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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 12:21

II. Seconde enceinte.

 

Les quatre sièges subis par Vannes avaient, on le comprend, endommagés ses portes et ses murailles. Le nouveau duc Jean IV, qui avait pour cette ville une affection particulière, et qui la trouvait plus centrale que Nantes ou Rennes, résolut d'y faire de grosses réparations, d'agrandir son enceinte vers le port, et d'y construire son château ducal ous le nom de l'Hermine.

 

 

 

L'entreprise était considérable et demandait plusieurs années. Le porte A, donnant sur le faubourg Saint Patern fut refaite à neuf, et flanquée de deux tours monumentales, avec pont-levis et accessoires. Le portion du mur IJ, parallèle à la rue des Vierges, fut retouchée et perdit les traces de la constriction gallo-romaine. C'est à partir de la tour I que la nouvelle enceinte prit la direction du midi. Cette portion de mur était achevée en 1373, quand le duc dû quitter la Bretagne pour se réfugier en Angleterre, d'où il ne revint que six ans après.

Un acte de fondation, du 20 mars 1374, (N.S- 1375), renferme à ce sujet quelques détails intéressants - « 

sachent touz que par notre court de Vennes en droit personalment establit Mr. Geffroy Talevaz presbtre, souschantre de l'église de Saint-Père de Vennes, et recteur de l'église de St-Salemon, cognut et confessa que Mr Phélipes Talevaz presbtre, son oncle, donna autrefois au chapitre , pour son anniversaire, de la dite église, une rente de trente et deux soulz, levable sur son manoir et herbregement, où il soleit demorer en la ville de Vennes, sur la rue par où les cherèttes soleint aller du port de Vennes à la porte St Pater, et sur les courtilz ete exues davant et derrière et autres appartenances dou dit herbregement, par lequel herbregement sont demorez dehors la d. closture et les maisons et places demorez par dedans les d. maisons sises entre un herbregement qui fut à Geffroy de Clèce, et ore est à Gefffroy Denis, par raison de sa femme d'une part, et un autre herbregement et place, qui jadis fut à Eon L'orfèvre et ores est à Guillot Colin et ses fraresches d'autre part... Laquelle donoison celi Mr Geffroy, comme principal hoir de son dit oncle, a approuvé, loé et ratifié. - Et en oultre cognut et confessa avoi esleu sa sépulture, quand le cas viendra, en la d. église, après son déceis, chhacun an , perpétuelment, autres rentes et deus soulz de rente, sur le dit manoir et herbergement et sur les dites appartenances....(Chapitre Fondation.G.)  

.    

 

   

 

 

Les travaux de la nouvelle enceinte paraissent avoir été interrompus pendant l'éloignement du duc. Après son retour en 1379, il reprit son plan. Dès le 22 novembre 1380, il donna à l'abbaye Saint Gildas de Rhuys son moulin de Pencastel en Arzon, pour avoir en échange le moulin et l'étang situés au midi de la ville, parce qu'il en avait besoin pour continuer les remparts et pour protéger son futur château de l'Hermine. Peu après, il eut besoin du four de Calmont, appartenant à la même abbaye, et il s'engagea en retour à payer en retour une somme annuelle de deux livres sur sa recette d'Auray. Sans parler ici de la construction du château de l'Hermine, dont l'histoire se trouvera plus loin, on peu dire que les murailles de la ville se continuèrent par le sud, et se terminèrent à l'ouest, de manière à renfermer le couvent des Cordeliers. Une note, tirée d'un registre de ce couvent, donne une date précise : « Conventus Sancti Francisci Venetensis, anno 1385, multum fuit amplificatus generosissimo principe Johanne IV. La nouvelle muraille, qui fermait ainsi le couvent dans la ville et qui aboutissait à la porte de St. Salomon (E), rendait inutile la portion des murs sarrasins situés entre E et F. Le duc céda les douves de cette portion de murailles aux Cordeliers, en toute propriété, et contribua de cette façon à l'agrandissement du monastère.

 

 

Le duc Jean IV de Bretagne et ses conseillers.    

 

Les vieilles murailles de la ville, côté sud étant devenues inutiles, furent démolies. De nouvelles douves furent creusées le long des murs neufs, et les déblais purent servirent à combler les anciens fossés et à exhausser le sol de la nouvelle enceinte. En 1443, des charretées de décombres du cloître de la cathédrale et portées « près les murs de la ville, près du chasteau de l'Ermine, vers la porte de Calmont » (Comptes). La faible hauteur du sol dans la nouvelle ville permettait à la mer de refouler le ruisseau de la Garennes, , et de pénétrer dans les douves jusqu'à Saint-Nicolas et à la rue du Mené d'un côté, et jusqu'à la porte de Saint-Salomon de l'autre. Après « l'extinction des ducs de Bretagne » et l'union de la Province au royaume de France, la communauté de la ville de Vannes dut prendre à sa charge l'entretien des remparts. C'est ainsi qu'en 1576, au moment de la révolte du duc d'Alençon et des Malcontents, on la vit ordonner de réparer les murs et de curer les douves.Pendant la Ligue, sous l'inspiration du duc de Mercoeur, on construisit deux bastions où éperons de forme pentagonale , pour le service de l'artillerie. Le bastion L dit de Kaer et de Brezillet, fut achevé en 1593, suivant une inscription contemporaine. Le bastion C de la Porte-Neuve fut élevé vers 193, mais il n'eut son enveloppe de pierres de taille qu'en 1616. C'est également en 1616 que la communauté de ville fit commencer l'éperon M, vers le nord-ouest, l'éperon N, devant la porte de Gréguiny, et l'éperon R, devant la porte de Calmont. Dix ans après, en 1626, elle entreprit l'éperon T, entre le château de l'Hermine et la tour du Connétable. La ceinture murale de Vannes était complète. Elle ne recevra plus d'augmentation ; au contraire, elle subira de déplorables mutilations dans la suite des âges. Il est donc à propos de profiter du moment pour examiner en détail ses tours et ses portes.

 

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 12:31

 

Topographie historique de Vannes -extraits.

 

C'est à la fin du IVe siècle de l'ère chrétienne que le nom de Darioritum disparu pour laisser place à celui de Vannes, ou de Vennes, tiré du nom du peuple Vénète. C'est cette ville qu'il s'agit d'étudier ici, en examinant successivement ses murs, ses églises, ses châteaux, ses établissements, etc...Vannes comprend trois parties distinctes : 1° la ville close encore entourée de son enceinte fortifiée, dominée par sa cathédrale, et divisée en rues sombres et tortueuses, où l'on retrouve le caractère d'une cité bretonne du moyen-âge ; 2° le quartier de Saint-Paterne, presque aussi vieux que la ville, renfermant de nombreuses maisons en bois du XVIe siècle, la préfecture, les casernes, la gare, etc...3° le quartier de Saint-Salomon comprenant toute la partie de Vannes située à l'ouest des murs, avec ses divers établissements. Trois plans topographiques donnent la configuration de ces trois parties, et sont nécessaires pour en suivre la description détaillée. Leur réunion donne le plan général de la ville. Ces préliminaires posés, entrons en la matière.

 

 

Première enceinte.

 

Vannes était une ville ouverte sans fortifications, comme beaucoup d'autres cités de la Gaule. Mais en 270, les barbares de la Germanie, ayant traversé le Rhin, dévastèrent une soixantaine de villes. L'empereur Probus les tailla en pièces et repoussa le reste au delà du fleuve. Puis pour réparer les ravages, et en prévenir le retour dans une certaine mesure, il ordonna aux villes frontières de relever, au besoin de restreindre leur enceinte, il permit aux autres villes d'en faire autant, et d'employer aux remparts les pierres des tombeaux anciens, qui étaient trop éloignés de la cité pour être protégés. Une foule de cités de Gaule se mirent immédiatement à l'oeuvre, comme le prouvent les débris de sculptures, d'autels, d'inscriptions, etc... englobés dans la base de leurs murs. Tout dans ces débris annonce le Ier et le IIe siècles et le commencement du IIIe (voir M.de Caumont).

 

Il paraît que la ville de Darioritum élevé ses remparts à cette époque, c'est à dire à la fin du IIIe ou au commencement du IVe siècle. Ses murs primitifs, si l'on en juge par les vestiges subsistants, formait un triangle à pointe émoussée, dont la cathédrale occupe à peu près le centre. Le côté nord du triangle longe la rue du Mené, et les deux autres viennent rejoindre la place des Lices (Voir le plan).

 

     

 

A la base des murs, principalement au nord et à l'ouest, on voit encore plusieurs assises de pierres, d'assez grand appareil, jusqu'à a hauteur de de deux mètres, cinquante centimètres, et au-dessus on remarque des pierres de petit appareil, séparés par des cordons debriques. Cette première enceinte a subi dans le cours des âges plusieurs modifications : les murs ont été en partie refaits, les douves élargies, les tours et les portes relevées au fur et à mesure des besoins, mais sans jamais toucher au plan initial des remparts. A la chute de l'empire en 409, Vannes fit partie de la Confédération Armoricaine, et son gouverneur Eusèbe portait en 500 le titre de roi. Vannes avait un évêque depuis 465. Vannes aux mains des francs, Waroch II s'en empara en 577 et la transmit à ses successeurs. Pépin la repris en 753 et y mit des comtes francs. Nominoë, en 826, y rétablit l'influence bretonne jusqu'à l'incendie de la ville par les normands en 919.

 

 

 

remparts de Vannes, la partie romaine. (Wikipédia)

 

Privée désormais de ses comtes particuliers, Vannes releva directement des ducs de Bretagne, et jouit sous leur gouvernement d'une paix de quatre siècles. Dans cet intervalle, on croit que le duc Jean Ier (1237-1286) fit exécuter divers travaux aux murs de la ville ; dans tous les cas, son fils Jean II (1286-1305) y fit faire des réparations importantes, comme le constatent diverses quittances, données à ses exécuteurs testamentaires. La portion du mur EF, voisine du couvent des Cordeliers, portait en 1400 le nom de mur Sarrasin.en mémoire de ces deux princes qui avaient pris part à la Croisade de 1270 contre les infidèles de Tunis. A l'ouverture de la guerre de succession, en 1341, la ville de Vannes se déclara en faveur pour Jean de Montfort, qui lui semblait avoir le meilleur droit. Par suite, Charles de Blois vint l'assiéger dès le commencement de 1342 ; il donna un assaut à la ville et livra un rude combat près d'une des portes, où les deux partis perdirent beaucoup de monde.

 

 

 

Siège de Vannes en 1342

 

Les assiégés demandèrent une trêve pour le lendemain, et le Conseil des bourgeois résolut de se rendre. Geoffroy de Malestroit, qui commandait la garnison, n'ayant pu les détourner de ce dessein, sortit par une porte, tandis qu'on traitait à une autre, et se retira à Hennebont. Charles de Blois entra dans la ville, pourvut à la sûreté de la place, et partit au bout de cinq jours pour Carhaix. Quelques temps après, Robert d'Artois, que la comtesse de Montfort avait envoyé en Angleterre pour en ramener des renforts, et résolut de reprendre cette place. A la tête de 10.000 hommes, il attaqua les barrières sans pouvoir les briser ; à la nuit, il fit allumer des feux devant les deux principales portes de la ville, et les battit furieusement, pour y attirer toute la garnison. Pendant ce temps Gautier de Mauny et le comte de Quenfort s'approchèrent d'un quartier abandonné, escaladèrent la muraille avec leurs troupes, et prirent à dos les assiégés. La lutte devint alors impossible : une partie de la garnison réussit à s'échapper, le reste tomba entre les mains des vainqueurs, et la ville tomba sous l'obéissance du comte de Montfort.

 

 

Edward III d'Angleterre et Robert d'Artois

 

 

Cependant Hervé de Léon et Olivier de Clisson, irrités d'avoir été surpris et chassés de Vannes, résolurent de réparer leur honneur en rentrant dans la place. Ils prirent si bien leurs mesures qu'ils réunirent 12.000 hommes, et se présentèrent inopinément devant la ville. Robert d'Artois n'eut pas le temps de solliciter des secours ; il se défendit néanmoins avec une bravoure admirable, mais il ne put empêcher les ennemis de forcer les barrières et les portes. La ville fut reprise et Robert d'Artois y reçut une blessure, dont il mourut en retournant en Angleterre. Le roi Edouard III, sensiblement affligé par la mort de son lieutenant, jura de le venger, et vint en personne assiéger Vannes, en novembre 1342. C'était le quatrième siège de l'année.

 

 

En y arrivant, il livra un terrible assaut, qui fut vaillamment soutenu pendant six heures. Bientôt, le roi de France Philippe VI de Valois, vint en Bretagne et s'avança jusqu'à Ploërmel. Une lutte décisive allait peut être avoir lieu, quand deux légats du pape Clément VI intervinrent entre les belligérants, et obtinrent une trêve de trois ans qui fut signée à Malestroit le 13 janvier 1343. Le siège de Vannes fut levé, et la ville fut provisoirement remise aux cardinaux légats (D.Morice. Hist. I. 258.). En 1347, Charles de Blois ayant été fait prisonnier à la Roche-Derrien, fut conduit à Vannes, et de là expédié en Angleterre l'année suivante. Il en revint en 1356, mais il perdit la vie à la funeste bataille dAuray, livrée le 29 septembre 1364, et son concurrent Jean de Montfort, fut proclamé duc de Bretagne

 

 

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 07:36
 
Expérimenté à Paris en avril 1957, puis à Poullaouenn en décembre de la même année , le fest noz mod nevez est « exporté » dès 1958 dans les Côtes d'Armor à Saint Servais où les Frères Morvan de Saint Nicodème entamment une carrière prestigieuse. Extrait du Petit Futé.
 
 
 
 
 
Les Frères Morvan.
 
Comme les trois mousquetaires, ils étaient quatre au départ. Après le décès de l'aîné, les frères Morvan, paysans à Saint-Nicodème, dans le canton rural de Callac, en Bretagne, ont encore chanté à trois. Des airs à danser aux fameux festoù-noz, ces fêtes de nuit qui, après avoir failli disparaître définitivement au milieu des années cinquante, ont connu une nouvelle jeunesse au début des années soixante-dix. François Morvan, à soixante-quinze ans, a décidé de lever le pied. Henri et Yvon sillonnent toujours la Bretagne pour faire connaître un patrimoine culturel exclusivement oral. Yvon (entre ses deux frères sur notre photo) raconte cette épopée fraternelle. Gérard Le Puill, d'après un ouvrage consacré aux frères Morvan publié dans le journal Humanité.
 
   
Henri l'aîné de la fratrie naquit en 1919, François en 1923, Henri en 1931 et Yvon en 1934. Les parents vivaient à Saint Nicodème au cours d'une période où il n'y avait pas électricité et chaque foyers modestes ne parlaient qu'en breton. La maman Augustine; chanteuse à temps perdu, leur apprit des gwerzioù qu'elle même tenait de son père Guillaume Le Creff né en 1852 et mort en 1921. Du reste si les quatre frères et leur sœur fréquentaient les bans de l'école publique où on leur enseignait le français, de retour à la maison ils ne s'exprimaient qu'en langue bretonne, du reste,  l'enseignement du cathéchisme et  les vieux cantiques c'était en breton.

   
Autre extrait de l'interwiev accordé par les frères Morvan à Gérard Le Puill : Hormis le département de la Loire-Atlantique, nous n'avons chanté qu'en région Bretagne. Ce n'est pas un choix de Bretons mais plutôt de la sagesse paysanne. Pendant toutes ces années, nous étions des cultivateurs avec le souci d'être à la ferme chaque matin pour traire les vaches et faire le travail quotidien. Des associations bretonnes d'Ile-de-France nous ont souvent sollicités. Mais nous n'avons jamais cédé. Récemment, on nous a même proposé d'aller à Strasbourg, sans plus de succès à deux reprises, Rennes a été notre déplacement le plus lointain. La première fois, nous suivions une autre voiture. La seconde, deux ans plus tard, nous y sommes allés seuls. Des modifications étaient intervenues dans le plan de circulation de la ville et nous nous sommes égarés. Il a fallu se renseigner à plusieurs reprises pour trouver la salle. Quelle corvée ! Dans les bourgs de campagne nous n'avons pas ce problème. Le clocher se voit de loin et un regard sur la carte nous suffit pour mémoriser le parcours.
 
 
Yves est mort en 1984, François en 2012....Pourtant l'avanture continue pour Henri et Yvon, pour le plus grand plaisir du public. *
 
   
 
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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 06:30
 
 
     
Tre Langolen hag ar Faouet 
Ur barzh santel a vez kavet 
Hag eñ Tad Rasian anvet 

Laret en deus d'ar Faouediz : 
Lakaet un oferenn bep miz 
Un oferenn en hoc'h iliz 

Aet eo ar vosenn a Elliant 
Hogen n'eo ket aet hep forniant 
Aet zo ganti seizh mil ha kant 

E bro Elliant, hep laret gaou, 
Emañ diskennet an Ankou 
Marv an holl dud nemet daou 

Ur c'hwregig kozh tri-ugent vloaz 
Hag ur mab hepken he devoa 

"Edi ar vosenn penn ma zi : 
Pa garo Doue 'teui en ti 
Ni yey 'maez pa deui", emezi 

E kreiz Elliant, er marc'hallec'h, 
Geot da falc'hat e kavfec'h 

Nemet en hentig eus ar c'harr 
A gas re varv d'an douar 

Kriz vije 'r galon na ouelje 
E bro Elliant, neb a vije : 

Gwell't triwec'h c'harr tal ar vered 
Ha triwec'h all eno tonet 

Lec'h oa nav mab en un tiad 
Aent d'an douar en ur c'harrad 
Hag o mamm baour oc'h o charrat 

O zad a-dreñv o c'hwibannat 
Kollet gantañ e skiant-vat 

Hi a yude, galve Doue 
Reustlet e oa korf hag ene 

"Lakaet ma nav mab en douar 
Ha me roy deoc'h ur gouriz koar 

A rey teir zro en-dro d'ho ti 
Ha teir en-dro d'ho minic'hi 

Nav mab em boa em boa ganet 
Setu gant an Ankou int aet 

Gant an Ankou e toull ma dor 
Den da hul din ul lommig dour !" 

Leun er vered rez ar c'hleunioù 
Leun an iliz rez an treuzoù 

Ret eo benniget ar parkoù 
Da lakaat enno ar c'horfoù 

Me wel er vered un dervenn 
Hag en he beg ul liñser wenn 
Aet an holl dud gant ar vosenn 
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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 19:19

 

 

 

 

 

 

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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 14:21

 
La tour Solidor ou Stiridor, bâtie sur un rocher près de l'embouchure de la Rance a été élevée entre 1369 et 1382 par le duc de Bretagne Jean IV de Montfort non loin de l'endroit où s'élevait autrefois la ville gallo-romaine d'Aleth, qui grâce à son excellente situation commerciale, devint dans les derniers temps de l'empire la capitale des Curiosolites au détriment de l'antique cité de Corseul....En 1369, Josselin de Rohan évêque de Saint-Malo ayant voulu se soustraire à l'autorité du duc Bretagne Jean IV de Montfort sous prétexte que la ville bâtie sur un terrain ecclésiastique ne dépendait que du Pape, le duc, après avoir inutilement assiégé Saint Malo, fit bâtir la tour Solidor, grâce à laquelle il fit saisir le temporel de l'évêque, et lésa tellement les habitants coupés de leurs communications par terre et par mer qu'il les contraignit enfin à le recevoir.
 
 
Les mots nuper et de novo oedificari fecitemployés dans le fulminatoire du prélat lancé au mois d'aout 1382 contre leduc et ses officiers, nous apprennent que la tour était entièrement achevée à cette époque. En 1589, la forteresse, qui était gardée au nom d'Henri IV par le gouverneur du château de Saint-Malo, fut surprise par les gens du duc de Mercoeur; ls Malouins lui envoyèrent une députation à Dinan, pour lui offrir de la garder en son nom et sous son obéissance, ce que le duc leur accorda.
 
 
En 1590 Antoine Courtin, était capitaine de la tour Solidor aux gages de 300 écus par an , à charge d'y entretenir trois soldats, une servante et deux grands chiens. Par la suiteet après la soumission définitive des Malouins à Henri IV qui avait embrassé la religion catholique, les capitaines de la tour Solidor furent nommés par le roi. Une ordonnance de Louis XIII du mois d'avril 1636 porte ordre à Pierre Renard, gouverneur du château de Solidor et dépendances, de faire travailler incessamment aux réparations dudit château. Louis XIV ordonne au fils du susdit Pierre Renard pourvu de la Capitainerie de la tour, restée vacante après le décès de son père, de s'y transporter pour se mettre en la possession de la dite charge. Etant devenue , par suite des modifications apportées dans les engins de guerre, inutile à la défense du pays, la tour Solidor fut abandonnée provisoirement. Restaurée ou plutôt remaniée au XVIIIe siècle, elle servit de prison civile et militaire . Le tribunal correctionnel ayant été installé à Saint-Servan, les condamnées y étaient incarcérés, la ville de Saint Malo en avait la garde, comme elle avait par le privilège la garde de ses remparts et fortifications ; mais la tour Solidor est restée propriété de l'état, après la révolution, comme es autres forts de Saint Servan et de Saint-Malo : la Cité ; les Beys, la Conchée, Arbourg, etc....Du reste, quoique prison civile et militaire, elle était encore utilisée comme dépots pour les prisonniers de guerre qui constamment y furent internés. Il résultait de cet état de chose que le gouverneur de Saint-Malo avait à Solidor une police particulière qu'il exerçait sans le concours de l'administration municipal ; et cette situation ne fut pas sans povoquerde nombreux conflits pendant la période révolutionnaire. Néanmoins, elle fut toujours considérée comme domaine national par l'administration de la marine, et le commissaire principal M . Bleschamps, écrivait au ministre le 16 germinal an XII « quant à la tour Solidor, les armements de la flotille nationale m'ont mis dans le cas d'en tirerla plus grande utilité ; cette propriété nationale étant primo occupanti, j'en ai fait une Cayenne aux marins et la cour a été le dépôt général de l'artillerie.... » Aussi fut elle affectée au service de la marine par l'Article du 29 germinal an XII, comme les anses d'Aleth et de Solidor.

 
   
La tour Solidor dont nous donnons une vue perspective (état actuel, pl.n°1), sert de but de promenade à tous les baigneurs de Saint-Malo, Paramé, Saint-Enogat, Dinard, Saint-Briac, Saint-Lunaire, Dinan....Sa disposition toute particulière était bien comprise au point de vue militaire : du côté de la mer elle était défendue par une grosse tour dont les murs ont une épaisseur d'à peu près deux mètres avec un diamètre intérieur de 5.40 mètres Une grosse salle en forme de trapèze relie la grosse tour à deux autres de dimension moindre (2.60 et 3 m. de diamètre intérieur) auxquelles on accédait par un pont-levis dont les traces sont encore très apparentes aujourd'hui. La galerie du passage qui sépare les petites tours, munies d'un réduit pour les hommes de veille disposé à droite de l'entrée, était défendue par une herse et par des tranchées pratiquées dans la voûte située au-dessous de la chambre de la herse, et servant à jeter sur les assaillants des pierres, du plomb fondu, et des projectiles de toutes sortes. (pl. n° 2).
 
 
Chaque salle était pourvue d'une cheminée et de bans en granit établis dans l'épaisseur des embrasements des fenêtres. Pour parvenir aux deux étages supérieurs et à la plate-forme, on gravit un escalier circulaire, très ingénieusement aménagé et contigu à la tourelle de moindre dimension.     Nous donnons le plan du 2e étage (pl.n° 3), dont la disposition est sensiblement la même que celle du rez- de-chaussée, à cette différence près, que les tours, restant circulaires à l'extérieur, affectent à l'intérieur la forme polygonale. Le plan 4 donne une coupe longitudinale du monument qui nous est parvenu presque intact jusqu'à la hauteur de la plate-forme. Au dessus du machicoulis l'appareil a été entièrement refait, et le crénelage ancien a presque entièrement disparu. La toiture a été reconstruite tant bien que mal et son état défectueux nécessite une restauration complète ainsi que les cheminées dont la plus grande partie se trouve actuellement sans issue et perdue sous les combles.    
La tour Solidor, bien que devant être rangée dans la catégorie des tours isolées était pourvue d'ouvrages avancés ou travaux d'approche dont le plan existe en état de parfaite conservation.
 
 
Ces ouvrages (pl.n° 5) formant un octogone irrégulier et composé d'une enceinte entourée de murs percés de meurtrières dont les restes sont visibles encore, étaient séparés de la tour et de la terre ferme, par deux ponts-levis.Celui qui faisait face à la terre était protégé par deux tourelles dont l'une seulement est privée de son couronnement.
 
 
 
Non loin se trouve l'ancien corps de garde, à l'entrée de la cour qui servait de préau au XVIIIe, et de dépôt à l'artillerie royale. Les planches 6 et 7 donnent les élévations géométrales de la tour et de ses abords tels qu'on les voit actuellement ; les planches 8 et 9 représentent cet ensemble des fortifications de Solidor restituées telles qu'elles étaient au XIVe siècle, et avant la construction du quai du port Saint-Pierre affecté à la circulation des passagers de Dinard. Par une convention passée entre le ministre de la marine et l'administration des beaux-arts, la tour Solidor a été cédée à cette dernière qui doit prochainement rétablir dans son état primitif les parties supérieures endommagées de cet intéressant spécimen de l'architecture militaire du moyen-âge.
 
 
 
 
Paris ce 20 juin 1886. A. Ballu

 
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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 19:02

 

Fougères

 

 

Morlaix

 

 

Nantes

 

 

Dinan

 

 

Vannes

 

 

Brest

 

 

Saint-Malo

 

 

Lorient

 

 

Saint-Brieuc

 

 

Le Croisic

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 09:38

 

La famille de Trémaudan qui portait pour armoiries « de gueules à la levrette d'argent colleté, accompagnée en pointe d'une molette de même », puisait ses racines en la paroisse de Plestan où l'on retrouve ce lieu dit Trémaudan

 


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  I- 

 

 

Jehan de Trémaudan est donné aïeul de cette maison dont les représentants furent titrés sieurs du dit lieu en Plestan, mais aussi de Carbehault, de la Daviais, de la Chapelle du Tertre-Volance et de la Hautière paroisse de Plénée, et de la Sauldraye. Il servit aux guerres de son temps, en la compagnie de Guillaume de la Goublaye, écuyer, qui fit montre à Saint Cloud, le 13 novembre 1415, et servit aussi en la compagnie de Jehan Gilleront, écuyer, ainsi qu'il apparait lors de la revue passée à Croces-lès-Bourges, le 24 juin 1418. Le dit écuyer Jehan de Trémaudan, dit l'aîné est cité dans une montre reçue à Bourges en 1418, à Maroué le 12 octobre 1426 pour la terre de Craoneugien, cité également parmi les nobles de cette paroisse en 1440. Il est rapporté aux réformations de 1427 et 1459. 

 

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Manoir de Carbehault en Plénée 

   

  II- 

 

Thomas de Trémaudan, fils de Jéhan, Thomas de Trémaudan est seigneur de Carbehault, il comparaît aux montres de l'évêché de Saint Brieuc de l'an 1480 & 1483 en brigandine, salade, épée, dague et un cheval. Il épousa Guionne Graffart qui lui donna au moins le fils qui suit: Jean II de Trémaudan

 

    III    

 

 

Jean II de Trémaudan seigneur de Carbehault en Plénée, fils de Thomas de Trémaudan & Guyonne Graffart; fut marié en 1531 avec Mathurine de la Vigne. Celle ci était alors veuve de Charles de Guehenneuc, sieur de la Ville Brunard. La ditte Mathurine était fille de Bertrand et Guillemette des Cognets de la Bouëxière -d'où Jean III de Trémaudan

 

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  Manoir de Carbehault en Plénée   

 

 

  IV      

 

Jean III de Trémaudan seigneur de Carbehault, fils de Jean II de Trémaudan & Mathurine de la Vigne, épousa Julienne Agan, fille de Jéhan sieur de La Chapelle, dont il eut quatre enfants

 

 

-IV.a- Toussaint de Trémaudan -qui suit

 

 

-IV.b- François de Trémaudan, écuyer, sieur du Tertre. En janvier 1642, le dit François épousa Madeline Rouxel. Leur fils François de Trémaudan, sieur du Tertre marié avec Olive Rollier fut maintenu dans sa noblesse d'extraction, avec son père, par arrêt de la chambre de la réformation de Bretagne, du 3 septembre 1670.      

 

 

 

-IV.c- Jacques de Trémaudan "jacobus filius Johannus de Trémaudan  & Juliann Agan...Jacques fils de Jean et Julienne Agan- acte daté du 25.11.1586. Parrain Jean Régnouart marraine Guillemette de Lorgeril demoiselle de Brehigner. Plusieurs signatures: Régnouart l'une Montfils (sans doute le prêtre qui baptisa l'enfant, M.Beley. Ecuyer sieur de la Daviais, Jacques de Trémaudan épousa Hélèné Urvoy, demoiselle de la Daviais fille de Thomas, sieur de la Ville-Oury à la Malhoure et de Jacquemine Le Chevalier. Huit enfants naquirent de cette union -voir descendance deuxième partie -Branche de la Daviais.

 

     

 

-IV.d- Jehan de Trémaudan, baptisé en 1589 -acte ci-dessous  

 

      

         

 V       

 

Ecuyer Toussaint de Trémaudan sieur de Carbehault en Plénée, fils de écuyer Jacques et Julienne Agan serait né en 1584. Marié à Marie Losseart, il en eut neuf enfants :

 

-V.a- Anne de Trémaudan, née en 1612    

-V.b- Jean de Trémaudan, né en 1613    

-V.c- François de Trémaudan épousa Françoise Rouxel  -ci-après         

-V.d- Marguerite  de Trémaudan, née en 1618, décédée en 1691    

-V.e- Thomas de Trémaudan, né en 1620 épousa Françoise Grignon -ci après          

-V.f- Julien de Trémaudan, né en 1622  

-V.g- Olive de Trémaudan, née en 1631 -acte de baptême à la Malhoure ci dessous 

 

 

 

-V.c-  François de Trémaudan, né en 1616, décédé en 1681. Chevalier de la Garde royale, ledit François de Trémaudan contracta alliance avec Françoise Rouxel, fille de Julien Rouxel et Françoise de Lys. De leur union naquirent :

 

-VI.a- François de Trémaudan, né en 1645, décédé en 1702, épousa 1° Vincente Lecapitaine (dont François  1666), épousa 2° Ollive Rollier -ci après)

 

     

 

-V.e- Thomas de Trémaudan, avant dernier des six enfants de Toussaint et Marie Losseart "Thomas de Trémaudan filz de noble homme Toussaint de Trémaudan et de Marie Losseart a esté baptis(s)é par ledict Guyommart le douzième jour de juillet 1620 le parain Thomas Grignon la maraine Héleinne Urvoy" -acte ci-dessus, écuyer titré sieur de la Chapelle Thomas de Trémaudan épousa Françoise Grignon fille d' Amaury II Grignon & Mathurine Le Borgne dont il eut au moins deux enfants :

 

-VI.b- Catherine de Trémaudan, naquit en 1645 épousa Pierre Guyomart -ci-après

-VI.c- Charles de Trémaudan, naquit en 1660

-VI.d- Michel de Trémaudan, naquit en 1663        

-VI.e- Guillemette de Trémaudan, naquit en 1665

-VI.f- Laurent de Trémaudan, naquit en 1669    

       

VI      

 

-VI-a- François de Trémaudan  né en 1645, décédé en 1681, il épousa Olive Rollier. De leur union naquirent neuf enfants :     

 

-VII-a- Jean Baptiste de Trémaudan, naquit en 1674 épousa Jeanne Renée Gouyon ci après

-VII-b-  Urbain-Laurent de Trémaudan, naquit en 1676, sieur du Pont Réhault,  épousa 1° Julienne Coquio, 2°  Janne Catherine Le Corgne -ci après  

-VII-c-  Louise  de Trémaudan, naquit en 1678

-VII-d-  René de Trémaudan, naquit en 1679   

-VII-e-  François de Trémaudan, naquit en 1681 

-VII-f-   Louis de Trémaudan, naquit en 1685, seigneur du Clos-Gaultier, décédé en 1755 épousa Jeanne Le Voyer -ci après 

-VII-g-  Guillaume de Trémaudan, naquit en 1685 

-VII-h-  Servanne de Trémaudan, naquit en 1689 

-VII-h-  Jeanne de Trémaudan, naquit en 1692 

 

-VI-b- Catherine de Trémaudan, née vers 1654 à Plénée de l'union de écuyer Thomas de Trémaudan sieur de la Chapelle et Françoise Grignon demoiselle de la Chapelle, Catherine de Trémaudan se maria en novembre 1686 à Plénée avec Pierre Guyomart, fils de Jacques et Guillemette Hercouët: "noble homme Pierre Guiommart de la Touche Sauvaget et damoiselle Catherine de Trémaudan du village de Carbehault âgée d'environ trente quatre ans, tous deux de la paroisse de Plenest ont contracté mariage par parole devant Jean Gicquel vicaire perp(étuel) dudit Plénest le septième jour de novembre mil sept cent quatre vingt six et ce après les fiançailles et les trois bannies canoniquement faites par moy jours et dimanches consécutifs dont la der(nière) fut le troisième dudit mois et an sans aucune opposition ny empêchement canonique qui soit venu à n(o)tre connoissance et ont esté prononcées à la solennité dudit mariage François de Trémaudan, sieur Carbehault , Ollive Rollier sa femme, Françoise Grignon, demoiselle dela Chapelle mère de la future, François de Trémaudan Signatures: P.Guyomart -J. Gicquel. Trois enfants naquirent de cette union. "Mademoiselle Catherine de Trémaudan morte le quatre novembre l'an mil sept cent vingt et un et fut le cinq dudit mois inhumée dans l'église de Plénest présen(s) Joseph et René Guyomart ses enfans ecuyer Jacques de Trémaudan, Allain Grignon. Signature: Bourdays p(rê)tre          

 

    VII    

 

-VII.a- Jean Baptiste de Trémaudan, naquit en 1674 épousa Jeanne Renée Gouyon dont il eut deux enfants :  

 

-VIII-a- Julienne de Trémaudan, naquit en 1701, elle épousa René-Julien-Charles de Chatton    

-VIII-b- Henri-François-Jacques de Trémaudan,  ci après. 

 

-VII-b-  Enfants de Urbain-Laurent de Trémaudan et de  Julienne Coquio sa première femme :

 

-VIII-c- Renée de Trémaudan, née en 1706

-VIII-d- Urbain de Trémaudan, né en 1714 

 

-VII-b-  Enfants de Urbain-Laurent de Trémaudan et de  Janne Catherine Le Corgne, sa deuxième femme  : 

 

 -VIII.e- Augustin-Séastien de Trémaudan, né en 1714 

-VIII.f- Jean-Baptiste de Trémaudan, né en 1717

-VIII-g- Hiacinthe de Trémaudan, né en 1731    

 

-VII-f-  Enfants de Louis de Trémaudan, seigneur du Clos-Gaultier,et de Jeanne Le Voyer : 

 

-VIII.h- Jan Philippe de Trémaudan, né en 1725 épousa en 1761 Anne Perrine Le Bellanger -ci après 

-VIII.i- Mathurine-Louise de Trémaudan, née en 1726

-VIII.j- Louis-Pierre de Trémaudan, né en 1734, mourut en 1741 

 

VIII

 

-VIII-b- Henri-François-Jacques de Trémaudan,  ci après. naquit en 1704, il épousa 1° Cécile Françoise Le Forestier, puis 2° Rose Michelle Le Berruyer de la maison du Tertre-Volance à Plénée. De la seconde union naquirent  

 

-IX.a- Henri-Jacques de Trémaudan, né en 1765

-IX.b- Françoise Jeanne de Trémaudan, née en 1766

-IX.c- Rose-Louise-Jeanne de Trémaudan, née en 1767 

-IX.d- Ambroise-Henry-François-Jan de Trémaudan, né en 1768, décédé le 5 septembre 1771

-IX.e- Henri-Louis-Célestin-Floriant de Trémaudan, né en 1769, épousa Silvie-Josephe du Rocher -ci après

 -IX.f- Louis-Henri de Trémaudan, né en 1775  

-IX.g- François-Henri de Trémaudan, né en 1776

-IX.h- Siméon-François-Célestin de Trémaudan, né en 1779, épousa 1° Jeanne  Françoise de Beaudre de la Touche -dont postérité ci après, épousa 2°  Marie-Eléonore de Billeheust -ci après.

-IX.i- Charles-Paul-François -Henri de Trémaudan, né en 1783, épousa Louise-Marie-Adélaïde Chatton -ci-après

 

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Tertre-Volance  

 

-VIII-c- Enfants de Jan Philippe de Trémaudan et de Anne Perrine Le Bellanger :

 

-IX.j- Jean Henri de Trémaudan, né en 1762

-IX.k- Anne-Janne de Trémaudan, née en 1763

-IX.l- Jeanne-Marie de Trémaudan, née en 1765

-IX.m- Jeanne-Anne-Marie de Trémaudan, née en 1770

 

 IX

 

-IX.e- Henri-Louis-Célestin-Floriant de Trémaudan, né en 1769, épousa Silvie-Josephe du Rocher, dont

anonyme de Trémaudan né en 1792 

 

-IX.h- Siméon-François-Célestin de Trémaudan, né en 1779, épousa 1° Jeanne  Françoise de Beaudre de la Touche -dont postérité ci après, épousa 2°  Marie-Eléonore de Billeheust dont postérité ci après.  

 

 X       

 

Enfants de  Siméon-François-Célestin de Trémaudan et de Jeanne  Françoise de Beaudre de la Touche :

   

-X.a- Siméon Jean Paul II de Trémaudan, né en 1803, mourut en 1859. Il avait épousé Marie Angélique de Kergariou (trois enfants naquirent de cette union : Roger, Alfred, Monique-Ernestine) 

-X.b- Louise-Marie Eléonore de Trémaudan, naquit en 1804

 

Enfants de  Siméon-François-Célestin de Trémaudan et de Marie-Eléonore de Billeheust :

   

-X.c- Edouard de Trémaudan, naquit en 1807, il épousa Marie Alexandrine-Scolatique Ruellan de Crehu (dont il eut quatre filles : Clémentine, Elodie, Marie-Angèle et Nadine)

-X.d- Marie Henriette de Trémaudan, née en 1808

-X.e- Pauline-Julie de Trémaudan, née en 1810

-X.f- Pauline Adélaïde Sévère de Trémaudan, née en 1811, décédée en 1858 épousa Charles Berthelot du Chesnay

-X.g-Louise Marie Eléonore de Trémaudan, née en 1812, décédée en 1870 épousa Jules Urvoy du Clos-Madeuc

-X.h- Louis-Marie de Trémaudan, né et décédé en 1814

 

-IX.i- Enfants de Charles-Paul-François -Henri de Trémaudan et de Louise-Marie-Adélaïde Chatton :

 

-X.i- Paul de Trémaudan, né en 1810 Cyr  

-X.j- Charles de Trémaudan, né en 1816 à Maroué, marié en 1857 avec Aline de Saint Méloir (dont Alain, Berthe et Henri de Trémaudan)

-X.k-  Azélie-Léonide de Trémaudan, née en 1822 épousa Timothée Jourdain de Coutance   

-X.l- Hermence-Marie de Trémaudan, née en 1822 épousa Cyr de Saint-Méloir

-X.m-Henri de Trémaudan, né en 1824, décédé en 1880, épousa successivement Marie de Seré, puis Alexandre du Courtil  

-X.n- Adèle Sévère de Trémaudan, née en 1829 épousa Casimir Collas de la Barronnais

-X.o- Caroline de Trémaudan    

-X.p- Théodule de Trémaudan   

(d'après sources fournies par M. Lionel Favre)

 

   

-Branche de la Daviais.  

 

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Ouverture cintrée à la Daviais

 

IV

 

Branche issue de Jacques de Trémaudan et Hélène  Urvoy. Le foyer du couple comptait huit enfants :

 

-V-a- Christophe de Trémaudan, né en 1615    

-V-b- Toussaint de Trémaudan, né en 1617  

-V-c- Cyprienne de Trémaudan, née en 1618  

-V-d- Jean de Trémaudan, né en 1623, décédé le 30 octobre 1730 à Plénée, il épousa Françoise Chierdel, puis Françoise Baillif. Ci après       

-V-e- Simon de Trémaudan, seigneur de la Noë,  épousa Claude Rouault -Ci-après

-V-f- Gilles de Trémaudann dont l'article suit

-V-g- Pierre de Trémaudan, né en 1637,           

-V-h  Jacquemine de Trémaudan, née en 1643         

 

V    

 

-V.d- Enfants de Jean de Trémaudan et sa seconde épouse Françoise Baillif eurent  :  

 

-VI.a- Jeanne de Trémaudan, née en 1667

-VI.b- Louise de Trémaudan, née en 1668, décédée en 1678

-VI.c- Anne de Trémaudan, née en 1670

-VI.d- Catherine de Trémaudan, né en 1672

-VI.e- Charlotte-Françoise de Trémaudan, née en 1673

-VI.f- Julien-Guillaume de Trémaudan, né en 1675

-VI.g- Olivier de Trémaudan, né en 1677, décédé en 1744

-VI.h- Cyprienne de Trémaudan, née en 1679

-VI.i- Françoise de Trémaudan, née en 1681

-VI.j- Julien de Trémaudan-ci-après   

 

 

 

 

 

Acte de mariage de Simon de Trémaudan et Claude Rouault   

-

Ve-Simon de Trémaudan, né en 1631, il mourut en 1707. Il épousa Claude Rouault; de leur union naquirent de nombreux enfants :

 

-VI.n- André de Trémaudan, né en 1657

-VI.o- Anonyme de Trémaudan, né en 1658

-VI-p- Anonyme de Trémaudan, né en 1659

-VI.q- Cyprienne de Trémaudan, née en 1660

-VI.r- Symone de Trémaudan, née en 1670

-VI.s- Mathurin de Trémaudan, sieur de la Daviais né vers 1674 épousa Anne Dessalles -ci après

-VI.t- Jeanne de Trémaudan, née en 1676

-VI.u- -Gilles de Trémaudan, marié en 1691 avec Catherine Chaton -ci après

 

 -V.g- Gilles de Trémaudan, né en 1635. Chevalier, seigneur du Moulin. Par contrat en date du 16 mars 1671 il épousa 1° Julienne Guillemine Rouault dont il eut deux fils :

 

-VI.v- François de Trémaudan, épousa Anne Grignon -ce sont les auteurs de la branche de la Hautière -voir ci-après

-VI.w- Julien de Trémaudan, épousa en 1691 Marie Ernoul -voir ci après

 

Gilles de Trémaudan contracta une seconde alliance, avec Julienne Rolland, fille de Jean-François Rolland et de dame Marie Colichet. De cette union naquit : 

 

-VII-d. Jean de Trémaudan Ci après        

 

VI

 

-VI.j- Ecuier Jullien de Trémaudan fils d'écuier Jean de Trémaudan et da(moise)lle Cypri.(e)nne Baillif sa femme Sieur et Dame de la Daviais naquit le 5.me jour de jan(vier) mil six cent quatre vingt trois et fut le dixième baptisé dans l'église de Plenest par m.:(essi)re Jean Gicquel vicaire d'icelle et fut parrein m.(aî)tre Jullien Abault et marreine da(moise)lle Cypri.(e)nne de Trémaudan qui ne signe Signatures -Abault -J.Gicquel. Julien de Trémaudan épousa Marie Catherine Rochelle fille de Jacob, chirurgien et Henriette Jupchault -anciennement protestants. C'est le 2 octobre 1714 à Plénée qu'eut lieu leur union: "M.Julien de Trémaudan sieur des Vaux agé de trente et un ans et demoiselle Marie Catherine Rochelle agée d'envitron vingt huit ans, tous deux de cette paroisse de Plesnet contractèrent mariage par parole par devant mi(ssi)re Pierre René Rouxel p(rê)tre par permission de Mr le Recteur dans l'église dudit Plenest le second jour d'octobre mil sept cent quatorze présents Dlle Cypriennne Baillif sa mère Dlle Jeanne de Trémaudan sa soeur ecuyer François Rouxel de la Closture Dame Catherine Rochelle son épouse et ce après les fiançailles et les trois bannies canoniquement faites au prône de grandes messes par trois jours de dimanches et fêtes consécutifs sçavoir les vingt quatre et vingt neuf juin et premier juillet an présent sans aucune opposition ni empêchement canoniques revenûs à notre connoissance. Signatures : -Marie Catherine Rochelle -François Rouxel -Marie Poulce (elle même convertie). Trois enfants verront le jour de cette union :    

 

-VII.a-Jacob de Trémaudan, né en 1715    

-VII.b-Charlotte-Ursulle de Trémaudan, née en 1717, épousa Christophe Le Camus, maitre de poste au relais de Langouhèdre en 1742   

-VII.c- Henriette Marguerite de Trémaudan, née en 1718  

 

-VI.s- Enfants de Mathurin de Trémaudan, sieur de la Daviais et de Anne Dessalles :

 

-VII.e- Pétronille de Trémaudan, née en 1715

-VII.f- Pierre René Mathurin de Trémaudan, né en 1717

-VII.g- Jean de Trémaudan, né en 1719

-VII.h- Louise de Trémaudan, née en 1723 

 

-VI.t- Gilles de Trémaudan, marié en 1691 avec Catherine Chaton, de leur union naquit :

 

-VII.i- Laurent de Trémaudan, naquit et mourut en 1694  

 

-VI.u- Fille  de Julien de Trémaudan et Marie Ernoul :

 

-VII.j- Jeanne Marie de Trémaudan, née en 1692   

 

 

VII

 

-VII.d- Jean de Trémaudan, IVe du nom, fils de Gilles et de Julienne Rolland, Chevalier, seigneur du Moulin,  marié 1° au mois de janvier 1688 avec damoiselle Françoise de la Motte, dame de Lentillais, morte sans enfants, 2° quelques années après avec demoiselle Françoise Guymont dont il eut trois enfants :  

 

-VIII.a- Gui-Julien de Trémaudan -qui suit    

-VIII.b- Suzanne  de Trémaudan mariée avec Jean Restif    

-VIII.c- Jeanne  de Trémaudan    

VIII 

     

-VIII.a- Gui-Julien de Trémaudan, chevalier, seigneur des Saudrais, épousa par contrat du 9 février 1743  Rose Humphry, fille de noble Samuel Humphry et de demoiselle Renée Bonnier. Il justifia de sa noblesse devant M. de Pontcarré de Viarmes, intendant en Bretagne, qui le maintint dans ses privilèges le 5 mai 1747. Il avait partagé noblement avec Suzanne et Jeanne de Trémaudan ses soeurs. De son union avec Renée Bonnier naquirent :  

 

-IX.a- Louis-Jacques de Trémaudan -qui suit    

-IX.b- Rose  de Trémaudan, demoiselle des Saudrais    

-IX.c- Marie  de Trémaudan, dame de Pré-Lambert      

-IX.d- Reine  de Trémaudan      

-IX.e- Henriette  de Trémaudan, dame du Puy-Potier  

     IX 

 

-IX.a- Louis-Jacques de Trémaudan, chevalier né le 6 janvier 1747, partagea noblement avec ses soeurs le 28 mai 1779. Il épousa Julie-Marie-Joséphine-Louise de la Saulaye, fille de messire Etienne-Charles-Joseph de la Saulaye, ancien officier au régiment de la Reine, dragon, et de noble demoiselle Louise Cécile Guitton; et soeur germaine de messire Etienne-René de la Saulaye, page de monsiegneur le duc de Penthièvre, puis officier dans son régiment  de dragons, qui, comme tous les officiers de ce corps émigra, en 1791, combattit pour la cause du roi, et est mort en émigration, non marié.  Enfants de Louis-Jacques de Trémaudan :

 

-X.a- Auguste-Etienne-Louis-Eugène de Trémaudan, né à Vannes, le 22 décembre 1805    

-X.b- Désiré-Marie-Joseph-François de Trémaudan, né à Sixet, le 9 novembre 1807

-X.c- Louis-Marie-Fidèle-Ange de Trémaudan, né à Vannes le 1er décembre 1808  

-X.d- Ferdinand-Marie-Emmanuel de Trémaudan, né à Vannes le14 janvier 1811  

-X.e- Eugène-Frédéric de Trémaudan, né à Redon le 23 mai 1813  

 

 

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Fenêtre dotée d'un arc de décharge -à la Daviais 

 

        Branche de la Hautière 

 

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-VII-d- François, fils de Gilles de Trémaudan et de Julienne Guillermine Rouault, naquit à Plénée le 22 février 1661 parrain Jacques Rouault marraine Damoiselle Françoise Chierdel. Signature: -Cherot (prêtre). Il épousa Anne Grignon à Plénée le 6 février 1669: " escuier François de Trémaudan sieur de la Hautière et Damoiselle Anne Grignon Dame de la Gantonnière, to(us) deux de Plesnest contractrèrent mariage par parole devant messire Jean Gicquel vicaire de Plenest ...et furent présen(t)s escuiers Chrystophe de Trémaudan, damoiselle Catherine François de Trémaudan dame de Rian, escuier Jacques de Trémaudan et Michel de Trémaudan...Signatures :-Jacques de Trémaudan -Michel (de) Trémaudan -J.Gicquel." Six enfants naquirent de cette union

 

 

-VIII.a- Françoise de Trémaudan, née en 1680

-VIII.b- François de Trémaudan -ci après      

-VIII.c- Guillaume-Ollivier de Trémaudan, né en 1686

-VIII.d- Julienne de Trémaudan, née en 1689   

-VIII.e- Olive de Trémaudan , née en 1690    

-VIII.f- Jacques-Olivier de Trémaudan, né en 1695

 

    VIII 

 

 

-VIII.b- "ecuier François de Trémaudan fils d' ecuier François de Trémaudan et de demoiselle Anne Grignon dame de la Haultière naquit le trente et unième mars mil six cent quatre vingt trois et fut le lendemain baptisé dans l'église de Plenest par missire René Guyommart p(rê)tre et fut parr(e)in ecuier François de Trémaudan sr de Carbehault et marreine Damoiselle Catherine de Trémaudan Signatures : -François de Trémaudan parain -René Guyommart - François Chierdro" François de Trémaudan épousa d'abord Jeanne du Rocher dont il eut six enfants, puis après la mort de celle ci survenue en 1715 il épousa Jeanne Baillif qui lui donna trois autres enfants  

 

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Ouvertures cintrées à la Hautière

 

IX  

 

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Ouvertures à la Hautière

 

Enfants nés de l'union de François de Trémaudan et de Jeanne du Rocher

 

-IX.a- Mathurine-Jeanne de Trémaudan, née en 1701

-IX.b- Anne-Françoise de Trémaudan, née en 1703, décédée en 1710

-IX.c- Jean-Henri de Trémaudan, né en 1705, titré sieur du Clos-Gaultier, décédé en 1768 à la Haute Forest, épousa Anne Bellanger -ci-après

-IX.d- Ollivier-René-François de Trémaudan, né en 1709

-IX.e- François de Trémaudan, né en 1713

-IX.f- Anne-Ollive de Trémaudan, née en 1715

 

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Ouverture à la Haute Forest

 

Enfants nés de l'union de François de Trémaudan et de Jeanne Baillif :  

 

-IX.g- François de Trémaudan, né en 1741

-IX.h- Mathurine de Trémaudan, née en 1744 épousa Jean-Marie Le Camus  

-IX.i- Rose-Françoise de Trémaudan, née en 1747    

 

-IX.c- De l'union de Jean-Henri de Trémaudan et de Anne Bellanger naquirent :

 

-X.a- Jean-Henri de Trémaudan, né en 1762, mourut en 1762 

-IX.b- Jeanne-Marie de Trémaudan, née en 1765       

 

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Vue d'ensemble de la Hautière  

 

merci  aux Archives départementales des Côtes d'Armor  

 

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 13:47

 

II n'est pas douteux que ce document ne concerne notre Alain. Il suffirait de remarquer quels sont ses complices, tous gens des plus hautes familles du pays et alliées entre elles. L'un, Jean de Gleuz, du village de Saille, enfant de chambre du duc en 1430. son garde-robier en 1441, reçoit de lui «deux vieulx escuz d'or el vingt livres de monnoie...pour un cheval qu'il avoit eu d'Olivier Lescouble », — et d'autres écus en 1433 « pour aider à son mariage » et des lunettes d'or garnies de besicles W. Enfin Jehan de Gieuz, de Saille, est membre de la Confrérie de Saint-Nicolas de Guérande en 1430. Les Gleuz sont alliés aux Carné. Un mandement du duc Jean V le signale dès 1425. « Es supplication et requestes de nos biens amez et feaulx Olivier de Carné et Jehanne de Cleuz, sa oompaigne, et Jehanne de Kercabuo, sa mère, annoblissons toutes et chascune les salines, vasières, fosses, frost, baulles... que lesdits avoint et tenoint de nous franchement en nostre terrouer de Guerrande ». Plus tard encore (1511), une petite-fille de Penïne de Cleux, dame de Marsaint, épousera Marc de Carné . Dès longtemps les Carné jouent un rôle à la cour ducale et dans l'armée. L'un d'eux est auditeur de la Chambre des Comptes et fait partie de la maison de Jean V en 1403. En 1419, un de Carné est écuyer du duc et reçoit de lui a huit aunes de drap et cinq aunes pour doubler sa robe en récompense d'éperviers qu'il a pris » En 14S6, Eon de Carné est argentier du duc; Rolland est son conseiller et son maître d'hôtel en 1439, prend possession de son apanage à cette date et reçoit l'octroi de franchise de tout fouage « pour un sien sergent de receveur qu'il a pour son manoir et terre de Crémeur, en la paroisse de Saint-Aubin de Guerrande » (1441).

 

   

 

Son parent, Sylvestre de Carné est premier écuyer d'écurie du duc (1451) et capitaine de chambre, l'an d'après, reçoit le collier de l'ordre ducal en 1453 et un don en 1454. Rolland est gratifié de même façon. C'est lui aussi que le duc chargea d'une ambassade en 1456 auprès du roi de France au sujet de l'obéissance des prélats de Bretagne. « Item parlera ledit de Carné des grands maux, pilleries et dommaiges que les Anglais ont fait par la mer sur les pais et subjets de Bretaigne et comme la charge de la guerre et deffense de la mer est cheue sur le duc et ?es dits subjets ». Tel est le second compagnon de notre Alain Bouchard. Le troisième complice, Quelo, n'est guère moins notoire en son temps dans le pays de Balz. Durant tout les XVe et XVIe siècles, c'est un nom qui se présente fréquemment dans les actes. Jean Quelo est anobli en 1437, ainsi que son fils Eon, tous deux « demourans en la paroesse de Saint- Guenollay de Baz, soubs nostre juridiction de Guerrande » en raison de la « puissance et faculté qu'ils ont en corps et en biens à bien servir le duc ». Ils habitaient à Batz au lieu dit aujourd'hui Kerdréan. C'était la maison noble du fief de la Roche en Batz, ainsi nommé d'un rocher près de la côte qu'il domine, en face de Kerdréan, et sur lequel on allait jurer fidélité. Jehan Quello, seigneur de Keradrian, ligure avec Alain Guillard, seigneur de Henleix, Guillaume de Carcado, Pierre Le Comte, seigneur de Careil, et d'autres Guérandais, comme délégués des sujets du regaire de Nantes pour aller protester en 1741 contre leur évêque, à la sollicitation du duc. C'est le contemporain de Gleuz et de Carné, comme il est celui d'Alain Bouchard. On s'étonnerait de voir ces gentilshommes exercer de la sorte la piraterie, si on ne se rappelait quelles étaient à «et égard les moeurs de l'époque. Dès le début du XVe .siècle la course était devenue habituelle : on pillait sans distinction de nationalité. C'était l'Anglais toutefois le principal ennemi et le Castillan ensuite, qui avaient tout d'abord pillé les Bretons sans merci. « De tous les ports sortaient des corsaires français. La course devenait si fructueuse que des paysans quittaient leur labour pour « l'escumerie ou galliotage ». La flotte que commandait l'amiral de Bretagne se composait de vaisseaux de commerce ou de pêche armés momentanément pour le combat. Il n'y avait pas de matelots formant un corps de marine ducale. En temps ordinaire, l'amiral protégeait les convois de navires marchands qui payaient un « devoir » pour subvenir aux frais de cet armement. Danois, Allemands, Espagnols sont l'objet de prises de mer perpétuelles et sans pitié. Dix fois le duc renouvelle avec les pays « estranges » qui l'intéressent des trêves solennelles : les Bretons ne les observent pas et poussent leurs courses jusqu'aux côtes anglaises. Mais l'embouchure de la Loire était un champ de prises particulièrement riche. Nantes était déjà une ville de gros commerce d'échange avec l'Europe. Les grains, les draps d'Espagne, les toiles de Hollande, les peaux de Roumanie, les épices lointaines, les vins, les sucres et les confitures du Portugal arrivaient en lourds chargements sur des navires de toutes formes, houcques, carraques ou caravelles, — et de tous pavillons. Le Croisic, qui servait de port intermédiaire était une « issue » importante, comptant 4.000 habitants au moins, et sa flotte se composait de nombreux navires. Ses marins, ceux de Batz ou de Guérande ne résistaient guère à l'appât de ce gain de mer qu'il fallait le plus souvent enlever de vive force. Tel Groisicais qui avait armé 300 hommes aux frais du duc sur quatre ou cinq navires pour combattre les Anglais, reprenant ensuite sa liberté, de corsaire, devenait pirate. Le roi de France donnait ordre de saisir certains navires bretons ; les Bretons, en retour, rançonnaient tel navire portant une ambassade, ou pillaient même les marchandises appartenant au patriarche de Jérusalem ou aux pèlerins partant pour Saint-Jacques-de-Compostelle. Les archives de la Loire-Inférieure abondent en pièces attestant les conflits innombrables causés par la piraterie. Tel riche bourgeois ou tel riche gentilhomme n'hésite pas à prendre la mer pour faire un coup de main. Le célèbre Landais, secrétaire du duc, n'avouait-il pas lors de son procès, qu'il avait chargé un nommé Legier-Mesnage de faire des prises sur les Portugais « pour se recompenser d'une perte qu'il disoit avoir faite en mer ». Le duc en arriva à défendre à « tous ses sujets de quelque état et de quelque condition qu'ils pussent être » de prendre part à la piraterie ou de la favoriser. Mais ordonnances ou mandements n'avaient guère d'effet. L'opinion publique était indulgente à ces sortes de peccadilles et n'entourait pas les vols à main armée de la réprobation qu'ils pourraient exciter aujourd'hui. Si bien que les procès de ce genre étaient inter minables, ne pouvant être réglés par les juges locaux, — et les juges des plaids généraux subissaient la pression de l'opinion, s'ils ne la partageaient pas. Le plus souvent les représentants du duc étaient reçus comme le furent le sergent Hervé et son acolyte Sorel, et les sentences ne pouvaient être exécutées. Il en dut être de même pour Alain Bouchard et ses amis. Enquêtes sur enquêtes durent inutilement se renouveler ou sans doute obtinrent-ils des lettres de rémission, comme il en arrivait le plus souvent en faveur des gens habiles ou bien en cour

 

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 13:26

 

 

 

 

 

 

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