Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 13:40
Aperçu historique
     
Présence de la vielle en Bretagne  par Yves Defrance
 
La vielle-à-roue naît au Moyen Age du besoin d'obtenir un son continu de teneur comme soutien de basse harmonique dans la mise en place de pièces vocales religieuses en polyphonie primitive du type organum. Deux instruments destinés à l'accompagnement des chantres apparaissent vers le Xe siècle dans les grandes églises. L'un est à vent, c'est l'orgue à tuyaux dit «portatif», déjà utilisé par les Romains, l'autre, à cordes est créé de toute pièce et porte le nom d'organistrum.  C'est l'ancêtre de la vielle-à-roue. Pour le premier comme pour le second, un musicien joue sur un clavier tandis qu'un acolyte actionne qui le  soufflet, qui la roue, archet circulaire en frottement ininterrompu avec les cordes. Pour le premier comme pour le second, un musicien joue sur un clavier tandis qu'un acolyte actionne qui le soufflet, qui la roue, archet  circulaire en frottement ininterrompu avec les cordes. L'encombrement de ces deux instruments d'église impose aux interprètes une position fixe, et cet handicap ne sera surmonté que très tard pour l'orgue, au XIXe siècle, sous la forme de l'accordéon.
 
IMG_1028
 
Devant le café Plessix au bourg de Sévignac, les conscrits posent pour la postérité
d’après la revue Ar Men l’action se déroule vers 1910,
l’un des joueurs de viellle pourrait être Félix Gaigier
 
L'organistrum quant à lui donne naissance, vers le XIe siècle, à un instrument portable, manipulé par un seul musicien: la symphonie, dite aussi ciphonie ou chifonie. Le principe reste identique, mais l'écart entre le clavier et la manivelle est considérablement réduit.  D'autre part, le clavier lui-même ne nécessite plus l'intervention des deux mains, comme c'était le cas auparavant sur l'organistrum, où il fallait actionner des «tirettes» de bois; à présent la main repose sur le boîtier et un seul doigt suffit à maintenir la pression sur chaque touche en relation avec les sautereaux. La vélocité du clavier mélodique s'en trouve accrue.
 
IMG_1028
 
Au cours du XVIe siècle une amélioration technique capitale transforme sensiblement le jeu de la vielle et lui donne la personnalité qu'on lui connaît aujoud'hui. Il s'agit de l'adjonction d'un chevalet supportant une corde de bourdon et  dont l'un des pieds est mobile, pouvant ainsi frapper la table d'harmonie, tout comme le ferait un petit marteau, à la moindre variation de pression de la roue. Le musicien a donc le loisir d'apporter un élément rythmique original à son jeu en modulant la vitesse de rotation de la roue : c'est le fameux coup de poignet. Il est possible en effet de glisser un certain nombre d'accents, variables à souhait, en un, voire plusieurs tours de manivelle. La chifonie, instrument à la fois mélodique, harmonique et rythmique, somme toute symphonique, d'où son nom, connaît différents stades d'évolution dans sa forme, son accord, l'étendue mélodique du clavier, le nombre des bourdons, le diamètre de la roue...
 
IMG_1028
 
La caisse à fond plat de l'instrument se voit modifié en France au début du XVIIIe siècle grâce à l'apport d'investigations de luthiers savants parisiens tels Louvet, Fleury, Delaunay, Charles Bâton fils. On parle alors de vielles «plates» par opposition aux nouvelles vielles «rondes», dites encore «vielles-à-bateau», dont les caisses piriformes s'inspirent de celles des luths et théorbes.instant sur l'évolution sociale de son usage en France. Instrument d'église au Haut Moyen Age, la vielle-à-roue passe des mains des chantres à celles des ménestrels ou musiciens de cour pour aboutir, durant les XVe, XVIe et XVIIe siècles, dans les bras des ménétriers ambulants. Dès le XVIe siècle la vielle-à-roue semble abandonnée aux mendiants. Un extrait de la Chronique de Bertrand Du Guesclin nous apprend qu'à l'occasion de son voyage au Portugal en 1347 l'ambassadeur Mathieu de Gournay assiste à la prestation de deux «menestrey» joueurs de chiffonie. La vision de ces musiciens à la cour du roi du Portugal lui inspire la remarque suivante : «Ne vous irai celant, ens au pais de France et au pais Normand ne vont telz instruments fors qu'aveugles portant. Ainsi font li aveugles et li poure truant de ci faits instruments les bourjois entonnant : on l'appelle de la -I- instrument truant.» On évita de justesse l'incident diplomatique puisque «Li rois de Portingal, qui moult se courrouça, les chiffonieurs adont congié donna». Tous ces courants de reversements sociaux de l'usage de la vielle en France ne semblent pas avoir atteint la Bretagne, jusque là à l'écart, dans bien des domaines, des circuits culturels dominants. Sans doute y eut-il ici ou là quelque «noblion vielleux» au goût du jour, quelque mendiant de passage. Mais, alors même que les observateurs du XIXe siècle ne se lassent pas de décrire le pittoresque biniou, son associée la bombarde, auxquels s'ajoute parfois un petit tambour, rares sont les témoignages écrits d'une pratique populaire de vielle en Bretagne. Certains observateurs autorisés n'auraient pas manqué de signaler cet instrument le cas échéant. Or il n'en est rien. Les descriptions couvrant la zone actuelle d'une pratique populaire de la vielle n'en font guère mention à l'époque. Le juge Habasque ne nous parle que des danses aux assemblées et pardons accompagnées «d'un mauvais violon, mais le plus souvent du biniou, de la bombarde et du tambourin...».
     
Benjamin Jollivet, de son côté, ne signale des pratiques musicales populaires qu'à l'occasion du pardon de la Saint-Mathurin à Moncontour : «Mais pour la jeunesse accourue des villes et des campagnes environnantes, le Pardon, c'est la danse sur l'esplanade du château des Granges, aux accords mariés du hautbois, du biniou et du tambourin, jouant des airs nationaux.»...  Jules Gros nous livre une chansonnette trégoroise où la vielle est suggérée par des onomatopées quelque peu semblables:
 
 
Genn ha genn ha gen
 Maro eo ma gwreg
Genn ha genn ha genn
Me na ouïen ket
Genn ha genn ha genn
Maro eo ma gwaz
Genn ha genn ha genn
Me na ouïen c'hoaz
Me'm bo un ail c'hoaz  
 
bruit de la vielle
ma femme est morte
Je ne le savais pas
mon mari est mort
Je ne le savais pas encore
J'en aurai un autre
 
     
Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 14:18

 

 

Certe l'agriculture constituait une des principales ressources de la Bretagne à l'époque médiévale, mais l'industrie de la toile connu aussi ici un essort à partir du XVe siècle. Morlaix, Dinan, Rennes, vitré & Locronan virent apparaître des manufactures spécialisées dans le commerce de la toile. La fabrication des toiles de lin dites "Bretagnes" se concentre dans un triangle Quintin-Moncontour–Loudéac, avec des centres réputés comme Uzel, Mûr, Plémet… Ces toiles, beaucoup plus fines, sont utilisées pour fabriquer les vêtements et la lingerie de luxe (coiffes, manchettes… pour les plus fines, chemises, mouchoirs pour les autres), ainsi que des toiles à tamis. Cet artisanat est déjà prospère au XVIe siècle. Cependant le manque de réglementation sur les dimensions ou la qualité - ou son non-respect - attire quelques difficultés aux marchands, notamment à Guingamp vers 1630. Plusieurs règlements sont ainsi élaborés entre 1676 et 1736, sous forme de lettres patentes royales "portant règlement pour la fabrique des toiles de Quintin, Morlaix et autres villes de Bretagne". Le pouvoir royal crée également les "registres de marques" servant à l'inscription et à l'identification de tous les tisserands qui doivent apposer leur marque sur leur production. La principale destination de ces toiles est l'Espagne et ses colonies d'Amérique. On estime que les "Bretagnes" ont rapporté, en 1686, 3 750 000 livres pour 4 215 balles livrées, alors que les "Créés" de Morlaix, par exemple, n'ont pas dépassé 1 420 000 livres. C'est donc la plus importante production toilière de Bretagne. En 1712, on dénombre 600 métiers à tisser à Quintin, une centaine à Uzel et environ 50 à Loudéac, mais il ne faut pas oublier les centaines d'ateliers domestiques dispersés dans les campagnes : environ 3500 recensés en 1763. Un contemporain a estimé que cet artisanat faisait vivre 35 000 personnes, hommes, femmes et enfants sur un territoire de 40 paroisses situées au sud de l'évêché de Saint-Brieuc.La principale destination de ces toiles est l'Espagne et ses colonies d'Amérique. On estime que les "Bretagnes" ont rapporté, en 1686, 3.750 000 livres pour 42.15 balles livrées, alors que les "Créés" de Morlaix, par exemple, n'ont pas dépassé 1.420.000 livres. C'est donc la plus importante production toilière de Bretagne. En 1712, on dénombre 600 métiers à tisser à Quintin, une centaine à Uzel et environ 50 à Loudéac, mais il ne faut pas oublier les centaines d'ateliers domestiques dispersés dans les campagnes : environ 3500 recensés en 1763. Un contemporain a estimé que cet artisanat faisait vivre 35 000 personnes, hommes, femmes et enfants sur un territoire de 40 paroisses situées au sud de l'évêché de Saint-Brieuc. De nombreuses étapes de traitement sont nécessaires entre le lin sur pied et l'embarquement des balles de toile blanche à Saint-Malo, Morlaix ou Nantes. La graine est achetée dans les pays du nord de l'Europe puis ensemencée. Le lin cultivé dans le Trégor est réputé pour sa beauté et sa souplesse. Récolté en été, on commence par séparer la graine de la tige de lin, puis on lui fait subir un "rouissage" c'est à dire une fermentation dans l'eau qui a pour effet de détacher la fibre textile du reste de la plante. Après séchage, le lin est teillé, autrement dit, broyé, afin d'assouplir les fibres et d'en enlever la gomme. Les ballots de lin sont ensuite acheminés jusqu'aux fabriques où ils sont filés par les femmes puis tissés par les hommes. Les pièces fabriquées mesurent au moins 5 aunes (l'aune vaut 1,35 mètre) jusqu'à 55 aunes maximum. Elles sont de trois quart ou de petite laize, c'est-à-dire de 35 ou 25 pouces de laize (large). Le tisserand se rend ensuite au marché le plus proche pour négocier sa toile. Pplusieurs centaines de tisserands se retrouvent pour faire estampiller leur toile au bureau de marque et trouver un acheteur parmi les trois ou quatre cents marchands de la région. Ce commerce est à la base de la prospérité des villes de Moncontour, Quintin, Uzel dont les belles demeures témoignent encore aujourd'hui de l'aisance matérielle des gros marchands de toiles du XVIIIe siècle.  

 

    345px-Illustration_Linum_usitatissimum0

 

Ces villes sont alors comparables à Saint-Brieuc sur le plan fiscal.  Les symboles du lin sont visibles en divers endroits:  Saint Juvat; Callouet à Plouasne; Lauriais à st Juvat; Le Marais à Tréfumel; le Plessix à Plumaugat; la Touche Joubin à Sévignac; le Bois Touchard en Tramain... Divers lieux évoquent aussi cette culture :  Linée à Broons, Linache à Trélivan, les Rothouers à Eréac... Il fallait mettre les bottes de lin à tremper quelques jours dans une rivière, une mare ou un grand bassin aménagé appelé routoir. Ces bassins qui pour la plupart ont disparu se retrouvent à foison à partir de l´étude du cadastre ancien et des toponymes. Ces routoirs étaient le plus souvent situés légèrement à l´écart des villages en raison des mauvaises odeurs liées à la décantation.  Les eaux prenaient une couleur brune ou rousse à l´origine du nom de quelques lieux-dits tels la Hautière Rousse à Saint-Juvat ou la Roussais à Calorguen
   

mac38vA

 

La Touche Joubin à Sévignac : la fleur de lin et le peigne sur cette bâtisse datant de la fin du XVIe siècle

 

archives.cotes d'armor 

portail du patrimoine de Bretagne  : Véronique Orain, Jean-Jacques Rioult .  

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 12:42

 

 

Les Bretons du haut Moyen Age demeurent des inconnus jusque dans leurs origines puisque l'apport insulaire dans la population armoricaine autochtone n'est pas quantifiable. Leur nombre même n'a pu faire l'objet que d'estimations prudentes, dans une fourchette large.  Quant à leur apparence physique, les conditions pédologiques dominantes rendent presque impossible sa connais sance: l'acidité des sols ne permet pas en effet une conservation satisfaisante des squelettes passés quelques siècles. Seules d'étroites zones côtières, par l'apport de sables calcaires, se révèlent favorables : là des cimetières, rongés par l'érosion marine, ont bien été notés sur quelques points de la côte (Lostmarc'h en Crozon par exemple, jadis dégagé par une tempête ou l'île Aval en Pleumeur-Bodou) quand les dunes littorales libéraient leurs ossements, mais en pratique deux sites seulement ont été fouillées de manière scientifique, tous les deux par M. P.-R. Giot : Saint-Urnel-en-Plomeur et l'île Lavret-en-Bréhat. Saint-Urnel se présente comme le cimetière d'une communauté de 500 personnes environ constituant sans doute la population d'une paroisse primitive antérieure à Beuzec-Cap-Sizun. La fossilisation du site provient de l'avancée conquérante des dunes dont la légende veut qu'elle prit un tour catastrophique l'année des quatre bâtons (IIII) au point d'impliquer son abandon définitif. Plusieurs milliers de cadavres y ont été déposés à diverses époques, les inhumations les plus anciennes remontant aux derniers temps de l'empire romain, les plus récentes datant de la fin du Xe siècle au vu des analyses radiocarboniques. La pauvreté générale de sépultures vides de tout mobilier funéraire est un premier trait remarquable; mais cette grande pauvreté matérielle ne signifie pas forcément misère physiologique. Grâce aux ressources alimentaires  puisées sur le littoral tout proche (ramassage de coquillages marins et capture  de la pêche côtière peut-être) venant s'adjoindre aux produits attendus de l'agriculture et de l'élevage, cette population présente un état sanitaire assez satisfaisant quand on prend en considération les adultes seuls - la mortalité infantile et juvénile devaient par contre être effrayantes à en juger au nombre de restes de nourrissons découverts. La taille moyenne des hommes s'établit à 168 cm (avec un individu atteignant 183 cm), à 156 cm pour les femmes. «Pour l'époque cela veut dire que la taille était presque forte, et c'est le reflet du caractère sain et robuste d'une population qui profitait certainement de l'équilibre alimentaire du bord de mer». Trois ou quatre vieillards perclus de rhumatisme ont été exhumés, ce qui montre bien qu'avec une solide constitution et un peu de chance l'espérance de vie n'était pas négligeable pour qui avait traversé sans encombre la zone des dangers de la petite enfance et de l'adolescence. La robustesse des charpentes osseuses peut expliquer aussi la rareté des accidents traumatiques décelables, membres brisés ou arrachements musculaires. Et ceci malgré l'homogénéité relative des individus, témoin manifeste d'une certaine consanguinité qui n'a rien pour surprendre s'agissant d'une communauté de taille modeste. Enfin les fouilleurs, qui sont aussi des spécialistes avertis d'anthropologie physique, pensent avoir établi que ces hommes et ces femmes de Saint-Urnel sont des Bretons venus d'outremer ou leurs descendants : leurs squelettes présentent des similitudes indéniables avec ceux de leurs cousins insulaires à la même époque. Par contre ils ne ressemblent guère aux Armoricains plus anciens ni aux actuels Bigoudens.  A Lavret le paysage change, et pas seulement parce qu'on abandonne un sitecôtier pour un îlot de l'archipel de Bréhat. Le paysage humain est également    différent. D'abord parce que ce site ne supporte pas à demeure unecommunauté humaine normale : on vient se faire enterrer sur Lavret plus qu'on y vit. Le niveau social des personnages qui y furent inhumés n'est pas non plus le même : à Saint-Urnel il s'agissait de paysans très pauvres, ici de personnes aisées dont des guerriers en armes et des femmes parées de quelques atours. La finalité d'emploi du site nous échappe, mais on peut penser sans trop de risques que Lavret -dont le nom rappelle celui des laures des Pères du désert égyptien -était à l'origine l'ermitage ou l'école10 de quelque pieux personnage (le saint Budoc de la Vie de Guénolé ?) dont la renommée attira autour de son tombeau des sépultures de puissants Domnonéens. Quoi qu'il en soit de cette probable fonction religieuse, la soixantaine d'hommes et de femmes (très minoritaires) ensépulturés à proximité d'une ruine romaine sommairement réaménagée et réoccupée présentent beaucoup de similitudes avec leurs contemporains de Saint-Urnel (le plus grand individu atteint 185 cm). Comme eux leur état physique et sanitaire d'ensemble peut être considéré comme satisfaisant une fois replacé dans les rudes conditions du temps.  II ressort donc de ces deux sites que les Bretons du haut Moyen Age, une fois  passées les turbulences trop souvent fatales de la petite enfance, présentent une taille assez élevée, une constitution solide et une bonne résistance aux maladies, la sélection naturelle ayant déjà fait son oeuvre. Ces adultes n'ignorent pourtant pas les rages de dents. Bien sûr il serait désirable de disposer d'un contre-exemple parmi les Bretons de l'intérieur, mais comme nous l'avons déjà remarqué l'anthropologie physique ne peut guère se nourrir d'espoir en dehors des anciens habitats de la frange côtière. Certaines zones ont été certainement plus malsaines que d'autres, les marais en particulier : au sud-est de l'espace politique breton en cours de constitution au IXe siècle, les riverains de la Grande Brière et du lac de Grandlieu souffrent d'une forme de paludisme que les médecins du temps connaissent sous l'appellation de fièvre quarte. Les Miracles de saint Philibert d'Ermentaire mentionnent plusieurs cas de guérison : un pauvre des confins du territoire de Nantes qui habitait sur la rive droite de l'estuaire de la Loire, quatre miraculés à Déas (St-Philbert-de-Grandlieu). Ces zones palustres, mal drainées naturellement, sont alors spécialement propices à la présence à l'état endémique de la fièvre des marais. On pense aussi à la vallée de la Vilaine comme à une région à haut risque, d'autant que cette zone frontalière entre Francs et Bretons demeure longtemps inhospitalière pour des raisons stratégiques (la colonisation du lit de la Vilaine est aussi l'une des tâches qui incombe à Saint-Sauveur de Redon), mais les Gestes des Saints de Redon ne font pas allusion à ce type de fièvre de façon explicite. Comme il vient d'être suggéré à partir d'Ermentaire, l'étude des cimetières n'est heureusement pas la seule voie d'approche possible de la nosologie des populations médiévales. Les récits de miracles fournissent un riche matériau dont l'exploration est bien entamée par des historiens du domaine franc. Si de nombreux facteurs spatio-temporels et culturels interfèrent15, s'il demeure délicat de poser un diagnostic rétrospectif précis à la lecture de chacun de ces miracles de guérison, s'il est encore plus aléatoire de se hasarder à comprendre les mécanismes psychosomatiques en jeu, il reste qu'on peut espérer entrevoir par ce biais les maux à évolution lente dont souffraient les miraculés et, si ces derniers sont bien un peu représentatifs de l'ensemble de la population, leurs contemporains en général.

 

La mort et les hommes en Bretagne au haut Moyen Age par Jean Christophe Cassard In Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest 1988

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 05:49

 

Le plus grand des trésors de monnaies armoricaines de l'époque indépendante, qu'on eût jamais découvert, le fut, en 1935, en l'île de Jersey. Il renfermait près de 12000 pièces. En 1868, Eugène Hucher publia le fac-similé d'un statère d'argent pesant 6 g.40, trouvé «dans le Mené». Cette localisation est fort imprécise, puisque la chaîne de hauteurs (point culminant 340 m.) et les landes ainsi désignées se situent légèrement à l'ouest d'une ligne joignant Moncontour à Merdrignac. La présence de pièces de la série XN dans la trouvaille de Jersey, enfouie sous la domination romaine, après 39, ne prouve pas que certaines d'entre elles aient pu être frappées tardivement. Nous pensons publier bientôt les détails de cette constatation que les autres monnaies de ce dépôt proviennent de coins représentés dans la trouvaille de Jersey (coriosolites) ou dans celle de Penguilly (coriosolites et osismiennes), dont l'enfouissement est antérieur de près de vingt ans. Comme, d'autre part, presque tous les coins du monnayage coriosolite sont connus par le trésor de Jersey, les ateliers armoricains, s'ils ont jamais été reconstitués, n'ont pu être bien actifs après la soumission du pays. Jean Baptiste Colbert de Beaulieu
   

haubert

 

A la fin de l'année 1932, un ouvrier agricole découvrit à Penguilly, à 12 kilomètres au sud de Lamballe, près de la ferme de La Perrière, enfouies à moins d'un mètre de profondeur, 140 monnaies gauloises de bas alliages, fortement oxydées. Ce petit trésor a été dispersé. Cependant, j'ai pu en examiner 98 pièces, relevant de quatre collections : celle du musée Nicolazic, à Sainte-Anne-d'Auray, celle de M. Loïc Chassin de Guerny, propriétaire en partie du terrain de la trouvaille, celle de feu Ludovic Mocudé, dont le médaillier gaulois a été acquis par les musées du Louvre et de la ville de Rennes et déposé à Rennes, et celle de M E. Guibourg, dont nous n'aurons pas à connaître ici, parce que le lot qu'il possède ne contient aucune monnaie des Osismes. Le trésor était mixte et les suites que j'ai manipulées comprenaient, outre 87 statères de billon des Coriosolites, qui ne feront pas l'objet de la présente notice, 11 monnaies des Osismes.  Les pièces, nettoyées, ont des aspects variés. Un prélèvement a été fait sur les exemplaires 77 et 96 et confié à M. Albert Banderet, professeur à l'Ecole de Chimie de Mulhouse, qui en a effectué des micro-analyses. La couleur des pièces, par comparaison avec ces données du laboratoire, permet de se faire une opinion. Il n'est sans doute pas éloigné de la réalité de conclure que l'aloi des trois statères est voisin et correspond à une teneur proche de deux carats d'or fin. Les divisions forment, selon l'aspect, deux groupes ; l'alliage gris des nos 78, 79, 98 apparaît de composition analogue à celle des statères de deux carats; mais leur surface rosé, semblable à celle de l'exemplaire sacrifié pour le chimiste, permet de penser que la richesse en or des nos 80 à 82, 95 et 96 est de l'ordre de cinq à six carats.  La valeur réelle d'une monnaie est fonction de son poids comme elle l'est du titre de l'alliage. Le numismate trouve là de sérieuses indications chronologiques, dont l'observatiosn systématique le guidera dans son classement du monnayage d'une même cité. Ainsi peut-on remarquer le poids faible des éléments de cette suite, dont le meilleur statère ne pèse que 6,30 £, alors que les poids de 5,80 et 5,90 g sont parmi les plus bas que l'on observe chez les Osismes. cI dessous la reproduction d'une partie des pièces découvertes à Penguily -recto verso. 

 

     

 

Jean Baptiste Colbert de Beaulieu 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 19:06

 

Un grand merci à René qui nous aura servi de guide

 

 

Résumé -cette motte castrale d'environ 95 mètres de circonférence et d'une hauteur avoisinant  4 mètres, faisait partie au début de la période féodale d'une paroisse aujourd'hui disparue : Rougeul. Non loin de là aux confins du hameau du Jannais, un parcellaire conserve le nom associé à l'église de ce lieu disparu suite à une épidémie de peste survenue au Xe siècle. Depuis la tradition veut que cette paroisse fut réunie à celle de Plumaugat et que les restes de son église furent réemployés lors de la reconstruction de celle de Plumaugat, hélas détruite à son tour au début du  XXe siècle.

 

IMG_2535

IMG_2537

IMG_2538

IMG_2539

IMG_2540

IMG_2542

IMG_2551

IMG_2553

IMG_2555

IMG_2558

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 18:42

 

Un grand merci à René qui nous aura servi de guide

 

 

IMG_2510

IMG_2511

IMG_2514

IMG_2519

IMG_2515

IMG_2516

IMG_2517

IMG_2518

IMG_2520

IMG_2522

 

 

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 15:01

 

 

Voici un glossaire nécessaire pour comprendre ces termes liés à l'architecture religieuse par architecture  religieuse en Occident et les données fournies d'après  Viollet Le Duc.   

 

Abaque : tablette qui couronne le chapiteau de la colonne

 

30593201696672257

 

 

Appui : c'est la tablette supérieure de l'allége des fenêtres

 

 

Arcade : ensemble composé d'un arc et des montants qui le soutiennent.

 

Arc boutant : ce sont les arcs extérieurs qui par leur position sont destinés à contre-butter la poussée des voûtes en arcs d'ogives

 

       

 

 

Arc en accolade : arc formant une accolade. Les arcs en accolade sont d'origine extrême-orientale. On les trouve surtout dans l'art bouddhique. En Occident, ils apparaissent d'abord dans des décors de tombeaux. Ils se répandent ensuite sous des formes diverses en Angleterre. On les voit dans des décors gothiques flamboyants et dans l'architecture civile, surmontant des fenêtres à meneaux

 

Arc en plein cintre : arc en demi cercle

 

  30593201696672257 

 

Arc de décharge  :  Ce   sont les arcs  extérieurs  qui par leur  position sont   destinés à contre-butter la poussée des voûtes en arcs d'ogives

 

      30593201696672257   

 

  

Archivolte : arc qui surmonte l'ensemble des voussures  

   

Archivolte de portail : Les murs-pignons des façades d'églises étant toujours d'une forte épaisseur, les portes sont nécessairement cintrées par une succession d'archivoltes superposées. Ces archivoltes, dans les édifices romans, présentent quelquefois jusqu'à quatre ou cinq rangs de claveaux, un plus grand nombre encore dans les édifices bâtis pendant la période ogivale; les murs de ces derniers monuments, par suite de leur hauteur et de leur épaisseur, doivent être portés sur des arcs très-solides

 

    30593201696672257 

 

Chapiteau : pierre qui couronne le fut d'une colonne, généralement composé d'un tailloir et d'une corbeille (voir ces mots). Les chapiteaux portent généralement un décor. Celui-ci peut-être composé de simples feuillages (feuilles d'acanthe ou crochets, très répandus dans l'art gothique), de compositions végétales complexes, d'animaux étranges ou de scènes historiées (décors plus fréquents dans l'art roman). Plus rarement, le chapiteau est cubique et sans décor (art carolingien) ou à godrons.

 

    30593201696672257

 

Chevet : extrémité orientale d'une église, partie extérieure du choeur ou de l'abside.

 

Claveau : pierre entrant dans la composition d'un arc.

 

    30593201696672257

 

Clef de voûte : pierre placée à l'intersection des nervures qui soutiennent une voûte.

 

    30593201696672257

 

Colonne : support (pilier) généralement cylindrique. Les colonnes peuvent être monolithes ou composées de plusieurs tambours. Elles sont adossée lorsqu'une petite partie de leur fut est noyée dans la maçonnerie d'un pilier  ou d'un mur. Elles sont engagées lorsqu'il n'y a plus qu'une demi-colonne  qui ressort de la maçonnerie. Elles sont cantonnées quand elles se glissent  dans les angles rentrant d'un pilier cruciformes. Elles sont fasciculées  lorsque qu'elles sont réunies en faisceau. Elles sont accouplées lorsqu'elles  se présentent par deux

 

Console : socle sur lequel repose une statue ou une ogive qui ne retombe  pas sur une colonne

 

  30593201696672257 

 

Déambulatoire : à l'origine, couloir inventé par Grégoire le Grand pour permettre de circuler autour des reliques. Il s'agit plus généralement d'une galerie entourant le choeur et reliant les bas-côtés. Cette galerie sera progressivement dotée de chapelles rayonnantes (Xe ou XIe siècle), associant des reliques à un autel. L'ensemble s'inscrit dans un mouvement de reconquête de l'espace par le fidèle, qui date de l'époque romane. En édifiant des chapelles rayonnantes autour d'un déambulatoire, on libère de la place en avant du chevet Grande arcade : arcade faisant communiquer la nef centrale et les bas-côtés

 

    30593201696672257

 

Intrados : surface intérieure d'un arc ou plutôt d'un ensemble d'arcs (voussures). Si beaucoup d'intrados romans ne sont pas ornés (comme à Moissac), les intrados des portails gothiques le sont quasiment tous.  

 

Lanterne (tour lanterne) : tour ajourée permettant de faire pénétrer la lumière dans un édifice religieux. On la trouve le plus souvent à la croisée du transept, même si elle peut être placée ailleurs (à l'entrée ou dans une abside latérale).

 

Meneau : élément de pierre qui sépare une fenêtre en deux ou quatre parties

 

    30593201696672257

 

Tolède...). Cf. stalles.

 

Modillon : corbeau orné (souvent de figures grotesques) placé sous une corniche comme pour la soutenir

 

Nef : partie d'une église comprise entre le portail et le choeur dans le sens longitudinal, où se tiennent les fidèles (syn. vaisseau). On distingue les nefs centrales des nefs latérales (ou collatéraux).

 

Ogive : nervure en diagonale qui soutient la voûte d'une travée

 

  30593201696672257 

 

Piédroits : parties verticales d'une ouverture.

 

    30593201696672257

 

Pilastre : pilier rectangulaire en saillie sur un mur; purement décoratif. Il peut comporter un chapiteau.

 

Pilier : les piliers supportent la poussée verticale des voûtes. Ils peuvent affecter plusieurs formes simples (cylindriques, rectangulaires, cruciformes) ou complexes lorsque des colonnes cantonnées viennent se glisser dans les angles rentrants d'un pilier cruciforme et que des colonnes engagées s'ajoutent aux extrémités de la croix, ce qui donne l'impression d'un faisceau de colonnes. Un pilier rectangulaire est dit cantonné lorsqu'il reçoit des colonnes engagés à ses angles saillant. Les piliers se composent généralement de trois éléments : une base, un fût et un chapiteau. Les chapiteaux sont presque toujours ornés, la base l'est parfois et le fût rarement.

 

 

Pinacle : couronnement d'un massif de maçonnerie vertical servant d'une part à améliorer par son poids la stabilité de l'ensemble et d'autre part à décorer les renforts (cf. les nombreux pinacles de la cathédrale de Ségovie).

 

Portail : porte monumentale intégrée dans une façade

 

Protomé : élément décoratif constitué d'un buste d'homme ou d'animal.

 

Retable : Les retables apparaissent au XIème siècle suite à la modificationde la place du prêtre lors de l'office. Celui-ci avait coutume de se placer derrière la table d'autel, face aux fidèles. A partir du XIe, le prêtre se place entre l'autel et les fidèles, tournant le dos à ces derniers. Le regard du prêtre et de ses ouailles se porte donc derrière la table (retro tabula). C'est pourquoi on estime alors utile de faire apparaître des décorations derrière l'autel. Lorsque la consécration des églises commence à être étroitement liée à la présence de reliques, des retables reliquaires apparaissent

 

Rond-point : extrémité du choeur qui forme un hémicycle. Le rond-point est divisé en plusieurs pans (souvent cinq).

 

Soffite : pierre sculptée, posée horizontalement (parallèle au sol), séparant deux modillons.

 

Tailloir : plateau carré ou polygonal posé le chapiteau d'une colonne. Il complète souvent le programme iconographique du chapiteau, par exemple 

avec des inscriptions,

 

Tirant : tige métallique tendue entre les retombées d'un même arc doubleau (en travers de la nef).

 

Transept : partie transversale du plan de l'église, qui coupe la nef principale à la croisée du transept.

 

Travée : portion de voûte comprise entre deux points d'appui (piliers...)

 

    30593201696672257

 

Triforium : galerie au-dessus des bas-côtés ou des tribunes, composée d'arcatures de faible hauteur, ouvrant sur la nef, le transept ou le choeur. Le triforium peut être aveugle si les ouvertures sont simulées. Si la galerie est réelle, elle peut avoir un mur de fond plein ou à claire-voie. Le triforium se distingue essentiellement de la tribune par la taille de ses baies, moins hautes et moins larges.

 

Volée (arc-boutant à double volée) : type d'arc-boutant comportant une pileintermédiaire avant la culée.

 

   .

Voussures : arcs concentriques en retrait les uns par rapport aux autres au-dessus d'un portail ou d'une fenêtre. Les voussures sont surmontées d'un archivolte.  

 

Voûte : couvrement intérieur d'un édifice. Une voûte peut être en berceau (plutôt roman). Elle a alors la forme d'un arc prolongé. On parle de berceau cintré lorsque la voûte est semi-cylindrique, de berceau brisé lorsque deux pans concaves se rejoignent en pointe au faîte. Le berceau est longitudinal s'il est parallèle à l'orientation de l'espace couvert, transversal s'il est perpendiculaire à celle-ci. Les collatéraux sont parfois voûtés en demi-berceau. On voit aussi des voûtes d'arêtes lorsque deux berceaux se croisent en pénétrant l'un dans l'autre (formant une croix de Saint André). Le troisième type de voûte est la voûte d'ogives. Elle peut être quadripartite ou sexpartite (selon qu'elle croise 2 ou 3 ogives, dessinant 4 ou 6 voûtains). La voûte d'ogives est dite barlongue lorsqu'elle forme, à chaque travée, unrectangle dont le côté le plus long est perpendiculaire à la nef.

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 09:25
 
Le Grand Shisme d'Occident s'intensifia vers 1415, déjà depuis 1378, deux clans s'opposaient et divisaient l'Eglise. D'une part le clan pro-latin comprenant la France, la Castille, le Portugal d'autre part le clan pro-Saxon : Angleterre, Saint Empire et Flandres. Leur opposition au sein du Sacré Collège et la difficulté à se mettre d'accord sur le choix du Pape furent quelques une des divergences de ce Grand Shisme d'Occident. Voici ce document original rédigé en latin où il est fait mention des mesures fiscales exercées en Bretagne par les papes d'Avignon à l'époque du Grand Schisme d'Occident :

In decenatu de Plumauden
   
Rector de Plumauden (Plumaudan)  seu decanus, débet pro restis a tempore Stephani Guiho deffuncti VII fr. Restant VII fr. Item débet pro quatuor integris decimis predictis ; restant VII.............. libr VII libr.
Item débet pro procuracione termini festi Annunciacionis B6 Me V. anni etc. nonagesimi tercii XXII gr. cum duabus partibus II gr. Restant . . XXII gr. cum duabus partibus II gr.
Abbas Belliloci (Beaulieu en Mégrit) pro procuracione festorum Omnium Sanctorum et Resurreccionis Dni exinde sequentis. Restât debens LXX gr LXX gr. 
Item débet pro qualibet intégra décima X libr., que ascendunt pro quatuor decimis integris XL [libr.]; solvit per plures soluciones XXVIII libr. VII sol. VI den. Restant........ XI lib. XII sol. VI den.
Cappellania s. Johannis de Dynanno (chapelle Saint Jean de Dinan)débet pro qualibet intégra décima XVIII sol.; que ascendunt pro quatuor integris decimis LXXII sol. Restant LXXII sol.
Rector de Lanrelas  débet pro duobus terminis procuracionum antedictis LXX gr. Restât debens LXX gr. Item pro quatuor integris decimis débet GXII sol. Restant.......GXII sol.
De dicta ecclesia de Lanrelas, taxata XIIII libr., vacante causa permiitacionis facte ad ecclesiam de Avrylleyo, Andegaven.dioc.M, provisum fuit dno Roberto Juno; residuum elegi pro quo composui ad XX libr., super quibus solvit X libr.Restant .........X libr.
Rector de Treveron
(Trévron), super restis decimarum, restât debens XL sol. Restant XL sol.
De eccla s. Madeni
(Saint Maden),  non taxata, vacante per mortem Johannis Nepotis, provisum fuit Guillelmo Nepotis per simplicem resignacionem in curia Romanam factam.
Item vacavit per mortem dicti Nepotis  et fuit provisum  Guillelmo Honeys auctoritate ordinaria ; composui cum eodem Honeys pro fructibus unius anni ad decem scutos quos solvit,   restant unius anni fructus fructus.
Item débet pro parte sua de Plumauden, videlicet pro duobus   supradictis terminis procuracionum; restât debens XXII gr. cum duabus partibus II gr. Restant .....XXII gr. cum duabus partibus II gr.  
Item débet loco décime veram decimam fructuum.
Rector de Landugen
(Landujan) computavit die .Tovis ante festum B. Bartholomei; anni etc. nonagesimi octavi, videlicet pro duobus terminis procuracionum.
Item pro quatuor integris decimis.
Item pro primariis fructibus eccl. predicte, et pro média prebenda Maclovien., ad summara decem et novem libr. cum dimidia. Restât debens XIIII libr. X sol. ... XIIII libr. X sol.Item débet pro procuracione termini festi Annunciacionis
Be Me V. anni etc. nonagesimi tercii XXXV gr. Restant...XXXV gr.
Rector de Medreac
débet pro procuracionibus festorum Omnium Sanctorum et Resurreccionis Dni inde sequentis LXX gr. Restant...LXX gr 
Eccla de Guyte (Guitté) vacavit per obitum Johannis Chappelle; fuit provisum Eudoni Yvonis ; per Stephanum Guiho, predecessorem meum, fructus primarios (sic) afïirmati Johanni.
Morice deffuncto ad XX fr. ; nullum aliud efficax reperi documentum; et sic restant XX fr XX fr.
Item, eadem eccla non taxata, debetur vera décima, quia nichil solvit pro dictis quatuor decimis.
Item débet pro procuracione termini fésti Annunciacionis Be Me V. anni etc. nonagesimi tercii XXXV gr. Restant...XXXV gr.
Item débet pro terminis festorum Omnium Sanctorum et Resurreccionis Dni exinde sequentis annis etc. nonagesimo septimo et octavo. Restant.... LXX gr.
Rector de Plumaugat 
(Plumaugat) pro procuracione festi Annunciacionis Me V. anni etc. nonagesimi tercii débet XXXV gr. Restant .....XXXV gr.
Item pro quatuor integris decimis predictis restât debens VIII libr VIII libr.

Rector de Yvignac (Yvignac)
pro restis primariorum fructuum eccl predicte, a tempore succollectoris Guiho, predecessoris mei, restât debens XV fr. Restant... XV fr.
Item débet pro procuracione termini festi Annimciacionis Be Me V. anni etc. nonagesimi tercii; débet XXXV gr. Restant ...XXXV gr.
Item pro terminis festorum Omnium Sanctorum et Resurreccionis Dni exinde sequentis, annis etc. nonagesimo septimo
et octavo LXX gr. Restant... LXX gr.
Item pro quatuor integris decimis supradictis, débet LXXII sol. Restant... LXXII sol.
Rector de Yrreac
(Eréac) pro restis primariorum fructuum eccl predicte, a tempore succollectoris Guiho, predecessoris mei, restât debens XV fr. Restant... XV fr. 
Item débet pro procuracione termini festi Annimciacionis Be Me V. anni etc. nonagesimi tercii; débet XXXV gr. Restant ...XXXV gr.
 Item pro terminis festorum Omnium Sanctorum et Resurreccionis Dni exinde sequentis, annis etc. nonagesimo septimo
 et octavo LXX gr. Restant... LXX gr.
 Item pro quatuor integris decimis supradictis, débet LXXII sol. Restant... LXXII sol.

Rector de Sivignac (Sévignac) débet pro quatuor integris decimis predictis VI libr. Restant .....VI libr.
Item, de eadem eccla, taxata XV libr., vacante per mortem dni Pétri Thome, fuit provisum Petro de Fougère, auctoritate ordinaria; restant fructus fructus.
Item, vacavit per mortem dicti Fougère; fuit provisum Johanni de Abbacia, auctoritate ordinaria; taxam elegi, super quo (sic) solvit fr. Restant ....IX fr.

Rector de Bron (Broons)  débet pro procuracione termini festi Annunciacionis Be Me V. anni etc. nonagesimi tercii XXXV gr. Restant... XXXV gr.
Item débet pro procuracione festi Resurreccionis Dni anni etc. nonagesimi octavi. Restant XXXV gr.
Item débet pro qualibet intégra décima XL sol., qui ascendunt pro quatuor integris decimis VIII libr.; solvit pro quatuor terminis IIII libr.; restât debens pro quatuor ultimis ; restant
IIII libr.

De eccla de Tremeur (Trémeur) taxata VIII libr., vacante per obitum Pétri Danielis, fuit provisum Johanni Bardoul ; pro residuo composui cum dicto Bardoul ad sommam XIIII fr. Solvit I fr.
X sol.; restant.... XII fr. X sol XII fr. X sol,
Item débet pro termino festi Annunciacionis Be Me V. pro procuracionibus anni etc. nonagesimi tercii XXXV gr. Restant...XXXV gr.
Item débet pro terminis festorum Omnium Sanctorum et Resurreccionis Dni annis etc. nonagesimo septimo et octavo LXX gr. Restant... LXX gr.
Item débet pro qualibet intégra décima XVI sol., que ascenp dunt pro quatuor integris decimis LXIIII sol. Solvit XXIIII sol. Restant ...XL sol. De ista eccla de Tremeur, taxata VIII libr., vacante per mortem mag. Johannis Bardoul, provisum fuit, auctoritate ordinaria, Hamoni Lecomte. Restant fructus fructus.
Item, vacavit causa permutacionis facte cum Johanne Lechantours ad ecclam s1 Servacii fructus affirmavi Oliverio de Angolevent pro ultima annata ad sommam XVI libr. ; solvit de
presenti MI libr. Restant XII libr.
Rector Tredrani
(Trédias) débet L. r j procuracione termino festi Annunciacionis anni etc. nonagesirni tercii et festorum Omnium Sanctorum et Resurreccionis Dni annis supradictis, débet GV gr. Restant ...GV gr.
Item pro decimis terminis predictis XL sol. Restant... XL sol.
Rector st Johannis de Insula
{Saint Jouan de l'Isle), videlicet Oliverius Morhan, pro primariis fructibus eccle sue, débet IIII libr. Restant IIII libr.
Item débet pro pensione archidiaconi de Dinanno quolibet anno X sol. Restât debens pro quinque annis L sol. Restant. . L sol.
Item débet pro quatuor integris decimis termino supras scripto debitis LXIIII so .; restant... LXIIII sol.
Rector de Conueuro
(Guenroc) débet pro restis a tempore Stephani Guiho; restant ...III fr III fr.

Rector de Caune (Caulnes) pro IIII integris decimis... LX sol
Prior de Treffemel (Tréfumel) débet pro restis decimarum a tempore predicti Guiho; restant... II fr
 Prior et rector de Becherel (Bécherel) debent pro procuracione termini festi Annunciacionis predicti. Restant XXXV gr , XXXV gr.
Ecclesia de Ploasne (Plouasne), non taxata, vacans per obitum dni Guillelmi de Labatre, provisa fuit Gervasio Lonyere, auctoritate ordinaria.
Item, vacavit causa
Prior prioratus s. Paterni (Saint Pern), frater Guillelmus Doublart, ex finali compoto facto cum succollectore Guiho restabat debens, quos solvere tenebitur médium in duobus festis Puriflcacionis B. M. V. proxime venturis, vi elicet in anno LXXXXII, non computatis XX fr. jam super compoto solutis succollectori viventi, videlicet XL fr., et habuit quittanciam ; postmodum (vide antea) de dictis quadraginta fr. recepi XIIII fr., videl icet a mag. Andréa Figuli ; et sic restant XXVI libr. tur.
Item débet pro procuracione termino festi Annunciacionis Be Me V. anni etc. nonagesimi tercii, restant XXXV gr.
Item débet dictus prior pro quatuor integris decimis predictis. Restant G sol.
Rector de Treliven (Trélivan) débet pro restis a tempore succollect oridesff uncti ; restant III fr III fr.
 Abbas s1 Mevenni (Saint Méen) pro procuracionibus termino festi Annunciacionis Be Me V. anni etc. nonagesimi tercii débet....XXXV gr.
Rector de Gadello (Gaël) débet pro procuracione termini festi Omnium Sanctorum anni etc. nonagesimi septimi XXXV gr. Restant....XXXV gr.
Item débet pro restis decimarum X libr. Restât debens pro dictis terminis X libr.
Prior de Croso (Le Crouais) débet pro restis predecessoris sui deffuncti Stephani Guiho ; restant VI fr. XIII sol. VI den. Restant. . . .VI fr. XIII sol. VI den.
Prior s. Onerti (Saint Onen), pro quatuor integris decimis, restant...XL sol XL sol.
Guillermus de Marczac, rector de Medregnac (Merdrignac), pro restis a tempore Stephani Guiho, débet XVII fr.
Item débet dictus rector pro restis decimarum termino supradicto debitarum ; restant IIII libr. X sol.
Rector de Gomene (Goméné ) a tempore predicti deffuncti succollect oriGsuih o, débet IX fr. Restant ...IX fr.
Item débet dictus rector de Gomene pro restis decimarum LUI sol. Restant LUI sol.     
    Saint_Vincent_Ferrier_
Saint Vincent Ferrier
 
Au temps douloureux du Grand Schisme, le duc Jean V appela en Bretagne un moine espagnol de l'Ordre des Frères Prêcheurs : saint Vincent Ferrier. Grand prédicateur, saint Vicent Ferrier après avoir veinement tenté de mettre un terme au Grand Schisme se mit à parcourir notre contrée. Partout où il passait, les églises s'avéraient trop petites, aussi prêchait il en plein vent, il arrivait dans chaque ville, dans chaque bourg monté sur un âne.Alors c'était fête, pour l'entendre certains parcouraient jusqu'à dix ou vingt lieues, certains jours il y avait 30.000 auditeurs pour l'entendre. Nous savons par la déposition du recteur de Lanrelas, alors octogénaire que saint Vincent venant de Rennes, séjourna à Dinan, puis prêcha à Jugon, à Lamballe avant de s'éteindre à Vannes le 5 avril 1419 à l'âge de 82 ans. Comme nous l'avons vu précédemment, le mécénat ducal et les grandes familles aristocratiques favorisèrent l'émergence de l'art gothique flamboyant en Bretagne. Partout des chantiers, ici des églises, des chapelles ou des cathédrales.  
 
SAM_3661
 
Découvrons alors plus en détail quelques uns des travaux réalisés : Caulnes dont la partie haute date du XVe siècle nous permet de découvrir deux arcades ogivales, appuyées sur un gros pillier cylindrique; une peinture de la fin du XVe siècle qui représente la Vierge allaintant l'enfant Jésus. On se servait alors du blanc d'oeuf pour coller les couleurs. Grand vaisseau de granit, l'église de Broons avait bplus d'un rapport avec celle de Mégrit, elle datait du quinzième siècle, le clocher élevé était en charpente de boIs recouvert d'ardoise, mais surtout cette édifice offrait un portail monumental de style ogival très ouvragé. L'église de Plénée présente pour sa part une tout qui ressemble à un éléménent défensif avec ses contreforts, et sa tourelle percée d'embrasures à couleuvrines. Le portail ouest du XVe siècle présente des archivoltes retombant sur des colonnettes engagées, tout comme à  Guenroc. Le porche de saint André des Eaux fut ajouté en 1418 au vieil édifice du XIe siècle, Brusvily vit son église relevée par la puissante famille de la Vallée du Val. L'église de Sévignac présentait une porte occidentale du XVe siècle, dont les piedroits formés de trois colonettes à base prismatique et allongée, supportaient de légers chapiteaux à feuillage, et un arc en accolade. Dans un des soufflets de la vitre un écusson nous est ainsi décrit : "D'azur à six besans d'or", lesquelles armoiries  "d'azur au sautoir d'or orné de quatre besans de même" semblent correspondre à celle de Jehan Lepervier qui fut évêque de Saint Malo de 1451 à 1486. La chapelle saint Sébastien de Rouillac alors située en la paroisse de Sévignac fut dotée au XVe siècle d'un fenestrage, mais tout en conservant les deux panneaux de sa verrière primitive. L'église Notre Dame de Jugon goûta le gothique flamboyant, sa robuste charpente fut entièrement reconstruite au XVe siècle. Des croix étaient plantées le long des chemins fréquentés alors par les pèlerins. Les pélerinages du Tro Breiz et de Saint Jacques sucitaient alors beaucoup d'intérêt. Sachant que tout Breton devait effectuer durant sa vie au moins une fois le pèlerinage du Tro Breiz, cependant tout laisse penser que ce pèlerinage fut repenser à échelle locale. En principe, il s'acheminait de saint Pol de Léon à Quimper, de Vannes à Tréguier -qui avait vu naitre Yves Hélory de Kermartin  en 1253, de Saint Brieuc à Saint Malo puis Dol. Le prieuré saint Georges de Trémeur fondé au début de la guerre de Succession de Bretagne devint lieu de halte et probablement le Manoir de l'Abbaye en cette même paroisse. Saint Laurent de Lesliens en Broons, Saint Cado à Sévignac, Saint Firmin de Yvignac et Saint Georges de Trémeur furent très certainement autant de lieux de halte ainsi que le Tertre en Rouillac.
 
SAM_3661
   
Ces pèlerinages étaient aussi l'occasion de renouer avec le culte ancestral des fontaines aux vertus miraculeuses. Les lieux dits chemins verts que l'on retrouvent ici et là (Broons et Sévignac, mais aussi le Pont des Pèlerins à Plénée) sont autant d'indices sur ces démarches méiévales. On peut penser que pour sa part le pèlerinage de saint Jacques de Compostelle connu aussi le succès, ainsi au hameau de la Villeneuve à Lanrelas, la cheminée est ornée de la coquille de saint Jacques, du reste, la paroisse de Lanrelas hébergeait une chapelle Saint Jacques aux abords de son cimetière actuel.  
       
    Anne-Bretagne
 
Anne de Bretagne en prière 
 
Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 16:50

IMG_2465

IMG_2468

IMG_2469

IMG_2470

IMG_2472

IMG_2473

IMG_2475

IMG_2477

IMG_2479

IMG_2480

IMG_2481

IMG_2482

IMG_2483

IMG_2484

IMG_2485

IMG_2486

IMG_2487

IMG_2489

IMG_2490

IMG_2491

IMG_2493

IMG_2494

IMG_2495

IMG_2496

IMG_2497

IMG_2498

IMG_2467

 

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 15:50

 

Dans le répertoire des églises et des chapelles, René Couffon nous a laissé ses notes très intéressantes

...Au XIVe siècle,lors de la guerre de Succession du duché, les troupes anglaises ne se conduisirent pas mieux (que les Normands au Xe siècle quand ces barbares avaient au Xe siècle, incendiés tous les édifices religieux, ce qui leur avait été d'autant plus aisé que la plupart étaient encore construits en bois "more scolito". En effet les Anglais détruisirent systématiquement les églises et chapelles des environs de Dinan, Saint-Brieuc et Tréguier, afin d'empêcher le parti de Charles de Blois de les fortifier et de les utiliser comme points d'appui...Ruiné et dévasté pendant la guerre de Succession du duché dès le milieu du XVe siècle et pendant tout le XVIe, le pays connut une ère de gtande prospérité pendant laquelle les fondations furent nombreuses, et les donations affluèrent aux églises et chapelles, soit directement, soit par l'intermédiaire de confrèries qui eurent leurs administrateurs particuliers. Ainsi, au XIVème siècle, pendant cette guerre de Succession de Bretagne, l'église de Saint-Ignace en la paroisse de Saint Igneuc subit de graves dégradations et la chapelle Notre-Dame, située sur le territoire de la  même paroisse, fut entièrement détruite. Aussi, afin de continuer les reconstructions commencées, une bulle d'indulgences fut-elle sollicitée du pape le 30 avril 1382. Ces fabriques dépensèrent largement pour la décoration des églises, des chapelles et des autels particuliers; aussi tous les inventaires de cette époque qui nous sont parvenus énumèrent-ils une argenterie importante, des ornements en nombre, des statues ou ymages, ainsi que l'on disait alors, bien dorées et étoffées, et souvent des tâpisseries pour la décoration des objets évidemment, de soins plus particuliers et ornés par ailleurs de peinture murales et de vitraux. Voici un inventaires des églises et chapelles situées entre Dinan & Lamballe ayant été construites ou remaniées au cours de cette période :

 

-Broons : l'ancienne église Saint Pierre avait été remaniée aux XVème.

 

La chapelle de la Madelaine est attribuée à Jeanne de Malemain mère de du Guesclin, elle fut construite dans la seconde partie du XIVe siècle -1365/1370. Subsitent quelques éléments d'origine  tels ces fenestrages situés en la partie sud et en la partie est -ci dessous.

 

SAM_2948

  

La chapelle Notre Dame des Noës de Lesliens, fut fondée en 1454 par Bertrand Millon, sr de la Ville Morel. Le 22 décembre 1459, le fondateur obtint licence d'avoir des fonts baptismaux et de célébrer secrètement même en temps d'interdit général. Ci-dessou angelot XVe siècle provenant de ladite chapelle

 

    IMG_0554

 

-Brusvily : l'ancienne église Saint Malo datait du  XVème siècle, mais conservait des vestiges du XIe siècle.

 

-Caulnes : A l'exception de la tour, l'église Saint Pierre et Saint Paul de Caulnes remonte en grande partie au XVe siècle -ci dessous le grand portail XVe

 

  SAM_5511 

 

 

-Collinée : l'église fut remontait au XVe siècle, elle a conservé quelques éléments de cette période -ci dessous

 

30593201696672257

 

-Corseul : ancien porche XVe réemployé dans la longère nord.  

 

-Dinan : Cénotaphe de Bertrand du Guesclin en la basilique Saint Sauveur, date pour partie du XIVe siècle -ci-dessous

 

  IMG_2053   

 

 

-Dinan : bénitier octogonal XVe  en l'église Saint Malo -ci-dessous 

 

IMG_2469  

 

-Dolo : bénitier XVe -ci dessous   

 

 

SAM_2055 

 

-Eréac :  la chapelle du Châtelier a conservé des fenestrages du XVe siècle insi qu'un bénitier de même époque -ci dessous

 

SAM_3908

 

SAM_3909

 

 

--Fréhel : l'église remontait aux XIVe & XVe siècle

 

-Guenroc : l'église actuelle remonte au XVe siècle, l'inscription en lettres gothiques gravée sur le porche l'indique: l'an mil IIIILXXV ihesus, m(aria), bénitier XVe -ci dessous
 

 

IMG_2121 

 

 

 

-Guitté : l'église, certaines parties remontent en partie au XVe siècle -ci-dessous 

 

 

 

IMG_1463

 

 

La chapelle de Beaumont en Guitté remonte au XVe siècle

 

-Hénanbihen : dans le cimetière, l'on a conservé le porche de l'ancienne église du XIVe siècle 

 

 -Jugon : le clocher tour de l'église remonte au XIVe siècle -ci dessous

 

SAM_2972

 

-Lamballe : la longère midi de la nef de la Collégiale ayant été détruite par un incendie, elle fut reconstruite entre 1414 & 1415 -ci dessous 

 

 

   SAM_3061    

 

 

L'église Saint Jean : construite en 1420, la base du clocher et les grandes arcades remontent au XVe siècle -ci dessous  

 

      cdf   

 

-Landébias : L'église Saint Eloi remontait au XVe siècle ainsi que les fonts baptismaux, on découvre également un bénitier XIVe.

 

-Langourla : la chapelle saint Gilles témoigne du cortège qui accompagna la dépouile de Gilles de Bretagne et fit escale en cet endroit.  On y a placé les armoiries du Parc provenant de l'ancienne église et résultant de l'alliance vers 1427 entre Jean du Parc et Isabeau de Langourla. Subsiste aussi un cintre provenant de l'ancienne chapelle. -ci dessous

 

 SAM_0086

 

  

    IMG_2400 

 

-Languenan : l'ancienne église remontait au XVe siècle.

 

-Mégrit : l'église fut fondée au XIVe siècle, elle conserve quelques parties des XIVe & XVe siècles -ci dessous

 

SAM_3542

 

-Merdrignac : l'ancienne église batie au Vieux Bourg avait été fondée en 1373 par la puissante famille de Saint Pern.

 

-Mérillac : l'ancienne église remontait probablement aux XIVe & XVe siècles, elle a conservé une Vierge à l'Enfant XIVe, des angelots et une cuve baptismale datant du XVe siècle.

 

SAM_3155

 

 

SAM_3145

 

SAM_3415

 

-Plédéliac : l'église remontait au XVe siècle, bien que remaniée elle conserve de nombreux éléments d'origine -ci dessous  

 

  SAM_0431

 

-Pléboulle : la chapelle de Notre Dame du Temple remonte au XIVe siècle -ci dessous   

 

IMG_0906

 

-Plénée-Jugon : l'église remonte au XVe siècle. Le clocher tour date à cette pédiode -ci dessous   

 

 SAM_0941

 

-Plestan : l'église remonte au XVe siècle.

 

-Plorec sur Arguenon : cuve baptismale datant du XVe siècle     

 

-Plumaugat : la précédente église remontait au XVe siècle

 

-Ruca : Une Vierge datant du XVe  -ci dessous   

 

    SAM_4618

 

 

-Saint Juvat : l'église fut fondée à la fin du  XIVe siècle -ci dessous

 

SAM_0233

 

-Saint Launeuc : l'église remonte au  XVe siècle -ci dessous

 

SAM_1721

 

-Saint Maden : l'église remonte au XIIe & XV e siècle. Une porte XVe ci dessous

 

SAM_0264

 

-Sévignac : L'ancienne église avait été remaniée au cours du XVe siècle

  

La chapelle Saint Cado a conservé une doube arche cintrée remontant au XVe siècle -ci dessous

 

SAM_4710

 

La chapelle Sainte Catherine avait été fondée par Guillaume du Margaro & Plossette de Bréhant en 1408

 

-Tramain : fonts baptismaux XIVe

 

-Trédaniel : l'église remonte au XIVe siècle -ci dessous

 

-Trédias : l'église remontait au XVe siècle

 

La chapelle du Bouays Robert idem

 

-Trélivan : l'église remonte en partie au XVe siècle, elle a conservé un portail XVe  

 

Trémeur : l'église remonte en partie au XVe siècle -ci dessous   

 

SAM_0349

 

-Trémorel : la chapelle des Treize Chênes fut fondée au XIVe siècle. Il subsiste quelques éléments d'origine remaniés au XVII -ci dessous

 

SAM_5584

 

     

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article