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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 18:05

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 10:00

à côté  de son père avec ombrelle rouge'

 

     branche du Quengo en Irodouer

 

Ci dessous le château du Quengo à Irodouer 

 

16016939 

 

 

C'est à travers la descendance de Jehan Ferron vivant à la fin du XIVe siècle que l'on trouve mention d'un de ses descendants vivant à la fin des guerres de la Ligue :  Jean Ferron . Celui ci épousa Julienne de Guellenec et ils eurent pour  fils Pierre Ferron marié à  Françoise de la Raix qui lui donna quatre enfants :

a) Jean Ferron, qui suit;

b) Marguerite Ferron mariée à Jacques de L'Espinay, sieur de la Ville Girouar

c) Julienne Ferron mariée à Jean Piedvache, sieur de Montifaut

d) Renée Ferron mariée à Jean La Chouë

Jean Ferron, naquit vers 1585, c'est lui qui en 1682 se porta acquéreur du domaine de Quengo en Irodouer. Il épousa Péronnelle Piedvache dont il eut huit enfants :

a) Guy, qui suit:

b) Claude Ferron, marié à Jeanne Boutier

c) Gilles Ferron, sieur des Dannelais époux de N. Labbé.

d) Jeanne Ferron

e) Jean Ferron

f)  Roberde Ferron

g) Anne Ferron

h) Claude Ferron, mariée à Mathurin Guitton

Guy Ferron, fut le premier à porter le titre de seigneur du Quengo en Irodouer. Il naquit en cette paroisse et fut porté sur les fonts baptismaux de Irodouer le  9 juillet 1612, marié à Marie Ravenel il eut pour héritier Jean Baptiste Ferron. Guy Ferron s'éteignit à Rennes en 1649

Jean Baptiste Ferron, sieur du Quengo épousa à Rennes Claudine Carré, fille de Gilles Carré, sieur des Salles. Ils eurent pour héritier :

Joseph Placide Ferron, Conseiller au Parlement de Bretagne en 1692, il épousa le 11 mars 1695 damoiselle Hélène Vincente Guihart, fille de messire Nicolas et dame Marguerite de Saint Pern. 

Leur fils Jean Baptiste occupa pareille charge en 1724, pour sa part il contracta alliance avec damoiselle Françoise Eon, demoiselle de Carmen.   

Julien Ferron, fils des précédents vit le jour à Saint Malo le 6 juin 1730, marié à Rennes avec Angélique Fournier, il eut quatre enfants :

a) Célestin Jean Baptiste Placide né en 1756, marié le 6 mai 178, avec Françoise Nouail Demoiselle de la Ville Gilles, dont  : Ange Jean Baptiste né en 1789
b) Angélique Julie Placide
c) Adélaide Hélène Bertranne 

d) Emerance Fidele

 

Ci dessous la chapelle du Quengo à Irodouer 

 

     chapelle-irodouer

 

 

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 19:36

    branche de la Sigonnière en Saint Juvat 

 

Ci dessous le Manoir de la Sigonnière en Saint Juvat

d'après le croquis du Vicomte Frottier de la Messelière

 

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La branche de la Sigonnière, est un ramage au milieu du XVIe siècle de celle du Chesne, elle posséda la Sigonnière en Taden, en effet,  Guillaume Ferron, fils de Julien et de Bertranne Ferré de la Ville es Blancs fut l'auteur de la branche de la Sigonnière en Saint Juvat,  et père de Charles Ferron, Gouverneur de Broons de 1596 à 1598; et de Christophe Ferron, sieur de la Sigonnière à St-Juvat.  Christophe Ferron, sieur de la Sigonnière à St-Juvat  et Julienne Gallier sa seconde femme se portèrent acquéreurs de  la terre de Quénart, rachetée d’avec Christophe de Beaumont, sieur de la Ville Arnoul  le 27 juin 1596. Christophe Ferron laissa cette terre de Quénart à Charles Ferron, par transaction du 15 mars 1599. La vente sur parchemin est signée Richard et Odion, notaires royaux. Il y est précisé que la terre de Quénart y est vendue avec tous ses fiefs, juridictions, droit de sceaux et papiers de tout exercice de moyenne juridiction avec les droits de sépultures, bancs dans l’église de Sévignac, du côté de l’épître avec pierres tombales armoriées des armes de ladite maison de Quénart et autres non armoriées.  Charles Ferron prit la qualification de sieur de la Sigonnière de la Haye et de Quénart en Sévignac. Il fut pendant les guerres de la Ligue capitaine-gouverneur du château de La Motte-Broons de 1596 à 1598. Il combattit sous les ordres du maréchal de Brissac, et celui-ci l’envoya avec sa troupe reconnaître les ennemis qui essayaient de secourir les défenseurs de la tour de Cesson. Il y perdit deux chevaux lors de cette expédition et reçut du maréchal de Brissac quatre cents écus en dédommagement. En juin 1597, le gouverneur de Moncontour et le sieur Ferron chargèrent le sieur de St-Laurent près de Mauron, le défièrent et le contraignirent en lui prenant son frère et autre. Charles mourut sans hoirs en 1606 et fut inhumé à Caulnes, le 30 juin.  Son frère Eustache Ferron en hérita.  Ecuyer François Ferron marié à Françoise Brunet vivait à Sévignac, paroisse qui vit naitre  leurs quatres enfants : Hélène, bapt. en 1654, Philippe-Emmanuel & Regné-Julien baptisé en 1657 & Mathurin baptisé en 1658. Nous trouvons ensuite écuyer François-René Ferron de la Pironnais inhumé le 30 octobre 1742  à Sévignac. François-Henry Ferron en était le seigneur de Quénart jusqu’à ce qu’il partage avec ses frères la terre de ce lieu à la date du 22 décembre 1768. Pierre-Henry Ferron se trouva ainsi seigneur de Quénart.

 

 

Ci dessus buste féminin renaissance à Quénart 

 

Au cours du XVIIIe siècle, cette branche Ferron de la Sigonnière compte aussi François René Ferron, écuyer, seigneur de la Sigonnière, époux en 1709 de Marie Françoise Gabrielle de Launay, dont :
François René Ferron, écuyer, seigneur de la Sigonnière, de la Mettrie, qui eut de Modeste Colombe Servanne de Gaudrion :

François René Henri Malo Ferron, écuyer, seigneur de la Sigonnière, de la Mettrie, qui eut de Modeste Colombe Servanne de Gaudrion :

François Henri Malo Ferron, écuyer, sieur de la Sigonnière et de la Villegicquel, qui épousa en la chapelle du manoir de Coutance, en Taden, le 4 mai 1762, âgé de 26 ans, Anne Gillette Françoise Anger, dame des Vaux, et eut :
1° Claire Rose Ferron de la Sigonnière, née en 1779, qui épousa en 1813 Pierre François le Ménager, et mourut à Saint Coulomb le 15 juin 1861;
2° M. Ferron de la la Mettrie, dont la veuve vivait en 1904. Le comte Paul de Bellevüe est mort à Saint Servan le 9 septembre 1887, et sa veuve y est morte en 1888

Ils avaient eu plusieurs enfants :
1° Paul Jules Marie, comte de Bellevüe, qui suit;
2°Henri Louis Marie, Fournier de Bellevüe, lieutenant aux zouaves pontificaux, capitaine aux volontaires de l'Ouest, médaillé de Mentana, chevalier de la Légion d'Honneur, tué glorieusement à la bataille du Mans.

   

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 17:56

 

 

    f 

 

"D'azur à six billettes d'argent, 3 ,2 ,1, au chef de gueules chargé de trois annelets d'or" (Sceau de 1371). "Six billettes 3, 2, 1" (Sceau de 1371 & 1392). Cimier : une rose. Ce cimier a été changé depuis long temps par M.M. de la Ferronnays, qui ont pris à la place un bras nu, armé d'une épée antique, avec ces mots pour devise "in hoc Ferro Vinces "

Ferron, seigneur de la Ferronnnays et de Langevinais, paroisse de Calorguen; de Quéhébec, paroisse de Plumaudan; de la Villesmiez, de la Gratière, du Quengo, paroisse d'Ieodouer; des Daunelais, de la Forest, du Plessix, de Miniac, de Saint Mars la Jaillie, paroisse de ce nom; de la Motte paroisse de Maumusson, de la Vigne, etc... ancienne extraction chevaleresque, reconnue et maintenue aux réformations et montres de 1479 à 1513, dans les paroisses de Calorguen et Plumaudan.
Deux familles Ferron ont la même origine : les Ferron de la Ferronnays et les Ferron du Chesne, sieur de Boutron, dans la paroisse de Calorguen. Les armes de cette dernière sont "d'azur à la bande d'argent chargée de quatre hermines de sable le champ semé de billettes d'argent sans nombre". Toute porte à croire que la branche dite du Chesne se soit détachée de celle de la Ferronnays dans la première moitié du XIVe siècle.

 

Ferron du Chesne (2)

 

Devise : "sans tâche" par concession d'Henry IV, en 1590. 

 

La famille Ferron de la Ferronnays est une famille noble & ancienne en Bretagne, Evêché de Saint Malo. Il y a dix neuf Chevaliers, à la tête desquels on trouve les Seigneurs Amaury de Clisson, Robert de Beaumanoir, Robert de Guitté & Geoffroy Ferron. Cette revue fut faite à Paris, le 27 janvier 1382, & l'extrait a été tiré de la chambre des Comptes de Paris. L'histoire de cette Province fait mention de cette famille dès l'an 1118, temps où un Ferron fit une donation en faveur de quelques Abbayes. Cette anecdote est citée par l'Historien, qui dit l'avoir tirée des titres de l'Abbaye de Marmoutiers.   Elle a constamment servi nos Rois et les Ducs de Bretagne, & elle a produit, dans ces temps reculés, des Capitaines d'hommes d'armes, & des Chevaliers de l'Ordre du Roi.

 

Guillaume Ferron cité en 1160  dans une charte de Conan IV -Willhelmus Ferron Frater Templi  appartenait à l'Ordre du Temple en tant que Maître du Temple en Bretagne; et atteste d'une donation effectuée par ce même duc d'une donation faite à l'abbaye du Mont Saint Michel en 1170.
Amirant Le Ferron fait atteste une donation de Robert de Vitré au Prieuré de Sainte Croix en 1172
Radulphe Le Ferron atteste une lettre de Juhel de Mayenne pour le prieuré de Bécherel, en 1218.

Payen de Ferron accompagna Saint Louis à la septième croisade en 1248. Une des procurations données à Hervé de Nantes, en avril 1249; pour le passage de Limisso à Damiette, porte le nom de Payen Ferron à côté de celui d'Olivier de Rougé. C'est en vertu de ce titre que son écusson figure au musée de Versailles.

 

 

Jacques Ferron de la Ferronnays, est l'auteur des branches qui suivent, cependant le lien avec les personnalités évoquées ci dessus n'a pas été identifié, il  passa à la revue des Ecuyers avec Jean de Beaumanoir & autres, le 17 janvier 1356, en qualité d'écuyer avec "son cheval tout noir". Il reçoit 60 livres. Il eut pour enfans  :

a) Louis, Seigneur de la Ferronnays,   

b) Olivier -qui suit, ,

c) Jehan, cité dans l'Association que firent en 1379, les Seigneurs et Gentilhommes Bretons, pour la garde et le maintien du droit ducal en Bretagne. donne quittance 'à Jacques Renart trésorier des guerres du Roy" de 75 livres tournois pour ses gagaes et ceux é de quatre écuyers de sa chambre" le 14 janvier 1376, au même Jacques Renart, sous le sceau de Thibault du Pont en l'absence du sien.-Fait montre devant Bergerac, le 1er août 1380, avec ses neuf écuyers. Regardé comme auteur  la branche de Quengo en Irodouer d'après Nicolas Viton de Saint Allais (Nobiliare universel de France, ou recueil général des généalogies )   

d) Alain Ferron, d'après Nicolas Viton de Saint Allais serait  l'auteur de la branche du Chêne & de Boutron, dont la généalogie est mentionnée ci après (Nobiliare universel de France, ou recueil général des généalogies )  

e) Geoffroy Ferron, connétable de Dinan, et signataire du Traité de Guérandes, le 25 avril 1381 à Dinan, il figure également parmi les gentilhommes bretons qui prêtent le serment de fidélité au duc de Bretagne en 1379, et étant connétable de Dinan, il fait parti de la montre de Eon de Lesnérac, capitaine de Clisson, reçue à Paris en janvier 1382.(ci dessous, sceau du connétable de Dinan : Geoffroy Ferron).

 

 

Prête serment de fidélité au duc et à la duchesse de Bretagne en novembre 1397, tous trois qualifiés Chevaliers dans l'association  que firent, en 1379, les Seigneurs & Gentilhommes Bretons, pour la garde & le maintien du droit ducal en Bretagne.

Olivier Ferron, escuyer de la Montre d'Olivier de Mauny, reçues à Pontorson, le 1er mai 1371, sert la même année sous les ordres de Duguesclin et d'Eustache de Mauny, et donne quittance le 26 juin 1371, de "deux cent trente deux francs d'or et demi, en prest sur les fiages de moi, un chevalier-bachelier et vingt huit escuyers de ma compagnie", devant le fort de Comches. Il appartient à la branche de la Ferronnays. Jehan Ferron, escuyer, figure devant Cognac, dans une montre avec 19 autres gentilhommes bretons, l'Association de la Noblesse pour empêcher l'invasion du pays.-donne quittance "à Jacques Benart trésorier des furres du Royé de 75 livres pour le même objet, le 12 août 1376, au même Jacques Renard; sous le sceau de Thibault du Pont en absence du sien. -fait montre devant Bergerac, le 1er août 1380 avec ses neuf écuyers. Olivier Ferron de la Ferronnays, qualifié Chevalier dans un aveu qui lui fut rendu, en 1378, eut de sa femme, dont on ignore le nom :

Louis Ferron de la Ferronnays; vivait en 1368, dont :

-1. Olivier seigneur de Serignole, établi en Normandie, mort sans enfans;

-2. Louis, qui suit
Louis Ferron de la Ferronnays, épousa Damoiselle Phelipotte Bodin, de laquelle vint :

Olivier Ferron de la Ferronnays, qui se maria, par contrat le 12 Novembre 1436, avec Damoiselle Marie le Porc de la Chesnaye, dont l'alliance apporta dans sa suite aux Ferron de la Ferronnays, les Terres de la Chesnaye en Bretagne, des Moustiers & de Belleval en Normandie. Ses enfans furent :

Eustache, qui suit;

-2 Jacquemine mariée à Gilles de Lesquen,  

& -3. Raoul Ferron. Ils firent le partage de leurs biens en 1492, & par un acte de 1502, Eustache donne à Raoul, son frère, une pension viagere pour sa part dans les biens.

Eustache Ferron de la Ferronnays épousa Damoiselle Guillemette du Breil, dont sortirent : -1 Roland, qui suit;

-2 & 3 Charles & Julien.

Ils firent leurs partages nobles, le 4 mars 1526.
Roland Ferron de la Ferronnays, s'allia, par contrat du 10 avril 1526 avec Damoiselle Louise Troussier de la Maison de la Gaberiere. Il en eut
Gilles Ferron de la Ferronnays, qui étoit, en 1573, Chevalier de l'Ordre du Roi, & mourut en 1576. Il avoit épousé 1°. en 1546 Damoiselle Jeanne Glé de la Costardais; & 2°. en 1573 -Jeanne du Breil du Chalonge. Du premier lit vint 1- François, seigneur de Belleval, tué au service, en 1570, sans laissé d'enfans de Jeanne de Coëtquen, son épouse; & du second -2 René, qui suit.

René Ferron de la Ferronnays, étoit en bas age, lors de la mort de son père. Jeanne du Breil, sa mère en fut instituée tutrice par l'avis des seigneurs, Marquis de Coetquen, Chevalier de l'Ordre du Roi. Toussaint de Beaumanoir, François du Breil, Chevalier de l'Ordre du Roi, Jean d'Assigné, Jean du Breil, Seigneur du Rays, & de vingt-quatre autres gentilhommes tous parens aussi du mineur, cet acte est du 24 juin 1576. Il épousa, en 1596, Damoiselle Jeanne d'Evignac, de la Maison de l'Angevinais, & en eut :
Jacques Ferron de la Ferronnays, II. du nom, qui épousa, le 10 Février 1624, Demoiselle Madelene de Goyon, dont :
Jacques Ferron de la Ferronnays, III. du nom, Seigneur de Petit Bourg, Commandant, pour le Roi, de la Citadelle de la Ferre., & du Château royal de Vincennes : il fut reconnu d'ancienne extraction & maintenu dans tous les titres & privilèges dus à sa naissance, par Arret des Commissaires députés pour la réformation de la Noblesse de Bretagne, l'an 1670. De son mariage avec Demoiselle Marguerite du Vouldy, qu'il épousa, le 25 Novembre 1661, naquirent :
-1 Pierre-Jacques, qui suit;

-2 Louis Auguste, Mestre de Camp d'un Régiment de Cavalerie de son nom;

-3 Charles, Major du Régiment de Cavalerie de la Ferronnays;

-4 Antoine Hercule, Capitaine du Régiment du Maine, Cavalerie, mort sans enfans, ainsi que ses trois frères

Pierre-Jacques Ferron, Comte de la Ferronnays, Brigadier des armées du Roi, Mestre de Camp d'un Régiment de Cavalerie de son nom, épousa, par contrat du 23 Mars 1697, Marie de Constantin. C'est par cette alliance que la Terre de Saint Marc est entrée dans la famille Ferron de la Ferronnays. Il eut pour fils :
Pierre-Jacques-Louis-Auguste Ferron, Marquis de la Ferronnays, d'abord Mestre de Camp d'un Régiment de Cavalerie de son nom, ensuite Maréchal de Camp, mort le 11 Février 1753, à 54 ans, en son château de Saint Marc près de Nantes en Bretagne. Il avoit épousé, par contrat du 14 Décembre 1722, Françoise Renée le Clerc, qui lui apporta le Comté de la Bigottière, les Terres du Veau, de Nay, des Brosses, du Sentier & de Sousigné en Anjou, ainsi que celles de Thuré & du Tertre dans le pays du Maine. Ses enfans sont :
1. Pierre Jacques François Louis Auguste, qui suit;
2 Autre Pierrre jacques François Louis Auguste, Vicomte de la Ferronnays, Mestre de Camp de Cavalerie, Aide Major de la gendarmerie de France, marié, en 1765, à N...Le Noir
3 François Auguste, Lieutenant Général de Gendarmerie, marié le 12 juin 1765 avec Gabrielle Lenoir dont il eut une fille : Azeline.  

4 Etienne Louis, appelé le Marquis de la Ferronnays, ci devant Colonel d'un Régiment d'Infanterie, Brigadier des Armées du Roi, Commandant à St Domingue, marié le 12 Mai 1772, à N. Binau, Demoiselle Creole de Léogane
5 Jules Basile, Evêque de Saint Brieuc, depuis le 24 Décembre 1769, puis tranféré à l'Evêché de Bayonne en 1774;
6 Jean Jules Auguste Antoine, Chevalier de la Ferronnays, Enseigne des Vaissaux du Roi, mort en 1757 à Brest, de la maladie épidémique qui y régnoit, au retour d'une campagne de Canada;
7 Paul, appelé le Chevalier de la Ferronnays, cy devant Capitaine au Régiment de Rohan Chabot, Dragons aujourd'hui Colonel Commandant de la Légion Royale;
8 Emmanuel Henri Eugène, Chevalier de la Ferronnays, ci devant Sous Lieutenant des Carabiniers, aujourd'hui Guidon des Gendarmes de Provence;
9 Françoise Jeanne Antoinette Roberte, mariée, le 2 mars 1745, à Louis Jaillart de la Maronnière,

10 Et Henri Eugène, Colonel des Dragons, marié le 11 février 1777 avec Adélaïde de Fournier de Bellevue, dont Pierre Louis Auguste Ferron de la Ferronnays, ministre des affaires étranngères de 1828 à 1829. Celui ci épousa Albertine du Bouchet, dame d'honneur de la Comtesse du Berry dont :  

a) Charles, marié à Emma de la Grange; parents de Alfred & Berthe.

b) Eugènie, mariée à Adrien de Mun     

c) Adolphe, marié à Guillemette Gibert eux même parents du député Henri Ferron de la Ferronnays 1842 1907 (portrait ci dessous)

 

     

 

d) Albertine, mariée à Jacques de la Panouse

Pierre Jacques François Louis Auguste Ferron, Comte de la Ferronnays, Chevalier de Saint Louis, Brigadier , ci devant Mestre de Camp d'un régiment de Dragons de son nom, à présent Maréchal de Camp & Gouverneur de Dôle en Franche Comté, a épousé, le 29 Février 1754, Charlotte Jacquemine Josephe de Marnais de Saint André de Verceil, morte le 2 Juin 1762, fille de Charles de Marnais de Saint André, Comte de Verneuil, Lieutenant Général des Armées du Roi, le 17 Décembre 1759. & de Claude Françoise Jacqueline Petit de Passy. De ce mariage il a eut
1. Pierre Jacques François Joseph Auguste Ferron de la Ferronnays
2. & Charlotte Jacqueline Pierrette.    

 

Ci dessous le Manoir de la Ferronnays en Calorguen

d'après le croquis du Vicomte Frottier de la Messelière

 

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Ci desous le Manoir du Chesne Ferron en Saint Carné

d'après le croquis du Vicomte Frottier de la Messelière

 

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    Branche du Chêne et de Boutron

 

II Alain Ferron, écuyer, seigneur de Boutron, épousa, vers l'an 1400, Anne. du Vauferrier, fille de Jean du Vauferrier, sieur de la Bassardenne et de Coesplan, et de Jeanne de l'Abbaye. De ce mariage sont issus
1°Robert Ferron, mort sans lignée;
2°Olivier Ferron, dont l'article suit.

III Olivier Ferron, écuyer, seigneur de Beauchesne, épousa, en 1443, Jeanne du Val, fille de Jean du Val, et de Catherine de Dinan. Il en eut :
IV.Jean Ferron, sieur de Beauchesne et de la Maucelays, marié avec Marguerite le Bouteiller, avec laquelle il vivait en 1484. Elle le fit père de  :
V. Simon Ferron, sieur de Beauchesne, qui vivait en 1515, et épousa Catherine Daully, dont il eut :
VI. Julien Ferron, sieur de Beauchesne, qui vivait en 1540. Il s'allia avec Bertranne Ferré de la Ville es Blancs, fille de Bertrand Ferré et de Perronnelle du Guémadeuc
(voir Les possesseurs de la Ville-es-Blancs en Sévignac, page n° 2). De ce mariage sont issus :
1° Bertrand, dont l'article suit
2° François Ferron, seigneur de Beauchesne, qui fut père de d'Eustache Ferron, sieur de Quenart en Sévignac. Ledit Eustache épousa Hélène de Tremigon, dont il eut :
a) François Ferron seigneur de Quénart;
b) Jacques Pierre Ferron,
c) René Ferron, seigneur de la Villandon; président en la chambre des comptes de Bretagne. Il fut maintenu dans sa noblesse d'extraction, conjointement avec François et Jacques, ses frères, par arrêt du 30 octobre 1668

Bertrand Ferron, seigneur de la Villandon; président en la chambre des comptes de Bretagne. Il fut maintenu dans sa noblesse d'extraction, conjointement avec François et Jacques ses frères, par arrêt du  30 octobre 1668.
3° Guillaume Ferron auteur de la branche de la Sigonnière en Saint Juvat,  et père de Charles Ferron, Gouverneur de Broons de 1596 à 1598; et de Christophe Ferron, sieur de la Sigonnière à St-Juvat. 

VII.Bertrand Ferron, seigneur du Chesne, épousa 1° au mois de décembre 1559 Françoise de Saint Cyr, dame de la Sauvagerie; 2° Louise de Botterel de la Ville Geoffroy. Il laissa de sa première femme :
1° Guillaume, dont l'article suit:
2° Bertrand Ferron sieur de la Sauvagère, qui épousa Susanne de Launay, fille d'Alain de Launay, seigneur de Langoellan, et de Françoise de Poulpicquet du Halgoet. De ce mariage sont issus :

a) Jean Ferron, seigneur de la Sauvagère
b) Gilles Ferron, seigneur des Ourmeaux; marié  1° à Jeanne Glé de la Costardière dont il eut un fils : François; Gilles Ferron fut marié 2° à Jeanne du Breil
c) Guillaume Ferron, seigneur de la Ville Guérin;
d) René Ferron, seigneur de la Ville Roger; tous quatre maintenus dans leur noblesse d'extraction, par arrêt de la chambre de la réformation de Bretagne du 6 mai 1669;
e) Pierre Ferron, seigneur de la Chesnays, maintenu dans sa noblesse d'extraction, par arrêt du 2 mars 1669; sieur de Bourien, Pierre Ferron épousa Charlotte Cadio  

f) Eustache Ferron, sieur de Pontriou, tous deux maintenus dans leur noblesse d'extraction, par arrêt du 30 octobre 1668  

VIII Guillaume Ferron, seigneur du Chesne, épousa, en 1614, Anne Guérin, fille de Yves Guérin, seigneur du Plessis, et d'Anne Gerard. Il en eut :
1° Eustache, dont l'article suit;
2° René Ferron, seigneur de la Bouyère, maintenu dans sa noblesse, d'extraction, par arrêt de la chambre de la réformation du 8 novembre 1668
IX Eustache Ferron, seigneur du Chesne, de la Bouyère et autres lieux, né le 22 février 1619, épousa par contrat du 13 mai 1649, passé en la ville de Rennes, devant Berthelot et Mahé, notaires, demoiselle Renée de Lesquen, fille aînée de messire Alain de Lesquen, seigneur de la Villeméneust, la Ville Aunay et autres lieux, de feu dame Françoise Ferré. Il plaidait au parlement de Bretagne, contre René Ferron son frère, en 1657, ainsi qu'il se voit par un acte du 4 juillet 1657, et fut maintenu dans son ancienne noblesse, par arrêt de la chambre de la réformation de Bretagne, du 30 octobre 1668. Il fit son testament le 27 septembre 1670, devant Couabon, notaire à Dinan, par lequel il nomme tutrice de ses enfants mineurs, Renée de Lesquen, son épouse, avec René Ferron, frère de lui, testateur. Il ne vivait plus le 31 décembre 1670, que sa veuve, par acte passé devant l'Hôttelier et son confrère, notaires en la baronnie de la Hunaudaye, donna procuration à René Ferron, son beau frère, qu'elle qualifie tuteur de leurs enfants, au nombre de quatre, savoir :
Yves Denis Ferron, écuyer  seigneur du Chesne, qui a épousé, en 1679, damoiselle Marie de Serval. Il ne vivait plus le 27 mars 1723, que sa veuve plaidait contre René Ferron, qui avait été son tuteur. Elle se remaria avec Hyacinthe de Tremereuc, seigneur de Léhen. Elle n'eut de son premier mariage qu'Yves-Marie Ferron, mort peu après avoir été baptisé;
2° Louis François, dont l'article suit;
3° Louis Ferron, mort avant 1682
4° Marie Anne Ferron, née le 19 novembre 1655

X Louis François Ferron, chevalier, seigneur du Chesne, de la Bouyère, la Verrie et autres lieux, né le 10 novembre 1661 et baptisé le 16 janvier 1662, en la paroisse de saint Solain, évêché de Dol, était encore sous la tutelle de René Ferron, son oncle paternel, le2 juillet 1680, ainsi qu'il se voit en un acte passé devant Ruellan, notaire à Dinan, par lequel ce tuteur fait remise des titres et papiers de famille, à Yves Denis Ferron, frère aîné de son pupille, qui n'eut qu'un fils, mort peu après sa naissance, comme il a été dit. Louis François Ferron succéda à ses biens et fournit à la Dame de Derval, sa veuve, une déclaration des biens de sa succession, le 4 avril 1682, devant Ruellan, notaire à Dinan. Il avait épousé, 1° Marie Nicole Fanigo; 2° par contrat devant Bertin et André, notaires, damoiselle Marie du Bouexic, fille aînée de messire Luc du Bouexic, chevalier, seigneur de la Ferronnaye, de la Grésillonaye, etc; major du régiment des gentilhommes de l'évêché de Saint Malo, et, de dame Marie Blohio. Il obtint un jugement, le 22 janvier 1700, au sujet de la succession de son frère aîné, contre sa veuve, qui  était alors remariée à messire Hyacinthe de Trémereuc, seigneur de Léhen. Ses enfants furent :

Du premier lit :
1° Joseph Julien Nicolas Ferron, qui fut émancipé par lettres de la chancellerie de Rennes, du 20 février 1706; il partagea noblement avec sa belle mère et ses puinés, le 1er août 1720. Il avait épousé, par contrat du 27 septembre 1719, noble Marie Agnès Robinault, fille unique de Jean Robinault, chevalier seigneur de la Moblière, et de Marie Ravenel. Il mourut en 1723 sans laisser d'enfants;
Du second lit :
2° Marie Angélique Ferron, mariée à messire Anne Nicolas Botherel, seigneur de la Bretonnière, dont sont issus :
a) René François Dinan Botherel, seigneur de la Bretonnière, gouverneur de Dinan, etc.
b) Victoire Hilarion Botherel, reçu chevalier de Malte, en 1759

XI Louis François Ferron, IIe du nom, chevalier, seigneur du Chesne, Boutron, et autres lieux, né le 15 septembre 1698, et baptisé en la paroisse de Saint Carné, le 25 du même mois (acte ci dessous)

 

 

Il était encore sous la tutelle de sa mère, le 1er août 1720, lorsqu'elle partagea pour lui et pour Marie Angélique Ferron, sa soeur, les biens de la succession de leur père, avec Joseph Julien Nicolas Ferron, leur frère aîné consanguin, devant Jolly, notaire royal à Dinan; étant devenu majeur, il transigea, par acte du 12 juin 1724, avec Marie Angélique Ferron, sa soeur, femme de messire Anne Nicolas Botherel, chevalier, seigneur de la Bretonnière, au sujet des successions nobles de leur père te mère, et de défunt Joseph Julien Ferron, leur frère aîné décédé sans hoirs; il passa encore, avec eux, un acte à ce sujet, le 3 août 1726, devant Perrin, notaire à Broons. Il épousa, par "pactes sous seings privés", du 14 septembre 1734, damoiselle Marie Victoire de Lesquen, fille d'écuyer Etienne de Lesquen et de dame Jeanne Baptiste de la Vallet Bordeaux, seigneur et dame de la Brousse. Il obtint un arrêt du parlement d Bretagne, le 22 août 1750. Lui et sa femme se firent une donation mutuelle de leurs biens, meubles et acquêts, par actes du 10 juillet 1752 passé devant Duval, notaire en la baronie de Beaumanoir. De leur mariage sont issus quatre enfants :  

1° Etienne François Marie Ferron, qui suit; 
2° Victor Ferron;
3° LouIs René François Ferron, chevalier, seigneur de la Verrie; lieutenant, pour le Roi, au gouvernement de la ville et château de Dinan; il fut fait enseigne au régiment de Normandie, infanterie, par brevet du 21 avril 1757; lieutenant, par autre brevet du 20 juillet de la même année; prit possession de sa lieutenance de Roi, le mardi 9 décembre 1779. Il avait épousé, par contrat du 9 avril 1771, demoiselle Henriette de Gennes, dont il a :
a) Louis Henri Ferron, né à Dinan, le premier avril 1772;
b) François Marie Ferron, né à Dinan, le 8 février 1175:
c) Marie Etienne Ferron, né à Dinan, le 26 décembre 1776; il a épousé le 27 octobre 1800, demoiselle Agathe Marie Olympe du Fournet, fille d'Annibal François du Fournet et de Jeanne Claire Hermans;
d) Jean Augustin Ferron, né à Dinan, le 15 mars 1787:
XII Etienne François Marie Ferron, chevalier, seigneur du Chêne, la Mancelaye, Langevinaye, Boutron et autres lieux; conseiller honoraire au parlement de Bretagne; né le 5 mars 1736. A obtenu du roi Louis XV, au mois d'octobre 1768, des lettres patentes, scellées du grand sceau, portant reuniion de la justice du fief du baillage Huart Mausais, à la haute et basse justice de Boutron, qui s'exerçait dans le bourg de Calorguen; il obtint des lettres de dispense d'âge, le 29 juillet 1760, pour se faire pourvoir de la charge de conseiller au parlement de Bretagne, qu'il a a exercé jusqu'au 23 juin 1784, que le roi Louis XVI, lui accorda des lettres d'honneur, qui furent enregistrées en cette cour, le 12 août suivant. Il a épousé 1° par contrat du  16 avril 1774 passé au château de la Houssaye, devant Le Gallais, notaire de la juridiction du comté de Couellan, et son confrère, demoiselle Marie Anne Françoise Lambert, fille unique de feu messire Joseph Jacques Lambert, chevalier, seigneur de la Houssaye, du Clos Neuf, Pallu, et autres lieux; fondateur de l'église et cimetière de Saint Maden, et de dame Renée Vincente de la Bintinaye;: 2° par contrat du 11 février 1799, Marie Thérèse Armandine de la Vie, fille d'écuyer de Joseph de la Vie, et de dame marquise des Saint-Gilles, il a eut :
Du premier lit :
1° René François Marie Ferron, né le 4 mars 1774; reçu page de monseigneur le duc d'Orléans, sur les preuves de sa noblesse, certifiées par M. Chérin, généalogiste des ordres du Roi, au mois de septembre 1787. Il mourut émigré, le 18 décembre 1792;
Du second lit :
2° Marie Joseph Henri Ferron, né le 4 mai 1800, en la paroisse de Saint Carné;
3° Marie François Victor Ferron, né le 9 juin 1801, en la paroisse de Saint Carné;
4° Joseph Adolphe Ferron, né le 18 décembre 1802, en la paroisse de Saint Carné;
5° Armand Charles Victor Ferron, né le 3 août 1804, en la paroisse de Saint Carné. 

        

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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 15:21

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 12:47

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Au moment où la Révolution éclata, un bal fut donné au prieuré de Léhon, en effet depuis quelques années un poste militaire avait  établi  ses quartiers dans les environs et  trois compagnies du régiments de Penthièvre y demeurèrent en 1787 et 1788. Un détachement de la batterie d'artillerie séjourna dans la caserne du bourg de Léhon, mais les officiers furent accueillis au prieuré. L'antique monastère se transforma peu à peu. Ce bal donné par les officiers rappela aux habitants de Dinan, le souvenir du prieuré de Léhon, bien délaissé depuis longtemps, et où les foules ne venaient plus s'agenouiller sur la tombe du Père Noël Mars. On pensa que les dortoirs inoccupés des moines, étaient un emplacement tout naturellement désigné por y venir s'amuser, et dès lors, la population ouvrière de la ville descendit à Léhon, le dimanche, nombreuse et folâtre, pour y danser et s'y récréer à l'aise. Le régisseur était débordé, ses défenses méconnues et les murs du couvent escaladés malgté lui, par les visiteurs. Guillaume Postel frère de la bonne du régisseur  Rimoneau, dit au régisseur qu'on le laissat faire. Rimoneau approuva le plan du jeune homme et lui laissa toute liberté d'agir. Un dimanche soir, déguisé en moine, ledit Postel s'empara d'un bréviaire et tel un mystérieux fantôme déambula à pas lents dans les corridors déserts. Alors la joyeuse bande de garçons et de filles à la vue du "revenant" s'enfuirent épouvantés et le bruit courut à Dinan que les moines hantaient le lieu. Plus personne n'osa plus alors revenir au prieuré. Rimoneau continua d'administrer les biens du monastère jusqu'à la mise en vente de l'endroit. Dom Marie qui exerçait la fonction de cellérier de Marmoutiers vint à plusieurs reprises rencontrer Simoneau afin d'examiner lui même l'administration du régisseur et d'en vérifier ses comptes. Le 7 juin 1790, le citoyen Gilles Pépin, alors maire de Léhon assisté de Guillaume Ménard, officier municipal, de Joseph Amiot, procureur de la commune et François Bonnier, secrétaire greffier, se transportèrent à l'abbaye afin de procéder à l'estimation du bien. Ils furent accueillis par Rimoneau, l'administrateur et visitèrent alors l'endroit de la cave au grenier.

 

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Dans l'église : 7 tableaux en bois, très vieux; un grand autel à la romaine avec une custode dessus et deux autres petits autels; une balustrade de fer, séparant le choeur d'avec la nef; le choeur parqueté et boisé; dans le clocher : deux cloches; dans le réfectoire : un grand tableau doré et huit chandeliers d'autel, en cuivre. Rentrés dans l'appartement de Rimoneau, ils se firent présenter "le grand rentier, registre commencé en Novembre 1772, intitulé "Recette du Grand Baillage de Léhon

 

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Outre les bâtiments et les jardins, le bien du prieuré sur la paroisse de Léhon comprenait deux moulins, cinq prairies, le vieux château, une maison d'habitation avec son jardin et un four banal, une autre maison avec jardinet, et deux autres jardins, dont l'un accosté  à la Rance -le recteur en jouissait.

Durant une semaine les deux experts firent estimation des biens en vue de la liquidation. L'acquéreur de Léhon fut Joseph Bullourde qui demeura près de trente ans possesseur du lieu,  ensuite le prieuré fut revendu à une famille anglaise. Transformé en brasserie, il devint une manufacture de toiles à voiles, puis une filature. Enfin, le 2 juin 1885 commencèrent les travaux de restauration de l'abbaye de Léhon, l'antique prieuré renaissait de ses cendres...  

 

extraits du remarquable ouvrage : Prieuré Royal de Saint-Magloire de Lehon, par L'Abbé Fouéré-Macé, recteur de Léhon

 

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 14:14

 

L'église abbatiale de Léhon forme un vaste rectangle, long de 38 mètres et large de 10, sa hauteur sous voûte s'élevait à environ 18 mètres. Elle offre le caractère bien tranché du style roman et du style ogival ainsi que nous l'avons vu. La façade appartient à l'architecture romane, ainsi que la moitié des murailles de la nef. Le grand portail occidental ouvert entre six colonnettes avec six voussures en plein cintre, est orné de deux baies, huit modillons à têtes d'hommes, forment au dessus de cette entrée, une sorte de corniche ou terrasse. La chapoelle se compose d'une nef unique, pleine d'harmonie dans ses proportions, de profondeur et d'élancement. Elle est divisée en quatre travées par des colonnes ou des pieds droits à colonnes engagée, qui s'élèvent le long des murs latéraux et reçoivent sur les chapiteaux, les retombées des nervures de la voûté. Cette voûte toute en pierre, était d'une l"gèreté remarquable. Les fenêtres qui s'ouvrent fans chacune des travées, se composent de deux simples lancettes ogivales, sauf une à meneaux rayonnants, encadrées du côté de l'intérieur dans une ogive et du côté extérieure du mur, dans un cintre surbaissé. Les chapiteaux, tant de l'intérieur de l"glise que du portail principal empruntent leurs motifs à l'ornementtation végétale. Un mur droit remplace l'abside. Une vaste baie ouverte à la fin du XVe siècle par Guillaume Guéguen, prieur commendataire, haute de onze mètres sur six de large, éclairait autrefois l'autel. La partie inférieure de cette belle fenêtre se composait de quatre meneaux séparant cinq fenêtres oivales, surmontées d'une rosace parfaite d'élégance et de hardiesse dont il ne reste  plus hélas ! aucune trace. Un clocher très élancé s'élevait au-dessus du choeur; la foudre le détruisit au commencement du XIIIe siècle. Il fut aussitôt remplacé par un campanile plus modeste.
   

 

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Le maître autel se composait d'un baldaquin garni de colonnes de marbre jaspé, surmonté d'une belle croix abbatiale; le sanctuaire était décoré de tableaux et de statues remarquables. Toutes les stalles du choeur étaient peintes et représentaient les chefs d'ordre religieux; le choeur était "fermé par une balustrade et deux autels de boys de sculpture bien travaillée, la nef était entièrement pavée".

 

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Quelques prieurs au cours des XVIe & XVIIe siècle : 

 

Simon Robineau, clerc de Paris fut un véritable tyran; il traita Léhon en pays conquis et se montra à l'égard des religieux d'une exigence impitoyable, les pressurant à merci et leur refusant même la rente annuelle qu'il leur devait. Les religieux réduits presque à la misère furent contraints d'en appeler à la justice; la cour de Rennes reconnu le bien fondé de leurs réclammations, et le clerc parisien égaré parmi les moines, fut condamné malgtré la protection du cardinal de Lorraine à payer aux religieux la rente qu'il leur refusait contre tout droit; il trépassa l'en 1585. A partir de cette époque, la charge de prieur commendataire semble devenir, pendant près d'un siècle, héréditaire dans la famille Bruslart. Plusieurs seigneurs de cette maison se succèdent en effet immédiatement dans cette charge. Le plus célèbre des trois est Charles Bruslart de 1586 à 1622. Chanoine de Paris, aumônioer et conseiller intime du roi, il possédait aussi en commende les abbayes de Néaufle et de Joianval. Il fut contraint, pour obéir à un édit du roi de vendre une partie notable des biens du prieuré. . Au commencement du XVIIe siècle, Léhon fut le centre d'un dernier effort de quelques saints religieux dans le but de ramener  la vie monacale à sa pureté primive :
Le 1er août 1603, six anciens religieux de Marmoutiers déplorant le désordre que ne pouvait arrêter la Congrégation de France, fondée depuis quelques années, demandèrent à être autorisés à vivre ensemble, en observant strictement la règle de saint Benoît : pendant quelques mois, ils restèrent ainsi dans l'infirmerie de Marmoutiers, en butte aux tracasseries et aux sarcasmes de leurs jeunes confrèrent. Vers la fin de novembre, des religieux firent le voyage de Paris pour demander à Henri IV de leur fixer une résidence : leur demande n'eut qu'un résultat profitable; ce fut d'enrôler dans leur pieux projet Noël Mars, qui étudiait alors au collège de Marmoutiers. Grâce à la protection de la maison de Bruslart, dont plusieurs membres figurent parmi les prieurs commendataires de Léhon, nos religieux obtinrent de se fixer dans ce bénéfice ; les anciens moines de st Magloire furent envoyés, non sans récriminations, dans d'autres prieurés, et Noël Mars fut élu premier prieur claustral de la nouvelle communauté. Il eut à lutter longtemps contre le mauvais vouloir et l'entêtement de René Gautier, recteur et sacriste de Léhon; c'était un vieillard qui se souciait peu de réformes, et le seul des anciens moines qui fût resté à St Magloire.  En 1643, Louis XIII donna à Charles Bruslart, prieur commendataire, les ruines du château de Léhon qui avait été rasé comme le stipulait le traité de paix entre Louis VII et Henri II, puis rebâti à la fin du XIIe siècle avant que les guerres de la Ligue ruinent définitivement son donjon, ses remparts et ses tours déjà chancelantes.

 

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L’année suivante le prieur, à son tour, les offrit aux religieux. L’abbaye de Saint-Magloire devint le berceau de la réforme de l’ordre de Saint-Benoît en Bretagne, un relâchement certain s’étant introduit dans bon nombre de monastères. Le père Mars qui fut l'auteur d'une biographie consacrée à Léhon : "le récit véritable de l'heureuse naissance, progrez et fin du royal prieuré de Léhon près Dinan" fut aussi la figure emblématique de l’abbaye et obtint toute autorité pour visiter et réformer les monastères de l’ordre, punir les vices et les fautes, et recevoir les novices à l’habit et à la profession. Á sa mort survenue le 31 janvier 1611, il fut inhumé dans l’église et de fréquents miracles firent de son tombeau l’objet de la vénération de milliers de fidèles.   

 

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Vers 1722, le prieuré de Léhon connait une lente agonie, en effet l'abbé commendataire et les religieux de Marmoutiers se plaignaient déjà depuis longtemps de la modicité de leurs revenus et de la multiplicité des charges. Aussi afin de se procurer des ressources sollicitèrent-ils du roi la suppression de douze prieurés bénédictins, dont les revenus seraient attribués à leur abbaye. Cet abbé commendataire de Marmoutiers n'était autres que Louis de Bourbon, prince de Condé, l'un des petits fils de Louis XIV et de madame de Montespan, un enfant de onze ans, auquel le roi, plus jeune encore, ne pouvait rien refuser. Le Parlement vota le décret, et au mois d'octobre 1722 la suppression de Léhon fut présentée à l'évêque de Saint Malo. Dom Pierre Chevillard, alors prieur titulaire, et Dom Martin Corneau, prieur claustral, assignés à comparaître devant l'official de Saint Malo pour rendre compte des revenus du prieuré. Dom Jacques Auffray, procureur des religieux de Marmoutier et Jean Douceré leur avocat se présentèrent chez Messire Mathurin Le Ray, official du diocèse assisté de son greffier; Maître Georges Haubois, muni d'une procuration, représente les deux prieurs de Léhon.  Les rencontres se multiplièrent, mais la sentence tomba  le 1er décembre 1722  : Le prieuré de Saint-Magloire fut de ceux qui devaient être sacrifiés. les montants de l'abbaye se montaient alors à la somme de 38.996 livres et les charges à celle de 28.810 livres. A n'en pas douter c'est cet abbé commandataire qui avait ainsi causer la ruine de Léhon, il prélevait pour lui seul plus de 6000 livres ne laissant aux moines de Léhon que quatre mille livres ! Cependant la mense supprimée, le monastère continua d'exister 

 

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 11:23

 

De son ancienne spendeur abbatiale, Lehon avait conservé le droit de haute, basse et moyenne justice. Ainsi en août 1601, le Parlement de Bretagne confirmait la sentence du sénéchal de Léhon qui avait condamné François Racine de Corseul, à subir la torture de l'escarpin; puis à être mené tête nue, la corde au cou, devant la porte du prieuré, pour y avoir le poing coupé et cloué à un poteau; et enfin être pendu et étranglé au gibet du prieuré, près du village de la Grande Haie. François Recine était coupable de plusieurs meurtres commis à la fin des troubles de la Ligue; quelques mois avant son supplice, il avait pillé le manoir de Chanteloup et assassiné le propriétaire, Thomas Hugues, ainsi que sa servante. En 1657, 1716, et 1734, il y eut d'autres exécutions capitales pour meurtres et incestes.  

 

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La prison de Léhon

 

La charge de prévôt inféodé, et par conséquent d'exécuteur des sentences de la juridiction de Léhon, était attachée à la seigneurie de la Chapt : le titulaire de ce fief recevait un repas dont la composition était fixée par des actes; au XIVe siècle, le seigneur du Chapt changea cette redevance en nature contre une redevance en argent. Plus tard, il semble que les successeurs des anciens sergents féodés du prieuré voulurent se faire passr pour fondateurs et premiers prééminenciers à Léhon : pour appuyer ses prétentions, en 1680, Alexis Guitton, Sr de l'Echapt, alléguait la présence dans la maîtresse vitre de Saint Magloire, d'un homme d'armes et d'une dame agenouillés aux pieds d'un crucifix, et portant les armes de l'Echapt (ci dessous). Alexis Guitton finit par reconnaitre qu'il n'était pas le fondateur, qu'il n'avait droit au pain bénit qu'après le prieur et les moines, que les pierres tombales appartenant à son fief étaient dans un rang inférieur aux sépultures des religieux, qu'enfin il ne pouvait faire moudre aux moulins de Léhon, qu'après les moines, et qu'il devait leur rendre aveu. 

 

 

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  Détail de l'une des vitres et de la maîtresse vitre    

 

Léhon avait encore un autre droit qui rappelait la puissance temporelle des anciens abbés : ce droit, très répandu dans la société laïque, n'appartenait guère, dans la société religieuse, qu'aux évêques, à St Magloire et aux commenderies de St Jean de Jérusalem : nous voulons parler de droit de quintaine. Le second dimanche de la pentecôte, tous les nouveaux mariés de la paroisse de Léhon devaient venir rompre des lances de la quintaine, en présence de prieur et des moines : le dernier marié, tenant sa femme par la main, dansait devant le prieur en chantant :

Si je suis marié, vous le savez bien,
Si je  suis mal à l'aise, vous n'en savez rien;
Ma chanson est ditte, je ne vous doit plus rien


Alors le sénéchal répliquait : "vous avez encore l'honneur et respect à Monseigneur, et l'accolée aussi"; et le prieur embrassait la mariée. 

 

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 La quintaine" 

 

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 18:04

 

 

Quelques abbés et prieurs de Léhon

 

-Condam IXe siècle
-Junanus idem
-Durand de 1155 à 1181
-Geoffroi de Corseul de 1181 à 1187 date au cours de laquelle il est élu abbé de Marmoutiers
-Bernard mentionné en 1196
-Raoul cité en 1197
-Rolland en 1205, mandait à l'abbé de Boquen, qu'en son nom et en celui de son chapitreil donnait à son monastère la terre de "Pluge-Cheval" en 1213 il vendait à "R., presbiter filius Radulf Berreis de Lamballia" la teneure de Lesbuhareiz
-Guego mentionné de 1262 à 1266-

-Jean Lefebre, en 1299. En mars 1306, une sentence d'absolution était rendue par cet abbé en faveur de Raoul Le Forestier, prévenu de meurtre sur Colin Rolland

-Hamon Mirvan ou Yvran de 1317 à 1331

-Renault de Grosbois, en 1332, il recevait une requête de Geoffroy de Boiséon pour être autorisé à poursuivre Guillaume Thomas, dit le Moenne, de la paroisse de Léhon, pour se faire rembourser d'une dette. Ce prieur est encore mentionné dans des actes de 1338 et 1346. Il donna au recteur et à l'église de St Quay un manoir et un colombier, à la charge d'un rais annuel de froment
-Ollivier le Vayrrier, en 1351
-Raoul de Poucy en 1371
-Bertrand de Lamberte, de 1374 à 1395
-Giraud de Palmer, en 1398
-Guillaume, cardinal d'Estouville, premier prieur commendataire de 1440 à 1483 (ci dessous)

 

  cardinal 

 

 

-Guillaume Gueguen, premier président à la Chambre des Comptes de 1483 à 1498

-F. Vitron, chanoine de Dol en 1498
-Jean Jamet, licencié en droit canonique et civique, commendataire en 1506
-Mathurin Rehault, prieur commendataire et prieur claustral en 1507
-François de Cramon en 1507

-Louis d'Acigné, évêque de Nantes, de 1509 à 1542
-Pierre d"Acigné, trésorier et chanoine de Nantes, de 1542 à 1554.
-Louis Guillard, de 1551 à 1560
-Jean de Hangest, chanoine de Paris, protonotaire apostolique, de 1560 à 1570; il construisit l'infirmerie de Léhon, mais aliéna une partie considérable des biens du prieuré.
-Claude de Saintes, docteur en théologie, de 1570 à 1574
-Simon Robineau, clerc, de 1574 à 1585
-Charles Brullart, de 1586 à 1522. Pour obéir aux édits du roi, il vendit des biens qui furent ensuite, en 1660, rachetés aux frais du prieuré; le roi lui abnadonna les ruines de l'ancien château de Lého, qu'il donna aux moines: il protégea particulièrement les efforts de Noël Mars et ses confrères pour la réforme monacale
-Florimond Brullart, de 1622 à 1624
-Charles Brullart, de 1624 à 1668
-Arthur de Lyonne, de 1668 à 1671
-Jean d'Estrades, ancien évêque de Condom, de 1671 à 1674, fut un des prieurs les plus dévoués aux intérêts de Léhon
-Gabriel-Joseph d'Estrades, de 1674 à 1682

 

Ici s'arrête la liste des prieurs fournie par Geslin de Bourgogne, en revanche l'abbé Fouéré Macé, auteur du prieuré royal de Saint Magloire de Léhon nous donne aussi d'autres noms  

 

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