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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 20:27

 

Les épitaphes latines d'Anne de Bretagne, par Germain de Brie par M.-M. de la Garanderie

 

La premier epitaphe. Contendunt.
Les trois déesses Juno / Palas /Venus
Se sont ensemble toutes troys convenus
Dedens le ciel en la divine salle
De Jovis / et en sa chambre reyalle
Ont dispute de leurs honneurs haultains
Et laquelle les aurait primerains
Sur les deux aultres longt temps en ce discord
Furent sans ce quilz prensissent accord
Lune avec l'autre / car chascune disoit
Que a elle propre lhonneur appartenoit
De dominer sur elles en tout lieu
 

Autre epitaphe Jupiter ista.
Quant iupiter le très souverain dieu
Congneut la noise / le discord / et contend
Des déesses en fut très mal content
Et par courroux mist dehors les déesses
Des lieux célestes / et haultes forteresses
Et au lieu ou estoient posées icelles
Tant seulement une de ses ancelles
A ravye de terre pour y mettre
Disant ainsi comme souverain maistre
II me suffist de ceste bien amee
Sur toutes terres décorée / et famée
Pour reparer le lieu ou estoient mises
Les trois déesses de toute ioye démises.
 

Autre epitaphe Sic quae francorum
Et par ainsi dame anne qui deux foys
A tins le ceptre de france soubz deux roys
Et qui rayne a este / et princesse
Des francoys : et de bretaigne duchesse
Est maintenant par divin prescavoir
Du haultain dieu / et par sien vouloir
Aux haultz trosnes mise avec iovis
Ou les astres regist a son devis.

 

Autre epitaphe de la mort d'icelle Fugerat.
Après la mort de anne rayne de france
Dont detenuz sont plusieurs en souffrance
Vertu fuyt laissant les lieux terrestres
Et sen voila lassus aux lieux célestes
Qui rencontrée fut par le très hault dieu
Lequel luy dist que faiz tu en ce lieu
Pourquoi ne es tu maintenant sur la terre
Ainsi que aprins avoys / Sans plus enquerre
Vertu respond et dist / Roy souverain
Par devers toy viens comme primerain
Père / et patron de moy et de mes seurs
Car saiches que plus ny a de leux seurs
Sur la terre ou peusse demourer
Ne nul de qui me voulsisse amourer
Longue saison en ioye y ay passée
Mais anne de bretaigne est trespassee
Laquelle estoit de moy le vray refuge
Parquoy puis que la mort par son déluge
La fait flner / il me faut sans diffère
Fuir / car ce ne scay que je doy faire.

   

Autre epitaphe. Delius hoc.
Phebus sans prendre des vertueux mercy
A fait gésir en ce sepulchre cy
La noble anne de france rayne et dame
De peur que avoit que la radiant flame
Des haultains biens de vertus et de grâce
Qui sortoyent de son vis et sa face
Ne obfuscassent sa radiant lumière
Ainsi enuye qui est fort coustumiere
De tout malfaire fist que phebus parflst
Celuy excès / dont grandement forfist.

 

Autre epitaphe. Sol annam.
Quant le soleil la très noble anne vit
Par bonnes euvres resplendir / la ravyt
Et de la vie luy fist prendre decours
Ains quen fust temps / voire et avant ses iours
De peur que avoit que la grant resplendeur
Qui yssoit délie ne troublast la grandeur
De ses lumières / et que sa grant puissance
Ne fust gastee / et mise en nonchallance
Par la grandeur des rayes radiantes

De anne / qui ia estoient par tout luysantes
Plus que lumière qui fust dessus la terre
Parquoy il print chemin / sentier et erre
A lui livrer le coup fatal de mort
Dont je soutiens devant tous quil eut tort.

 

Autre epitaphe. Sol annam.
Ains quen fust temps le soleil se mesprendre
Na en crainte / car il a voulu prendre
La doulce dame anne / et des mortelz
La ravye / lui baillant des mors telz
Quil la faicte de ce monde expirer
Et celuy mal a voulu conspirer
Dessus icelle bonne dame / a celle fin
Que la lumière antique ne print fin
Par la lumière dicelle estant nouvelle
Qui tous les jours sautelle et renouvelle
Combien que lame soit du corps séparée
Toutesfois nest sa lumière esgaree
Mais est veue en ciel / et terre luyre
Tant que clarté qui luyst ne luy peust nuyre.

 

Autre epitaphe. Et terra.
Dieux et déesses ont ravye ton ame
Très noble rayne et reverente dame
Et lont ostee de terre / et au ciel mise
Et avecques les bienheurez assise
De peur que avoyent que la terre honnoree
Ne fust par toy prisée et décorée
Plus que le ciel / et que par tes haultz ditz
Par tes exemples ne feisse ung paradis
De la terre / et que tous tes subjectz
Eusses renduz si prudens et discretz
Et que tu eusses si fort aorne ta face
De divins biens / que eusses remplys de grâce
Hommes et femmes / et qeu par ton scavoir
Paradis eussent voulu en terre avoir.

Autre epitaphe. Reginam.
Soubz cette pierre repose et gist le corps
De la rayne anne / dont sont records
Toutes personnes / enfans / femmes / et homme
Mesmes tous ceux qui les fleuves de romme
De iour en iour fréquentent / aussi ceulx

Qui sont au ciel et aux lieux ténébreux
Des abizmes / nul ne peult ignorer
La mort de celle que dieu veult décorer
Et qui avoit le cueur si net et munde
Que
 congnue estoit par tout le monde.

 

Autre epitaphe. Et dolor.
Noble dame les larmes et les pleurs
Les grans souspirs / les peines et douleurs
Et le grant deuil que chascun de toy maine
Les habitz noirs quon porte nous remaine
Et nous monstrent la fréquente tristesse
Le grand ennuy / et la grant destresse
Que de ta mort sa et la chascun porte
Sans que nulluy de plourer se déporte.

   

Autre epitaphe. Forma pudicitia.
Beaulte / bonté / prudence / intégrité
De cueur et corps / constance et amytie
Simplicité / vérité et iustice
Grâce / pitie / honneur / splendeur / pollice
Entendement / gravite / et science
Sens et vertu / avec toute clémence
Et maintz beaulx ditz eloquens composez
Sont avec toy en ton tombeau posez.

 

Autre epitaphe. Forma.
Toute personne remplye de feaulte
De gravite / de beaulte / et loyaulte
De honnestete / et de toute haultesse
De constance / probité / et noblesse
Et toutes gens plains de religion
De bonne foy / et de devocion
Tout peuple aussi ou amour / espérance
Est trouvée / et faveur / et fiance
Semblablement les gens plains de largesse
Dintegrite / de couraige / et saigesse
Ceux qui reluysent sur vivans par prudence
Sont jours et nuytz pernoctans en présence
Sur ton tombeau gettans souspirs et plaintz
Dont de leurs pleurs sont ciel et terre plains
Qui est augure et ung spectacle insigne
Que tu es celle qui es dicte la plus digne

 

Destre plouree / que femme qui naquist
Onques de mère / car onc nulle ne acquist
Lhonneur destre deux foys rayne de france.
O fatalles desses grant oultrance
Avez faicte / et grant crudelite
Quant par envye et infidélité
Avez frappe si très notable dame
Pourquoy avons fait séparer son ame
Davec le corps / que avions nous commis
Encontre vous que ait fallu que ayez mis
Sur telle dame voz dars par maléfice
Raison pourquoy a vous commis ce vise
Quant seulement vous avez mis sur une
Notable dame / la mort toute commune
Avez faicte en france et sans faillir
Fauldra pour une maint a la mort saillir.

   

Autre epitaphe. Condidit.
La déesse lachesis apose
Par son courage lasche et mal dispose
La noble dame cy dessoubz par effort
Ayant espoir perdre par dure mort
Mille et mille hommes / et les faire passer
    Au moyen délie avec les trespassez.

 

Autre epitaphe touchant la libéralité dicelle. Hoc solum.
O noble dame après que le degré
De mort passas tu prins la mort en gre
Excepte que tu eulx en ton couraige
Grant desplaisance que plus nul advantaige
A tes servans ne feroys a plaisir
Dont en mourant eulx ce seul desplaisir.

Autre epitaphe. Anna nihil.
Nulle tristesse ne eut na rayne bénigne
En larticle de mort / qui examine
Roys / contes / ducz / sans y reserver rien
Fors que icelle pour vray congnoissoit bien
Que après sa mort nul bien ne pourroit faire
A ses servans / ni au peuple satisfaire
Et quelle ne pourroit nulz guerdons rendre
Tant au poure / au riche / comme au mende.

 

Autre epitaphe mis sur le cueur dicelle ;

 lequel est enterre a nantes.
Cy gist le cueur de anne haulte princesse
Rayne de france / et de bretaigne duchesse
De haultesse et vertus ennobly
Dont le corps est mis et ensevely
Dedens france pour estre leur benniere
Leur enseigne / leur clarté / et lumière.
Mais pourquoy esse que son cueur a cy mis
Sinon quel prie aux bretons ses amys
Et ses subjetz que aguysent leur couraige
De batailler / voire et a ladvantaige
Sur les angloys mauvais / fiers / et iniques
Qui de france sont ennemys antiques.
finis.

 

 

 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 19:36

 

Al Louarn barvek a glip, glip, glip, glip, glip er c'hoad; 
Goa konikled arall-vro ! lemm-dremm e zaoulagad! 

Lemm e zent ha skañv e dreid hag e graban ruz-gwad ! 
Alan-al-Louarn a glip, glip, glip : argad ! argad ! 

Ar Vretoned a welis o lemm' o c'hlavier wall, 
Naren war higolen Breiz nemet houarnez ar Gall. 

Ar Vretoned a welis o vediñ er c'hadir, 
Naren gant filzier-strob nemet klezeier-dir, 

Kennebeut gwinizh ar vro kennebeut hor segal, 
Nemet pennou-blouc'h Bro-Saoz ha pennou-blouc'h Bro-C'hall. 

Ar Vretoned a welis o vac'h el leur e louc'h, 
Ken a lamme pellennoù dimeus ar pennoù-blouc'h; 

Ha n'eo ket gant fustloù prenn a vac'h ar Vretoned, 
Nemet gant sparrou houarnet ha gant treid ar virc'hed. 

Ur youc'hadenn a glevis, youc'hadenn ar peur-zorn 
Adalek krec'h sant Mikel tre-betek traoñ Elorn, 

Adalek ti sant Weltas tre-betek Penn-ar-Bed; 
E pevar c'horn eus a Vreizh be'et al Louarn meulet ! 

Be'et kanmeulet al Louarn a amzer-da-amzer ! 
Be'et koun eus ar ganaouenn, be'et klemm ouzh ar c'haner ! 

Neb a ganas ar gan-mañ na ganas ur wech-all, 
War zigarez, siwazh dezhañ ! dideotet gant ar Gall. 

Hogen mard eo dideotet ned eo ket digalon ! 
Digalon, mank kennebeut o saezhiñ saezh an ton. 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 19:19

 

 

 

La Bretagne fut occupée par eux à peu près en entier, elle fut abondonnée par presque tous les Bretons et, malgré le beau réveil de 931, notre race infortunée semblait descendue dans la tombe, quand aux accents sublimes de l'abbé Jean de Landevenec le prince Alain Barbetorte débarque d'Angleterre (936), attaque vigoureusement les Normands, et, après une longue série de combats heureux, réussit à les exterminer. C'est en 937 qu'il remporte sur eux sa plus belle victoire, à Nantes, grâce à l'appui des saints apôtres Pierre et Paul, grâce surtout à la protection de la Ste Vierge qui fait découvrir une source à ses soldats mourants de soif. La victoire de Trans à l'extrémité nord-est .du comté de Rennes le 1er août 939 acheva la défaite définitive des principales bandes normandes, et Alain Barbetorte fut proclamé duc de Bretagne, de la Bretagne ressuscitée, de la Bretagne souveraine et indépendante. Il y eut bien encore dans la suite quelques incursions des Normands sur les côtes bretonnes dans les environs d'Alet, mais ces nouvelles attaques furent isolées et n'eurent pas de suite durable. En 944 pendant une guerre civile entre le comte de Rennes Juhel Bérenger, et le duc de Bretagne Alain Barbetorte établi à Nantes, le païen Harold débarque à l'improviste tout près de Dol, et s'empare de cette ville par surprise. Les habitants effrayés se réfugient en masse dans la cathédrale, en telle précipitation et en tel nombre que l'archevêque est étouffé dans la foule W. Heureusement les Bretons voient la nécessité de s'unir contre l'ennemi commun, et ils contraignent Harold à s'enfuir sur ses barques. En 960 nouvelle alerte, mais cette fois la dernière. Extrait de  S. Servatius, évêque de Tongres, patron de Saint-Servan par L'abbé L. Campion

 
Le 1er août dvint ainsi la fête de la Bretagne jusqu'à son "rattachement" à la France

 

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 13:17

 

 

Couvreur : Dinametz à Trédias

 

 

 

Maison presbytérale : Launay Guérin à Sévignac

 

 

Tailleur  d'habits : La Ville au Marcadeuc à Lescouët Jugon

 

 

Tisserand : Bois-Touchart à Tramain

 

 

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 18:44
C'est au début du XVIIIe siècle que fut érigée cette chapelle des Sept Saints du Vieux Marché près de Pluzunet. Le monument ne présente aucun intérêt particulier, sinon que l'aile sud du transept repose sur le menhir du stivel. A travers la tradition populaire du gwerz les paroissiens reconnaissent ces sept malheureux qui en la cité d'Ephèse en Turquie furent massacrés sur ordre de l'empereur romain Dèce car chrétiens. Ces sept sacrifiés avaient pour noms Maximilien, Marc, Martinien, Denis, Jean, Sérafion et Contantin, ils exerçaient des charges honorables et furent pourtant persécutés vers l'an 250 de l'ère chrétienne. Ayant trouvés l'occasion de s'échapper et de se réfugier dans une caverne, ils y  furent emmurés vivants; ils s'endormirent alors et ne se réveillèrent qu'en l'an 419 sous le règne de l'empereur Théodose le Jeune. Luzel et Renan à travers leurs remarquables travaux publiés au cours du XIXe siècle parvinrent à faire le rapprochement entre les saints vénérés au Vieux Marché en Bretagne et les victimes d'Ephèse.
 
 
d'après icône russe du XVe siècle
 
Louis Massignon, historien orientaliste, ancien professeur au Collège de France et grand islamologue eut l'occasion de visiter la crypte des Septs dormants d'Ephèse  en 1951, puis deux ans plus tard, il vint en Bretagne visiter la chapelle des Sept Saints au Vieux Marché et fut étonné de la similitude entre les paroles de la gwerz bretonne et les versets de la sourate  18 du coran
 
1 Assistantet catholic, tostaet da glêvet
Ur c'hantic spirituel a neve composet
Ar sujet a so qen dign deus hoc'h
attantion,
Ma teuy, mar bech attantif, da rei joa d
'ho calon.
2 Mes qent avanç davantach, adresset
ol guenèn
Ho calon hac ho peden entreze hac an
Ha mÈn a rai dac'h guelet un dra guir
ha certen :
Me gomz dac'h eus un ouvrach nen dÍ
grÍt gant dom den.
3 En Escopti a Dreguer, en parous
Plouaret,
En devoa ar Speret-Santel ur Chapel
batisset
Hep ra, na pri, na masson, na toer, na
calve :
N'en deu den d'e bisita ne vel ar
virione.
4 N'en deus qen nemert c'huech men
oc'h ober ar Chapel,
Da servichout mogueriou e zeus peder
roc'hel,
Ha diou al so en doÍn. Piou na
gomprenfe qetet
Eo Doue ol-buissant en deus-y
batisset?
5 Avis a ra d'am speret penos e
c'houlennet
Pegouls nac en pe fÍàon e zeo bet
batisset
Ha me respont e credn pa voe crouet
ar bed,
An in, ar mùr, an douar, e voe ive
formet
6 Er Chapel-màn, christenien, e peder
ar Seiz Sant;
Seiz breur voant, a galite, seiz den fur
ha prudant ;
Seiz servicher da Zoue pa voant var an
douar ;
Seiz avocat evidomp aboe ma maint er
gloar.
7 E màn hocah imàch ive, Man a
visericord,
E creis entre ar Seiz Sant, rac se bet
dimp support ;
Ha pa deuy ar Seiz Breer-m‡n
evidomp da bidi,
Grit ma teuy ho Mab Jesus da dont
d'or pardoni.
8 Me gred penos, christenien, e viet
dilijant
Da henori er plaç-màn Mari hac ar Seiz
Sant,
Ha da velet ur Chapel pehini a so groet
Hep ra, na pri, na morzol, na sicour
den ebet.
9 C'hoas evit ho imita hac ober dac'h
compren
Peguement e sent Doue eus e
servicherien,
Goul a reont digantàn souffrin evit e
c'hloar
Ar poaniou a dezirje digas dÍ en
douar.
           
 
 
 
document Wikipédia 
 
Penses tu que les gens de la Caverne et d'Ar Raquim ont constitué une chose extraordinaire d'entre Nos prodiges

 

Quand les jeunes se furent réfugiés dans la caverne, ils dirent : "O Seigneur, donne nous deTa part une miséricorde, et assure nou la froiture dans tout ce qui nous concerne"

 

Alors, nous avons assoudi leurs oreilles, dans la caverne pendant de nombreuses années 

 

Ensuite, Nous les avons ressuscités afin de savoir lequel des deux groupes saurait le mieux calculer la durée exacte de leur séjour 

 

extrait du Coran

 

 

 

 
 
 
 En juillet 1954, Louis Massignon revint à la chapelle des Sept Saints, cette fois accompagné de musulmans afin de s'unir et de prier pour la paix, depuis près de cinq cents pèlerins chrétiens et musulmans se réunissent et prient chaque années pour la paix. Le culte des Sept Saints dormants d'Ephèse, commun à la Bretagne et à l'Orient chrétien, montre que la tradition de l'Eglise de Bretagne prend ses sources dans la plus haute antiquité chrétienne dont elle a su se préserver, en partie, d'une rupture. Il reste à souhaiter que de nombreux points de contacts d'une tradition commune, entre la Bretagne et les Eglises d'Orient, soient mis à jour. Facous, Egypte, R 
 
 
 
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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 11:40

 

 

 

 

 

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 14:00

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 12:15

     

 

Evoquant le personnage d'Olier Mordel, indépendantiste breton, dont certain dénonce les dérives fachistes à partir de 1940, un blog ayant consacré quelques lignes à ce militant averti le lecteur : 'peu importe que l’on juge favorablement ou défavorablement les engagements et les prises de positions de cette figure historique du mouvement breton que fut Olier Mordrel; figure historique tout aussi controversée que “maudite” et “sulfureuse”, dès lors qu’elle est vue à travers le prisme du politiquement correct et du parti pris  idéologique. Là ne se situe pas la question. Le mythe de l'hexagone paru en 1981 chez l’éditeur Jean Picollec, constitue un ouvrage de référence fondamental, au propos d’une valeur intemporelle, et que je ne saurais trop vous conseiller de lire, de relire, de faire lire, de découvrir ou de redécouvrir. Comme son titre l’indique, Mordrel y démonte point par point, sous la forme d’un magistral rappel historique concernant chacune de ses régions,  le mythe du prétendu “Hexagone”, ce mythe tenace sur lequel prétendent s’appuyer les diverses chapelles du nationalisme français, et auquel s’accrochent plus largement tous les adeptes de la croyance jacobine en une prétendue nation “une-et-indivisible”.Olier Mordrel naquit à Paris en avril 1901, d'un  père, officier originaire de Saint Malo et d'une mère corse. Ayant apprit la langue bretonne à Paris, il s'engagea en faveur de la culture bretonne et dès lors milita pour l'indépendance de la Bretagne, adhérant en 1919  à la mouvance Breizh atao, fondée un an plus tôt par Morvan Marchal. Les deux militants considéraient que les maux dont souffrait la Bretagne étaient la tuberculose, l'alcoolisme et la domination française. Parallèllement  à la fonction d'architecte qu'il exerçait à Quimper, Mordrel pratiqua celle d'écrivain et publia de nombreux ouvrages : Pensée d'un nationaliste breton, Breizh atao; histoire et actualité du nationalisme breton; La Voie bretonne, Nature et Bretagne; l'Essence de la Bretagne; les hommes-dieux; l'idée bretonne; le Mythe de l'Hexagone; et la Bretagne.(d'après sources de Wetapédia). Alain de Benoist dans son ouvrage  Vu de droite : anthologie critique des idées contemporaines, rapporte que Olivier Mordrel se souvenait d'une femme de Plouguemeau, où les grands-parents ne savaient pas un mot de français, mais avaient interdiction de parler breton à leurs petits-enfants venus du collège en vacances, s'adressaient à eux par gestes ponctués de "eh ! eh! " comme des sourds muets.  En réponse, les enfants les rudoyaient comme de simples animaux. C'est sans doute cette douloureuse attitude du pouvoir français interdisant de parler la langue bretonne, conjuguée au mythe de Bégassine, la boniche bretonne soumise qui provoqua le rejet de ce pays des "droits de l'homme" chez ces militants qui travaillèrent dès lors à la Renaissance de leur culture. Un vrai Breton ne doit pas mourir pour la France, tel était le mot d'ordre du parti PNB auquel adhérèrent beaucoup d'indépendantistes Bretons, dont certains préférèrent s'enfuir en Allemage en 1939, engageant avec les dirigeants de ce pays des pourparlers en vue d'obtenir l'indépendance de la Bretagne. Olier Mordrel fut du nombre.  Rappelons qu'à Conlie en 1870, les Bretons des cinq départements,  furent parqués dans un camp sur ordre de Gambetta et que selon certaines sources, près de 12.000 y périrent dans des conditions effroyables. Quand ces malheureux s'exclamaient d'ar gêr, ils n'aimaient pas la guerre, ils souhaitaient simplement rentrer chez eux "à la maison", idem quand ils réclamaient du pain et du vin, en disant bara ha gwin, cela vous à inspiré le terme baragouiner, terme plein de mépris, voir encore le terme plouc afin de désigner les paysans Bretons. établis dans ces nombreuses localités désignées Plou. C'est vrai que dans vos salons dorés parisiens, vous vous considériez comme  les représentants d'une "pseudo culture universelle", vos voisins, eux se considéraient représentants de la race aryenne. Idem avec la guerre de 1914-1918 : 340.000 maheureux Bretons y furent sacrifiés et le plus abject fut atteint quand ces malheureux soldats,  ne s'exprimant qu'en breton et ne comprenant pas les ordres émis en français furent fusillés pour l'exemple. Comme il l'était rappelé sur ce blog, un certain François Laurent fut l'un de ces fusillés pour l'exemple !   Sa famille fut même obligée de quitter la Bretagne ! Certes il fut réhabilité  par l'armée française, qui reconnu son erreur, mais le tort était fait, idem pour Lucien Lechat....A travers pareilles humiliations que Bretagne et  Bretons traversèrent, on dispose d'un début d'explication quant à la radicalisation d'un pareil mouvement ! Olier Mordrel fut contraint à l'exil car condamné à mort après la libération. Il mourut en 1985    

 

 

 

 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 06:40

 

 

 

 

 

 

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