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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 18:14

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 20:30

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 11:24

 

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Le tracet de la Rance d'après la Société Géologique et Minéralogique en Bretagne

 

D'après publication de Guy. Souillet  Le Nom de la Rance. In: Annales de Bretagne.

 Tome 66, numéro 4, 1959

 

Née dans les monts du Mené, près de Gollinée, à quelque 300 mètres d'altitude, la Rance -Renk en breton, est un petit fleuve breton d'une centaine de kilomètres, qui se jette dans la Manche entre Dinard et les villes jumelles de Saint-Malo et Saint- Servan. Le linguiste allemand A. Holder a, le premier, expliqué son nom par le celtique : Rinct-ius, der wùtende Bach, « le ruisseau furieux », se référant au gallois ringc, « stridor, stridulus sonus », d'une racine * rak, nasalisée en rank «faire du bruit». G. Dottin a adopté cette étymologie : la Rance, Rinctius, au nom gaulois, est la rivière "stridente"

Deinde ad civitatem quge vocatur Aleta super ripam fluminis Rineti dévolus perrexit, IXe-Xe S. Dom Morice, Preuves..., I, 192, Actes de Saint-Malo.  

Cette courte Vita, publiée par Dom Morice d'après un légendier de Tours, serait simplement un extrait de Bili, suivant la Borderie, Hist. de Bret., I, 468, n. 1 et 472, n. 1. Rineti, doit être corrigé en Rineti. C'est cet extrait que donne Holder, sans commentaire.  

In vicinia territorii quod dicitur Aquarum (=Poudour) eo quod duobus fluminibus cingitur, sciïicet Rinetio et Arganona, IXe-Xe S.  

[Holder cite ce texte et la correction de La Borderie, Rinetio, mais sans référence, négligence surprenante de la part d'un linguiste généralement fort soigneux. C'est le Père P. Grosjean, des Bollandistes de Bruxelles, qui m'a tiré d'embarras et je lui exprime toute ma gratitude. Ce texte est extrait de la Vita sancti Jacuti, rameau de la Vita Winwaloeî (saint Guénolé), et existe dans un manuscrit du XIe s., grand in-folio à deux colonnes, d'après le manuscrit latin 5296, qui fut autrefois le Colbertinus 53, puis le Regius C. 3593.9. Il a été publié par les Bollan distes dans la Bibliotheca hagiographica latina, avec le numéro 4113 pour la Vita, 4114 pour les Miracula. Le texte exact, lu par le Père P. Grosjean lui-même, est le suivant : Illud quoque non débet fidelium memoriam effugere, quod in vicinia territorii quod dicitur Aquarum, eo quod duobus fluminibus cingitur, sciïicet Rinetio et Arganona, dicitur evenisse. La référence à la correction, sûrement bonne, de La Borderie, figure dans la seconde des notes qui suivent le texte des extraits de la Vie de saint Jacut, Bibliotheca... citée plus haut.]  

De cette série paléographique, il ressort que le nom de la Rance, en dépit de l'attraction de fluvius ou flumen, était primitivement masculin, ce que présumait Holder en employant le substantif masculin Bach «ruisseau». Le genre féminin semble dû à l'expression commune rivière de Rance; la Rance. Quant à l'étymologie, elle donnait de la tablature à A. Dauzat. «On peut admettre l'hypothèse de Holder, au moins à titre provisoire, m'écrivait-il. Encore faut-il que la Rance soit wùtend, au moins dans son cours supérieur, ce dont je doute un peu». A. Dagnet, qui a cheminé tout au long du fleuve, de la « fontaine de Ranc » à l'embouchure, nous décrit en effet un cours d'eau paisible large de 10 à 20 centimètres sur le territoire de Collinée, de 3 à 4 mètres après son confluent avec le Clergé, de 6 à 7 mètres à Lanrelas; ce n'est pas la Rance qui a «mauvaise tête», mais son enfant terrible, le Fremeur, au nom breton (v. bret. frut, bret. mod. froad, «torrent» -j- meur «grand»), qui déborde au printemps et dévaste ses berges. Autrement, proposait A. Dauzat, on pourrait penser à un dérivé du celtique rïno- ou rëno, «fleuve» = Rin-tius. De toute façon, il faut interpréter Renc = Rents pour cadrer avec les formes latines et la forme actuelle. Rin(c)tius (ou Ran(c)tius); Rance est normal comme vocalisme — an est la graphie phonétique qu'on trouve souvent, au moyen âge, pour antrer etc. A. Dauzat avouait ainsi son embarras. Bien entendu, il faut exclure toute parenté sémantique avec la Rance du Cantal (Alranicia, 1301 ; Atrance, 1500) = ou le Rance, affluent du Tarn, malgré A. Albenque, qui ignorait la graphie médiévale Alsanza du cartulaire de Silvanès, citée par A. Thomas (6). Ces hydronymes remont entau prototyps * Alisantia «rivière argileuse», bien étudié par P. Lebel, qui le classe dans les appellations protohistoriques.   Alisantia est devenu soit Aussance (écrit aujourd'hui Auxence, Ossance; cf. Auxence, affluent de la Rome, Loire- Atlantique), soit Alzance : l'aboutissememt moderne est alors Auzance (cf. le Cens, Loire- Atl., Ozanz en 1076), Ouzance ou Alrance, qui, par la forme métathétique V Alrance, sl produit par déglutination la Rance. Il reste une dernière hypothèse, qu'il ne faut pas négli ger. Dans le sud de la France est répandu un terme oronymique ranc ,dont L.-F. Flutre a signalé la fécondité (8) ~ montagne du Ranc Rouge (Ardèche) ; le Ranc de la Nible, mont, à Peyrolles (Gard) ; le Rang de Banne, escarpement rocheux des Cévennes méridionales ; le Ranc de Malsezer, rocher à Saint-Paul-de-Tartas (H.L.)  etc. Mistral l'a enregistré avec le sens de « roche escarpée », ainsi que Moural = «ranc, rang, renc, rocher escarpé, falaise abrupte, banc de rochers en saillie sur un versant» L'origine de ranc « rocher », spécial à une région archaïsante et passé dans la langue commune, comme l'atteste la présence de l'article devant les toponymes, a fait l'objet d'une controverse dont L.-F. Flutre dégage la conclu sion: il faut admettre qu'à côté du mot ram(us) «rocher », prélatin et préceltique, il a existé un autre mot de même signification ranc(us), — (um), attesté à partir du XIIe s., mais qui doit être bien antérieur (10). P. Fouché y verrait un représentant de la racine préindo-européenne * Kar «rocher », suivant l'évolution * Kar-anc- > haranc- p>* h. ranc ;> ranc-. Le nom de notre Rance dérive-t-il de ce thème ranc, très productif puisqu'il apparaît sous les formes ronc, ron, rond, run ? La basse-vallée de la Rance est célèbre par ses versants abrupts sculptés par la mer, qui refoule les eaux fluviales, à marée haute, jusqu'à Dinan. La «rivière de Rance» doit-elle originellement son nom aux « rochers» qui la dominent ? Je me garderai bien de l'affirmer et laisserai prudemment aux partisans de l'origine celtique comme à ceux de l'origine préceltique le soin de décider, s'ils le peuvent.   

   

 

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site du Cas de la Plesse à Collinée où la Rance prend sa source

(photo Le Flohic)

 

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site de Quemelin à Langourla

 

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site des Aulnais à Lanrelas

 

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le barrage de Rophemel

 

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le canal d'Ille & Rance à Evran

 

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la Rance à Léhon

 

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le viaduc de la Rance à Dinan

 

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la Rance à la Richardais 

 

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barrage de la Rance -ci dessus & ci dessous

 

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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 06:51

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 10:59
 
   

La plupart des évangélistes Bretons établis en Armorique venaient de l'actuel Pays de Galles. En ces deux lieux les saints ont joué un rôle essentiel dans l'organisation sociale du peuple Gallois écrivait  A. Guilcher. Et il poursuivait : Dyfig, Cadog, et Iltud dans le Sud-Est, et Dewi, Teilo, et Padarn dans le Sud Ouest. Etrangement ces saints sont aussi connus en Bretagne. En général leurs monastères étaient construits dans des vallées, c'était le cas de Llanilltud Fawr aménagé par Saint Illud près de Cardiff. Pareil choix était dit-on afin d'échapper à la vue des pirates Saxons. C'est vers la moitié du Ve siècle qu'un ancien disciple de Saint Cado :  Saint Illud fonda le monastère dans lequel il enseignera la théologie à Saint Sansom, à Saint Mewen et à nombre d'autres. Celui qui est considéré comme le Père du Christianisme Celtique eut pour compagnon Saint Brieuc. En revanche, c'est à Saint Patern, né en Pays Vénète que l'on doit la fondation du monastère de Llanbadarn Fawr  au cours du Ve siècle également.

 

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  croix ancienne à Llanbadarn  

 

A travers la racine Llan que l'on retrouve dans le nom de ces monastères gallois il faut y voir initialement le terme désignant la parcelle de terre sur laquelle l'église était construite. Nombre de lieux en Bretagne puisent leurs origines dans ce terme; mais s'ils ont précédé la fondation des paroisses primitives bretonnes, ils ne se constituèrent  que tadivement paroisses :  Lamballe, Landivisiau, Landerneau, Langourla, Languédias, Lanrelas, Landebias,  Landujan...Les Evêques bretons d'Armorique  prirent part 

 

Saint Corentin

 

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Saint Corentin naquit environ l'an 375 treize ans avant que le tyran Maximus passa en Gaule. Il fut instruit en la Religion Chrétienne dès son enfance par ses parents et fut préservé lors de la Guerre que Conan Meriadec déclara aux Garnisons Romaines qu'il chassa de la péninsule. Il s'adonna au service de Dieu et se retira dans une forêt en la paroisse de Plou-Vodiern au pied de la montagne Saint Cosme où il bâtit un petit ermitage près d'une fontaine tout en y joignant un petit oratoire. Il y passa des jours et des nuits en prières & oraisons et vécu retiré de toute conversation humaine. Parfois, il s'en allait mendier dans les villages alentour quelques morceaux de pain et se nourissait de quelques herbes et autres racines. Un jour, il s'en fut à la rencontre du prêtre Primel et ensemble ils échangèrent des saints propos et oraisons spirituelles.  Le roi Gradlon ayant succédé à Conan Meriadec, se tenait avec sa Cour à Kemper Odetz, alors Capitale du Comté de Cornouaille. Étant allé chassé , il s'égara avec quelques un de ses hommes dans la forêt où vivait reclus notre ermite. C'est là que le prélat et son souverain se rencontrèrent, et bientôt Gradlon fut séduit par ce saint homme qui avait guérit un pèlerin venu de l'évêché de Léon. Alors le roi Gradlon en récompense lui donna la forêt ainsi qu'une demeure de plaisance dont il disposait en la paroisse de Plovodiern. A la demande de ses sujets, Gradlon procéda à la mise en place d'un évêché dont il réserva le siège à Saint Corentin après que celui ci soit allé rencontrer Saint Martin de Tours qui lui donna le sacre. Il mourut le 12 décembre 401. L'église de Cury au Cornwall lui est en partie dédiée.    

  

           Saint Brieuc     

 

Saint_Brieuc

 

Brieuc, Briomagle ou Vriomacle était fils d'un seigneur de grande distinction nommé Cerpus, sa mère s'appelait Eldrude, celle ci était probablement d'origine saxonne. Certains le voient originaire de Cambrie, les autres de Cork en Irlande et aussi de la Cornouaille insulaire. Si certaine sources disent que les parents de Saint Brieuc étaient païens, d'autres considèrent que les Bretons à cette époque étaient convertis depuis longtemps au christianisme. Quand Saint Germain d'Auxerre et saint Loup de Troies passèrent dans l'île de Bretagne l'an 429 ou 430, Brieuc s'en vint comme une infinité d'autres voir des prélats si fameux. Âgé d'environ vingt ans, Brieuc suivit et St Germain, Illtud les accompagna. Le maîtres et ses deux élêves revinrent sur le continent et après que Brieuc eut accompli des miracles, St Germain décida de l'élever à la dignité du sacerdoce. Après St Brieuc s'en fut évangéliser l'Armorique avec cent soixante de ses condisciples, y vin défendre un port que l'on situe au pays d'Alet, puis il s'avança jusqu'à la rivière de Jaudy et y fonda un premier monastère : à Tréguier, qu'il confia à son neveu Tugdual. Après avoir reçu du Roi de Domnonée Riwal une maison et la terre du Champ Rouvre, il fonda dans la vallée du Gouët un second monastère et outre Manche celui de Llandyfriog. Il mourut vers l'an 502 à Lis Heylon que l'on pense être Hillion.

 

Saint Tugdual

 

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Guy-Alexis Lobineau dans l'ouvrage consacré à la vie des saints de Bretagne commence ainsi la biographie consacrée à celui qui fonda l'évêché de Tréguier : "On ignore le nom du père de saint Tugdual, on sait seulement qu'il estoit de l'île de Bretagne & de race royale. Sa mère sainte Pompaye était la sœur du chef breton Riwal, qui fut le plus considérable chef de la transmigration des Bretons". Devenue veuve, celle ci serait rentrée dans les ordres. Elle accompagna St Tugdual en Armorique, soixante douze religieuses qui elles aussi avaient embrassé l'ordre monastique les accompagnèrent dans notre péninsule. Ayant abordé le rivage armoricain, auprès du Conquer, un petit havre de la paroisse de Ploumagoët, St Tugdual chercha un lieu propice à la construction d'un monastère. Notre historien poursuit qu'il s'en fut trouver le Comte de Léon qui résidait à Ocismor. L 'accord fut donné au saint après qu'il eut guérit un malade du canton. L'endroit monastique fut baptisé Lan Pabu et après être resté quelques temps avec ses confrères, il partagea avec ceux ci l'évangélisation de la province alentour. On peut placer l'ordination de Saint Tugdual vers l'an 532 en un temps où la mortalité enleva un grand nombre prodigieux de personnes. En revanche, quand dom Lobineau relate que St Tugdual rencontra ses voisins St Corentin & St Pol, cela paraît peu probable s'agissant de l'évêque de Quimper censé être mort au début du Ve siècle. Quant à Tugdual il s'éteignit le dernier jour de novembre vers 553, 559, 564. Il fut inhumé en son monastère de la vallée du Trégor.

 

   Saint Samson 

     
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Samson prit naissance dans le pays des Demettes au seul canton de Cardigan-Shire & le Comté de Pembrock. Ses parents étaient voisins, ils étaient établis à Guent que l'on nomme à présent Monmouth. Sa mère fut fertile durant de longues années et Samson fut le fruit de leurs bonnes oeuvres. Très tôt son éducation fut confiée à Saint Illud, et très tôt le jeune écolier accomplit des miracles et ce fit apprécier, ce qui suscita semble-t-il la jalousie des deux neveux de Saint Illud qui tentèrent de l'empoisonner . Ensuite, il dirigea près d'un an et demi le monastère de Inis Pyd, mais quitta la communauté corrompue à l'image du précédent Abbé, puis s'en fut séjourner en Irlande. Consacré évêque. Il se retira dans une grotte qu'il découvrit près de la rivière Saverne, l'ancienne Sabriana de l'ancienne géographie dans les Cornouailles. Ayant traversé la Manche il arriva sur le rivage proche de l'actuelle ville de Dol, il évangélisa cette contrée et intervint dans le conflit opposant le souverain franc Childebert et le roi de Domnonée Judual. Il obtint de rétablir en son droit le chef Breton. Il fut à l'origine de la fondation de l'évêché de Dol de Bretagne. Il entretint de bionnes relations avec le mérovingien qu'il visita à diverses reprises. Il mourut à Dol l'an 565

 

Saint Pol Aurélien


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La vie de Pol Aurélien fut écrite vers 889 par le moine Uuormonoc de Landevennec. Selon lui le fondateur de l'évêché de St Pol de Léon naquit vers l'an 485-490, Outre Manche  à Penn-Ohen en Dyfed. Fils d'un dénommé Porphius qui semble avoir été patricien, l'enfant fut prénommé Paulinus Aurelianus, il eut plusieurs frères et au moins une soeur dont il était très proche.  C'est en cette Île de Bretagne qu'il fut consacré prêtre.et de tous les monastères qu'il fréquenta en son île natale, manifestement ce fut à celui de Llanilltud Fawr qu'il y trouva une belle compagnie de disciples. Là bas il eut l'occasion de rencontrer Saint Dewi et Saint Samson, Saint Gildas et quelques autres illustres compagnons. Après avoir quitté cette école théologique,  et avec la bénédiction de son supérieur Saint Illud,  il se retira un temps dans un ermitage afin d'y méditer, puis fut nommé Abbé d'un monastère où il demeura quelque temps, supérieur de douze religieux . A la Cour du roi Mark, il lut l'évangile et procéda à des conversions. Puis il choisit ensuite d'aller prêcher la bonne parole en Armorique. Là bas chez les Osimes en digne élêve de Saint Illud, il mit en place la Réforme de Saint Germain etl lutta contre le pélagianisme.   Il était âgé d'environ 45 ans quand il arriva dans le Léon vers l'an 531, après avoir évangélisé cette contrée, il créa l'évêché des Osimes et y fut consacré évêque. Après quelques séjours au pays de Léon. il mourut l'an 573. Un ancien manuscrit cité dans Bollandus le donne mort en cette année là.

 

  Saint Patern 
 

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Saint Patern, premier évêque de Vannes était issu d'une famille aisée d'Armorique. Son père nous dit Albert Le Grand s'apellait Petranus et était citoyen de la civitas de Lemonum (Poitiers) . Étant venu en Armorique, il épousa Guenn. Mais les parents de Saint Patern décidèrent de se séparer mutuellement,  et alors Petranus franchit la Mer la Mer et s'en fut s'établir en Hybernie (l'Irlande) où il devint moine. Un jour l’enfant qui vivait avec sa mère lui demanda où était son père, alors Gwenn en pleurs lui relata comment son père désireux de servir Dieu était rentré dans les Ordres et qu'il était devenu moine en Irlande. Alors l'enfant qu'il était fit voeux de suivre le même chemin que son père au grand soulagement de sa mère. Il s'en fut trouver l'Abbé Gerenovus qui gouvernait un grand nombre de Religieux au Monastère de Saint Gildas de Ruys et lui demanda l'habit. Après qu'il eut achevé le temps de Probation, son Abbé lui donna la charge de la dépense, fonction qu'il exerça durant trois ans à la satisfaction de tous.Alors il s'en fut prêcher en l'Île de Bretagne et y fonda le monastère de Llanbadarn Fawr.   Il fonda deux autres monastères, l'un en Cornouaille, l'autre en Italie. De retour en Armorique, il fit bâtir une église et un petit ermitage hors les murs de Vannes et organisa un séminaire auprès des autres évangélistes Bretons, il tomba malade et mourut le 16 avril 590. Il est vénéré à North Pelerwin dans le Devon et aussi à South Peterwin dans le Cornwall    

 

Saint Malo
 
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Quand l'hagiographe Bili enseignant à Alet,  décida vers 876 de consacrer une Vita à Machutus, plus connu sous le nom de Saint Malo, même en Domnonée où cet évangéliste avait fondé l'évêché de Alet dont il fut le premier occupant, aucune biographie n'y était connue, aussi se rendit-il en Saintonge où l'on "pensait savoir que l'évangéliste était enterré". Attaché en qualité de diacre auprès de l'évêché de Aleth, Bili tenait sans doute ses renseignements au sujet de Saint Malo du témoignage de l'un des successeurs de celui ci. saint Macout de Saintes était connu des habitants d'Alet  qui s'y rendaient en pèlerinage. Notre écrivain va alors de sa plume écrire la vie de Saint Malo, il serait né dans la vallée de  Carvan dans le comté de Gwent au Pays de Galles son père prénommé Gwentus fut comte de la cité de Guinicastrul, cité qu'il aurait fondée et qui devint capitale du Gwent connue aussi sous le nom de Caer Gwent -Winchester. La mère de Malo était âgée de 67 ans ! Mais en réalité Malo alias Machutus serait né à Llan Carvan vers l'an 515 520 et appartenait au Gwent. Il eut pour maître dès le plus bas âge saint Brendan, fondateur du monastère de Lancarvan et second successeur de Saint Cado.Il fut probablement ordonné prêtre vers 540-550 âgé de 30 ans. Après avoir traversé la Manche, il serait venu durant une dizaine d'années évangéliser l'Armorique.La Domnonée était alors sous le joug du dictateur Commore originaire du Bro Waroch. Commore mourut vers 560 et il est possible que ce soit à ce moment là que Malo s'ilosa sous le rocher de Césambre, sa réputation de commettre des miracles, incita la population de Alet de lui demander de s'assoir sur le siège épiscopal.Son épiscopat aurait duré près de quarante ans, après quoi il se retira à Saintes où il serait mort le dimanche 15. novembre 621. Les reliques de Saint Malo furent rapportées en Bretagne et inhumées sur un rocher tout près de la cité d'Alet. C'est là que la ville de Saint Malo fut bâtie et la cathédrale de Saint Malo occupe à présent la tombe du saint.
 
  CroixCeltique
 
.Que penser de ces saints Bretons vénérés lors du Tro-Breiz
         

Ce qui intrigue forcément au récit de la vie de ceux qui sont considérés comme les sept saints fondateurs de Bretagne c'est la date de leur rédaction, beaucoup ont été écrites à la période féodale, les plus anciennes remontent au VIIe ou VIIe siècle.  -S'inspiraient-elles de documents plus anciens aujourd'hui disparus, de traditions orales, difficiles de répondre ! La plus ancienne vie connue de Saint Corentin fut rédigée vers 1220-1235 par Dom Plaine qui déclarait que ce texte remontait au IXe sièle., mais nombre de spécialistes ont remis en cause cette affirmation. Une supposition a été émise : au IXe siècle, sur le territoire de Cornouaille il n'existe alors deux monastères ceux de Landévennec et de Loctudy. Dès lors l'idée admise est que c'est au moment où Nominoë tenta d'installer des hommes dévoués à la métropole bretonne qu'un clerc cornouaillais aurait alors rédigé l'acte avec l'idée de faire sacrer S. Corentin par l'archevêque de Tours. S'agissant de la vie de Saint Brieuc, sa vie fut écrite par un clerc d'Angers au cours du XIe siècle et dont le manuscrit est conservé à la bibliothèque de Rouen. Aujourd'hui certains pensent que si la ville est ainsi désignée, ce ne serait pas en raison de l'évangéliste breton mais en raison de sa vallée. C'est aussi au cours du XIe siècle que fut rédigée la vie de Saint Tugdual, cependant un dénommé Wrdisten, moine à Landévennec écrit entre vers 880 la vie de Saint Gwénolé et y parle de Saint Tugdual. La rédaction de la première mention de Sancti Samsoni remonte au XVII-VIIIe siècle, il s'agit d'un calendrier -martyrologe poétique de Achery retrouvé dans le Yorkshire, une autre édition de la vie de Saint Samson remonte au IXe siècle et rencontra un grand succès à Angers, cette ville possède du reste un des manuscrits. Une publication doloise rédigée au Xe siècle s'inspire de la publication du IXe siècle. C'est aussi un moine de Landévennec : Gurmonoc qui écrivit en 884 la vie de Saint Pol Aurélien. La vie de Saint Patern, fut écrite de la fin du XIe siècle au début du XIIe siècle inspirée d'une oeuvre anonyme datant de 645-646. La vita de S. Malo comme nous l'avons vu fut écrite par Bili enseignant à Alet en 876. La présence d'un évêque armoricain au Concile  de Tours en 461 appelé Mansuetus mais dépourvu de siège. Quatre ans plus tard au concile de Vannes sont désignés les vénérables frères Victorius et Talassius évêques; Perpetuus, Paternus, Albinus, Athensius, Nunnechius et Liberatis, évêques. Victorius  est évêque du Mans, Talassius est évêque d'Angers, Perpetuus  est évêque de Tours, Athensius celui de Rennes, Nunnechius celui de Nantes. S'agissant des prélats armoricains Paternus, Albinus et Liberatis sont cités pour les cités des Vénètes, des Curiosolites et des Osimiens. Au concile d'Orléans en 511 siège auprès de Modestus de Vannes et Melaine de Rennes, Epiphanes de Nantes et Litharedus évêque Osimien. .   

 
     
           
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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 14:30
 
Outre Manche, la conversion au christianisme s'est produite très tôt, sous l'administration romaine. L'écrivain berbère Tertullien, converti au christianisme écrivait vers l'an 200 que l'évangélisation avait atteint l'Île de Bretagne -au delà des zones romanisées il évoquait aussi les retraites des Bretons, inaccessibles aux Romains mais subjugués par le Christ. Saint Alban, Aaron et Julius firent partie des martyrs de ce peuple. Origène parlant du christianisme vers 240 considérait que c'était une force capable d'unir les Bretons. Des églises furent construites : Verulanium où mourut Saint Alban, et dans le Kent, la villa de Lullingstone était aux mains d'une famille chrétienne vers 365.  L'Eglise de Bretagne était en relation avec l'Eglise de Gaule, ainsi au Concile d'Arles en 314 trois évêques Bretons y prirent place.    
 
  
 
Fresque chrétienne découverte à la villa de Lullingstone   
 
Le  retrait des légions de l'Empereur Honorius au cours de la première décennie du Ve siècle verra l'afflut de vagues migratoires venues du nord de l'Europe. Il n'est pas impossible comme en témoigne Saint Gildas qu'au  cours de cette période des  prêtres aient été assassinés, des églises  démolies, des monastères pillés et brûlés, des troupeaux dispersés, des prêtres massacrés au pied des autels.   Saint Gildas comme le souligne André Chedeville & Hubert Guillotel parlait de la ruine de son pays sous la pression anglo-saxonne pour expliquer pareils exils, cependant une autre cause semble aujourd'hui privilégiée. Procope de Césarée, l'historien bysantin évoquant l'île de Bretagne vers la moitié du VIe siècle parlait certe de la présence d'Angles, de Frisons et de Bretons sur cette île, mais il ajoutait qu'en raison d'une surpopulation, nombre d'entre eux émigrèrent. L'opportunité de quitter la Bretagne pour le rivage armoricain avec la possibilité d'y vivre dignement en travaillant les domaines gallo-romains fut sans nul doute l'une des premières causes de ces vagues migratoires.  
 
 
   
  Honorius
 
Un poême de Venantius Honorius Clementianus Fortunat qui fut évêque de Poitiers vers l'an 600 écrivait : "Quoique l'Armorique soit le dernier pays au bout du monde. A l'extrémité de cette Armorique, les Bretons s'établissent avec l'agrément des Gallo-Romains, maîtres du sol". Déjà des légionnaires bretons insulaires suivirent en 383 l'empereur Maximilien Maagnus Maximus sur le continent, et cette colonisation fut réalisée au nom de l'autorité légitime. Maxime fonda dans la Péninsule armoricaine dont les habitants étaient de même race et de même langue que ceux de grande île de Bretagne, des colonies militaires composées de soldats bretons servant dans les légions romaines, il n'est pas exclu que les autochtones armoricains aient regardés ces soldats Bretons comme des libérateurs du joug romain. Ainsi, ces laïcs et ces religieux avaient eux même été précédés par les légionnaires Bretons.   
 
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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 19:32

 

 

Pour terminer ces pages consacrées à Nominoë voici quelques unes des notes laissées par Ferdinand Lot :

-"A priori on ne voit pas bien Nominoé, haut fonctionnaire de l'Empire, vassal dévoué de l'empereur Louis de concevoir l'indépendance de ses compatriotes et sa propre autorité comme le ferait de nos jours un patriote doublé d'un ambitieux. En fait, il n'apparaît point que le chef des Bretons ait voulu couper les liens qui l'attachaient au Regnum Francorum. La réalité de son autonomie lui a suffi, mais, juridiquement, il n'a jamais été et ne s'est jamais cru pleinement indépendant. Les annales sont trop maigres pour nous renseigner sur la nature du pouvoir de Nominoé. Les textes diplomatiques, heureusement, suppléent en partie à ce silence..... Ce qui frappe tout d'abord lorsqu'on examine les dates des chartes de l'abbaye de Redon, c'est qu'on ne trouve, aucune différence sensible entre la période des quinze années au cours desquelles Nominoé gouverna les Bretons sous Louis le Pieux et les onze années qui suivirent la mort de l'empereur. Pendant la première, Nominoé est dit missus imperatoris. Preuve évidente de l'indépendance juridique de la Bretagne, serait-on tenté d'affirmer. De cette simple constatation résulte une conséquence jusqu'ici inaperçue : Nominoé a prétendu, non se séparer du Regnum Francorum, mais se poser en partisan de Lothaire, c'est-à-dire de l'unité impériale. Il fut peut-être l'un de ceux qui virent avec mécontentement l'empereur déchirer ses propres dispositions pour avantager son dernier-né, Charles. Ce qu'il advint de ce beau serment, on le sait. Le vieux chef breton -et il ne fut pas le seul, vit dans les troubles qui dissolvaient l'Empire franc l'occasion favorable d'accroître son pouvoir. Mais lui-même n'eut point l'initiative de la révolte des grands de l'Ouest. L'instigateur fut un Franc, le comte Lambert. C'est lui, semble-t-il, qui entraîna Nominoé et son fils Erispoé à prendre les armes contre Charles. Encore l'ancien missus impérial essaya-t-il de colorer sa trahison en feignant de reconnaître pour son véritable souverain l'empereur Lothaire"...

 

Un avis intéressant sur ce qui aurait pu inciter le chef rebelle Breton à s'insurger contre Charles le Chauve

 

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 12:33
   
   
   
    
 (Glenmor) 
 
 Kan Bale Nevenoe    
 
 1. Skoulmet mat eo hirie
 Chadenn ar goskored.
 Kousket noz, kousket deiz
 Kalon ar Vretoned.
 Ma'z eo du an noz
 Dindan wask pounner ar Gall!
 Disoñjet-krenn eo ho ano.
 Ma'z eo du an deiz
 D'argadourien ur vro dibal!
 Piou a sammo bir ha kleze?
Nevenoe! Nevenoe! Nevenoe!
 2. Med an deiz e c'hwezho
 Avel menez Arrez!
 Med un deiz e luc'ho
 Tangwall menez Kerne!
 Ra vo dihunet
 Nerzh ha lorc'h an argadour
 E skeud pounner
 Ar "Gwenn-ha-du"!
 Ea vo dismantret
 Korf ha gwad an enebour!
 N'eus forzh penaos e vo ludu!
Nevenoe! Nevenoe! Nevenoe!
 3. Skeud an trec'h war o dremm,
 Ho pugale 'yay d'ar brezel:
 Dorn kalet, lagad lemm.
 Stagañ raint war-zu an avel
 Gant tan ar serr-noz
 E-deun o daoulagad.
 War ar c'huzh-heol
 Ez aint fenoz
 Gant youc'h ar re gozh!
 War leurenn an argad
 Ar re yaouank ' varvo fenoz!
Nevenoe! Nevenoe! Nevenoe!

Marche de Nominoë
 
 1. Bien nouée demeure aujourd'hui
 La chaîne de notre servage!
 Tu dors le jour, tu dors la nuit
 Breton oublieux de l'entrave.
 Ténébreuse est la nuit pourtant
 Tandis que le Franc nous oppresse
 Pour que notre nom disparaisse.
 Quant au jour, il l'est tout autant,
 Guerriers d'une terre égarée!
 Qui saisira l'arc et l'épée?
Nominoë, Nominoë, Nominoë!
 2. Mais le jour vient où soufflera
 Le vent depuis les Monts d'Arrez;
 Et s'embrasera, ce jour-là
 Le bûcher sur le Menez Bré.
 Réveillez-vous, réveillez-vous,
 Sublime fierté de nos pères,
 Ainsi que leurs vertus guerrières!
 Que la blanche et noire bannière
 Voie tomber enfin sous nos coups,
 Exsangues, ces corps ennemis
 Au milieu de fumants débris!
Nominoë, Nominoë, Nominoë!
 2. Sous les drapeaux de la Victoire
 Vos enfants monteront au front.
 Le poing serré, prunelle noire
 Marchant au gré de l'aquilon.
 Avec le feu du crépuscule
 Luisant au fond de leur regard
 Vers ces bords où finit le soir,
 Vois-les partir, tandis que hurlent
 De joie leurs anciens, accourus!
 Ce soir, ils mourront, tant et plus,
 Ces jeunes gens, ivres de gloire!
Nominoë, Nominoë, Nominoë!   
 
 
A travers les chroniques évoquant le personnage de Nominoë, il est parfois difficile de démêlé le vrai du faux. André Chédeville et Hubert Guillotel ont consacré des pages à celui que la Borderie désignait Tad ar Vro ou Père de la Nation (bretonne).
-Nominoë était il fils de paysan enrichi par la découverte d'un trésor comme le laisse entendre le Versicult de l'Abbaye Saint Florent de Glonne. Pour nos éminents spécialistes, au cours de cette période si un ecclésiastique brillant, mais d'origine modeste pouvait accéder à des fonctions importantes, en revanche, seules les familles de la haute aristocratie se partageaient le quasi monopole des  charges publiques marquantes. Et d'ajouter : comment en ce cas admettre dans ces conditions que l'empereur, à un moment où il cherchait à s'assurer l'appui du plus grand nombre, ai pu défier la noblesse en nommant quelqu'un qui lui fut étranger. A travers les annales de Bertin il est fait mention cette année 851 de la mort du Breton Noménoé. On sait par conséquent que le personnage était Breton.  
 
 
 
Nominoë serait né au début du règne de Charlemagne, mais s'il était Breton, il ne semble pas qu'il fut originaire du Pays Vannetais ou de celui d'Aleth, en revanche l'idée selon laquelle il était natif des environs de Callac  semble privilégiée par nos confrères. Au cours de cette période le Poher et la Cornouaille ne formaient qu'un seul ensemble, hors un passage du Gesta sanctorum Rotonensium pourrait confirmer cette hypothèse, en effet, quand Conwion dépêcha Louhémel afin d'aller plaider devant Nominoë la cause de la jeune communauté de Redon, celui qui était gouverneur de Bretagne le reçut en sa propriété de Botnumel qui semble pouvoir être identifié à travers Botmel près de Callac. Riwallon donné beau-frère de Nominoë (ils auraient épousé deux soeurs) était lui même comte de Poher en 844.  
 
 
 
 
Deux des diplômes accordés par Louis le Débonnaire à l'abbaye de Redon qualifie Nominoë de fidèle de l'empereur, probablement l'était il avant 831. Il n'est pas impossible qu'il était déjà connu du Carolingien dès 825 et qu'il ait pris place au Plaid tenu à Aix la Chapelle en 825, sans doute en qualité de vassal. Qualifié de Comte de Vannes -comes Venetice civitatis en date du 29 juin 834, certain considère qu'il reçut cette charge dès 819, ce qui semble peu probable. Il sera tour à tour qualifié de missus in Brittania -envoyé en Bretagne de 831 à 839,  gubernans in Brittaniam -gouverneur de Bretagne en 834, dux in Brittania en 840, regnans in Brittania le 15 mai 833 & le 25 avril 835, magister in Brittanniam  -maître en Bretagne en 833 et dominans Brittanniam en 837.  
Le sceau de Nominoë est formellement mentionné dans une confirmation d'un de ses actes fait par son fils Erispoë (Chronique de Nantes). Le sceau conclu Émile Grimaud était un des attributs de la souveraineté et il est donc fort possible que Nominoë ait porté aussi le titre de rex ou de princeps.
C'est au cours d'une expédition en Beauce que Nominoë trouva la mort près de Vendôme ce 7 mars 851. La Chronique d'Aquitaine & les Annales d'Angoulême clamaient qu'il avait été frappé par la volonté divine, que Saint Maurille, ancien évêque d'Angers lui serait apparu le visage sombre, les yeux effrayants et lui aurait lancé : Cesse de dévaster les églises de Dieu, par un pillage cruel. Manifestement la propagande continua  même à titre posthume au sujet de ce grand guerrier qui inspirait courage et respect. Il est du reste étonnant que la colère divine n'ait pas frappé Charlemagne & son fils le Débonnaire qui eux aussi s'étaient livrés à des sacrilèges sur les abbayes bretonnes qu'ils avaient au cours de leurs expéditions incendiées !
Nominoë fut enterré auprès de de son ami Saint Conwion en l'abbaye de Redon, on ignore ce qu'il est advenu de son tombeau. Puisse-t-il  reposer en paix.
         
 * Saint Conwions selon d'autres sources serait inhumé en l'abbaye de Paimpont
nominoe
 
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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 18:00

 

Manifestement Nominoë voulu réorganiser l’Église bretonne et il tenta d'obtenir le pallium papale permettant à Dol de Bretagne de devenir la Métropole de cette Église. L'influence que jouait Tours à laquelle cette Église était rattachée déplaisait au nouveau souverain. Il voulait en faire une institution normale, permanente et acceptée de tous comme telle.   Conwion, fondateur de l'abbaye de Redon s'est rendu à Rome l'an 847, afin d'obtenir du Pape Leon IV  (ci dessous) l'autorisation pour son maître Nominoë  de porter un cercle d'or, comme les autres chefs de la nation bretonne en avaient usé avant l'oppression des Francs. Léon IV accepta que le vainqueur de Ballon soit couronné roi de Bretagne.  C'est à la fin de l'année 847 que Nominoë fut officiellement couronné comme roi des Bretons en la cathédrale de Dol  (ci dessous) en présence de tous les évêques de Bretagne, sauf celui de Nantes qui refusa de venir y assister.  

 

   

Mais le sujet le plus difficile à aborder par Conwion auprès du Saint Père était  l'affaire des évêques simoniaques  :  Félix évêque de Quimper, Liberatis de Leon, Susannus de Vannes et Salomon de Dol, quatre prélats critiquant Nominoë auprès du peuple Breton, quatre prélats d'origine franque imposés à la Bretagne par la domination des étrangers. Nominoë avait tout à craindre de ces étrangers capables d'une sourde opposition à son pouvoir. Léon IV  reconnu la culpabilité des simoniaques, mais au lieu de les juger et déposer ceux ci, il déclara que leur condamnation ne pouvait être prononcée que dans une assemblée formée de douze  autres évêques. La Borderie qui aborde le sujet poursuit : tribunal évidamment impossible à former contre nos quatre simoniaques, que les autres prélats Francs refusaient de juger. Dès lors Nominoë employa la menace et s'en débarrassa.  Sur l'affaire des évêques simoniaques chassés de Bretagne par Nominoé, le chroniqueur avoue que ces prélats, ayant confessé leur crime, déposèrent leurs crosses et leurs anneaux lors du synode tenu au château de Coëtlou près de Vannes, ce qui était se démettre de leurs évêchés; mais ils l'auraient fait,  sous des menaces de mort, que Nominoë leur aurait fait porter par un de ses affidés. C'est un chroniqueur de l'évêché de Nantes qui rapporta ce fait, et au regard de ce qu'il écrivait, on pense qu'à cette période cet évêché était encore sous l'influence de Tours.  

       

 

Afin d'augmengter le nombre de suffragants de la métropole de Dol, Nominoë aurait érigé en diocèses distincts et séparés les deux territoires de Saint Brieuc et de Tréguier ***. Il chassa du trône épiscopal de Nantes  Actard autre prélat Franc qui avait refusé d'assiter à son couronnement et  y mit un intrus appelé Gislard.  Nominoë serait à l'origine du Tro Breizh, le pèlerinage au cours duquel sont vénérés les sept saints fondateurs de Bretagne.

 

** Une autre source veut que ces deux évêchés furent mis en place au début de l'an mil en faveur de Eudon de Penthièvre quand il reçu son apanage.

 

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