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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 19:12

 

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 15:13

Au commencement du mois d'août dernier j'ai passé quelques jours à Collinée, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Loudéac, collègue M. J.-B Colleu, pour visiter les allées couvertes, les menhirs, les camps, enceintes et mottes, et les tumulus de cette région et même pour fouiller en sa compagnie deux de ces derniers. M. Colleu possède une collection particulièrement intéressante, étant exclusivement locale; presque tous les objets qui la composent ont été trouvés par lui ou par des gens du pays dans les six communes du canton : Collinée, Langourla, Le Gouray, Saint-Gilles du-Méné, Saint-Gouéno, Saint-Jacut-du-Méné et quelques uns dans les communes limitrophes. Cette collection renferme 107 haches polies de toutes dimensions, depuis 0m045 de longueur à 0m260, en roches très variées : diorite, granit, serpentine, jadéite, quartz, schiste et autres roches, les unes du pays, les autres étrangères comme le silex. Huit très beaux casse-tête en pierres diverses dont la description a été donnée dans les Bulletins de la S. P. F, t. XII, 1915, p. 315 et 419; t. XIII, 1916, p. 230-236. Trois brunissoirs. Plusieurs poignards et autres objets en silex taillés parmi lesquels une belle lame de 0m19 de longueur.

L'âge du bronze est représenté par deux petites haches plates (Bull. S. P. F, t. IX, 1912, p. 601. fig.).Une hache à talons avec anneau latéral (Fig. 1) trouvée isolément, en 1913, dans le Cap barré de la Ville-es-Geais, en Saint-Gouéno ; elle mesure 0m136 de longueur, 0m030 de largeur au tranchant ; c'est la seule hache morgienne trouvée dans le canton, mais elle est d'un type assez fréquent en Bretagne. Une belle épée avec fragment de poignée (Bull. S P. F., t. X, 1913, p. 533, fig.). Une pointe de lance à douille (Bull. S. P. F., t. X, 1913, p. 680) Enfin deux cachettes de haches en bronze à douille : l'une trouvée, en 1891, au hameau de la Maçonnais, commune de Langourla,sur la lisière du bois de Coëlan, non loin du Vieux-Chatel, enceinte fortifiée, se composait de 44 haches semblables (Fig. 2) de 0ra135 de longueur et 0m 035 de largeur au tranchant; elles sont épaisses, le tranchant n'a été ni martelé, ni aiguisé L'autre cachette, découverte en 1898, sur les terres de la ferme de la Parentelais, commune de Saint Gouéno, ferme située de l'autre côté du ravin en face du Cap-barre de la Ville-es-Geais, Ville-es-Lieux, comprenait des haches du même type et de même dimension que celles de la cachette de la Maçonnais. On n'a pu exactement en déterminer le nombre, M. Colleu n'ayant pas recueilli la totalité des pièces dont le poids était de 4 kilog. 500.

L'âge du fer est également représenté par des poteries et divers objets. Le paléolithique n'a pas encore été trouvé dans le canton de Collinée, malgré les actives recherches de M. Colleu. Sur la route de Collinée à Loudéac, au Ca-de-Lessard, à 500 mètres environ à vol d'oiseau du Cap-barré de la Ville-es-Geais, nous avons fouillé un petit tumulus situé à une cinquantaine de mètres de la route, au tiers supérieur de la pente très raide qui la domine sur la gauche. Sur le sommet de ce tumulus, composé de terre mélangée à quelques pierres, se trouvait primitivement un bloc que probablement les bergers faisant paître leurs troupeaux dans cette lande déplacèrent et firent rouler sur la déclivité du terrain. A 0m 60 de profondeur, au centre du tumulus, nous avons rencontré une couche noire de 0m 03 d'épaisseur et environ 0m50 de diamètre formée de cendres et de très petits débris d'os et de charbon, reposant sur un lit d'argile battue déposé sur le sol naturel. Nous n'avons rencontré aucun objet en pierre ou en métal, aucun tesson de poterie, aucune trace d'oxyde de fer attestant la présence d'objets de ce métal. Nous avons fouillé, quelques jours après, le tumulus de la Ville-es-Avallées, en Saint-Vran. Ce tumulus de forme ovale a 20 mètres de longueur sur 16 mètres de largeur, sa hauteur n'est plus que de un mètre environ à la partie centrale, car il est situé dans un champ cultivé depuis plusieurs années. Nous avons trouvé, au centre, sur le sol naturel, la même couche de cendres avec débris d'os et de charbon, que dans le premier tumulus que nous avions fouillé, sans aucun objet travaillé par l'homme. Cette couche de cendres se trouvait entre deux lits d'argile battue. De très nombreux tumulus de 8 à 10 mètres de diamètre et de un à 2 mètres de hauteur se voient sur les pentes de la Motte Dolo, commune de Saint-Gouéno, où se trouvent les restes d'un camp ancien et, à l'extrémité, les traces d'une motte féodale. M. Colleu a fouillé une douzaine de ces tumulus, il a aussi fait des recherches dans un autre tumulus de très grandes dimensions, au lieu dit les Grandes pentes, commune de Collinée. Ces fouilles ont donné les mêmes résultats que celles des deux tumulus indiquées ci-dessus. Malgré l'absence complète de restes d'industrie humaine, je pense que ces tumulus datent de l'âge du fer. Le mode de sépulture et l'incinération complète des cadavres semblent l'indiquer. De plus des mines de fer existent dans ce canton, elles ont même été exploitées à Corbilan il y a quelques années, et l'on retrouve, à proximité des tumulus, des scories de fer et des restes de hauts fourneaux, aux environs des sources surtout. Grâce à notre secrétaire, mon ami Charles Géneau, M. Chablay, préparateur de chimie au P. C. N., a eu l'obligeance d'analyser des cendres provenant du tumulus fouillé au Ca-de-Lessard. Cette analyse a donné les résultats suivants : Humidité 12,3 0/0. Sur matière sèche : Cendres 81 0/0. Matière organique 19 0/0. Fer et alumine en quantité notable. Pas de Carbonates. Pas de Phosphates.

Les allées couvertes des Côtes-du-Nord, que j'ai visitées, ne diffèrent guère de celles du bassin de la Seine, mais elles sont en général plus longues et les blocs de pierre formant les supports et les tables sont beaucoup plus irréguliers, cela tient à la nature de la roche probablement. Dans les environs de Paris les monuments sont construits en grès et en calcaire, ceux de Collinée sont en granit ou en schiste. Ces sépultures violées à diverses époques sont en mauvais état et l'on ne peut plus voir actuellement la disposition de l'entrée. On n'y trouve que rarement quelques débris d'ossements humains, le terrain ne permettant pas leur conservation; le mobilier funéraire est très pauvre.Sur la commune de Saint-Gouéno se trouve l'allée couverte de la Carré, mesurant 8 mètres environ de longueur, à peu près complètement ruinée, les tables et les supports ayant été presque tous enlevés comme matériaux de construction. M. Colleu a fouillé jadis le fond du monument; il n'a trouvé ni ossements humains ni débris de poterie, mais un seul objet, une jolie pendeloque formée d'un petit galet percé d'un trou de suspension. Les recherches que nous avons faites en avant de cette première fouille ne nous ont rien donné. J'ai visité, près du village du Gouray, l'allée couverte des Meurtiaux de 20 mètres de longueur, elle n'a pas été complètement fouillée. L'allée couverte du Rocher, commune de Saint-Jacut-du-Méné avait 15 mètres de longueur, actuellement il ne reste plus que quelques supports d'un des côtés qui servent de limite entre deux propriétés. M. Colleu y a recueilli quelques débris de poteries néolithiques et d'âges plus récents. Près du village de Perfaux, commune de Saint-Vran, se trouvent trois menhirs : un renversé d'une longueur totale de 5m50 sur 2m10 de large; le second à 200 mètres environ à l'ouest mesure 5m10 de hauteur au-dessus du sol, 2m25 de largeur et lul40 d'épaisseur ; le troisième a 6m,60 de hauteur au-dessus du sol, 3m50 de large et 2m30 d'épaisseur.A 20 mètres de ce dernier menhir se trouve une grande roche plate couverte de cupules de diverses dimensions situées sur le dessus et sur les parties verticales. A Saint-Jacut-du-Méné, près du hameau de la Touche on rencontre deux menhirs, l'un debout de 4m80 de hauteur, 2m20 de largeur et 1m15 d'épaisseur, l'autre, situé à 8 mètres au Sud a été renversé, sa longueur totale est de 4m 80. Dans la même commune se trouve un bois traversé par un ruisseau qui descend en cascades au milieu des rochers. A trois mètres environ de ce petit cours d'eau une grosse roche porte d'après la légende du pays l'empreinte du pied de Gargantua. On remarque en effet sur la partie supérieure une cavité rappelant la forme d'un pied humain, mais je la considère comme naturelle et non faite par l'homme. J'ai du reste la même opinion pour la plupart des empreintes de pied qui ont été signalées et que j'ai vues sur place. Le canton de Collinée renferme d'autres monuments mégalithiques, mais je ne parle que de ceux que j'ai -pu visiter. M. Colleu les a décrits dans les Bulletins de la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord, 1897. Je tiens en terminant cette courte note sur cette partie si intéressante des Côtes-du-Nord à exprimer à notre collègue M. J.-B. Colleu ma bien vive reconnaissance.

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 13:04

En 1912, alors que j'étais vicaire à Plessala, on me remit des fragments de brique trouvés dans un champ. Je ne pus les déterminer. Après une visite personnelle sur les lieux où les tuiles et les briques abondaient, je recueillis des fragments que j'expédiai après les avoir numérotés soigneusement à M. le comte René de Laigue, rédacteur en chef de la Revue de Bretagne, à Bahurel, par Redon (Ille-et-Vilaine). M. le comte de Laigue ne me laissa pas longtemps en peine. Il me répondit le 25 août 1912 : « Votre N° 1 est certainement un fragment de brique romaine. Le N° 2 doit être un enduit, du ciment romain. Le N° 3 est une brique à rebord romaine. Vous êtes donc en présence de ruines gallo-romaines, je ne dis pas païennes, car elles pourraient être celles de maisons des Ve, VIe, VIIe, VIIIe siècles. Peut-être des loges de moines. » -Quelques semaines plus tard, je présentai un petit rapport au Congrès de Moncontour. Ce rapport traitait des antiquités de Plessala ; il lut. imprimé chez M. Prudhomme avec les autres rapports présentés au même Congrès. Je ne pouvais pas alors parler de fouilles, puisque je n'en avais point fait. Ce ne fut qu'en 1913, au mois d'août, que j'entrepris d'explorer le champ des « Meurtiaux », situé près le village de la Hautière, en Plessala, champ dans lequel je supposais qu'une maison avait anciennement, existé. On se mit donc à l'oeuvre.

1° Le premier jour, nous trouvâmes deux morceaux de plomb fortement oxydés -puis un objet, de forme pyramidale, composé des mêmes éléments que les tuiles romaines, et percé d'un trou au sommet. Le curieux de l'affaire, c'est qu'une racine s'était engagée dans le trou de cet objet et avait continué sa marche plus d'un mètre au-delà. Cet objet, peut-être un poids, pèse 1 k. 800. Il (est haut de 0 m. 17. Bientôt, on découvrit une pièce de monnaie de bronze de la grandeur -d'une pièce de 0 fr. 50. Elle portait à l'avers : une tête tournée â droite avec pour exergue : IMP. C. VIC. 0... ; au revers : une femme debout, main gauche retombante -main droite élevée tenant un objet.

 

 

Un antiquaire de Bourgogne auquel je fis voir la pièce de monnaie me répondit sans hésiter « EIle est de Victorin, empereur des Gaules en 267. La première journée : s'acheva. Nous avions rencontré tuiles et briques mais point, de mur.

2° Le second jour, un cheminot, que j'avais pris à mon service, me dit après avoir abandonné sa première tranchée et en avoir pratiqué une seconde : « Cette fois, je touche, à un mur. » Et c'était vrai. Sur mes conseils, il respecta la maçonnerie et s'employa à déblayer le terrain à l'extérieur de l'édifice. Pendant ce travail, une pièce de monnaie en bronze est découverte. Elle est en état parfait de conservation. Sur la face, elle porte une tête laurée tournée à droite. -En exergue : ANTONINUS. AUG....0.... D. Au revers, on remarque un femme assise tournée à gauche, main droite élevée, tenant un objet, peut-être une corne d'abondance, avec les lettres :, S, C. (seriatu consulto). Antonin-le-Pieux régna de 138 à 161.

 

3° Le troisième jour, après avoir mis à nu une partie importante des murs, on pénètre dans la maison par une ouverture, une porte ayant pour seuil une pierre de granit plate, assez peu travaillée. Cette porte était large de 0 m. 90. Près de cette porte, à gauche en entrant, se voyait une sorte de tourelle pour escalier faisant saillie sur le dehors. Cette sorte de tourelle ouverte sur l'intérieur de lm. 40, mesurait en profondeur : 1 m. 35. La maison était aspectée au midi. Elle était carrée et avait 9 m, 20 de côté. On la visita tout entière, à l'exception d'un angle recouvert d'un talus qu'on ne voulut point démolir. Les murs bâtis en pierres du pays n'avaient que 0 m. 60 de large. Ils avaient été faits à la chaux, mais l'appareil n'avait rien.de romain. Ces murs existaient encore en 1913 sur tout le pourtour de la maison : ils avaient au dessus du niveau de la place intérieure de l'habitation, suivant les endroits, 0 m. 40, 0 m. 60, 1 m. et près du talus, 1 m. 50 et plus. La place de la maison était parfaitement droite : le béton grisâtre dont on s'était servi pour la faire était bien conservé. La couche de.béton était d'environ vingt centimètres. Un mur, ou mieux une cloison prenait sur le côté levant et allait jusqu'au milieu de la maison pour ensuite se diriger sur le nord. Dans le coin sud-ouest, la place était surélevée. C'était peut-être un foyer fait de pierres et de briques qui n'étaient plus en place. Au même endroit, on trouva beaucoup de cendres et de morceaux de bois brûlés. A l'intérieur, les tuiles et les briques se rencontraient nombreuses, les unes rouges, les autres grises, les autres noires. De même, on trouva, toujours à l'intérieur, des clous de fer dont l'un mesure encore 0 m. 10. Enfin, on trouva quantité de débris de poteries, les unes grossières, les autres très, fines et des morceaux de verre bleu-clair provenant d'un flacon bien travaillé.

On rencontra aussi quelques fragments d'enduits qui s'effritaient aisément. Outre les tuiles à rebord et autres, on mit à découvert deux magnifiques briques, dont l'une pèse 10 kilos, porte une entaille en sa partie supérieure, et mesure 0 m. 38 de long, 0 m. 26 de large et 0 m. 06 d'épaisseur. Depuis 1913, le propriétaire du champ a trouvé près de la maison explorée un objet en granit taillé en forme de coquille et pouvant contenir deux litres d'eau. Le même propriétaire croit avoir trouvé 3 encoignures de bâtiment ou d'enclos de cour ou jardin. Je veux dire en terminant que les ouvriers qui m'aidèrent à faire les fouilles dont je viens de parler, étaient unanimes à affirmer que la maison avait été détruite par le feu. La plupart des objets recueillis au cours de ces recherches sont en ma possession, et je serais heureux qu'un archéologue plus instruit que moi les vint examiner. La maison explorée par moi en 1913 a sûrement des semblables à Plessala qui attendent qu'on veuille bien les visiter. Dans les lieux que je vais indiquer, j'ai trouvé les mêmes débris qu'au champ des Meurtiaux près La Hautière :

1° Près de la Nouette, briques à rebord, morceaux de poteries.... le terrain est surélevé et tout près, chose rare, je crois, un puits ! qu'on a rouvert voilà une quinzaine d'années pour alimenter la machine à vapeur d'un scieur de bois. Mon intention était .de pratiquer des fouilles à cet endroit à l'été de 1914 ; les circonstances m'en empêchèrent.

2° A Kerdreux, il y eut une habitation romaine ou gallo romaine : tuiles et briques, fragments de poteries.. J'avais visité Kerdreux et reconnu le champ où existait cette maison quand je mis la main sur le « Répertoire archéologique de M.. Gaultier du Mottay, édit. 1885. » Dans cet ouvrage, je pus lire à l'article Plessala ce qui suit : « Epoque romaine. En novembre 1867, on trouva à Kerdreux plusieurs pièces en or du Bas Empire, parmi lesquelles un Honorius avec les légendes : -D.N.-HONORIUS -P. F. AUG.; et au revers : VICTORIA. AUG.... l'empereur passant à droite tenant une enseigne et la statue de la Victoire et foulant un captif enchaîné à ses pieds. » Honorius régna de 395 à 423.

 

 

3° Au village des Maisons, en Plessala, on a découvert quantité de briques romaines de toutes sortes. Un cultivateur du village voulant enclore un champ fut grandement gêné par les amas de tuiles qu'il rencontra. II disait : dans mon champ, il y a eu une briqueterie. Il y aurait eu plusieurs habitations gallo-romaines dans ce village.

4° J'arrive à la Truffaye. Après avoir passé le village de la Ville-Orio, sur la route de Plessala à Bel-Air, à 300 m. environ, on trouve des deux côtés de la route : tuiles, briques, fragments de poteries sur un grand espace. Avec une canne, on fait sortir des débris de tuiles romaines du talus à gauche. Dans un chemin parallèle à la route, dans l'est, on peut

voir un bout de mur d'une maison gallo-romaine coupé par les voitures. Je prie Messieurs les archéologues dès Côtes-du-Nord de ne pas recevoir avec indifférence les renseignements que je me permets de leur donner ici. Qu'ils aillent plutôt sur les lieux pour vérifier mes dires et s'ils craignent de ne pas trouver facilement les antiquités signalées par moi, qu'ils m'invitent à les accompagner : je suis leur homme. J. Le Texier, Prêtre, vicaire à Loudéac

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 08:49

 

Broons : environs de la Ville-Morel et le Fief aux Ecoliers

 

 

 

 

 

 

 

Sévignac : ruines du manoir des Granges

 

 

 

 

 

 

Tramain  : motte-castrale

 

 

 

 

 

 

 

 

Église Saint-Nicolas d'Uzel en images et quelques vues de la ville

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapelle Sainte Élisabeth de Saint Udy à Plessala

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 17:54

 

Un petit joyau au cœur de la Bretagne

 

 

 

 

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 11:10

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 07:19

 

Ainsi que nous l'avions précédemment découverte, la chapelle de Leslians dite aussi des Noë est de plan rectangulaire, elle fut fondée en 1454 par Bertrand Millon (voir Histoire de Broons : le manoir de la Ville Morel)  en l'honneur de la Sainte-Vierge, Saint Sébastien et Saint Julien martyrs, et Saint Bernardin, confesseur. Le 22 décembre 1459, le fondateur obtint autorisation d'avoir des fonts baptismaux et de célébrer discrètement la messe. En 1516, la chapelle est dédicacée à St Laurent. Julien Briand en est chapelain en 1638 et Jean Le Roux y exerce en 1692. Pierre Huguet et Perrine Regnier se portèrent acquéreurs de la chapelle sous la Révolution, le sieur Guillaume de la Nouë de Bogar, ayant émigré, la chapelle fut comme le manoir voisin vendu comme bien national. La maison du chapelain et un cimetière de 3 vergées se trouvaient à côté de cette chapelle. Cependant la chapelle était trop petite pour le nombre de personnes s'y assemblant. On la découvre tapie au bord du chemin conduisant à la Ville-Morel. Tout comme la chapelle du Châtelier, un clocheton couronne le mur de façade, tandis que des trous de boulins percent le pignon. La porte aménagée dans la façade sud présente un écusson. Un angelot datant de la fondation a été transféré en l'église de Broons ; l'édifice conserve cependant une Vierge à l'Enfant, ainsi que Saint-Laurent auquel la chapelle est dédicacée. Une crédence trilobée surmontée d'une remarquable rosace, une cuve baptismale octogonale reposant sur sa colonne et un bénitier encastré dans le mur sud composent la richesse de l'endroit. La fontaine Sait-Laurent de Lesliens guérissait les enfants atteints d'éruption cutanée. Ci dessous, acte de décès célébré en 1638 en cette chapelle.

 

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 16:02

La chapelle Sainte-Anne et Saint-Jean-Baptiste du Chastelier, pauvrement dotée, n'avait pas d'ornements naguère. Elle possédait un revenu de sept livres et quatre sols ; et tous les lundis de chaque mois on devait y assurer une messe. C'était une des quatre chapelles dont disposait autrefois la paroisse d'Eréac. Située au sud est du bourg, elle dépendait du château disparu. La chapelle fut cependant reconstruite en la seconde partie du XVIIIe siècle, plus précisément, la bénédiction eut lieu le 29 janvier 1775. En plein cœur du hameau, elle dépendait de la seigneurie qui a fait déjà l'objet d'un article sur le blog poudouvre (voir la motte castrale du Chatelier à Eréac. - La famille du Chastelier en Eréac). Les deux fenestrages qui éclairent l'édifice remonte au XVe siècle, et proviennent par conséquent du précédent édifice ; un clocheton parachève le pignon. Le chœur, jadis pavé de carreaux d'argile, conserve un autel de style Louis-Philippe. Assurément, la statue en bois peint de Sainte-Anne accompagnée de la Vierge à l'Enfant Jésus est la plus ancienne parmi celles qui ornaient la chapelle ; elle est datée du XIVe siècle, mais à présent elle a été transférée à l'église d'Eréac. Une statue de Sainte-Anne, est visible dans le chœur, de même que celle de Saint-Jean-Baptiste. Ces deux représentations ont été réalisées en terre cuite, de même que la statue de sainte Emerance, plus petite, représentée le ventre ouvert, rappelant son martyre. On observe également une bannière aux armes de la famille du Chastelier. Un bénitier à mascarons datant du XVe siècle avoisine la porte d'accès ainsi qu'une crédence ancienne. Une grande foire annuelle se tenait aux alentours du hameau ; mais ceux qui venaient en pèlerinage au Châtelier, c'était afin d'obtenir la guérison de leurs porcins malades. Le lieu où l'on célébrait jadis les offices s'est métamorphosé en centre d'expositions.

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 06:38

 

 

  Batz sur Mer

 

 

 

 

 

Lorient

 

 

 

Plumaugat

 

 

Mellac

 

 

 

Gennes sur Seiche

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 07:31

 

 

Camp de Saint-Suliac

On observe à travers la Bretagne traces de camps Vikings comme celui de Trans dont nous avons parlé à travers une précédente page (voir Un premier août 939 devenu fête de la Bretagne.), ou à travers la description du camp de Péran à Plédran aux portes de Saint-Brieuc (voir les invasions Scandinaves en Bretagne, page n° 2). En poursuivant la lecture de l'ouvrage Le siècle des Vikings en Bretagne par Jean-Christophe Cassard, celui ci évoque Coëtquen en Saint-Hélen, où une structure similaire à celle de Trans a été observée en bordure d'un étang naturel qui permettait d'ennoyer les fossés de ceinture.Mais en l'absence d'informations plus précises, l'auteur précise qu'en l'absence d'informations plus précises, il serait imprudent d'en déduire qu'il s'agit bien d'un camp Viking. Dans l'anse des Vigneux en Saint Suliac est visible à marée basse un ensemble fortifié constitué de murs en pierre. Le Centre Régional de documentation Pédagogique de Bretagne nous apporte ds informations supplémentaires sur le site : « Au bord de la Rance, dans l'anse de Vigneux, le camp de Saint-Suliac est attribué aux Normands et rappelle lui aussi par son dessin celui de Trans : se présentant comme un retranchement polygonal défensif, il est assis sur un îlot de vase à près de neuf kilomètres, à l'embouchure de la rIvière. Accessible par voie de mer, il se trouvait protégé du côté de terre par des fossés naturels tapis de vase molle à marée basse ou remplis d'eau à marée haute, longeant une ceinture de rempart continue de plus de 600 mètres (elle fut éventrée au nord vers 1880 quand un ostréiculteur voulut transformer l'enclos en parc à huître ; L'espace intérieur (2,15 hectares) a subi de fortes dégradations à l'époque de ces travaux qui dégagèrent du matériel archéologique, ossements animaux et armes en fer, sont conservé au XIXe siècle. Sur le retranchement principal se greffe un talus face à la rive. L'ensemble est remarquablement situé pour permettre un contrôle aisé de la circulation fluviale sur la Rance comme de la circulation terrestre vers le Clos-Poulet. Il s'agit sans doute du retranchement de Gardaine qu'évoque au XII ème siècle la Chanson d'Aiquin. ; Ce texte épique mentionne aussi à proximité le site de Quidalet : "Ly aval est au port jouste la merl Et ung dongeon qui moult fait à louer" (vers 2283-2284). L'étymologie de Quidalet ne prête pas à difficulté: il s'agit d'une contraction romane de civitas alet (ensis), la cité d'Alet en latin. le berceau antique de Saint-Malo. Les prospections de Loic Langouet et son équipe permettent de préciser la localisation dans l'ensemble urbain de la place forte viking, qui n'est autre que le célèbre bastion de la Tour Solidor, un fort gallo-romain du IVe siècle, abandonné au siècle suivant et donc réoccupé après 900. Le rempart est alors réparé et exhaussé, tandis que l'intérieur du fort se trouve réorganisé de fond en comble : du côté méridional le sol est rehaussé et une terrasse supérieure aménagée au sud de la crête du rocher de Solidor. Un long empierrement de pierres sèches retient les déblais cette partie supérieure. Divers habitats en bois sont implantés à l'intérieur du camp, aussi bien sur la terrasse inférieure longeant le rempart sud que sur la terrasse supérieure. La tour de Cesson à Saint Brieuc est regardée comme ayant hébergé des Vikings. Une barque norroise renfermant les armes d'apparat et la dépouille d'un chef viking a été dégagée par des archéologues, d'un tertre artificiel sur l'Île de Groix. Prétendre cependant que la victoire de Trans fut décisive sur le départ définitif de tous les scandinaves de Bretagne. Comme le souligne, Jean-Christophe Cassard, on découvre en effet à travers les chartes des patronymes norrois : Osmundus à Machecoul ; Anquitillus à Messac ; Ansgerius à Lohéac ainsi qu'à Frossay. Sans oublier la toponymie propres à notre bon vieux terroir Ville Anquetin à Dolo ; Tertre Anquetin à Mégrit ; Ville aux Oeufs à Yvignac et Mégrit (domaine d'Osulf) ; Ville Aumont à Yvignac (domaine d'Osmund). Sans compter les Lieux : Ville-Normand, Ville-Norme, Normandais ….

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