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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 13:57

 

 

     

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 13:16

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 18:51

 

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Le château-fort est un complexe architectural qui avait pour fonction essentielle de protéger la demeure du seigneur et de servir de refuge, en cas de danger, aux habitants du pays. La période qui va du XIe au XIIIme siècle peut être considérée comme l'apogée de ce type d'architecture; en effet les structures anciennes en bois furent progressivement remplacées par des structures mixtes en bois et en pierres, ou entièrement en pierres lorsque les finances seigneuriales le permettaient. Dans les siècles suivants, le château-fort perdit une grande partie de sa fonction politico-militaire, en gardant seulement son caractère de demeure seigneuriale. L'uniformité des méthodes offensives un peu partout a suscité les mêmes moyens de défense, et ce non seulement pour les châteaux-forts mais aussi pour les bourgs et les villes. L'aperçu que je donnerai vaut donc pour tous les édifices militaires du XIe au XVe siècle. Comme nous l'avons vu, les armes et les techniques de guerre étaient d'une simplicité extrême, à l'effet souvent plus psychologique que pratique. Avant l'invention de l'artillerie à feu, il n'y avait pas d'armes de jet assez puissantes pour ouvrir des brèches dans les murs, et l'onagre, seule arme capable de lancer des gros projectiles, n'était pas très redoutable, si l'on considère la faible épaisseur des murs d'enceinte. La hauteur des enceintes, en revanche, était considérable, car le risque majeur était l'escalade des murs plutôt que l'ouverture des brèches. La courtine des enceintes devait donc être, plus qu'à l'épreuve des projectiles, à l'épreuve des hommes, des échelles et sur tout des pioches. Ces outils étaient effectivement les seuls utilisables pour faire crouler les murs ou ouvrir des passages, opérations généralement menées par des hommes abrités sous les vinee et travaillant à la base des murs pour déchausser les pierres une à une ou creuser des galeries souterraines (mines) sous les murs. L'opération terminée, on mettait le feu aux structures de bois portant la galerie, qui s'écroulait avec le mur. L'escarpe à la base du mur était destinée à rendre plus difficile ces opérations de minage, en renforçant les fondations et la stabilité; de plus elle tenait à distance les échelles et les tours d'assauts. Le tracé de l'enceinte était étudié pour exploiter au maximum la configuration du terrain. Des tours étaient échelonnées régulièrement le long du périmètre, non pas par souci de la symétrie mais par pure exigence pratique. La distance entre deux tours devait être inférieure à celle permettant à un archer ou à un arbalétrier de toucher la cible. Cette disposition contribuait au système de défense mutuelle, le tir de flanquement protégeant toutes les courtines de l'enceinte. Les tours étaient donc les points forts de tout le système de défense; elles dominaient en hauteur et elles avaient de multiples fonctions. Construites le plus souvent à proximité des portes d'accès et des endroits vulnérables de l'enceinte, elles servaient aussi d'abri le long du chemin de ronde, qu'elles interrompaient. On traversait la tour grâce à de petites portes ou à des passerelles en bois qu'on pouvait facilement escamoter en cas de danger. Il était ainsi possible d'abandonner une courtine prise par l'ennemi sans mettre en péril le système de défense tout entier. Quant au donjon, c'était la tour principale, la plus haute et la plus solide.

 

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donjon d'après illustration de Viollet Leduc

 

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 pont-levis d'après illustration de Viollet Leduc

 

 

Dominant l'extérieur aussi bien que l'intérieur du château, il était le dernier refuge, le dernier espoir; les assiégés s'y serraient lorsque tout était tombé aux mains de l'ennemi. Mais, même s'ils disposaient d'une citerne, de provisions en suffisance et d'armes, la capitulation était inévitable et seule l'aide venue de l'extérieur pouvait renverser la situation. Le point faible de l'ensemble fortifié était la porte et les architectes s'efforçaient de la protéger en multipliant les obstacles et les dispositifs de défense. Barbacanes, fossés, ponts-levis, doubles portes, herses, étaient autant d'obstacles dressés devant l'ennemi, mais malgré ces précautions il n'était pas rare que les assiégés préfèrent carrément murer la porte.  

 

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barbacane d'après illustration de Viollet Leduc

 

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tour d'après illustration de Viollet Leduc

   

Les poternes, petites portes dérobées placées dans les endroits les moins exposés permettaient encore de sortir ou de recevoir des renforts ou des provisions. Le bois, de quoi étaient faites les portes, était considéré à juste raison comme un matériau fragile, mais comme il était économique et d'un entretien facile, il était couramment utilisé pour des constructions «accessoires» dans les parties hautes de l'ensemble fortifié. Malheureusement, ces constructions (bretèches, huchettes, mantelets, consoles, corbeaux) ont été détruites par le temps, les intempéries et les hommes, ou remplacées par des structures en maçonnerie. Mais il en reste encore des témoignages : qui ne s'est pas demandé à quoi servaient ces ouvertures de portes étrangement placées à des hauteurs différentes du sol.  On peut y reconnaître des poternes qui, pour des raisons de sécurité évidentes, étaient desservies par des échelles en bois facilement amovibles. On reconnaîta aussi des ouvertures carrées ménagées dans les murs et dans lesquelles étaient encastrées des pièces de bois soutenant de petits ouvrages en surplomb, comme des bretèches ou des hourds. Les bretèches étaient des logettes dont le sol était percé de trous pour le tir fichant et qui étaient posées au-dessus des points sensibles, porte ou extérieur d'une tour et en général là où il n'y avait pas d'autres surplombs.

 

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brétèche d'après illustration de Viollet Leduc

 

Donjon_Etampes

 

 

porte d'après illustration de Viollet Leduc

 

Bien que rien ne paraisse plus simple que de lancer des projectiles ou de verser les classiques poix et huile bouillantes du haut d'un mur sur les assaillants qui s'apprêtent à l'escalader, ces opéra tions comportaient des risques et il en va de même pour le tir fichant. En effet, pour pouvoir jeter des projectiles ou tirer sur l'ennemi,  les défenseurs étaient obligés de se pencher hors du parapet, s'exposant ainsi au tir des arbalètes. Pour limiter ce danger, les meurtrières et les créneaux étaient obturés par des huchettes (sorte de volets en bois pivotant sur un axe horizontal) et des ouvertures étaient ménagées dans les arcs de la console du mâchicoulis (parapet en surplomb, semblable au hourd mais construit en pierres ou en briques.

 

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mâchicoulis d'après illustration de Viollet Leduc

 

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meurtières d'après illustration de Viollet Leduc

 

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Par ces ouvertures, en soulevant les huchettes, on lançait sur les assaillants tout ce qu'on pouvait. Il arrivait même que, à ces échanges de courtoisie entre assaillants et assiégés, participent les gentilles et fragiles demoiselles qui, inexpertes aux armes, étaient en revanche tout à fait capables de fracasser les têtes en jetant des pierres par les ouvertures. Ainsi dans les moments les plus critiques, il n'existait plus de distinction entre civils et militaires, et tous unissaient désespérément leurs efforts contre l'assaillant. Ne croyons pas pourtant que la guerre d'assaut était toujours une lutte à mort, âpre et cruelle.....   

 

Extraits de l'ouvrage de Ricardo Luisi  du château fort à la forteresse....

 

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 19:34
 
 
L'époque médiévale est aussi symbolisée par les enluminures qui illustrent quelques faits de la vie quotidienne. Au cours de l'époque Antique apparurent les premières traces de l'histoire jusqu'à lors consignées dans des rouleaux de papyrus ornés d'images. Ci dessous un papyrus, texte médical, 18e dynastie, 1550 - 1295 avant J.-C. (Photo : Musée du Louvre C. Décamps)
 
   
La fragilité de cette plante poussant aux abords du Nil fut cause de son remplacement progressif par un autre support : le parchemin. Généralement il s'agissait de peau de chèvre ou de mouton, puis à partir des premier et deuxième siècles de l'ère chrétienne les rouleaux furent eux même remplacés par le livre alors désigné codex, et c'est surtout dans les monastères qu'apparurent ces manuscrits dont l'un des plus illustres est le codex Argenteus,  luxueux évangéliaire du VI siècle écrit en langue gotique. De nouvelles tendances se développèrent, des décorations en  illustrèrent les pages. 
 
 
 
     
Les feuilles plates du parchemin présentaient l'avantage d'être tournées plus aisément, en prime même les illettrés alors nombreux pouvaient mieux comprendre à travers ces peintures ornementales le sujet abordé. C'était la même chose avec les fresques qui décoraient les édifices religieux. Ici en Bretagne, le cartulaire de Redon, composé d'un recueil de chartes, fut rédigé de la fin du VIIIe siècle au milieu du XIIe siècle; il rassemble 391 actes en latin, sur 147 parchemins de 375 mm de haut sur 275 mm.
        

Le Cartulaire de Landevennec rédigé de l'an 880 environ par Wrdisten, abbé de Landévennec, contient 140 feuillets, la rédaction de la seconde partie de ce cartulaire fut poursuivie au cours des Xe & XIe siècles; cette seconde partie comprend vingt quatre feuillets. 

 
  
     
Ces miniatures nous renseignent sur les activités qui s'épanouirent au fil de l'époque médiévale, profitons en pour évoquer brièvement les us et coutume de ce temps lointain:
   
 
Aménagement des défenses
 
Comme nous l'avons vu, les croisades en Orient suscitèrent un intérêt sur le plan défensif. Bientôt aux mottes castrales succédèrent des forteresses, puis les cités se protégèrent à l'ombre d'un donjon et derrière des remparts percés de portes. Le compagnonnage put ainsi mener à bien pareils travaux qui commencèrent au XIe et se poursuivirent jusqu'au XVe siècle. Le type d'armes employées fut à l'origine de ce genre d'architecture retenue. Des défenses de type maisons fortes ornées de tours d'angle et cernées de douve ainsi que des manoirs firent aussi leur apparition au cours de cette épopée.  
 
    
Les foires
   
Les échanges commerciaux connurent un grand essort au cours de cette période. C'était aussi une source de revenu pour les seigneurs qui affirmaient leur suprêmacie sur telle ou telle ville, telle ou telle paroisse. Nous l'avons vu à l'article de Broons, les possesseurs de la Motte-Broon et ceux de Brondineuf en la paroisse voisine de Sévignac se partageaient une partie des revenus réalisés par les commerçants sous les halles en la ville de Broons. Idem pour la paroisse de Guenroc avec les possesseurs de la terre du Lattay. Parfois, les dates fixées pour une foire pouvait se traduire devant la justice. Ainsi, les seigneurs de Yvignac furent ils convoqués devant la magistrature par l'abbaye de Beaulieu qui disposait de droit de foire en la paroisse de Plumaudan, voisine de Yvignac, car la date de la foire d'Yvignac coïncidait avec celle de Plumaudan. Les Templiers avaient leur foire à la Montbran en la paroisse de Pléboulle,   les seigneurs du Châtelier en Eréac surveillaient la leur aux abords de leur seigneurie. La paroisse de Sévignac disposait d'une place dite de la Cohue, terme emprunté au breton koc'hu, ou halle. Des marchands venus parfois de très loin venaient vendre des draps, des chevaux, du vin, parfois des dresseurs d'ours venaient agrémenter les échanges commerciaux. Dans les grandes villes des corporations regroupaient artisans et commerçants.
   
 

Les travaux de la terre  

 

Un essort démographique dû aux défrichement se produisit au cours de la période féodale, le paysan désigné vilain disposait de sa propre terre, mais la plupart des paysans alors désignés serfs étaient soumis au service du seigneur voisin et étaient astreints au devoir de guet au château, à l'entretien des chemins...En outre, les serfs étaient obligés de s'acquitter de diverses taxes et aussi soumis à la banalité. Des désaccords advenaient parfois entre le seigneur et ses vassaux du quartier de Rouillac comme en témoigne cet acte daté du 8 septembre 1447 dans lequel sont mentionnés Rolland de Kersaliou, seigneur de Limoëllan et ses vassaux Berhault, Bougault et Lescouët.   La vie  paysanne était rythmée par les saisons. Les parcellaires, en majorité des bocages cernés de talus planté d'arbres et de haies, plus  rares étaient les champs ouverts désignés champagne. La charrue était alors employée pour ce travail de la terre, des boeufs généralement aidaient les paysans dans leur rude tâche. Ceux ci cultivaient le blé, le millet, l'orge, l'avoine,  la carotte, le navet, la betterave, le radis, le salsifis, le céleri, le pois, la fève, la lentille ...    

 
 


Les banquets  

     

Les chatelains recevaient leurs convives dans la grande salle du château familial, une nappe de toile fine recouvrait la longue table. Chaque invité disposait d'un plateau d'argent  mais aussi de grands vases de métal munis de couvercle. Quant ‡ la  table,  il  s’agissait  d’une planche  dressé€e  sur  des   tr€éteaux, recouverte  d’une  nappe à ‡l’occasion  du  repas.  Elle était  donc  mobile  pour r€épondre  aux  besoins  d’une  vie itin€érante. Les convives s’asseyaient sur des bancs.  L’emplacement de chacun é€tait codifi€é selon une hi€érarchie sociale.  La table du maî‹tre de maison se distinguait par la  pr€ésence d’un dais ou d’une estrade. Les  convives  se partageaient ‡ deux les é€cuelles pour la soupe   et les pur€ées, les gobelets pour la boisson. Ils disposaient chacun  d’un tranchoir en guise d’assiette, parfois en  bois ou en  m€étal, il  s’agissait  plus  souvent  d’une  tranche  de pain. (sources : Châtau de la Hunaudaye). Le porc et la charcuterie, le gros gibier tel le serf et le sanglier, des poulardes agrémentaient les repas, accompagnés de nombreux épices. Cuillères et couteaux étaient présents, mais le plus souvent les convives mangeaient avec leurs doigts.  Des fruits secs trouvaient leur place sur cette table. Les jours de jeûne, le poisson sec, salé  ou fumé, les oeufs remplaçaient la viande. Tandis que l'échanson servait le vin, la cervoise et l'hydromel, les troubadours agrémentaient le repas fructueux.  Les populations les plus humbles consommaient   du pain, des bouillies, des gaudes et des pâtes, parfois du poisson pêché avec l'accord du seigneur voisin, du petit gibier, mais jamais de boeuf, de poules ou d'agneau, car uniquement réservés à la reproduction.


 

 

 

 

La chasse à courre  

 

Passe temps favori des nobles et des bourgeois, la chasse à courre et la volerie. tout un cérémonial avait cours au XVe siècle avec costume, suivant les saisons. Les participants grimpés sur leur monture et assistés d'une meute de chien poursuivaient à travers la forêt des cerfs, des chevreuils ou des sangliers et la course se poursuivait jusqu'à épuisement de l'animal qui était alors tué d'un coup d'épieux. Plus calme était le processus dit de la volerie qui se pratiquait avec l'aigle ou le faucon. Les chasses avec les tournois constituaient les principales sources de divertissements pour ces seigneurs aisés. En revanche ils connaissaient aussi la danse, les jeux de balle, d'échec, de dés, tandis que les plus humbles se divertissaient les jours de fêtes religieuses ou familiales voire à la fin des moissons à travers des joutes amicales et autres jeux de balle.   

 

           
 

 

La mode

 

Sur le plan vestimentaire, chez ces messieurs d'un certain statut, la cotte longue à gros plis succèda aux robes courtes portées antérieurement. Ces cottes seront raccourcies au cours du XIVe siècle mais à la fin du XVe siècle les robes seront longues non ceinturées mais extrêmement étoffées au niveau des épaules. On parle aussi du surcot du chaperon et de la cape. Chez ces dames la cotte aussi désignée bliaud  était en vogue au cours du XIIIe siècle, censée masquer les  lignes du corps elles étaient ornées de gros plis. L'encolure se trouvait au ras du cou. Au siècle suivant la cotte dotée d'un décolleté arrondi sera adoptée. Au XVe siècle, de larges ceintures dites bandier soulignaient ces robes décolletées (Le costume au Moyen-âge excalibur-dauphine.org). On parlait aussi de cocardie. Les coiffures qui étaient en vogue au cours des XIIIe, XIVe et  XVe siècles étaient connues sous les appelations suivantes : voile, guimpe, gorget, crépine, barbette, coiffe, couvre-chef, touret, bourrelet…Les paysans quant à eux portent portaient une cale de toile, des braies et des chausses retenues par les brayes. Les vêtements étaient plus longs que ceux des hommes, et couvraient au minimum le mollet. Le terme de "robe" désignait l'ensemble des habits féminins.  La chemise, le bandeau de toile, la cotte et le pelisson complètaient cette tenue féminine.

 

 

 
     
 
 
   
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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 12:36
   
 
1064 -Sièges de Dol, de Combourg et de Dinan
   
Rappel les faits : quelques seigneurs bretons mécontents de la tyrannie du jeune duc Conan de Bretagne, firent appel au duc de Normandie Guillaume le Conquérant trop occupé pour recueillir la couronne royale d'Angleterre. Quant enfin disponible il revint en Normandie, il vint réprimer les courses que les Bretons faisaient aux environs de Avranches et aménagea sur la frontière qui séparait la Normandie de la Bretagne le Fort de Saint James ce qui provoca le courroux de Conan de Bretagne. Dès lors le jeune intrépide dépêcha au Normand son Hérault d'armes pour l'inviter au combat. Le conquérant s'avança dès lors à la tête de ses troupes sur la Bretagne et pendant ce temps, un certain Rivallon, chef rebelle  au jeune duc de Bretagne avait prit la défense de la cité de Dol. Conan  s'en fut mettre le siège devant Dol pensant prendre la cité de Saint Samson très vite. Il fut très surpris par le talent du chevalier Rivalon. A l'approche du puissant allié de celui ci, Conan II s'enfuit vers Rennes. Après cette courte expédition Guillaume le Conquérant retourna en Normandie, et profitant de cette absence, Conan s'en fut assiéger le château de Combourg dont il se rendit maître de la Place en peu de jours, et exila Rivallon pour sa révolte. Dans cette démarche, le jeune duc Conan  fut  aidé par le Vicomte Hamon, son Gouverneur, Morvan, Vicomte de Léon, Geoffroi le Bâtard Comte de Rennes, Raoul de Gaël, Judicaël de Lohéac & Alain de Rieux. Ce fut vers cette période poursuit Hyacinthe Morice qu'il reprit le château de Dinan, supposé que Guillaume ne l'eut  pas abandonné avant son départ.   L'année suivante, Guillaume Le Conquérant reprit la cité de Dinan. La tâpisserie de Bayeux relatant les faits d'armes de Guillaume le Conquérant évoquait cette prise de Dinan en 1065.  
 
1167 -Prises de Josselin, Vannes, Auray, Léhon, Hédé, Tinténiac et Bécherel
 
Henri II conduisit plusieurs opérations sévères contre les forteresses – Josselin, Auray, Léhon, Bécherel. Des rebellions se déroulèrent contre Henri Plantagenêt roi d'Angleterre après que celui ci se fut emparé de la cité de Dol, profitant du décès de Jean II de Dol. Au sein du groupe des insurgés figuraient Raoul II de Fougère, Eudon de Porhoët, Henri Ier d'Avaugour, Rolland de Dinan et Hervé de Léhon. Les rebelles furent vaincus et  Plantagenêt put étendre sa suprêmacie sur l'ensemble de la Bretagne en  en mariant son troisième fils Geoffroy avec Constance la fille du duc Conan IV dit le Petit car soumis aux ennemis. En prime il confisqua les principales défenses des chefs rebelles : ce furent d'abord Josselin, Vannes et  Auray qui furent prises à Eudon de Porhoët. Quant à Rolland de Dinan, il assista impuissant aux sièges de ses places fortes : Léhon, Hédé, Tinténiac dont le château fut détruit et enfin Bécherel qui résista quelques temps, mais les défenses de la cité s'écroulèrent finalement sous les coups des machines de siège de l'envahisseur (Jacques Choffel). Les Brabançons hommes de main du souverain anglais suivirent rapidement les cours de la Rance, brûlant, pillant, saccageant tout sur les deux rives. Malgré l'étendue du désastre, Roland de Dinan et son cousin Geoffroy de Montfort ne s'inclinèrent pas. D'autres sièges allaient de nouveau se produire entre les différents partis ennemis.     
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XII-GUERRIER-1110
 
 
    Divers faits dans le cadre de la guerre de succession de Bretagne
 
 
 
1342 -Prise de Jugon
 
Charles de Blois, réussit en 1342 à mettre main basse sur l'un des bourgeois de la ville de Jugon, qui par crainte d'être tué, préféra trahir la garni:son et permit à l'assaillant de rentrer dans Jugon. Le chroniqueur Jéhan Froissart nous relate les faits «Entroes que messire Carles de Blois séjournoit à Craais et que il entendoit pourveir et à ordonner ses ganisons et à rafrescir de gens, de vivre et d'artillerie, et chevauchoit ses marescaux, de l'un à l'autre, avint que ungs riches bourgois et grans marchans de la bonne ville que l'on claimme Jugon, fut une heure encontrés de son marescal, monseigneur Robert de Biaumanoir, et fut pris et amenés à Craaispar devant monseigeur Charle. Chils bourgois de Jugon faisoit touttes les pourvéances le contesse de Montfort estoit à Jugon moult crues et moult armés. A che dont estoit cappittainne et souverains, de par le contesse, de la ville de Jugon, ung gentil chevalier que l'on clammoit monseigneur Gérart de Rochefort. Chils bourgois de Jugon, qui enssi fu pris, eut grant paour de morir: si pria que on le laissast passer pour raenchon; on ne le mies acorder mais fut mi en prison, et depuis tant enquis et examinés d'une cause et d'autre qu'il eust en convent de rendre la ville de Jugon et dist que il estoit bien en se puissance de livrer l'une des portes et de mettre ens gens d'armes pour saisir le ville...» Au jour et à l'heure convenue, le traitre auquel une rente de 500 livres avait été promise, ouvrit l'une des portes de la garnison «chils jour fu venus, les portes à heure de mienuit furent ouvertes. Si entra messires Charles de Blois à celle heure en le ville à grant puissanche. Le ghaite du castel s'en perchut; si commencha à cryer: As armes, trahi, trahi...»  
 
    prise de jugon
 
 
1356  -Siège de Rennes. 
 
Au cours du mois d'octobre, c'est la ville de Rennes qui est assiégée par les troupes de Henry de Grosmont duc de Lancaster, Afin d'inciter les occupants de la place forte à ouvrir les portes de la ville à ses troupes, l'anglais fait paître des porcs auprès des Portes Mordelaises, mais Penhoët, capitaine de la garnison à la solde de Blois fait suspendre une truie qui par ses cris va attirer les gorets à l'intérieur de la cité, délivrant ainsi les assiégés de la famine. Du Guesclin libéré de Londres, avec ruse parviendra lui aussi à déjouer les assiégeants et sera peu après adouber au château de Montmuran par Charles de Blois qui le nommera capitaine de Pontorson et du Mont Saint Michel. Précisément Montmuran fera l'objet d'un siège des troupes françaises en 1365
 
1371 -Siège de la Motte Broons
 
Agissant sur ordre du roi de France, le connétable Olivier de Clisson obligea Broon à se rendre, puis en 1387, la ville de Broon fut au nombre des villes que ce même Olivier de Clisson fut contraint de donner à Jean IV pour sortir du château de l'Hermine, le capitaine de la Motte Broon était alors Bertrand du Parc. Elle lui fut rendue le 20 juillet 1388. Bertrand du Chastel est alors capitaine du chastel de Broon
 
1410 -Siège de Lamballe
 
Nous avons vu comment, après la guerre de succession de Bretagne, un piège fut tendu au duc Jean V. Margot de Clisson dont la belle-mère Jeanne de Penthièvre avait été privée de la couronne ducale, avait imaginé un plan  consistant à retenir Jean V  prisonnier et à proclammer son époux Jehan de Blois nouveau duc. La tentative échoua car les Bretons lassés de la giuerre civile qui avait précédé ne suivirent pas Margot de Clisson dans son plan machiavélique. Assistée de son fils Olivier de Blois,  ladite Margot donna ordre au maréchal de Coëtquen  de s'en aller camper sous les murs de Lamballe.   
 
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1488 -Sièges de Dinan et de Rennes 
 
Après la défaite de Saint Aubin du Cormier, les troupes françaises vinrent mettre le siège devant la ville de Dinan.  Le sieur Jean de Coëtquen était gouverneur de la ville au nom du duc François II, y fit édifier sept tours d'artillerie, principalement la tour de Saint-Julien, la tour de Lesquen, la tour de Penthièvre, de Beaumanoir et de Coëtquen. Pourtant ces travaux furent inutiles car le gouverneur finit par se rendre au représentant du royaume de France. La jeune duchesse Anne de Bretagne orpheline depuis la mort accidentelle de son père épousa par procuration l'empereur Maximilien d'Autriche, espérant vainement le soutien de quelques troupes étrangères. Hélas  ce soutien militaire n'arriva jamais et confrontée à la trahison du maréchal de Rieux, Anne le coeur gros dut se résoudre à se rendre sachant très bien que l'armée bretonne ne ferait pas le poids face à celle des troupes de France sous le commandement de la Trémoille. 
 
 
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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 14:56
 
 
Nous le voyons à travers le récit précédent, l'époque médiévale c'était aussi l'esprit de la chevalerie, qui s'imposa comme l'honneur et le respect en tant de guerre comme en temps de paix. En échange des services rendus tant au sein des combats qu'en accomplissant diverses tâches liées à l'état, le souverain leur garantissait de pouvoir retirer un imposant profit grâce aux divers domaines dont ils jouissaient. C'est vers la moitié du XIe siècle, qu'aurait eu lieu le premier tournoi, et vers 1150 un chevalier français Geoffroy de Preuilly en  aurait codifié la règle. Au cours des XIIe, XIIIe & XIVe siècles, les tournois sont de vrais batailles souvent sanglantes. Au XVe siècle, il s'agit de spectacles magnifiques, donnés pour le plaisir d'une assistance difficile, connaissant admirablement les règles du jeu et exigeant des participants, la perfection. (André Castelot & Alain Decaux -joutes et tournois) 
 
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Nos deux historiens poursuivent : à l'origine, les rôturiers -vilains et bourgeois pouvaient participer aux tournois, à côté des nobles. Ils ne tarderont pas à devenir l'apanage exlusif des nobles, écuyers et chevaliers. Malheur au rôturier qui s'y risque : les titres des participants sont soigneusement vérifiés par les rois ou les hérault d'armes. Au début on voyait deux petites armées se jetter à la rencontre l'une contre l'autre. Le choc frontal d'une violence laissait de nombreux blessés sur le sol. Ce n'est qu'au cours du XVe siècle après maintes interventions des autorités que ce genre de pratique finira par s'adoucir. Certains lieux conservent souvenir de ces pratiques : Place des Lices  à Rennes & Vannes, la Tournoyaie à la Ville Ferron tout près de la Motte-Bron 
   
 
       
Nous avons vu comment sous l'Ancien Régime s'étaient perpétrées les coutumes ancestrales puisant leurs origines au cours de cette période. Le devoir de bouhours et de quintaine touchait nombre de paroisses telle Sévignac, Caulnes... Cependant le devoir de quintaine profitait aussi aux religieux, ainsi à l'abbaye de Lehon : tous les jeunes gens qui s'y étaient mariés devaient paraître à cheval, armé d'une longue perche en bois en guise de lance, le marié devait la rompre contre l'écusson du monastère; il donnait ensuite la main à son épousée et la présentait au supétieur de l'abbaye. La mariée dansait, puis chantait le tercet suivant :
 
Si je suis mariée, vous le verrez bien;
Si je suis à malaise, vous n'en savez rien;
Ma chanson est dite, je ne vous doit plus rien.
 
Vous devez encore à Monseigneur honneur, respect et l'accolée, disait le sénéchal, qui ne manquait jamais d'assister à cette scène populaire connue sous le nom de la quintaine. La jeune femme s'avançait alors vers le supérieur, qui, presque toujours, était un vieillard, et l'embrassait.
 
Guide du voyageur dans la ville de Dinan et ses environs  par J. Bazouge .
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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 13:40

   
Le 20 décembre 1386 à Nantes se déroula un de ces combats juridictes appelé jugement de Dieu, entre Pierre de Tournemine, seigneur de la Hunaudaye en Plédéliac, soupçonné, mais sans preuves, d'avoir fait assassiner Jean de Beaumanoir, contre Robert de Beaumanoir, son frère, qui l'accusait de ce crime. Tournemine  de son côté prétendait que c'était Robert de Beaumanoir lui même qui avait soldé des assassins pour faire périr son propre frère. On sait que dans le moyen âge, losque deux parties adverses ne pouvaient apporter de preuves convaincantes pour l'accusation, ni pour leur défense, leur souverain jugeait qu'il échéait gaige de bataille et elles étaient autorisées par lui à soutenir leur droit par les armes. On était convaincu de bonne foi que la providence ne laisserait pas succomber l'innocent.   

 

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Ces sortes de duels qui avaient lieu toujours publiquement, sous la présidence du prince et avec l'appareil le plus solennel, étaient toujours à outrance, l'un des deux champions devait y mourir, ou s'il s'avouait vaincu, avant d'avoir reçu le coup mortel, il était ignominieusement hors du champ clos et exécuté par le bourreau. Dans le cas dont il s'agissait ici entre Pierre de Tournemine et Robert de Beaumanoir, qui s'accusaient réciproquement du meurtre de l'infortuné frère de ce dernier, sans pouvoir en fournir les preuves; le duc de Bretagne leur octroya le champ clos sur la place du Bouffay, le 20 décembre 1386. Au jour fixé, le duc environné de toute sa cour se rendit au lieu désigné. Il avait été arrêté que les deux champions se battraient à cheval, armé de pied en cap avec l'épée et le poignard. Beaumanoir entra le premier dans la lice, accompagné de ses parrains, il salua respectueusement le prince et demanda qu'on appelât son adversaire. Aussitôt un hérault d'armes s'écria par trois fois : Monsieur Pierre de Tournemine, venez à votre journée contre Monsieur Robert, sire de Beaumanoir. Tournemine parut à l'instant à l'autre extrémité du champ clos et s'avança conduit par ses parrains ou pleiges comme on les appelait alors, parce que dans ces jours solennels, ils devraient répondre de la personne de leur champion. Les deux adversaires mirent pied à terre, un fauteuil avait été préparé pour chacun d'eux et un cercueil couvert d'un drap mortuaire était à côté, prêt à recevoir le vaincu. Sans être intimidés par ce lugubre appareil, les deux  chevaliers jurèrent, l'un après l'autre, sur l'évangile et les saintes reliques, que leur cause était juste. Le maréchal de Bretagne visita scrupuleusement leurs armes, pour s'assurer qu'elles étaient parfaitement égales et qu'ils n'avaient aucune espèce d'avantages l'un sur l'autre; après quoi ils remontèrent à cheval et furent conduits chacun à une extrémité des lices. Sur l'ordre du duc, le maréchal par trois fois  faites vos devoirs : et ils mirent alors l'épée à la main : le même officier cria ensuite trois fois  laissez aller ! A la dernière les trompettes sonnèrent la charge, et les champions coururent l'un sur l'autre. Tournemine attaqua son adversaire en furieux, cherchant à le tuer d'un seul coup. Beaumanoir plus froid et plus prudent, ne voulait pas faire mourir son ennemi sans lui avoir fait auparavant confesser de bouche le crime dont il l'accusait. Dans ce but il cherchait seulement à le blesser et à le démonter, parant tous ses coups avec autant d'adresse  que de présence d'esprit. Au bout de quelques temps, quand il vit que Tournemine épuisé par ses efforts désespérés, commençait à s'affaiblir et ne portait plus que des coups mal assurés, il le pressa vivement à son tour et se fit si bien qu'il réussit à le renverser de son cheval. Sautant aussitôt à terre, il souleva le gorgerin de son bacinet, et lui mettant la dague sur la gorge, lui dit de confesser son crime hautement ou qu'il allait le tuer sur le champ. Tournemine l'avoua, il se reconnut pour être le véritable auteur du meurte de Jean de Beaumanoir, et sur cet aveux authentique, le duc le condamna à être traîné sur la claie jusqu'aux fourches patibulaires, puis pendu. Mais ses amis et même son généreux vainqueur intercédèrent  pour lui et supplièrent, qu'en considération de son nom et des services rendus à l'état par sa famille, il ne périt pas d'une manière infâme. Il lui fut fait grâce de la vie, mais il fut condamné à la dégradation de la dignité de chevalier.

La Bretagne : Côtes du Nord 1837

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 11:21

 

En consultant les chroniques de Froissart, un glossaire permet de mieux comprendre quelques termes alors en cours  au XIVe siècle.

 

Achopper : trébucher. N'a pas métier, s'il se trouve en bataille à l'encontre de nous, que son cheval achoppe car il s'il étoit pris, sa rançon ne seroit payée.

Adestrer : accompagner, être sur la droite. Les seigneurs qui les litières de la roine et des dames devoient adestrer

Adoubé : revêtu de toutes armes, offensives et défensives. Trente compagnons bien armés et adoubés.

Advocson : bail donné à un avoué
Affiner : finir. Et auroit tôt cette guerre affinée
Affoler et Affouler : estropier, maltraité. Il en tua douze, tous morts, sans ceux qu'il meshaigna et affola
Ahanier : laboureur, homme de peine

Ahatie : querelle, recontre, fait d'armes. Et se devoit faire l'emprise et ahatie de cinq lances à cheval, etc.
Ahéritance : héritage
Alosé : loué, célèbre. Un écuyer alosé et usé d'armes.
Amis : accusé
Archegaie : le javelot

Artillerie: toute espèce de machine à lancer trait

Assembler : attaquer

Arournement : préparatif
Bail : gouverneur
Bataille : corps d'armée
Behour : choc de lances. Fêtes de joutes et de behours
Berser : lancer des traits,  en Piémont, les archers s'appellent bersaglier
Bidau : soldat de troupes légères, armés de dards, d'une lance et d'un poignard
Bombarde : espèce de canon
Bouhourd : échaffaud
Bouhourder Behourder : faire un tournoi
Bourg : bâtard
Bourrel : bourreau
Bretesches : crêneau, défenses
Berestcher : garnir de défenses. Et si faire ce châtel si fort er si bien breteschié
Bricole ou brigoles : fronde de cuir qui servoit à jeter des balles de plomb et des peierres
Brigand : soldat  pied qui avait pour arme défensive une espèce de cotte de mailles appelée brigandine

Brocher : piquer de l'éperon
Buisine : sorte de trompette
Bullé : rédigé, chartes bullées et scellées
Captivoison : captivité
Carrel, carreau : flèche triangulaire
Cautelle: ruse
Chaingle : "nceinte d'un mur, une grosse tour des chaingles du donjon
Chambrelan :  chambellan, serviteur de chambre. Mais si ses chambrelans et ses valets, qui dorment en sa chambre
Chats : machine de guerre en forme de galerie couverte, pour approcher d'une ville assiégée
Chevelain : cheftain, capitaine
Claronceau : petit clairon
Commun : peuple
Connestable : capitaine
Connestablie : compagnie
Consaulx : conseillers
Coustille : grand couteau, sabre à deux tranchants
Coustiller, soldat armé d'une coustille
Cranequinier : soldat armé d'un cranequin. Et grand nombre d'arbalétriers et cranequiniers.

Cuisseau, cuissine : armure des cuisses (voir aussi illustration sur ce blog :la revue des troupes à l'époque médiévale, page n° 2)

Darde : javelot

Désemparer : démolir des remparts

Dessiéger : lever le siège

Dextrier : cheval qui prend la droite

Dondaine : machine à lancer des grosses pierres

Echeller : prendre d'assaut avec des échelles

Empainte, empeinte : attaque

Enchas : combat, rencontre

Encourtiné : enveloppé de courtines

Envaye, envahie : attaque

Estat : place, demeure
Estour : combat
Estranière : drapeau
Estuart : maître et sénéchal
Fretéable : coûteux
Fuer : impôt
Gabeleur : perceveur des gabelles
Gonfanon : étendard
Gourdale : bonne bière
Guisarme : pique armée d'une hâche
Hart : gibet

Hoqueton : vêtement mis par-dessus l'armure

Kas : machine de guerre

Lige : lié par une obligation féodale

La loi : la magistrature

Maître, mire : médecin   

Martinet : machine à lancer des pierres

Maronier : matelot

Meschef : malheur

Meschine : fille domestique

Ostoier : guerroyer

Pavois : bouclier

Piquenaire : soldat armé de pique

Plommée, massue de plomb

Pourpris : enceinte, dépendance

Puepple : peuple

Quarriau : carreau, javelot

Quatir (se) : reposer (se)

Ravigorer, revigorer, resvigouvrer : fortifier

Regard : gardien

Regracier : remercier

Regrigner : s'impatienter

Relinquir, relenquir : abandonner

Remembrance : souvenir

Reprouvender : approvisonner

Ressort : autorité à laquelle ressortissent les hommes ou les choses

Rieu, ruis, ru : ruisseau

Scel : sceau

Senechauldie : sénéchaussée

Soudoié, soudoyer : soldat

Sucot : vêtement qu'on met par dessus

Surquérir : attaquer

Tabar : cotte d'armes

Targe : petit bouclier

Tymbre : casquer

Vasselage : bravoure

Vegille : garde

Vinage : droit de vin 

   

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 16:14

 

 

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 12:01

 

Au cours de l'époque médiévale, la Bretagne noua alliance tantôt avec les Anglais, tantôt avec les Français. Ainsi quand Henry Plantagenêt imposa son puissant joug au duc Conan IV dès  1156, Henri II d'Angleterre intervint régulièrement  dans les affaires du Duché puis obligea la jeune héritière de Conan  IV à épouser son troisième fils, le dénommé Geoffroy. Marié en 1181 avec Constance de Bretagne, Geoffroy Plantagenêt était résolu à se débarrasser de l'imposante tutelle paternelle. Pour se faire, il rejeta la tutelle de Roland de Dinan, allié de son père et composa avec Raoul II de Fougères, adversaire de son père. Il présida sollennellement avec sa jeune épouse le parlement général des évêques et barons de Bretagne, à Rennes en 1185, au cours de laquelle il donna son nom à la fameuse assise où fut limitée la division des grands fiefs, ce qui lui valut la faveur des barons. Il profita de la révolte qui règnait contre son tout puissant père et rallia la cause de ses deux frères aînés. Avec la complicité de Henri II de Fougères et de Eudon de Porhoët, le jeune duc Geoffroy s'empara des places fortes de Fougères, Ancenis et La Guerche de Bretagne, et aussi de Bécherel. Le règne du duc Geoffoy (ci dessous) fut cependant bref puisque celui ci mourut âgé de 28 ans seulement, suite des blessures reçues lors d'un tournoi à Paris le 19 août 1186.

 

 

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Sa jeune veuve se retrouva dépourvue face aux ambitions de Henri II et de Philippe Aiguste, ce dernier réclammant la garde de l'unique héritière Aliénor alors détenue par Plantagenêt. Il n'est pas exclu que la présence de Geoffroy Plantagenêt à Paris ait été de demander de l'aide et de prêter hommage lige. En 1187, Arthur, jeune fils posthume du duc Geoffroy devenait menace pour l'ensemble du clan Plantagenêt, puisqu'aucun des autres fils d'Aliénor d'Aquitaine et de Henri II n'avait encore d'enfants.                                           

 

 

"Fu el cors navrez mortelemant,
An Avalon s'an fist porter
Por ses plaies mediciner
Ancor i est, Breton l'atandent,
Si com il dient et antandent;" 
 

 

 

Contrainte d'épouser Ranulph de Bondeville, comte de Chester, la jeune femme devint alors soumise aux exigences de son beau frère Richard Coeur de Lion. La disparition prématurée de son fils le jeune duc Arthur, son remariage avec Guy de Thouars auquel elle donna deux filles.  Pierre de Dreux, cousin du roi de France Philippe Auguste épousa l'une d'entre elles : Alix de Thouars. Les relations de la Bretagne avec la France furent alors assez bonnes durant près d'un siècle et demi. La guerre de succession de Bretagne qui éclata en 1341 fut le théâtre d'une guerre civile au cours de laquelle  Français et Anglais déployèrent leurs troupes et s'affrontèrent sur le sol breton. Jean IV de Montfort ayant coiffé la couronne ducale, manifestement c'est avec l'Angleterre que les liens se tissèrent, pourtant sous le règne du fils et des petits-fils de celui ci, de nouveau la France redevint l'alliée. Cependant la menace de voir son duché annexé par l'ambitieux Louis XI, François II renoua les liens avec l'Angleterre...

 

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