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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 05:51

 

 

    IMG_1894 

 

portrait de Jean-François Le Vicomte de La Houssays

(propriété de Jean François de Mellon, actuellement à l’Hozier-Plumaugat)

 

Conseiller au Parlement, il épouse le 8 février 1736 en la chapelle de la Ville-ès-Blancs à Sévignac, Marie Ferré de la Ville-ès-Blancs. Le couple vivra à la Ville ès Blancs jusqu’en 1746 dans l’attente de l’achèvement des travaux du Château de la Houssaye en Quessoy et pendant toute la minorité de Anne Ferré leur nièce, héritière principale et noble dont le Conseiller est tuteur. Celle-ci épousera le Marquis de la Chasse en 1746. Tous les enfants du couple Ferré-Le Vicomte naîtront pendant cette période à Sévignac (voir Les possesseurs de la Houssaye en Quessoy).

 

Discours prononcé par le Président de la Houssaye, à l’assemblée constituante le  9 janvier 1790; extrait des annales française, mai 1789-mai 1790

Onze Membres du Parlement de Bretagne comparurent donc à la barre de l'Assemblée, ayant à leur tête le président de la Houssaye, magistrat distingué par un mérite rare, par son âge et ses vertus, et aussi par le courage et l'inflexibilité qui caractérisaient la noblesse de sa province.
Le président de l'Assemblée leur dit :
«L'Assemblée Nationale a ordonné à tous les tribunaux de transcrire sur leurs registres, sans retard et sans remontrances, toutes les lois qui leur seraient adressées. Cependant vous avez refusé l'enregistrement du décret qui  prolonge les vacances de votre Parlement.  L'Assemblée Nationale étonnée de ce refus vous a mandés pour en savoir les motifs
Le président la Houssaye répondit par un discours prononcé avec calme et dignité et écouté dans le plus grand silence :
« Messieurs.
Lorsque Anne de Bretagne épousa successivement les Rois Charles VIII et Louis XII,  lorsque les Bretons, assemblés à Vannes en  1532, consentirent à l'union de leur duché à la Couronne de France, le maintien de  leur antique constitution fut garanti par des  contrats solennels, renouvelés tous les deux ans, toujours enregistrés au parlement de  Rennes, en vertu de lettrés patentes, dont les dernières sont du mois de mars 1789. Ces contrats, que des ministres audacieux ont quelquefois enfreints, mais dont la justice de nos Rois a toujours rétabli l'exécution,  portent unanimement que non seulement les  impôts, mais encore tout changement dans  l'ordre public de Bretagne, doit être consenti  par les Etats de cette province. La nécessité de ce consentement fut la  principale, et en quelque sorte la seule barrière que les Bretons opposèrent si courageusement aux édits du mois de mai 1788, et notamment à celui qui mettait tous les Parlements du Royaume en vacances. Cinquante quatre Députés des trois Ordres, envoyés à la Cour, de toutes les parties de la province,  les commissions intermédiaires des États et les corporations réclamèrent unanimement  cette loi constitutionnelle. Tous les avocats  de Rennes, dont plusieurs siègent dans cette Assemblée, disaient alors au Roi  : vous ne laisserez pas subsister des projets qui,  quand ils n'offriraient que des avantages,  ne pourraient être exécutés sans le consentement des Etats : nos franchises sont des droits et non pas des privilèges, comme on persuade à Votre Majesté de les nommer pour la moins rendre scrupuleuse à les enfreindre. Les corps ont des priviléges , les Nations ont des droits. Pour autoriser le Parlement de Rennes à enregistrer, sans le consentement des Etats de la province, les lois qui sanctionnent vos décrets, il faudrait, Messieurs, qu'elle ait  renoncé à ses franchises et libertés ; et vous savez que dans les Assemblées qui ont précédé la vôtre, tous les suffrages se sont réunis pour le maintien de ces droits inviolables,  que nos pères ont défendus, et que nous avons nous-mêmes réclamés avec un zèle si  persévérant. Vous connaissez le vœu des deux premiers  Ordres rassemblés à Saint-Brieuc. Les ecclésiastiques des neuf diocèses qui vous ont envoyés des Députés, leur ont enjoint de s'opposer à toutes les atteintes que l'on pourrait porter aux prérogatives de la Bretagne. Les communes de Rennes, Nantes, Dol, Dinan,  Guérande, Fougères, Quimperlé, Carhaix et «Châteaulin, qui forment plus des deux tiers» de la province, se sont exprimées plus impérativement encore dans leurs cahiers. L'Assemblée a arrêté, dit la sénéchaussée de Rennes, que ses Députés aux États Généraux seront nommés, à la charge d'y présenter le cahier des griefs de la sénéchaussée,  et de s'y conformer, surtout aux articles constitutionnels, de conserver soigneusement les droits et franchises de la Bretagne,  notamment son droit de consentir, dans ses  Etats, la loi, l'impôt, et tout changement  dans l'ordre public de cette province. Tous ces cahiers, Messieurs, dont vous êtes les dépositaires, nous ont tracé la route que nous avons suivie ; et nous ne craignons pas  de le dire aux représentants d'une Nation loyale et généreuse, ils fixent immuablement  les bornes de votre pouvoir, jusqu'à ce que les États de Bretagne, légalement assemblés, aient renoncé expressément au droit de consentir les lois nouvelles : vouloir les contraindre à les accepter ce serait une infraction de la foi publique. Telle a donc été,  Messieurs, notre position. Le Parlement, en corps, pouvait seul enregistrer les lettres patentes qui lui étaient adressées, et nous ne composions même plus une Chambre de vacations. Cette loi et toutes celles qui ont été rendues sur vos décrets, ne peuvent être publiées en Bretagne sans le consentement de la province. Les trois Ordres avaient réclamé ce droit inhérent à la constitution ; leur intention connue était pour nous une loi inviolable, nous devions éviter tout éclat; nous avons fidèlement rempli cette obligation : mais comptables à nos concitoyens du dépôt de leurs droits, franchises et libertés, nous n'avons pas dû les sacrifier à des considérations pusillanimes. De vrais magistrats ne sont accessibles qu'à une crainte, celle de trahir leur devoir. Lorsqu'il devient impossible de le remplir, se dépouiller du caractère dont ils sont revêtus est un sacrifice nécessaire. Deux fois nous avons supplié Sa Majesté de nous permettre de reporter dans la vie privée le serment à jamais inviolable de notre fidélité au Monarque et aux lois. Vous approuverez, Messieurs, ce sentiment; et lorsque vous examinerez les titres dont nous venons de vous présenter le tableau, vous reconnaîtrez, nous n'en doutons point, que les deux Nations sont également liées par les contrats qui les ont unies; que ces contrats forment des engagements mutuels, consentis librement; et que la France peut d'autant moins s'y soustraire, qu'elle leur doit une de ses plus précieuses possessions. »
Après avoir ainsi présenté la justification de sa compagnie, le magistrat parlant en son nom personnel, ajouta :
« Jusqu'ici, Messieurs, j'ai eu l'honneur de vous parler au nom de tous : qu'il me soit permis de me féliciter d'être arrivé à la place que j'occupe en ce moment ; elle honorera mon nom et celui des vertueux collègues qui partagent mon sort. La postérité apprendra avec attendrissement qu'il exista des magistrats Bretons assez courageux, assez fermes dans leurs principes, assez pénétrés de leurs devoirs, assez remplis de l'amour de la patrie, pour dévorer en silence des événements de toute espèce , plutôt que d'étouffer le cri impérieux de l'honneur et de la conscience. L'histoire apprendra que vingt et trente années de magistrature sans reproches, n'ont pu garantir du soupçon des juges intègres et fidèles; mais que leur justification est devenue complète dès que leur voix a pu se faire entendre. Un jour viendra, Messieurs,  où les Bretons désabusés, rendront hommage à la pureté de nos motifs et de nos principes; c'est alors que ces braves compatriotes, nous trouvant dans la classe paisible et tranquille des citoyens, se hâteront de nous confier la défense de leurs vrais intérêts, et de nous associer aux travaux de vos successeurs. Heureux, Messieurs, si une santé délabrée par des fatigues et des veilles, toujours consacrées au service du Roi et de ma patrie, me permettait l'espoir de prolonger encore ma pénible existence. Quel que puisse être mon sort, je prouverai jusqu'au dernier instant de ma vie, que je fus toujours digne de porter le titre précieux de sujet fidèle et de vrai citoyen.»

 

 

Advint la Révolution, nombre de familles aristocratiques choisirent le chemin de l'exil afin d'échapper à la persécution commise sous la Terreur, M. de la Houssaye montra sa générosité vis à vis de ses concitoyens démunis, et exilés tout comme lui. Et voici le vieux marquis de Tinténiac * arrivé en Angleterre dans le plus grand dénuement; mais ayant conservé quand même toute sa fierté et.... son domestique. Sa lettre au ministre, très touchante, est appuyée par le Président du Comité de secours aux émigrés. M. de la Houssaye.

A Londres chez Mr. de la Houssaye, Great Russel Street n" 6 Bloomsbury, 27 octobre 1794 (1).

 

«Monsieur,
Je suis arrivé ce matin d'Harwich à pied, n'ayant qu'une demi guinée. Je me suis adressé à M. le Président de la Houssaye, qui me connaît parfaitement, il ne m'a pas laissé ignorer l'intérêt que vous prenez, Monsieur, au sort des malheureux français, j'espère que le Gouvernement Anglais qui fait notre unique ressource ne laissera pas dans la misère le père du chevalier de Tinténiac, qui n'a négligé aucun moyen de se rendre utile. Je ne puis me présenter chez vous, Monsieur, dans ce moment, n'ayant qu'une chemise que je porte depuis un mois, après avoir épuisé tous mes moyens de subsistance pour moi et mon domestique, qui ne m'a pas quitté dans mes malheurs.»
J'ai l'honneur, etc.
Le Marquis de Tinténiac.

 

«Quoique je n’aie pas l'honneur d'être connu de Monsieur Windham, je déclare sur mon honneur que Mr. le marquis de Tinténiac a sacrifié sa fortune très considérable pour la défense de sa religion et de son roi, et que ce brave et loyal gentilhomme, âgé de soixante et dix ans et d'une des familles les plus distinguées de la Bretagne, mérite toute la protection du gouvernement Britannique.»
Londres, le 27 octobre 1794.
Le Président du Comité de Secours. 
de La Houssaye.

 

 

Merci à monsieur Gérard de Mellon pour les documents fournis.

 

Ci dessous représentation du quartier de Bloomsbury à la fin du XVIIIe siècle

 

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*** Le Marquis de Tinténiac était né en 1726 à Quimper, capitaine aux Gardes-Françaises, en 1746 il sauva la ville de Lorient en levant une armée de paysans lors d'un débarquement de troupes anglaises. Il reçut la cocarde en 1789 à Quimperlé, mais en 1791, Tinténiac devint suspect aux yeux des nouvelles autorités en place et il sera arrêté car suspecté de complicité avec la Rouërie le chef royaliste. Finalement au printemps 1792, avec ses deux fils, le marquis émigra vers la Hollande, puis deux ans plus tard vers l'Angleterre.

Jean Jacques Gouriou -Société d’Histoire du Pays de Kemperle  : Quimerch et les Tinteniac pendant la Révolution)

 

 

Monsieur Windham auquel M. de la Houssaye faisait allusiion dans sa lettre n'était autre que William Windham né le 3 mai 1750, mort le 4 juin 1810. Homme politique britannique, ministre et pair de la Grande-Bretagne, membre du parti whig. Un des premiers partisans de la Révolution française, mais après la déclaration de guerre à la France au début de 1793, il rompt avec le pacifiste, pro-révolution Foxite Whigs pour former un petit «tiers» qui est indépendant du gouvernement. Windham a soutenu la guerre comme une croisade idéologique contre le jacobinisme et était un partisan enthousiaste des émigrés français et une restauration des Bourbons. Ci dessous, son portrait   

 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 22:03

 

     

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 18:04

 

Que signifient donc ces hypocaustes, dira-t-on peut être ? Ils signifient simplement que les colons qui, vienrent à la suite de la conquête romaine, s'établir dans notre froide et pluvieuse péninsule, étaient naturellement frileux et s'étaient précautionnés pour tenir leurs habitations aussi chaudes que possible, en les pourvoyant de calorifères dont le but s'explique très-bien quand on examine les hypocaustes de Caulnes, de même que les nombreuses substructions découvertes dans le Morbihan, lesquelles sont toutes pourvues de ce système de chauffage. On admettra difficilement qu'il fût possible, quelques combustible qu'on employât alors, de chauffer -à travers des parquets en béton de vingt-cinq centimètres à vingt-huit centimètres d'épaisseur, et dans une série de chambres dont la moins étendue avait douze mètres carrés, -de l'eau ou même de l'air au degré usité dans les établissements de bains. Je demande pardon de cette discussion qui paraîtra peut-être un peu oiseuse à quelque lecteurs, mais dont le principal motif est de répondre à tous ceux qui ne voient que des bains romains dans toutes les découvertes de la nature de celle ci. Pourtant je ne suis pas éloigné de reconnaître dans l'appartement semi-circulaire une disposition qui rappelle le laconicum, sorte d'alcôve en forme de niche ou étuve dans laquelle on excitait la transpiration; l'hypocauste placé sous cette petite pièce paraît avoir alimenté par deux bouches, peut être pour donner plus d'énergie au calorifère. Il est temps de dire un mot aux nombreux débris que l'active surveillance de M. Bourbier a pu distinguer dans la,masse très-considérable des terres remuées. Parmi les monnaies, il faut distinguer un grand bronze de Valentinien le Pieux, un grand bronze de Faustine mère, sa femme, un petit bronze de Claude II, dit le Gothique, et plusieurs autres pièces trop frustes pour être examinées. ANTONINVS. AVG. PIVS. P.P.TR. P. COS. III. Tête laurée, à droite. Revers. FELITAS. AVG. = S.C. La Félicité debout, tenant un caducée et une corne d"abondance
DIVA. AVG FAVSTINA. Rvers. CONCORDIAE. L'empereur et Faustine debout sur une catrade et se donnant la main; plus bas, deux petites figures et un autel.

 

faustine-mere-denier

 

Faustine mère

 

Les tessons de poteries n'indiquent en général qu'un art en décédence, à l'exception de quelques goulots de petits amphores en terre fine, de fragments de porteries en terre rouge et vernie, portant des dessins en relief; tout le reste est composé avec de la terre commune, d'une couleur grise plus pu moins foncée; sur aucun de ces débris je n'ai trouvé de nom d'ouvrier. On a pu rassembler quelques morceaux de statuettes en terre blanche; l'une d'elles, de douze centimètres de hauteur, représente un cheval monté par un homme à demi-nu; -plusieurs objets en bronze dont il est impossible de fixer la destination, sauf une plaque d'agrafe ou de fibule assez reconnaissable, -deux épingles à cheveux en ivoire et beaucoup de fragments de verre blanc, mais terni par un long séjour dans la terre. Les débrits de feuilles ou lames de shiste sculpté sont nombreuses. Sur les unes on a représenté des palmettes, sur les autres des rinceaux; l'une d'elles offre le torse d'un homme nu assez grossièrement exécuté.

 

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Carrelage de la Plate forme de l'hypocauste de Caulnes

 

Quant aux briques et aux tuiles à rebords, elles sont innombrables, il y en a de toute forme et de toute dimension; plusieurs sont marqués de losanges faites avec un style, d'autres portent des signes diversement tracés avec les doigts avant la cuisson. Ce sont sans doute des marques de fabrique. Tous ces objets et beaucoup d'autres dont le souvenir m'échappe ont été recueillis avec soin par M. le Maire de Caulnes, puis déposés dans des vitrines préparées à cette intention et placées à demeure dans la salle du conseil municipal de cette commune. Il est impossible, quand on parcourt le pays voisin de Caulnes, de na pas reconnaître que les substructions dont on vient de parler, appartiennent, non pas à une villa comme on l'avait cru d'abord, mais à un groupe d'habitations qui couvrirent plus d'un hectare; à une de ces mansiones ou lieux de repos situés de distance à autre le long des voies romaines et qui servaient aussi bien d'étapes aux troupes en mouvement que de logements aux simples voyageurs. Celle ci est située sur le bord de la voie qui se rendait d'Alet (Saint Servan) à Condivincum (Nantes), en passant par Pleudihen, près de la Motte Pilandelle à Léhon, où elle était coupée à angle droit par la voie de Rennes à Corseul; puis à Saint Carné, Trévron, Caulnes, Saint Joüan (le Pont-Rimbert), Saint Méen et Rieux, l'antique Duretie * (note de la rédaction : cette identification est très contestable) de la table de Peutinger. Depuis un temps immémorial cette voie est connue sous le nom de Chemin-Corseul, et des actes du XVIIe siècle l'indiquent comme débirnement de plusieurs propriétés.

 

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Les champs explorés ayant dû être remis à leurs propriétaires le 1er octobre dernier pour être rendus à l'agriculture, toutes les substructons mises à jour ont été recouvertes avec la terre qu'on avait enlevée; on n'en peut plus voir que les parties qui se trouvent dans la gare du chemin de fer. Non loin de Caulnes on trouve encore des substructions assez étendues au Chénay Langonan * et à quelques distances de là au Clos-Long dans la commune de Guitté. J'ai pu constater dans le courant du mois de juin denier, au levant du beau tumulus de la Motte-Pilandelle, des substructions gallo-romaines dans lesquelles j'ai recueilli des briques de diverses formes, des coquillages, des ossements d'animaux, etc. 

 

Précisémenten ce lieu du Chenay Langourou, dans le champ de la Coudre, V. Barbé-Guillard dit qu'on a dégagé en 1858, une fosse assez spacieuse dont les parois étaient constituées de tuiles. Il précise qu'il sagissait d'un four de forme circulaire.  

 

Substructions gallo-romaines de Caulnes  par Gaultier du Mottay 

 

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 06:32

 

 

Dans le courant de l'année dernière (1863) les journaux du département avaient signalé la découverte, par suite du nivellement de la station de Caulnes (chemin de fer de Rennes à Brest), de quelques débris de constructions remontant à l'époque gallo-romaine, bien reconnaissables, en efet, par les briques et le ciment avec lesquels elles avaient été édifiées en grande partie. Persuadés que ces constructions devaient se prolonger sous les champs qui bordent au nord l'emplacement de la station, M. le Maire de Caulnes et son frère, M. le docteur Barbé-Guillard, prirent immédiatement des mesures pour rechercher quelle pouvait etre leur importance et organisèrent une souscription dont le montant leur permit de vaincre tout d'abord les résistances assez vives des propriétaires des terrains qu'on voulait sonder. On se mit ensuite à l'oeuvre sous la direction de M.Bourbier, conducteur des travaux du chemin de fer, lequel fournit pour cette opération tous les outils nécessaires. Au bout de quelques jours on avait remué déjà beaucoup de terres: malheureusement les fonds vinrent à manquer, et il fallut attendre pour recommencer les travaux  que les honorables promoteurs des fouilles eussent réuni mais avec plus de difficultés que la première fois, de nouvelles sommes qui ont été épuisées dans le courant de cette année. A cette deuxième souscription prirent part la Commission de la topographie des Gaules, M. le préfet des Côtes du Nord, etc. Il serait bien difficile de donner une description bien précise de l'ensemble des découvertes de Caulnes. Mais un plan (ci--dessous) très détaillé, levé par M. Bourbier, -et dont nous donnons ici une réduction,- fait comprendre d'un seul coup d'oeil quelle disposition affectent les substructions.

 

Section_of_Hypocauste

 

On remarque tout d'abord, une série d'appartements séparés à l'angle droit par des murs variant de quarante-deux à soixante mètres carrés (trois mètres cinquante centimètres à quatre mètres de côté); toutes sont pourvues d'un hypocaute construit dans le même système; l'une, celle qui se trouve le plus à l'ouest et qui est la mieux conservée, laisse voir le praefurnium de son hypocauste dont la bouche donnait sur une petite cour. Au delà de ces appartements existent plusieurs murailles rectilignes et parallèles dont les deux principales dorment, non loin de cette dernière chambre, deux hémicycles à peu près semblables. Dans l'intérieur de l'hémicycle le plus éloigné se montre un appartement carré comme les autres, ayant trois mètres vingt-cinq centimètres de côté; il semble isolé de toute autre construction et n'a pas d'hyposcauste. Il est le seul des appartements qui laisse voir le lieu de la porte d'entrée.

 

Section_of_Hypocauste

 

document Wikimedia

 

A vingt mètres à l'est de ce premier groupe, on  a mis à jour une série d'autres substructions parmi lesquelles on remarque une pièce dont les murs extérieurs sont construits carrément, mais dont les parois intérieurs affectent une forme demi-circulaire; il est également muni d'un hypocauste qu'alimentent deux bouches ou ouvertures. Toutes ces murailles sont construites en appareil irrégulier; elles sont enduites à l'intérieur d'un ciment très-solide, de couleur tantôt blanche (albarium opus), tantôt rosée à cause de la brique pilée qui entrait dans sa composition. Plusieurs semblent avoir été revêtues, du moins à leur base, soit de lames de marbre, soit de feuilles de schiste mâclifère, trouvées en grand nombre, pour préserver de l'humidité les parties basses des appartements. Quant aux murs ils sont rasés presque partout au niveau des planchers ou plutôt des aires de béton soutenues par les hypocaustes; leur appareil est peu soigné, ce qui tient peut être de la rareté des pierres à bâtir, dans ce pays. Dès ce premier moment on ne manqua pas de s'écrier, en voyant ces hypocaustes si régulièrement placés sous chaque chambre que les substructions découvertes appartenaient à des bains antiques. Tous ces hypocaustes sont formés de petits piliers disposés en quinconce de quarante cinq centimètres de hauteur sur vingt cinq de côté, construits avec des briques carrées posées à plat; ces briques s'élargissant dans la partie supérieure de manière à faire chapiteau; la plate forme, supportée par les petits piliers, est en béton ou mastic extrêmement dur de vingt cinq centimètres d'épaisseur. Cette plate forme était couverte, dans l'intérieur des appartements, de tuiles de différentes formes arrangées de manière à produire une espèce dessin.Malgré ma déférence pour plusieurs de ceux qui ont exprimé cette opinion, je dois déclarer que je ne puis la partager. J'admets volontiers que chaque villa gallo-romaine, et surtout une agglomération de l'importance de celle ci dut avoir ses lavacra; mais il est impossible, à la simple inspection des ruines de Caulnes, d'affirmer qu'elles ont plutôt appartenu à des bains qu'à tout autre établissement. L'état des lieux ne présente, en effet, aucune des dispositions recommandées par Vitruve pour des établissements de ce genre; aucun des aménagements qu'offrent les peintures antiques représentant des baleneae, et  parmi les innombrables fragments recueillis dans ces ruines, il n'en n'est aucun qu'on puisse attribuer, soit à des vasarias dont l'office était de contenir l'eau chaude ou l'eau froide, soit à un labrum ou baignoire, soit même à quelque réservoir en brique ou béton destiné quelquefois à remplacer la chaudière.
 

 

Substructions gallo-romaines de Caulnes  par Gaultier du Mottay 

 

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 14:24

 

 

Les plaques murales en schiste, sensées orner des thermes gallo-romains, ont fait l'objet d'études préliminaire (Langouët, 1975, 1984 et 1988, 208-212), reprises depuis par plusieurs auteurs (par exemple, pour les Côtes-d'Armor, Aumasson, 1987, 69-70), mais des donnéesb ou des découvertes récentes (Bain-de-Bretagne, La Chapelle-de-Brain, Cesson Sévigné, Châtillon-sur-Seiche, Corseul, Langon, Le Hézo, Monteneuf, Plumaudan, Rennes, Sens-de-Bretagne, ...) justifient de proposer une étude de synthèse à partir de nouvelles observations, et de préciser certaines conclusions. Au début septembre 1999, l'échantillonnage connu se montait à cinquante plaques décorées gallo-romaines en schiste, retrouvées dans la péninsule armoricaine. 


Caulnes, camp des Romains, dans le bourg.

Lieu de conservation Mairie de Caulnes.
Contexte archéologique découverte fortuite (Bousquet, 1971) faite en

n lieu proche d'un grand ensemble thermal gallo-romain, situé à 100 m au nord de la gare et exploré en 1864, dont l'occupation s'étend, au moins, du Ilème au IVème siècles après J.-C. (Gaultier du Mottay, 1865, 31-38 et 1864 ;Harmois, 1909, 9-11). Description une plaque entière, ornée d'un grand dauphin, tête à droite et au corps enroulé, et de trois autres petits dauphins (fig. ci-dessous).

 

       caulnes 1

 

La partie centrale du corps du grand dauphin a une forme circulaire résultant cer tainement d'un traçage au compas à pointe sèche. Elle est en un schiste gris métaphorphique. Une bonne photographie de la plaque entière a été publiée par C. Le Loch ( 1974, 40) ; sur deux côtés on aperçoit l'emplacement de clous de fixation. Le champ décoré de la plaque entière, large de 32,8 cm et haut de 22,4 cm, est ceinturé d'une moulure, large de 3,5 cm, constituée d'une baguette et d'un talon.    

 

Caulnes (22), camp des Romains, dans le bourg.

Lieu de conservation : Mairie de Caulnes.

Contexte archéologique le même que pour la plaque précédente. Description : l'angle inférieur gauche d'une plaque identique ayant certainement la même composition que la plaque précédente à en juger par la présence du bas de la tête d'un grand dauphin, tête à gauche, sous lequel est situé un petit dauphin (fig. ci dessous). Par rapport à la plaque précédente, d'une part, elle présente une symétrie, d'autre part, le petit dauphin est plus grand. Cette plaque incomplète, différente mais de même facture, devait avoir les mêmes caractéristiques dimensionnelles que la précédente.

 

    IMG_1931

 

Caulnes (22), près de la Gare

Lieu de conservation : Propriété de la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord. Dépôt de fouilles de Corseul. Contexte archéologique le même que pour les plaques précédentes. Description fragment de plaque de schiste rouge de type briovérien, ornée de palmettes, dan sa partie basse, et de motifs végétaux, dans sa partie haute, un cordon, séparant les deux champs décorés. On est en présence d'une représentation d'un chapiteau en bas-relief de style corinthien. Il s'agit d'une des plaques mentionnées comme «décorée de palmettes et de rinceaux» par J. Gaultier du Mottay. La hauteur du fragment est de 22,5 cm et sa largeur.

 

    f1 

 

Caulnes (22), près de la Gare
Lieu de conservation Propriété de la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord. Dépôt de fouilles de Corseul.Contexte archéologique : le même que pour les plaques précédentes. Description fragment de plaque de schiste ardoisier gris-noir, avec un décor architectural composé d'un haut de pilastre surmonté d'un chapiteau de style corinthien et d'un cercle central de 32,5 cm de diamètre.  D'après une reconstitution, la plaque aurait été large de 46 cm.
    

  IMG_1910 

 

Caulnes (22), le bourg
Lieu de conservation Musée Archéologique de Corseul.

Contexte archéologique inconnu, peut-être le même que pour les plaques précédentes. Description deux fragments (140 cm2) d'une même plaque en schiste métamorphique gris. Le champ décoré comportait un décor curviligne, non identifiable, dans un champ décoré (fig. cu dessous). La moulure est constituée d'une baguette et d'un talon

 

  IMG_1910 

 

 

Caulnes, camp des RFomains dans le bourg

Lieu de conservation : Mairie de Caulnes.
Contexte archéologique : le même que pour les deux plaques précédentes.

Description fragment de plaque de schiste ardoisier gris-bleu présentant un décor géométrique gravé. Cette frise devait comporter trois champs décoratifs un champ central orné d'un double losange et deux champs latéraux carrés décorés de deux motifs carrés concentriques, disposés à 45°, d'où partent quatre rayons triangulaires (fig. ci dessous). On peut encore distinguer certaines lignes de traçage d'axes. Le motif latéral de cette frise semble être une adaptation du motif de la plaque de Carhaix par un artisan ne disposant pas d'un compas à pointes sèches. Cette plaque devait affleurer le plan mural en mortier car les bords sont bien finis et ne comportent pas de bandes brutes. Le champ décoré total avait une hauteur de 19 cm et devait avoir une largeur de 91 cm.

 

Caulnes (22), près de la Gare (2)
Lieu de conservation Propriété de la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord. Dépôt de fouilles de Corseul.
Contexte archéologique grand ensemble thermal gallo-romain, situé à 100 m au nord de la gare et exploré en 1864, dont l'occupation s'étend, au moins, du Ilème au IVème siècles ap. J.-C. (Gaultier du Mottay, 1865, 31-38 et 1864; Harmois, 1909, 9-11). Description fragment de plaque en schiste gris métamorphique, ornée d'un motif circulaire incluant un torse d'un homme nu, grossièrement représenté, éventuellement porteur d'un bouclier (fig. ci-dessous) (Gaultier du Mottay, 1865, 37 et 1969, 107).

 

IMG_1910

 

Caulnes (22), près de la Gare
Lieu de conservation Propriété de la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord. Dépôt de fouilles de Corseul.
Contexte archéologique : le même que pour la plaque précédente. Description fragment de plaque de schiste ardoisier, avec un décor architectural composé d'un haut de pilastre surmonté d'un chapiteau de style corinthien et d'un début d'arcature et avec un motif rond central de type solaire à pétales lancéolés. Il s'agit d'une plaque mentionnée comme «décorée de palmettes» par J. Gaultier du Mottay (1865, 37 et 1969, 107). La hauteur du fragment est de 1 8,5 cm mais sa largeur, d'après la reconstitution proposée, devait être de 46 cm (fig. ci dessous).

 

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Caulnes (22), près de la Gare
Lieu de conservation : Propriété de la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord. Dépôt de fouilles de Corseul.
Contexte archéologique le même que pour les plaques précédentes. Description fragment de plaque de schiste rouge de type briovérien, ornée de palmettes, dans sa partie basse, et de motifs végétaux, dans sa partie haute, un cordon, séparant les deux champs décorés. On est en présence d'une représentation d'un chapiteau en bas-relief de style corinthien (fig. 5) (Coll., 1999, 58). Il s'agit d'une des plaques mentionnées comme «décorée de palmettes et de rinceaux» par J. Gaultier du Mottay (1865, 37 et 1969, 107). La hauteur du fragment est de 22,5 cm et sa largeur maximale, de 23,5 cm (fig. 6).

 

Caulnes (22), près de la Gare
Lieu de conservation Propriété de la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord. Dépôt de fouilles de Corseul.
Contexte archéologique : le même que pour les plaques précédentes. Description fragment de plaque de schiste ardoisier gris-noir, avec un décor architectural composé d'un haut de pilastre surmonté d'un chapiteau de style corinthien et d'un cercle central de 32,5 cm de diamètre. D'après une reconstitution, la plaque aurait été large de 46 cm.

 

Caulnes (22), le bourg
Lieu de conservation Musée Archéologique de Corseul.
Contexte archéologique inconnu, peut-être le même que pour les plaques précédentes. Description deux fragments (140 cm2) d'une même plaque en schiste métamorphique gris. Le champ décoré comportait un décor curviligne,non identifiable, dans un champ décoré

 

  Joanna_of_Penthievre 

 


Les plaques décorées en schiste de la Bretagne armoricaine sous l'Empire Romain
Laurent Quesnel
Monsieur Dominique Pouille
Gaétan Le Cloirec
Françoise Labaune
Gilles Leroux
Cyrille Chaigneau  

       

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Montant l'escalier en spirale, au premier cours, vous trouverez sur votre gauche une chambre voûtée en pierre, où se tenait la sentinelle d'observation pour l'entrée principale; dans le corridor, à droite, la salle d'office, munie d'une belle cheminée : c'est là que se préparaient les mets pour les hauts personnages di Château; à l'autre extrémité du corridor était la grand salle du service d table. C'est dans cette vaste salle que se donnèrent ces fêtes et ces banquets splandides aux passages des ducs, où ils comptaient leurs formidables vassaux de la contrée, tels que les sires de la Hunaudais, Montafilant, du Guildo, du Bois de la Motte, de Coëtquen, de Montmuran, de Tinténiac, de la Motte-Broons, de la Hardouinais, etc., etc. Au second cours, sur votre gauche, est la salle au Duc, très vaste et très bien éclairée; vous y remarquerez, sans l'embrasure des fenêtres, l"paisseur des murs, qui n'a pas moins de 10 pieds; la hauteur de l'étage est d'environ 20 pieds; une énorme cheminée qui a près de 15 pieds de largeur. Toutes ces proportions gradioses semblent avir été destinées à une habitation de géant. Les murailles de cette salle des grandes solennités ont reçus successivement la confidence de la gloire et de la crainte, de la joie et de la douleur, mais nul ne verra, nul n'entendra ce qu'elles ont entendu. Ce qu'elle savent, tout le monde l'ignore, en y pénétrant, on sent bien qu'il y a là bien des secrets, et l'on écoute comme si l'écho allait porter pour nous les raconter; mais il reste muet et insensible à nos désirs ambitieux. Entre cette chambre et la chapelle se trouve la salle des gardes, dont le poste était dans une petite chambre voûtée en pierre, qui se trouve à l'autre extrémité, sur la gauche; montez quelques degrés, et vous entrez dans la salle du Serment, qui était la chapelle : c'est là que les ducs de Bretagne recevaient de leurs vassaux du pays Dinannais le serment de foi et hommage. Cette chapelle était sous le vocable de Saint Martin. Elle est petite, mais d'un bel effet; son plafond en ogives, est admirablement exécuté; les encaissements formés par les arêtes ont dû anciennement être enduits et ornés de peintures à fresques représentant des sujets religieux ou allégorique. Pendant que vous êtes dans la chapelle, on ne manquera pas de vous montrer la pièce curieuse : l'oratoire des ducs de Bretagne et le siège (dit le fauteuil de la duchesse Anne) où ils se plaçaient pour entendre la messe.

 

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Cette petite pièce, voûtée en pierre, est munie d'un foyer qui devait entretenir une température assez chaude, eu égard aux saisons. Reprenant à présent le grand escalier, vous arrivez au troisième cours: vous avez la grande salle, dite chambre du Connétable,qui était occupée par le gouverneur du Château et de la ville; aux deux côtés de cette salle sont deux petites chambres voûtées en pierre, servant de postes d'observation. Continuant l'escalier, au quatrième cours, vous avez sur votre gauche le poste du Guet (servant au XIXe siècle de chapelle) : il correspondait avec la sentinelle de la galerie par un judas qui est percé dans le mur donnant sur l'escalier. A quelques pas au-delà, sur la gauche, est la salle d'Armes très spacieuse et couverte d'une belle voûte sans arrêtes. Encore quelques degrés, et vous atteignez la galerie du donjon : là vous comencez à respirer,un air pur et frais vient ranimer vos sens; faisant le tour de la galerie, vous regardez au-dessus de vous ces énormes gargouilles qui déversent les eaux fluviales de la plate-forme; sous vos pieds sont ces terribles machicoulis faits par la main de l'homme; à côté de vous, dans la muraille, sont les guétites des factionnaires qui daisaient le guet jour et nuit pour la sûreté de la place. On vous conduit sur la plate-forme, le plus haut point du donjon.  

 

* le pied, unité de mesure ancienne équivalait à environ 324,839 mm

 

Notice historique sur le château de Dinan, par M. Mahéo  

 

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