalogue historique des évêques et abbés de Bretagne, p. CXXXIV) ; autrement il nous eût aussi accordé Geoffroy du Plessis, abbé de Paimpont, qui figure dans notre généalogie. D'ailleurs, comme on l'aura remarqué plus haut, M. de Courcy a pu voir ces deux noms réunis autre part avant L'érection en baronnie. J'ignore sous quel nom cette érection a eu lieu en faveur de la maison de Brehant; je n'ai vu dans beaucoup d'endroits que celui de Mauron; je ne retrouve encore que lui dans la Table des mandements de la Chambre des Comptes de Bretagne, et dans Waroquier de Combles ; mais s'il y a quelque chose de certain au monde, ainsi qu'on en a pu juger, c'est que la seigneurie dont nous portions le nom s'appelait auparavant le Plessis-Mauron ; à tel titre, je le dirai surabondamment, que l'on trouve encore dans Waroquier de Combles : « Mauron,.... érigé en baronnie.... en faveur de Jean de Brehan, seigneur de Galinée et du Plessis-Mauron. » S'il était seigneur du Plessis-Mauron avant l'érection, cette seigneurie portait donc déjà ce nom.

 

 

11° Il n'est pas probable que la seigneurie du Plessis-Mauron soit passée aux d'Andigné, ayant été portée dans la maison de Richelieu par le mariage de Louise-Félicité de Brehant, héritière unique du comte de Plélo, ambassadeur en Danemarck, avec Emmanuel-Armand du Plessis-Richelieu, mariage qui eut lieu le 4 février 1740. Il est à croire que les d'Andigné ont acquis cette seigneurie.

 

 

12° C'est une tradition dans notre maison, que Guillaume du Plessis, chevalier banneret, en est le premier auteur connu, et il se trouve en tête des généalogies et mémoires de famille que nous ont laissés nos ancêtres. Pour moi, loin de rejeter les traditions qui me viennent de mes auteurs, je les recevrai toujours avec confiance et respect et les reproduirai de même. Ce que mes ancêtres m'ont légué comme certain, l'est autant, pour moi, que s'il était appuyé de titres authentiques. Me condamne qui l'osera! Si M. de Courcy, rencontrant une affirmation de notre part, m'eût demandé sur quoi, elle était fondée, il nous eût traités comme plusieurs autres quant à cette tradition, et eût peut-être reconnu que le croisé nous appartenait, après que je lui aurais eu exposé ce qui suit.

 

 

13° On ne peut nier que ceux qui partirent pour un voyage aussi long que celui de la Terre-Sainte, et pour une expédition aussi hasardeuse, ne se soient accostés préférablement de leurs amis, de leurs connaissances. Or, qui connaît-on si ce ne sont ses voisins, et avec qui des rapports fréquents et de jeunesse pouvaient-ils lier davantage dans ces temps où la noblesse n'habitait que ses manoirs? Donc, si un titre de croisade présente deux noms que l'on retrouve dans le même canton et à peu de distance, aucun doute, quand ces noms seraient communs à beaucoup d'autres familles, qu'ils n'appartiennent à celles placées dans ces conditions. Et c'est précisément ce qui arrive pour les familles du Plessis de Mauron et du Châtellier d'Éréac, le titre de croisade donnant Geoffroy du Plessis et Guillaume du Châtellier et une famille du Châtellier habitant encore, en 1426, le Châtellier sur les confins de Lanrelas et d'Éréac, et les du Plessis, le Plessis près de la petite ville de Mauron, deux endroits distants l'un de l'autre seulement de cinq lieues, tandis qu'il en faut faire huit et demie du Châtellier à Cintré, paroisse où existait aussi à ce qu'il paraît, en 1427, une famille du Plessis, et que pour les autres de même nom, il les faut aller chercher, la plus proche, à quatorze lieues, et la plus éloignée, à quarante-deux de ce même lieu. Que si, par impossible, on pouvait avoir encore quelques doutes, a quatre lieues et demie de l'un et à trois de l'autre, à Quédillac, se montrerait Macé de Quédillac pour réclamer ses compagnons. Je ne crois pas qu'il soit besoin de dire qu'il n'a jamais existé qu'une famille de ce nom, habitant à Quédillac,et qui était éteinte bien avant la Réformation de 1668. J'ajouterai surabondamment, que Denis du Plessis, que nos mémoires de famille donnent comme frère de Jehan Ier qui, en 1335, épousa Raoulette de Montfort,. et de Geoffroy, abbé de Paimpont, est encore compagnon d'un Quédillac, lorsque Philippe de Valois les fit arrêter et livrer au dernier supplice avec douze autres seigneurs bretons, et que ce pays, depuis Lanrelas et Quédillac jusqu'à Mauron, est tellement le nôtre, que Jehan 1er épousa, comme on vient de le voir, Raoulette de Montfort, fille de Raoul, sire de Montfort et de Gaël ; que Jehan III fut enterré avant 1481, dans l'église paroissiale du Loscouët. Josse, sa parente, laquelle, étant restée veuve, fonda, à perpétuité, une messe dans l'abbaye de Saint-Méen, et donna, pour cette messe, la métairie de la Fondrillais en la paroisse de Bois-Gervilly ; que François, frère du précédent, acquit la seigneurie de Grenédan près Illifaut, par contrat d'échange, du 27 octobre 1580 ; céda pour ladite seigneurie plusieurs dîmes se levant dans les paroisses de Plumaugat, de Saint-Joüan et de Montauban, et un bois taillis de cent journaux ; reçut en partage de son neveu Charles, seigneur du Plessis de Mauron, 1,600 écus et le fief et bailliage du Bois-Clairet, s'étendant dans les paroisses de Gaël et du Loscouët, à la charge de tenir ledit fief du manoir du Plessis, comme juveigneur d'aîné, et épousa en premières noces, Françoise de Mesléart, dame de la Touche, en Lanrelas etc. Que si l'on voulait encore savoir si un titre de croisade pouvait aller à notre maison, nous trouvons Jehan du Plessis, qui passa à la Réformation de 1426, comparaissant aux montres des nobles de la paroisse de Mauron, complètement monté en archer, en brigandine et avec lui un page. Nous trouvons encore un grand nombre d'aveux de ses vassaux en la même forme que celui que rendit, le 7 juin 1437, Pierre de Becmeur, de 20 sols de rente à l'obéissance qu'il tenait à foi et rachapt, au village de la Tousche, en Mauron de MonseigneurJehan du Plessis, chevalier ; Bertranne,de Bostang, sa veuve, qualifiée, dans une transaction avec Philippe de Montauban, de noble et puissante dame ; Olivier du Plessis, surnommé le prodigue, bon et preux chevalier, capitaine de cent hommes d'armes, tué à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, le 28 juillet 1488 ; un procès-verbal rapporté par les notaires de l'officialité, le 3 juillet 1496, sur le réquisitoire de Mathurin du Plessis et du général de la paroisse de Mauron, où on lit que le seigneur du Plessis avait, dans l'église de Mauron, deux tombeaux prohibitifs à la maison du Plessis, sur chacun desquels était la représentation en bosse d'un chevalier armé, tenant son écu chargé de ses armes ; que, d'après la tradition unanime, lesdites représentations étaient des ancêtres du seigneur du Plessis, de sorte que de mémoire d'homme n'étoit contraire, et qu'il y avoit, au choeur de ladite église, une représentation armoïée des armes de la maison du Plessis, ô la représentation d'un chevalier qui étoit l'ayeul dudit seigneur du Plessis ; un traité de Mathurin du Plessis avec Jean Josse, seigneur de la Boullaye, son beau-frère, en date du 2 janvier 1499, par lequel on voit que Jeanne Josse avait été avantagée, lors de son mariage avec le seigneur du Plessis, A CAUSE DE L'ALLIANCE DE LA MAISON DU PLESSIS, QUI ÉTAIT UNE DES NOBLES ET ANCIENNES DU TERRITOIRE, BIEN DÉCORÉE, ET D'OÙ SONT ISSUS PLUSIEURS CHEVALIERS ET ÉCUYERS DE RENOM ; François II, capitaine de cent hommes d'armes, commandant pour le roi dans la ville de Brest, tué à un combat qui se. livra près de cette ville, en 1591, et Charles, son frère puîné, sénéchal de Ploërmel ; sous le rapport des alliances, Jehan Ier, épousant en 1335 Raoulette de Montfort, fille de Raoul, sire de Montfort et de Gaël, et d'Aliénor.d'Ancenis ; sa fille, mariée à N. de Carné ; Jehan II, épousant Jehanne de Saint-Gilles ; Jeanne, mariée à Jean de Brehant ; Françoise, à Jean de Trécesson ; Flavie, à N. de foulas; Agathe, sa soeur, à Joseph-Victor du Breil de Pontbriand, en 1769, et leur frère Charles-Augustin-François, épousant, en 1762, Louise-Gabrielle de Maillé. Il me semble que la dernière certitude morale résulte de tout ce qui précède. Maintenant, si, dans les documents généalogiques que je possède, je trouve Geoffroy du Plessis, vivant en 1240, petit-fils de Guillaume Ier, chevalier-bannéret, père de Guillaume,II, vivant en 1280, et grand-père de Geoffroy, abbé de Paimpont en 1342, je ne pense pas qu'en disant qu'il était le même que Geoffroy du Plessis, compagnon de Guillaume du Châtellier et de Macé de Quédillac, j'aie mérité le reproche d'avoir profité de ce que les morts ne pouvaient s'inscrire en faux contre moi. Mais cette question ne saurait être posée, et le public prononcera sur celle de savoir si je me suis fait illusion. Mais, dira peut-être M. de Courcy, il peut se faire, malgré toutes ces preuves morales, que le croisé appartînt à une autre maison. A quoi je répondrai qu'il pourrait se faire aussi qu'un croisé, portant le même nom et les mêmes armes qu'une famille existante et bien certainement d'ancienne extraction, ne lui appartînt nullement ; car il pourrait y avoir eu usurpation du nom et des armes. On conviendra qu'il n'y aurait alors rien de certain. Je dirai, avant dé quitter ce sujet, que la loi de la proximité, pour le genre d'association dont on vient de parler, étant donnée par la nature de l'homme, et n'étant qu'une conséquence de celle qui l'a destiné à vivre en société, je n'hésiterais pas à regarder comme faux tous les titres du Cabinet Courtois, si elle s'y trouvait ordinairement transgressée, si ces titres réunissaient violemment ce que la nature a séparé. C'est un moyen de vérification qui en vaut bien un autre, et que je n'ai point encore vu employé par les critiques qui se sont occupés de l'authenticité de ces titres. Pourquoi ces associations de chevaliers Bretons, pour le passage de l'île de Chypre en Egypte, sont-elles invariablement carrées? C'est une question que ce n'est point ici le lieu de traiter. Cet examen ne serait pas complet, si je ne faisais maintenant connaître, afin qu'on en rapproche l'article de M. de Courcy, que, dans une note communiquée aux éditeurs du nouveau Dictionnaire d'Ogée, et que ceux ci ont bien voulu insérer dans cet ouvrage à l'article MAURON, le nom DU PLESSIS-MAURON était donné à notre ancienne seigneurie et à la maison à laquelle j'appartiens, et qu'il y était encore dit que cette seigneurie avait été possédée dès 1190 par Guillaume du Plessis, chevalier-banneret ; que son petit-fils avait été Geoffroy duPlessis, chevalier croisé, et que ces chevaliers étaient mes ancêtres ; si je n'ajoutais que, quand il serait possible de supposer que M. de Courcy n'a pas eu connaissance de cette note communiquée, la reproduction, dans son article d'une erreur de date qui ne se trouve que là (1592 au lieu de 1572) prouverait clairement le contraire ; si je ne rappelais que M. de Courcy savait parfaitement que le nom, composé du Plessis-Mauron nous appartenait tout aussi bien que le nom simple du Plessis ; qu'il n'a pu ignorer l'existence de la vicomte de Grenedan ; que je lui avais écrit moi-même, en souscrivant à son ouvrage, « que notre arrêt de Réformation remontait, par une filiation non interrompue, à Jehan, passé à la Réformation de 1426 » (ce qui donne 7 générations au lieu de 6); si je ne faisais encore observer que M. de Courcy, probablement à cause de la proximité de la terre du Châtellier, de Quédillac et de Mauron, a attribué le croisé Guillaume du Châtellier, qui figure dans notre titre, aux du Châtellier d'Eréac plutôt qu'aux du Châtellier de la Préauté, aussi d'ancienne extraction; si je ne constatais enfin que M. de Courcy donne son ouvrage, on peut dire, comme le dernier mot de la science sur ce qui en fait l'objet, bien plus, comme une réformation équitable et nécessaire. Je m'arrête, je ne tirerai pas les conséquences de ce qui précède. Je n'ai dû m'occuper aussi, dans ce moment, que de ce qui nous concernait ; je l'ai fait, du moins je crois-je, avec modération. Il ne me convenait de signaler certaine omission. Le public suppléera à ce qui manque.

 

Rennes, le 17 septembre 1848.

 

Le Cte Hpte du Plessis-Grenédan.

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 13:20

 

 

Bertrand du-Guesclin

ca 1320-1380

homme d'armes, Connétable de France

 

 


 

Gabriel de Neuville

1744-1800

Avocat au Parlement de Bretagne, Procureur fiscal des juridictions de Broons et de Limoëlan


 


 

Charles Ratier

1747-1791

Ecclésiastique, élu député du clergé de Saint Malo & de la sénéchaussée de Dinan aux Etats généraux le 20 avril 1789


 

 

Joachim Fleury

1762 1849

Ecclésiastique, curé de Broons, il participe avec les sœurs Lemarchand à la fondation de la Communauté religieuse qui porte depuis son nom.


 

 

François-Jean Mahé

Chirurgien vivant au cours du XVIIIe siècle


 


 

Louise Lemarchand

1800

Religieuse, fondatrice de la Communauté Joachim Fleury en 1826


 


 

Anne-Marie Petitbon de la Ville-Morvan

1810-1886

Religieuse, directrice la Communauté Joachim Fleury de 1838 à 1886

 

 

 

Louis Bagot

1861

Médecin, il est à l'origine du Centre de Thalassotérapie de Roscoff 


 

 

Suzy Solidor

1900-1983

Chanteuse, actrice, romancière


 


 

Florian Le Roy

1901-1959

Ecrivain breton, membre de l'Institut Celtique.

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