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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 12:01

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4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 17:46

 

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 07:50

Comme nous l'avons vu précédemment, c'est Jean du Rocher, fils de Pierre et de Jeanne Le Chauff qui se porta acquéreur de la seigneurie de Saint Riveul en Plénée en 1657. Il mourut près d'une décennie plus tard laissant Esther Doudart tutrice de nombreux enfants. Esther Doudart était née le 15 août 1637 de l'union de noble Morice Doudart, sieur de l'Isle et de Marie Ravenel. Esther Doudart s'éteignit en 1674

 

Enfants de Jean du Rocher et de Esther Doudart :

 

II-a) Jacques du Rocher, Chevalier, seigneur de Saint Riveul, né vers 1657, il épousa Claude Le Chauff. Jacques du Rocher fut Enseigne de vaisseau du Roi, puis il devint ensuite capitaine commandant cent soldats de marine en 1691. Il mourut le 28 décembre 1739 : "Messire Jacques du Rocher, seigneur de Saint Riveul en son vivant veud de Dame (un blanc en réalité il s'agit de Claude le Chauff), agé d'environ quatre vingt ans décédé le 26e decembre mille sept cent trente neuf muni de tous ses sacrements a eté inhumé dans le cimetière de cette église suivant ses dernières volontés assisté du clergé de cette paroisse de lhopital de cette ville (paroisse st Malo de Dinan) en présence de Monsieur de Monaye Lieutenant du Roy de cette ville, de Mrs de Saint Gilles Fosse ay Loup, de Tremigon, de Pontbriand et autres soussignants ce vingt huitime decembre mille sept cent trente neuf." Signatures : -Jos : Levoyer -M:Picouays prêtre -de Tremigon -François Lepage prêtre -Dubois de la Motte -René Ladvocat de la Crochaye -Brunardaire -de Monnoye des Maux -Léon du Breil chevalier de Pontbriant

(voir généalogie ci après).

 

II-b) Jean du Rocher

 

II)-c Henry du Rocher, sieur des Touches, né vers 1659, mourut prêtre le 8 octobre 1719

 

noble et discret pretre Messire Henry du Rocher Sr des Touches, agé d'environ soixante ans mort en la communion de l'église le huitiême jour d'octobre mil sept cens dix neuf fut le neuf inhumé dans le choeur de l'Eglise de Plenest en présence des soussignans. Signatures ; R.Rouxel prêtre. J. MLassé L:Houguenan prêtre

 

II-d) François du Rocher

 

II-e) Pierre du Rocher sieur abbé de Saint Riveul, recteur de Saint Judoce. Ci dessous sa signature en 1692 -Pierre du Rocher R(ecteur) de St Judoce

 

 

II-f) Suzanne du Rocher mariée en juillet 1687 à Guillaume du Fournet, seigneur dudit lieu en Saint Judoce : "Messire Guillaume du Fournet, sieur du Portail de la paroisse de St Judoce évêché de Dol agé d'environ vingt ans et damoiselle Suzanne du Rocher Dlle de St Riveul de la paroisse de Plenest agée d'environ vingt trois ans contractèrent mariage...en présence de messire Jacques du Rochersieur de St Riveul frère de lad mariée, d'écuier Pierre Doudart sieur des Haix écuier Louis du Rocher sieur du Quengo et autres..."

 

Enfants de Jacques du Rocher et Claude Le Chauff

 

-Guillemette Louise Marie du Rocher baptisée le 7 juin 1692 (prénom non donné dans un premier temps, mais précision : sera nommée plus tard)


-Jeanne Catherine du Rocher, baptisée le 4 octobre 1693


-François Marie du Rocher baptisé le 24 janvier 1695 (même précision : un fils à écuier Jacques du Rocher...le nom étant différé à donner dans un mois...). François Marie du Rocher, épousa en 1726 Françoise Jeanne de la Haye, fille unique de Vincent de la Haye,


-Malo Louis Guillaume du Rocher, baptisé le 14 septembre 1696, il mourut le 21 avril 1699 et fut inhumé dans la chapelle des Touches en l'église de Plénée (voir acte ci dessous)

 

 


 

-Henri Malo du Rocher, baptisé le 12 septembre 1697

 

-Pierre Anne Rose du Rocher, baptisé le 23 mai 1699, mourut le 6 août 1702

 

Enfants de François Marie du Rocher & de Françoise Jeanne de la Haye

 

-Henri-François-Jean du Rocher, baptisé le 6 mars 1730, il épousa Anne Bernardine Roger de Campagnolle. Lieutenant d'infanterie, il mourut à Jersey le 5 janvier 1810 (voir descendants ci après)


-Jean François du Rocher, baptisé le 28 novembre 1731

 

-Jean Charles Anne du Rocher, baptisé le 12 mars 1732


-Jean Victor du Rocher, baptisé le 12 novembre 1733, mourut à Jersey le 7 novembre 1809. Il fut capitaine d'infanterie


-Emmanuel-Marie du Rocher, baptisé le 4 novembre 1734

 

Enfants de Henri-François du Rocher et de Anne Bernardine Roger de Campagnolle.

 

-Marie Françoise Céleste du Rocher, baptisée le 12 janvier 1766


-André François Jean du Rocher, baptisé le 21 avril 1767, l'une des premières victimes de la Révolution tué à Rennes le 27 janvier 1789 (voir acte de baptême ci dessous)

 

 

 


-Edouard Henri Marie du Rocher, baptisé le 5 juillet 1776. Il fut chef de division navale


-Tarville Marie Perpetue du Rocher, baptisée le 23 août 1779

 


 

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 18:23

 

 


 

Sur ce blog il a été abordé le 17 mai 2012 la généalogie de la famille du Rocher (voir La famille du Rocher) Nicolas du Rocher épousa ainsi que nous l'avons vu Guyonne de Saint Meloir, dame du Tertre, il eurent au moins trois enfants :


 

1 ° Pétronille du Rocher, baptisée le 3 juin 1583 à Plesnest (Plénée) -acte ci dessous "Petronila du Rochier filia Nicolas et Guionna... ." Acte ci-dessous


 

 

 

2 ° Jean du Rocher, seigneur du Dily, fut baptisé en l'église de Plénée le 27 juin 1585, voir acte ci dessous "Johannus du Rochier filius Nicolas & Guionne de Sainct Meloyr ... " Ledit Jehan fut marié à Jeanne de France, ils furent les parents de :


 



 

a-I) Renault du Rocher, seigneur du Dily, marié en 1638 à Geneviève Guenguené, dame des Champs Mauny



 


 

et

b-I) Jean du Rocher, seigneur du Pargat marié à Anne des Grez. Ce dernier et son épouse étaient aussi établis en la paroisse de Plénée au village de Beauregard.(voir généalogie ci après)
 


 

3 ° Pierre du Rocher, seigneur de la Hays, marié à Jeanne Le Chauff, c'est leur fils Jean du Rocher marié à Esther Doudart qui se porta acquéreur de la seigneurie de Saint Riveul en la paroisse de Plénée en 1657. (voir branche de Saint Riveul, objet du prochain article)


 

Branche du Pargat (voir Le manoir du Parga à Lescouët-Jugon en images)


 

-Jean du Rocher, seigneur du Pargat et dame Anne des Grez, tous les deux de confession protestante eurent treize enfants, tous baptisés au sein de l'Eglise Réformée sauf la dernière -voir ci dessous. Ecuyer Jean du Rocher, sieur du Pargat mourut à Beauregard le 16 novembre 1698 âgé d'environ soixante six ans et fut inhumé le lendemain dans l'église de Plenest en présence de noble écuier Pierre de Benazé sieur dud lieu, écuier Jacques Baudre, sieur du Breil, noble home Joseph Poulce sieur de la Ville Queuneux.


 

-Amaury du Rocher baptisé le 23 janvier 1661, écuyer seigneur de Beauregard. Il devint sénéchal de la ville de Josselin et épousa Perrine Le Fèvre. (voir descendance ci après). Ecuyer seigneur de Beauregard mourut le 26 juin 1730 âgé de 70 ans, et fut inhumé en présence des sieurs de Saint Mirel à Plessé, Yves des Grez, Marie Desmoulins et autres
 



 

-Henry du Rocher baptisé le 2 octobre 1662, écuyer sieur des Touches, prêtre décédé le 8 octobre 1719


-Jean du Rocher baptisé le 28 octobre 1665 par le ministre Morin, pasteur probablement attaché au service du Temple de la Moussaye. Il mourut le 3 mars 1694 sans s'être converti (comme souligné) "Ecuier Jean du Rocher sieur dud. nom fils d'autre ecuier Jean du Rocher, sieur du Pargat, agé d'environ vingt sept ans mourut à Beauregard sans avoir voulu recevoir les s. sacrements de l'église le vingt troisieme jour de mars mil six cent quatre vingt quatorze et le vingt cinq fut inhumé dans le cimetiere de Plenest. Dans notre absence par commandement des juges de Jugon. Presens Jullien Pitart, Maury Ewen, Jean Rochefort et autres qui ne signent". Signé J: Gicquel


-Elie du Rocher baptisé le 9 juillet 1668


-anonyme du Rocher inhumé le 1er octobre 1668


-Suzanne du Rocher baptisée le 8 décembre 1669, titrée dame de la Perrière elle épousa le 26 février 1691 Jacques Le Mintier  

 

 

-Isaac du Rocher, né vers 1674, le 7 février 1702, en l'église de Plénée, il épousa Elisabeth de Kergu, originaire de la paroisse de Quessoy, fille d'écuier Charles de Kergu et de dame Yvonne Visdelou. "Ecuier" Isaac du Rocher et dame Elisabeth de Kergu s'établirent ensuite en la paroisse de Langourla, probablement sur la terre de la Dauphinais. (voir les villages de Langourla, page n° 8)

 

.La famille de Kergu était également présente au manoir de Blanc Mouton en Langourla (voir Langourla : les villages, page n° 1)


 

-Paul du Rocher baptisé le 27 décembre 1675


-Charlotte du Rocher baptisé le 1er mai 1677


-Marie du Rocher baptisée le 17 mai 1679


-Jeanne du Rocher baptisée le 4 janvier 1681


-Maurice du Rocher, fut baptisé le 8 mai 1683


 

-Jeanne du Rocher baptisée le 9 juillet 1686 (l'enfant fut baptisée à l'église, donc la famille s'était convertie)


 

Descendance de Amaury du Rocher et Perrine Le Fèvre


 

-Jean Jacques du Rocher, né vers 1690 à Josselin épousa Marie Sainte Delahaye


 

Descendance de Jean Jacques du Rocheret Marie Sainte Delahaye


 

-Amaury Joseph Pierre du Rocher, né vers 1715 à Josselin épousa 1 ° Anne Françoise Garnier,  2 ° Françoise Jeanne Leforestier (voir descendance ci après)


 

Du premier lit naquirent :


 

-Jean Amaury du Rocher, baptisé le 28 mai 1766

 

-François Pelage du Rocher, baptisé le 25 octobre 1767

 

-Sylvie Sophé du Rocher, baptisée le 12 mars 1769

 

-Ange Félicité Marie du Rocher, baptisé le 11 novembre 1770


 

Descendance de Isaac du Rocher et Elisabeth de Kergu


 

-Joseph du Rocher, baptisé le 18 février 1703 (Plénée)


 

-René Jullien du Rocher baptisé le 7 mai 1704 (Plénée), sieur du Pargat, demeurait la Dauphinais en Langourla en date du 28 novembre 1725


 

-Jean François Baptiste Isaac du Rocher baptisé le 23 octobre 1712 (Langourla). Ecuyer -Jean du Rocher épousa 1° Henriette Desmoulins (décédée le 23 septembre 1791), fille de Morice (ci dessous extrait du registre des mariages de Plénée)

 



 

Enfants de Jean François Baptiste Isaac du Rocher et Henriette Desmoulins


 

 

 


-Maurice Jean Baptiste du Rocher, baptisé le 27 février 1740, s'éteignit le Ier juillet 1741


-Henriette Marie du Rocher, baptisée le 24 mars 1742


 

-Jean-Baptiste du Rocher épouse Rose Pigeon (descendance ci après)


 

Enfants de Jean François Baptiste Isaac du Rocher et Rose Pigeon


 

-Françoise Rose Henriette du Rocher, baptisée le 17 octobre 1772


 

-Félicité Aimée du Rocher, baptisée le 25 juillet 1775


 

-anonyme fille du Rocher le 22 septembre 1777


 

-anonyme fils du Rocher le 25 février 1777


 

-anonyme du Rocher le 6 avril 1779


 

-François Jean du Rocher, baptisé le 2 juin 1779


 

-Joseph Marie du Rocher, baptisée le 1er juillet 1780


 

-Françoise Jeanne du Rocher, baptisé le 12 octobre 1785


 

Claude Guy Onffray : Livre des Baptêmes Mariages & Mortuaires de l'Eglise réformée assemblée à la Moussaye en Plénée Jugon

 

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 15:01

 

 

 

Armoiries le Court, Durant, Bouan, du Rocher

 

La maison noble de Saint Riveul est située dans la paroisse de Plénée (anciennement Plenest). Mieux vaut éparger le temps que de la décrire. Cette seigneurie relevait directement du Roi ; elle était en partie sujette à rachat, et l'autre partie en était exmpte. Elle devait payer à la recette de Jugon, chaque année, au terme de Noël, une rente appelée mangière de onze sous un deniers avec amende faute de paiement. Elle avait moyenne et basse justice, et sa juridiction s'exerçait tant en l'auditoire de la cour de Jugon que dans ceux des paroisses de Plénée, du Gouray et de Tramain. Le fief ou baillage du Gouray s'étendait dans le Gouray et dans Collinée. Parmi ces rentes qui étaient dues au seigneur de Saint Riveul dans ce baillage, il y avait une paire de gant qui se payait en l'église de la paroisse du Gouray, le jour de Noël, et en l'endroit de la grand-messe, entre l'élévation du Saint-Sacrement". Faut il entendre par ces mots que les gants devaient être remis au seigneur de Saint Riveul entre l'élévation de l'hostie et celle du calice ? Ce moment ne me semblerait pas bien choisi, c'est peut être plutôt entre la consécration des saintes espèces et l'élévation qui se fait immédiatement avant le Paster. Parmi les vassaux de ce fief on trouve Gilles Haydurand, sieur du Fresne, et Julien Tardivel, sieur des Murs. Jacques du Rocher avait dans l'église paroissiale de Plénée, comme seigneur de Saint-Riveul, trois tombes et un banc qui lui avaient été octroyés du consentement de l'évêque de Saint-Brieuc et de tous les paroissiens de Plénée. La pièce que voici, citée par MM. Geslin de Bourgogne et A. de Barthélémy, qui l'ont trouvée dans le cabinet Cornillet, mentionne un très ancien propriétaire de cette seigneurie "Mai 1253.- Maitre Guillaume d'Avignon, official de l'archidiacre de Penthièvre, fait savoir que Gebert de Sancto Rivoul et Guillaume Gebert son neveu, ont renoncé à leurs prétentions sur le moulin que l'abbaye de Boquen avait à Plumecheval." La liste des autres seigneurs de Saint Riveul, que je puis établir d'après mes recherches, commence à Jehan Le Court, seigneur de Saint Riveul et de Perquenen, qui vivait en 1522 et en 1531. Sa famille portait d'azur à l'aigle éployé d'or, avec la devise : Li droict chemin est li court. Rolland Le Court possédait les mêmes seigneuries en 1540 et en 1545. On trouve ensuite, en 1551 et 1556, Gilles Durand mari de Guillemette Le Court, "sieur et dame de Saint Riveul, de la Vigne, de Perquenen" (voir Le manoir de Perqueven à Plénée-Jugon en images) ; puis en 1563, Jehanne Durand, mariée à Charles Bouan, sieur du Chalonge (voir La seigneurie du Chalonge en Trébédan), de la Grignardais(voir l'histoire de Mégrit, page n° 2), etc.


 

C'est donc par des mariages que la seigneurie fut transmise des Le Court aux Durand et de ceux ci aux Bouan. Jeanne Durand étant morte, Charles Bouan, reçut, en 1571, un aveu au nom et comme tuteur de Jean Bouan, sieur de Saint Riveul et de Perquenen, qui demeura propriétaire de ces seigneuries jusqu'en 1608 au moins. Depuis 1618 jusqu'en 1657, le seigneur de Saint Riveul se nomma François Bouan, soit que ce fût un seul personnage, soit qu'il y en ait eu deux successivement car celui qui existait à a dernière date était fils d'un autre François Bouan. François Bouan, marié à Julienne ou Hélène du Perrier, vendit Saint Riveul, le 10 avril 1657, pour 27.000 livres en principal, à Jean du Rocher, sieur de la Haye et du Dilly, qui le posséda jusqu'à sa mort arrivée entre 1665 et 1668. Sa veuve Esther Doudart, acheta la seigneurie des Touches (voir Le manoir des Touches à Plénée Jugon)  à la famille Leffroy et qui fut vendue judiciairement le 31 mai 1672. Cette seigneurie avait droit d'enfeu et de sépulture prohibitive à tous autres dans la nef de l'église de Plénest, ledit enfeu séparé et appelé la chapelle des Touches, avec droit d'escabeau et d'accoudoir, d'écussons et d'armoiries dans la vitre du côté du midi.

Dans la seconde année après l'acquisition de cette terre, en 1674, Marie Esther Doudart étant morte, ses biens meubles furent vendus à l'encan à Rennes, rue Vasselot, vis-à-vis de la maison neuve des Carmes, dans laquelle cette dame avait trois chambres garnies. Cette vente fut faite à la requête d'Isaac Gouiquet, sieur du Tertre, tuteur des enfants mineurs de Jean du Rocher et d'Esther Doudart, qui héritèrent de celle ci sous un bénéfice d'inventaire. Le fils aîné de Jacques du Rocher, qui succéda à son père comme seigneur de Saint Riveul, fut cependant plusieurs années de sa minorité sous la tutelle d'Isaac Gouiquet. Le premier de sa famille, il prit les titres de chevalier et de comte de Saint Riveul et des Touches, que ses descendants gardèrent; cependant son fils et premier successeur reçut en 1758, une lettre d'un procureur à la Chambre des comptes nommé Bidou, dont je conserve l'orthographe, et dans laquelle on lit : "Quand à La qualité de Chevalier porté Dans notre arrest D'hommage Elle n'est D'aucune conséquence cependant puisqu'elle ne vous Est pas dûe, il ne faut pas la prendre Dans votre aveu". Jacques du Rocher passa plusieurs années au service du Roi en qualité d'enseigne des vaisseaux de Sa Majesté et de capitaine commandant cent soldats de la marine : il y était en 1691. Il se rendit, en 1694, acquéreur de la seigneurie de la Garde, en la paroisse de Saint Judoce. C'est lui qui parait avoir acheté aussi la seigneurie de la Ville Breheu, dont on voit qu'il était aussi propriétaire en 1735. Sa demeure ordinaire était à Dinan. Sa femme, nommée Claude Le Chauff, fille de Guillaume Le Chauff, sieur de Beaunais, descendait des seigneurs de la Motte-au-Chauff, château situé dans la paroisse de Saint Coulomb, près de Saint Malo, de la famille desquels un membre va fournir sujet d'une courte disgression. Le 9 mai 1532, jour de la fête de l'Ascension, l'on célébrait aussi la fête de Saint Nicolas dans une chapelle dédiée à ce saint, et qui était près les moulins de mer, soit en la paroisse de Saint Coulomb, soit en une paroisse voisine, et cette fête était l'occasion d'une assemblée dans ce lieu. Jean Le Chauff, jeune gentilhomme âgé de vingt ans, qui demeurait avec son père à la Motte-au-Chauff, lieu de sa naissance, se rendit en pèlerinage à cette chapelle. Lorsqu'il eut accompli sa dévotion et pris son repas, comme il y avait des danses et plusieurs "joyeusetés" autour de la chapelle, il se mit à danser. Puis, après avoir dansé, s'être égayé et fait bonne chère, Jean Le Chauff se mit en chemin pour s'en retourner à la maison de son père. Comme il s'en allait, des gens qu'il rencontra lui dirent que Jean Bardoul de la Bardoulaye, Geoffroy Huguet du Plessix et un autre s'étaient querellés entre eux, Bardoul et le troisième avaient fort blessés Huguet, qui était tombé presque mort dans un chemin. Jean Le Chauff, à cette nouvelle, fut très peiné et courroucé, parce que Huguet et lui étaient très liés d'une grande amitié, "fréquentans, beuvans, mangeans et couchans souvent foys lun avec l'autre tant aud lieu de la Mote au Chauf que ailleurs". Ces amis étaient, en outre, cousins nés de germains.Jean le Chauff, qui était fort échauffé de vin, s'étant dirigé vers l'endroit où on lui avait dit qu'était Huguet, le trouva tombé à terre et fort blessé. La vue de son cousin, de son grand ami "navré presque à mort" le poussa à suivre les meurtriers, qu'il atteignit à la distance d'un trait d'arbalète : "Bardoulaye, cria-t-il, voyez là un gentilhomme qui se plaint de vous". -"Quel est ce gentilhomme ?" demanda Bardoul. -"C'est mon cousin Plesseix". Ces paroles n'étaient pas prononcées que Le Chauff dégaîna; Bardoul dégaîna de même, et le combat s'engagea. Le résultat fut que Bardoul reçut une blessure dans le côté droit de la poitrine, s'écria qu'il était mort et passa en effet de vie à trépas dans ce même jour, après avoir reçu la bénédiction d'un prêtre. Jean Le Chauff, craignant la justice, s'expatria; mais ses parents obtinrent pour lui du roi François Ier des lettres de grâce données à Chateaubriant dans le mois de mai 1532. Ces lettres, qui m'ont fourni le sujet de ce récit, sont dans les archives de la famille du Rocher de Saint Riveul. Jacques du Rocher mourut le 28 décembre 1739, et son fils aîné, François-Marie du Rocher, fut après lui seigneur de Saint Riveul. Ci dessous acte de décès Messire Jacques du Rocher seigneur de Saint Riveul, paroisse Saint Malo de Dinan. Celui ci, né en 1695, se maria, en 1726 avec Françoise Jeanne de la Haye, fille unique de Vincent de la Haye, lequel était frère du comte de Plouër. Comme la fiancée, qui était orpeline, demeurant au château du Bois de la Motte, paroisse de Trigavou, chez son oncle par alliance M. de Cahideuc, la bénédiction nuptiale leur fut donnée dans la chapelle de ce château par messire Pierre du Rocher, sieur abbé de Saint Riveul, recteur de Saint Judoce, qui était frère de Jacques du Rocher. Ci dessous acte de mariage daté du 30 juillet 1726 à Trigavou.

 

 

 

 

Françoise Jeanne de la Haye, dame de Saint Riveul, était fille d'une cousine germaine d'Angélique Pépin, femme du président à mortier marquis de Marboeuf, cette amie de Madame de Sévigné dont celle ci recevait l'hospitalité à Rennes, et qui mérita de recevoir de l'illustre épîstolaire cet éloge : "C'est une femme qui m'aime, et qui en vérité a de bonnes qualités, et un coeur noble et sincère." madame de Marboeuf, qui survécut à ses deux fils, mourut le 19 mai 1734 dans un âge très avancé; son testament, par lequel elle déshéritait sa famille, fut annulé, de sorte que Madame de Saint Riveul hérita d'elle pour un sixième de l'estoc maternel; l'illustre Mahé de la Bourdonnais se trouvait au nombre des héritiers de l'estoc paternel; on trouve aussi parmi les héritiers dans le même estoc l'un des abbés de Melleray, dont le chanoine Guillotin de Corson parla dans le Congrès de l'Association Bretonne à Ancenis, en 1894; c'est Thomas Boulain, chanoine de Saint Malo. M. et Mme de Saint Riveul vendirent à l'un des cohéritiers la part qui leur appartenait de la succession, pour 5,000 livres; et ce prix; joint à 30.000 livres qu'ils obtinrent ensuite de la succession d'une demoiselle de la Hautonnière, leur servit à acquérir la terre du Plessix Gautron, qu'ils achetèrent en 1742 (voir la seigneurie du Plessix Gautron à Sévignac) .


 

Des certificats du greffier des Etats de Bretagne nous apprennent que François Marie du Rocher de Saint Riveul assista aux Etats à Rennes en 1750, 1752, 1754, 1756 et 1762/ Dès 1707, il avait assisté à ceux qui s'étaient tenus à Dinan, mais le certificat ne mentionne pas qu'il y ait eu voix délibérative comme dans les autres, c'est qu'il n'avait alors que douze ans. François Marie du Rocher de Saint Riveul avait, en 1767, une pension de 150 livres sur l'Etat du duc de Penthièvre; et, la même année, son fils Jean Victor, chevalier de Saint Riveul, capitaine au régiment d'Aquitaine, en obtint une de 100 livres du même duc. François Marie mourut en 1778, et sa veuve en 1785. Les archives de la seigneurie de Saint Riveul font connaitre qu'ils laissèrent après eux trois fils, dont l'aîné, qui fut leur héritier principal portait les noms d'Henri-François-Jean. Né dans le mois de mars de l'an 1730, ce nouveau seigneur de Saint Riveul avait épousé Anne Bernardine Roger de Campagnolle. Il assista aux Etats à Rennes en 1786, puis on ne le retrouve plus qu'émmigré à Jersey; c'esr là qu'il mourut le 5 janvier 1810. Par son testament il institua légatairesde ses biens deux gentilhommes et deux prêtres émigrés comme lui, mais non sans leur avoir fait connaitre verbalement ses intentions, qu'ils accomplirent fidèlement, si ce n'est que l'un des gentilhommes semble avoir refusé le legs par scrupule pour la légalité; c'était un fidéi-commis : les légataires n'étaient qu'exécuteurs testamentaires; le fils d'Henri de Saint Riveul et le fils de sa fille furent ses héritiers. Anne Bernardine Roger de Campagnolle était morte aussi à Jersey le 4 janvier 1800. Le premier frère puîné de Henri François Jean de Saint Riveul, Jean Victor du Rocher, chevalier de Saint Riveul, né le 12 novembre 1733, devint capitaine commandant de grenadiers au régiment d'Aquitaine et chevalier de Saint Louis. Les seigneuries de la Garde, des Vieilles Cours et de la Ville Bréheu lui appartinrent. La Révolution le fit émigrer, et c'est à Saint Hélier (île de Jersey) qu'il mourut le 7 novembre 1809. Le second puîné, qui se nommait Emmanuel-Marie, né le 4 décembre 1734, vicomte de Saint Riveul, sieur de la Ramerais, fut capitaine des vaisseaux du Roi, chevalier de Saint Louis, puis chef de division commandant la cinquième escadre en 1786. Le 7 juin 1788, il commandait la station de l'Inde. Dix ans après, en 1798, il fut nommé chef d'escadre par Charles-Philippe, frère du Roi, lieutenant général du royaume au nom de Louis XVIII. Il mourut en Angleterre en 1800; le quatrain que voici fut fait pour être gravé sur sa tombe :

 

Son coeur de l'amitié fut le parfait modèle;
Il cultiva les arts; il pratiqua le bien.
A l'honneur, à son roi dans tout les temps fidèle,
Il vécut pour la gloire et mourut en chrétien.

 

Ces deux puînés paraissent être restés célibataires; en tout cas, ils n'ont pas laissé de postérité. Leur aîné, Henri François Jean, dernier seigneur de Saint Riveul, fut père de dux enfants, dont l'un, le camarade de classe de Châteaubriant, portait les noms d'André François Jean. Né au château de Saint Riveul le 21 avril 1769 *, ce jeune gentilhomme "fut inscrit sur le contrôle de l'école militaire de la compagnie des chevaux légers de la garde du Roi le Ier mai 1814, y fut reçu le 27 juillet suivant, y fit une année d'exercices avec beaucoup de distinction, au contentement de ses supérieurs commandants, et le service auprès de la personne du Roi avec toute l'exactitude quil requiert". Voilà tout ce qu'on peur savoir de sa courte vie. Le registre des sépultures de la paroisse de Toussaint de Rennes pour 1789 mentionne qu'il mourut le mardi 27 et qu'il fut inhumé le jeudi 29 janvier de cette année, en présence du clergé. Les héritiers de son unique neveu ne savent rien de lui; des parents ou alliés de sa famille sont dans la même ignorance à son sujet. Si Châteaubriant ne nous avait appris "qu'un gentilhomme, nommé Saint Riveul, fut tué en se rendant à la salle des Etats", on ne le saurait point. J'ai eu la satisfaction de découvrir quels étaient ses prénoms, les dates de sa naissance et de sa mort et son service dans la compagnie des chevau-légers de la garde. Le curé de la paroisse de Toussaint de Rennes, qui enregistra sa sépulture, lui attribua l'âge d'environ 24 ans, mais n'en n'avait pas même vingt accomplis. Comment pouvait-il avoir entrée aux Etats de Bretagne malgré la déclaration du roi du 26 juin 1736, qui exigeait pour cela l'âge de 25 ans accomplis ? Je ne me charge pas de l'expliquer.* Ci dessous l'acte de baptême dudit André daté non du 21 avril 1769 mais du 21 avril 1767. Il était par conséquent entré dans sa vingt deuxième année quant il fut tué à Rennes.

 

 

 

 

 

Son frère, Victor du Rocher de Saint Riveul, fut nommé sous lieutenant de remplacement dans le régiment d'Aquitaine-infanterie le Ier mars 1786. Il rejoignit à Worms le prince de Condé dans le mois d'octobre 1791, le suivit à Oberkirk, fit sous ses ordres les campagnes de 1792; 1793, 1794, 1795, 1796 et 1797, la première dans la compagnie composée des officiers de son régiment, et les autres avec eux dans la compagnie n° 2 des chasseurs nobles. Il se trouva aux différentes affaires qui eurent lieu pendant le cours de ces campagnes, nommément à celles du 20 et du 21 août, 12 septembre, 13 octobre, 2 et 8 décembre 1793, et à celles du 13 août, 2, 18, 19 et 24 octobre 1796; et il montra toujours beaucoup de zèle, de courage et de bonne volonté. Des passeports signés par le prince de Condé nous apprennent que, entre temps, il fit plusieurs petits voyages. Nous le voyons, en dernier lieu, passer par Ulzen le 5 novembre 1797, muni d'un passeport daté d'Huherlingen, 29 octobre, pour aller à Hambourg. La ville d'Huherlingen étant sur le bord du lac de Constance, Victor de Saint Riveul, traversa donc, dans ce voyage, toute l'Allemagne du sud au nord, c'est peut être alors qu'il quitta l'armée de Condé. Il fut amnistié en 1812 pour fait d'émigration. L'héritage de son père, consistant en des capitaux placés en Angleterre, lui servit à ssecourir de nombreux prisonniers de guerre français dans ce pays par des prêts d'argent qu'il leur fit. Ce dernier des de Saint Riveul fut tué en duel à Rennes le 15 juin 1815, dans l'excavation de la promenade du Thabor, qu'on appelle l'Enfer. Comme il n'était pas marié, le dernier descendant de cette famille fut le fils unique de sa soeur, le regretté M. de Benazé, qui représentait, il y a trente et quelques années, le canton de Saint Jouan de l'Isle au Conseil général des Côtes du Nord.

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 06:36

 

 

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27 juillet 2013 6 27 /07 /juillet /2013 07:50

 

Vignerons

 

Dans l'ouvrage " Introduction à l'histoire ecclésiastique de Bretagne" publié en 1778, Gilles Deric écrivait : -On ne peut oublier qu'il y eut en Armorique beaucoup de vignobles, au cinquième siècle. Ce sont les Phocéens de Marseille, dit l'historien romain Justin qui portèrent la vigne dans les Gaules, ou du moins apprirent aux habitants à les tailler.  Les Vénètes connaissaient les vignobles bien avant la conquête de Jules César en l'an 56 avant l'ère chétienne, et les autres cités armoricaines cultivèrent aussi la vigne à leur exemple. Lors du Haut Moyen Âge, les héritiers du roi Nominoë : Erispoë & Salomon donnèrent les vignobles sur leur terre de Grandbudgen en Piriac aux moines de Redon, après les invasions scandinaves, Alain Barbetorte fera de même à l'égard des désservants de l'abbaye de Landévennec en leur donnant ses dîmes sur le vin de Batz (voir le remarquable blog : les Clos du Coteau). Le cru de Plumaudan était très recherché lors du XIIe siècle. 
Au cours du XIIIe siècle, les localités de Taden, Saint Suliac, Plouer, Lanvallay, Sévignac et Léhon disposaient de vignobles. Ces vignobles par ailleurs très présents en Penthièvre étaient quasiment inexistants en Goëllo.   

 

 

1218 Accord au sujet de la Vigne de Sevignac Omnibus, etc., Gaufridus Prigent salutem in eo qui est ce vera salus. Noverit universitas vestra quod cum essem senescallus nobilis viri Petri comitis Brittanie in tota terra Rollandi de Dinnano, versa es concentio inter Gaufridum Batelle, ex una parte, et monachos de Boquian, ex altera, super vinea quadam quam monachi habebant in feodo ipsius Batelle . G. Batelle requirebat circa vineam ex utra parte auferrentur usque ad fundum fossati; requirebat insuper ab eis ad se vel ad filium suum faciendum auxilium, et ad filiam suam maritandam, et quod in curia sua responderent et ei emendam redderent . E contrario monachi dicehant hec omnia se de jure non debere reddere. Super his omnibus facta est composicio amicabilis inter ipsos coram me apud Sevinar : predicti monachi pro bono pracis dederunt predicto G. Batelle XXXIII solidos : predictus G. Batelle com (sic) assencu filii sui primogeniti concessit ex utraque parte fructera circa vineam usque ad chimino integra remanere; ex parte vero agri arabillis ita provisum fuit ut nec ager perturbetur ad colendum nec clausura vinee prematur. Concessit eciam predictus monachis predictam vineam de cetero possidendam quitam et liberam ab omni calumpnia et exactione, et quod monachis de cetero in curia sua vel suorum post eum non tenebuntur respondere, nec ipsis vel suis monachi auxilium ad militem faciendum nec ad filiam maritandam, nec aliquam emendam, vel aliud aliquod servicium persolvent preter unam minam frumenti ad velanem mensuram de Jugun ei annuatim reddendam et emendam si predicta frumenti infra natale Domini non fuerit persoluta; etc. Actum anno Domini M° CC° XVIII°. (Arch. des Côtes du Nord.)

1220 - Boquen afféage au sujet d'une vigne en Sévignac
1222 -Alain de Beaufort, seigneur de Dinan, donne aux prieurs et religieux de Saint Malo de Dinan la dîme des champs et vignes de par toute la paroisse de Taden.  

1277 -Les seigneur de Trémereuc reconnaissaient devoir à l'abbaye de Saint Aubin des Bois en Plédéliac une rente annuelle d'un tonneau de vin breton "ad vinum visse".    

1278 Vente à Sévignac, par G. Bataille     

 Universis, etc., Petrus (de Mordeliis) armiger, senescallus domini de Rollandi de Dynanno, militis tunc temporis in terra de Sevignac, salutem in Domnio. Noveritis quod, in nostra presencia constitutus, Guillelmus Bataille, armiger, vendidit religiosis viris abbati et conventui de Boquian Cyst. Ord., unam minam frumenti, annui dedibus, ad mesuram de Sevignac velanem, quam dicti monachi debebant eisdem Guillelmo, quolibet anno, super vinea sua de Pleseiaco in parrochia de Sevignac, sub dominio dicit Rollandi militis; et quicquid juris, propietatis, possessionis et sesine habebat poterat et debebat, totum pro toto, in dicta vinea, cum pertinenciis suis, racione dicte mine frumenti, de precio cujus vendicionis se tenuit idem Guillelmus coram nobis integre propagat; etc. Datum anno gracie M° CC° LXX° octavo, mense maii. (1). (Arch. des C.-du.-N)

(1) Un acte de 1380 indique que cette vigne a été afféagée à Eon Rosselot et Jamet Le Brec, moyennant une redevance de 3 demeaux de froment, mesure de Jugon, à porter au grenier et grange de St Quadreuc. ment, mesure de Jugon, à porter au grenier et grange de St Quadreuc.

1320 Afféagemment d'une vigne en Sévignac.

Sachent toutz que par devant nous Jamet dou Margarou, seneschal en iceluy temps, Eon Rosselot, Jamet Le Bret, personaument establi reconnut luy aveir pris a feu e a heritage pour luy e les seins de labbe e dou convent de labbeye de Nostre Dame de Boquian le clos de lour vigne de Sevignac, lour rendant en lour grenier de lour grange de Seint Quadreuc teys demeaux de fourment a la mesure venale de Jugon par chesqun an dedanz chesqun feste de Seint Michel en Monte Gargano. E si il aveneit que le dit Jamet ou auqun de ses effanz ne feisse estance e megnance ou dit clos le terme de see anz passe apres la date de ces leitres, si autres teneynt pour fere ladite estance e megnance e lour en obeire aller a lour moulin, ledit Jamet et les seinz sunt tenutz de lessier ledit clos senz nul debat si il ne vouleynt fournir e accomplir les chosses dessus dites; e a rendre ledit fourment e fournir les chosses dessus dites e obligea ledit Jamet esditz religious toutz ses biens meubles en quelques lieux que ils seynt pour luy e ses heyrs. Donne tesmoings nostre seel a ces leitres a la requestre doudit Jamet, le premier jour de maiz, l'an de grace mil treys cenz vint. (Arch. des Côtes du Nord.)

1481  -Un acte du duc François II autorise la vente de vingt pipes de vin en l'abbaye de Boquen, mais "du cru du pays"

1543 -le baillage de Trévron, où il y  a vignes et pressoir à vin

1543 -Pierre d'Acigné,  thésaurier et chanoine de Nantes, rend aveu au dauphin, duc de Bretagne, comme commendataire de Léhon. Il reconnait tenir le baillage de Léhon, le baillage de Trévron, où il y a vignes et pressoir à vins, moulins, droit de foire le jour de St Laurent, patron de la paroisse, avec droits de coutume et bouteillage...

 

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Le duc de Bretagne, Pierre de Dreux commença à introduire en son duché des vins importés de Gascogne " XV tonnes vini Guasconio empte LXXXVI libr". Au siècle qui suivit, des vins de Saintonge et d'Ancenis étaient souvent donnés aux abbayes, et un acte de Boquen nous démontre la décadence des vignes, dont plus anciennement les produits  avaient non seulement pourvu à la consommation locale, mais s'étaient même exportés.  Peu à peu les vins bretons disparurent de la table des riches : les comptes de la seigneuries de Lamballe ne parlent plus à la fin du XIVe siècle que des vins d'Anjou, de La Rochelle et de Gascogne; toutefois, le vin du cru continua à approvisionner les tables moins somptueuses. Reconnaissant des honneurs rendus par l'abbaye de Boquen à Gilles de Bretagne,  quand celui ci fut assassiné à la forteresse de la Hardouinaye en 1450, la maison ducale autorisa en cette fin du XVe siècle les moines de Boquen à acheter et vendre librement vingt pipes de vin du pays.

 

Lieux dits : la Vigne à Sévignac et à Langourla, la Vignette à Trédias

 

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 Cependant dans la seconde moitié du XVIe siècle, les guerres de la Ligue mirent un terme à ce nouvel et intelligent essai d'acclimatation.  Une enquête faite en 1591 à la demande des fermiers généraux des devoirs sur les boissons confirme qu'aux alentours de Jugon, Lamballe Moncontour et Quintin on récoltait encore du vin, mais les guerres de la Ligue avaient détruit beaucoup de vignes. Le nord de la péninsule ne put reconquérir cette plante utile, et la vigne recula notablement au midi. Toutefois, outre la consommation locale, en 1697, il sortait encore chaque année du port de Nantes plus de huit mille pipes de vin breton, qui était considéré comme ne s'altérant pas à la mer  

 

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De nombreux décrets royaux pris au cours des XVIIe & XVIIIe siècle eurent pour effet le déclin des vignobles en notre péninsule puis leur disparition.
Arrests des chambres 
Commandement par Arrêt du 29 Avril 1570, aux Taverniers de Rennes, exposer leur vin en vente selon le prix imposé, àleur vin. Le vin est mis par la Coûtume en l'article 114 entre les vivres nécessaires, & les Taverniers sont multez par l'Ordonnance & les Reglemens, qui pour vendre plus cher & secrement ne l'exposent en vente.

 

Le grand devoir était un droit de consommation.

 

Voici quels étaient les tarifs en cours dans la seconde partie du dix septième siècle :

-4 sous par pot de vin venant du dehors de la province
-2 sous 8 deniers  par pot de vin venant du cru de la province passant d'un évêché à l'autre
-4 sous 4 deniers  par pot de vin consommé dans l'évêché même où il est récolté
-8 deniers par pot de cidre ou de bière
-25 sous par pot d'eau de vie et de liqueurs qui en sont composées.

 

Le petit devoir était un impôt qur la vente en gros des boissons et consistait en un droit de :

-5 livres 10 sous par barrique de vin venu du dehors
-2 livres 5 sous par barrique de vin du cru de la Province   

 

Avant la révolution, les habitants de l'évêché de Saint Pol de Léhon avaient obtenus des Etats de Bretagne le privilège de faire entrer chez eux une certaine quantité de vin et d'eau de vie, sans payer aucuns droits aux fermiers. Les pichets de cidre remplaceront peu à peu ce vin local sur les tables en Bretagne.

 

Toutefois à l'heure où j"écris ces lignes, des notes laissent entendre qu'il y aurait encore près de cent à deux cents viticulteurs en Bretagne qui exerceraient en dehors du vignoble Nantais : à Quimper, dans le Morbihan et près de Mûr de Bretagne. Précisément un article a été publié dans Ouest France en avril 2008, au sujet de cette vigne. Le Clos du chevalier est un fond de vallée orienté plein sud, ancré en pleine terre sur la commune du Quillio, entre Mûr-de-Bretagne et Uzel. Une parcelle que le soleil fait bronzer, aux beaux jours, et sur laquelle Jean Donnio a planté 700 ceps....Un peu piégé par la succession d'articles qui lui a valus sa notoriété, bien au-delà des frontières costarmoricaines, l'ancien des commandos de marine s'est donc vu dans l'illégalité. « On m'a dit que, la réglementation courant jusqu'au 31 juillet 2010, je devrais en principe arracher mes ceps... Avant de me faire savoir que les plantations irrégulières effectuées il y a plus de dix ans échappaient à cette sanction (les siennes datent de 1993). Toutefois, les Douanes me font obligation de distiller mes récoltes à mes frais.». En espérant que cette plantation existe toujours en 2013.

(article de Allain Guellec édition Ouest France lundi 21 avril 2008)     

 

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