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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 19:09

 

 

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 07:07

Quand on regarde de près le Catalogue des primats liés aux différents Diocèses de Bretagne, on est étonné par les biographies consacrées à cinq d'entre eux, ainsi au Diocèse de Cornouaille, deux sont cités, l'un comme ayant à la fois exercés les charges comtales mais aussi celles d'évêque, cette dernière charge ayant été transmise à son fils qui lui même fonda foyer. L'évêché de Rennes eut un de ses représentants, marié et ayant fondé famille, celui de Dol : un cas et Nantes deux -trois si l'on y inclue Hoël. C'est sous le Pontificat du pape Grégoire VII, qu'il fut mis un terme à pareils excès.

 

 

Grégoire VII

 

Une Réforme fut entreprise afin d'obliger les prétendants souhaitant servir un diocèse, à renoncer au mariage et à fonder foyer, et il s'agissait aussi de restituer à l’Église ce que nombre de puissantes familles aristocratiques s'étaient accaparées : le bien ecclésiastique dont elles tiraient des revenus. S'agissant de l'évêché d'Alet, c'est sous l'épiscopat de Jean de Châtillon qu'il fut procédé à ses réformes, de surcroît on sait que c'est aussi cet ecclésiastique qui opéra le difficile transfert de son siège épiscopal d'Alet à Saint-Malo en l'Isle alors entre les mains du tout puissant ordre de Marmoutier (voir Jean de Châtillon) .


 

Budic, IIe du nom, évêque de Cornouaille & comte de Cornouaille, épousa d'abord Guigoeden, dont il eut cinq enfants. Après la mort de son épouse, il embrassa l'état ecclésiastique et fut élu, ou se fit élire évêque de Quimper. Il se démit, vers l'an 1022, en faveur d'Orscand, son fils puîné. Avant de mourir, il fit quelques donations à l'abbaye de Landevenec, qui furent ratifiées par Alain Cagnard et Orscand, ses enfants.

 

Orscand évêque de Quimper, & frere d’Alain Cagnard comte de Cornouaille, porta le scandale jusqu’à se marier publiquement. Il épousa la fille dc Rivelen de Crozon, &  il en eut plusieurs enfants. Il ne faisoit que suivre en cela l’exemple de Benoît son pere, lequel étant évêque & comte de Cornouaille, crut pouvoir se marier, comme si la qualité de comte l’eût dispensé des obligations que lui imposoit celle d’évêque. Alain s’opposa quelque temps au mariage de l’évêque son frere; mais il se laissa gagner par l’intérêt, & il y consentir moyennant une terre de l’église que l’évêque lui céda. L'épouse de l'évêque Orscand, cette femme, fière et hautaine, refusa un jour de saluer dans la cathédrale la comtesse de Cornouaille, et l'évêque, pour apaiser le courroux du comte, dut lui céder encore un autre domaine capitulaire.


 

Sylvestre de la Guerche, évêque de Rennes, seigneur de Pouancé et chancelier de Bretagne, épousa d'abord N..., dont il eut Guillaume et Geoffroi de La Guerche, mentionnés dans une charte de Saint-Melaine, datée de l'an 1115. Son épouse étant morte, il embrassa l'état ecclésiastique, et fut sacré évêque de Rennes en 1076. C'est en cette qualité qu'il fit don, l'an 1087, à l'abbaye de Saint-Serge, de l'église de Brièles. Il fut du nombre des commissaires nommés en 1087, par I*duc Alain Fergent, pour juger le différend que ses chapelains avaient avec les religieux de Redon. Ce prélat eut pour coopéra leur, en qualité d'archiprêtre, le célèbre Robert d'Arbrissel, qui fut ensuite le fondateur de l'ordre de Font-Evrault. La mort de Silvestre est marquée au 18 janvier 1096, dans l'ancien Gallia Christiana.

 

Guerech, fils naturel d'Alain Barbetorte, fut élevé dans l'abbaye de St-Benoît-sur-Loire. Il en sortit en 981 et revint à Nantes où il se chargea de l'administration  de l'église vacante, après la mort de Gautier. Son frère Hoël étant mort quelques mois  après, il succéda au comté de Nantes et épousa Aremberge. On prétend qu'il ne fut jamais ordonné, et qu'il employa les revenus de l'évêché aux réparations de l'église. Il mourut en 990, et laissa un fils prénommé Alain.

 

Judicaël, fils naturel de Hoël et neveu de Guerech, lui succéda dans le comté et l'évêché de Nantes. Mais il fut obligé de se démettre du spirituel pour défendre son comté, que lui disputait Conan, comte de Rennes. Il laissait deux fils : Budic, qui lui succéda et Judith, femme d'Alain Canhiard, comte de Cornouaille.

   

Juthaél, Juhael ou Juhel, fut ordonné par les évêques bretons contre la volonté du pape. Parvenu à cette dignité par les présents qu'il fit au duc, il prit une femme, dont il eut une fille, qu'il maria à un seigneur nommé Guihenoc. Il lui donna pour dot tout ce qu'Alain, fils de Brient, tenait dans le territoire de Dol, et tout ce que les héritiers de Gilduin, fils de Hamon, avaient dans le marais de Dol. Ce ne fut pas les seuls biens de son église que Juhel aliéna ; mais tous ceux qui les retinrent, furent excommuniés dans la suite. 

Un autre constat sans nul doute lié à cette période féodale, les bourgs-castraux que l'on observe ça et là, souvent quand les paroisses voisines ne dépendaient pas d'un même évêché. C'était le cas du bourg de Sainte-Urielle, paroisse dépendant de l'évêché de Dol (voir La paroisse de Sainte-Urielle. Page 1) et depuis rattachée à la localité de Trédias -ancien évêché de Saint-Malo, idem Aucaleuc, bourg castral, enclave de Dol,


 

 

Motte castrale de la Fontaine à Aucaleuc près de La Barre


 

c'est aussi le cas de ce bourg castral de Plouasne -évêché de Saint-Malo (voir La motte-castrale du bourg de Plouasne.), paroisse voisine de celle de Saint-André-des-Eaux -évêché de Dol ou encore le Vieux-Bourg en Plénée-Jugon -évêché de Saint-Brieuc (voir Site des Douves à Plénée-Jugon), voisin de la paroisse de Sévignac -évêché de Saint-Malo.

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:24

 

Coëtlogon, châtellenie, & fief de Haubert dans l'évêché de S. Brieux, qui a donné son nom à une ancienne & illustre maison, connue en Bretagne dès la fin du douzieme siècle Elle a fourni un maréchal & vice-amiral de France, des évêques, &c.


 

- Eudes de Coetlogon, qualifié chevalier dans un acte du troisieme jour avant Pâques en 1180 est le premier de cette maison dont il soit fait mention.


 

Henri de Coetlogon, un de ses descendants, vivoit en 1240. Il fut pere, entre autres enfants,


 

1°. de Jean I. du nom, seigneur de Coetlogon, qui continua la branche.


 

2 °. de Pierre dit Perrot, de Coetlogon, du quel sont descendus les seigneurs du Gué-de-l'Isle.


 

François, seigneur de Coetlogon, de Kerberio, de la Landé & de la Motte, &c. un des descendants au huitieme degré de Jean I. du nom, mentionné ci-dessus, fut chevalier de l'ordre du roi sous Charles IX. gentilhomme ordinaire de sa chambre, lieutenant d'une compagnie d'hommes d'armes de ses ordonnances, & étoit mort en 1570. Il eut, entre autres enfants.


 

1 °. François II. du nom qui continua la branche.


 

2 °. Vincent de Coetlogon, qui a donné origine à la branche des seigneurs de Kerberio.


 

La branche aînée de cette maison à fini à René, sire & marquis de Coetlogon, qui obtint au mois de Mai 1622. des lettres du roi, portant réunion des terres de Coetlogon, de Pleugriffet, de la Lande, du Chastel, de Beaufond, de la Motte-au-Vicomte, & du Gouray, & érection de ses terres en marquisat, sous le nom de Coetlogon, relevant du duché de Bretagne. Il épousa le 9. Octobre 1605. Gillette de Ruellan, dont il eut un fils mort jeune, & trois filles. Vincent de Coetlogon, seigneur de Kerberio, gentilhomme de la chambre du roi Henri IV. chevalier de l'ordre de S. Michel, second fils de François I. du nom, seigneur de Coetlegon & de Gillette de Coetqueu, a donné origine à la branche des seigneurs de Kerberio.


 

Jean de Coetlogon, son fils, chevalier de l'ordre du roi, fut pere de René de Coetlogon, marié en 1644 à Sebastienne de la Tronchaye, mere de François de Coetlogon, chevalier seigneur de Kerberio, mort en 1689. Jean-Baptiste de Ceetlogon, seigneur de Kerberio, son fils, épousa au mois d'Août 1696. Louise-Françoise-Peronelle Hingand de Kerisac, dont il eut, Jean-Baptiste-François de Coetlogon, seigneur de Kerberio, de Kerhuel & de Kerjan, marié deux fois.


 

1 °. à N.... de Joisel.


 

2 °. à N. .. de Kerninen. Pierre dit Perrot de Coetlogon, second fils de Henri, seigneur de Coetlogon, & de Marguerite d'Espeaux, à fait la branche des seigneursdu Gué-de-l'Isle. Robin de Coetlogon, son fils, fut pere, entre autres enfants, de Jean de Coetlogon, écuyer, seigneur de la Gaudinaye, par sa femme, Avoise,(aliàs) Hais le Bart, dame de la Gaudinaye, mere d'Alain, de Coetlogon, seigneur du petit Gué-de-l'Isle, de Gueauduc & de la Gaudinaye, nommé dans l'Histoire de Bretagne, parmi les Nobles qui, en 1370 avoient des compagnies d'hommes d'armes, La sienne servoit en Normandie dans l'armée du connétable du Guesclin contre les Anglois. Il eut de sa premiere femme, Jeanne Furgon, (aliàs) Fargon de Montorin.


 

1 °. Olivier de Coetlogon, seigneur de Gueauduc, qui suit.


 

2°. Guillaume de Coetlogon, qui a fait la branche des seigneurs de Lezonnet rapportée ci-après ; & de sa seconde femme Jeanne-Castin, Yves de Coetlogon, auteur des seigneurs de la Bourdelaye, rapportés ci-après.


 

Olivier de Coetlogon, seigneur de Gueauduc & de Mejusseaume par son mariage, avoit été écuyer de François I. duc de Bretagne. Pierre II. & ses successeurs lui conserverent ce titre dans tous les actes. Le duc François II. l'envoya ambassadeur en France ès années 1452. 1453. & 1456, Il fut fait chevalier de l'Hermine en 1454. & le duc François II. le pourvut le premier Septembre 1460. de l'office de premier président de la chambre des comptes de Bretagne. Il étoit mort en 1467.


 

Gilles de Coetlogon son fils, seigneur de Mejusseaume & de la Gaudinaye, chevalier, conseiller & chambellan du duc François II. & d'Anne, duchesse de Bretagne, puis des rois Charles VIII. & Louis XII. servoit le 8 Août 1487. avec un homme d'armes, & treize archers de ſa compagnie, & étoit prévôt des maréchaux de la province des Bretagne en 1490. 1491. & 1501 « Il fut pere de Guion de Coetlogon, qualifié noble & puissant dans un acte du 25 Décembre 1505, marié deux fois. De Patrice de Viesque, sa premiere femme, Guion eut René de Coetlogon, chevalier, seigneur de Mejusseaume, & d'Ancremel & de Kerveguen &c. d'Aliette le Rouge, sa seconde femme, il eut Noël de Coetlogon, seigneur d'Ancremel, de Kerveguen, de Penenver, &c. capitaine & gouverneur des ville & château de Morlaix, pendant le tems de la ligue. Celui-ci eut, entre autres enfants, de Marie de Goesbriant son épouse.


 

François de Coetlogon, qui suit, & Jean de Coetlogon, seigneur de Kerhuel & de Lescrech, qui a fait la branche des seigneurs de Pontlo, rapportée ci-après.


 

François de Coetlogon, chevalier, seigneur d'Ancremel, &c. puis vicomte de Mejusseaume, chevalier de la Gaudinaye, épousa en premieres noces le 29 Juin 1595. Marie de la Lande, dame de Kerbriac, dont il eut, entre autres enfants, Louis de Coetlogon, chevalier, vicomte de Mejusseaume, &c. marié le 28 Novembre 1613. à Louise le Meneust, mere de René de Coetlogon, marquis de Coetlogon qui suit : de Gui de Coetlogon, dont la postérité sera rapportée après celle de son frere aîné : de Louis de Coetlogon, duquel sont issus les vicomtes de Loyat, rapportés ci après, & d'Alain-Emmanuel, de Coetlogon, marquis de Coetlogon né en 1646. Celui-ci fut enseigne dans le regiment Dauphin en 1668. passa du service de terre à ce lui de mer en 1670. en qualité d'enseigne de vaisseaux ; fut fait lieutenant en 1672. & capitaine le 26 Janvier 1675. Il s'est trouvé à onze batailles navales. Dans le combat qui fut donné dans la rade de Palerme l'an 1676. son vaisseau fut un des dix qui attaquerent une des têtes de l'armée ennemie qui fut mise en déroute. En 1686. commandant un vaisseau de 44 canons, dans l'entrée de la méditerranée, il rencontra entre Gibraltar & la ville de Malaga, deux navires de guerre Espagnols, dont l'un de 56 pieces de canon, & l'autre de 44 qu'il combattit sur le refus qu'ils firent de saluer le pavillon du roi , & il les obligea de se retirer la nuit sous la place de Malaga. En 1688. il se trouva au bombardement d'Alger, sous les ordres du maréchal d'Estrées. Il fut chef d'escadre le premier Novembre 1689. lieutenant- général des armées le premier Juin 1701. & servit en qualité de capitaine général pour le roi d'Espagne dans l'Amérique Françoise. En 1703. il prit avec cinq vaisseaux qu'il commandoit, cinq vaisseaux de guerre Hollandois à la côte de Portugal, fut fait conseiller au conseil de Marine en 1715. reçu vice-amiral du Levant le 18 Novembre 1716 nommé grand croix de l'ordre militaire de S. Louis la même année. Le roi, en considération de tant de services, le nomma chevalier de ses ordres en 1724. & lui envoya le bâton de maréchal de France le premier Juin 1730. Il mourut le 7 du même mois agé de 83 ans, six mois. Il a eu l'honneur d'avoir la grande députation des Etats de Bretagne.


 

René de Coetlogon, chevalier, marquis de Coetlogon, lieutenant de roi dans la haute Bretagne, gouverneur de Rennes au mois de Novembre 1657. futfait conseiller d'Etat d'épée en 1658. Il avoit servi avec distinction dans les armées commandées par le prince de Condé, & pendant la minorité de Louis XIV. Il eut deux fois la grande députation de la noblesse de Bretagne en cour, & fut nommé par le roi en 1667. pour tenir les Etats de cette province. Il avoit été pourvu en 1658. de la lieutenance de roi ès quatre évêchés de la haute Bretagne, & mourut le 27 Avril 1683. laissant de Philippe de Coetlogon, son épouse, fille aînée & héritiere de René marquis de Coetlogon.


 

1°. René Hyacinthe de Coetlogon, marquis de Coetlogon, lieutenant de roi en la haute Bretagne, en survivance de son pere le 4 Août 1663. & gouverneur de Rennes le 7 du même mois ; il servit en qualité de capitaine dans le régiment du Dauphin, infanterie ensuite en la même qualité dans les regiments de Montrevel & de Bertillac, cavalerie, se trouva, entre autres occasions, au combat de Senef en 1674. Il eut la grande députation de la noblesse de cette province en cour, & mourut au mois d'Octobre 1692. Il avoit épousé le 3 Juillet 1664. Peronelle-Angélique de la Villeleon, héritiere de Bois Feillet, dont il eut un fils & une fille


 

2°. Louis-Marcel de Coetlogon, évêque de S. Brieux, ensuite de Tournai, & abbé de Begar, mort le 18 Avril 1707. 3°. Anne-Marie de Coetlogon, mariée à Jean-Joseph de Tournemine, chevalier, baron de Campsillon : 4°. Louise-Philippe de Coetlogon, fille d'honneur de la reine Marie-Therese d'Autriche, mariée à Louis d'Oger, marquis de Cavoye, grand maréchal de la maison du roi, dont elle resta veuve : Elle mourut à Paris âgée de quatre-vingt-huit ans le 31 Mars 1729. Par son testament elle nomma les pauvres de la paroisse S. Sulpice, ses légataires universels. Gui de Coetlogon, fils puîné de Louis de Coetlogon, vicomte de Mejusseaume, & de Louise le Meneust, fut doyen des conseillers du parlement de Rennes, & sindic général des Etats de Bretagne. Il épousa en secondes noces le 24 Février 1664. Louise Gatechair, dont il eut,


 

1°. Anne François de Coetlogon, archidiacre de Kimper, mort en 1705.


 

2°. Philippe-Gui, marquis de Coetlogon, qui suit


 

3°. Charles Elisabeth de Coetlogon, chevalier, seigneur de Romilli, marié au mois de Juin 1722. à Marie Françoise de Veteris, fille de Scipion de Veteris, seigneur de Revest, & de Mitilde Priouli, noble Venitienne, dont il eut,


 

1. Agathe-Françoise de Coetlogon, née le 28 Octobre 1725.


 

2. Elisabeth-Marie de Coetlogon, née le 5 Juin 1726. Philippe-Gui, marquis de Coetlogon, par sa femme, servit d'abord en qualité de mousquetaire du roi, puis de guidon & d'enseigne des gendarmes Ecossois, & se trouva aux batailles de Staffar de & de la Marsaille. Il avoit été sindic général des Etats de Bretagne, & mourut d'apoplexie encore jeune au mois d'Octobre 1709 De Suſanne-Guyenne, mar quiſe de Coetlogon, fille de René Hyacinthe, marquis de Coetlogon, qu'il épousa le 17 Mai 1694. il eut,


 

1. François de Coetlogon, religieux Bénédictin de Clugni :


 

2. Cesar-Magdeleine, marquis de Coetlogon, qui suit.


 

3.Jean de Coetlogon, chevalier de Malte, noyé en 1725. volontaire sur un vaisseau du roi.


 

4. Philippe de Coetlogon, religieuse à l'abbaye de Notre-Dame de Feu.


 

5. Charlotte-Elisabeth de Coetlogon, mariée à Joseph de Cantillac, dit le comte de Clegnée. Cesar-Magdeleine, marquis de Coetlogon, vicomte de Mejusseaume, baron de Pleugriffet, seigneur de Launay - Guen, de l'Espran, &c. servit dès l'âge de vingt-un ans en qualité d'aide de camp du maréchal de Berwich sur les frontieres d'Espagne en 1719. & 1720 fut fait mestre de camp, & se distingua aux siéges de Fontarabie & de S. Sebastien où il fut blessé. Il a été sindic général des Etats de Bretagne. Il épousa le 26 Avril 1721. Catherine-Claude le Borgne d'Avaugour, fille de Joseph-François le Borgne, seigneur de Rocumelin, & de Catherine Ursule du Bahuno, dont il a eu :


 

1.Alain-EmmanuelHyacinthe Cesar de Coetlogon :


 

2. & 3. Perrine-Catherine Marie, &


 

N. .. de Coetlogon.


 

Louis de Coetlogon, chevalier, vicomte de Loyat, châtelain de la Gaudinaye, seigneur de la Burliere & de Pandonnet, cinquieme fils de Louis de Coetlogon, vicomte de Mejusseaume, & de Louise le Meneust, a donné origine à la branche des vicomtes de Loyat. Il servit dans les guerres d'Italie. Il épousa Marguerite Auvri, fille de Maurice Auvril, seigneur de la Chauviere & de la Burliere, conseiller au parlement de Bretagne, dont il eut


 

I . René-Charles-Èlisabeth de Coetlogon, qui suit


 

2.Jean de Coetlogon, mort ecclésiastique


 

3. Philippe-Louise de Coetlogon, mariée à Jean-François de Keraly, seigneur du Fau & du Chesnay-Piglaye, conseiller au parlement de Bretagne.


 

René-Charles- Elisabeth de Coetlogon, vicomte de Loyat, châtelain de la Gaudinaye, sindic général des Etats de Bretagne, fut recu page de la grande écurie le premier Janvier 1690 servit depuis en qualité de mousquetaire, & s'est trouvé aux siéges de Mons & de Namur. Il fut marié à Anne Auvril de la Roche, fille unique de René Auvril, seigneur de la Roche, & de Genevieve Menardo, dont il a eu


 

1. Louis de Coetlogon, d'abord lieutenant dans le régiment, du roi, puis cornette de la seconde compagnie des mousquetaires en 1730. aujourd'hui lieutenant-général des armées du roi, marié le 17 Février 1736. à Anne Marie-Magdeleine-Johanne de la Carre de Saumeri


 

2. Emmanuel-Louis de Coetlogon, capitaine d'une compagnie de dragons dans le régiment de mestre de camp général en 1730 brigadier des armées du roi, veuf du 18 Novembre 1744. de Thomasse-Céleste-Esther Rivié, mere d'Emmanuel-Etienne-Maurice de Coetlogon.


 

3. Emmanuel-Marie de Coetlogon, dit le chevalier de Coetlogon , garde-marine, puis enseigne & lieutenant de vaisseau en 1730. aujourd'hui lieutenant de vaisseau.


 

4. René-Anne-Elisabeth de Coetlogon, abbé de Saint Mesmie, près Châlons-sur-Marne. Les seigneurs de Pontlo & de Kerlucel qui avoient pour auteur Jean de Coetlogon, seigneur de Kerlucel, de Lescrech, &c. baptisé le 8 Avril 1565. troisieme fils de Noël de Coetlogon, seigneur d'Ancremel, & de Marie de Goesbriant, ont fini à N. .. de Coetlogon, fils d'Alain de Coetlogon, dont plusieurs filles


Coëtlogon, châtellenie, & fief de Haubert dans l'évêché de S. Brieux, qui a donné son nom à une ancienne & illustre maison, connue en Bretagne dès la fin du douzieme siècle Elle a fourni un maréchal & vice-amiral de France, des évêques, &c.


 

- Eudes de Coetlogon, qualifié chevalier dans un acte du troisieme jour avant Pâques en 1180 est le premier de cette maison dont il soit fait mention.


 

Henri de Coetlogon, un de ses descendants, vivoit en 1240. Il fut pere, entre autres enfants,


 

1°. de Jean I. du nom, seigneur de Coetlogon, qui continua la branche.


 

2 °. de Pierre dit Perrot, de Coetlogon, du quel sont descendus les seigneurs du Gué-de-l'Isle.


 

François, seigneur de Coetlogon, de Kerberio, de la Landé & de la Motte, &c. un des descendants au huitieme degré de Jean I. du nom, mentionné ci-dessus, fut chevalier de l'ordre du roi sous Charles IX. gentilhomme ordinaire de sa chambre, lieutenant d'une compagnie d'hommes d'armes de ses ordonnances, & étoit mort en 1570. Il eut, entre autres enfants.


 

1 °. François II. du nom qui continua la branche.


 

2 °. Vincent de Coetlogon, qui a donné origine à la branche des seigneurs de Kerberio.


 

La branche aînée de cette maison à fini à René, sire & marquis de Coetlogon, qui obtint au mois de Mai 1622. des lettres du roi, portant réunion des terres de Coetlogon, de Pleugriffet, de la Lande, du Chastel, de Beaufond, de la Motte-au-Vicomte, & du Gouray, & érection de ses terres en marquisat, sous le nom de Coetlogon, relevant du duché de Bretagne. Il épousa le 9. Octobre 1605. Gillette de Ruellan, dont il eut un fils mort jeune, & trois filles. Vincent de Coetlogon, seigneur de Kerberio, gentilhomme de la chambre du roi Henri IV. chevalier de l'ordre de S. Michel, second fils de François I. du nom, seigneur de Coetlegon & de Gillette de Coetqueu, a donné origine à la branche des seigneurs de Kerberio.


 

Jean de Coetlogon, son fils, chevalier de l'ordre du roi, fut pere de René de Coetlogon, marié en 1644 à Sebastienne de la Tronchaye, mere de François de Coetlogon, chevalier seigneur de Kerberio, mort en 1689. Jean-Baptiste de Ceetlogon, seigneur de Kerberio, son fils, épousa au mois d'Août 1696. Louise-Françoise-Peronelle Hingand de Kerisac, dont il eut, Jean-Baptiste-François de Coetlogon, seigneur de Kerberio, de Kerhuel & de Kerjan, marié deux fois.


 

1 °. à N.... de Joisel.


 

2 °. à N. .. de Kerninen. Pierre dit Perrot de Coetlogon, second fils de Henri, seigneur de Coetlogon, & de Marguerite d'Espeaux, à fait la branche des seigneursdu Gué-de-l'Isle. Robin de Coetlogon, son fils, fut pere, entre autres enfants, de Jean de Coetlogon, écuyer, seigneur de la Gaudinaye, par sa femme, Avoise,(aliàs) Hais le Bart, dame de la Gaudinaye, mere d'Alain, de Coetlogon, seigneur du petit Gué-de-l'Isle, de Gueauduc & de la Gaudinaye, nommé dans l'Histoire de Bretagne, parmi les Nobles qui, en 1370 avoient des compagnies d'hommes d'armes, La sienne servoit en Normandie dans l'armée du connétable du Guesclin contre les Anglois. Il eut de sa premiere femme, Jeanne Furgon, (aliàs) Fargon de Montorin.


 

1 °. Olivier de Coetlogon, seigneur de Gueauduc, qui suit.


 

2°. Guillaume de Coetlogon, qui a fait la branche des seigneurs de Lezonnet rapportée ci-après ; & de sa seconde femme Jeanne-Castin, Yves de Coetlogon, auteur des seigneurs de la Bourdelaye, rapportés ci-après.


 

Olivier de Coetlogon, seigneur de Gueauduc & de Mejusseaume par son mariage, avoit été écuyer de François I. duc de Bretagne. Pierre II. & ses successeurs lui conserverent ce titre dans tous les actes. Le duc François II. l'envoya ambassadeur en France ès années 1452. 1453. & 1456, Il fut fait chevalier de l'Hermine en 1454. & le duc François II. le pourvut le premier Septembre 1460. de l'office de premier président de la chambre des comptes de Bretagne. Il étoit mort en 1467.


 

Gilles de Coetlogon son fils, seigneur de Mejusseaume & de la Gaudinaye, chevalier, conseiller & chambellan du duc François II. & d'Anne, duchesse de Bretagne, puis des rois Charles VIII. & Louis XII. servoit le 8 Août 1487. avec un homme d'armes, & treize archers de ſa compagnie, & étoit prévôt des maréchaux de la province des Bretagne en 1490. 1491. & 1501 « Il fut pere de Guion de Coetlogon, qualifié noble & puissant dans un acte du 25 Décembre 1505, marié deux fois. De Patrice de Viesque, sa premiere femme, Guion eut René de Coetlogon, chevalier, seigneur de Mejusseaume, & d'Ancremel & de Kerveguen &c. d'Aliette le Rouge, sa seconde femme, il eut Noël de Coetlogon, seigneur d'Ancremel, de Kerveguen, de Penenver, &c. capitaine & gouverneur des ville & château de Morlaix, pendant le tems de la ligue. Celui-ci eut, entre autres enfants, de Marie de Goesbriant son épouse.


 

François de Coetlogon, qui suit, & Jean de Coetlogon, seigneur de Kerhuel & de Lescrech, qui a fait la branche des seigneurs de Pontlo, rapportée ci-après.


 

François de Coetlogon, chevalier, seigneur d'Ancremel, &c. puis vicomte de Mejusseaume, chevalier de la Gaudinaye, épousa en premieres noces le 29 Juin 1595. Marie de la Lande, dame de Kerbriac, dont il eut, entre autres enfants, Louis de Coetlogon, chevalier, vicomte de Mejusseaume, &c. marié le 28 Novembre 1613. à Louise le Meneust, mere de René de Coetlogon, marquis de Coetlogon qui suit : de Gui de Coetlogon, dont la postérité sera rapportée après celle de son frere aîné : de Louis de Coetlogon, duquel sont issus les vicomtes de Loyat, rapportés ci après, & d'Alain-Emmanuel, de Coetlogon, marquis de Coetlogon né en 1646. Celui-ci fut enseigne dans le regiment Dauphin en 1668. passa du service de terre à ce lui de mer en 1670. en qualité d'enseigne de vaisseaux ; fut fait lieutenant en 1672. & capitaine le 26 Janvier 1675. Il s'est trouvé à onze batailles navales. Dans le combat qui fut donné dans la rade de Palerme l'an 1676. son vaisseau fut un des dix qui attaquerent une des têtes de l'armée ennemie qui fut mise en déroute. En 1686. commandant un vaisseau de 44 canons, dans l'entrée de la méditerranée, il rencontra entre Gibraltar & la ville de Malaga, deux navires de guerre Espagnols, dont l'un de 56 pieces de canon, & l'autre de 44 qu'il combattit sur le refus qu'ils firent de saluer le pavillon du roi , & il les obligea de se retirer la nuit sous la place de Malaga. En 1688. il se trouva au bombardement d'Alger, sous les ordres du maréchal d'Estrées. Il fut chef d'escadre le premier Novembre 1689. lieutenant- général des armées le premier Juin 1701. & servit en qualité de capitaine général pour le roi d'Espagne dans l'Amérique Françoise. En 1703. il prit avec cinq vaisseaux qu'il commandoit, cinq vaisseaux de guerre Hollandois à la côte de Portugal, fut fait conseiller au conseil de Marine en 1715. reçu vice-amiral du Levant le 18 Novembre 1716 nommé grand croix de l'ordre militaire de S. Louis la même année. Le roi, en considération de tant de services, le nomma chevalier de ses ordres en 1724. & lui envoya le bâton de maréchal de France le premier Juin 1730. Il mourut le 7 du même mois agé de 83 ans, six mois. Il a eu l'honneur d'avoir la grande députation des Etats de Bretagne.


 

René de Coetlogon, chevalier, marquis de Coetlogon, lieutenant de roi dans la haute Bretagne, gouverneur de Rennes au mois de Novembre 1657. futfait conseiller d'Etat d'épée en 1658. Il avoit servi avec distinction dans les armées commandées par le prince de Condé, & pendant la minorité de Louis XIV. Il eut deux fois la grande députation de la noblesse de Bretagne en cour, & fut nommé par le roi en 1667. pour tenir les Etats de cette province. Il avoit été pourvu en 1658. de la lieutenance de roi ès quatre évêchés de la haute Bretagne, & mourut le 27 Avril 1683. laissant de Philippe de Coetlogon, son épouse, fille aînée & héritiere de René marquis de Coetlogon.


 

1°. René Hyacinthe de Coetlogon, marquis de Coetlogon, lieutenant de roi en la haute Bretagne, en survivance de son pere le 4 Août 1663. & gouverneur de Rennes le 7 du même mois ; il servit en qualité de capitaine dans le régiment du Dauphin, infanterie ensuite en la même qualité dans les regiments de Montrevel & de Bertillac, cavalerie, se trouva, entre autres occasions, au combat de Senef en 1674. Il eut la grande députation de la noblesse de cette province en cour, & mourut au mois d'Octobre 1692. Il avoit épousé le 3 Juillet 1664. Peronelle-Angélique de la Villeleon, héritiere de Bois Feillet, dont il eut un fils & une fille


 

2°. Louis-Marcel de Coetlogon, évêque de S. Brieux, ensuite de Tournai, & abbé de Begar, mort le 18 Avril 1707. 3°. Anne-Marie de Coetlogon, mariée à Jean-Joseph de Tournemine, chevalier, baron de Campsillon : 4°. Louise-Philippe de Coetlogon, fille d'honneur de la reine Marie-Therese d'Autriche, mariée à Louis d'Oger, marquis de Cavoye, grand maréchal de la maison du roi, dont elle resta veuve : Elle mourut à Paris âgée de quatre-vingt-huit ans le 31 Mars 1729. Par son testament elle nomma les pauvres de la paroisse S. Sulpice, ses légataires universels. Gui de Coetlogon, fils puîné de Louis de Coetlogon, vicomte de Mejusseaume, & de Louise le Meneust, fut doyen des conseillers du parlement de Rennes, & sindic général des Etats de Bretagne. Il épousa en secondes noces le 24 Février 1664. Louise Gatechair, dont il eut,


 

1°. Anne François de Coetlogon, archidiacre de Kimper, mort en 1705.


 

2°. Philippe-Gui, marquis de Coetlogon, qui suit


 

3°. Charles Eliſabeth de Coetlogon, chevalier, seigneur de Romilli, marié au mois de Juin 1722. à Marie Françoise de Veteris, fille de Scipion de Veteris, seigneur de Revest, & de Mitilde Priouli, noble Venitienne, dont il eut,


 

1. Agathe-Françoise de Coetlogon, née le 28 Octobre 1725.


 

2. Elisabeth-Marie de Coetlogon, née le 5 Juin 1726. Philippe-Gui, marquis de Coetlogon, par sa femme, servit d'abord en qualité de mousquetaire du roi, puis de guidon & d'enseigne des gendarmes Ecossois, & se trouva aux batailles de Staffar de & de la Marsaille. Il avoit été sindic général des Etats de Bretagne, & mourut d'apoplexie encore jeune au mois d'Octobre 1709 De Suſanne-Guyenne, mar quiſe de Coetlogon, fille de René Hyacinthe, marquis de Coetlogon, qu'il épousa le 17 Mai 1694. il eut,


 

1. François de Coetlogon, religieux Bénédictin de Clugni :


 

2. Cesar-Magdeleine, marquis de Coetlogon, qui suit.


 

3.Jean de Coetlogon, chevalier de Malte, noyé en 1725. volontaire sur un vaisseau du roi.


 

4. Philippe de Coetlogon, religieuse à l'abbaye de Notre-Dame de Feu.


 

5. Charlotte-Elisabeth de Coetlogon, mariée à Joseph de Cantillac, dit le comte de Clegnée. Cesar-Magdeleine, marquis de Coetlogon, vicomte de Mejusseaume, baron de Pleugriffet, seigneur de Launay - Guen, de l'Espran, &c. servit dès l'âge de vingt-un ans en qualité d'aide de camp du maréchal de Berwich sur les frontieres d'Espagne en 1719. & 1720 fut fait mestre de camp, & se distingua aux siéges de Fontarabie & de S. Sebastien où il fut blessé. Il a été sindic général des Etats de Bretagne. Il épousa le 26 Avril 1721. Catherine-Claude le Borgne d'Avaugour, fille de Joseph-François le Borgne, seigneur de Rocumelin, & de Catherine Ursule du Bahuno, dont il a eu :


 

1.Alain-EmmanuelHyacinthe Cesar de Coetlogon :


 

2. & 3. Perrine-Catherine Marie, &


 

N. .. de Coetlogon.


 

Louis de Coetlogon, chevalier, vicomte de Loyat, châtelain de la Gaudinaye, seigneur de la Burliere & de Pandonnet, cinquieme fils de Louis de Coetlogon, vicomte de Mejusseaume, & de Louise le Meneust, a donné origine à la branche des vicomtes de Loyat. Il servit dans les guerres d'Italie. Il épousa Marguerite Auvri, fille de Maurice Auvril, seigneur de la Chauviere & de la Burliere, conseiller au parlement de Bretagne, dont il eut


 

I . René-Charles-Èlisabeth de Coetlogon, qui suit


 

2.Jean de Coetlogon, mort ecclésiastique


 

3. Philippe-Louise de Coetlogon, mariée à Jean-François de Keraly, seigneur du Fau & du Chesnay-Piglaye, conseiller au parlement de Bretagne.


 

René-Charles- Elisabeth de Coetlogon, vicomte de Loyat, châtelain de la Gaudinaye, sindic général des Etats de Bretagne, fut recu page de la grande écurie le premier Janvier 1690 servit depuis en qualité de mousquetaire, & s'est trouvé aux siéges de Mons & de Namur. Il fut marié à Anne Auvril de la Roche, fille unique de René Auvril, seigneur de la Roche, & de Genevieve Menardo, dont il a eu


 

1. Louis de Coetlogon, d'abord lieutenant dans le régiment, du roi, puis cornette de la seconde compagnie des mousquetaires en 1730. aujourd'hui lieutenant-général des armées du roi, marié le 17 Février 1736. à Anne Marie-Magdeleine-Johanne de la Carre de Saumeri


 

2. Emmanuel-Louis de Coetlogon, capitaine d'une compagnie de dragons dans le régiment de mestre de camp général en 1730 brigadier des armées du roi, veuf du 18 Novembre 1744. de Thomasse-Céleste-Esther Rivié, mere d'Emmanuel-Etienne-Maurice de Coetlogon.


 

3. Emmanuel-Marie de Coetlogon, dit le chevalier de Coetlogon , garde-marine, puis enseigne & lieutenant de vaisseau en 1730. aujourd'hui lieutenant de vaisseau.


 

4. René-Anne-Elisabeth de Coetlogon, abbé de Saint Mesmie, près Châlons-sur-Marne.

 

Les seigneurs de Pontlo & de Kerlucel qui avoient pour auteur Jean de Coetlogon, seigneur de Kerlucel, de Lescrech, &c. baptisé le 8 Avril 1565. troisieme fils de Noël de Coetlogon, seigneur d'Ancremel, & de Marie de Goesbriant, ont fini à N. .. de Coetlogon, fils d'Alain de Coetlogon, dont plusieurs filles

 

Les seigneurs de Lezonnet qui avoient pour auteur Guillaume de Coetlogon, écuyer, seigneur du Quillo & de Lezonnet, âgé de cinquante-quatre ans en 1480. fils puîné d'Alain de Coetlogon, seigneur du Petit-Gué-de l'Isle, & de Jeanne Fourgon, dame de Mantorin, ont fini à Bertrand de Coetlogon, seigneur de Lezonnet & du Quillo, écuyer. Il fut pere de Jacquette de Coetlogon, qui épousa Jacques le Prêtre, écuyer, seigneur de la Loyerre, lequel s'obligea par le contrat de mariage, à quitter ses armes, pour prendre celles de sa femme. Yves de Coetlogon, fils d'Alain de Coetlogon, seigneur du Petit-Gué-de-l'Isle, & de Jeanne Castro, sa seconde femme, est auteur des seigneurs de la Bourdelaye. Il vivoit en 1427. Guillaume de Coetlogon, son fils, seigneur de la Bourdelaye, écuyer, eut pour femme, Rouline Mareuil, mere d'un fils mort sans postérité, & d'une fille mariée. On trouve encore du nom de Coetlogon, N. .. de Coetlogon, fondatrice du couvent des Cordedeliers de Savenay, dans le comté Nantois. Guillaume de Coetlogon, étoit conseiller du parlement de Bretagne à l'assemblée des Etats ouverts à Vannes. On en trouve encore plusieurs autres. Voyez le Pere Anselme, Tome. VII. 717 & suiv. Les armes de la maison de Coetlogon sont : de gueule à trois écussons d'hermines.  



 

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 07:30
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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 07:21
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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 06:43

 

Guitté

 

 

Trémeur 

 

 

Lanrelas

 

 

Jugon

 

 

Plédéliac

 

 

Caulnes

 

 

Sévignac

 

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 16:00

Autant le père avait eut une vie agitée, autant le fils pareillement prénommé John eut une vie paisible : Lord John II of Dinham contracta pour sa part alliance avec Lady Muriel de Courtenay, fille de Sir Thomas de Courtenay, Chevalier et de Muriel de Moels.

 

Lady Muriel of Dinham & son père :  Lord John III of Dinham 

 

Pourtant John of Dinham, second du nom, ce respectable propriétaire terrien devait trouver la mort le 7 janvier 1383 après avoir été attaqué et tué par des voleurs. Sa fin brutale dû être évoquée à la Cour de Londres, le vénérable gentilhomme avait assisté au mariage du roi Richard II avec Anne de Bohême, le 20 janvier 1382. Le défunt laissait deux enfants : Joan, mariée à Marice Berkeley, et mère d'un fils pareillement prénommé Maurice, ladite Joan of Dinham trépassa l'an 1401. Les deux meurtriers de Lord John of Dinham, second du nom, les dénommés John Broun & Robert Tuwyng, furent arrêtés et emmenés à la prison de Ilchester, mais ils s'en évadèrent, et le fils Dinham, John, troisième du nom, alors âgé d'une vingtaine, décida du sort des meurtriers de son père : il tua le dit Tuwyng, et s'empara de son complice alors réfugié en la cathédrale d'Exeter. L'évêque de la city d'Exeter fut indigné d'un tel geste, considérant qu'il y avait eu violation du droit d'asile !

 

 

Lady Joanna of Dinham épouse de Roger Carminow, décédée l'an 1338, elle était fille de Geoffrey et soeur d'Oliver marié à Isolda de Cardinan puis à Isabel de Courtenay, évoqués à la précédente page.

 

Lord John of Dinham fut contraint de remettre Broun entre les mains des clercs de l'évêque et de faire pénitence. D'autres faits graves furent attribués à Lord of Dinham, vols, violence.  Lord John III of Dinham épousa d'abord Eleanor de Montagu, fille de Roger de Montagu, Ier Baron de Montagu et de Margaret de Mortemer ; de cette première alliance naquit Muriel of Dinham qui épousa sir Edward Hastings de Helsing et Gressenhall. La seconde alliance de John, lord of Dinham eut lieu vers l'an 1406 avec Lady Maud Mautravers, fille de sir John Mautravers. Enfin une troisième alliance entre John III of Dinham et Lady Philippa Lovel donna pour héritier de cette Maison : John IV of Dinham. Lord John III of Dinham trépassa le 25 décembre 1428 âgé d'environ 66 ans (tombeau ci-dessus). Le monument funéraire de Lord John III of Dinham et de deux de ses épouses sont visibles à St-Mary's church à Kingskerswell. John IV of Dinham -alias of Dynham fut anobli peu avant ses vingt-cinq ans. En 1431, il assistait le roi Henri VI en royaume de France. En 1444, il fut accusé d'avoir volé ses chevaux, les moutons et les bovins. Une accusation similaire avait été faite contre son père en 1397. Lord John IV of Dinham épousa Joan Arches, fille de Sir Richard Arches. De leur union naquirent dix enfants :


-John V of Dinham -alias Dynham, fut le premier titré Baron Dynham né vers 1433, il épousa successivement Elisabeth FitzWalter, puis Elisabeth Willoughby, mais à son décès survenu en 1501, il ne laissait aucune postérité. Ses trois frères Charles, Oliver et Roger le précédèrent dans la tombe sans aucune postérité ccnnue Sa baronnie ne lui survécu pas, car après sa mort, les domaines de Dynham furent divisés entre les héritiers de ses nombreuses sœurs, savoir : 


-Phillipa Dynham, épousa Sir Thomas Beaumont de Shirwell.


-Joan Dynham, épousa John la Zouche, VIIe Baron Zouche 


-Margery Dynham, épousa Sir Edmund Carew.


-Katherine Dynham, épousa  Sir Thomas Arundell.


-Edith Dynham, épousa Thomas Fowler.

 

-Elizabeth Dynham, décédée en 1516, fut mariée trois fois. Son premier mari était Fulk Bourchier, 10ème Baron FitzWarin et descendant de Havise of Dinham & de Fouke FitzWarin dont il a été mention à la page précédente. Devenue veuve, elle épousa ensuite successivement  Sir John Sapcotes puis Sir Thomas Brandon.

 

 

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 15:50
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 14:11

 

Hemyock castel qui fut propriété de la famille de Dynham

et armoiries du Lord Dynham

 

Olivier premier, vicomte de Dinan, époux de Ganna, et fils de Joscelin de Dinan (voir Les Sires de Dinan par Anatole de Barthélémy, page n° 1.) était présent à la Bataille d'Hastings, ce mois de septembre 1066. L'aîné de ses fils, Geoffroy de Dinan fut à l'origine de la fondation du prieuré de la Madeleine sis en sa cité de Dinan, mais aussi l'an 1122, assisté de son épouse Orieldis et de son fils aîné Olivier II accorda à l'ordre de Marmoutiers « deux manoirs que je tiens en Angleterre par don du roi Henry. » Henry Premier Beauclerc, le plus jeune des fils de Guillaume Le Conquérant récompensa ainsi le sire de Dinan pour ses services rendus. Anatole de Saint-Barthélémy qui a fournit une généalogie sur la Maison de Dinan écrit au sujet de Geoffroy premier de Dinan : «  Le secours qu'il prêta au duc de Normandie Guillaume le Bâtard, lorsque celui-ci entreprit la conquête de l'Angleterre, lui fit donner des fiefs par ce prince au-delà de la Manche; aussi en 1122 nous le voyons disposer de Notuella et de Helpefort en faveur de Marmoutiers : il avait aussi, probablement par suite d'une donation du comte Etienne à son père, ce qui devint plus tard la châtellenie de Jugon. L'histoire qui garde le silence sur les exploits de Geoffroi Jet, nous révèle seulement , sans donner de détails, qu'il eut avec Gilduin de Combourg des démêlées qui furent terminées par l'intervention de l'archevêque de Dol  La femme de ce seigneur se nommait Radegonde Orieldis ou Oriou» Mais le dit Olivier Ier de Dinan fut il réellement présent à la Bataille de Hastings, selon Michaël Jones, rien ne l'atteste à travers les actes contenus dans le Domesday book. En revanche, ce dernier de poursuivre : «  A l'évidence, tout indique plutôt leur introduction en Angleterre par Henri Ier, qui, avant son avènement en 1100, s'était constitué une suite importante parmi l'aristocratie locale du Cotentin et de la Bretagne du nord-est. Au nombre des Bretons qui apparaissent, à partir de ce moment, dans les documents anglais, nous trouvons des voisins de la famille de Dinan, tels que Alain FilzFlaald, sénéchal héréditaire de Dol (et ancêtre de la Reine Elisabeth II), Guillaume d'Aubigny, surnommé Brito, de Landal, et Brian FitzCount, un fils illégitime de Alain Fergent (le Felgan de Wace)... »

Alain Felgan vint el passage,

Ki des Bretunz out grant barnage;

De Peleit le filz Bertran .

E li Sire i vint de Dinan,

E Raol i vint de Gael

E maint Breton de maint Chastel,

E cil de verz Brecheliant,

Dune Bretunz vont sovent fablant,

Une forest mult lunge è lée,

Ki en Bretaigne est mult loée ;

La Fontaine de Berenton

Sort d'une part lez le perron;

Aler i solent venéor

A Berenton par grant chalor,

Et o lor cors l'ewe puisier

Et li perron de suz moillier,

Por ço soleient pluée aveir :

Issi soleit jadis pluveir

En la forest tut envirun,

Maiz jo ne sai par kel raisun

Là solt l'en li fées véir,

Se li Bretunz disent veir,

Et altres merveilles plusors ;

Aigres solt avéir destors

E de granz cers mult grant plenté,

Maiz li vilain ont deserté.

Là alai jo merveilles querre,

Vis la forest è vis la terre;

Merveilles quis, maiz nes trovai;

Fol m'en revins, fol i alai,

Fol i alai, fol m'en revins,

Folie quis, por fol me tins

 

Olivier II, Seigneur de Dinan Nord et de Montafilant épousa Agnorie de Penthièvre (voir (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 3). Ce son eux qui furent à l'origine de la fondation du Prieuré de Jugon l'an 1109 (voir Histoire de Jugon, page n° 1 - Fondation du prieuré Saint Etienne de Jugon), mais aussi d'un autre Prieuré sis à Boquen en la paroisse de Plenest, avant de remplacer ce Prieuré de Boquen par une abbaye cistercienne fondée au cours de l'automne 1137 (voir l'abbaye de Boquen, page n° 1). Alain le frère cadet de Olivier II, reçut pour sa part en partage la Seigneurie de Dinan Sud et celle de Bécherel (voir La défense de Bécherel), mais selon Michaël Jones, il disposait également de propriétés dans les comtés de Bedfort, Cambridge, Cornouaille, Dorset, Hampshire, Huntingdon et Northampson. Josselin de Dinan -alias Josce, le troisième frère de Olivier II et de Alain, sire de Bécherel, fut également dotés de biens en Angleterre ; il laissa pour postérité deux filles : Sybille, mariée à Hugh  de Plugenet, et Hawise, mariée à Fouke FitzWarin. Olivier de Dinan, le troisième fils de Olivier II de Dinan et de Agnorie de Penthièvre, fut le fondateur de la branche anglaise de Dinan, dite de Dinham alias Dynham. Olivier de Dinan -alias Oliver of Dinham, naquit vers l'an 1121, il reçu les terres de son cousin Roland de Dinan, fils d'Alain, sieur de Bécherel, et se retrouva ainsi en possession d'un bien considérable : on cite l'imposant manoir de Hartland dans le Devon, mais aussi des biens dans le Somerset et le Cornwall. Après la mort d'Oliver of Dynham survenue vers l'an 1183, la filiation de cette branche se poursuivit à travers Geoffroy de Dinan -alias Geffrey of Dinham né vers l'an 1145 à Hartland dans le Comté de Devon. De son épouse prénommée Elisabeth, il laissait au moins deux fils : Olivier & Geoffroy. Olivier -alias Oliver of Dynham, fut du nombre des Chevaliers ayant assisté leur souverain Jean sans Terre l'an 1214, dans la difficile tentative de reconquête des territoires que son adversaire Philippe-Auguste avaient annexés à sa couronne. Ainsi disparurent sur le continent les débris de l'empire Plantagenêt, mais surtout la Normandie, perdue à jamais pour cet héritier de Guillaume le Conquérant.                                                     

 

 

Buckland Dinham dans le Somerset

 

Oliver of Dinham devait s'éteindre le 28 juin 1221 à Buckland Dinham dans le Somerset ; il laissait pour héritier de son bien un fils Geoffrey de Dinham. Geoffrey of Dinham reçut son héritage à sa majorité, lequel consitait en biens répartis à Hartland dans le Devon et Buckland Denham dans le Somerset. Ce chevalier s'éteignit le 26 décembre 1258. Les lourdes taxes imposées à ses sujets par le roi d'Angleterre Henri III eurent pour conséquences la rébellion d'une partie de la haute aristocratie, et cette coalition des Barons anglais était menée par Simon de Montfort, l'ancien conseiller du royal qui regardait son ancien protecteur comme un incompétent. Au cours de cette période mouvementée, le Sir Oliver of Dinham choisit pour position de défendre son souverain malmené. Il intervint ainsi à de multiples reprises au Pays de Galles et ayant été assigner à comparaître par décret royal au parlement, tout laisse supposer qu'il devint alors le premier Lord de la Maison de Dinham. Il fut chargé de la garde des propriétés royales de Exeter & Taunton (clichés ci-dessous) et se retrouva à la tête d'un important patrimoine. 

 

Oliver of Dinham épousa d'abord Isolda de Cardinan, puis Isabel de Courtenay, fille de Hugh de Vere, comte d'Oxford et de Hawise de Quincy. Isabel de Courtenay était veuve de John de Courtenay, fils et héritier de Sir Robert de Courtenay et Marie de Vernon. De l'union du Sire de Dinham et de Isabel de Courtenay naquirent au moins deux enfants : Josce -alias Gauzlin of Dinham, qui suit ; et Margaret of Dinham, mariée à l'âge de 15 ans avec sir William Asthorpe. Oliver of Dinham mourut en 1299, et son fils Josce le suivit deux ans plus tard dans la tombe. Il avait lui-même contribué à enrichir énormément le patrimoine de la Maison de Dinham, ayant épousé Margaret de Hydon, issue d'une richissime famille d'une partie du Devon. On pense que Josce of Dinham et son père et deux de ses sœurs étaient probablement morts de la peste noire. Josce of Dinham laissait son fils John à la tête de la branche des Dinan d'Angleterre. Celui-ci naquit en septembre 1294, et il fit aussi carrière dans les armes, tout comme ses aïeux. Selon Michaël Jones, il fut marié jeune avec une certaine Margaret dont on ne connaît pas le nom, il fut père de John qui suit. Mais ayant une vie agitée, le dit sir John of Dinham, premier du nom, entretint des liens avec une certaine Maud de Moleton qui lui donna plusieurs enfants illégitimes et à laquelle il légua à l'usufruit, le Manoir de Buckland Denham. Il s'en fut ensuite prendre part à un pèlerinage lointain, mais n'en revint jamais. C'était au cours de l'an 1332.

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 17:23

 

 

En ce moment, est commémoré le 950e anniversaire de la Bataille d'Hastings, que nos voisins Normands livrèrent Outre-Manche aux Saxons et à leur Suzerain Harold. Ainsi, Guillaume le bâtard, s'étant vu dépouiller du sien héritage que lui avait promis son parent Edouard le Confesseur -mort le 5 janvier 1066, décida de chasser l'usurpateur après l'avoir en vain prier de lui restituer son royaume. C'est à Lillebonne en Pays de Caux, que celui qui allait devenir pour la postérité, le Conquérant, décida de rassembler ses hommes, de tout statut, au cours de l'été 1066, avant de se lancer dans cette véritable aventure. Près de sept à huit mille hommes acceptèrent de relever le défit et d'accompagner le dit Normand dans sa conquête. Beaucoup de ces mercenaires étaient des puînés, issus d'illustres Maisons, et, plusieurs contrées y étaient représentées. Bien évidemment, il y avait des Normands, des Manceaux, des Angevins, des Poitevins, des Flamands, des Siciliens, mais aussi des Bretons, des Ecossais….La flotte, composée d'environ 650 navires, quitta le rivage normand, depuis Saint-Valery, ce 27 septembre 1066 et débarqua dans le Comté de Sussex en la baie de Pevensey le 28 septembre. Nous ne poursuivrons pas le récit de ces batailles décisives qui permirent à Guillaume, duc de Normandie de conquérir l'Angleterre, mais nous nous intéresserons à quelques unes de ces figures bretonnes qui l'assistèrent pour la circonstance -il est généralement admis que l'armée bretonne composait l'aile gauche des troupes, et que submergée par une contre-attaque saxonne, elle demanda le secours de la cavalerie de Guillaume ; on sait que les chevaliers Bretons attaquèrent et tombèrent en grand nombre. Mais combien de fiefs étaient entre les mains de ces guerriers bretons ? Certains avancent un pourcentage de 5 %, d'après une estimation effectuée un siècle après Hastings -soit près de deux-cent-cinquante fiefs. La plupart de ces soldats venaient de Haute-Bretagne, et s'ils étaient aussi nombreux, celà pourrait s'expliquer par le fait que Guillaume le Conquérant préférait les voir près de lui, en Angleterre, plutôt qu'en train de menacer la frontière de son duchié de Normaundie. Il est vrai aussi que Hoël de Cornouaille, nouveau duc de Bretagne, contrairement à son prédécesseur, Conan II, entretenait de bons rapports avec le duc de Normandie, et il lui envoya des fantassins, mais aussi des cavaliers, tous placés sous le commandement de son héritier, le futur duc breton Alain IV Fergent. On sait que Guillaume le Conquérant se réserva ainsi qu'à sa famille, près de la moitié des terres enlevées aux adversaires, le reste fut accordé aux guerriers qui l'avaient soutenu. Nous avons vu, avec l' « honneur » de Richmond, comment Alain le Roux, alias, Alan Rufus, fils cadet de Eudon de Penthièvre fut récompensé par attribution de ce comté, pour services rendus. En son temps, il fut assurément l'un des plus riches barons d'Angleterre ! Ses frères : Alain le Noir et Etienne furent aussi détenteurs de terres en la perfide Albion -on cite aussi leur frère illégitime Briend (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 2). Un autre personnage dont nous avons brièvement abordé le sujet, joua également un rôle prépondérant Outre-Manche, avant d'en être chassé avec quelques uns de ses compatriotes, en l'an 1075, pour rébellion à l'encontre du tout puissant maître, Guillaume le Conquérant : le sire Raoul de Gaël -alias Ralph staire ou Englishman (voir les défenses des sires de Gaël, page n° 1 - les défenses des sires de Gaël, page n° 2). Du pays de Dol étaient originaires les dénommés Guihénoc -alias Wihenoc ou Guiethenauc, fils de Caradoc de la Boussac, et, Badon -alias Baderon de la Boussac son frère. Une décennie s'étant écoulée depuis la conquête, l'aîné de la fratrie se vit récompenser du château de Monmouth en Pays de Galles et fonda tout près du castel « Monmouth Priory », dédicacé à Saint-Cado.

 

 

Monmouth castel

 

 Après la conquête normande, la terre autour Monks Kirby située dans le Warwickshire, est entrée dans la propriété de Geoffroy de la Guerche, un chevalier breton qui épousa Aelgifu, fille de Leofwin de Newnham, le dernier seigneur saxon. Manifestement le dit Geoffroy était un cadet de la famille de La Guerche (voir Quelques notes sur les seigneurs de la Guerche de Bretagne). Giron, fils d'Anquetil, seigneur de Châteaugiron, fut aussi du nombre des chevaliers bretons présents à Hastings. Quoi de plus naturel, quand on sait que le dit Anquetil avait sans nul doute du sang normand dans les veines comme le suggère son identité (voir quelques notes sur l'endroit : Chateaugiron, extrait par François-Alexandre Aubert de La Chesnay). Juhel de Totnes, mort vers 1123-1130 -alias Juhel fitz Alfred, est semble-t-il, d'après son patronyme, issue d'une famille ayant des liens tant en Bretagne qu'en Mayenne. Après la conquête normande, il devint Baron de Totnes & de Barnstaple dans le Devon et disposait d'un certain nombre d'autres propriétés en ce même comté, mais tout comme le puissant Raoul de Gaël, il fut expulsé d'Angleterre et ses biens furent confisqués. Un récent ouvrage de Pierre Hillion, consacré aux Bretons présents à la Bataille d'Hastings évoque deux frères : Hervé de Hillion & Tihel de Hillion  :  Dans le Domesday Book (Great Domesday, p.117), au chapitre XLV, sont détaillées les possessions anglaises attribuées après la bataille de Hastings par Guillaume, nouveau roi d'Angleterre, à Hervé de Hillion : Ashton, Hackworthy, Chilton, trois domaines tous situés dans le Devonshire, près d'Exeter, dans le sud-ouest du pays. En examinant les cartes du Devon et en effectuant une visite dans ces villages de l'Angleterre, l'auteur a retrouvé, 949 ans plus tard, les anciens domaines attribués à Hervé de Hillion, dont celui de Upton Hellions, écrit aussi Upton Hillions, situé à 6 km de Chilton. Les propriétaires actuels de ces domaines, dont la propriété appelée "Hellions Barton", à Upton Hellions, savaient que les origines du village remontaient à Guillaume le Conquérant et que des "Hillion" s'y étaient établis à cette époque. Mais ils ignoraient qu'il existait une commune française, de l'autre côté de la Manche, baptisée Hillion. Un village armoricain que Hervé de Hillion, et d'autres combattants bretons, avaient quitté en 1066 pour tenter de trouver une vie meilleure en Angleterre (sources Agence Bretagne Presse)Enfin, Michael Jones, dans son ouvrage :  The Creation of Brittany : A Late Medieval State, évoque la présence des Bretons sur le sol anglais au XIIe siècle :  -Roald, Harscouët, Hasculf, Rualent, Gurvant et Guiomar, autant de noms patronymiques très fréquents, et de poursuivre :  l'origine bretonne de beaucoup de chevaliers au recensement de 1166, en sus de ceux seulement dénommés Brito (Walter Brito), avec des noms tels que Alured, Hervé, Jordan, Hoël, Morvan et Jarnogan, est une présomption sérieuse...Sans oublier les William Fitzalan, Brien Le Chen, Herbert fils de Gurand, Gwomar le Rotur, et Gwido Extraneus, Baderon de Monmouth *, Ranulfus Brito, Jordanus Elveredus, Neuham et Ywain filius...Etaient-ils, eux-mêmes Bretons ? Ou comptaient-ils des Bretons parmi leurs aïeux ? Un extrait du roman de Rou et des ducs de Normandie par Robert Wace mentionne aussi Raoul de Fougères, fils de Méen,  -alias Raoul Fildemen : Grant pris en out cil de Felgieres, Ki de Bretaigne out gent mult fieresRaoul de Fougères aurait accompagné Alain IV Fergent au cours de cette expédition et prit le commandement des troupes Bretonnes. Alain IV Fergent et Raoul de Fougères se connaissaient, le dit Fougères, cadet de cette Maison ayant été élevé auprès du prince Breton (voir Notice historique et statistique sur la baronnie, la ville et l'arrondissement de Fougères par MM. Amédée Bertin & Léon Maupillet, page n° 2). Le sire de Fougères  épousa Avitie, fille de Richard de Bienfaite, et fonda l'abbaye de Savigny. La charte de cette fondation est de 1112 ; ce qui nous rend suspecte sa présence à Hastings. Un certain Robert de Vitré fut aussi du nombre des guerriers présents à Hastings, ainsi que Judicaël de Lohéac, Guyon de Châteaubriand et le vicomte de Dinan. Cette famille de Dinham -alias Dynham à laquelle nous consacrerons notre prochaine page, et qui puise ses origines au sein de la famille de Dinan  (voir Les Sires de Dinan, page n° 3.). * Badon ou Baderon de Monmouth, probable frère de Guihénoc. 

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Published by poudouvre
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