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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 15:07

 

 

Ci dessus le manoir du Verger d'après les éditions du patrimoine de Bretagne et tel qu'on peut l'observer aujourd'hui. Armoiries Quetier-Brunet


 

Une famille Quetier disposa de l'endoit et l'un des ses membres : Jean Quetier y édifia une première demeure. Cette famille Quetier était déjà présente dans les parages ainsi qu'on l'observe à travers les revues médiévales au cours desquelles apparait Jehan Quetier titré sieur de la Ville Guillaume, et il est précisé que ledit "hébergement de la Ville-Guillaume possédé avec ses terres par Jehan Quétier, héritier de Jeanne Rondel, son aïeule -1451". La Ville Guillaume était une terre située en la paroisse de Saint-Igneuc. Ci dessous armoiries Quetier : "De sable au cerf passant d'argent accompagné de trois molettes d'or, deux en chef & une en pointe".


 

 


 

.Au XVIe siècle, Guillaume Quetier en 1554 est seigneur de Follideuc en Saint Igneuc. Un alliance eut lieu entre les familles Quetier et de Lorgeril, en effet Christophe de Lorgeril épousa Guyonne Quetier vers la moitié du XVIe siècle. Leurs descendants héritèrent des terres de la Ville Guillaume et de Follideuc, mais ce dernier lieu fut rebaptisé dans le courant du XVIIe siècle devenant Lorgeril. Jean Quetier, contemporain de Guillaume Quetier édifia en 1551 sur la terre du Verger un premier manoir dont il subsiste une des ailes. A la famille Quetier succéda sur la terre du Verger la famille Lanczat, sans doute dans le courant du XVIIe siècle. Frottier de la Messelière évoque cette famille, mais les armoiries sont méconnues, et du reste aucun des actes paroissiaux de Lescouët-Jugon ne mentionne cette maison. Quand nous avions abordé les pages consacrées à Jugon, il avait été mention de la fondation de cette chapelle sainte Anne fondée en 1644, voici ce que l'on pouvait relever sur le linteau conservé en l'hôtel de ville : H. GENS DE LA PIRONNAIS ET DU VERGER ONT DOTTE DE VI CENTS LIVRES DE RANTE SUR LA MAISON DU VERGER EN LESCOUET POUR LE SERVICE DE LA CHAPELLE FAICT PAR M. PIERRE AVEN ARCHITECTE L’AN 1644. Julienne Urvoy, fondatrice du sanctuaire y est titrée dame de la Pironnais et du Verger . En revanche à travers la famille Brunet, ce nom est lié à la sénéchaussée de Jugon, et l'un des premiers représentants fut Louis-Jean Brunet, titré seigneur du Hac, il exerça la charge de sénéchal de Jugon pendant plus de trente ans. C'est d'ailleurs ce notable qui entreprit la construction de l'actuel manoir avec des fenêtres hautes et des lucarnes de pierre, ainsi qu'une tour carrée à deux étages à l'arrière. L'ensemble a conservé ses bâtiments annexes et ses enclos. Louis Jean Brunet vit le jour à Jugon le 13 mars 1672, son père François Brunet, seigneur du Hac marié avec Marie Ruellan des Salles -décédée le 9 mars 1697, y exerçait la charge de Conseiller du Roy, Alloué et Sénéchal de Jugon. Ayant épousé Françoise Pélagie Heurtault de Bricourt, ils eurent quatre enfants. Lors du baptême de l'aînée prénommée Marie Louise le parrain de l'enfant fut ce 6 juin 1712 messire François Brunet, grand père de l'enfant, et la marraine fut dame Louise d'Espinoze,épouse de messire Louis Ferré,, Conseiller du Roy au parlement de Bretagne, Chevalier seigneur de la Ville es Blancs en Sévignac. Marie Ruellan des Salles trépassa le 9 mars 1697 en sa maison du Verger. François Louis Brunet fils des précédents épousa Marie Rose Guerry. Quatre enfants naquirent de cette union. Leur aîné François Louis devint page du comte d"Artois. L'une de ses soeurs Sophie Reine épousa un certain Théodore Brunet du Guilliers en Plédéliac et leur fils prénommé Théodore François épousa Clotilde Sophie de Penfentenyo de Cheffontaines. Le fils de Théodore François et Clotilde Sophie de Penfentenyo de Cheffontaines : Théodore François Hyacinthe mort en 1912 à Dinard devint maire de Plédéliac et conseiller général du canton de Jugon. Il y fut élu pour la première fois en 1892
 

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 13:55

 

Vauvert et armoiries de Vauvert et de la Motte de Broons de Vauvert


 

 

Le Vauvert est une charmante maison de campagne, entourée de beaux bois, et perchée, avec ses fermes, sur une hauteur qui domine une délicieuse vallée, traversée par le grand chemin...Cette habitation, avec ses jardins et ses bois, est le plus bel ornement de la commune. Voici de qu'écrivait Benjamin Jollivet au sujet du lieu implanté dans le bourg de Lescouët. Une bâtisse à cinq travées, un colombier, des toitures en dômes et des communs sont également visibles dans l'enclos ceinturé d'un mur. La juridiction du lieu dépendait de Bécherel. Vauvert pourrait avoir eut comme premiers possesseurs les membres de la famille de Vauvert disposant de terres en Plorec et dont les armoiries étaient "D'argent au cerf de gueules, sommé et onglé d'or, chargé sur la poitrine d'une croix d'argent". Cette famille semble être fondue dans celle de la Motte dont nous parlerons en de plus amples détails sur une prochaine page.

 


En 1455 Pierre de Vauvert reçut du duc de Bretagne, un gobelet d'argent de 2 mares, en 1461 le sire de Vauvert était un des grands seigneurs et officiers qui accompagnaient le duc de Bretagne lorsqu'il alla rendre hommage au roi de France. Maintenant nous savons que la famille de la Motte prit possession de cette terre de Vauvert. Voici un inventaire dressé après le décès de l'un d'entre eux. La publication de ce document effectué par Michel Nassiet sous le titre de "Les activités d'un petit noble au début du XVIe siècle d'après son inventaire après décès"..... Or le défunt était Guillaume de La Motte seigneur de Vauvert, et le document jette donc un éclairage assez rare non seulement sur les activités diverses d'un rural aisé, mais aussi sur un cas ancien de noblesse donnante, puisque tenir taverne et prendre des dîmes à ferme étaient deux activités dérogeantes. Mais cet aspect du document n'est bien réel que s'il est certain que ce défunt était un noble véritable, ce qui exige une brève histoire familiale. La mention de Noble homme Guillaume de la Motte dans la réformation en 1443, nous assure qu'il s'agit bien d'une lignée noble.

Guillaume I possédait alors deux terres dans la paroisse de Plorec, sur l'Arguenon, la maison noble du Meseray où il demeurait, et l'hôtel de Vauvert, inhabité et où il n'y avait pas de métayer. C'est durablement que Vauvert est resté inhabité par ses propriétaires : en 1480 lors de la montre générale des feudataires de l'évêché de Saint-Malo, aucun de La Motte n'a comparu en Plorec, et en 1517 la maison était à peine meublée. Une génération après Guillaume I, le père de notre tavernier est Jehan de La Motte de Vauvert, qu'une quittance nous montre vers la fin de sa vie, en 1501 receveur de la seigneurie de Lorgeril, aussi située en Plorec. Ce Jehan de la Motte tenait en 1480, 60 livres de revenu noble, un revenu d'un ordre de grandeur habituel pour un receveur seigneurial, et qui le situe dans la petite noblesse relativement aisée. En témoignent aussi les deux tenues de combattants à pied décrites en 1517, une de piquier et une d'archer, qui correspondent d'ailleurs exactement aux équipements de Jehan de La Motte et de son fils en 1480, alors que des feudataires de moyenne noblesse auraient été hommes d'armes. Enfin notre tavernier, Guillaume II, est sans doute le Guillaume de La Motte sieur de Vauvert qui perçut en 1491 une pension sur le trésor ducal, ce qui indique que cette lignée avait réussi à se faire connaître à la cour. C'est sans doute son mariage avant 1496 avec la fille d'un petit feudataire de Saint-Maudez qui a conduit Guillaume de la Motte dans cette paroisse. C'est sans doute de ce premier mariage qu'il eut au moins quatre enfants, dont trois étaient encore mineurs en 1517. En Saint-Maudez il a donc tenu taverne au moins en 1501-1502 et de 1510 à 1515, et a été fermier de dîmes. Ce faisant, cette lignée était en train de se hisser dans la moyenne noblesse, comme le suggère la commission donnée à Guillaume III de la Motte seigneur de Vauvert, en juin 1523, «pour tenir & voir la montre des nobles» de l'évêché de Saint-Brieuc pour faire face aux menaces anglaises. La noblesse de la famille était donc reconnue. Les chaînes de fer et les ceps étaient-ils motivés par un pouvoir de justice ? Les deux dais qui décorent une «chère close» et un banc, et qui voisinent avec l'armement, semblent indiquer que semblent indiquer que, tout en servant de taverne, la salle gardait certains éléments d'apparat propres à un manoir. le père de notre tavernier est Jehan de La Motte de Vauvert, qu'une quittance nous montre vers la fin de sa vie, en 1501, receveur de la seigneurie de Lorgeril, aussi située en Plorec. Ce Jehan de La Motte était, pensons-nous, le feudataire qui, lors de cette montre de 1480, résidait en Trémeur à une quinzaine de kilomètres au sud de Plorec (car les La Motte ont possédé en Trémeur le lieu des Portes). Ensuist l'inventouaire descleration des biens meubles & choses mobilières de la communauté du mariaige d'entre noble homme guillaume de la mote sieur de Vauvert et damoyselle guyonne bouan veuffve dudit feu guillaume de la mote, Iceulx biens rapportez par ladite guyonne & prisez par Jehan buschon filz feu guillaume buschon, Jehan buschon de Sainct-maudé, michel buschon, chacun fosez (? sic) jurez quant ad ce soy y estre portez bien & deuement a leurs povair & savance, ledit inventouaire faict par la court du prieur de Sainct-maudé davent saige & pourveu mestre loys du fournet monsieur le lieutenant dicelle, a la pré servation du droit des enffants Estienne, olive & vincente les de la motes enffens myneurs dudit feu guillaume de la mote, desqueulx Jullien de la mote a été mys et institué tuteur & garde & sauff droit de permie p?pgation (tâche) ou en loyale ment a la coustume, le saczecsme jour de novembre l'an mill cinq cens dix sept Les biens meubles qui sont a Vauvert Premier Deux huges garnyes de claveures prisées XXV s. item ungn banc prisé X s & pour ce Cy est le tout des biens estant a Vauvert Item une me a paistrir prisée X s & pour ce X s Item deux Rouetz garniz de broches prisés ensemble X s Item ungn charnier prisé XV s & pour ce XV s Item une mé de pierre qui est en la cave prisée X s & pour ce X s Item une pipe en charnier et ungn fust de pipe30 prisés ensemble VI s & pour ce VI s Item ungn grant cuvel et ungn petit cuvel prisés ensemble II s & pour ce II s Item ungn grant baril prisé XX d & pource XX d Item une père d'armoires garnies de ferreures prisés XXXV s & pour ce XXXV s Item deux charlitz prisez V s & pour ce V s Item ungn dayes avecques deux bruchetz et une chère close prisés le tout ensemble III s IIII d Item une père de brigandines et une sallade une petite pertisanne & une espée d'archier Item ungn aultre days & deux bruchetz et une fourme et ungn banc prisés le tout ensemble X s X s Item ungn charlit prisé V s & pour ce V s Item deux douzaines d'esculles prisées chacune VI d qu'est somme ensemble XII s Item cinq cuveaulx de pipe prisés ensemble VI s Item cinq fleux & deux bruchetz prisés ensemble XX d & pour ce XX d Item quarante et neuff bestes o laine prisées chacune l'un portant l'aultre III s l d qu'est somme ensemble VIII l III s IIII d Item une vache en pail noir prisée XXX s Item deux aultres vaches l'une noire & l'aultre gare Rouge prisée ensemble XL s & pour ce XL s Item une aultre vache en pail Rouge prisée XXV s Item troys génisses de deux ans prisées ensemble XXX s Item quatre veaulx d'un an prisés ensemble L s Item troys veaulx de lect prisés ensemble XX s Item ungn cheval en pail sor prisé LXXV s & pour ce LXXV s Item ungn aultre cheval blanc prisé XXXV s & pour ce XXXV s Item apleict a quatre chevaulx et une cherrue ferré prisés le tout ensemble VIII s IIII d Item ungn chertil a gerbes avecques les braz d'un veil chertil a paillle prisés ensemble V s Item ungn tumbrel a chevaulx prisés VI s VIII d VI s VIII d Item quatre blotz de bouays buschez a fcre planche prisés ensemble XX s & pour ce XX s Item une père de Roues garnies de quatre frettes35 prisées ensemble VI s VIII d & pour ce VI s VIII d Item quantité de fagotz et gruetz prisés ensemble XXX s.....

 

Et l'auteur d'ajouter : Guillaume de La Motte a épousé, avant décembre 1496, Jehanne Buschon, probablement fille de Pierre, qui est cité souvent dans l'inventaire des quittances. Pierre avait comparu à la montre de Dinan en 1480 en représentant son frère Thomas, de Saint-Maudez, lequel possédait 20 livres de revenu noble. Pierre hérita sans doute de son frère; il était marié dès 1480 à Jamette Le Marie, sans doute soeur de Noble homme Pierre Le Marié sieur de la Ruaye en Trémeur, qui tenait 60 livres de revenu noble. C'est apparemment le voisinage avec Pierre Le Marié en Trémeur qui a conduit à l'alliance Buschon en Saint-Maudez. C'est cette histoire familiale qui peut préciser la situation de la maison décrite dans cet inventaire fait par la cour du prieur de Saint-Maudez. En 1477 Pierre Buschon avait prêté hommage à l'abbaye de Beaulieu, dont dépendait le prieuré cure de Saint-Maudez, pour une «masiercs courtill herbregement ysue aire & desport» et quatre journaux à la croix Picault

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 20:07

 

Malterre

 

Seigneurs du Mezeray, du Verger, etc...

 

 

Ci dessous, le manoir du Mezeray d'après patrimoine de Bretagne

 

   

 

"de gueules à trois chevrons d'argent, accompagnés de trois losanges de mesme, deux en chef et un en pointe"

 

   

 

Extraits des registres de la Chambre etablie par le Roy pour la reformation de la Noblesse du pais et duché de Bretagne, par lettres patentes de Sa Majesté du mois de janvier 1668, verifiees en Parlement le 30 Juin dernier :

 

Entre le Procureur General du Roy, demandeur, d'une part.

 

Et Jacques Malterre, ecuyer, sieur du Mezeray, faisant tant pour lui que pour ecuyer Yves Malterre, ecuyer, sieur dudit lieu du Mezeray et du Verger, son pere, defendeur, d'autre part. (M. Lefeuvre, rapporteur.)

 

Veu par la Chambre :

 

Deux extraits et presentations faites au Greffe de ladite Chambre, tant par le procureur dudit defenseur, que de lui, les 26e Septembre et 17e Octobre audit an 1668, par la dernière d'ycelles ycelui faisant, comme dit est, tant pour lui que pour sondit pere, demeurant à leur maison du Meserai, paroisse de Plorecq, treve de Lescouet, eveché de Sainct-Malo, ressort de la juridiction de Dinan, lequel auroit par lesdites deux parutions declaré pour lui et sondit pere soutenir lesdites qualites d'ecuyer par eux et par leurs predecesseurs prise et avoir pour armes " De gueulles à trois chevrons d'argent, accompagnes de trois lozanges (ou macles), de mesme, deux en cheff et un en pointe.

 

Arbre de genealogie et filiation du deffenser, par laquelle il articulle qu'il est fils ainé, principal et noble de Yves Malterre, sieur du Mezeray, heritier principal et noble de François Malterre; lequel Yves fut marié à damoiselle Michelle Nau, sortie de la maison de Ville-Irouet, et ledit François fils de Jan Malterre; lequel François epousa demoiselle Catherine de la Fontaine; ledit Jan fils de Jerosme Malterre, lequel (Jan) epousa Catherine Jacquet (dans une ancienne genealogie de la famille Malterre, elle est nommée Jacquemin Soquet, de la maison de la Porte l'Horsquet), et ledit Jerosme Malterre, fils de Pierre Malterre, lequel (Jerome) epousa Janne de la Motte, et ledit Pierre fils de Hamon Malterre.

 

Un contrat de mariage fait devant les notaires de la juridiction et baronie du Guildo, entre ecuyer Yves Malterre, sieur des Champs-Court, fils aine et heritier principal et noble d'ecuyer François Malterre et feue demoiselle Catherine de la Fontaine, sa femme, vivants sieurs et dame du Mezeray, ses pere et mere, et damoiselle Michelle Nau, dame du Verger, fille ainee de deffunts ecuyer Jullien Nau et damoiselle Mathurinne le Denays, vivants sieur et dame de la Ville-Irouet, ses pere et mere. Ledict contract fait en presence de plusieurs et amis les qualifiant de nobles et d'ecuyer, du 8e janvier 1640, signé et garenty.

 

Autre contract de mariage du 9e janvier 1596, passé entre noble homme François Malterre et demoiselle Catherine de la Fontaine, signé et garenty


Acte de mainlevee passe en la juridiction de Plorecq, passé entre noble homme François Malterre, heritier de noble homme Noel Malterre, vivant sieur du Mezeray, lui appartenant la succession collaterallement et noblement, suivant la Coutume et conformementzuc autres closes portees par ledit acte du 1e 13e de Juin 1308, signee et garantie.


Un contrat de mariage entre noble personne  Noel Malterre, sieur du Mezeray, et damoiselle Janne de Launay, du 8e avril 1570, signé et garanty.


Acte de tutelle faite en la juridiction de Plorecq, apres le deces de noble homme Jerosme Malterre; damoiselle Janne de la Motte, sa femme, mere, dit pourvoir ses enfants qu'elle declara en avoir plusieurs mineurs, entre autres ledit Noel, son fils ainé, et ledit Jan Malterre; la garde et tutelle de ses enfants lui furent laisséees par l'avis de plusieurs parents se qualifians des qualites de noble et d'escuier; ledit acte du dernier Avril 1555, signé et garanty.


Acte justifiant que Jerosme Malterre etoit fils ainé, heritier principal et noble de Pierre Malterre, employé dans la réformation de 1513; ledit acte signé et garenty 

 

Un extrait tiré de la Chambre des Comptes de Bretagne, datté et délivré du 6 Fevrier 1669, qui justifie que les predecesseurs du defenseur se snt toujours comportes et gouverner noblement et avantageusement et ont toujours comparu aux montres generalles, bans et arrieres bans de la province, bien montes et armez, en qualité de gentilhommes, et que lors de la tenue des nobles, francs et exempts de fouages de la paroisse de Saint-Jan des Guerets Lescoet, Pierre Malterre s'y trouve employé en compagnie d'autres personnes de qualité. Ledit extrait signé collationné : M. Bedeau, et en marge : Yves Morice. Induction d'actes et titres produits par ecuyer Jacques Malterre, sieur du Mezeray, faisant tant pour lui que pour ecuyer Yves Malterre, son pere, concluant à ce que plut à ladite Chambre les maintenir en la qualité de noble et lui permettre et à ses successeurs de jouir à l'avenir, comme ses predecesseurs ont fait au passé, de tous les privileges, exemptions et immunites dues et concedees et octroyees aux personnes de cette qualité, avec deffenses à tous de les troubler et empescher sur iceux, sur peines qui y echeent, et à ce moyen qu'il sera inscrit dans le catalogue qui sera fait des noms des veritables nobles de cette ditte province, au ressort de Dinan, suivant les lettres patentes de Sa Majesté, verifiees au Parlement. Ladite induction signee : Jacques Malterre et Yves Malterre et du Breil, procureur, signifiee au Procureur General du Roy, le 14e Decembre 1668.


Arret du 19 de Janvier 1669, par lequel, entre autres choses, ladite Chambre auroit ordonné, avant faire droit sur ladite instance, que dans le mois, pour tout delay, Jacques et Yves Malterrese pourvoyroient en la Chambre des Comptes pour en presence du Prpcureur General du Roy en ycelle lever extrait de la reformation des nobles de l'an 1513.


Requete dudit Jacques Malterre, concluant à ce qu'il plut à ladite Chambre lui adjuger ses precedentes fins et conclusions; ladite requete et acte y certee datees et mentionnees monstrees au Procureur General u Roy et mis au sac par ordonnace de laditte Chambre du 19e de Fevrier 1669.


Conclusion, au pied de laditte requete, dudit Procureur General du Roy.
Et tout ce que a été mis et produit par led. deffenseur devers ladite Chambre, au desir de son induction, le tout consideré.


La Chambre, faisant definitivement droit sur laditte instance en execution d'arrest, a déclaré et declare lesdits Jacques et Yves Malterre, perer et fils, nobles, et comme tels leur a permis et à leurs descendants en mariage legitime de prendre qualité d'ecuyer et les a maintenus au droits, franchises, preeminences et privileges atrribues aux nobles de cette province, et ordonne que leurs noms seront employes au rolle et catalogue des nobles de la juridiction royalle de Dinan.


Fait en laditte Chambre, à Rennes, le 1er jour de Mars 1669.

 

Signé : Malescot.

(Copie communiquée par M. le vicomte L. de Portzamparc.)

 

La noblesse de Bretagne devant la chambre de la réformation, 1668-1671 : arrêts de maintenue de noblesse. Tome 2 / recueillis et publiés par M. le Comte de Rosmorduc

 

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 14:17

 

Nous aurons l'occasion d'aborder avec plus précisions certains lieux évoqués et à travers eux les personnages qui y vivaient ou en disposaient. Mais cette première étude permet de constater les présences de ces notables pour la plupart issus de l'aristocratie, et très impliqués dans le quotidien des paroissiens de Lescouët qui les choisissaient souvent comme parrain ou marraine de leur progéniture. D'autres officiaient à la sénéchaussée de Jugon et appartenaient à ce que l'on nommait alors la noblesse de robe s'unissaient à Lescouët....

 

La famille de la Motte était selon les spécialistes une des branches cadettes de la Motte Bron, d'où le fretté dont elle disposait dans ses armoiries. Elle était établie à la Gueurine en Trémeur ainsi qu'à la Motte même paroisse. C'est une branche de la Gueurine qui prit possession de la terre de Vauvert. Armoiries de la ditte famille :

 

"D'azur fretté d'argent de six pièces""
 

   

 

 

Écuyer Jacques de la Motte sieur de Vauvert alloué du Roy à Jugon en 1649 parrain de Jacques Poinzu le 15 août 1649 cité aussi en 1661 sieur de la Rivière

Ecuyer Bertrand de la Motte seigneur de Vauvert, des Portes 1669   

Damoyselle Allaine (Hélène) de la Motte, damoyselle de la Rivière 1666   

Écuyer Jacques de la Motte sieur de la Rivière en 1676 sieur de Vauvert 1690 mourut en 1695   

Écuyer Jean de la Motte 1695

Nous aurons l'occasion d'aborder une page consacrée à la famille de la Motte de Vauvert

 

 

La famille Rouxel de Lescouët puisait sans aucun doute son origine sur ce terroir qui fait l'objet de cette étude. Elle portait pour armoiries "D’azur à 3 roussettes d’argent." Il disposaient des terres de de Ranléon, de Perouze, de la Morinais, de la Grande, de la Lande, de la Barre, de Lescouët, de la Vallée, de Quéféran.

 

   

 

 

Messire Guillaume Rouxel, seigneur de Ranléon, conseiller du Roy et son seneschal au Siège Royal de Jugon 1666   

Écuyer Louis Salomon Rouxel, sieur de la Lande 1669  

Écuyer Françoys Nicolas Rouxel sieur de la Barre 1680  

 

La famille de Lesquen disposait de la terre de la Ville Meleuc en la paroisse de Pluduno. Dès le XVe siècle, à travers Richard Ier de Lesquen qui vivait en 1450 elle était présente en cette paroisse où elle était titrée de Lesquen et de la Villeneust. La famille de Lesquen était aussi étalie en la paroisse voisine de Mégrit au Veau-Morant. Les armoiries de cette maison étaient :

 
   

 

"De sable à trois jars d'argent, becqués et membrés de gueules."

 

 

 

Messire Toussaint  de la Ville Danne en la trêve de Lescouët épousa damoiselle Jeanne Houguenan dont le berceau de la famille était le Bois-Julienne en la paroisse de Tramain. De leur union naquit Louise de Lesquen qui transporta la terre de la Ville Danne à la maison Boüan en épousant écuyer Allain Boüan. (acte ci dessous) dont les aïeux disposaient eux mêmes de la terre du Bois-Bouan en la paroisse de Mâtignon ainsi que de la Ville Even en celle de Saint Potan. Louise de Lesquen était titrée dame de Pengauve -lire pengave en la paroisse de Sévignac. Au décès de Allain Boüan, elle renonça à toutes les successions de son deffunct epoux .  

Écuyer Toussaint de Lesquen, sieur de la Ville dane 1667 fut inhumé sous une pierre tombale au milieu du chœur de l'église de Lescouët le 27 septembre

 

Contrat de mariage du dict Allain Boüan avec demoiselle Louise de Lesquen dame Pengauve fille puisnée et unique de noble homme Toussaint de Lesquen escuier seigneur de la Villedanne procréé en deffunte damoiselle Janne Houguenan, le dict contrat du deuxième Décembre Mil Six Cent Soixante, signé, « F.Morvan ».  Notaire Royal.

 

 

 

   

 

Armoiries Boüan :

 

"D'argent au chevron de sable accompagné de trois têtes de loup du même, lampassées et arrachées de gueules."

Écuyer Louis Bouan sieur de la Villeven 1661       

Damoyselle Anne Le Bouan, damoyselle du Parc 1664

Écuyer Allain Bouan, sieur de la Ville Even et du Bois 1667 uni avec Anne de Lesquen dont Mathurin Jacques Bouan né en 1679

Écuyer Allain Bouan et dame Louyse de Lesquen sieur et dame de la ville evin 1669      

Louis Alain Bouan 1682

 

   

 

La famille Malterre sera maintenue au sein de la Noblesse en 1669 -voir article page suivante. Cette famille était établie au Mezeray qui appartenait en 1400 à Jean de la Motte aussi seigneur de Vauvert.

 

 

Écuyer Jacques Malterre uni avec damoiselle Hélène Le Sage 1654

   

 

noble homme Yves Malterre sieur du Meseray en 1664       

Damoyselle Servanne Malterre, dame du Meseray 1667   

Écuyer Gilles de Malterre, sieur du Meseray 1689

 

La famille de La Fontaine dont il est mention ci dessous disposait de terres en divers lieux :  Keroni en Plelan, la Cochais en Plorec, et dont les armoiries étaient : "D'azur à la bande nouée  d'or, accompagné de trois coquilles d'argent" 

 

 

Écuyer François de La Fontaine sieur de la Cochaye 1667. On rencontre cette famille établie dès le XVe siècle audit lieu la Cochaye en la paroisse de Plorec dont relevait la trêve de Lescouët. Ainsi Etienne de La Fontaine était-il possessionné en 1400 de la terre de la Cochaye.  

 

   

 

Armoiries Brunet 


Messire François Brunet seigneur de Hac et du Verger, conseiller du Roy et son alloué au siège royal de Jugon 1682. Possesseur de la terre du Verger en Lescouët, il appartenait à une famille originaire de Plédéliac.

 

Écuyer Jacques de Lescrivain sieur de la Garesne 1668.

 

 

Originaire de Normandie était étblie au village de Chantelou, dite paroisse de Lescouët, et  portait pour armoiries :

 

"D'azur au chevron d'or accompagné de 3 roses de même"

 

 

 

Damoiselle Marie de Beaumont dame de la Houssaye citée le 14 octobre 1659

Damoiselle Anne de Beaumont, Dame du Breil 1669

 

 

Écuyer Mathurin du Coudray parrain en 1666, sieur de la Fontaine, fut ensépulturé le 14 octobre 1677   

Pierre du Coudray sieur du Rocher 1666. Cette famille disposait de la seigneurie de l'Espine en la paroisse de Plédéliac et celle des Fontaines en la paroisse de Plorec.  Les armoiries de cette famille étaient : "d'or à la bande de gueules chargée de trois coquilles d'argent et accostée de deux cotices d'azur"

 

 

Dame Françoise du Coudray, Dame de la lande 1667

     

Écuyer Guillaume d'Espinay sieur de Kerdelan 1667.
-Guillaume de L'Espinay  Sr de Kerdehan mourut le 3 février 1687 à Bourseul, il avait épousé  Françoise du Plessix. Les membres de la famille du Plessix étaient originaires de  Bourseul, ils étaient titrés sieurs du Plessix et habitaient la Chapelle de Beaubois (d'après renseignements fournis par Florent Droguet que je remercie)

Écuyer Jacques Gabriel d'Espinay seigneur de la Villegillouan 1689  

Messire François de Trémigon seigneur de la Rivière et de Trémigon 1680

Damoyselle Magdelaine Oren, damoyselle des Courtillons 1666

Damoiselle Mathurine Le Moinne dame des Saudrais 1666     

Damoyselle Isabelle du Plessix damoyselle de la Gareine 1667

Damoyselle Julienne de la Rivière dame des Eaux 1667

Marguerite Hodebert Dame de Grand Maison en 1666   

Damoiselle Jacquemine de La Bouexière damoyselle de Launay 1668   

Damoiselle Julienne Marie des Louveaux 1689

Damoiselle Henriette Anne Le Pouliguen 1690

Guillaume Aragon, sieur de la Fontaine en 1664

 

Damoiselle Mathurine Lemoinne dame de la Saudrais  

Louis Le Moyne Sieur de Tresva mort le 8 août 1645 à la Hallouais Lescouet-Jugon. Inhumé à Jugon le 9 août 1645
Jugon était marié avec Marguerite Gourot dame de Tresva décédé le 19 juin 1636 et inhumée à Jugon. Cette famille disposait pour armoiries "d'or à trois fasces d'argent". Renseignements fournis par Florent Droguet

 

  

 

Me Jacques Sevoy, sieur de Chantelou 1676 demeurant en sa maison en la ville de Jugon en 1676  

Damoyselle Jeanne de la Prevosté, dame 1667   

 

Noble bourgeois François Sevoy sieur des Courtillons 1667   

Damoyselle Hellaine Le Saige dame de la Ville Rondel 1667   

Écuyer Jacques Lefebure sieur du Gué Jouan 1669   

Écuyer Henry Gouyon sieur du Pont Brosset 1669

 

 

 

Merci aux Archives départementales des Côtes d'Armor

 

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 11:24

   

  Attachés de juridictions mentionnés dans les registres de Lescouët au XVIIe s. 

    :

maître Françoys Robert 1665

maître Gilles Deschamps 1666

maître Allain Duclos 1666

maître Jean Levesque cité en 1666 uni avec damoyselle Georgine de La Chapelle

maître Pierre Lorfeil 1667

maître Amaury du Plessix 1667

maître Pierre Raoult 1667

maître Jean Motreul 1667

maître Nicolas Becherel sieur de la Vallée 1669

maistre Pierre Becherel sénéchal de la châtellenie de Lorgeril en 1669 uni avec damoiselle Peronnelle Gigot

maître Henri Gouyon, sieur du Pont-Brexel, greffier de la juridiction de la baronnie de Montafilant et la Hunaudaye au siège de Plancoët 1671

maître Pierre Becherel, sieur de Lestang, senechal de la juiridiction et chastellenie de Lorgeril 1671     

maître Claude Gourieu, 1680  uni avec Catherine Bereschet      

maître François Gourieu Dourieu sieur de la Hautière, 1680

maître Laurent Cocheril 1681

maître Jacques Sevoy, sieur de Chantelou 1682, demeurant en sa maison en la ville de Jugon

maître Jacques Touzé 1683

maître Jean Dupuis 1683      

maître Toussaint Motreul 1684 uni avec Julienne du Fournil

maitre Yves Grommil 1680 uni avec Julienne Collas

maître Jean Fustelaye 1684    

maître Jean Margelin 1684

maître Pierre Chevrel 1685

maître Louis Caré 1689

maître Jean Lucas 1689

maître Laurens Le Pouliguen 1698 

 

 

Calvaire XVIe siècle ornant le placître de Jugon mais provenant de Lescouët

 

Désservants de Lescouët au cours du XVIIe siècle


Messire François Lambert de la Haute Ville de Lorgeril curé en 1649

missire Louis Duclos 1649

dom Mathurin Hervé 1650

missire François Lehardy 1654

missire Pierre Marchix 1661

missire François Megret 1665

missire Françoys Duplessix 1665

missire Mathurin Rolland 1666

missire René Briand recteur de Plorec et Lescouet 1666

missire Jean Rehél 1668

missire Mathurin Robert 1669

missire Jacques Morin 1669

missire Jan Lechantoux 1669

missire Jacques Gesfros 1680

missire Yves Bruand 1680

missire Mathurin Juhel 1684

missire Jacques Le Hérice 1685

 

 
Pierre Motreul et François Lelandais trésoriers 1673

Mathurin Hervé et Jan Prioul trésoriers de l'église et paroisse de Lescouët en 1680

 

    Quelques actes

Jullienne Jegu, fille de Jeanne Jegu, le pere est incougneu, a esté baptisée en l'église de Lescoüet, veu la grande faiblesse, par moy soussignant p(rê)tre, tennue sur les saincts fonts de baptême par Jullien Roilley, mareine Louyse Oger, ce septième iour de janvier mil six cent soixante et six. Yves Bruand

 

ce dix huictième may mil six cent soixante sept Maurie des Hautes Touches fille non légitime de Mathuerite Baron a esté baptizée en l'église de Lescouet

 

Jeanne Toüasnon fille non legitime de Jeanne Toüasnon, le pere nous est inconnu a esté baptizée par moy Yves Bruand prêtre l'ancien Recteur de Plorecq et Lescouet, dans le cemetière de l'eglise du dit Lescouet, attendu que laditte Jeanne Touasnon est fille d'une mère coquine et lépreuse tenue par Jean Labbé parain et Françoise Rochart maraine ce mil six cent soixante et huict (mai juin)

 

Le vingt et deuxieme novembre l'an mil six cent soixante huict Gillette Roüillé fille non legitime de Julienne Roüillé sa mere a esté baptizée dans l'église de Lescoüet par moy sous signans pretre Recteur de Plorecq et Lescoüet, tenue sur les Saints fonts de baptême parrain Gilles Priou mareine Janne Rouxel, pour le pere il nous est inconneu; neanmoins à ce que dit les communs du  peuple et la dite Juliene Roüillé mere, Gilles Bobelin est pere de la dite Gilette Roüillé. Notes laissées par missire Yves Bruand.

 

 

Olivier et Jacques Houeix jumeaux 1661

 

Toussaint et François Le Landaye, frères ultérins gemaux 1668

 

Mathurine et Jullienne Ruellan, jumelles 1668


 

Louis Brieu et un enfant frère jumeau 1694

 

Familles évoquées dans les registres de Lescouët au cours du XVIIe siècle


Barbier, Duclos, Lambert, Hervé, Poinzu-Poinsu, Reboux, Morin, Josse, Locminé, Maufrais, Brieu, Raoux, Brunet, Aillet, Thebault, Jargon, Laval, Huet, Faudet, Fouré, Binard,  Rouault, Goudrel, Barbier, du Meserai, Richard, Enjupin, Labbé, Brexel, de la Vigne, Nogret, Lemée, Lefebure, Esnault, Lebreton, Danoi, Massé, Marchix, Biart, Bereschet, Robert, Jamin, Bourdais, Dimart, Jaigu, Lourieu, Caroget, Ory, Houeix, Cocheril, Aublay, Jaumet, Le Coq, Rondel, Groumellon, Fouré, Le Landaye, Jouffre, Ollivier, Levesque, Bago, Lemoine-Lemoyne, Durand, Jegu, Guybonnet, Soquet, Rouillé, Lucas, Birnarde, Huet, Deschamps, Carré, Garel, Morin, Joly, Lamé, Leroy, Loret, Lemaistre, Brunart, Querée, Megret, Peletas, Desvaux, Le Griffon, Réhel, Pehuet, Roillet, Oger, Michel, Tardif, Poillevé, Lescuyer, de La Hallouaye, Jamin, Rouget,   Bourdonnaye, Bourmault, Motreult, Ruellan, Joufre, Morin, Le Goute, Collas, Lamé, du Meseray, Touzé, Margelye, Guy, Ory, Lemestayer, Gourieu, Boussoumet, Hingant, Frotet, Nivet, Liart, Gouyal, Desnos, Cohet, Gourmellon Martel, Depais, Gaultier, Baron, Noël, Goudrel, Sauneu, Groumelle, Priou, Orieux, Ruellan, de La Roche, Clouet, Marcheix, Le Bigot, Bréhinié, Lamiré, Rochart, Rouillé, Couillart, Hallouët, La Goutte, Demeurant, Allain,  Bouin,  Leurq-Leucq, Barga, Fleury, Mordel, Ozanne, Peltais, Lepoliguen, Jacob, Grignon, Allory, Gugon, Oria, Gallon, Mainguy, Salmon, Margelie, Ruallan, Le Héricé, Petibon, de La Haies, des Brousses, Rivière, Saguet, Guillo, Menier, Bertreu, Haloüet-Hallouet,  Rabir, Bodé, Beard, Buart, Fouré, Maugé, Gicquel, Deschamps, Chauvin.

 

Quelques professions exercées à Lescouët et évoquées par missire Pierre Marchix et par missire Jacques Lehéricé en 1689 :


julien Brunet charpentier 1661
Allain Josse, tixier en toiles 1661
Toussaint Le Landais, boucher 1661
Charles Le Maistre sabotier 1661
François masson 1661
François Jolly charpentier 1661
Gilles Oeillet cordonnier 1661
Maistre Jan Dupuis marchand cuiratier 1661

Mathurin Jaumet charpentier 1671

Charles Martel laboureur "de sa vocation" 1683

Jan Le Héricé charpentier 1685

Gilles Le Feuvre journalier 1689

Christophe Poinsu laboureur "de sa vocation" 1689

Jean Duclos   laboureur "de sa vocation" 1689

Allain Bourge et Janne Lamandé originaires de Plouguenatz et travaillant dns le bois de Beaubois proche de l'église de Lescoüet 1698    

Mathurin Rault meunier au Moulin Jean 1764

 

Merci aux Archives départementales des Côtes d'Armor

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 21:06

 

En 1628, une enquête est menée auprès de témoins au sujet de la seigneurie de la comtesse de Maure en Haute Bretagne. Au sein de cette seigneurie figurait la seigneurie de Lorgeril. Voici les commissaires chargés de mener enquête de venir sur la contrée qui fait l'objet de notre étude : "De Plelan les commissaires gagnèrent Saint-Méen, d'où ils se rendirent à Jugon; puis ils visitèrent les églises de Plorec et de Lescouët dans lesquelles ils ne trouvèrent rien à signaler. Ces églises étaient bâties dans les fiefs de la châtellenie de Lorgeril, appartenant à la comtesse de Maure. Lorgeril, très ancienne seigneurie dont le château s'élevait en la paroisse de Plorec, évêché de Saint-Malo, était venu en possession des sires de Maure en 1518, à la suite du mariage de François de Maure, seigneur dudit lieu avec Hélène de Rohan, fille de Jean de Rohan, seigneur de Landal, et de Guyonne de Lorgeril, dame dudit lieu." Le mardi 17 octobre 1658, les commissaires entendirent à Jugon plusieurs témoins dont les dépositions vont nous faire connaître la châtellenie de Lorgeril.

 

Gilles Dubois, avocat, âgé de cinquante six an, demeurant à la trève de Lescouët, "fillette de la paroisse de Plorecq", dit que la comtesse de Maire est dame de Lorgeril "qui est une ancienne chastellenie scituée soubs la seigneurie de Montafilan, en laquelle chastellenie il y a eu autrefois un chasteau dont les ruines apparaissent encore aujourd'hui scituées en la mesme tresviale (trève de Lescoët) et s'étend dans le bourg de Plorecq...Et au regard de la dite tresviale de Lescouët elle est entièrement scituée au proche fief dudit Lorgeril; et dans l'église parrochiale de Plorecq, du costé de l'évangile il y a un banc de ladite dame comtesse". Mathurin Hervé, prestre habitué de Lescouët, âgé de cinquante ans et demeurant au village de Pargaz, aussi bien que messire Louis Richard prestre, recteur de Notre Dame de Jugon, demeurant en ladite ville et âgé de soixante ans, disent "que la juridiction de Lorgeril s'exerce par officiers tous les mardys sur le pont du Gravier-lès-Jugon...et il y a quatre seigneurs scavoir ceux de la Rochejagu, Leman à cause de la Ravillaye, Glorans et Beaubois, lesquels sont obligés de comparoir aux plds généraux de ladite dame le mardy d'après la Saint-Jean pour mettre à prix les dixmes de la paroisse". Messire Ollivier Fourré, âgé de soixante ans, prêtre habitué de Plorec et y demeurant, déclare que ladite dame de Lorgeril "prend dixmes par toute la paroisse et que les seigneurs de la Rochejagu, Leman, Beaubois et Glorans y prennent quelques parts. " Pierre Quétier, sieur de la Ville-Guillaume, avocat, âgé de soixante ans, demeurant à Saint Igneuc; Guillaume Rouxel, écuyer, sieur de la Hutelaye, âgé de quarante ans habitant la Touche en Saint Igneuc; et Louis de la Motte, écuyer, sieur de Vauvert, âgé de cinquante ans et demeurant au bourg de Lescouët, déclarèrent que "tout ledit bourg de Lescouët relève du fief de Lorgeril, excepté la maison de Vauvert scituée proche le cimetière et relevant du seigneur de la Rochejagu, à cause de son fief en Plorecq".

 

Le même jour furent entendus au bourg même de Plorecq les dépositions insignifiantes pour nous de messire François Bruaud, prestre, recteur de Plorec, âgé de soixante deux ans et demeurant à la Trimaye en Plorecq; et de messire Toussaint Sauneuf, prestre habitué de Plorecq, âgé de soixante ans et habitant au Vau Duset. Le jeudi 19 octobre, les commissaires se rendirent à Dinan et y entendirent la déposition de "messire François de Trémigon, vicomte de Quérinan et y demeurant, paroisse de Saint René, tresviale de Mégrit (à présent Languédia), âgé de cinquante quatre ans. Ce seigneur dit "comnnaistre la terre de Lorgeril comme l'une des plus anciennes du pays, à laquelle il y a plusieurs droits comme haute justice, dixmes en la paroisse de Plorecq et en la trève de Lescouët...avec prééminences d'église prohibitive à toutes personnes en l'église parrochiale de Plorecq, comme tombeaux et charniers jouxte le marche pied du grant autel du costé de l'évangile, joignant le sacraire, et de tout temps un vieil banc qu'il a veu de toute ancienneté estre de la terre et seigneurie de Lorgeril, lequel auroit esté osté et rompu par les gens de guerre du temps des dernières mouvances de la Ligue de feu le duc de Mercoeur, auquel endroit il a veu remettre un aultre banc au lieudu précédent" .

Il déclara aussi "avoir veu dans la vitre principale de ladite église de Plorecq les armes seules de la dite seigneurie de Lorgeril; fors celles de Montafilan qui y sont encore à présent; et avoit entendu dire de son père et anciens du pays, que ceux de ladite chastellenie de Lorgeril avoient transigé par procès avec le sieur de la Rochejagu qui aurait recogneu lesdits droits honorifiques appartenir à ladite seigneurie de Lorgeril".

 

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 19:14

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

 

     

     

 

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 20:29

 

Revenons à cette famille du Pargaz qui portait pour armoiries «d'argent au lion de gueules et de deux flèches en sautoir» (d'après sceau de 1305) ou «de gueules fretté d'argent » (d'après sceau de 1390).

 

      

 

      

 

  

 

Comme nous l'avons déjà vu écuyer Geofroy du Pargat ratifia à Lamballe ce 28 avril 1381 le traité de Guérande par lequel il reconnaîssait le duc Jean IV issu de la Maison de Montfort. Son nom y côtoyait celui de Jehanot du Pargaz qui semble être de même famille. Le 23 avril 1389 au sein de l'association de la Noblesse pour empêcher l'invasion du Pays de Bretaigne on retrouve de nouveau le nom de Geoffroy du Pargaz et aussi celui de Jehan de Plorec. Dans la Revue Historique de l'Ouest, Gaston Louis Michel Marie baron de Carné et ‎Régis Marie Joseph Marquis de l'Estourbeillon évoquent comment en 1388, Geoffroy de Pargaz alla, au nom du Duc, sommer Guillaume le Voïer, capitaine du chasteau de Jugon et en 1390, ledit Geffroy donna au Duc un acte de garder les ville et chasteau de Dol.

 

 

 

En 1392, ledit Geffroy, escuier, vendit au Duc le manoir et hébergement de Pargaz, dépendances et juridictions, réservant l’usufruit pendant sa vie, et qu’en cas qu’il eust hoirs de corps de mariage, ses enfans auroient ladite terre, sans rembourser au duc 3000 livres d’or, qu’en ce cas, il luy donnoit pour ses bons services. Ci dessous le Duc Jean V lors de son mariage avec Jeanne de France.

 

   

 

Le 1 avril 1407, Geoffroy du Pargaz est cité dans ce mandement dud duc Jean V adressé "aux seneschal, alloué et procureur de Rennes, de mettre hors du procès en quoy Geoffroy le Forestier par le court de Rennes, à l'instance dud.procureur, de ce qu'il a dit vers lui que, par nuyt et à port d'armes, lui et ses complices et adhirenz eut par force la compagnie de Johanne, femme Geoffroy Foulerye, sauf droit de partie; que Mgr l'en a quité, à la priere de ses amis, et par especial de Geoffroy de Pargar, son oncle". -Rocher

 

Mandement au garde des lettres à conserver soigneusement les titres relatifs au manoir du Pagar.
"
En nostre Tour Neuve de Nantes," 1409, 16 fébrier. -Jehan...A nostre bien amé et feul secretaire maistre Hervé le Grant, trésorier et garde de noz Lettres, salut. Pour que puis  naguieres par le deceis de feu Geffroy de Pagar, Nous est escheu et appartient, à avoir et tenir par heritaige, selont droit et la coustume de nostre païs et la teneur des lettres que sur ce avez en garde pour et en ce nom de nous, le manoir et hebregement vulaument appellé le manoir et herbregement de Pagar, o ses appartenances quelxconques; et pour ce que nous doubtons que, par inadvertance ou oppression de prieres et supplicacions qui nous  pourroint estre faictes ou autrement, nous ferions ou pourrions faire aucun octroy ou donaison à aucuns requerans, de nostred manoir et heritaige, quelle chose nous ne vouldrions aucunement faire; Nous vous mandons, par ces lettres commandons expressement que vous nous gardez lesd. lettres seurement, sans les allienner,  transporter ne bailler a nulle ne aucune persoine quelconque, ne de quelconque condicion ou estat qu'il soit, non obstant quelxconque lettres, mandemens ou enseignes que nous vous pourrions escripre, mander et fere, si elles ne estoint signées de nostre main et passées devant nous et nostre chancelier et nostre general conseill. Et en ce gardez qu'il ne y ait aucun deffaut; car ainsi est nostre plesir. Par le Duc, de son commendement; present l'esvesque de Dol et l'abbé de St Mahé -Yvete."

 

 

Ce même Duc Jean V, accorda en l'année 1439 droit de foire au seigneur Simon de Lorgeril, (armoiries ci dessus) lors de la fête de la Saint Yves au bourg de Lescouët.

 

"Aujourd'huy en Jugement de la partye de Juhel Briand, au nom et comme procureur général de mesire Simon de Lorgeril a été apporté le mandement de Monseigneur le Duc contenant la forme qui ensuit
Jan par la grâce de Dieu duc de Bretagne Comte de Montfort et de Richemont à tous ceux qui ses présentes lettres voiront ou oiront, salut comme de nos droist et souverains dicté à nous seulement appartiennent créer et instituer nouvelles foires et concédé nouveaux privilèges mesme nous sont licite et expediant augmenter et croistre les prérogatives des nobles de nostre Duché par spécial de ceux qui de nous l'ont déservis et soit en disposition de le vouloir et déservir, scavoirfaisons que nous considerans les bons loyaux et moult notables services que nostre aimé et seul chancelier et chambellan Misire Simon de Lorgeril et ses predecesseurs ont de tous temp faict à nous et à nos progéniteurs esperant de bien et mieux y continuant tant vers nous que nostre postérité et signé en Reconnoissance mesme et pour partye des rémunérations d'iceux et à autresjustes causes et considérations d'iceux et autres justes causes et considérations nous noumons  aujourd'huy avons donné et octroyé et
par ces presantes donnons licence davoir et faire tenir par chaqun an une foire au jour de la foire St Yves au moys de May au bourg de Lesquoët et es appartenances d'iceluy et en jouir avec des coutimes connoissances  d'aultres et de mesures et detout cas de delit et offences qui seront commises et perpetrées au dit lieu devant la dite foire; laquelle ô ses dictes coustumes et autres devoirs et appartenances quelconques; nous en faveur dict chambellan. Et à son utilité y avons créé et institué, créons et instituons par ces mesmes presantes et avec ce nous avons donné et donnons à iceluy nostre chambellan plaine faculté de faire   mettre et adjouter tenir et continuer a tous temps, mais en tous lieux ou il a justice patibulaire a deux pots seulement  sans exceder les proches seigneurs dont les dittes justices sont tenües et de grace spécialle le luy avons octroyé et octroyons mandons et recommandons a nos senechaux, alloüez, et procureurs de Renes et de Dinan de Lamballe, de Moncontour et de Jugon, leurs lieutenants et à tous nos autres justiciers et officiers à qui se peut ou doit appartenir et à chacun d'eux en commettant, si mestier est de nostre presante grace faire et souffrir nostre dict chambellan et ses successeurs chacun en son temps et pleinnement jouir cessans tous empeschement au contraire et ses presantes copies ou vidimes d'icelle et voudront garant et decharges a tous ceux concession du duc Jan de Bretagne pour adjoüter son troisième pilleices aux justices patibulaires du Bodou en Pleugueneuc" 

  143 J - Archives de Lorgeril (1530-XXe)

  30 juin 1407 - lettres et mandements du duc Jean V :


-Sauvegarde pour Olivier de Lorgeril.- Des Maroys"

"Sauvegarde pour Hervé du Pagar; prieur de Donges. Bily" 

 

 

 

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 13:02

 

Le quartier de Lescouët, en breton Leskoad-Yugon, d'une superficie de 1.300 hectares est situé en la partie sud de la paroisse de Plorec : Plorec cum ejus filiola de Lescouet -Plorec avec sa fillette Lescouët. Situé entre celles de Jugon et de Mégrit, son territoire est élevé, boisé : dans le nord-est, il est découvert, tandis qu'au sud il est très accidenté. Lors de la réorganisation ecclésiastique qui se produisit au cours de la période féodale, l'endroit devint trêve de la paroisse de Plorec, les habitants dudit quartier étant trop éloignés du clocher de cette communauté. L'endroit désigné Trevra y puise son origine. On peut supposer que les paroissiens de ce quartier disposaient d'une chapelle à défaut de pouvoir se rendre à l'église de Plorec, les hameaux dédicacés à Sainte Marie ou la Chapelle aux Bodins pourraient avoir hébergé un sanctuaire. Lescouët est indéniablement marqué de l'emprunte bretonne dont l'apport toponymique est estimé à environ 11 %, à travers la racine Les emprunte au gallois llys, ce terme désignait une cour seigneuriale, un manoir, une résidence machtiernale. A travers le suffixe koad qui désigne le bois, on peut déduire qu'on est en présence de la résidence du bois. Parfois aussi la variante Les Lez Lys ou Lis désignait une défense primitive bretonne mise en place face à la menace franque lors des périodes mérovingienne et carolingienne  Le bourg de Lescouët s'est fixé aux abords de ce site et le siège de la seigneurie de Vauvert pourrait en occuper l'emplacement. Etonnant quant on pense qu'aucun chemin antique ne désservait les abords immédiats de ce bourg. Une autre empreinte s'observe également ici à Lescouët : celle des templiers comme en témoigne la présence du  village du Temple. Mais le terroir était également bordé par les fiefs de quelques puissantes familles aristocratiques : du Pargaz et de Lorgeril seront certaines d'entre elles. Elle joueront des rôles importants dans l'épanouissement de Lescouët, mais il faudra attendre la fin du XIVe siècle afin d'assister à la métamorphose de l'endroit. Un homme eut un rôle prépondérant dans cette évolution : Godefroy du Pargaz alias Geoffroi du Pargaz. Ce personnage apparaît à la fin de la guerre de succession de Bretagne qui opposa les partisans des Penthièvre à ceux des Montfort. Connu dès 1370, Geoffroi du Pargaz soutint très probablement la cause de Jean de Montfort dont le fils allait monter sur le trône ducal sous le nom de Jean IV. Le sieur du Parga exerçait en 1381 la charge de capitaine de Jugon et fut aussi l'un de ceux qui signèrent à Lamballe ce 28 avril 1381 la ratification du traité de Guérandes. Précisément reconnaissant la souveraineté de ce nouveau duc, et le 15 avril 1389 selon Bertrand d'Argentré,  il figure au sein de l'association des nobles de Bretagne, venus soutenir le parti de leur duc contre toute personne. Mais revenons à cette demande qu'il effectua auprès du Saint Siège cette année 1380. Précisément la toute puissante Église suite à l'élection du Pape Clément VI était victime du Grand Schisme d'Occident opposant les états latins aux états germains.  

 

            

 

Bien que remis en cause quant à sa légitimité par les états du nord de l'Europe, depuis son Palais d'Avignon, le Pape pris connaissance de cette demande dudit seigneur du Pargaz, d'adjoindre une chapellenie et d'y entretenir un chapelain qui célèbrerait deux messes par semaine. Voici la réponse qu'il donna au diocèse de Saint Malo dont le Siège était alors occupé par Monseigneur Josselin de Rohan        

" Venerabili fratri .. episcopo Macloviensi salutem, etc … Oblate siquidem nobis nuper pro parle dilecti filii nobilis viri Gaufridi de Pargar, sculiferi tue diocesis, petitionis series continebal quod ipse, divini nominis accensus amore ac cupiens terrena in celestia et transitoria in eterna felici commercio commutare, ad omnipotens Dei, et Beate Marie Virginis matris ejus ac totius curie celestis laudem et gloriam ac pro sue, et progenitorum, ac parentum et benefactorum suorum animarum salute, quamdam capellam junctam capelle sancti Maclovii de Lecouet in parrochia sancti Petri de Plourec, dicte tue diocesis, de bonis a Deo sibi collalis construi et edificari fecit, nemine contradicente seu se opponente, as eandem capellam et de bonis suis propriis sacerdotem ydoneum, qui duas missas qualibet ebdomada perpetuo in eadem celebrare tenebitur, hac vice personam instituendo sufficienter dotare proponit; quare pro parte dicti Gaufridi nobis fuit humuliter supplicatum ut sibi ac suis heredibus et successoribus eandem capellam allius erigere et eam in redditibus largius dotare possit licentiam concedere, ac eisdem Gaufrido, heredibus ac successoribus jus patronatus et collationem ipsius capelle perpetius temporibus reservare de speciali gratia dignaremur …Datum Avenione, VI kalendas maii, anno secundo 26 avril 1380. Reg.

Avinc. 224,f.542 Ve- Études et documents sur l'histoire de Bretagne (XIIIe-XVIe siècles par l'abbé G. Mollat

L'évêque de Saint Malo fut alors chargé de faire une enquête et d'accorder la faveur demandée, si la population était suffisamment assurée. Manifestement la situation fut propice à la demande effectuée puisque Geoffroi du Pagaz en vertu du bref accordé par le Saint Siège, parvint à faire construire la chapelle.

Le 5 mars suivant l'évêque de saint Malo ayant reçu l'autorisation du saint siège, permettait à Geoffroi du Pargaz d'augmenter sa chapelle : "de la construire de la matière la plus belle qu'il jugera à propos" (Couffon). 

"Nous après avoir reçu toutes les lettres apostoliques, nous avions été supplié de la part du susdit écuyer, afin que nous eussions à procéder selon leur teneur, nous donc, désirant exécuter le Bref du Pape, et procédant diligemment sur ce qui est contenu dans les Lettres apostoliques, nous nous sommes assurer que la chapelle dont il est fait mention dans lesdites Lettres et Bref et suivant leur teneur, a été bâtie et édifiée par le même écuyer, et qu'elle est dotée de 10 mines de blé, à la mesure de Jugon, savoir: 2 mines dans la paroissse de Plorec, sur le tiers de dîme de Lorgeril dans le cours de la Billage; item 5 mines dans la même paroisse sur les dîmes du Parga: item 2 dîmes situées la paroisse de Saint Maudez, de notre Evêché, assez proche de ladite chapelle; lesquelles 10 mines valent ou peuvent valoir, année commune, temps et mémorial dix livres de monnaie ayant cours chaque année, de toutes lesquelles choses, et de chacune en particulier, sommes et avons été suffisamment informé, le tout et quelles choses actuellement considérées, nous donnons permission, par l'autorité que nous avons reçu du Saint Siège apostolique, au prédit Ecuyer et ses héritiers et successeurs, d'augmenter la prédite chapelle et de la continuer de manière la plus belle qu'il jugera à propos et de la doter du droit d'Eglise paroissiale ou tout autre réservant toujours le droit de patronnage dans la même chapelle  au même écuyer et ses héritiers à perpétuité, ce que nous faisons savoir par les présentes Lettresà tous ceux qu'il appartiendra et munie de notre sceau avec le seing et suscription  des notaires présents, qui ont derechef apposé leurs sceaus. Donné à notre manoir de Saint Malo, l'an du Seigneur  1380, le sixième de mars, environ l'heure des Compiles".

La chapelle dédicacée à Saint Malo, devint chapelle Saint-Malo du Parga, elle fut construite à même le bourg de Lescouët et mesurait 38 pieds de long. Il se pourrait que ce que l'on observait il y a quelques années encore incorporé dans l'un des murs de l'ancien manoir du Parga aujourd'hui en ruines (d'après cliché des éditions Le Flohic), soit un des éléments provenant de la ditte chapelle. Ci dessous ainsi qu'une Vierge à l'Enfant visible dans une bâtisse du Bourg.  

 

 

    

 

   

 

Le clocher  de Saint Malo du Parga (point jaune) était distant de deux lieues de celui de l'Église-Mère de Plorec. (point rouge). Deux lieues, environ 6 kilomètres 500 mètres.

 

   

 

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12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 12:46

 

 

Aux alentours du hameau du Parga de nombreux indices en rapport avec la période gallo-romaine ont été observés, ainsi au bord de l'ancien chemin qui reliait Fanum Martis -Corseul à Vorgium -Vorgium était la civitas de la tribu des Osimes, à présent l'endroit est devenu Carhaix,  sur des surfaces d'un hectare et de cinquante mètres sur vingt cinq; deux concentrations de tegulae, d'imbrices et de céramiques. Le fermier a collecté plusieurs pesons de tisserand, un peson en pierre, quatre fûts de colonne en granit d'un diamètre de cinquante centimètres.

 

 

En ce même village un enclos simple à dominante rectiligne a été mis à jour. Au sud du Parga, un enclos trapézoïdal à triple ou quadruple enceinte concentrique avec aménagement interne et structures périphériques, des fragments de meules à grains et quelques bobines d'espacement de parois d'hypocauste : quarante fragments de pilettes datées du IIe siècle après Jésus Christ. Le mobilier comprenait des céramiques communes et sigillées, un rebord de pelvis des deuxième et troisième siècles après Jésus Christ, deux monnaies de Commode et de Sévère -ci dessous, peut être une extrémité d'une poignée d'épée. L'origine du nom Parga semble être emprunté au terme parge désignant un enclos. La localité de Lescouët étit également traversé par la voir romaine reliant Fanum Martis à Darioritum -aujourd'hui Vannes.  


     

 

Un deuxième enclos trapézoïdal à triple ou quadruple enceinte de cent mètres sur soixante a été aussi découvert au Sud du Parga. Le village de la Marre a aussi révélé des enclos avec parfois présence de tegulae, ces tuiles à rebord. Au village de la Gonhédrait pareilles découvertes ont été constatées. Du reste le village de le Meseray emprunte son nom au terme maceria, il désigne sans nul doute l'un de ces domaines où des masures gallo-romaines  furent découvertes. Le lieu dit la Croix Rouge pourrait aussi puiser son origine au cours de cette période, idem les Planches.    


 

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Published by poudouvre
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