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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 12:49

 

 

 

 

 

 

 

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 12:10

Dès la Libération, la droite catholique et nationaliste réactiva son  organisation partisane en mettant sur pied un Comité d'union nationale et   républicaine, reprenant une appellation déjà utilisée dans certains scrutins avant la guerre. Simple association de fait sans statuts officiels  jusqu'en 1949, le Comité n'en représenta pas moins sur-le-champ une  force politique de premier plan, appuyée sur le quotidien L'Avenir de l'Ouest, créé en 1944, que dirigeait J. Chombart de Lauwe, et sur les solides réseaux d'influence des notables traditionnels issus tant des  milieux d'affaires nantais - la liste menée par L. Audibert à Nantes en  avril-mai 1945 remporta un quart des suffrages, autant que celle patronnée par le Front national - que de l'ancienne aristocratie terrienne, maîtresse du conseil général dès le scrutin de septembre 1945. Loin  d'être    déstabilisé par le nouveau   mode de scrutin pour désigner l'Assemblée nationale constituante, il put sans difficulté présenter une liste bien composée et mener une campagne efficace en octobre 1945. Bien qu'assurés de leur force en Loire-Inférieure, les dirigeants du  Comité d'UNR n'en étaient pas moins confrontés au complet bouleversement du système partisan d'avant-guerre. Comment dès lors inscrire leur  action locale dans un cadre politique national qui lui donnât toute sa cohérence ? Une question que les nécessités du relèvement économique  de la Basse-Loire - installations portuaires et grandes industries associées - rendaient particulièrement aiguë au moment où des ministres communistes participaient pour la première fois au gouvernement de la France. Des trois grands partis de droite d'avant-guerre, la FRF de Louis Marin était probablement le moins mal en point 20. Joseph Denais, un de  ses dirigeants, avait été à l'origine des listes d'Entente républicaine qui, dans une dizaine de départements, avaient fait des scores plus qu'honorables  des élus formèrent le groupe d'Unité républicaine - 37 membres et   2 apparentés - présidé par Jules Ramarony. Les trois députés UNR de  Loire-Inférieure y adhérèrent sur-le-champ. Ce groupe servit de base au  lancement du Parti républicain de la liberté en janvier 1946. Le Comité  d'UNR passa immédiatement avec armes et bagages au nouveau parti,  devenant sa fédération départementale. Mais ce choix se révéla vite peu  satisfaisant. Le PRL, qui avait aussi rallié l'aile résistante de l'ancien PSF,  ne parvint ni à unifier les droites ni à s'imposer nationalement dans le  grand combat politique de l'année 1946, centré sur la question des nouvelles institutions. Les effets s'en firent sentir lors des élections de juin  1946 destinées à renouveler l'Assemblée nationale constituante après la victoire du « non » au premier référendum constitutionnel du mois précédent, une victoire qui avait été avant tout celle du MRP (tabl. 3).  

 

 

     

 

Le comité d'UNR-PRL ne tarda pas à tirer les conséquences de ce sensible recul électoral par rapport à l'automne 1945. Il s'intéressa à la nouvelle stratégie politique qui s'esquissait autour de Ch. de Gaulle - discours de Bayeux et d'Épinal - et insista sur les compromissions grandissantes du MRP avec les « partis marxistes », communistes, socialistes et républicains populaires appelant tous à voter «oui» lors du second référendum constitutionnel d'octobre 1946. Aux élections législatives de novembre fut présentée une « liste d'union nationale » - une autre formule empruntée à l'entre-deux-guerres - associant le PRL, le Parti paysan d'union sociale et l'Union gaulliste. L'écart se creusa à nouveau auxdépens du MRP dont une partie de l'électorat avait été troublée par lacampagne dénonçant les alliances «contre nature» des républicains populaires (tabl. 4).

 

 

     

 

 

 

 

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 12:18

 

 

 

Jean-Yves Menez -à gauche, photographie Ouest France 

et la barque devant la  cathédrale de Dol de Bretagne 

 

 

 

François Breton, photographie Ouest France et Saint Tugdual -photographie Ouest Randonnée

 

     

 

 

Jean Pierre Le Goff et son oeuvre : Anne de Bretagne,

photograhies Télégramme de Brest et  Comité Anne de Bretagne  2014

 

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 06:51

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D'après Vintage posters gallery.  Exposition vente d'affiches anciennes

 

 

 

 

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 06:26

 

 

Outre la faiblesse des gauches à l'échelle de la Bretagne tout entière,   la caractéristique principale des résultats du 23 novembre 1958 était la  différence sensible qui existait entre les scores du MRP et de l'UNR. Respectivement 20,6 % et 10,4 dans les cinq départements, soit un rapport des forces presque exactement inverse de celui qui s'établissait à  l'échelle nationale. Cela renvoyait bien sûr à l'histoire régionale des  quinze années précédentes dominée par un courant démocrate-chrétien mieux enraciné qu'ailleurs et donc capable de mieux résister au courant  gaulliste structuré dans le RPF 12. Toutefois, à l'intérieur de la Bretagne, la  Loire-Atlantique se singularisait par la sur-représentation très marquée  du CNIP au sein des droites et, secondairement, par celle du CR. Ce phénomène était tout sauf conjoncturel. En janvier 1956, le CNIP avait gagné 3 de ses 8 sièges de députés bretons en Loire-Inférieure; le parti radical,  son seul siège; le MRP, un seul de ses 13 sièges. En novembre 1946 déjà, les électeurs de la Loire-Inférieure avaient désigné 3 des 5 députés PRL de  la Bretagne et le seul député radical, mais 2 seulement des 17 députés  républicains populaires.  Comment rendre compte de cette originalité? Certes, la Loire-Inférieur occupait depuis plusieurs siècles une position particulière en Bretagne jusqu'au XVIIIe siècle et influence étendue de sa bourgeoisie commerçante sur l'arrière-pays. Industrialisation de la Basse-Loire à partir du XIXe siècle  ensuite, faisant de l'axe Nantes-Saint-Nazaire la seule vraie région industrielle du grand Ouest. Après 1945, l'activité économique redémarra assez  rapidement, centrée comme avant la guerre sur les constructions navales et l'agroalimentaire. Les activités annexes, avec plus de 10 000 salariés, étaient importantes : réparations navales, fonderies, emballages métalliques. L'aéronautique, les constructions de locomotives et de vélos,l'armement, le raffinage pétrolier, la confection, les articles ménagers achevaient de donner au département l'image d'une région industrielle diversifiée. Mais tous ces aspects socio-économiques ne suffisaient pas à rendre parfaitement compte de la situation politique décrite auparavant Ils apportaient même plus de questions que de réponses. Ainsi, pourquoi cette région industrielle ancienne et puissante ne fournissait elle  que si peu d'électeurs au PCF ? Pourquoi ce département où la pratique catholique était égale voire supérieure à celle des autres départements bretons, votait-il moins qu'eux pour le MRP? C'est ce qu'il faut tenter maintenant d'expliquer. Le Comité d'UNR de la Loire-Inférieure contre le MRP (1945-1951)Dès les premières élections législatives qui suivirent la Libération, la Loire-Inférieure se trouva dans une situation politique originale (tabl. 2).  

   

 

 

 

Le rapport des forces dans le département n'avait rien de commun avec celui que l'on observait dans le reste du pays. PCF, SFIO et MRP étaient tous les trois, bien qu'à des degrés divers, en dessous de leurs moyennes nationales et se classaient dans un ordre exactement inverse de l'ordre national. En contrepoint, la droite traditionnelle remportait une victoire d'autant plus spectaculaire qu'elle contrastait avec sa déroute dans la   plupart des autres régions. À cela, deux raisons principales. Tout d'abord, des hommes de droite s'étaient retrouvés en première  ligne dans le combat de la Résistance (L. Audibert, par exemple, chef  régional de l'Armée secrète, arrêté en janvier 1944 et déporté à Dachau,  ou J. Chombart de Lauwe, dit « colonel Félix », chef départemental des   FFI 16), limitant ici le discrédit qui affecta bien souvent ailleurs les cadres  de la IIIe République, radicaux et modérés en majorité, principaux responsables du vote du 10 juillet 1940. Ensuite et surtout, la droite était solidement organisée en Loire-Inférieure autour de la Fédération républicaine de France, bien implantée dans les circonscriptions rurales et très liée  dans les grandes villes aux Jeunesses patriotes. Cinq des neuf députés du  département étaient inscrits au groupe de la FRF ou lui étaient apparentés  (« rattachés », selon la formule exacte qui avait cours avant 1945) : Émerand Bardoul, élu en 1936 dans la circonscription de Châteaubriant;  Auguste-Louis Dutertre de la Coudre, élu en 1937 dans celle de Paimboeuf en remplacement de Jacques de Juigné, devenu sénateur; Henri Amédée de la Ferronnays, élu depuis 1907 dans la circonscription d'Ancenis; Jean  Le Cour Grandmaison, élu depuis 1919 dans celle de Nantes-4e; Hubert-Augustin de Montaigu enfin, élu de 1910 à 1919 et à nouveau depuis 1928  dans celle de Saint-Nazaire-2e, succédant à son père Pierre-Augustin. Les  liens avec la structure nationale de la FRF étaient étroits (A.-L Dutertre de  la Coudre siégeait dans les instances dirigeantes de la Fédération), de  même que ceux avec les JP dont la Loire-Inférieure était un des bastions.Cela était à mettre en parallèle avec la faiblesse insigne du courant démocrate-chrétien dans le département, contrastant avec sa forte  implantation dans les quatre autres départements bretons qui depuis   1928 élisaient entre un et quatre députés du PDP chacun  

 

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 18:11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 15:23

Le 12 juillet 2013 s'ouvrait à Tréfumel, la Maison des Faluns, une nouvelle maison nature dédiée à l'un de ses trésors : la mer des Faluns, où barbotaient requins et raies il y a 15 millions d'années. Voici ce qu'on pouvait lire dans le Télégramme sous la plumme de Gwen Catherine.

 

 

         

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci dessous, reproduction d'éléments ornant les bâtisses,

conçus à partir du calcaire des Faluns

 

 

 

 

Types de maisons visibles au pays des Faluns

 

 

 

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 08:33

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 18:59
        
     
 
 
An Drouiz 

Daik, mab gwenn Drouiz, ore 
Daik, petra fell dit-te ? 
Petra ganin-me dit-te ? 

Ar bugel 

- Kan din eus a ur rann 
Ken a oufen bremañ 

An Drouiz 

- Hep rann ar red hepken 
Ankou, tad an anken 
Netra kent, netra ken 
Daik, mab gwenn Drouiz, ore 
Daik, petra fell dit-te ? 
Petra ganin-me dit-te ? 

Ar bugel 

- Kan din eus a zaou rann 
Ken a oufen bremañ 

An Drouiz 

- Daou ejen dioc'h ur gibi 
O sachat, o souhetiñ 
Edrec'hit an estoni ! 
Hep rann ar red hepken 
Ankou, tad an anken 
Netra kent, netra ken 
Daik, mab gwenn Drouiz, ore,etc. 

Ar bugel 

- Kan din eus a dri rann 
Ken a oufen bremañ 

An Drouiz 

- Tri rann er bed-mañ a vez : 
Tri deroù ha tri diwezh 
D'an den ha d'an derv ivez 
Teir rouantelezh Varzhin 
Frouezh melen ha bleun lirzhin 
Bugaligoù o c'hoarzhin 
Daou ejen dioc'h ur gibi... 
Hep rann ar red hepken... 
Daik, mab gwenn Drouiz, ore,etc. 

Ar bugel 

- Kan din a bevar rann 
Ken a oufen bremañ 

An Drouiz 

- Pevar maen higoliñ 
Maen higoliñ da Varzhin 
Higoliñ klezier vlin 
Tri rann er bed-mañ a vez... 
Teir rouantelezh Varzhin... 
Daou ejen dioc'h ur gibi... 
Hep rann ar red hepken... 
Daik, mab gwenn Drouiz, ore,etc. 

Ar bugel 

- Kan din eus a bemp rann 
Ken a oufen bremañ 

An Drouiz 

- Pemp gouriz an douar 
Pemp darn en hoar 
Pemp maen war hor c'hoar 
Pevar maen higoliñ... 
Tri rann er bed-mañ a vez... 
Teir rouantelezh Varzhin... 
Daou ejen dioc'h ur gibi... 
Hep rann ar red hepken... 
Daik, mab gwenn Drouiz, ore,etc. 

Ar bugel 

      - Kan din eus a c'hwec'h rann 
Ken a oufen bremañ 


An Drouiz 

- C'hwec'h mabig graet e koar 
Poellet gant galloud loar 
Ma n'ouzez-te, me oar 
C'hwec'h louzaouenn r perig 
Meskañ 'r gaoter 'ra 'r c'horrig 
En e c'henou e vizig 
Pemp gouriz an douar... 
Pevar maen higoliñ... 
Tri rann er bed-mañ a vez... 
Teir rouantelezh Varzhin... 
Daou ejen dioc'h ur gibi... 
Hep rann ar red hepken... 
Daik, mab gwenn Drouiz, ore,etc. 

Ar bugel 

- Kan din eus a seizh rann 
Ken a oufen bremañ 

An Drouiz 

- Seizh heol ha seizh loar 
Seizh planedenn gant al lar 
Seizh elfenn gant bleud an aer 
C'hwec'h mabig graet e koar... 
Pemp gouriz an douar... 
Pevar maen higoliñ... 
Tri rann er bed-mañ a vez... 
Teir rouantelezh Varzhin... 
Daou ejen dioc'h ur gibi... 
Hep rann ar red hepken... 
Daik, mab gwenn Drouiz, ore,etc. 

Ar bugel 

- Kan din eus a eizh rann 
Ken a oufen bremañ 

An Drouiz 

- Eizh avel o c'hwibannat 
Eizh tan gant an Tantad 
E miz Mae e menez kad 
Eizh ounner wenn-kann-eon 
O peuriñ en enez don 
Eizh ounner wenn d'an Itron 
Seizh heol ha seizh loar... 
C'hwec'h mabig graet e koar... 
Pemp gouriz an douar... 
Pevar maen higoliñ... 
Tri rann er bed-mañ a vez... 
Teir rouantelezh Varzhin... 
Daou ejen dioc'h ur gibi... 
Hep rann ar red hepken... 
Daik, mab gwenn Drouiz, ore,etc. 

Ar bugel 

- Kan din eus a nav rann 
Ken a oufen bremañ 

An Drouiz 

- Nav dornig gwenn war daol leur 
E-kichen tour Lezarmeur 
Ha nav mamm o keinañ meur 
E koroll, nav c'horrigan 
Bleuñvek o blev, gwisket gloan, 
Kelc'h ar feunteun, d'al loar-gann 
Gwiz hag he nav forc'hell all 
E toullig dor an houc'hzal 
O soroc'hal, o turc'hial, 
O turc'hial, o soroc'hal, 
Torc'h, torc'h, torc'h ! d'ar wezenn aval 
An hoc'h kozh d'o tiorreal 
Eizh avel o c'hwibannat... 
Eizh ounner wenn-kann-eon... 
Seizh heol ha seizh loar... 
C'hwec'h mabig graet e koar... 
Pemp gouriz an douar... 
Pevar maen higoliñ... 
Tri rann er bed-mañ a vez... 
Teir rouantelezh Varzhin... 
Daou ejen dioc'h ur gibi... 
Hep rann ar red hepken... 
Daik, mab gwenn Drouiz, ore,etc. 

   
  
 
Ar bugel 

- Kan din eus a zek rann 
Ken a oufen bremañ 

An Drouiz 

- Dek lestr tud gin a welet 
O tonet eus a Naoned 
Goa ! c'hwi, goa ! c'hwi, tud Gwened ! 
Nav dornig gwenn war daol leur... 
E koroll, nav c'horrigan.. 
Gwiz hag he nav forc'hell all... 
O turc'hial, o soroc'hal... 
Eizh avel o c'hwibannat... 
Eizh ounner wenn-kann-eon... 
Seizh heol ha seizh loar... 
C'hwec'h mabig graet e koar... 
Pemp gouriz an douar... 
Pevar maen higoliñ... 
Tri rann er bed-mañ a vez... 
Teir rouantelezh Varzhin... 
Daou ejen dioc'h ur gibi... 
Hep rann ar red hepken... 
Daik, mab gwenn Drouiz, ore,etc. 

Ar bugel 

- Kan din eus a unnek rann 
Ken a oufen bremañ 

An Drouiz 

- Unnek beleg houarneset 
O tonet eus a Wened 
Gant o c'hlezeier torret 
Hag o rochedoù gwadek 
Prenn-kolvez da vazh-loaek 
Eus a dri c'hant o unnek 
Dek lestr tud gin a welet... 
Nav dornig gwenn war daol leur... 
E koroll, nav c'horrigan.. 
Gwiz hag he nav forc'hell all... 
O turc'hial, o soroc'hal... 
Eizh avel o c'hwibannat... 
Eizh ounner wenn-kann-eon... 
Seizh heol ha seizh loar... 
C'hwec'h mabig graet e koar... 
Pemp gouriz an douar... 
Pevar maen higoliñ... 
Tri rann er bed-mañ a vez... 
Teir rouantelezh Varzhin... 
Daou ejen dioc'h ur gibi... 
Hep rann ar red hepken... 
Daik, mab gwenn Drouiz, ore,etc. 

Ar bugel 

- Kan din eus a zaouzek rann 
Ken a oufen bremañ 

An Drouiz 

- Daouzek miz, daouzek arouez, 
An diwezhañ-andivezh 
Saezher, hellink flimm e saezh, 
Daouzek arouez en em zrailh 
Ar Vuoc'h gen, ar Vuoc'h zu-bailh, 
O tonet eus Koad-ispailh 
Flemm ar saezh en he c'herc'henn 
He gwad o redek oc'hpenn 
O vlejal-hi, sonn he fenn 
Korn o son boud, tan ha taran, 
Glav hag avel, taran ha tan ! 
Tra ken mui-ken ; tra na rann ! 
Unnek beleg houarneset... 
Hag o rochedoù gwadek... 
Dek lestr tud gin a welet... 
Nav dornig gwenn war daol leur... 
E koroll, nav c'horrigan.. 
Gwiz hag he nav forc'hell all... 
O turc'hial, o soroc'hal... 
Eizh avel o c'hwibannat... 
Eizh ounner wenn-kann-eon... 
Seizh heol ha seizh loar... 
C'hwec'h mabig graet e koar... 
Pemp gouriz an douar... 
Pevar maen higoliñ... 
Tri rann er bed-mañ a vez... 
Teir rouantelezh Varzhin... 
Daou ejen dioc'h ur gibi... 
Hep rann ar red hepken 
Ankou, tad an Anken 
Netra kent, netra kent
   
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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 12:53

Une autre cause, endogène celle-ci, doit aussi être examinée. Dès le début des années cinquante en effet, les élites dirigeantes de Loire-Inférieure - milieux d'affaires et notables confondus - ne s'impliquèrent qu'avec peu d'ardeur dans les projets et les travaux du CELIB, facilitant par là-même les manœuvres de division du pouvoir central. Cela était probablement la conséquence directe de l'originalité marquée de ce département par rapport aux quatre autres départements bretons sur le plan politique durant toute la IVe République, période pendant laquelle précisément se fixèrent pour longtemps manières de penser et moyens d'intervenir dans le domaine de l'action régionale. C'est à la mesure de cette  spécificité de la Loire-Inférieure que cet article voudrait contribuer  L'originalité de la Loire-Inférieure en Bretagne : le poids de la droite « modérée » Un moyen commode pour saisir la singularité de la Loire-Inférieure 8 au sein de l'ensemble breton après la Deuxième Guerre mondiale consiste à observer les résultats des élections législatives de novembre 1958 (tab. 1).

 

   

Sans entrer dans le détail des calculs et des problèmes de méthodes,quelques explications s'imposent cependant à propos de certains intitulés afin de faciliter la lecture de ce tableau . L'UFD (Union des forces démocratiques), fondée le 7 juillet 1958 à l'appel de Daniel Mayer, président de la Ligue des droits de l'homme et député démissionnaire de la SFIO, regroupait des éléments épars des gauches qui refusaient la Ve République tout en cherchant à dépasser les contradictions du mouvement ouvrier déchiré depuis 1920 entre communistes et socialistes. De l'UFD sortit peu après le PSU. Seule zone de force en Bretagne : la région de Saint-Brieuc, avec Antoine Mazier, député socialiste sortant rallié au Parti socialiste autonome, battu en novembre 1958. Le CRR (Centre de la réforme républicaine), mis sur pied le 2 juillet 1958 par plusieurs personnalités qualifiées de «gaullistes de gauche », combattit plus souvent l'UNR qu'il ne lui servit de force d'appoint. se situait plutôt entre le parti radical et la SFIO. Seule zone d'influence relative en Bretagne : la région brestoise (Finistère-2e). La rubrique UDSR en Bretagne correspond exclusivement à la candidature de René Pleven, député sortant, président du conseil général des Côtes-du-Nord et du CELIB. Au sens strict, l'UDSR n'existait plus vraiment depuis l'été, écartelée entre sa tendance hostile au nouveau régime, emmenée par François Mitterrand, lui-même investi par l'UFD dans la Nièvre, et sa tendance plutôt favorable au gaullisme, conduite par R. Pleven, Eugène Claudius-Petit et Edouard Bonnefous, tous trois candidats sans investiture nationale 10. La DCF (Démocratie chrétienne de France), fondée par Georges Bidault le 13 juin 1958, représentait a fraction du MRP favorable au maintien coûte que coûte de l'Algérie dans la France et voulait jouer le rôle de trait d'union entre les démocrates-chrétiens et les indépendants. Un seul mais solide bastion en Bretagne : le Morbihan, et deux élus : Christian Bonnet et l'abbé Hervé Laudrin. Le CR (Centre républicain) d'André Morice, député de Loire-Atlantique, était issu de la scission du parti radical à l'automne 1956 après le congrès de Lyon. Hostile aux conceptions de Pierre Mendès-France et farouchement attaché à l'Algérie française, son programme rejoignait sur bien des points celui du CNIP n. Un seul élu breton en novembre 1958 : Pierre Bourdelles (Côtes-du-Nord-5e). L'UALS enfin (Union pour l'action libérale et sociale) regroupait la majorité des députés poujadistes sortants qui, le 1er juin 1958, avaient voté pour l'investiture de Charles de Gaulle malgré la consigne impérative de Pierre Poujade. Exclus du groupe d'UFF, ils avaient formé un nouveau groupe parlementaire présidé par  Luis Reoyo. Un seul candidat en Bretagne : le député sortant Pierre Charles (Loire-AtIantique-5e), au score dérisoire.

 

 

 

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