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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 18:54

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 13:48

 

En 1955, l'abbé Henri Poisson consacra une biographie à Yann-Vari Perrot; le fondateur de blenn brug. Celui ci naquit en 1877 au sein d'une famille de paysans, à la fine pointe du pays de Léon. Et dès son premier contact avec le monde, il sentit son attachement irréductible pour sa langue maternelle. Cette passion inspira toute sa vie et causa sa mort. Elle fait de sa carrière un moment de l'histoire de la Bretagne contemporaine. Vicaire zélé de Saint Fougay; puis de Plouguerneau, il marqua ses premiers pas dans le ministère par la représentation au château de Kerjean, en 1905, d'un drame de sa façon par une troupe de jeunes paroissiens formés par lui. En même temps; il fondait une société populaire le bleunn-brug, la fleur de Bruyère, pour célébrer, en des assises annuelles, par l'étude et par le théâtre, le culte de sa langue. Enfin, en 1911, il devint directeur effectif d'une revue Feiz ha Breiz qui unissait dans un même organe l'ardeur pour la religion et l'amour de la petite patrie. Le succès de ces manifestations fut très grand. Dès le début les critiques ne manquèrent pas à l'adresse de son oeuvre qu'un instant, l'évêque de Quimper voulut supprimer. Mais c'est au lendemain de la guerre de 1914-1918 que la cause servie par M. Perrot, se trouva entraînée à des compromissions. L'ébranlement produit par la guerre, la proclamation du droit des nationalités, posé comme un critérium pour redistribuer les populations, eurent leur contre-coup en Bretagne. Certains allèrent jusqu'au séparatisme. D'autres tout en s'en défendant, se réfugièrent dans les formules ambigües. L'abbé Perrot se disait "nationaliste"; il acceptait que fussent rayés d'une déclaration des principes du Bleunn Brug, les mots "réprouvant tout séparatisme". D'autre part préconisant, non sans raison, l'unification de l'orthographe dans les quatre dialectes bretons, il en venait à railler ceux "qui croient posséder à fond la langue bretonne sous prétexte qu'ils ont appris les premiers éléments sur les genoux de leurs mères".  N'était-ce pas cependant son meilleur argument pour revendiquer l'enseignement du breton dans les écoles élémentaires que d'invoquer ce qu'il y a de barbare à interdire à des Français de parler leur langue maternelle ou à leur refuser le droit d'être instruits dans l'art de parler correctement ? Il fut aussi un membre actif du Gorsedd sous le dénominatif de "Ar Meneziad"

 

 

Pour comble de disgrâce une formation organisée par Célestin Laisné et dont M. Perrot avait écrit qu'ils étaient "à fuir comme la peste, se plaça impudiquement sous le patronage de son nom qu'elle contribua à diffamer". M. L'abbé Poisson a relaté les péripéties de cette vie où s'appuyant sur maints documents qui donnent à son récit une extrême intensité. Le livre restera un témoignage irremplaçable sur une époque troublée, difficile à juger avec équité et sagesse. M. Falc'hun en quelques pages magistrales de sa préface montre l'imprudence des entêtés à courte vue qui ne comprirent jamais que, ni en France, ni dans son empire, une langue vivante ne s'abolit par le décret et ne se laisse pourchasser sans crier.

B.A. Pocquet de Haut-Jussé 

 

 

 

 

 

En 1910, l'abbé Yann Vari Perrot, dans son buez ar sent (Vie des Saints) disait à propos de S. Eloi, je traduis : "on prie S. Eloi pour attirer la bénédiction de Dieu sur les chevaux. Il et un des saints les plus aimés des Bretons : pour certains même, il doit passer avec Dieu, car ils ont plus de hâte le dimanche à s'agenouiller devant sa statue que pour s'incliner devant le maître-autel. Ceci n'est pas bien... Mais nous pouvons prier et honorer les saints, leur demander les biens de ce monde, pourvu que ce soit la volonté de Dieu de les voir venir à nous et pourvu qu'ils ne nous empêchent pas de fairte notre salut". (extrait de  Les Saints guérisseurs du bétail en Bretagne par Cl. Millour)

 

 

L’abbé Perrot fut assassiné le 12 décembre 1943 par Jean Thépaut, résistant membre de l’Organisation spéciale du Parti communiste français à Scaër agissant sur l’ordre du Bureau central de renseignements et d’action de Londres. (ci dessous d'après représentation de Xavier de Langlais)

 

 

 

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 12:54

 

La noce dans le bourg. La danse. Chansons à danser. Départ pour le village 

 

A la sortie de la cérémonie religieuse, les invités qui ne s'étaient pas encore vus (certains se trouvaient à l'église pour voir l'entrée du cortège, beaucoup n'arrivent que pendant la messe) échangent entre eux et aussi avec les mariés des salutations plus ou moins longues, puis le «sonneur» prélude aux ébats que la jeunesse réclame à grands cris. iLe départ pour la ferme où le repas aura lieu est généralement fixé à deux heures de l'après-midi. En attendant, la noce dansera, s'il fait beau temps, à la porte des auberges ou, s'il pleut, à l'intérieur, en dépit du manque de place. L'important est de lui faire visiter successivement tous les cabarets de l'agglomération. A chaque station, le garçon et la fille d'honneur dont la fonction principale est de «regarder» les invités, de leur «faire la chère», offrent entre deux danses tantôt du café, tantôt du cidre, tantôt du vin.

 

 

 

 

La noce reste dans chaque auberge un certain temps pour laisser aux invités le loisir de «faire de la dépense». Lorsque le garçon d'honneur juge qu'il ne faut pas s'attarder davantage, il en prévient discrètement le ménétrier. Celui-ci coupe court à la danse et fait entendre un air de marche. A ce signal (car c'en est un), les couples qui ne s'étaient pas attablés se mettent en cortège et se laissent emmener à l'auberge voisine. Le moment est venu de parler de la danse. Actuellement, les danses de la ville ont tout envahi. Tout au plus, de temps à autre, le violoneux consent-il à «sonner  pour les vieux un « rond » ou un «bal» que les jeunes, restés à l'écart, contemplent d'un air supérieurement dédaigneux. Lorsque les danses nouvelles s'introduisirent dans les hameaux de ma région, vers 1890, on leur donnait le nom générique de polka. La polka fut très mal vue du clergé qui fulmina contre elle et s'efforça de la proscrire. Elle tint tête aux anathèmes, vécut et finit par s'implanter. Je me souviens que ses propagateurs aimaient à chanter bruyamment et sans doute par manière de bravade : 

 La Polka, 

 Qui qu'c'est qu'çà ? 

 C'est une danse qui règne en France.

La Polka, 

 Qui qu'c'est qu'çà ? 

C'est une danse qui régnera. 

C'est une danse qui règne en France, 

C'est une danse qui régnera.      

 

 

 

Le refrain était prophétique. Polkas, mazurkas, valses, etc., sont maintenant devenues familières aux villageois. Le malheur est qu'elles leur font sottement mépriser les danses traditionnelles, cent fois plus gracieuses, le rond, le bal et la contredanse. Le rond, le bal et la contredanse, trois sortes d'évolutions ou de figures chorégraphiques ayant leurs variétés respectives. Je parlerai seulement du rond et du bal, laissant de côté la contredanse moins ancienne et n'ayant d'ailleurs pas inspiré de chansons populaires. Les airs à danser le rond et le bal étaient presque innombrables. Malheureusement, on ne s'est que fort peu soucié de les recueillir. Beaucoup sont maintenant oubliés, donc perdus. En voici une demi-douzaine avec les chansons qui servaient à les fixer dans les mémoires. 

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 20:21

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 17:27

Joseph Marie Ange Duchauchis naquit le 24 octobre 1882 à Laurenan de l'union de  Joseph-Marie, âgé de 40 ans, alors employé au chemin de fer et de Jeanne Marie Carmoy, ménagère, âgée de 27 ans. Il adopta pour patronyme celui de Menez, allusion au Méné dont il était originaire, et c'est en 1904 qu'il publia un article intitulé "La Bretagne indépendante" dans lequel il prônait la séparation d'avec la France.

 

Quand je serai mort (extraits)

 

Quand je serai mort, vous viendrez mes amis, le dimanche soir, après vêpres,-Près de la petite église, dans un coin du cimetière, -Sur ma tombe si humble entre toutes les tombes....

.....Vous me direz s'il est toujours des bardes, pleins d'ardeur pour chanter la Liberté, -vous me direz (ô l'heureuse nouvelle !) s'il est enfin vaincu, le Français, ennemi de la Bretagne. !Ronan de Kermené (traduit en breton)

 

 

En 1911 il adhérait aux idées du mouvement nationaliste breton puis en 1931 rentrait dans les ordres bénédictins, qui comptait parmi ses membres dom Alexis Presse, qui allait redonner à l'abbaye de Boquen en Plénée-Jugon un nouveau départ. Ce dernier était également proche des mouvances nationalistes il avait bénit les troupes indépendantistes bretonnes à Saint Jouan de l'Isle, mais ne fut pas inquiété lors de la libération car  proche de madame Halna du Fretay. 

 

 

Membre actif du Gorsedd mouvance druidique bretonne calquée sur le modèle d'Outre-Manche. En 1947 il participait activement au relèvement de l'abbaye de Landévennec, puis disparaissait dix ans plus tard. Il avait collecté nombre de chants populaires et de contes dans la région du Méné. Nous aurons l'occasion de poursuivre les notes laissée au sujet du mariage dans la région de Merdrignac : coutumes, danses rites, chansons. Ci dessous le loup garou, un conte provenant de la localité qui le vit naître : Laurenan. 

 

 

 

 

 

Laurenan; il y a un grand loup-garou. De Merdrignac à Plémet; de Gomené à Trémogon, et même beaucoup plus loin à la ronde, tout le monde le sait. C'est un grand vieux loup efflanqué qui erre la nuit dans les landes. Il se promène souvent aussi sur la route de Loudéac, où l'on voit passer ses yeux brillants dans l'obscurité comme deux feux follets accouplés, et, les soirs d'hiver; me vent apporte quelqufois dans les maisons fermées, l'écho de son ricanement. Si vous demandiez dans le pays quels sont ceux qui l'ont rencontré dans la campagne ou, la nuit, rôdant autour des étables, on vous dirait qu'il n'a pas été vu depuis longtemps déjà, mais chacun sait qu'il n'a pas quitté le pays. Le vieux Chasseboeuf, qui habite encore Saint-Guenaël, raconte que son grand-père est mort d'une mauvaise fièvre pour l'avoir combattu une nuit sur le tertre Feuillet, et Mathurine Gaborel du hameau de la Folie, une belle fille pourtant, pleine de santé autrefois, tombe du haut mal depuis qu'elle a cru l'entendre passer près d'elle dans une sente.  Les vaches, refusent l'été de boire dans les mares dont il a tourné l'eau avec son haleine empestée en se désaltérant, et le blé noir ne vient pas dans les champs qu'il traverse le plus souvent. On croit qu'il va faire des incursions de temps en temps dans la forêt de Merdrignac et même dans celle de Paimpont; mais ses absences durent peu et bientôt il commet de nouveaux méfaits. Aussi de Merdrignac à Plémet; de Goméné à Trémogon, et même beaucoup plus loin à la ronde, tout le monde sait qu'à Laurenan il y a un grand loup-garou.   

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 12:33

 

 

III Chansons "à la marche"

 

 

Les chansons que l'on dit aux noces se ramènent à trois catégories : les chansons « à la marche », les chansons «à danser » et les chansons « à boire». Voici les chants de marche que j'ai pu recueillir à l'occasion des mariages. 

 

1. — Le Jardin d'Amour. 

Composition qui ne semble pas d'origine populaire. Ce Jardin d'Amour est une jolie évocation qui appartient certainement plus au style du Grand Cyrus qu'à celui de la muse villageoise. A remarquer aussi la bonne allure du dialogue et la grâce véritablement aisée du troisième couplet. 

 

      

 

La Belle est au Jardin d'Amour {bis), 

C'est pour y passer la semaine. 

La ridondon, la ridondaine. 

Son amant la cherche partout (bis); 

II a le cœur empli de peine. 

La ridondon, la ridondaine. 

— Berger, berger, n'as-tu pas vu 

Passer ici la Beauté même ? 

— Dis-moi comment est son habit : 

Est-il de soie ou bien de laine ? 

— La Belle est toute en satin blanc 

Et porte de blanches mitaines. 

— Elle est là bas, dans ce vallon, 

Assise au bord d'une fontaine, 

Tenant un oiseau dans sa main 

A (jui elle redit sa peine : 

 Petit oiseau, tu es heureux, 

Mon cœur à moi n'est pas de même. 

 soupire après un amant 

Qui l'abandonne et point ne l'aime

 

2. — J'ai fait une Maîtresse. 

 

0 gai, lanla, f al ira, la, la, 

J'ai fait une maîtresse 

A Saint-Martin-des-Prés, 

Falira, dondaine, 

A Saint-Martin-des-Prés, 

Pâlira, dondé. 

0 gai, lanla... 

J'irai la voir dimanche, 

Lundi, sans plus tarder. 

Je l'ai trouvée seuletle, 

Sur son lit, à pleurer. 

Qu'avez-vous donc, la Belle, 

A tant vous lamenter ? 

— J'ai ouï de vos nouvelles 

Vous allez nous quitter. 

Qui dit cela, la Belle, 

A dit la vérité. 

je m'en vais à la guerre, 

Je viens de m'engager. 

 Mes chevaux ont la selle 

 Et sont prêts à marcher. » 

 

 

3. — Les Filles de Lorient

 

 

 

 

 

Ce sont les filles de Lorient (bis) 

Qui sont belles et gentilles, 

La, lalire, lanla ! 

Qui sont belles et gentilles. 

S'en vont le soir s'y promener 

Tout le long de la rive. 

Un bâtiment ont aperçu 

Qui revenait des îles. 

— Arrive, arrive, o bâtiment, 

J'te souhaite bonne arrive. 

Si mon amoureux est dedans, 

Encor meilleure arrive. 

— Ton amoureux n'est point dedans, 

II est resté dans l'île. 

 Dans l'île de Saint-Nicolas 

Où l'on marie les filles. 

On marie les filles aux garçons, 

Les garçons avec  les filles. 

On marie les veuves aux veuviers, 

(Les veuviers â les veuves. 

Arrêtons-nous, bien que d'habitude on continue plus ou 

moins longtemps sur cette voie, suivant l'inspiration des 

chanteurs qui ne se servent pas toujours des rapprochements 

les plus heureux et les plus délicats. 

 

4. — Dans la forêt du Lon.

 

 

 

Dans la forêt du Lon, 

L'y-a-t-une flamande. 

Elle a tant d'amoureux 

Qu'ell' ne sait lequel prendre. 

Le fils d'un cordonnier, 

Celui-ci la fréquente. 

Lui a fait des souliers 

En maroquin de France. 

S'en va les lui porter 

A minuit, dans sa chambre. 

Tout en les lui chaussant, 

Lui a fait la demande : 

— Si ton cœur est le mien, 

Marions -nous ensemble. 

Préparez un beau lit, 

Garni de toile blanche. 

Aux quatre coins du lit, 

Quatre pommes d'orange. 

Sur le milieu du lit, 

Des fleurs d'épine blanche. 

Dans ce joli bouquet 

Que le rossignol chante.

Chantez, roussin-rousset, 

Chantez, rossignolet, 

Chantez réjouissance. 

Pour deux beaux amoureux 

Qui sont unis ensemble. 

 

On retrouvera plus loin les mêmes paroles accommodées à un air de ronde dont le refrain « Nous irons, belle Allemande » rapproché de l'épithète de « flamande » donné à l'héroïne de la composition et du « maroquin de France » confère à l'ensemble un cachet un peu exotique et fait songer à une importation du Nord ou de l'Est. D'où cette chanson en langue française pourrait-elle alors être venue ? De Belgique ? De Luxembourg ? Je ne découvre point de forêt du Lon dans ces deux pays. Mais ne s'agirait-il pas de la forêt d'Arlon, bien connue à cause de ses forges et de la victoire qu'y remporta le général Jourdan sur les Autrichiens, en 1794 ? 

 

5. — Dans un des faubourgs de Nantes. 

 

 

Dans un des faubourgs de Nantes 

II y a-t-une maison, 

Verse à boire, 

II y a-t-une maison, 

Verse à boire et buvons-dono. 

Dans cette maison y'a trois filles. 

Tout' les trois port' un beau nom. 

La première est Marguerite. 

Marguerite est un beau nom. 

La deuxième est Fleur de Rosé. 

Fleur de Rosé est un beau nom. 

La troisième (ici le nom de la mariée). 

C'est un beau nom. 

C'est ell' qui sera ma mie, 

Bientôt, je l'épouserons. 

 

 

6. — Le Prisonnier de Hollande. 

 

M. Decombe a donné trois variantes de cette chanson connue à peu près partout. Celle que j'ai recueillie n'apporterait rien de nouveau, c'est pourquoi je m'abstiens de la publier, mais je ne résiste pas au plaisir d'en rappeler le premier couplet adapté à une mélodie très probablement inédite. Cet air si étrangement empreint de mélancolie, je l'ai pris en 1916 sur les lèvres d'un jeune homme de la commune de Saint-Vran, soldat de la Grande Guerre, tué au front, peu de temps après notre rencontre. Débarqués à l'aube, sur le quai de La Brohinière, d'un convoi provenant de Paris, nous prîmes place dans une voiture du réseau breton, qui allait s'ébranler sur la ligne de Loudéac. Au delà du bourg de Trémorel, la voie ferrée traverse d'assezvastes landes et une avancée de la forêt de Merdrignac à l'orée de laquelle habitait la famille de mon compagnon. Ce dernier sentait l'approche du cadre natal auquel il avait sans doute tant et tant de fois rêvé sur la ligne de feu. Abaissant la glace du compartiment, il offrit sa tête au vent de la forêt et se mit à chanter d'une voix juste et agréablement timbrée qui avait dû lui valoir plus d'une fois de mener le cortège aux noces de son village. Les deux strophes ci-après sont de ces chants que l'on peut faire durer à volonté en ajoutant à chaque reprise une unité au nombre annoncé dans le couplet précédent : Depuis un an, depuis deux ans..., trois ans... 

 

7. — II n'est plus d'Amants

 

 

 

8. — La Belle, tu m'as promis.

 

Rejoignons le cortège nuptial au moment de son arrivée au bourg. Les « jeunes gens » sont conduits à la mairie pour «épouser», puis à l'église. Je n'ai relevé qu'une bribe de folklore touchant la célébration du mariage religieux. Elle a déjà trouvé place dans un autre travail que je signale aux amateurs des Légendes de la mort, en Haute-Bretagne.. Deux cierges brûlent devant les époux durant la cérémonie. L'un de ces flambeaux vient-il à être soufflé accidentellement ou à s'éteindre de lui-même, on dira que le conjoint devant lequel il était placé sera le premier des deux à mourir. 

 

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 05:08

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 04:41

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 19:33

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