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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 09:17

 

 

 

Les relations entre le général Keratry et Gambetta se détériorèrent, ce dernier en parfait jacobin à l'esprit rétréci, refusa à l'Officier Breton l'évacuation de ce camp de Conlie. Ces malheureux combattants Bretons n'étaient aux yeux de ce "dirigeant" que des Chouans potentiels pouvant servir d'appui aux prétentions des royalistes afin de s'emparer du pouvoir. On comprendra mieux alors pourquoi face à pareille obstination, le général Keratry préféra démissionner. Le général de Marivault lui succéda à la tête du fameux camp de Conlie, et dénonça pareillement les conditions réservées à ses troupes : j'ai trouvé 46.000 hommes désarmés, mal vêtus, non chaussés, sans campement et sans solde, paralysés dans un marais...Quand aux rares armes dont ils furent dotés, elles étaient rouillées, et certaines explosèrent au moment du tir, car la poudre était trop humide ! Malgré la menace émise par Gambetta de le faire comparaître devant le Conseil de Guerre, Marivault ordonna à une partie de ses troupes d'évacuer ce camp de Conlie afin  de se replier sur Laval, Vitré et Fougères.  

 

Le 3 août 1871, une enquête aura lieu, voici quelques lignes sur la déposition du dit général :

 

M. Le Président -Général, vous avez commandé l'armée de Bretagne; veuillez nous dire les faits venus à votre connaissance pendant la durée de votre commandement. 

 

M. de Marivault. -Je vais essayer M. Le Président, de satisfaire à votre demande; seulement, pour donner à mon témoignage plus de précision, je vous demande la permission de multiplier les citations de pièces, de lettres et de télégrammes, aimant mieux fournir à la Commission des documents que des appréciations...

 

Puis Marivault décline sa carrière : j'étais au service de la marine depuis trente quatre ans, capitaine de vaisseau depuis 1864, quand je fut nommé général de division de l'armée auxiliaire le 1er décembre 1870. Au commencement de la guerre, je commandais la frégate la Clorinde, puis l'Armide qui fut désarmée en novembre. J'étais à Tours pour demander à être employé dans un corps d'armée la démission de M. de Kératry se produisit. Je demandai le commandement de l'armée de Bretagne; j'y fut nommé le 7 décembre 1870, j'en pris possession le 10 du même mois.

 

      

 

L'armée de Bretagne, constituée par un décret du 22 octobre 1870, sur le commandement de M. de Keratry, se composait essentiellement de tous les contingents mobilisés des gardes nationales de la province : Finistère, Côtes du Nord, Ille et Vilaine, Morbihan et la Loire Inférieure;  elle devait s'habiller et s'équiper au moyen des ressources locales ou de celles fournies par des marchés passés à l'étranger, trouver en elle même le personnel des divers services et y pourvoir au moyen d'un crédit spécial, en dehors des prévisions ordinaires de l'intendance : leurs képis était ornés de l'hermine bretonne et leur drapeau, l'ensemble leur fut offert par le Comité républicain de Nantes. C'était un essai en administration comme à d'autres égards. Le témoignage de Marivault concordait en tous points avec les courriers qu'il avait échangés au cours du conflit

 

On  remarquera celui qui suit, envoyé par le général de Marivault. Ce courrier daté du 9 janvier 1871 écrit depuis Conlie était destiné à M. Glais-Bizoin de Bordeaux :

 

Je fais appel à votre honnêteté politique pour que vous représentiez quel crime stérile ce serait de pousser en tas nos mobilisés à peine armés, sans cartouches et sans souliers, au devant d'une destruction qui anéantirait tout espoir d'une résistance ultérieure. Leur place est à Vitré, quand ils auront tiré quelques coups de fusil, et non au devant de l'ennemi, où leur accumulation ne serait qu'un obstacle. Chanry s'irrite qu'ils soient ce qu'ils sont; mais ce n'est pas avec ses désirs, c'est avec les faits qu'il faut compter la guerre.    

 

Ce 9 janvier 1871, il envoyait un autre courrier dans lequel il mentionnait que cent cinquante hommes environ, peut être davantage, du 2e bataillon de Morlaix, dont le commandement avait dû donner sa démission, avait déserté en masse, cette nuit là, sac au dos. Plusieurs furent arrêtés, parmi les meneurs, des officiers étaient suspectés, une enquête fut ouverte. 

 

 

On comprendra alors mieux pourquoi en pareilles circonstances, les 11 et 12 janvier 1871, lors de la bataille du Mans les troupes du général de Chanzy subirent une lourde défaite face aux troupes prussiennes conduites par le Prince Friedrich Karl de Prusse. Dans le premier camp, celui des Français on releva 7.000 morts et 557 dans le camp adverse. Le grand historien Breton La Borderie mènera enquête sur ce Camp de Conlie.

 

 

Arthur de La Borderie  (ci dessous) se porta candidat sur la liste monarchiste d'Ile et Vilaine, cette liste entière passa, c'est dire le rejet que suscitait les fameux représentants républicains !  Il rédigea un rapport de deux cents pages contre ce qu'il appelait l'imprévoyance et les fautes du ministère, en même temps qu'une justification et une réhabilitation habile de ses compatriotes calomniés. «Les Bretons , s'écria-t-il, s'étaient levés au premier appel; on leur avait marqué un point de réunion à cinquante lieues de chez eux; on leur avait promis en même temps de les traiter en soldats, de les munir d'armes à tir rapide et ils étaient accourus. Le Gouvernement ne tint pas sa promesse.».

 

 

Véritable réquisitoire contre Gambetta, ce qui n'empêcha pas des conseils municipaux bretons de lui dédicacer des lieux. Chacun pourra apprécier le mépris de ces élus vis à vis de ces familles endeuillées dans ces conditions effroyables. Sans doute, ces élus avaient-ils eux aussi oublié qui les avaient portés au pouvoir ! Quelle honte, surtout quand on songe que leurs successeurs jusqu'à ce jour ne remettent pas en cause pareilles dédicaces. Cela s'appelle la réécriture de l'histoire  ! La liste de ces localités bretonnes est longue, trop longue, pour n'en citer que quelques unes : Nantes, Rennes, Quimper, Brest, Vannes, Saint Brieuc, Dinan, Roscoff, Saint Malo, Fougères, Morlaix, Rostrenen, Broons.....L'une d'entre elles cependant, suite aux événements du 14 juillet 2013, à  décidé de débaptiser une rue dédicacée à Gambetta, il s'agit de la ville de Guingamp, cette rue est devenue Straed Yann Fouere. Merci à ceux qui ont ainsi agit ! Vous faites honneur à la Bretagne et rendez hommage et dignité à ces malheureux soldats qui ont été humiliés par ce dénommé G(r)ambet....  Mais pourquoi pareil acharnement de Gambetta à l'égard des troupes bretonnes ? A. Rébillon écrivait ceci en 1937 : M. Le Mercier d'Erm. croit pouvoir démontrer que le «tribun» redouta en réalité tout autre chose. C'est que cette «armée de chouans» fût une armée non point française, mais purement bretonne et devînt l'instrument, non pas d'une entreprise monarchiste, mais d'un mouvement séparatiste. Et, pour M. Le Mercier d'Erm, cette crainte était parfaitement fondée. Dans le comte de Kératry, il célèbre une sorte de héros national breton, en l'honneur duquel son enthousiasme va jusqu'à évoquer le souvenir de Nominoë. C'est à la défense de la Bretagne, non de la France, qu'auraient pensé ses meilleurs collaborateurs, tout comme lui, et, avec eux, la masse de ses soldats. A l'occasion de la guerre, M. Le Mercier d'Erm voit se réveiller chez les mobilisés bretons le sentiment de leur nationalité particulière, sentiment qu'il aurait été facile, à son avis, d'exploiter pour l'affranchissement de la province. Pour lui, si les Bretons ont été sacrifiés, à Conlie d'abord, à la Tuilerie ensuite, c'est parce qu'on a voulu détruire et déshonorer en eux les soldats d'une nation dont il fallait craindre la révolte contre l'unité française.

 

  

 

 

      Soñj ha doujañs evit hon Soudarded. 

 

Pensée et respect pour nos Soldats

 

 

 

General, ma General d'ar ger

 

D'ar ger ma General,

 

D'arger n'eo ket d'ar brezel

 

General, ma General d'ar ger

 

D'ar ger ma General,

 

Ma Kaer de Marivault

 

En habit et jabyot doré,

 

Tu nous vois d'en haut,

 

Vive la Prusse et la France;

 

Le cul nu, tout dépenaillé,

 

On te voit d'en bas,

 

A bas Guillaume et Chanzy.

 

´Poleon, tu nous avais dit:

 

Jamais les Prussiens

 

Ne verront la capitale.

 

´Poleon nous en a menti:

 

Les Prussiens l'ont pris,

 

Guillaume est devant Paris.

 

Ventre rond, le gilet brodé,

 

Tu nous vois d'en haut,

 

Vive la Prusse et la France;

 

Varioleux, le ventre affame,

 

On te voit d'en bas

 

A bas Guillaume et Chanzy

 

Freycinet, tu nous avais dit:

 

Oubliez d'être bretons,

 

Vous servez la République,

 

Freycinet, tu vous avais dit:

 

Oubliez d'être bretons,

 

Battez-vous pour la Nation

 

Bien au chaud, en souliers cirés,

 

Tu nous vois d'en haut,

 

Vive la Prusse et la France;
 

 

Dans la neige, en sabots crottés,

 

On te voit d'en bas,

 

A bas Guillaume et Chanzy.

 

Keratry, tu nous a donné

 

Des biscuits salés,

 

De la goutte et des cartouches,

 

Keratry, tu nous a donné

 

Des biscuits moisis,

 

De la goutte et des fusils.

 

Des cartouches qui nous pètent au nez,

 

Des fusils rouillés,

 

Vive la Prusse et la France;

 

Les cartouches elles nous pètent au nez,

 

La goutte est mouillée,

 

A bas Guillaume et Chanzy.

 

Gambetta nous avait promis

 

Qu'on serait bientôt liberés

 

Dans nos campagnes

 

Gambetta tu nous a menti

 

Tu nous tiens parqués dans

 

La boue devant Conlie
 

Feignassant de fauteuil en lit

 

Tu nous vois d'en bas

 

Vive la Prusse et la France

 

Gambetta tu nous a trahi

 

On te vois d'en haut

 

A bas Guillaume et Chanzy.

 

En 1971, lors du centenaire de ce triste épisode, une plaque fut apposée  à Conlie, à même ce monument inauguré en 1913 :

 

1871- d'ar Vretoned trubardet e kerfant Conlie dalc'homp soñj -1971
1871- aux Breton trahis au village de boue de Conlie. Souvenons-nous -1971

 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 20:35

 

 

 

La Prusse mit fin au Second Empire qu'incarnait Napoléon III. Manifestement le roi Guillaume premier de Prusse qui souhaitait la réunification totale de l'Allemagne profita d'un désaccord survenu avec la France au sujet de la guerre de succession d'Espagne pour lancer l'offensive, sachant que ses troupes étaient beaucoup plus riches en hommes et beaucoup mieux dotées en équipement militaire que ne l'étaient les troupes impériales françaises.

 

 

 

 

Les rancœurs se multiplièrent alors, tant en France qu'en Prusse : des passions nationalistes embrasèrent les deux états jusqu'à ce qu'éclate cette guerre le 19 juillet 1870. Très vite la Prusse dès le mois d'août remporta de brillants succès, obligeant Napoléon III à se séparer de son premier ministre, mais le 2 septembre avec la défaite de Sedan, il signait la capitulation avec son adversaire Bismarck, et le lendemain il était envoyé comme prisonnier au château de Wilhelmshöhe en Prusse.

 

 

La nouvelle de cette défaite provoqua la colère des Parisiens qui envahirent l'Assemblée Nationale, Léon Gambetta alors ministre de la guerre en profita pour proclamer la troisième république dans une indifférence quasi-totale. Certes la partie n'était pas gagnée pour ce dernier car l'Empereur comptait encore des soutiens importants au sein de quelques départements, mais la dissolution des conseils généraux, pour la plupart alliés à Napoléon III, et la nomination de nouveaux maires mit fin à tout espoir chez les impérialistes. Partisan d'une guerre à outrance, Gambetta installa hâtivement de nouveaux bataillons bien que les troupes prussiennes furent aux portes d'Orléans. C'est le général de Keratry qui fit choix du camp de Conlie comme lieu de réunion, et parcourant la Bretagne avec l'activité qui le caractérisait, il excita le zèle des particuliers des villes, des départements, faisant appel au sentiment français, en même temps qu'au patriotisme provincial. Il se forma à Conlie une agglomération d'hommes de 25 à 40 ans, robustes, patients, durs au mal, prêts à tout faire pour apprendre et à tout risquer pour exécuter, dès qu'on leur donnerait des instructions et des armes. Le 22 octobre 1870, tout près du Mans, au camp de Conlie, le général de Keratry rassembla les troupes de l'Ouest, désignées l'armée de Bretagne, alors constituées pour partie de volontaires et aussi de mobilisés.

 

 

 En bon officier qu'il était, Keratry laissait consigne à son subalterne : Général armée de Bretagne a colonel Le Bouëdec, commandant de camp de Conlie :  

 

Attend que j'ai donné l'ordre de distribuer tentes et couvertures aux bataillons non équipés, que le service des vives et du couchage est complètement assuré, veuillez faire mettre à l'ordre, aujourd'hui même qu'il est interdit à tout soldat, officier de troupes d'entrer dans aucun village. Tout soldat qui enfreindra cet ordre sera puni de quinze jours d'arrêt. Vous établirez à l'entrée et en dehors du village un poste permanent qui fera respecter cette consigne et qui aura pour mission de faire reconduire au camp tout soldat pris en contravention. -Le commandant du poste a pour mission spéciale de ne laisser emporter au camp aucuns alcool et de ne laisser pénétrer aucun homme dans ce village. Cet officier est personnellement responsable de l'exécution de cet ordre. Signé Keratry  

 

  

 

42.000 hommes étaient ainsi campés à Conlie au mois de décembre, sous la tente abri, inventée pour le climat d'Afrique. Un terrain défoncé par le labourage et par le piétinement des chevaux, toujours boueux. Se mouvoir dans ce bourbier était une difficulté sans égale, et y faire un exercice était impossible pour aller chercher, bois, eau et vivre il fallait parcourir près de 1.200 mètres. Mais ce camp dans lequel transitèrent près de 50.000 hommes avait été aménagé à la va vite, aucun bâtiments, seulement des tentes, un terrain marécageux rendant difficile tous déplacements, et ces pluies diluviennes n'arrangèrent pas ces conditions précaires, certains furent même noyés durant leur sommeil. Les premières neiges de décembre virent apparaître les épidémies : fièvre typhoïde, variole. Des armes défectueuses, des malheureux affamés, et cette indifférence totale de ce monsieur Gambetta qui bien qu'informé des conditions effroyables décrites par Keratry relativisa les événements qui ne tardèrent pas à juste titre de provoquer un scandale. Le général de Keratry ci dessous

 

 

Le 19 novembre, le général de Keratry s'adressant au général Kerisouët en poste à Tours l'informe :

 J'ai télégraphié hier à Ministre de la guerre, que, le 28 au matin,; je me porterai en avant avec 25.000 hommes et artillerie correspondante. Je refuse net de marcher, et verra camp se dissoudre s'il n'est pas donné d'armes perfectionnées. Je ne veux nullement conduire mes hommes à un désastre certain... J'ai 27.000 hommes au camp. Les deux tiers sont non armés, parce que les gardes nationales sédentaires n'ont pas voulu, avec raison, se laisser désarmer par suite de mesure désastreuse d'enlever à la Bretagne tous ses gendarmes, quand on laisse injustement sur la côte près de 25.000 douaniers et marins qui encombrent les ports. Il est temps que toutes les responsabilités s'établissent. Paris attend la province comme le Messie et je suis résolu, pour ma part, à traîner à la barre toutes les culpabilités ou complicités. Je vous autorise à donner connaissances de ma dépêche au Comité d'armement et au Gouvernement. Il est temps que cette triste comédie finisse, et croyez bien que j'irai jusqu'au bout. La Bretagne est indignée, comme tous les ports, de ce qui se passe. On m'a berné de promesses illusoires, et M. Gambetta est trompé. Annoncez du reste au Comité d'armement pour demain dans tous les journaux, une lettre officielle.... 

 

Le général Breton dépêcha à Gambetta un courrier en date du 22 novembre

 

Je suis très affligé de la dépêche chiffrée que vous m'avez adressée, car si vous voulez relire ma dépêche à Kerisouët, vous verrez qu'il y est uniquement question du Comité d'armement.....Je finis en vous disant que ce soit j'ai eu 32.000 hommes au camp, dont 7.000 seulement armés, n'ayant encore reçu que 5.000 spencers, 2.000 remingions et 500 revolvers. Rien autre n'est encore arrivé ? Jugez, si le Mans était forcé, quelle attitude garderaient 9.000 fusils à percussion de tout calibre, la moitié sans munitions, et 16.000 hommes non-armés. Appréciez mes préoccupations : je vous le confesse, je suis très préoccupé. J'ajoute que sur 7.000 armes, j'ai reçu 5.000 carabines qui n'ont pas de baïonnettes : Jugez.

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 19:04
 
 

 

Ev sistr 'ta Laou, rak sistr zo mat, loñla
Ev sistr 'ta Laou, rak sistr zo mat
Ev sistr 'ta Laou, rak sistr zo mat
Ur blank, ur blank ar chopinad loñla
Ur blank, ur blank ar chopinad

Ar sistr zo graet 'vit bout evet, loñla
Hag ar merc'hed 'vit bout karet

Karomp pep hini e hini, loñla
'Vo kuit da zen kaout jalousi

N'oan ket c'hoazh tri mizeureujet, loñla
'Ben 'vezen bemdez chikanet

Taolioù botoù, fasadigoù, loñla
Ha toull an nor 'wechadigoù

Met n'eo ket se 'ra poan-spered din, loñla
Ar pezh 'oa bet lavaret din

Lâret 'oa din'oan butuner, loñla
Ha lonker sistr ha merc'hetaer

Ev sistr 'ta Laou, rak sistr zo mat, loñla
Ur blank, ur blank ar chopinad

 

 

Bois donc du cidre, Guillaume, car le cidre est bon
Un sou, un sou, le verre

Le cidre est fait pour être bu
Et les filles pour être aimées

Aimons chacun notre chacune
Et il n'y aura plus de jalousie

Je n'étais pas marié depuis trois mois
Que j'étais disputé chaque jour

Des coups de pieds ?
Et le seuil de la porte quelquefois

Mais ce n'est pas ce qui me chagrine le plus
C'est ce qu'on disait de moi

On disait de moi que j'étais volage
Buveur de cidre et coureur de jupons

 

Le cidre est une boisson dont il est fait mention tant dans l'Ancien que dans le Nouveau Testament. Les Latins désignait ce nectar sicera, mot semble-t-il emprunté au terme hébreu Schecar  :  une sorte d'élixir qui pouvait enivrer et dont il vallait mieux se priver. A l'origine, il s'agissait d'une liqueur composée de maïs, de jus de pomme, de miel, de dates et de tout autre fruit. A l'époque Antique, en Gaule comme le soulignait l'écrivain naturaliste Pline l'Ancien, on faisait du vin avec des poires et toutes les espèces de pommes : vinum fit è pyris, malorumque omnibus generibus, mais le cidre était méconnu. L'auteur de la Conception de Nostre Dame, un dénommé Wace, Normand originaire de Jersey, fut le premier au cours du XIIe siècle à évoquer cette boisson fermentée sous le nom de sizre -en langue d'oil, sistr en breton.

 

 

En 1636, Dubuisson Aubenay lors de son "Itinéraire en Bretagne" observait les vergers impressionnants aperçus dans le Nantais et dans le Rennais. Ainsi se trouvant à Bruz, il décrivait l'endroit et ajoutait : On fait aussi du cydre pour toute la Haute-Bretagne : du pommé qui est estimé partout, du poiray qui est estimé seulement vers Ploermel."  Pourtant c'est dans la seconde partie du XVIIe siècle que le cidre fit son apparition dans l'ensemble de la Bretagne au point de supplanter bientôt le vignoble local. Ces tours à pommes que l'on observent encore aujourd'hui ici et là au milieu d'une pelouse ou dans un recoin de cour en permettait le broyage après quoi une cuve recevait l'ensemble pour une macération et enfin venait le pressurage puis le cidre était versé dans des futailles où il devait reposer quelques temps avant d'être consommé.

 

Dans le Journal historique sur les matières du Temps-par le Sieur C.J. Janvier 1733 étaient publiées ces notes :
En février 1733 : Il s'etoit introduit un abus dans le commerce du Cidre entre les Provinces de Normandie & de Bretagne, auquel le Roy a remedié par un Arrêt du 25 de May , dont on a eu connoissance que depuis peu de jours. Les Marchands de Cidre en gros tirent tous les ans des Paroisses de l'Election d'Avranches plus de trois mille tonneaux sont de la continence de quatre a cinq muids, & valent souvent plus que le Cidre qu'ils contiennent; aussi les Marchands s'en chargent que pour le transport du Cidre en Bretagne, & s'engagent à les renvoyer vuident au petit port de Grouin du Sud, ce qu'ils sont lorsqu'ils viennent reprendre de pleins, en ce port. Or les Commis du Bureau de S. Leonard commecerent il y a deux ou trois ans, à faire payer d'abord douze sols six deniers, puis quinze sols pour chacun de ces tonneaux vuides;  ce qui produisoit une somme considerable, étant assez ordinaire que plusieurs de ces tonneaux fassent jusqu'à dix voyages par an. Cette exaction étoit fondée sur le Tarif de 1664, qui porte que chaque muid venant de Bretagne payera deux sols six deniers; mais les Marchands ont soutenu que le Tarif ne pouvoit avoir l'application que pour des muids neufs, que les Marchands feroient passer de Bretagne en Normandie pour les y vendre, & leur prétention a paru juste à S. M. qui a ordonné qu'à l'avenir les droits de deux sols six deniers par muid, qui se perçoivent sur les fûts ou futailles servant au transport des Cidres du crû des Provinces de Bretagne & de Normandie seulement, ne pourront être perçue que sur les futailles neuves dans la Province de Bretagne. En 1663 le pot de cidre valait 8 deniers. 

 

Au hameau de Brondineuf à Sévignac, sur les arrières d'une remarquable bâtisse proche du château a été découvert un système d'adduction de cidre. Il remonte à la moitié du XVIIIe siècle. Le tour à pommes était disposé en un endroit surélevé et la cave se trouvant en contrebas, le cidre ainsi obtenu s'y écoulait directement (clichés ci dessous)

 

         

M. Etienne Patte écrivait en 1910 : —Au cours d'une excursion en Bretagne au mois d'août dernier, j'ai rencontré un pressoir en granit, au pied d'un grand arbre sur le bord du chemin qui descend au manoir de Trovern, commune de Trébeurden (Côtes-du-Nord). -J'ai été frappé aussitôt par sa ressemblance avec un dessin de presse primitive, que j'avais vu dans le Bulletin de la Société préhistorique. Je me suis alors renseigné à la ferme, où j'aiappris que ce n'était autre chose qu'un pressoir à cidre, qui servait encore, il y a quelques années. Plusieurs personnes se rappellent l'avoir vu servir. Les pommes y étaient écrasées à l'aide d'une pierre portative qui a disparu. Il repose encore sur un support cylindrique construit en pierres. Sa forme est tout à fait primitive, même assez irrégulière; sa surface est mal nivelée; mais les rainures, profondes de 0m04 (sauf la médiane qui va en s'évasant vers le centre où elle est de profondeur nulle), sont assez bien taillées et à bords droits; en particulier le canal du bec est bien et nettement taillé. Mais, si ce pressoir a servi dans des temps très modernes, rien ne dit qu'il n'est pas ancien, son usage s'étant perpétué à travers les siècles, les bords des rainures ayant même peut-être pu être retaillés. Il m'a semblé qu'il pourrait être intéressant de signaler ce pressoir, dont on connaît le but exact, «pressoir à cidre», d'autant plus que les autres pressoirs signalés, quant à présent, ont presque tous été trouvés dans le midi.

 

Trébédan et Saint Maden : tour à pommes -ci dessous

 

 

 

Voici ce qu'on pouvait lire dans l'Ouest Eclair le  9 septembre 1906. 
Monsieur Elie Rouvrais, 38 ans,  cultivateur à la Touche-Margaro en Sévignac, aidait son voisin monsieur Elie Lécuyer, 26 ans, cultivateur à la Gresse à ajuster son manège sur un moulin à pommes quand soudain, il s’aperçu qu’un écrou se dévissait. Monsieur Lécuyer arrêta le cheval tandis que son compagnon se mettait à l’œuvre pour resserrer l’écrou. Au même moment, le cheval sans doute agacé par les mouches se mit en marche, la poignée du volant atteignit le malheureux cultivateur au côté gauche du bas ventre, tout en le  serrant contre le mur. Aux cris poussés par monsieur Rouvrais, monsieur Lécuyer et son domestique Elie Guitton, 26 ans, originaire de Rouillac, s’empressèrent de le dégager, mais l’opération fut longue, car il fallut déplacer la pile et le moulin à l’aide de leviers. Monsieur Rouvrais avait le ventre ouvert et les intestins s’échappaient par l’horrible blessure. Monsieur le docteur Cochet de Broons aussitôt appelé à prodiguer des soins les plus empressés au malheureux cultivateur et espère le sauver, les intestins n’ayant pas été perforés.» La victime survécut à l'accident

 

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 17:59

     

     

     

     

     

     

     

     

     

          

     

     

     

     

     

 

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 14:06

Comme nous l'avons déjà évoqué, la famille de la Motte disposait pour armoiries «Fretté d’argent et d’azur» (voir Le château de Vauvert en Lescouët et ses possesseurs.) . En héraldique le fretté est signe d'une maison cadette, hors la famille de la Motte est regardée comme maison cadette de celle de Broons. La page consacrée au village de la Gueurine en la paroisse de Trémeur permet une première approche de cette famille dont la ditte terre était le berceau (histoire de Trémeur : manoir de la Gueurine). Alain de la Motte, Jean de la Motte, Thiebault de la Motte sont mentionnés parmi les hommes d'armes de la compagnie de du-Guesclin en 1370. Guillaume de La Motte, fils d'Alain épousa Isabeau du Chastelier de la puissante maison établie audit lieu en Eréac mais disposant aussi de Branxian en Lanrelas. Guillaume de la Motte, capitaine de de Saint Malo, fut de ceux, avec son père qui suivirent Arthur de Richemont frère du duc Jean V, dans sa lutte contre les Anglais, mais ce 7 mars 1425, ils furent tués lors du siège de Saint James de Beuvron. Son fils Guillaume II de La Motte est seigneur de la Gueurine, il figure également dans les montres nobiliaires pour la paroisse de Trémeur en 1472 . Guillaume de La Motte possédait alors deux terres dans la paroisse de Plorec, sur l'Arguenon, la maison noble du Meseray où il demeurait, et l'hôtel de Vauvert, inhabité et où il n'y avait pas de métayers. Guillaume de La Motte cité en 1489 par Dom Lobineau y est titré sieur de Vauvert. Jean de La Motte fils du précédent contracta une première alliance avec Jeanne Rebour dont fut issue Laurent de la Motte seigneur de la Gueurine, vivant en 1515 et auteur de la branche du Menu-Bois. C'est Jean de La Motte, frère puisné dudit Laurent qui recueilli la seigneurie de Vauvert en la trêve de Lescouët. Marié avec damoiselle Jeanne Usuet, ledit Jean de La Motte, fut père de Pierre de La Motte lui même marié en décembre 1536 avec damoiselle Marie Rouxel de la Ville-Hellio en la paroisse de Plédran. De cette union naquirent au moins cinq enfants : Jean, Charles, Peronnelle, Béatrice, et Guillemette. L'aîné recueillit la terre de Vauvert, en 1557 il s'unit avec Françoise de la Bouexière dame des Fossés, fille de Pierre de la Bouexière et de Guyonne de la Motte, sgr et dame des Fossés. D'après les renseignements fournis par Michel de Montfort, le 7 octobre 1569, une donation en douaire en faveur de Françoise de la Bouëxière, femme de Jean de la Motte, fut effectuée par Charles de La Motte son beau-frère à savoir la métaierie de Fontineux. En 1570, celle ci se remariait, et il ne semble pas que postérité il y eut avec Jean de La Motte. En revanche, son frère Charles titré Sieur de la Fontaine épousa quant à lui en 1562 Louise de La Motte dont il eut un fils : Louis de la Motte -qui suit. Devenu veuf une première fois, Charles de La Motte épousa Anne Rebours dont ill eut une fille : Jacquemine, mariée à écuyer Yves Chevré, Sieur de Badouard à Sévignac (voir Quelques manoirs et leurs possesseurs, page n° 1 : Le Chesnay en Mégrit et Badouard en Sévignac). La troisième épouse de Charles de la Motte, Antoinette de Clairefontaine accoucha pour sa part de deux enfants : Jean & Perrine. Louis de La Motte, issu de l'alliance entre Charles et Louise de La Motte contracta alliance avec Moricette de La Touche. C'est en la paroisse Saint-Sauveur de Dinan que celle ci trépassa, elle fut "ensépulturée" en la paroisse de Lescouët-Jugon.

 

Baptisé le premier avril 1587 en la paroisse de Saint Jouan des Guéret, Jacques de La Motte, fils des précédents se maria le 22 juillet 1622 avec Michelle Gouyon de Haydurant, fille de écuyer Fernand, capitaine de Combourg et de dame Suzanne Chousse. Jacques de La Motte reçut pour sa part la charge de sénéchal de Plancoët, la Hunaudaye en la paroisse de Plédéliac et Montafilant en celle de Corseul. Cinq enfants naquirent de cette union : Bertrand de La Motte, seigneur de Vauvert -qui suit, Marc de La Motte, Mathurine de La Motte mariée à Jacques Halna, Seigneur de La Rivière, Ursullle de La Motte et Hélène de La Motte. Bertrand de La Motte, Seigneur de Vauvert se maria en l'église de Trémeur le 17 juillet 1651 avec damoiselle Charlotte Rolland damoiselle du Noday, fille de Jean Rolland, seigneur dudit lieu en Trémeur (voir histoire de Trémeur : le manoir du Noday)  et dame Louise Brunet dame du Verger (voir Le manoir du Verger.) .

 

 

Bertrand de La Motte et Claude Rolland du Noday furent les parents de Jacques de La Motte, uni avec Jeanne Freslon de la Tousche et René de La Motte uni avec Louise Halna sa cousine. C'est le 25 mars 1680 au château de Vauvert qu'il trépassa. Bertrand Hyacinthe de La Motte, fils des précédents contracta alliance avec Anne Rose de Forsanz. De l'union de Jacques de La Motte et Anne Rose de Forsanz (voir Généalogie de la famille de Fersanz.) naquit Jacques de La Motte de Broons de Vauvert marié à Jeanne Julienne Gérard de La Garenne. L'union eut lieu le 2 juillet 1726 à Blain. De leur mariage naquirent Joseph Jacques qui recueillit la seigneurie de Vauvert et Charles marié à Françoise de Baudran -évoqué ci après. Joseph Jacques de La Motte fils de Jeanne Julienne Gérard de la Garenne se maria le 16 juillet 1771 avec Angélique Gertrude Emmanuelle Legrand. Trois enfants naquirent de leur union : Jean Louis décédé à Dinan en 1832 marié avec Marie Jeanne du Lou, Josèphe Charlotte de La Motte et Marie Hyacinthe de La Motte C'est à travers la postérité de Jean Louis de La Motte et Marie Jeanne du Lou que s'est poursuivie la filiation des possesseurs de Vauvert.

 

Charles Louis de La Motte, petit fils de Bertrand Hyacinthe, est évoqué dans la gazette de France par Théophile Renaudot, il était lieutenant de vaisseau, et ce 11 octobre 1761, il réduisit le fort de la Trinité de Saint Jean de Terre-Neuve et contraignit les 800 habitants à se rendre à discrétion. Marié avec Françoise de Baudran, il mourut en 1805. Ses fils étaient : Charles Jean de La Motte, qui vit le jour en 1782 et devint évêque de Vannes et Jacques Marie de La Motte -ci après. Voici ce qu'écrivait au sujet de Monseigneur de La Motte de Broons et de Vauvert Jean Marie Le Joubioux : Charles Jean de La Motte de Broons et de Vauvert naquit à Saint Père, paroisse de l'ancien diocèse de Saint Malo, le 15 mai 1782. Son père, officier supérieur de marine de l'Etat, s'appelait Charles Louis, et sa mère se nommait Rose-Françoise Jeanne de Baudrand. Il passe pour constant que, du côyé paternel, il descendait de l'illustre famille du-Guesclin. Comme le héros breton, le père de Mgr de La Motte crut que la carrière des armes était la seule qui lui convint. Pendant la guerre pour l'indépendance de l'Amérique, il se montra habile marin et déploya une brillante valeur, ce qui lui valut, à un âge peu avancé, le grade de capitaine de vaisseau. En 1796, le jeune Charles Jean rejoignit l'armée prussienne, mais de retour en France en 1806, il renonça à une carrière militaire et rentra au séminaire en 1809. Ordonné prêtre en 1812, par arrêté royal, il fut sacré évêque de Vannes en 1827 et conserva ce diocèse durant 33 ans, autrement dit jusqu'à sa mort survenue en 1860

 

 

 

 

 

Jacques Marie de La Motte, frère cadet de Monseigneur Charles de La Motte, fut pour sa part baptisé en l'église trêviale de Lescouët en 1784 :

 

Messir'e) Jacques Marie de La Motte de Broons fils légitime de Messir(e) Charles Louis Ange de La Motte de Broons et de dame Rose Françoise Jeanne Baudran dame de La Motte son épouse, ses pere et mere né au château de Vauvert en cette treve le quatorze juillet mil sept cent quatre vingt quatre a été baptosé le même jour par le soussigné et tenu sur les saints fonds de bathême par messire Jacques Joseph de La Motte de Broon marquis de la Moussaye seigneur de Plénée et aytres lieux, et dame Marie Anne du Baudran dame de Baudran parain et maraine qui ont signés. Signatures : Marie Anne Baudran de Baudran Jacques Joseph de La Motte de Broons Charles Louis Ange de la Motte de Broons.


 

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 16:32

 

 

Bourg

 

 

Ange Cotrel, désservant

Eulalie Macé, servante cuisinière du curé

Elisa Fontaine institutrice

Marie Hercouët institutrice

Marie Faramus servante cuisinière à l'école

Foyer Bereschel 3 personnes (Marie Ange chef du foyer : jardinier, son fils Marie Ange : marin)

 

 

Foyer Tardy (2 personnes)

Foyer Manivel (3 personnes dont Hippolite chef du foyer: piqueur de pierre, sa femme Azeline Gouya cabaretière)

Foyer Tardy (2 personnes)

Foyer Benoist (6 personnes, dont épouse du chef : Angélique Ricard, cabaretière)

Foyer Crochet (6 personnes dont Jean marin)

Foyer Noël (3 personnes)

Foyer Haquin (6 personnes)

Foyer de La Motte (4 personnes dont Virginie Pasquet, servante et Eugènie Lebreton, cuisinière)

Foyer Haquin (3 personnes)

Foyer Dehant (3 personnes)

 

 

Foyer Ricard (8 personnes)

Foyer Benoist (5 personnes)

Foyer Beaussant (3 personnes, dont Jean, marin)

Foyer Gourdet (3 personnes)

Foyer Mallard (11 personnes)

Foyer Languille (5 personnes)

Foyer Cocheril (5 personnes)

Foyer Hervé (3 personnes)

Foyer Benoist (3 personnes) 

Foyer Bourgault (3 personnes)

Foyer Haquin (3 personnes, dont Eugène Haquin chef du foyer : commerçant, sa femme Louise Lecerc, cabaretière)

 

 

Foyer Vincent (1 personne)

Foyer Allée (5 personnes, Pierre Allée chef du foyer et son fils Edouard : menuisiers; Alcide Gruel, ouvrier menuisier, Marie Ange Piton : ouvrier menuisier)

Foyer Tronel (5 personnes, dont Alexandre chef du foyer: marchand, sa femme : Ernestine Gravot : cabaretière, leur fils Alexandre : marchand)  

 

 Bas de la Vallée

 

 

Foyer Coualan (1 personne)

Foyer Berhault (4 personnes)

Foyer Lominé (2 personnes)

Foyer Lominé (5 personnes)

Foyer Pinsard (1 personne)

Foyer Roussel (2 personnes)

Foyer Brexel (5 personnes, dont : Henri chef du foyer : courrier, Angélique sa fille : cabaretière, Henri le fils : menuisier)

 

Foyer Ogier (7 personnes)

Foyer Robert (3 personnes, dont Honoré chef du foyer : meunier)

Foyer Lesné (3 personnes, dont Jean Baptiste, chef du foyer: marin, sa femme Marie Cardin : cabaretière)

Foyer Cardin (4 personnes)

Foyer Botrel (1 personne)

Foyer Sallio (6 personnes, dont Jean Marie chef du foyer : chiffonier )

  Foyer Rondel (2 personnes)

Foyer Leclaire (6 personnes, dont Célestin chef du foyer : marchand aubergiste, Jeanne et Silvie ses filles : cuisinières )

Foyer Orveillon (6 personnes, dont François chef du foyer : aubergiste, sa femme Reine Morlec et sa fille Françoise : cuisinières, Jeanne Caruhel : servante)

Foyer Renault (4 personnes, François chef du foyer : maréchal-ferrant, sa femme Victoire Lecorgne : couturière)

Foyer Lebranchu (3 personnes, dont Alexandre chef du foyer : teinturier, Maurice frère du chef du foyer : teinturier)

Foyer Colin (3 personnes, dont Pierre chef du foyer : ouvrier tanneur, sa femme Marie Macé : cuisinière, leur fille Léonie : couturière)

 

Foyer Cocheril (2 personnes, dont Joseph chef du foyer : médecin vétérinaire, et sa femme Berthe Lutesse : cuisinière)

Foyer Ribault (9 personnes, dont François chef du foyer : teinturier, Ange Bouillon et Camille Guérin : teinturiers)

Foyer Pertuiset (6 personnes, dont Jean-Baptiste Lepotier : ouvrier mécanicien)

Foyer Roussel (2 personnes, dont Louis chef du foyer : charpentier, sa femme Marie Tarlet : chiffonnière)

Foyer Fertay (2 personnes)

Foyer Landais (2 personnes, dont Jean chef du foyer : minotier)

Foyer Languille (2 personnes, dont Marie chef du foyer : cabaretière)

Foyer Vallée (7 personnes, dont Théophile chef du foyer : piqueur de pierre-surveillant, Adorateur Besnard : piqueur de pierre)

Foyer Bagot (1 personne, dont Elisabeth chef du foyer : cabaretière)

Foyer Rochefort (4 personnes, dont Jean chef du foyer : chef carrier)

 

Foyer Reux (2 personnes)

Foyer Morin (2 personnes)

 

 

Ville Danne

 

 

Foyer Deschamps (3 personnes)

Foyer Allée (5 personnes)

Foyer Morin (3 personnes)

 Foyer Boivin (4 personnes)

Foyer Allée (5 personnes)
Foyer Haquin (6 personnes, dont Marie Lamé servante

 

Foyer Poilvé (5 personnes)
Foyer Corchet (6 personnes)
Foyer Guérin (4 personnes, dont Pierre chef du foyer : couvreur, son fils Alexandre : couvreur)
Foyer Quintin (7 personnes)
Foyer Boivin (2 personnes)
Foyer Ferté (7 personnes)
Foyer Bondin (6 personnes)
Foyer Haquin (7 personnes)

 

Parga

 

Foyer Buard (7 personnes)
Foyer Beaussaut (4 personnes)
Foyer Buard (4 personnes)
Foyer Hamonet (3 personnes)
Foyer Duclos (2 personnes)
Foyer Rouault (4 personnes)
Foyer Gouya (8 personnes)
Foyer Buard (1 personne)
Foyer Boivin (4 personnes)
Foyer Buard (3 personnes)
Foyer Leroy (2 personnes)
Foyer Morlec (1 personne)
Foyer Savé (4 personnes)
Foyer Couny (6 personnes)
Foyer Cholet (7 personnes)

 

 Foyer Josse (1 personne)
Foyer Allée (5 personnes)
Foyer Morin (2 personnes)
Foyer Lainé (3 personnes)
Foyer Durand (4 personnes)
Foyer Bertho (1 personne)
Foyer Oréal (2 personnes, dont Marie Oréal chef du foyer : aveugle, et sa soeur Jeanne : infirme)
Foyer Latimier (7 personnes)
Foyer Lominé (5 personnes)
Foyer Pansard (4 personnes, dont Jeanne, soeur du chef du foyer : aveugle)
Foyer Ferté (2 personnes)
Foyer Allée (5 personnes)
Foyer Niquet (5 personnes)
Foyer Haquin (3 personnes)
Foyer Lesnet (6 personnes)
Foyer Béreschet (4 personnes, dont Louis chef du foyer et sa femme Victoire Languille : cabaretiers)
Foyer Guillard (3 personnes, dont Marie Cholet, servant et soin des vaches)
Foyer Bagot (1 personne : Anne Bagot chef du foyer : repasseuse)

 

Foyer Pasquet (5 personnes)
Foyer Halouet (1 personne : Jeanne Halouet indigente)
Foyer Pasquet (6 personnes)
Foyer Goubin (3 personnes, dont Eugène Goubin chef du foyer : infirme)
Foyer Oeillet (3 personnes)
Foyer Pasqué (3 personnes)
Foyer Bernard (3 personnes)
Foyer Briard (4 personnes, dont Eugène chef du foyer : marin)
Foyer Ranvel (3 personnes)
Foyer Guérin (2 personnes, dont Pierre chef du foyer : couvreur)
Foyer Basset (3 personnes, dont Françoise chef du foyer : mendiante, sa fille Célestine : infirme, Jean Lecoq : pensionnaire)
Foyer Cardin (4 personnes)
Foyer Morlec (1 personne)

 

Chapelle aux Bodins


Foyer Oeillet (8 personnes)
Foyer Morlec (8 personnes)
Foyer Josse (8 personnes, dont Mathurin Prévot, domestique des chefs, laboureur)

 

Foyer Peltais (5 personnes)
Foyer Haquin (4 personnes)
Foyer Lominé (4 personnes)
Foyer Letort (4 personnes)
Foyer Rault (6 personnes)
Foyer Boivin (8 personnes)
Foyer Lominé (6 personnes)
Foyer Lamé (6 personnes)
Foyer Morin (5 personnes, dont Jean Morin : marin)
Foyer Leffrays (4 personnes, dont Jean chef du foyer : marin)
Foyer Gouya (8 personnes)
Foyer Guéguen (4 personnes)
Foyer Margely (6 personnes)

 

 

Temple

 

Foyer Gouya (7 personnes)
Foyer Lemasson (1 personne)
Foyer Lamé (4 personnes)
Foyer Hamon (3 personnes)
Foyer Gouya (6 personnes)
Foyer Deschamps (3 personnes)
Foyer Ollivier (6 personnes)
Foyer Lecrubier (4 personnes)
Foyer Villeneuve (1 personne)
Foyer Morin (9 personnes)
Foyer Lucas (5 personnes, dont Adèle Bereschel femme du chef : couturière)
Foyer Coquio (2 personnes)
Foyer Lominé (2 personnes)

 

Foyer Peltais (6 personnes)
Foyer Lamé (7 personnes)
Foyer Lemasson (4 personnes)
Foyer Merdrignac (2 personnes)
Foyer Oisel (4 personnes)
Foyer Lebreton (7 personnes)
Foyer Lamé (7 personnes)
Foyer Hue (8 personnes)
Foyer Seradin (4 personnes)
Foyer Rault (2 personnes, dont Julien : couturier)
Foyer Ricard (1 personne, Françoise Ricard : couturière)

 

 

La Tremblais

 

Foyer Brexel (7 personnes)
Foyer Ferté (7 personnes)
Foyer Labbé (5 personnes)
Foyer Rouxel (5 personnes)
Foyer Deschamps (6 personnes)
Foyer Brexel (1 personne)
Foyer Olivier (5 personnes)
Foyer Ricard (6 personnes)
Foyer Morin (6 personnes)
Foyer Margely (8 personnes)
Foyer Brexel (1 personne)

Foyer Feret (6 personnes)
Foyer Oeillet (4 personnes)
Foyer  Lominé (5 personnes, dont Césarinne Lominé 14 ans soin des bestiaux)

 

 

Foyer Aillet (7 personnes)
Foyer Bereschel (4 personnes)
Foyer Roulois (2 personnes, dont Jean chef du foyer : meunier)
Foyer Guéguen  (3 personnes)
Foyer Sohier (7 personnes)
Foyer Duclos (4 personnes)

 

 

Soit 764 habitants répartis dans 167 maisons. 

 

Merci aux Archives départementales des Côtes d'Armor

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 20:42

 

Lescouët compte 801 habitants en 1850. Sébastien Brexel quitte provisoirement son statut de maire à la fin du mois de juillet 1852, après quoi, on trouve le nom de Philippe Lescop en date du 2 août 1852, ce dernier restera à ce poste jusqu'à la mi octobre 1852 soit pour une durée d'un mois et demi, ensuite viens le nom de Antoine Conrié à partir du 6 décembre 1852. Antoine Conrié restera maire de Lescouët-Jugon jusqu'à la mi-décembre 1853, et à la fin du mois de décembre revient Sébastien Bréxel. Quelques temps c'est René Buart, premier adjoint de Sébastien Brexel qui remplit les actes, à partir du début du mois de mars 1870  Jean Ricard prendra la relève mais sera remplacé à la mi-novembre 1870 par Jacques Buart. A n'en pas douté, ce dernier fut désigné premier magistrat suite à la débâcle des troupes napoléonniennes. Voici ce qu'on pouvait lire dans le Figaro en 1906 :  Mardi 13 novembre 1906- le Figaro : Un maire des Côtes du Nord, M. Buart, vient de mourir à l'âge de quatre vingts ans. Il administrait la commune de Lescouët-Jugon depuis 1870.       

 

En 1870 : 796 habitants en 1880 : 876 habitants; 1890 : 848 habitants

 

 

Victimes de la guerre de 1870 :

 

Le sieur François Marie Béreschel 1er soldat de 1ere classe au 70e régiment de ligne 4e bataillon, 3e compagnie N° de matricule 5812. Né le 14 juillet 1841 à Lescouët fils de Guillaume et Louise Josse, entré à l'hôpital militaire du Sénat dans le Val de Marne le 28 septembre 1870, y est décédé le 12 décémbre suite de fièvre typhoïde.

 

Le sieur Eugène Marie Morin, garde mobilisé des Côtes du Nord, célibataire né le 10 avril 1849 à Lescouët, fils de Pierre et Marie Brexel, entré le 24 décembre 1870 à l'hôpital militaire de Rennes y est décédé le 31 dudit mois, suite de variole...

 

Le sieur Louis Mathieu Deschamps caporal au 42e Régiment d'infanterie 2e bataillon 2e compagnie immatriculé n° 9.102, décoré de la médaille militaire, né le 8 mai 1821 à Lescouët, fils de Mathurin et de Véronique Chauvin, entré à l'hôpital militaire de Saint Martin le 5 juin 1871 y est décédé le 6 juin 1871 suite de fièvre typhoïde...

 

Le sieur Pierre Marie Margely, cavalier de 2e classe au 2e Régiment du traon d'artillerie 11e compagnie immatriculé N° 13.659 né le 5 novembre 1851 à Lescouët fils de Pierre et de Marie Lebreton, entré à l'hôpital militaire de Bayonne le 28 juillet 1873 y est décédé me 9 août 1873 suite de "dissenterie"

 

Le sieur De Lesquern Jules Joseph Marie, capitaine au 8e Régiment des chasseurs à cheval, chevalier de la légion d'honneur né le 9 février 1832 à Lescouët fils de Jean Armel de Lesgern et d'Honorine Brunet du Guillier, et entré à l'hôpital militaire de Léhon près de Dinan le 17 novembre 1872 et y est décédé le 22 juillet 1873 par suite de congestion célébrale...


Actes divers : 3 octobre 1863 Saint Louis au Sénégal sur la déclaration que nous a faite  les sieurs Pierre Capot sous commissaire de la marine commissaire des hôpitaux âgé de 40 ans, et Mady Socle concierge à l'hospice civil âgé de 40 ans tous deux domiciliés à Saint Louis, que le sieur Loncle Jean Louis quartier maître commis de 2e classe à bord de l'Espadon âgé de 25 ans fils de Louis Loncle né à Plénée Jugon est décédé aujourd'hui à 3 heures du matin audit hôpital

 

1er juillet 1867 François Antoine, officier de l'état civil à l'Île de St Pierre de Terre Neuve sur avis qui nous a été donné par Mr Louis Gaston Labaye administrateur de l'hôpital en cette Île âgé de 23 ans que le nommé Ricard Louis Julien âgé de 19 ans, fils de Joseph et de Françoise Josse...admis audit hôpital le 29 juin 1867 décédé audit hôpital le 29 juin à 7 heures du soir

 

27 août 1869 -Le maire de Rennes, M. le maire de Lescouët (Côtes du Nord). Monsieur le Maire conformément à l'article LXXX du code Napoléon titre de décès. J'ai l'honneur de vous transmettre ci dessous expédition du décès de Mr. Bertrand Marie Ange de La Motte de Broons de Vauver domicilié de droit de votre commune afin que vous en fassiez faire la transcription sur vos Registres. Extrait du Registre des décès de la ville de Rennes (Ille et Vilaine) pour le vingt sept août mil huit cent soixante neuf a midi et un quart devant nous officier de l'état civil sont comparus Mrs Charles Marie Hyacinthe de La Motte de Broons de Vauvert propriétaire âgé de cinquante et un ans demeurant à Vignoc (Ille et Vilaine) frère du décédé et Mr Raphaël Louis Pierre Marie Ange de La Motte de Broons de Vauvert, avocat, propriétaire époux de Louise Picot de Plédran, fils de feu Jean Louis de La Motte de Broons de Vauvert, propriétaire et de feue Marie Jeanne Thérèse Aubert du Lou, âgé de soixante et un ans, natif de Rennes, domicilié de Lescouët (Côtes du Nord) est décédé rue des Dames 4, et sera inhumé à Lescouët et ont signé au Registre Ch. de La Motte de Broons de Vauvert. M. Denis Colliot adjoint. Pour copie conforme au Registre ....

 

 

Henriette Mathurine Biche née à Lescouët, âgée de soixante dix ans, sans profession, domiciliée de Lescouët décédée le 11 avril 1873 à onze hzures du matin à l'hospice de Saint-Brieuc. Célibataire fille de feu Louis Biche et Marie Bernu. Déclaration effectuée par Joseph Claude Basset demeurant Saint-Brieuc, soixante dix ans, ancien menuisier non parent de la défunte et François Marboeufdemeurant à Saint-Brieuc, âgé de trente huit ans, concierge de l'hôtel de ville, non parent

 

    Découverte et actes divers

 

 

En 1880, au mois d'août, découverte dans un champ de la commune un certain nombre de pièces d'argent de Charles II d'Espagne, elles étaient toutes renfermées dans un pot en terre.

 

 

 

N° 16.079.-Décret du Président de la République Française (contre signée par le ministre de l'intérieur), portant que la commune de Lescouët (canton de Jugon,  arrondissement de Dinan, département des Côtes du Nord) portera désormais le nom de Lescouët-Jugon (Paris 13 novembre 1885).

 


28 janvier 1887
Recours des sieurs Carcouët et autres contre les élections du 1er août 1886; canton de Jugon (Côtes du Nord); conseil général; sieur du Guillier proclammé élu);


Considérant que les auteurs de la protestation soutiennent, que lors d'un banquet offert à un grand nombre d'électeurs par le sieur de Lorgeril, partisan du sieur du Guillier, une distribution d'argent aurait été faite aux convives afin de les déterminer à voter pour ce candidat; que les gardes particuliers, au service de divers propriétaires du canton, auraient exercé des actes d'intimidation sur mes électeurs, du haut des marches que dans la commune de Plédéliac un des vicaires aurait harangué les électeurs, du haut des marches de l'église, et que dans la commune de Lescouët le curé aurait cherché à exercer une pression sur les électeurs en faveur du sieur du Guillier; que ces faits, s'ils étaient établis, pourraient être considérés comùme ayant porté atteinte à la liberté et à la sincérité du scrutin, et qu'il y a lieu, en présence des renseignements  fournis par l'instruction, de décider avant faire droit au fond qu'il sera procédé à une enquête sur les griefs  ci desus relatés....(Il sera, avant faire droit au fond, procédé à une enquête sur les griefs relatifs à la distribution d'argent qui aurait été faite aux électeurs conviés à un banquet par le sieur de Lorgeril, aux actes d'intimidation imputés aux  gardes assermentés, aux agissements du clergé du canton et notamment à l'attitude du curé de Lescouët et du vicaire de Plédéliac. Le vice-président du conseil de préfecture se rendra à cet effet dans la salle de la mairie de Jugon pour y recevoir les dépositions des personnes qui lui seront désignées par les auteurs de la protestation, d'une part, et, d'autre part, par le sieur du Guillier, candidat élu. Le procès-verbal de l'enquête sera déposée dans le délai d'un mois au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat). Extrait du Recueil des arrêts du Conseil d'État

 

 

Le livre d'or de l'enseignement primaire des Côtes-du-Nord (pour 1893)

 

Canton de Jugon :

 

dictée. -La clémence : La clémence est la vertu de pardon et de miséricorde. Le grand poête français, Corneille, a raconté dans sa tragédie de Cinna un beau trait de l'empereur romain Auguste. Un des familiers de celui-ci, Cinna, comblé de faveurs par son maître, avait fait le projet de l'assassiner pour satisfaire une vengeance. Auguste l'apprend et le fait venir auprès de lui : il lui rappelle d'abord ses bienfaits et tout à coup l'accuse de vouloir sa perte. L'autre essaye de se défendre, mais l'empereur l'arrête, et, lui tendant la main avec un geste de pardon : "Soyons amis, Cinna, c'est moi qui t'en convie." Sans doute on n'a pas souvent, dans la vie, l'occasion de se montrere clément de la sorte, mais on, peu du moins et l'on doit se montrer indulgent pour les offenses reçues, pour les faiblesses et les défaut d'autrui, indulgent pour l'ingratitude et l'oubli qui payent trop souvent les services rendus.

 

Calcul. -Un marchand achète en gros l'eau de fleur d'oranger 2 fr. le litre. il est obligé de mettre cette eau en petits flacons qu'il ne peut vendre que 0 fr. 75. Chacun de ces flacons lui coûte 0 fr.05. Il veut gagner 0 fr.95 par litre. Quelle capacité devra-t-il faire donner à chacun de ces flacons.


2.- On a mis 5/6 d'heure pour remplir les 7/8 d'un réservoir. Combien mettrait-on de temps pour lr remplir entièrement ? On exprimera le temps en minutes.

 

Rédaction.- Par qui et dans quelle conditions sont construits les chemins de fer ? A quoi servent-ils ? Présentent-ils des inconvénients ? Dites en un mot tout ce que vous savez à ce sujet, et faites le tracé des principales lignes de chemins de fer en France.


Filles

 

Ont été reçues

Ecole de Lescouët

 

Abbé Louise (sans doute faut-il lire Labbé)
Crochet Marie

 

ci dessous l'ancienne école de Lescouët-Jugon

 

 

 

 

En 1896 l'institutrice de Lescouët-Jugon se nommait Juloienne Hinault, elle était âgée de 57 ans, Marie Laurent âgée de 47 ans était l'institutrice adjointe. Et voici quelques un de leurs élèves trouvés à travers les quartiers évoqués, quartier du bourg du Bas de la Vallée...tous ont ils été scolarisés à Lescouët, cela semble invraisemblable, certains furent certainement scolarisés à Jugon, Plélan le Petit, Saint-Igneuc, Plorec sur l'Arguenon ou Bourseul. Certains des garçons scolarisés et mentionnés firent partie des victimes de la Grande Guerre : Azeline Gouya du bourg 12 ans, Marie Joseph Benoist du bourg 10 ans, Jean Marie Benoist du bourg 9 ans, Jean Marie Crochet du bourg 9 ans, Françoise Crochet du bourg 6 ans, Marie Crochet du bourg 14 ans, Léonie Benoist du bourg 13 ans, Adèle Benoist du bourg 9 ans, Jeanne Ricard du bourg 12 ans, Marie Ricard du bourg 10 ans, Jean Ricard du bourg 7 ans, Eugènie Parga du Bas de la Vallée 10 ans, Jean Parga du Bas de la Vallée 7 ans, Joseph Kermoas di Bas de la Vallée 11 ans, Adèle Kermoas du Bas de la Vallée 9 ans, Rosalie Kermoa du Bas de la Vallée 7 ans, Marie Ange Mousseaux du Bas de la Vallée 13 ans, Elisabeth Mousseaux du Bas de la Vallée 9 ans, Joseph Fertay du Bas de la Vallée 8 ans, Marie Fertau du Bas de la Vallée 7 ans, Alphonsine Lepotier du Bas de la Vallée 13 ans, Jean Baptiste Lepotier du Bas de la Vallée 10 ans, Prisca Lecorgne du Bas de la Vallée 9 ans, Clémentine Orveillon du Bas de la Vallée 14 ans, Eugène ans, Morin du Bas de la Vallée 12 ans, Jules Morin du Bas de la Vallée 10 ans, Augustine Blin du Bas de la Vallée 9 ans, Jules Blin du Bas de la Vallée 7 ans, François Pungier du Bas de la Vallée 7 ans, Eugènie Broisin du Bas de la Vallée 11 ans, Félicie Morin du Bas de la Vallée 11 ans, Jeanne Marie Brochu du Bas de la Vallée 11 ans, Marie Louise Brexel du Bas de la Vallée 14 ans, Henri Brexel du Bas de la Vallée 10 ans, Jean Deschamps de la Ville Danne 7 ans, Constance Allée de la Ville Danne 11 ans, Eugènie Allée de la Ville Danne 10 ans, Eugène Allée de la Ville Danne 8 ans, Clémentine Morin de la Ville Danne 11 ans, Alexandre Allée de la Ville Danne 10 ans, Eugènie Haquin de la Ville Danne 10 ans, Noël Deschamps de la Ville Danne 12 ans, Prosper Deschamps de la Ville Danne 9 ans, Eugènie Haquin de la Ville Danne 11 ans, Célestin Haquin de la Ville Danne 8 ans, Virginie Morlec de la Ville Danne 12 ans, Valentin Morlec de la Ville Danne 7 ans, Eugène Bondin de la Ville Danne 11 ans, Hippolyte Bodin de la Ville Danne 7 ans, Isidor Jégu de la Ville Danne 7 ans, François Bagot de la Ville Danne 10 ans, Marie Bagot de la Ville Danne 9 ans, Victoire Bagot de la Ville Danne 8 ans, Jean Marie Buard du Parga 11 ans, Emmanuel Buard du Parga 7 ans, Ange Marie Couny du Parga 10 ans, Alexandre Latimier du Parga 8 ans, Joséphine Couny de Chanteloup 10 ans, Eugène Couny de Chanteloup 8 ans, Eugènie Crochet de Chanteloup 10 ans, Virginie Lamiré de Chanteloup 10 ans, Jean Lamiré de Chanteloup 7 ans, Eugène Goubin de Chanteloup 11 ans, Marie Pasquet de Chanteloup 9 ans, Marie Pasquet de Chanteloup 10 ans, Jean Pasqué de Chanteloup 12 ans, Pierre Pasqué de Chanteloup 10 ans, Marie Briard de Chanteloup 12 ans, François Briard de Chanteloup 10 ans, Eugène Briard Pasquet de Chanteloup 7 ans, Virginie Cocheril de Chanteloup 9 ans, Marie Cocheril de Chanteloup 6 ans, Henri Cocheril de Chanteloup 12 ans, Louis Hervo de Chanteloup 11 ans, Désirée Allée de Chanteloup 10 ans, Marie Oeillet de la Chapelle aux Bodins 8 ans, Elie Oeillet de la Chapelle aux Bodins 6 ans, Angélina Morlec de la Chapelle aux Bodins 13 ans, Marie Ange Petit de la Chapelle aux Bodins 8 ans, François Gueguen de la Chapelle aux Bodins 11 ans, Albert Guéguen de la Chapelle aux Bodins 6 ans, Virginie Morin de la Chapelle aux Bodins 11 ans, Anne Marie Morin de la Chapelle aux Bodins 8 ans, Marie Ange Macé de la Chapelle aux Bodins 11 ans, Adrien Lominé de la Chapelle aux Bodins 9 ans, Rosalie Lominé de la Chapelle aux Bodins 6 ans, Pierre Oeillet de la Chapelle aux Bodins 9 ans, Louis Gouya de la Chapelle aux Bodins 12 ans, Marie Gouya de la Chapelle aux Bodins 11 ans, Marie Boivin de la Chapelle aux Bodins 12 ans, Jeanne Boivin de la Chapelle aux Bodins 6 ans, Agathe Dartois de la Chapelle aux Bodins 8 ans, Marie Peltais de la Chapelle aux Bodins 9 ans, Jean Peltais de la Chapelle aux Bodins 8 ans, Constant Guérin de la Chapelle aux Bodins 10 ans, Constant Huc de Trévra 8 ans, Constant Huc de Trévra 8 ans, Eugénie Lamé de Trévra 7 ans, Marie Lamé de Trévra 7 ans, François Lominé de Trévra 11 ans, Eugène Lominé de Trévra 8 ans, Azeline Lejeune de Trévra 8 ans, Eugène Lamé de Trévra 11 ans, Anne Marie Lamé de Trévra 10 ans, Alexandre Lamé de Trévra 8 ans, Célestin Lamé de Trévra 7 ans, Marie Ange Lebreton de Trévra 12 ans, François Ferté de Trévra 8 ans, Virginie Margely de Trévra 10 ans, Pierre Margely de Trévra 8 ans, Marie Ange Raffray de Trévra 12 ans, Victorinne Raffray de Trévra 7 ans, Désiré Ricard de Trévra 9 ans, Alexandre Raffray de Trévra 6 ans, Henri Noël de Trévra 10 ans, Marie Denos de Trévra 8 ans, Emile Bereschel de Trévra 7 ans. Cependant tous les enfants n'eurent pas la chance d'être ainsi scolarisés, dès 14 ans, certains vaquaient aux champs où gardaient les vaches comme la jeune Léonie Guérin âgée de 14 ans, ou François Revéou âgé de 10 ans et domestique....

 

Ecoliers de Lescouët en 1906 :

 

Clémentine Bagot 11 ans
Pauline Bagot 6 ans
Clarisse Tronel 7 ans
Julien Haquin 7 ans
Isidor Benoist 9 ans
Henri Gauvain 11 ans
François Languille 9 ans
Sady Sallio 16 ans
Jules Sallio 14 ans
Marcel Sallio 10 ans
François Ribault 13 ans
Théophile Vallée 9 ans
Léon Blin 8 ans
Emmanuel Allée 12 ans
Constant Poilvé 9 ans
Adèle Crochet 6 ans
Marie Haquin 13 ans
Henri Ferté 11 ans
Albert Savé 12 ans

Hippolyte Ricard 12 ans
Alexandre Rault 8 ans
Léon Niquet 8 ans
Adrien Niquet 7 ans
Pierre Haquin 11 ans
Cécile Lesné 11 ans
Azeline Lesné 8 ans
Henri Pasquet 11 ans
Isidor Goubin 10 ans
Edouard Oeillet 10 ans

Marie Haquin 13 ans
Albertine Lominé 8 ans
Eugènie Rault 13 ans
Léontine Boivin 11 ans
Marie Lamé 6 ans
Joseph Morin 9 ans
Marie Ange Gouya 12 ans
François Gouya 8 ans
Cécile Deschamps 15 ans
Louis Lemasson 10 ans
Léon Bouvier 11 ans
Albert Bouvier 9 ans
Adrien Morin 11 ans
Léontine Lamé 11 ans
Françoise Lamé 7 ans
Angélina Hue 11 ans
Amédée Seradin 10 ans
Francis Seradin 7 ans
Léon Ferté 11 ans
Eugène Lemasson 7 ans
Marie Ricard 6 ans
Charles Morin 12 ans
Emile Margely 6 ans

 Félicie Feret 12 anS
Marie Ange Feret 10 ans
Louis Feret 8 ans
Virginie Ogier  10 ans
Isidor Sohier 11 ans

 

Marie Ange Briard 13 ans, journalier quelquefois....

 

 

Par délibération du 23 février 1902, le conseil municipal de Lescouët-Jugon a demandé que le tarif d'imposition des voitures soumises à la prestation soit réduit et rendu proportionnel au montant total de la taxe de chaque article l'Ingénieur en chef-voyer, de rejeter purement et simplement la demande de révision formée par le conseil municipal de Lescouët-Jugon

 

En l'église saint Jean de Lamballe ont été célébrées les obsèques de la comtesse de La Motte de Broons de Vauvert, née de Fledran. Le deuil était conduit par le vicomte de Vauvert, ancien officier supérieur, et le vicomte Ve. de La Motte de Broons de Vauvert, ses fils; colonel Dehault, son gendre; comte Henri, vicomtes Louis et Hippolite de La Motte, MM. Jacques, Jean et Bertrand de La Motte, lieutenant de Bénazé, ses petits-fils; comte de Lourmel, M. de La Gatinais, comte de Kergariou, vicomte de La Buharaye, M. de Courville, ses neveux; vicomte de Fontenay son cousin. L'inhumation a eu lieu au cimetière de Lescouët Jugon.  Jeudi 3 février 1910 -Le Figaro   

 

 

Faits divers

 

Dinan, 10 septembre 1897 extrait de la Lanterne- Le parquet de Dinan vient de faire arrêter et écrouer à la prison de vient de cette ville la nommée Jeanne Bernet, âgée de vingt-trois ans et demeurant à Lescouet-Jugon, qui a accouché ces jours-ci d'un enfant né viable et qui l'a étouffé ensuite dans le grenier de la veuve et qui l'a étouffé ensuite dans le grenier de la veuve Lamé par une pression sur la bouche.  

 

9 septembre 1898 Le Rappel- 

Suicide d'un réserviste. — Il y a quelques jours, comme le 48e régiment-d'infanterie en garnison à Guingamp passait à manœuvrer sur le territoire de la commune de Lescouët-Jugon, un réserviste dudit régiment, un sieur Gueguen, demanda, au cours d'une haite, à s'éloigner. La permission lui ayant été accordée, il remit ses armes à ses camarades et partit. Le régiment, la halte terminée, était' parti et l'absence du réserviste ayant été signalée aux chefs, on allait procéder à des recherches, quand une dépêche du brigadier de gendarmerie de Jugon avertit L...., le maréchal des logis de Dinan, a apprit que le réserviste en question s'était pendu. On se perd en conjectures sur la raison de cet acte de désespoir. Gieguen, dit le Journal de Rennes était un apuvre journalier des envisons de Guingamp. Marié depuis dix mois seulement, il laisse une veuve avec un enfant d'un mois.  

 

Le petit journal de Paris

8 mai 1912: La gendarmerie de Jugon vient de procéder, à Mégrit, à l'arrestation d'Isidore L., âgé de 24 ans Cet individu, dans la journée d'hier, avait brutalisé puis assassiné à coups de couteau et à coups de pied dans le ventre Mme Trehel, débitante à Lescouët-Jugon, parce qu'elle lui résistait. La malheureuse a succombé dans la journée à ses blessures. Le Parquet de Dinan s'est rendu sur les lieux. L'assassin, qui est cocher, a fait des aveux complets. Il a été incarcéré aussitôt à la maison d'arrêt de Dinan. Détail curieux, il devait se fiancer aujourd'hui.

 

 

L'un des anciens cafés de Lescouët-Jugon


Julie B.... Veuve L. 50 ans, voulait vendre à Jugon trois lapins blancs et une paire de poules. Or les lapins avaient été été volés à madame de La Motte, de Lescouët-Jugon et les poulets à madame Morlec, ménagère à Lambert-Lorgeril aussi e, Lescouët-Jugon. Arrêtée en flagrant délit, J. B. a été maintenue en prison. Ouest éclair 20 juin 1917   

 

Victimes de la guerre de 1914-1918  

 

1914

 

Josse Constant
Allée Isidore
Gouret Marie Ange
Rault Emmanuel
Hervo Louis
Benoist Henri
Oeillet Pierre

 

1915

 

Kermoal Jules
Rochard Alexis
Morlec Laurent
Allée Emmanuel
Raffray Joseph
Lominé A
Lominé François
Goubin Isidore
Pasouet Jean
Lamé Marie-Ange
Salio S
Ferté  L

1916

 

Rault L
Rault Emmanuel
Benoist Antoine

 

1917

 

Noël Alexandre
Savé A
Margely Pierre

 

1918

 

Orveillon L
Besnard C

 

1919

 

Ricard Alexandre
Noël J
Rehel Joseph

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 07:54

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 21:00

 

La commune de Lescouët ne fut érigée en succursalle que le 19 mars 1821

 

Après sa réunification avec la paroisse de Jugon, Lescouët eut pour désservant Louis François Le Mée. Natif de Saint Igneuc en 1761 de l'union de François et Isabelle Petibon, il fut aussi l'un des premiers à s'assermenter il n'en fut pas moins emprisonné à Lamballe. C'est en 1797 qu'il revint à Jugon. il mourut dans ses fonctions le 14 février 1821.

 

nouvelle église de Lescouët

 

 

 

La bénédiction de la première pierre du nouvel édifice eut lieu le 2 février 1822, celle de l'église le 13 octobre 1823, et la consécration le 30 septembre 1838. En forme de croix latine, M. Mathurin Bertrand en fut l'architecte et l'entrepreneur. C'est  monsieur le Comte de la Motte de Broons de Vauvert, marquis de la Moussaye qui en fut le commanditaire et le financier. Mobilier : statues anciennes de Notre Dame et de saint Jean-Baptiste -1ère moitié 18e siècle -ci dessous; maître-autel en marbre blanc offert par le chanoine du Guillier, vicaire général du patriarche de Jérusalem et propriétaire du Verger.

Le premier magistrat : Jacques Bourgneuf resta maire de Lescouët durant 37 ans. A  la fin du mois de mai 1831, on observe alors une signature hésitante celle d'un vieil homme. Frère des écclésiastiques Pierre Jean Bourgneuf  et Zacharie Bourgneuf  dont il a été mention sur la page précédente, Jacques Bourgneuf s'éteignit  le 28 février 1833 âgé de 78 ans, il était marié à Louise Benoist.  Cet homme qui exerça  cette lourde charge servit successivement le Directoire, le  Consulat, le Premier Empire avec l'avènement de Napoléon puis la restauration des Bourbon en 1815 et enfin l'avènement de Louis-Philippe en 1830. Une telle stabilité prouve un homme d'une grande tolérance et sans nul doute très apprécié de ses concitoyens. Du reste à la lecture des actes d'état civil qu'il rédige au cours de son mandat, les actes de baptêmes mentionnent indifféremment les témoins voir les parrain et marraine, chose impensable aux prémices de la République.  A la mi-juin de cette année 1831 apparait le nom de son successeur en bas de la page : Adolphe Simon              

 

Les professions relevées et les statuts divers exercés à Lescouët Jugon de la fin du XVIIIe à la moitiée du XIXe siècle :

 

 

Yves Bignon, tailleur d'habits  en 1794

Jacques Leffondré menuisier en 1795

Alain Briens cabarretier rue de Poudouvre  en 1799

Jean Marie Debon maison auberge de la Croix Verte Rue de Poudouvre  en 1800

Louis Gouya charbonier à Carautour  en 1800

Charles Menguy, aubergiste  en 1801

Mathurin Rault, boucher rue de Poudouvre  en 1801

 René Rondel, charron à la Ville Danne en 1807

François Menier, cordonnier en 1809

René Petit commissionnaire public, rue de Poudouvre en 1809

François Tenguy, marchand, rue de Poudouvre en 1809 

Jean Legrand boucher, rue de Poudouvre en 1815

dame Marie Ribault, bourgeoise au Bout de la Ville en 1815

Jean Ricard, soldat retraité en 1815

Jean Quintin, meunier au moulin de Lorgeril en 1815

Jacques Gesret, menuisier en 1815

René Chauvin,laboureur au bourg de Lescouët en 1815

Olivier Benoist laboureur à la Rue aux Moniers en 1815

Rose Botrel, cuisinière au château de Vauvert en 1815, son époux, Jacques Lécuyer est cordonnier à Vauvert et Anne Petit, domestique à Vauvert en 1815

Julienne Josse filandière à L'Hôté Gautier en  1815

Louise Lemaître matronne à Chanteloup en 1816

Toussaint Morlec marchand à Carnatour en 1816

Célestin Rault meunier au Moulin Jean en 1816

Jean Marie Pansart maçon au Bout de la Ville en 1816

Jacques Rault menuisier au Bout de la Ville en 1816

Joseph Legrand chapellier à la Rue es Monniers en 1816

François Rault tailleur d'habits à Chanteloup en 1817

Louis Quintin meunier au moulin de Lorgeril en 1817

Pierre Peltais charpentier au Mézeray en 1817

François Menier cordonnier en 1818

René Ferté cordonnier en 1818

Guillaume Baron bourgeois à Lescouët en 1818

Isaac Briard tisserand à Lescouët en 1818

Guillaume Petit maréchal à Lescouët en 1818

Pierre Lelandais cordonnier à Lescouët en 1818

François Berthelot couvreur en pierre à Caharay à Lescouët en 1819

Jacques Benoist couvreur en pierre au bourg de Lescouët en 1819

Le sieur Jean Haquin cultivateur à Lescouët en 1820

Guillaume Petit marchand à Lescouët en 1820

Pierre Thébault fossoyeur à Lescouët en 1820

Julienne Lemaître ménagère Rue de Poudouvre à Lescouët en 1821

René Jean Rouxel menuisier Rue de Poudouvre à Lescouët en 1821

Perrine Berêchel ménagère au bourg de Lescouët en 1821

François Morin cultivateur à la Tremblais à Lescouët en 1821

François Cosson tanneur au Bout de la Ville à Lescouët en 1821

François Josse cultivateur à la Chapelle aux Bodins à Lescouët en 1821

Guillaume Méheust domestique Rue de Poudouvre à Lescouët en 1821

Julien Guérin couvreur couvreur à la Ville Danne à Lescouët en 1822

Guillaume Petit marchand au Temple à Lescouët en 1822

Jean Gromellon menuisier à la Croix Rouge en 1822

Louis Briard tisserand à la Ville es Moniers à Lescouët en 1822

Sébastien Brexel cultivateur à Trêvra à Lescouët en 1822

Pierre Lelandais cordonnier à Vauvert à Lescouët en 1822

Guillaume Labbé cultivateur métairie du Verger  à Lescouët en 1822

Mathurin Jean journallier Rue es Moniers à Lescouët en 1822

 Jacques Benoist débitant au Bourg de Lescouët en 1823

François Davy tanneur à Lescouët en 1830

Jean Louis Davy tanneur à Lescouët en 1830  

Jacques Lécuyer débitant-laboureur à Lescouët en 1830 

René Petit commissionaire à Lescouët en 1830

Madame Janne Françoise Pellarin propriétaire Rue du Gravier à Lescouët en 1830 

Mathurin Savé couvreur en paille à Lescouët en 1831

Jacques Foisel tailleur d'habits à Lescouët en 1832

Monsieur Bertrand Marie Ange de La Motte avocat à la Cour royale de Rennes demeurant à Vaut Vert à Lescouët en 1832

Jean Rebour  cultivateur au Verger à Lescouët en 1832 

 Jean Marie Desnos tisserant à Lescouët en 1832

René Briard cordonnier à Lescouët en 1832

Monsieur Mathurin Hamonic notaire royal et notaire certificateur propriétaire Rue du Gravier à Lescouët en 1832

Monsieur Pierre Brexel laboureur prorpiétaire à Trêvra à Lescouët en 1832

Mr. François Davy propriétaire à Lescouët en 1832

Pierre Thébaut tisserant à Lescouët en 1833

Jean Martin sabotier à Lescouët en 1833

Joseph Michel sabotier  à Lescouët en 1833

Mathurine Gestin sabotière à Lescouët en 1833

Joseph Michel sabotier à Lescouët en 1833

Jean Marie Orveillon débitant de cidre à Lescouët en 1833

Julien Delépine cabaretier à Lescouët en 1833

Jean Gromêllon menuisier à Lescouët en 1833

Dame Honorine de Lesquen demoiselle du Guillier propriétaire à Lescouët en 1833

Monsieur Joseph Armel Marie de Lesquen propriétaire demeurant au Verger  à Lescouët en 1833

Mr.le chevallier Henri du Guilliers propriétaire demeurant à Lescouët en 1833

Pélage Davy chapellier à Lescouët en 1833

 

Pierre Taron, 41 ans, cultivateur au Mezeray retrouvé mort gelé "sur l'endroit des Clos Côtard bordant le Grand éttand de Jugon sur notre ditte commune de Lescouët" 29 novembre 1807

 

Julien Montfort originaire de Plénée décédé à Lescouët Jugon âgé de 88 ans ce 22 décembre 1809 profession de journalier mendiant ...

 

Adolphe Simon ne resta pas longtemps à la tête de la commune de Lescouët, de la fin juin 1831 au 19 février 1832 au cours duquel apparait pour la dernière son nom. Dès le 25 février 1832, c'est le nom de son successeur qui est mentionné : Sébastien Brexel qui comme nous l'avons vu ci dessus était cultivateur à Trêvra.

 

 

 

En 1838 Lescouët compte 801 habitants  

 

Soldats de Lescouët morts

 

Premier jour de mars 1833
Extrait des registres de décès de l'hôpital d'Aix commune d'Aix hôpital civil militaire d'Aix...Le sieur Noël Pierre François grenadier au 2e Bataillon du 1e Régiment d'infanterie de ligne inscrit au registre matricule n0 4471 né le 18 juin 1805 à Lescouët canton de Jugon département des Côtes du Nord fils de Jacques et de Renée Le Landais est entré audit hôpital le premier du mois d'octobre de l'an 1832 et y est décédé le onze du mois de  novembre de l'an
1832 par suite de fièvre....

 

trentième septembre 1841 service des hôpitaux militaires extrait mortuaire hôpital militaire de  Miliana -Algérie...Décès dudit hôpital a été extrait ce qui suis : Le sieur Ricard Louis maître chasseur àla troisième Compagnie du 2me bataillon du 3 me régiment d'infanterie légere, matricule n° 10287 né le 21 décembre 1816 à Lecouët canton de Jugon département des Côtes du Nord fils de Joseph et Françoise Hervé, est entré audit hôpital le sept du mois de septembre 1840 et y est décédé le cinq du mois d'octobre 1840 a dix heures du matin par suite de fievre....  Dousième décembre 1842

 

Service des hôpitaux militaire commune de Verdun....Louis François Gromelon l'an mil huit cent quarante deux le deux novembre à onze heures du matin par devant nous Nicolas Michel Hiacinte Lespine chevalier de la legion d'Honneur maire de la ville de Verdun faisant fonction d'officier de l'état civil de la dite ville sont comparu à l'hôtel de ville Jean Lucien Coutenos agé de trente deux ans secrétaire de sa vocation demeurant en cette ville..et Joseph Aubry agé de soixante cinq ans postier de l'hôpital st Nicolas de Verdun y demeurant. Lesquels nous ont déclarés que Louis François Gromelon âgé de  vingt deux ans et quatre mois né à Plénée et demeurant à Lescouët département des Côtes du Nord, fusilier au cinquantième régiment d'infanterie de ligne en garnison à Verdun, célibatire fils de Jean Gromellon et Julie Cloutier sa femme domiciliés en la commune de Lescouët Cotes du Nord était décédé à l'hôpital  st Nicolas de Verdun le jour de hier premier novembre a dix heure(s) du soir

 

 Le premier août 1838 ce curieux courrier ayant pour entête la mention du roi Louis Philippe invite la commune de Lescouët a rectifier le registre de décès et la table décennale au sujet du décès de François Morlec, il avait été oublié.

 

 

Extrait des minutes du Greffe 10 du tribunal de premier iinstance seant à Dinan département des Côtes du Nord
Louis Philippe Roi des Français à tous present et à venir salut
L'an mil huit cent trente huit le premier du mois d'août, audience publique du tribunal de premier instance seant à Dinan Département des Côtes du Nord tenue par Messieurs Chinon président, Retif et Gourdel juges presant monsieur Bailly procureur du Roi Monsieur le procureur du Roi a exposé au tribunal qu'il résulte d'un certificat délivré par la mairie de la commune de Lescouët que François Morlec mari de Jeanne Brien décédé en la commune de Lescouët le dix huit floréal an quatre ne se trouve point inscrit sur les registres des actes de décès...

 

 Idem démarche avait été entreprise en 1834 quand la naissance de Françoise Orveillon fille du mariage de feus Isaac Orveillon et Françoise Bringault avait été oubliée. Elle avait vu le jour courant avril 1792. Des témoins avaient été convoqués au tribunal de Dinan : Jacques Ysaac agé de quarante sept ans, tisserand demeurant de Lescouët parent d'alliance de Françoise Orveillon, Louis Ricard âgé de cinquante deux ans laboureur demeurant à Lescouët, cousin gemain de Françoise Orveillon, Julienne Orveillon, agée de quarante cinq ans journallière demeurant à Lescouët, Marguerite Orveillon âgée de quarante cinq ans journallière demeurant la commune de saint Méloir. Ces deux dernières soeurs de Françoise.... Ladite Françoise Orveillon est indigente et hors d'état de supporter les frais de réparation de son acte de naissance. Elle est née du légitime mariage de Ysaac Orveillon et Françoise Bringault et elle a été élevée et considérée comme enfant légitime...En conséquence de quoi il est établi à cette audience que la dite Françoise Orveillon est née le 15 avril 1792 du légitime mariage de Ysaac Orviellon et Françoise Pringault..Ordonne que ce jugement soit inscrit sans délais sur le registre des actes de naissances de la commune de Lescouët.

 

Etude du plan cadastral de Lescouët-Jugon

 

 

Sur le plan cadastral de  Lescouët, terminé en 1837 par les géomètres MM. Delaunay et Dartois, en regardant de plus près chacun des quartiers qui composent la commune de Lescouët, on commence par la première section dite du Temple. Regroupant le secteur nord ouest, le ruisseau de l'étang du Bignon sépare Lescouët de Plorec. Cette première feuille regroupe les hameaux de Lorgeril-Lambert et le Moulin de Lorgeril alimenté par la rivière de l'Arguenon qui sépare l'endroit de Saint-Igneuc. Sans nul doute que ce moulin faisait partie des biens de la seigneurie de Lorgeril ainsi que se nommait alors le village de Lorgeril-Lambert et lui permettait ainsi d'y assoir son banc seigneurial, autrement dit de taxer ceux qui venaient y moudre leurs céréales pour leurs quotidiens. La Gouhédrais, l'Hôté Gautier, la Diais, Trévra avec sa splendide bâtisse aménagée à la fin du XVIIe siècle, l'Herbregement, le Temple, la Hallouais complètent cette page. Une parcelle de terre situé non loin de Trêvra se nomme les Bisais, sans doute inspiré du nom de celui qui déficha cette terre ou l'exploita : un dénommé Biseul. La deuxième feuille également nommée section du Temple. Ici les Templiers disposèrent d'un fief relevant de l'Hôpital de Quessoy. Outre le hameau important du Temple, on découvre le village de la Bilais et reliant l'endroit à la localité de Plorec, deux ponts franchissent le fameux ruisseau de l'étang du Bignon : le Pont de la Combe-Valence et celui de la Rue Moisan. L'Hôté Piquet, sainte-Marie à proximité duquel lieu dit s'étire un ruisseau affluent de celui de l'étang du Bignon. La métairie Hingant et la Chapelle aux Bodin figurent aussi sur cette deuxième page. Face au dernier lieu évoqué  un parcellaire : Le Chêne  des Coudrais. La troisième section dite aussi du Temple regroupe les hameaux situés en la partie centrale de la localité. La Croix Rouge rapelle un carrefour d'origine gallo-romaine avec probable gisement de tégulae d'où le nom de chemin rouge. La Rivière, l'Orfeu, la Tremblais, Beaurenais, le Patouillet, le Claret et au sud la lande dite des Clairelets, et le village du Bout de la Ville sont mentionnés sur cette page. Le Bout de la Ville, aux confins de Jugon avec ce moulin qu'exploitèrent jadis les prieurs de Jugon sert de limite entre Lescoüët et sa voisine Jugon. La section de Vauvert évoque l'un des plus grands hameaux de Lescouët : Chanteloup, ce hameau important est proche du village de Contredit et tout près de ce dernier endroit :  la Grande Noë Revau taillis. La Quinevedais, le Bas Meseray,la Noë Huet et tout près les Landes de la chapelle, la Ville Hunau. La Ville Hunault était alors bordée de landes : Lande du Bignon, Landes de la Cochais, mais ce même village voisinait avec la vieille prée de la Ville Hunault et le pré de l'Orfeu. La commune de Bourseul voisine ces lieux. Le Pont de la Cochais franchit en la partie nord de cette quatrième feuille le ruisseau du Bignon. La seconde feuille dite section de Vauvert regroupe la Rue de Poudouvre, proche de l'ancienne cité de Jugon, sans nul doute le quartier le plus bourgois sous l'Ancien Régime et l'un des plus commerçants. Surle plan la Rue de Poudouvre est bordé par une rivière dite des Eventails, en réalité il s'agit de la Rosette, l'ancienne rivière désignée jusque dans la première partie du XIIIe siècle Jugon. Vauvert et sa métairie, une partie du bourg, la Ville es Marcadé, le Mézerai et Carautou. A mi chemin entre la métairie de Vauvert et le Mezeray : mention des Grands petits chemins. la section de Parga regroupe la partie du bourg avec son église et le presbytère ainsi que la Rue aux Meunier, le Verger, le Bas Lescouët, Fontimeu, Boutard près duquel on trouve le Champs Jamet, la Ville Danne et la Mare. Ce quartier est riverain de la commune de Mégrit. A mi parcours entre le Bourg et la Rue de Poudouvre, un curieux parcellaire :  Potence, parcelle au nom assez évidant, toutes sanctions judiciaires importantes comme les pendaisons se déroulaient sans nul doute ici.

 

la deuxième section de Parga regroupe cet ancien quartier et ce parcellaire au nom éloquent : Chaucheix du Parga, rappelant les chemins antiques qui sillonnaient les abords, la Mare, mais aussi les Planches non loin duquel était située la Fontaine Saint Samson.   

 

merci aux Archives départementales des Côtes d'Armor 

 

 

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 13:59

 

Jean Ogée note que la trêve de Lescouët-Jugon est bien planté en pommiers, terres labourables 809 hectares; prés et patûres 88 hectares; bois 96 hectares; vergés et jardins 14 hectares; landes et incultes 237 hectares; superficie des propriétés bâties 6 hectares; contenu non imposable : 50 hectares, Const. div. 181; moulins 2 (de Lorgeril, Jean, à eau). Cette paroisse  ressortait  du Diocèse et recette de Saint Malo, du parlement et intendance de Rennes -de la baillie de Rennes et non de Jugon pourtant sa voisine, du baillage de Pleurtuit. On y comptait douze feux deux tiers et un quart de feu. La ditte paroisse est près de la rive droite d'une petite rivière -le ruisseau du Veau, à 3 lieues Ouest-Sud.Ouest de Dinan et 5 lieues et demies de Saint Malo.

 

 

En 1746 le sieur Marot de la Garaye en Taden, fondateur d'un établissement de soin en son château de la Garaye mentionnait le cas de Olivier Bresse de la paroisse de Lescouët, Evêché de Saint Malo, avait cinq petits ulcères depuis trois mois : il a été guéri en dix huit jours. 

 

La trêve de Lescouët était désservie par un curé amovible note le Pouillé de la Bastie. Il y a autant d'habitants à Lescouët Jugon qu'à Plorec. On y fait toutes les cérémonies curiales. L'église est sous le patronage de Saint-Malo depuis son origine. Elle est très fréquentée surtout en période de pluies abondantes car les paroissiens voisins de Jugon préfèrent  Lescouët  car en cas d'inondations l'édifice religieux de Lescouët est accessible à tous. Le 4 brumaire an III -14 novembre 1794, le sieur Charles Marie Josselin fut déclaré adjudiciaire pour 100 l. de la démolition de l'église de Lescouët, laquelle on voulait faire disparaître car gênant la circulation sur la route de Dinan à Jugon. Il déclara le 18 juin de l'année suivante que "continuellement inquiété par des chouans au cours de ce travail, cet ouvrage avait dû nécessairement trainer et qu'il n'avait pu l'achever qu'après beaucoup de peine et une dépense considérable". La vente du mobilier religieux rapporta la somme de 33 l. le 4 août suivant, une nouvelle liquidation rapporta 46 l. Enfin, le 24 de ce même mois, on inventoria à Dinan avant de les expédier à la Monnaie, les Vases Sacrés de Lescouët. On trouva le haut d'un ostensoir, le grand noeud d'une croix et sa virole ainsi que toutes les plaques qui garnissaient la ditte croix; le tout pessant 6 marces 2 onces d'argent blanc, une patêne, une lunule, les débrits d'une croix, pesant 2 marcs 7 onces; 4 gros aussi d'argent doré. Les propriétés écclésiastiques de Lescouët consistaient en une pièce de terre nommée les Bosquets, situés près de la Ville-Danne, dépendant de la fondation des Courtillons contenant un journal de terre , louée 12 livres par an et acquise par le citoyen Villegatte de Dinan le 16 germinal an IV.-5 avril 1796. Le Grand Pré de la Folie, situé à Lescouët, trêve de Plorec, dépendant de la fonadtion Notre Dame de Jugon, louée 335 L. par an vendu 18.000 l. au citoyen Bouvier fils de Dinan. Deux pièces de terre appelées l'une, le Pré de la Fontaine, l'autre le Pré Gonou, dépendants aussi du prieuré Notre Dame de Jugon. louées 24 l. par an, ellles furent vendues au citoyen Debon de Jugon le septembre 1793. Le Clos Rosier, situé au Bout de la Ville, en la trêve de Lescouët, dépendant de la fondation de la Croisée désservie par le prêtre André Lorre et affectée 50 l. par an fut vendue le 4 septembre 1792. Le presbytère de Lescouët fut loué par adjudication au citoyen André Lemoine pour la somme de 6 l. par an, à commencer le 26 juillet 1794. Aucun jardin n'était alors joint à cette habitation .En tant que paroisse Lescouët fut supprimée à la Révolution et réunie à Jugon. D'après histoire du pays de Dinan de 1789 à 1815 - Abbé Auguste Lemasson.  

 

La Révolution

 

 

Ancienne mairie de Lescouët-Jugon

 


C'est au cours du printemps 1790 que les citoyens de Lescouët Jugon élisirent leur première municipalité rattachée au District de Dinan. François Hingant remplissait alors les actes de naissances mariages et décès sur les registres dits d'état civil. Ledit Hingant y est dit membre du conseil général de la commune de Lescouët en septembre 1793 mais aussi officier public. A partir du 13 vendémiaire an VI (4 octobre 1797), l'officier public cité dans les actes se nomme Isaac Briard, puis à la date du 7 messidor an VI  (5 juillet 1798) apparait le nom de Jacques Bourgneuf.

 

En 1790 la commune de Lescouët-Jugon compte 653 habitants sur lesquels 179 hommes, dont 86 citoyens actifs, 194 femmes et filles et 280 personnes des deux sexes au-dessous de 18 ans.  

 

Impositions : en 1790 : Vingtième -940 l. Capitation : 676 l. 5 s.; Fouages : 392 l. 10. s.

 

Nous l'avons vu brièvement, l'église saint Malo du Parga de Lescouët fut vendue comme bien public puis démolie à partir de 1794, hors les troupes du royaliste Boishardy composées de près de deux cents hommes  s'emparent cette année là de la ville de Jugon le 17 décembre, puis ils séjournent quelques temps à Lescouët où ils assistent à la démolition du vieux sanctuaire. L'ouvrier couvreur qui procédait à cette démolition injuria ceux ci, le soir la nouvelle fut connue : pour les avoir insulté, les chouans avaient abbatu le malheureux couvreur ! S'agissant du désservant de Lescouët Jugon : Pierre Bourgneuf, ce dernier accepta de prêter serment à la république, mais il se ravisa ensuite et préféra se rétracter. Contraint à l'exil il ne revint pas à Lescouët. 

 

 

Pierre Jean Bourgneuf naquit le 22 janvier 1753 à Lescouët  de l'union de Pierre et Guillemette Houée.  On le nota au cours de son séminaire comme "très appliqué, très pieux, et réponsant bien en tout". Il reçu la prêtrise le 27 mai 1779 à l'âge de 26 ans. Dès 1785 il remplissait la fonction de vicaire chargé de l'église trêviale de Lescouët. Il refusa de s'assermenter et continua de désservir sa trêve jusqu'à l'application de la loi du 26 août 1794 qui l'obligea à s'exiler à Jersey. 

     

Zacharie Bourgneuf né le 23 juin 1760 à Jugon était le frère de Pierre Jean Bourgneuf , ses parrain et marraine furent noble homme Gilles René Corvaisier, sieur du Plessix procureur du siège royal de Jugon et damoiselle Marguerite Sevoy, demoiselle de la Barvollais -acte ci dessous. Il  fut curé de Trégomeur puis de Chaâteaudren.   Il figure dans la liste des écclesiastiques emprisonnés avec l'évêque de Saint Brieuc et de Tréguier Monseigneur Jacob.

 

Etat des prêtres assermentés détenus à Quintin en vertu d'un arrêté de Le Carpentier (août 1794).

 1. Jacob, Jean-Marie, évoque, né à Plouézec, 53 ans, revenus 400 l.

 2. Baschamp-Odio, Pierre-Marie, de Saint-Brieuc, 45 ans, vicaire épiscopal.

 3. Jean-Joseph-Ignace Corbel, de Saint-Rieul,

 4. Alexis Boyer, 53 ans, de Port-Brieuc, Plédran

 5. Jacques Ernault, de Saint-Malo, vicaire épiscopal.

 6. Louis-Etienne-Jacques Raymond, vicaire d'Yftîniac, 54 ans.

7. Jean Corbel, de Langueux, 62 ans.

8. Jean-Zacharie Bourneuf, de Jugon, curé de Châtelaudren, 33 ans.

9. François Maréchal, 56 ans, curé d'Yfflniac.

10. Claude-Magloiie Gérard, 75 ans, prémontré, Châtelaudren, 75 ans.

11. Gabriel Mordelet, vicaire épiscopal, 56 ans.

12. François Flahec, vicaire de Châtelaudren, né à Merléac, 32 ans.

13. Brieuc Jamet, vicaire de Ploeuc, 53 ans.

14. Guillaume Pharamus, de Pléhédel, vicaire à Etables, 44 ans.

15. François Richard, vicaire à Pordic.

16. Vincent le Coqû, de Plelo, 37 ans.

17. Julien-P. Legall, ex-bénédictin, curé de Tréguidel, 52 ans.

18. Olivier Helary, de Tréguidel, curé de Lantic, 40 ans.

19. Félix Fesson, ex-religieux, vicaire de Plélo, 56 ans.

20. François Gloux, de Loudéac, curé de Pléguien, 74 ans.

21. Jean Le Penneuc, de Plouvara, curé de Trémuson, 34 ans,

22. Olivier Jaffrain, natif et vicaire de Langueux, 51 ans.

23. Laurent Maignon, né à. Plouuez, vicaire à Pléguien, 29 ans.

24. Pièrre Le Clerc, de Pontrieux, ex-prémontré, curé de Pordic,29 ans,

25. Noël-François André, de Ploeuc, 34 ans.

26. René Jouanin, d'Etables, 39 ans.

27.. Jacques-Jean Paturel, vicaire épiscopal, 45 ans.

28. Y.-J. Robert, de Port-Brieuc, curé de Cohiniac, 37 ans.

29. Jean-Antoine Le Nouvel, de Port-Brieuc, curé de Cohiniac, 37 ans.

30. Pierre Hervé, né à Hénon, curé de Plouvara, 39 ans

31. Marc-Morice Récollet, né à Quintin, curé de Plouvara, 53 ans.

32. J.-B. Corlay, ex-carme, de Saint-Brieuc, 56 ans.

33. François Berthelot, né à Langueux, curé de Hénon, 34 ans.

34. Jacques-Joseph Einery, né à Ploeuc, curé de Lahfains.

35. Louis Collet, de Cesson, curé du Foeil, 38 ans.

36. François Colet, de Saint-Carreuc, 26 ans

38. Y. -Y. Pomeret, de Quintin, 65 ans.

39. Nicolas Philippe, de Ploufragan, vicaire, 44 ans.

 

Lorsqu'il fut libéré il s'en fut habiter Plouagat où il fut signalé aux autorités. Nommé secrétaire de la municipalité de Plouagat sous le Directoire, il devint ensuite commissaire du Directoire Exécutif près de ce canton. C'est là bas qu'il mourut en fonction le 28 décembre 1835, et fut inhumé sous le porche de l'église de Plouagat.

   

 

Merci aux Archives départementales des Côtes d'Armor 

 

 

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