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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 18:53

 

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 13:42

Rouault, sieur de Livaudrays, paroisse de Guer, de la Houssaye


 

Ext. réf. 1669, six gén., ress. de Ploërmel.

D'argent au croissant de sable, accompagné de trois macles de même.

Guillaume, vivant en 1526, père de Guillaume, marié à Perrine Boscher.

Perrot, de la paroisse de Merdrignac, se dit noble, ce que les paroissiens lui disputent aux réformations et montres de 1427 à 1479, dite paroisse, évêché de Saint-Malo.

 

 

Lieux où cette famille fut présente : Eréac, Guer, Plurien, Langourla

 

La maison actuelle .de Livoudraie est du XVe siècle avec grande cour et portail. Cette maison a donné son nom à une frairie qui avait pour centre la chapelle de Saint-Raoul, laquelle était souvent appelée chapelle de Livoudraie. A l'intérieur de la maison on peut voir une grande vasque en granit, de belles dimensions, entourée de feuilles de trèfle. Cette vasque est supportée par une tête connue sous le nom de : « Diable de Livoudraie ». Des vieilles portes assez remarquables.

 

D'après les commissaires de la Réformation de 1513 les premiers propriétaires de Livoudraie se nommaient « Collin ». La maison de Livoudray fut formée de plusieurs acquisitions, de gens roturiers, faites par Eon Raoul et Pierre de Livoudray. C'est donc qu'il faut dire les Collin de Livoudray, qui abandonnèrent le nom de Collin pour garder celui de Livoudray sous lequel ils étaient connus. Livoudray avait un moulin à fouler le drap, pour lequel on devait à la dame de Maure, en 1621, un gâteau de 60 sols à Noël et 75 livres à la Saint André.

 

« La seigneurie de Livoudray appartient en 1426 et 1444 à Eon de Livoudray et il y demeure. » En 1484, au 7 septembre, nous trouvons Jean de Livoudray, notaire, demeurant en la ville de Guer. En 1500 à Raoul de Livoudray qui avait pour épouse Jeanne Jubier, de laquelle il eut quatre enfants. Jeanne Jubier, héritière des terres du Brossay en Guémené-Penfao, évêché de Nantes, était fille aînée de Jamet Jubier, sieur du Brossay, et de Thomasse de Marbré ou du Maslé. Jeanne Jubier étant veuve de Raoul de Livoudray, sieur du dit lieu, épousa, par contrat du 26 août 1512, Gilles de Bruc, sieur de la Vieille-Cour. Ce dernier était fils de René, sieur de Bruc, en Guéméné-Penfao, et de Raoulette Provost. Dans son contrat de mariage Jeanne Jubier assurait à son époux, Gilles de Bruc, une rente de 20 livres sur la terre du Brossay, puis plusieurs autres avantages. De ce mariage naquit un fils unique, Jean de Bruc, qui épousa, par contrat du 6 juin 1532, Jeanne Levesque, fille de Pierre Levesque, chevalier, seigneur de la Vallée Saint-Jouan. Nous trouvons encore Guillaume de Livoudray qui vivait en 1513. Il avait pour épouse demoiselle Le Rebours, fille de Roland. Cette dernière possédait plusieurs rotures qui furent incorporées à la terre de Livoudray. Jean de Livoudray, fils de Raoul et de Jeanne Jubier, épousa, en 1527, Jeanne Millon. Trois filles naquirent de cette union : Guillemette, Nicolle et Marguerite. Guillemette de Livoudray, fille aînée, héritière principale et noble, épousa, en 1554, Jean Bonnet, sieur de la Roche et de la Bardoulais. De ce mariage naquit, en 1555, une fille : Marguerite Bonnet. Nicolle eut pour époux Jean le Prince, sieur du Tay, paroisse de Saint-Tual, évêché de Saint-Malo. Pour Marguerite de Livoudray, nous ne trouvons aucune trace de mariage. - Guillemette de Livoudray devenue veuve épousa, en 2es noces, Noble homme Laurent de Callac, fils de Guillaume, sieur de Callac, en Guémené-Penfao, et de Françoise de Callac, dame du dit lieu. Laurent de Bruc avait un frère aîné, marié à Artuse le Fourheur. Ils eurent un fils : Pierre de Callac, lequel épousa Benée de Cano, dame de la Clémensay, en Réminiac, fille de Gérôme et de Jaequette Peschart de la Botheleraye. Tous les deux s'appelèrent, non de Bruc, mais de Callac, ce qu'il est important de savoir et de ne pas oublier. Laurent de Callac paya 100 livres monnaie pour les obsèques et funérailles de Jean de Livoudray, son beau père, mort vers 1570 ; il fit aussi réparer le moulin et chaussée de Livoudray. Enfin, en 1576, il conclut accord avec son beau-frère, Jean le Prince, pour avoir la jouissance entière des terres et dépendances de Livoudray, du Brossay, au prix de. 2.200 livres tournois. Du mariage de Guillemette de Livoudray avec Laurent de Gallac naquit une fille unique, Françoise de Callac, mariée, à Guer, le 30 novembre 1585, à Jean Costard, sieur de Bocudon et de Brillangaut en Bedon, fils de Guillaume et de Jeanne du Maz du Brossay. Françoise de Callac apporta le Brossay dans la maison Costard d'où il passa plus tard, par alliance, dans celle de Becdelièvre qui le possède encore. Marguerite Bonnet, fille de Jean et de Guillemette de Livoudray épousa : 1°, en 1575, Pierre de Launay, qui mourut dans la même année ; 2° Julien Rouaud, fils de Guillaume et de Perrine Boschier. Marguerite Bonnet mourut le 1er mars 1613. Du mariage de Julien Rouaud et de Marguerite Bonnet naquit un fils, René, qui épousa : 1° Jacquette le Moine, 2° Jeanne du Lieu, 3° Gilette de la Bouexière. Jacquette le Moine était fille de Guillaume et d'Ysaheau de Théhillac, sieur et dame de la Touche, demeurant tantôt à Bodel, en Caro, tantôt à Camquemar en Saint-Gravé. Jacquette le Moine était riche : par contrat de mariage elle avait 2.000 écus qui devaient être payés par Jacob de Cancouet et Ysabeau de Kerouallan, sieur et dame de Cancouet. D'après un constitut sur eux du 2 mars 1599 et 19 septembre 1602, devaient être versés immédiatement 1.000 écus, les 1.000 autres au décès d'Ysabeau de Théhillac. A son tour, René Rouaud recevait de sa mère une dot de 2.000 livres garantie par la propriété ou sur la propriété de la Bardoulaye. Jacquette le Moine mourut le 2 janvier 1626. Jeanne du Lieu, deuxième épouse de René Rouaud, était fille de Jean et de Roberde de Trébulan, sieur et dame de la Hercauday et du Clos-Daniel. Roberde qui avait été baptisée le 16 mars 1591 mourut le 17 juillet 1641, elle fut inhumée dans l'église de Guer. Enfin René Rouaud épousa en 3e noces, comme nous l'avons vu, Gilette de la Bouexière. De son mariage avec Jacquette le Moine, il eut Julien Rouaud, fils aîné et héritier principal, puis trois filles : Louise, Barbe et Yvonne. De Gilette de la Bouexière, sa troisième femme, il eut une fille : Renée. René Rouaud fut inhumé à Saint-Raoul le 4 décembre 1647. Julien Rouaud, né en 1603, de René et de Jacquette le Moine, épousa : 1° Julienne Gouro, laquelle mourut le 2 juillet 1644 ; elle fut enterrée dans la chapelle du Bouexie ; 2° Suzanne Thomas qui était fille de Julien et de Geneviève le Bouteiller, sieur et dame de Launay et de la Ribaudière. Au moment de son mariage Suzanne avait 25 ans. Elle habitait au Plessjs-Cojalu, paroisse de Bédée. Par contrat du 8 octobre 1646, cette demoiselle, assistée de Marie de Cancouet, sa tante, dame de la Garaudière, reçut de sou futur la somme de 1.000 livres en garantie. De ce mariage naquit un fils : Jean-Sylvestre, baptisé le 30 septembre 1652. Louise Rouaud, soeur de Julien, qui fut baptisée le 7 octobre 1642, épousa François Ugues, sieur de la Ville-Huc. Louise mourut en 1653. Barbe Rouaud épousa Julien Commandoux, sieur du Clos-Caro. Elle lui apporta 400 livres de dot. Yvonne Rouaud se fît religieuse chez les Dames Ursulines de Ploërmcl ; elle y mourut le 24 avril 1663. Renée Rouaud, fille de René et de Gilette de la Bouexière, 3e femme du dit René, demeurait au Bouexic, en 1666. Elle avait pour curateur son beau-frère François Ugues ; dans la suite elle se fit religieuse Ursuline à Pontivy. Les enfants de Julien Rouaud et de Julienne Gouro furent : René et Julienne qui demeuraient au Bouexie, en 1666, chez leur tante Renée. Puis Madeleine qui habitait la Ville-Orion, en Carentoir, la même année. Les enfants de Julien Rouaud et de Suzanne Thomas furent : Jean, qui mourut en avril 1661 ; François, qui demeurait au Bouexie avec sa mère, en 1666. Par testament du 12 août 1658, Julien Rouaud nommait pour exécuteurs testamentaires sa femme, Suzanne Thomas, son beau-frère, François Thomas, sieur de la Ribaudière. Julien Rouaud mourut le 16 août 1658 ; il fut enterré le 17 dans la chapelle de Saint-Raoul. La succession de René et Julien Rouaud ne fut réglée qu'en 1666, devant Claude de la Bourdonnaye, sieur de la Salte, et Jean Larcher, sieur de Tréogat. René Rouaud était né en 1630. Il avait eu pour curateur, en 1659, Guillaume du Fresches, sieur de la Cossais, en Carentoir. René Rouaud épousa Anne-Louise de la Rourdonnaye. Le contrat de mariage portait que la future verserait entre les mains de René 16.000 livres. Cette dame mourut sans enfant, le mercredi 7 janvier 1693 ; elle fut enterrée le lendemain dans la chapelle Saint-Raoul et les frais d'enterrement se montèrent à 16 livres. Au sujet de sa succession, il y eut difficulté entre Claude de la Rourdonnaye, héritier principal de sa mère, et René Ronaud, relativement au paiement des 16.000 livres de dot, dont 11.000 seulement avaient été versées. Le sieur de Brantomère se porta caution, assurant qu'il n'y avait rien à craindre, vu que les terres de Bratz et Brantôme étaient estimées 1.585 livres. René Rouaud mourut sans laisser d'enfant. François Rouaud, frère puîné de. René, fils de Julien et de Suzanne Thomas, sieur de la Bardoulais, lui succéda. François Rouaud, baptisé le 7 janvier 1655, avait eu deux marraines : Françoise Thomas, dame du Bois et Claude Eon, dame de la Flèche. Il épousa, en 1678, Thérèse Ugues, soeur de Claude Ugues et dame de la Hattaye, héritière de la Ville-Hue ; c'est ainsi que François Rouaud devint seigneur de la Ville-Hue. Disons en terminant que la famille Rouaud de Livoudray existe toujours.

 

 

 

 

Château de Carpont à Langourla

 

 

Aux pages consacrées aux villages de Langourla, nous avions eut l'occasion d'aborder brièvement cette famille Rouault de Livoudrays (voir les villages de Langourla, page n° 5). Mathurin Rouault de Livoudrays avait épousé en février 1766 Rose Heymery, héritière de la terre du Carpont. Lequel sieur Rouault de Livoudrays avait vu le jour en la paroisse de Plurien, le 13 juillet 1736 de l'union de Laurent Rouault de Livoudrays et de Françoise-Catherine Le Denys. Laurent Rouault de Livoudrays était lui même fils de Georges Rouault de Livoudrays et de Françoise de Triac. Acte de mariage ci-dessous.

 

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2 mai 2017 2 02 /05 /mai /2017 10:50

 

 

 

L'ancien Riquiqui - La nouvelle salle de la Rue de Mercoeur.

 

Dans un local assez primitif situé rue du Calvaire, où se trouve aujourd'hui le n° 3, vint s'installer en 1832, une troupe de marionnettes dirigée d'abord par M. et Mme Leroux, troupe qui avait d'abord donné des représentations en plein vent sur la Petite-Hollande. Ce petit théâtre qui faisait la joue des enfants mais non la tranquillité des parents, avait reçu du public le nom de Riquiqui. Cette appellation devait lui rester. Même, quand bien des années plus tard, l'humble baraque se transforma en un véritable trésor, ce fut toujours pour les Nantais Riquiqui. Cependant cette troupe de marionnettes faisait des affaires d'or ; d'année en année, un public plus nombreux se pressait sur ses rudimentaires banquettes, La famille du père Leroux s'était accrue, les enfants avaient grandi, s'étaient mariés. Ils se mirent a jouer entre eux quelques petites pièces et réussirent. En 1854, Riquiqui, qui avait quitté depuis quelque temps la rue du Calvaire pour s'installer rué Mercoeur, abandonna définitivement les marionnettes qui avaient commencé sa fortune et se mit à jouer des codies sous le nom de Théâtre des Délaséements-Comiques. L'ouverture eut lieu le dimanche 6 août. Le spectacle se composait de Bruno le Fîleur, Pierrot, La légende du Grand Etang, chantée par M. Léon, âgé de six ans, et à une femme qui se grise, le prix des places était fixé commeil suit: premières, 1 franc, deuxièmes, 0 fr. 60 ; galeries, 0 fr. 40; parterre, 0 fr. 25. Cette tentative, qui réussit, encouragea la famille Leroux à continuer cette exploitation sous le titre de Troupe Nantaise. Ce fut seulement en octobre 1866 que l'ancien Riquiqui adopta le nom de Variétés ; A cette occasion, on rappropria un peu la salle qui était loin d'être luxueuse. Figurez-vous un espace assez exigu entouré d'une simple galerie de bois. Au milieu, des sièges peu confortables. La façade était formée d'un encadrement de bois peint ; simple décor à moitié effacé par la pluie, C'est dans cette salle malpropre, enfumée, que la famille Leroux gagna sa fortune. Ce petit théâtre qui jouait le drame, la comédie, le vaudeville, était fréquenté par les ouvriers. Cependant le bourgeois, de temps en temps, se risquait à y aller, quitte a recevoir sur la tête des pelures d'orange et de pomme, On changeait de spectacle deux fois par semaine. Les samedi, dimanche et lundi on jouait le drame ; les mardi, mercredi et jeudi, la comédie, Ce système demeura toujours en vigueur à la salle de la rue Mercoeur. En février 1872, les Variétés jouèrent une pièce locale : Les Mystères du Marchix. Ce drame bien noir, mais qui offrait un intérêt palpitant pour les habitants du quartier, était dû, je crois, a l'un des bons artistes de la troupe, M. Cardon, qui avait épousé Mme Leroux, En 1873, une revue du même auteur : Nantes à vol d'oiseau, eut un très vif succès. A cette occasion, toute la haute société nantaise défila à Riquiqui, Bien souvent la mère Leroux ne put retenir un mouvement d'orgueil en voyant une file de joyeux équipages à la porte de son boui-boui. En mars 1876, les Variétés firent une excursion dans l'opérette et jouèrent la Fille de Madame Angot. C'était assez drôle. Le chef d'orchestre jouait du piano de la main, gauche et battait la mesure de la main droite. Cependant Mme Leroux avait peu à peu amassé une fortune assez rondelette. La foule affluait toujours à son théâtre. Elle résolut un jour de remplacer la baraque de bois par un véritable monument. Aussitôt dit, aussitôt fait. Les travaux commencèrent et en quelques mois un théâtre d'apparence sérieuse s'éleva sur l'emplacement jadis occupé par la petite scène des marionnettes. Le nouveau théâtre a été construit par M. Moreau, qui a tiré tout le parti possible de l'espace assez restreint mis à sa disposition. La salle est jolie et coquette, Elle se compose de deux galeries, de fauteuils d'orchestre, d'un parterre et de quatre avant-scène, Pendant quelque temps il y eut aussi a la première galerie deux autres avant-scène, mais elles furent supprimées. Le plafond, de forme ovale, est entouré de douze petits panneaux représentant différents sujets légers. Les balcons des galeries sont ornés des attributs de la musique ot de là comédie. L'ouverture de la nouvelle salle eut lieu le jeudi 28 novembre 1878, Le spectacle était composé du Cheveu Blanc, de Jeanne qui pleure et Jeanne qui rit et de Tromb-al-Cazar. Ce fut une véritable scène de famille.La brave mère Leroux, âgée de près de 80 ans, mais très vaillante encore et toute fre de sa longue vie de travail, fut amenée sur la scène aux applaudissements de tous et reçut plusieurs bouquets. Alors commença pour les Variétés une période de splendeur qui, malheureusement, ne devait pas durer de longues années. La troupe était bonne. Il me suffira de rappeler les noms de Delaville, un premier rôle de grand talent, d'Alain, qui était en même temps peintre décorateur et amusant comique ; du désopilant Besombes ; de Malbeuf ; du jeune premier Dubiaux, qui épousa la petite fille de Mme Leroux, Cécile Cardon ; de Mme Cardon et Allain, -les deux filles de M. Leroux, -et de Mme Besombes. En 1880, profitant de la fermeture du Grand-Théâtre et de la déconfiture de la troupe de la Renaissance, les Variétés jouèrent avec succès : les Cloches de Corneville. Pour cette occasion, deux chanteuses, Mme Vernet-Lafleur et Berlue Féal, avaient été engagées. Un drame signala l'année 1881. L'administrateur Malbeuf qui, comme comique, ne manquait pas d'un certain talent, fut trouvé pendu à un portant. La saison 1882 fut des plus brillantes. Deux pièces eurent un immense succès ; Quatre-Vingt-Treize de Victor Hugo ; où Delaville était très remarquable dans le rôle de Gimourdain, et les Locataires de M. Blondeau qui, pendant trente représentations, dilatèrent la rate des Nantais. Dans cette comédie, Besombes était absolument inénarrable. Allain y était aussi fort drôle. En août 1882, Mme Leroux mourut, âgée de 84 ans. Ses derniers moments furent attristés par la venue des huissiers. La construction du nouveau théâtre avait coûté plus cher qu'on ne pensait tout d'abord. Mme Leroux s'était endettée ; les frais plus considérables n'avaient pas été compensés par les recettes, réduites forcément par l'exiguïté de la salle, et finalement la ruine venait briser toutes les espérances que la vieille directrice avait fondées sur son cher théâtre, Quelque temps après la mort de Mme Leroux, les Variétés furent mis en adjudication et devinrent la propriété de MM. Roy et Toisson. M. Bésombes père voulut alors prendre la suite des affaires de Mme Leroux. Mais il ne s'entendit pas avec les propriétaires, de la salle. Il fit construire, sous le nom de Théâtre Nantais, une salle en bois, dans un terrain vague, situé en face dès Variétés, au coin de la rue Mercoeur et de la rue du Gènéral-Meusnier. En 1884,M, Bésombes loua définitivement les Variétés. Il y resta jusqu'en 1887, année où il abandonna la direction après des affaires peu brillantes. Parmi les artistes qui firent partie de sa troupe, il faut citer M. Frespech, qui avait été, en 1874,administrateur du Théâtre Graslin et les deux excellents comiques Zynguet et Dargelès. Au départ de M. Bésombes, les Variétés passèrent aux mains de M. Ganelly. Sous cette direction on joua, une amusante revue locale : Ah ! dame, oui,dame ! qui avait pour auteurs deux de.nos concitoyens, MM. André Richard et Paul Héraud, et un drame fort intéressant d'un autre de nos compatriotes, M. Jules Gringoire : Le Serment d'un Breton. Cette pièce historique eut un grand succès et obtint 17 représentations consécutives. Le soir de la première, une dame, femme de l'un des héros figurant sur l'affiche, se présenta au contrôle pour demander si son mari, décédé, n'était pas malmené dans la pièce. On la rassura et on lui offrit une loge. En 1888, M. Valincourt prit la direction. Parmi les meilleurs artistes de sa troupe, il faut citer M. Bonarel et Mme Yorelle. Une reprise de la Famille Benqiton eut un vif succès. Le jeune Valincourt était excellent dans le rôle de Fanfan. En janvier 1890, la crise provoquée sur tous les théâtres par l'influenza éclata sur les Variétés et M. Valincourt fut obligé d'abandonner son théâtre, Le Comité de la Presse organisa au bénéfice des artistes de la rue Mercoeur la grande représentation de Carmen, avec Mme Bouland, dont j'ai parlé dans un autre chapitre. La saison 1890-91 se fit sous la direction de M. Berthollot avec une troupe ne renfermant aucun artiste digne d'être spécialement signalé. Au mois d'avril, le théâtre fut acheté par un grand propriétaire, M. Bélier, avec l'intention d'en faire une maison de rapport. Néanmoins, cette transformation n'eut pas lieu, mais la salle resta fermée pendant deux ans. Dans le courant de février 1893, les Variétés rouvrirent leurs portes sous le nom dé Théâtre des Arts, avec M. Ricouard comme directeur. Le prix des places fut augmenté. On ne joua que la comédie et le vaudeville. La troupe était bonne, Les principaux artistes, MM. Blanchet, Howey, Mme Leriche, d'Ickles, de Givry ramenèrent par leur talent le public à la salle de la rue Mercoeur. Pourtant les affaires du directeur ne furent pas brillantes. Après de fréquentes relâches le Théâtre des Arts ferma définitivement ses portes à la fin du mois de mars, A plusieurs reprises, les directeurs qui se sont succédé aux Variétés, et même certains conseillers municipaux, ont demandé que la ville subventionnât ce petit théâtre, Jusqu'ici ces tentatives n'ont encore abouti à rien. Les Variétés sont pourtant utiles a Nantes où nous n'avons pas de troupe de comédie et il serait à souhaiter que la municipalité vînt à leur aide d'une façon quelconque, par exemple en prenant à sa charge le loyer de la salle. Extrait de - Le théâtre à Nantes depuis ses origines jusqu 'à nos jours, 1430 ?-1893 / Étienne Destranges – 1893. 

 

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29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 13:28

 

 

Edmond Jamois

 

 

Martha Walter

 

 

Lucien Simon

 

 

Jean-Louis Le Toullec

 

 

Raymond Thibersart

 

 

John Dys

 

 

Mathurin Méheut

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 06:11

 

 

 

 

 

 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 05:56

Sigillvm – IONIS. (Johannis) DVCIS. BR….. ET. COMMITIS. RICHMONTIS.

 

Sceau de Jean, duc de Bretagne et comte de Richemond. (Une partie de la légende es détruite). Le duc de Bretagne, armé de toutes pièces, tenant de la main droite une épée nue, et portant au bras gauche un écu à ses armes ; il est monté sur un cheval galopant à droite.

 

Sceau secret : SECRETVM. MEVM. Mon secret. Un écusson aux armes de Bretagne.

 

 

 

Jean Ier du nom, dit le Roux, duc de Bretagne, comte de Richemond, fils de Pierre de Dreux et d'Alix de Bretagne, naquit en 1217. Le roi Saint-Louis le fit chevalier, et reçut l'hommage lige de la Bretagne en 1239. Le duc Jean suivit le roi à la seconde croisade, assista au siège de Tunis en 1270, et revint en France après la mort de ce prince. Il mourut le 8 octobre 1286. Jean avait épousé Blanche de Champagne ; cette princesse le suivit en Afrique, et lui donna Jean, qui lui succéda, et plusieurs autres enfants. (voir Il y a 730 ans et un jour, ce 8 octobre 1286, au château de l'Isle à Marzan, trépassait le duc Jean Ier de Bretagne - ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 13 - Lieux des sépultures des souverains Bretons, page n° 4)

 

Extrait de

Trésor de numismatique et de glyptique, ou recueil général de médailles, pierres- gravées, bas-reliefs, etc.

 

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 07:08

Sigillvm – PETRI. DVCIS. BRITTANIE. ET. COMMITIS. RICHMONTIS.

 

Sceau de Pierre, duc de Bretagne et comte de Richemond. Le duc de Bretagne, armé de toutes pièces, portant au bras gauche un écu à ses armes : échiqueté d'or et d'azur qui est Dreux, au franc canton d'hermines qui est Bretagne (Ces armes sont particulières à la branche des ducs de Bretagne de la maison de Dreux). Le prince tient de la main droite une épée nue ; il est monté sur un cheval galopant à droite.

 

 

Sceau secret : SECRETVM. MEVM. Mon secret.

Un écusson aux armes de Dreux-Bretagne.

 

 

 

 

Pierre, surnommé Mauclerc, tige des ducs de Bretagne, de la maison de France, était fils de Robert II, comte de Dreux, et d'Yolande de Courcy. Le roi Philippe-Auguste lui fit épouser Alix, fille de Constance, héritière de Bretagne, et de son troisième mari, Guy de Thouars. Pierre fit hommage lige de la Bretagne au roi de France, et consentit à laisser insérer à lui rendus par les vassaux Bretons, cette clause : sauf la fidélité due au roi de France notre sire. Outre le duché de Bretagne, sa femme lui apporta le comté de Richmond en Angleterre, dont l'origine remontait au mariage d'Alain Fergent avec Constance, seconde fille de Guillaume-le-Conquérant, et il était de son chef seigneur de Fère-en-Tardenois, de Longjumaux, de Brie-Comte-Robert, de Pontarcy, et de Chailly. Le roi Louis VIII étant mort, Pierre de Dreux se déclara contre Blanche de Castille, régente du royaume ; mais ayant été abandonné de ses partisans, il fut contraint de faire sa soumission au roi Louis IX, en 1227. Le duc ayant joint ses armes à celles de Henri III, roi d'Angleterre, auquel il fit hommage, le roi Saint-Louis tint en 1230, une assemblée de pairs, dans laquelle il fit déclarer Pierre de Dreux, coupable de félonie, et par là déchu de la duché de Bretagne. Le duc tenta de résister, mais il fut bientôt obligé de faire sa soumission au roi, et vint à Paris, en 1234, demander merci. Saint-Louis ne lui accorda son pardon qu'à condition qu'il ferait cession de sa duché à son fils dès que celui-ci serait majeur, et qu'il irait servir, pendant cinq années, en Terre-Sainte. Pierre se soumit à ces conditions, et l'an 1237, il remit sa duché à son fils aîné, et partit pour la Terre-Sainte en 1239 ; il revint en France en 1241. Il se croisa de nouveau en 1248, et accompagna le roi Saint-Louis. Grièvement blessé à la bataille de la Massoure, il fut ensuite fait prisonnier avec le roi. Ayant été remis en liberté après avoir payé rançon, il revenait en France lorsqu'il mourut pendant la traversée en 1250. Pierre de Dreux eut d'Alix de Bretagne, sa première femme, morte en 1221 : Jean, qui lui succéda, Arthur, mort jeune, et Yolande, qui épousa Guy de Lusignan, comte de la Marche, de Marguerite dame de Montagüe, sa deuxième femme, il eut Olivier de Bretagne, dit de Braine, seigneur de Montagüe. Pierre de Dreux est le premier duc de Bretagne qui est fait mettre des armoiries à son écu. (voir Pierre de Dreux, duc de Bretagne, sous diverses représentations - ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 12 - Lieux des sépultures des souverains Bretons, page n° 3 - La communauté juive de Bretagne à l'époque médiévale)

 

Extrait de

Trésor de numismatique et de glyptique, ou recueil général de médailles, pierres- gravées, bas-reliefs, etc.

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 15:13


 

La légende de ce sceau est à demi effacée ; on ne peut en lire que la fin : …... TANNIE ET AQVITANIE. Le duc de Bretagne, armé de toutes pièces, portant sur la poitrine un écu suspendu au cou, et tenant de la main droite une lance ornée d'une bannière. Le prince est monté sur un cheval galopant à droite.


 

Contre Sceau : ARTVR . COMES . ANDEGAV ….La fin de la légende est effacée. Arthur comte d'Anjou. Le duc armé comme sur le sceau précédent ; seulement il porte une épée nue au lieu de lance.

 

 


 

Arthur, comte d'Anjou et de la Bretagne, fils posthume de Geoffroy Plantagenêt, troisième fils de Henri II, roi d'Angleterre et de Constance, comtesse de Bretagne, naquit le 29 avril 1187. Ce prince avait les droits les plus légitimes au trône d'Angleterre, puisqu'il était fils de Geoffroy, frère aîné de Jean-sans-Terre ; il avait de plus, droit à la Touraine, à l'Anjou, à la Normandie, etc.; mais son oncle qui avait déjà usurpé sur lui la couronne d'Angleterre, voulut encore s'emparer, ceux de ses Etats situés en France. C'est ce qui obligea sa mère à le placer sous la protection du roi Philippe-Auguste. En 1202, le roi arma Arthur chevalier, lui donna des troupes et de l'argent, et après l'avoir fiancé à sa fille Marie, l'envoya pour conquérir le Poitou. Mais Arthur étant tombé au pouvoir de son oncle, celui ci le fit conduire à la tour de Rouen, où il le tua de ses propres mains le 12 avril 1203. (voir : ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 11 - Le destin tragique du jeune duc de Bretagne Arthur premier - Lieux des sépultures de souverains Bretons, page n° 2Quelques portraits de ducs et duchesses de Bretagne, page n° 1 )

 

Sigillvm ARTVRI….COMITIS. ANDEG. DIVITISMONTIS. Sceau d'Arthur, duc de Bretagne, d'Anjou et de Richmond. Arthur, la tête nue, revêtu d'une sorte de tunique tenant une épée à la main et monté sur un cheval marchant à droite.

 

Extrait de

Trésor de numismatique et de glyptique, ou recueil général de médailles, pierres- gravées, bas-reliefs, etc.   

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 19:53

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 12:41

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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