Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 07:10


 

Manoir de Kerléano à Auray, propriété de Georges Cadoudal
 

Georges Cadoudal, fils de paysans aisés, il embrassa une carrière militaire dans les rangs des fervents royalistes opposés à la terreur républicaine. Cadoudal : celui qui refusa le grade de général dans l'armée républicaine, l'adversaire de Napoléon. Potius quam foedari

 

 

Manoir de la Ville-Robert à Saint-Lormel, propriété de Toussaint du Breil de Pontbriand
 

Toussaint du Breil de Pontbriand, une autre grande figure de la résistance royaliste au moment des guerres républicaines. Il empêcha les troupes de la jeune République de se déployer dans le Morbihan et mena de nombreux combats victorieux en Bretagne

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 18:05

En 1892 dans la revue  Bulletin archéologique de l'Association bretonne, M. Joseph Janvier publiait : Les Seigneuries de Saint-Jouan-de-l'Isle. Nous aurons l'occasion d'aborder dans son intégralité le remarquable travail qu'il consacra à la localité qui l'avait vu naître et grandir. Pour l'heure, nous aborderons succinctement une partie de l'histoire de la seigneurie de Saint-Jouan-de-l'Isle….Le château de Saint-Jouan se composait d'un grand corps de logis, aux deux bouts duquel il y avait deux grands pavillons, le tout ayant environ 150 pieds de longueur ; il n'était donc pas triangulaire comme le prétend l'Annuaire Dinannais de 1833, mais il était dans une enceinte triangulaire, entourée de fossés. Ce château, qui n'était pas éloigné du manoir de l'Isle de plus de cent mètres à vol d'oiseau, n'existe plus, mais il était encore debout en 1740, * car, dans un partage de cette date, tandis que plusieurs pièces de terres sont indiquées comme grevées de la charge de porter une redevance au château de Couëllan, qu'habitait alors le seigneur de Saint-Jouan, une autre pièce est indiquée comme devant sa redevance o portage au château de Saint-Jouan. Il subsistait même, au moins en partie en l'an VI de la République, car il est compris dans un bail de la métairie de la Porte du Château, dans lequel il est ainsi désigné : « Le vieux château contenant, avec ses douves, 74 cordes ¼. » L'auteur de poursuivre : J'ai encore vu moi-même le colombier, qui ne fut détruit que vers 1860.

 

 

Sur ce plan de Saint-Jouan-de-l'Isle achevé en 1853 :

 

entouré d'un cercle jaune :  le colombier de Saint Jouan

en rouge : emplacement présumé de la seigneurie de Saint-Jouan

en vert : emplacement de la motte castrale siège de la seigneurie de l'Isle

 

 

Ce château était le centre d'un grand et beau domaine bien décoré, fief noble, ancienne chevalerie, jouissant de plusieurs grands privilèges et droits seigneuriaux. Nous laisserons là les notes précieuses de M. Janvier, mais nous aurons l'occasion d'aborder prochainement la description de Saint-Jouan-de-l'Isle, et notamment le remarquable chapitre consacré à la seigneurie de l'Isle. La première famille qui disposa de cette seigneurie fut la famille de Landujen -alias de Landujan. Cette famille portait pour armoiries «  D'azur à quatre fusées d'argent posées de fasce. » 

 

 

Alain de Landujen est nommé dans la réformation de 1427 : Alain de Landujen, à son hotel St-Jehan et La Menegie, y a deux métaiers ; puis en 1444, son successeur, probablement son fils, Charles de Landujen, à Saint-Jean-de-Lisle,y a un métaier. En 1513 : Le manoir et métairie St Jouantineuc, à noble escuier Charles de Landujen, Sr de St-Jouhan qu'il tient comme anciene chevalerie. Le mesme à une maison et jardin au bourg, tenu noblement

 

 


 

Le  Vieux Château au bourg de Saint Jouan, ci-dessus et ci-dessous

 

 

 

 

 

 

 

 

 

en jaune : les halles

en violet : endroit dit Vieux Château

en rouge : seigneurie de Saint-Jouan

en vert : seigneurie de l'Isle

 

 

Les anciennes halles de Saint-Jouan-de-l'Isle

 

 

Bâtisse proche de l'église, probablement construite avec les restes d'un des deux châteaux évoqués.
 

Le lieu désigné le vieux château situé sur les arrières des anciennes halles fut sans nul doute érigé afin de remplacer ce lieu disparu. Peut être est-ce le lieu désigné en 1513 maison et jardin au bourg tenu noblement

 

Il semblerait que ce soit par alliance que la seigneurie de Saint-Jouan à Jean de la  Motte de Vallée. Celui-ci avait épousé Bonne Glé de la Costadaye. La famille de la  Motte de Vallée que nous avons rencontré à Pumaudan et celle des Glé de la Costardaye mentionnée à la Roche en Guenroc. Pourtant, le domaine ne restera guère que deux générations durant aux mains de cette maison, puisque Bertranne de la  Motte de Vallée transporta la dite seigneurie à son époux :  Claude de Rosmadec, Chevalier de l'ordre du Roi. Cette alliance eut lieu au moment où les Guerres de la Ligue touchaient la paroisse de Saint-Jouan-de-l'Isle et les environs vers l'an 1591. Claude de Rosmadec, seigneur de Saint-Jouan de la Chappelle etc... (Chapelle-Blanche)  était le troisième fils d'Alain II de Rosmadec lui même marié l'an 1525 avec Jeanne du Chastel. L'un des frères de Claude de Rosmadec : Tanneguy  de Rosmadec, baron de la Hunaudaie, épousa lMarguerite de Beaumanoir-Besso, il exerça la charge de Gouverneur de Dinan.  Mathurin de Rosmadec, fils de  Bertranne de la Vallée  & de Claude de Rosmadec, ,naquit  en 1581 et porta le titre de Baron de Saint Jouan & de Gaël. Quant à Bertranne de la Motte de la Vallée, devenue veuve elle épousa Charles de Chanzay dont elle eut un fils prénommé Pierre.

 

 

Armoiries de la  Motte de Vallée

 

 

Armoiries de Rosmadec

 

Mathurin de Rosmadec,  fait Chevalier de l'ordre du Roi, épousa en 1608 Jeanne de Trogoff. belle jeune femme vertueuse qui lui apporta cent milles écus. Elle mourut le 29 mai 1638, non pas en son château de Saint-Jouan, mais à celui de Comper. Le Registre de décès des décès de la paroisse de Saint-Jouan nous apprend que ses funérailles furent faites dans l'église de Concoret ; que à cause de la peste qui sévissait à Saint-Jouan, l'on tarda d'enterrer le corps jusqu'au 8 septembre 1642 , et qu'il fut inhumé ce jour là dans le tombeau des seigneurs de Saint-Jouan. Acte ci-dessous.

 

 

Mathurin de Rosmadec mourut en son château de Saint-Jouan le 18 avril 1644 à deux heures de l'après-midi et fut inhumé la nuit suivante en l'église de Saint-Jouan, sous une pierre sépulcrale sur laquelle est grossièrement sculptée la figure d'une dame. La famille de la Moussaye disposait de droit d'enfeu en l'église de Saint-Jouan au cours de l'époque médiévale. Ici une dame de cette Maison de la Moussaye, seigneur de Kergoët en cette même paroisse de Saint-Jouan.

 

 

 Les funérailles furent faites quatre jours plus tard par le recteur de saint-Méen, l'oraison funèbre prononcée par le recteur de Gaël. Acte ci-dessous.

 

 

De l'union de Mathurin de Rosmadec et Jeanne de Trogoff naquirent cinq enfants : Jeanne, Mathurin, Sébastien, Charles, Peronnelle et Magdelaine. Mathurin de Rosmadec succéda à son père à la tête de la seigneurie, il fut enseigne de la compagnie des gens d'armes du Maréchal de la Meilleraye où il fit preuve de courage. Il revendit la seigneurie de la Chapelle-Blanche à son beau-frère Prigent Le Ny de Coatelez époux de Peronnelle. Charles de Rosmadec, le jeune frère du seigneur de Saint-Jouan, devint évêque de Vannes en 1647. En 1672, la seigneurie de Saint-Jouan fut acquise par retrait féodal par Siméon Hay de Couëllan, possesseur de cette seigneurie voisine que nous avons déjà évoquée sur ce blog. En réalité la seigneurie de Saint-Jouan avait été vendue au seigneur de la Busssaudière, mais le possesseur de Couëllan en Guitté fit valoir ses droits. 


 

 

Armoiries Hay de Couëllan


Armoiries de Saint-Pern

Renée-Catherine Hay de Couëllan, sœur de Siméon hérita de ses biens. Mariée à Pierre-Mathurin de Derval, leur fille Marie-Françoise-Angélique épousa Pierre-Mathurin-Bertrand de Saint-Pern, ce sont eux qui étaient à la tête de la seigneurie en 1758. Le dernier possesseur du lieu fut leur fils René-Bertrand-Célestin de Saint-Pern, il vivait au moment où survint la Révolution...voir aussi le château de Couëllan en Guitté (rubrique recherche)

Merci aux Archives départementales des Côtes d'Armor

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 08:39

La terre de la Hunaudière en la Chapelle-Blanche appartenait au cours du XIVe siècle à la famille Grignart alias Grignard, maison présente en la paroisse de Saint-Judoce, et dont les membres étaient titrés sieurs de Champsavoy. Les armoiries de cette famille étaient : « De sable, à la croix d'argent, cantonnée de quatre croissants de même ».

 

 

En elle je mets mon espoir, telle était la devise de cette famille qui comptait pour membres : Jean Grignart, sieur de Champsavory, vivant en 1350, possesseur de la Hunaudière ; Robert Grignart, vivant en 1360, épousa Jeanne du Tertre ; Jeannot Grignart leur fils, était écuyer dans une montre de 1380. Il épousa Jeanne Costard.

 

 

 

 

 

 

La Hunaudière

 

 

La Hunaudière

cliché éditions Le Flohic

 

Les montres nobiliaires en 1513 fournissent les données qui suivent : Alain le Jeune home, a le manoir de la Saudraie qui a beau domaine et qu'il tient noblement comme héritier principal et nob. de Charles le Jeune home, son père. Plus, tient le mesme, une maison nomée la Romeraye et y a joint plusrs terres rot. Plus tient la maison et le manoir de la Hunaudière, avec son beau domaine, bien décoré, belles rabines qui est de fief nob. et ancien. En réalité il s'agit bien des membres de la familles Grignart qui sont évoqués à travers cet acte.

 

 

Le vicomte Frotier de la Messelière nous fournit une généalogie au sujet de cette famille :

Les seigneurs de Champsavoir avaient leurs armes dans la maîtresse vitre de l'église d'Evran et aussi en bosse sur pierre de taille dans la même église. Ils les avaient en ceinture et lisière sur l'église de Saint-Judoce, et aussi sur trois bancs fermés dont l'un du côté.de l'évangile en ladite église dont ils étaient fondateurs. Les armoiries des Grignart se voyaient aussi, en 1773, dans l'église de Médréac et en lizière d'une chapelle prohibitive attachée à la terre de Launay-Champsavoir donnée en partage à des cadets dès le XVIe siècle, dont :

Jehan ou Jouan Grignart, seigneur de Champsavoir en 1344 et 1346 épousa Perrine Jouchet. dont :

 

I° Robert, qui suit;

2° Guillaume, prêtre,en 1381et 1388.

 

Robert Grignart, ecuyer, seigneur de Chatnpsavoy, épousa Jeanne duTertre de Kermois, dont :

I° Jehan, qui suit

2° Jeanne épousa Pierrot de Quedillac.

 

Jehan ou Jehannet II Grignart, seigneur de Champsavoir, ecuyer de la compagnie du vicomte de la Bellière dans l'expédition de Chantoceaux en 1420, noble de la paroisse d'Evran en 1428 et 1429 ; épousa, en 1403, Jeanne Costar fille de Pierrot, seigneur de la Costardaye, et de Laurence

du Plessix, dont :

 

Raoul Grignart, ecuyer, seigneur de Champsavoir, épousa, en 1432, Râoulette du Pontcel, fille de Raoul, ecuyer et de Guilemette de Launay, dont :

 

I° Olivier qui suit ;

2° Miche! ;

3° Jeanne.

 

Olivier Grignart, seigneur dé Champsavoir, épousa, en 1459, Elise LeRoux, fille d'Ange-Guillaume, seigneur de la Roche des Aubiers et d'Isabeau Le Bouteiller. dont :

I° Jean ;

2° Aliette, épouse Rolland de la Brosse

 

ecuyer, Jean III Grignart, seigneur de Champsavoir en 1493, mort en. 1540, âgé de plus de 100 ans (ce n'est pas possible) ; épouse en 1484, Guillemette de la Provosté, fille de Charles, seigneur de la Tour, et de Jeanne de Hac,

dont :

 

I° Julien, qui suit ;

2° Pierre, marié à Jeanne Jumel, dont : Hubert, marié: 1° à Bienvenue Bouan ; 2° à Claudine Le Roy, père de Jean Grignart, époux de Barbe Lamour, dont Lancelot, seigneur de la Hunaudière, en 1668. Ledit Lancelot demeurait la paroisse de Guitté.

 

Ci dessous mention dudit sieur Lancelot et sa signature.

 

 

 

Ecuyer Pierre Grignard, sieur de la Hunaudière, cité en 1711 avait épousé dame Françoise Guinguené, dame de la Villeneuve.  Dans le catalogue des gentilshommes de Bretagne qui ont pris part ou envoyé leur procuration aux assemblées de la noblesse pour l'élection des députés aux États généraux de 1789 figure un Grignart de la Hunaudière

 

 

Merci aux Archives départementales des Côtes d'Armor

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 20:39

La seigneurie du Besso occupait probablement une ancienne terre aux mains des templiers en cette modeste paroisse de Saint André des Eaux, paroisse ressortant de l'évêché de Dol. La seigneurie du Besso fut d'abord entre les mains de la famille du Besso dont les armoiries étaient : «D'or à trois chevrons de sable. ».

 

 

Olivier du Besso marié avec Jeanne de Cran, fille de noble homme escuier Pierre de Cran lui même marié l'an 1337 avec Plesou de Pledran. Olivier du Besso, écuyer, fit sa montre à Dinan. Il avait avec lui un chevalier et quatre écuyers. C'est Tiennette du Besso l'héritière dudit Olivier du Besso, sa fille, qui transporta le domaine à la famille de Beaumanoir en épousant en 1390 Robert de Beaumanoir, seigneur dudit lieu en Evran. Ce dernier était alors chambellan du duc de Bretagne et capitaine de Vannes. Dès lors leurs descendants furent titrés Vicomte du Besso.

 

 

 

C'est probablement au début du XVIe siècle que le château cerné de douves fut aménagé. Il semblerait qu'une carrière ait alors été exploitée pour la circonstance. Cet aménagement serait dû à Briant de Beaumanoir, Chevalier, seigneur de Cesson, comte du Besso.  A la bataille de Castillon, il fut fait chevalier puis chambellan du roi Louis XI. Capitaine de Melun et seigneur de l'usufruit de cette ville. Il mourut en l'an 1485. En 1458, il avait épousé Marguerite de Creux, dame de la Folie, de Loublarie et de la Ville Odiernie, fille d'Olivier et Isabeau de Tréal. Marguerite de Creux mourut en 1495. Il fut père de Gilles de Beaumanoir, qui fut nomme chambellan de François II duc de Bretagne. Gilles de Beaumanoir assista à la conquête de Naples faite par Charles VIII en 1495 et fut fait chevalier à la bataille de Fornouc. Il mourut en 1498. Il avait épousé Jacquemine de La Motte, dame de Trébry, fille de Charles et de Marguerite Painel. Le couple eut cinq enfants. La dernière représentante de cette Maison : Hélène de Beaumanoir, fille de Toussaint de Beaumanoir; tué lors des guerres de la Ligue, vécut en partie au château de Limoëlan à Sévignac. Elle mourut en 1636. 

 

 

 

La chapelle domestique du lieu, dite chapelle du Besso, voir Collégiale, était voisine du Besso. Cette chapelle fut fondée elle même au cours des XIVe et XVe siècle ; elle était décorée de belles sculptures en pierre.

 

 

 

La tour du Besso

cliché : Inventaire du patrimoine culturel en Bretagne

 

Le 9 janvier 1924, le vicomte Frotier de la Messelière qui avait visité l'endroit trente ans plus tôt en nous laissant ces remarquables dessins écrivait : Nous laissons sur la gauche, la collégiale massacrée de Fontlebon et le mélancolique Besso, qui mire sa tour polygonale et ses hautes cheminées dans les eaux limpides baignant le pied de ses murs. Selon lui, les tours polygonales du Besso remontaient à la fin du XVe siècle, voir un peu plus tard.

 

 

Dessins de Frotier de la Messelière

 

 

Armoiries figurant sur le moulin du Besso

Cliché des éditions Le Flohic

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 12:24

Le terroir de la petite paroisse de Saint-Maden hébergeait la très importante seigneurie de la Houssaye à laquelle a été consacrée une page sur ce blog. En 1515 lors de l'enquête menée sur cette paroisse il est précisé : Disent les temoins apelés que depuis les 60 ans, n'y a nuls acquests ny annoblissemens, et que rien n'est noble en leur dite paroisse, que deux metairies nobles d'ancienneté appartiennent à François, sire de la Houssais, seigneur universel de la dite paroisse et de Ranlion, seul noble et sans avoir noble ne annobli, et n'y sont nulles rotures adjoustées n'y annexées. Tout semble indiquer que la Bréhaudais était l'une de ces deux métairies nobles d'ancienneté selon la formule employée.

 

 

En effet, la Bréhaudais présente des bâtiments reconstruits à la fin du XVIIIe siècle, mais des spécialistes admettent qu'un logis plus ancien XVIe ou XVIIe siècle en occupait l'emplacement. Nombre de familles remplissaient des fonctions diverses au sein des juridictions, la famille Le Coq -alias Le Cocq était l'une d'entre elles, elle était originaire de Maure de Bretagne. En 1631 Maistre Thomas Lecoq est cité comme témoin dans un des registres de Sévignac, Jean-Marie notaire vers 1735 à Saint-Maden.  Précisément c'est la famille Le Cocq qui vivait en ce lieu de la Bréhaudais en Saint-Maden,  sous l'Ancien Régime. Mais celui qui nous intéresse se nomme Maistre Jean Le Cocq, il fut procureur fiscal de la juridiction et châtellenie du Lattay. Maistre Mathurin Le Coq déposait des conclusions tendant à ce qu'un habitant de Guenroc, inculpé d'en avoir tué un autre, soit appréhendé au corps et constitué prisonnier dans les prisons de la juridiction de Couëllan au bourg de Caulnes, par emprunt de territoire, faute de prison de la seigneurie du Lattay. C'est en l'église Saint-Malo de Dinan le 11 octobre 1735 que Me Jean Le Coq, fils de Yves et de Marie Le Gallais originaire de la paroisse de Saint-Maden et domiciliés de Pleudihen, évêché de Dol, épousa Helenne Salomon, fille de Floriant et d'Ursule Hasle. L'union eut lieu en présence de Floriant Salomon, Robert Le Coq, Michel Salomon, Jacquemine Vergé, Pierre Salomon...Ci-dessous acte de décès de Maistre Jean Le Coq, décès survenu en sa maison des Bréhaudais le 20 novembre 1771.

 

 

Jean Le Cocq et Helenne Salomon eurent de nombreu enfants, l'un d'entre eux, Louis-Jean Le Cocq naquit le 17 avril 1746. On le trouve passer au séminaire d'assez bons examens. Ordonné prêtre le 22 septembre 1770, il demeure ensuite dans sa paroisse natale.

 

 

Lors de la Révolution, il ne s'assermenta, ni ne s'exila et se cacha dans le pays.  Le 20 avril 1794, le franc-maçon dinannais Hyacinthe Hercouët à la tête d'un détachement, perquisitionna en vain au château de la Houssaye, pour le découvrir. Il put s'emparer de son bréviaire, constata que le lit qu'il venait de quitter n'était pas encore refroidit, mais celui qu'il voulait atteindre avait disparu. L'enquête de Bouillé donne M. Le Coq vers 1802, comme résidant à Guenroc  depuis 18 mois. Elle le note "comme ayant peu de connaissance et infirme" . Ce prêtre mourut à Guenroc le 8 novembre 1802. Notes laissées par l'Abbé Auguste Lemasson.

 

 

(cliché réalisé par l'inventaire du patrimoine culturel en Bretagne)

 

Merci aux Archives départementales

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 04:14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une tradition orale.........

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 14:14

Le premier possesseur connu de cet endroit alors désigné la Rivière était Nob. seignr, Jean de Rohan, sieur de Coueyron, possédait en 1513 les métairies de Clairefontaine et de la Rivière. Il était le frère de Henri de Rohan, et fut seigneur de Landal, après son frère Henri. Gouverneur de Touraine, grand-maître de Bretagne sous les reines Anne et Claude. Il mourut le 19 janvier 1524, marié avec Guyonne de Lorgeril, fille de Jean de Lorgeril et de Françoise de Parthenay. Guyonne de Lorgeril était la dernière héritière de la Maison de Lorgeril en Jugon, dame de Tressaint et de La Tourniolle, morte le 22 août 1483. Ci dessous armoiries de Rohan. 

 

 

La famille de la Bintinais qui disposait du château de la Houssayse en la paroisse voisine de Saint-Maden fut aussi présente à Tréfumel : Messire René de la Bintinais et deffuncte dame Françoise de Voilant, feigneur et dame de la Grignonnais, sont cités à la datte du 12e Septembre 1651. Le château de la Rivière-Bintinaye relevant de Bécherel et disposait du droit de moyenne-justice. La Maison de la Bintinaye comptait Jean de la Bintinaye, ambassadeur du duc de Bretagne en Angleterre, où il mourut en 1491 ; Vincent de la Bintinaye, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi en 1588

 

 

 

Il fut recontruit en 1751 par Gilles-François de la Bintinaye et Marie-Anne-Angélique Champion de Cicé. Leurs armes figurent sur le fronton. Ci-dessous, d'après dessin du vicomte Frotier de la Messelière 

 

 

 

 

 

Le bâtiment actuel apparaît comme le projet inachevé d’une façade à la française. Les acquéreurs du domaine appartenaient à une dynastie de parlementaires : Gilles de la Bintinaye, vicomte de Rougé, exerçait la charge degreffier en chef des Etats de Bretagne en 1767, ce qui explique que avec son épouse il demeurait ordinairement en la ville de Rennes, près des Portes-Mordelaises.  Le sieur Gilles-François de la Bintinaye, chef de nom et d'armes était titré sieur de la Rivière, de la Ville-David et du Verger, vicomte de Rougé. Leur fille : damoiselle Marie-Rose-Céleste de la Bintinaye, épousa par contrat du 29 mai 1781 passé au château de la Bintinaye, paroisse de Tréfumel, devant Trochu et Barthomeuf, notaires royaux, Jacques-Thomas de l'Esperonnière. Le mariage religieux fut célébré le 29 mai 1781, dans l'église de Tréfumel, au diocèse de Saint-Malo.

 

 

Agathon de la Bintinaye, major des vaisseaux du Roi, il était lieutenant de du Couëdic sur la Surveillance, au célèbre combat que cette frégate livra au navire anglais le Québec en 1779. Le chevalier Agathon-Marie-René de la Bintinaye était né à Rennes le 24 mars 1756, ayant émigré en Angleterre , au commencement de la Révolution, il se trouvait à Londres lorsque le Morning Chronicle  publia sous le titre de The only privilegs  the nobily valued were distinction  a franck and excepton from taxes; un article calomnieux contre la noblesse française. Le chevalier de la Bintinaye indigné, le réfuta, dans une brochure qui fut accueillie avec ferveur. Il mourut à la fin du mois de décembre 1792, noyé dans la Tamise.  Jean-Baptiste de la Bintinaye, fils de François et Marie-Anne-Angélique Champion naquit en 1757. Chevalier de l'Ordre de Malte, il fut admis, avec le précédent à monter dans les carrosses du Roi, le 4 juin 1785, il mourut cinq ans plus tard. Augustin, vicomte de la Bintinaye, hérita, en 1810, de Mgr Jérôme Champion, comte de Cicé, Archevêque d'Aix, son oncle, dernier représentant de cette antique famille qui lui légua tous ses biens, titres et propriétés. Cette famille de la Bintinaye donna un maire à la commune de Tréfumel, elle était encore présente à la Rivière-Bintinaye au début du XXe siècle où elle était représentée par Anathole de la Bintinaye.

 

Merci aux Archives départementales des Côtes d'Armor

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 19:20

La terre de la Roche en la paroisse de Guenroc était entre les mains Eustache de Plumaugat, donné présent en ce manoir en 1447 ; lequel Eustache de Plumaugat fut compris dans l'ordonnance du duc de Bretagne pour le paiement de ceux qui le suivraient en France en 1448 : l'année suivante, il fut de retenue de Bertran(d) de Dinan, maréchal de Bretagne.  Ci dessous armoiries de Plumaugat

 

 

L'an 1513, noble home Piere Ducelier, sr dudit lieu à la maison et metairie de la Roche, noble d'ancieneté

 

A la mort de Claude Glé, la terre de la Roche revint à son frère Guy Glé. Guy Glé sieur d'Ossé et de la Costardais, était fils de Bertrand Glé et de Peronnelle du Pan, dame de Boschier, de Bégar et d'Ossé. Il combattit pendant les guerres de la Ligue pour le parti du Roi. Il épousa à Guenroc, le 22 janvier 1583, noble dame Jeanne de Bouillé, fille de Gilles et de Françoise de Coëtquen. Il vivait encore en 1612 ; et il figure à cette date dans un acte concernant la seigneurie de Rophemel à Guenroc. Il y est qualifié de Ch. de l'Or du R., Vicomte de Médréac, s. de la Costardais, de Caver, de Bagatz, de Pierre-Fontaine et de Rophemel. Le château de Rophemel était situé sur le sommet d'un rocher très escarpé mais en 1822 une note prècise qu'il n'en restait à peine que quelques traces. Ci dessous armoiries Glé de la Costardais,

 

 

 

La famille de Bénazé évoquée dans le dossier consacré à la famille de Querhouent de la Pyrie fut présente sur cette terre de la Roche en la paroisse de Guenroc à travers Henri de Bénazé fils de Pierre, sénéchal de Plénée. Titré seigneur de la Roche, écuyer Henri de Bénazé épousa Bonne-Guyonne Chatel.

 

 

Armoiries de Bénazé

 

En 1718, M. et Mme de Benazé avaient fait édifier dans la cour de leur château de la Roche, en Guenroc, une chapelle qui fut bénite après autorisation de l'évêque de Saint-Malo, et placée sous le vocable de la Sainte-Trinité le 7 mai 1719. C'est à Dinan que trépassa le sire Bénazé de la Roche, Capitaine d'infanterie et garde côtes, il fut inhumé le 16 juillet 1772. Henri-François-Joseph de Bénazé son fils naquit au château de la Roche le 11 décembre 1720. Marié avec Françoise Raoul, ils eurent pour héritier Bertrand de Bénazé, marié avec Marie-Françoise du Rocher  La Révolution ayant éclaté, la famille de Bénazé quitta la Roche et s'exila à Jersey.

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
1 mai 2015 5 01 /05 /mai /2015 12:11

La paroisse de Guitté bien que de modeste superficie abritait cependant nombre de terres nobles : Couëlan, Beaumont, les Touches sont les plus connues. Il en est une qui l'est moins, c'est la terre de la Perchais que nous allons ensemble découvrir à travers ses possesseurs. L'une des sources fréquemment utilisée, c'est l'extrait des Rolles et la Réformation de l'Evesché de Saint-Malo. Ainsi pour l'année 1447, les commissaires P. de Bonabri & B. Sevestre mentionne Eustache Harel, à la Perhaye, désigné Pihaie sept ans plus tôt avec le même possesseur. A n'en pas douter il s'agit de l'altération du nom du lieu qui nous intéresse : la Perchais. Les armoiries de cette famille Harel étaient « D'or au lion morné de gueules ». Ci dessous.

 

 

Cette maison était également présente en la paroisse de Saint-Pern où un lieu nommé le Breil-Harel, était tenu l'an 1515 par Guillaume Tirecocq et Olive Harel sa compagne.  Pourtant au début du XVIIe siècle, c'est une famille déjà présente sur le terroir environnant qui possède la terre de la Perchais : la famille Hingant de Saint-Maur. Comme nous l'avons vu au chapitre consacré au château du Hac sis en la localité du  Quiou : Chevalier Jehan Hingant Conseiller, puis Chambellan des Ducs Jean V et François Ier de Bretagne, dont il devint leur confident et l'hôte du Hac. Le père dudit Jehan fut le Chevalier Charles Hingant vivant l'an 1409. Mais le procès de Gilles de Bretagne, puis le crime dont il fut victime en 1450 fut préjudiciable  à l'émergence du notable qui avait osé juger le malheureu prince breton.  Il laissait pour  fils un dénommé Jean Hingant et pour petit-fils Eustache Hingant. Eustache Hingant titré seigneur du Hac, de Saint-Tual, fut uni en 1500 avec Perrine Botherel, dame de Cicé, fille de Robin Botherel, seigneur de Cicé, mais le domaine du Hac fut confisqué à Eustache Hingant qui laissa de son union avec Perrine Botherel :  Charles Hingant marié à Raoulette de La Houssaye et Olivier Hingant  marié à Jeanne de la Tremblaye. C'est ce dernier couple qui nous intéresse, et pour cause, cinq générations plus tard, un de leur descendant portait le titre de Sieur de Saint-Maur, alors que son aîné François était titré Sieur de la Tremblaye. La terre de Saint-Maur comme nous l'avons vu au sujet des possesseurs de la seigneurie du Verger à Caulnes était située en cette paroisse, et c'est le sieur Mathurin Hingant qui fut le premier à porter ce titre. Les armoiries de sa maison étaient les mêmes que celles du Hac et de la Tremblaye, savoir : « De gueules à la fasce d'or accompagnée de 7 billettes de même : 4 rangées en chef, 2. ».  Mathurin Hingant Sieur de Saint Maur épousa damoiselle Hélène Lesfroy dont il eut plusieurs enfants. Ses fils : Joseph & Mathurin Hingant trépassèrent respectivement le 28 décembre 1696 et le vendredi 4 janvier 1697 à la Perchais. Mathurin Hingant, était l'époux de Catherine Jan, dame du Plessix Madeuc en Corseul, elle même morte à la Perchais le 12 mai 1722. Sur l'acte de décès dudit Mathurin alors âgé de 35 ans, il est apporté cette précision: blessé de deux coups de fusil en même temps que feu son frère (Joseph) qu'il reçut quelques jours auparavant (28 décembre). Il fut porté en terre deux jours plus tard. Leurs actes de décès figurent ci-dessous.

 

 

Henri Hingant son fils épousa Françoise de Botherel de la maison de la Bretonnière, c'est lui qui fit édifier l'actuel château en 1725 -les armoiries Hingant et Botherel figurent au-dessus de la date.

 

 

 

cliché réalisé par l'inventaire du Patrimoine culturel en Bretagne

 

 

 

Le temps des travaux, les propriétaires furent habiter le manoir du Plessix-Botherel à la Chapelle-du-Lou. Si Jean-François Hingant, le fils du couple naquit à la Chapelle-du-Lou, en revanche leur petit-fils Hilarion naquit  à la Perchais en Guitté. Escuier Hilarion-Heny Hingant né le 26 avril 1750, fils légitime  d'escuier Jan-François-Henry Hingand  seigneur de la Perchaye du Plessis-Madeuc et autres lieux et de dame Catherine-Marie de Forsantz Hilarion-Heny Hingant  se distingua lors des guerres révolutionnaires et mourut âgé de 95 ans à Lannion. C'était le 8 juillet 1845. Mais le domaine de la Perchais fut pillé au moment de la Révolution, et confisqué en 1800 lors de la mise en vente du Bien-National, et un certain Jean Joseph Nicolas Baudouin s'en porta acquéreur. La Perchais fut ensuite entre les mains des familles Baudoin, Le Gyemare, Sebret, Carné de Trécesson et Aubrée.

 

 

Merci aux Archives départementales des Côtes d'Armor

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 18:08

 

 

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article