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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 18:26

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 16:07

Vente faite au vicomte de Rohan, par Olivier de la Moussaye, en 1274

 

'Universis, etc., Herveus de Boutevielle tunc temporis seneschallus nobilis viri domini Joannis, ducis Brittaniae, in Broerec et in Ploermel, salutem in Domino, Noverint uod Oliverius de la Moussaye, armiger, primogenitus Guillemi de Penthièvre, in jure coram nobis constitutus, vendidit nobili viro vice-comiti de Rohan, militi, pratum quod vocatur magnum pratum de Vsel, situm in eadem parochia, prout illud pratum metatur et dividitur inter propinquius vadum molendini dicti Oliverii, et vetus fossatum quod descendit de illo vado ad aquam quae vocatur Oust, cum terra arabili intra dictum fossatum et dictam terram existente, dicto vice-comiti de Rohan et suis heredibus in perpetuum habendum, jure hereditario, et possidendum, pro quadraginta libris monetae currencis et venditionibus. De quibus quadraginta libris dictus Oliverius coram nobis tenuit se pro pagato, etc. Datum mense novembri, anno Domini millesimo  cc. septuagesimo primo" -Titre de Blein

 

Traduction
 

"A tous ceux qui ces présentes verront, Hervé de Bouteville, dans ce temps sénéchal de noble home monseigneur Jean, duc de Bretagne dans les pays de Broerec et de Ploermel, salut dans le Seigneur. Qu'ils sachent que Olivier de la Moussaye, guerrier, fils aîné de Guillaume de Penthièvre, constitué en justice devant nous, a vendu à noble homme le vicomte de Rohan, chevalier, un pré appelé le grand pré d'Usel, situé dans la même paroisse, tel que ce pré se mesure et se partage entre le ruisseau du moulin dudit Olivier, et un ancien fossé qui descend de ce ruisseau à la rivière d'Oust, avec la terre labourable contenue entre ledit fossé et le pré, pour être possédé à perpétuité par ledit vicomte de Rohan et ses héritiers, par droit héréditaire, pour quarante livres de monnaie courante, et les frais de vente; desquelles quarante livres ledit Olivier s'est devant nous tenupour payé. Donné au mois de novembre, l'an du Seigneur mil deux cent soixante et onze".-Titre de Blein

 

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Les lieux évoqués

 

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 14:42

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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 18:32

 

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Porte de Brest

  Huile sur toile de Walsh Jackson

 

Jean-Marie-Etienne Peigné - laissait ces notes au sujet de la Porte de Brest dans son ouvrage consacré à Dinan et ses environs publié en 1862

 

La bande noire

Connaissez vous la bande noire ?
Rassurez vous, il ne s'agit point de brigands, comme on en voit dans les forêts  ou dans le livre de Lesage, mais tout simplement d'honnètes gens qui n'ont qu'un tort (assez rare de nos jours pour qu'on le leur pardonne), -celui d'avoir un peu de bon sens.
Vous savez - ou ne savez pas- qu'il est question depuis quinze ans de rectifier le passage si dangereux de la porte de Brest, et que les avis sont très-partagés sur les moyens d'y arriver. Les uns demandent qu'on démolisse, sans autre forme de procès, les deux tours informes qui masquent tout un quartier et coûte, tous les dix ans, la vie à quelque pauvre passant; les autres, amis enthousiastes de tout ce qui a vieilli, crient au vandalisme et veulent, au contraire, que l'on conserve, quand même, ces ruines qu'ils trouvent magnifiques, et dont ils font le plus bel éloge.
Et, comme il faut que tout ici-bas, ait un nom, les conservateurs ont donné celui de la bande noire aux partisans de la démolition. On peut donc puisque voilà sur ce chapitre, il est bon peut être d'en finir avec les récriminations  exagérées de quelques archéologues au sujet de la valeur de ces tours qui sont tout étonnées de faire aujourd'hui tant de bruit dans l'histoire. Plusieurs d'entre eux ont beaucoup parlé et passablement écrit pour vanter les beautés inconnues de la Porte de Brest; pas un n'a eu la pensée de rappeler un seul fait d'armes, un seul évènement considérable dont elle ait été témoin. Nos savants -en us et en i- savent bien ce qu'ils font en prenant ainsi la défense d'un pan de murailles : cela pose et donne un faux air d'érudition qui est bien porté, ma foi ! par le temps qui court... 

 

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Porte de Brest
ou de l'Hôtellerie

 

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Vitrail à Saint Malo de Dinan : visite de la duchesse Anne devant la porte de Brest à Dinan

 

Vingt et une portes  furent aménagées depuis le XIIIe siècle jusqu'au XVIIe à travers les remparts bordant le coeur de la cité médiévale, ces portes étaient encore visibles à Dinan au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, mais vers la moitié du XIXe siècle la ville de Dinan ne comptait plus que quatre portes :  la porte de Saint Malo XIIIe-XVe, la Porte du Jerzual XIIIe-XVe, la porte Saint Louis XVIIe et la porte de Brest dite aussi de l'Hôtellerie XIVe.  Plan ci dessous. Chacune de ces portes étaient dotées d'un pont-levis, puis au cours des guerres de la Ligue, les ouvrages défensifs furent renforcés de bastions. Incontestablement, la porte de Brest était la plus remarquable avec ses deux tours recouvertes d'un toit pointu 

 

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D'après plan publié en 1948 dans la revue 'Chronique géographique des Pays celtes'

 

La porte de Brest comme les autres ouvrages similaires fut durant près de deux cents ans une prison, puis, la vieille tour hébergea un temps, vers 1846 les petites soeurs des pauvres, mais la porte de Brest ne tarda pas à devenir étroite et les soeurs se mirent en quête d'un nouvel asile. Déjà  en 1828, le conseil municipal de Dinan présidé par Pierre Deniau avait émis l'idée de démolir la porte de Brest,  cependant, comme en témoigne les notes de Jean Marie Peigné, durant cinquante ans,  pétitions et contre-pétitions se succédèrent, empêchant toute décision. Il est vrai que l'aménagement de la ville était elle que nombre de voyageurs préféraient éviter Dinan. Finalement l'ouvrage sera démoli en 1881 sous le mandat de Joseph Deroyer.      

 

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 plan de la porte de Brest alors prison en l'an IV

(merci aux Archives départementales des Côtes d'Armor)

 

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080_001 - Copie   

 

 Planche dressée au début du  XIXe siècle 

 

Sous l'Ancien Régime, la traversée de la ville de Dinan s'effectuait de la porte du Jerzual et conduisait par la porte de l'Hôtellerie (Brest),  à Jugon et Lamballe, une seconde rue permettait l'accès à la ville en provenance de la porte du Guichet quand on arrivait de Léhon, puis elle conduisait à la porte de Saint Malo et donnait accès au faubourg peuplé dit de Saint Malo. La vallée du Jerzual et l'ouest de la Porte de Brest étaient également très peuplés.

 

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 18:24

  

Avec une dédicace spéciale à l'un des lecteurs de ce blog :

Nicolas alias Sousou un  passionné d 'archéologie

(que je remercie pour les corrections apportées et le cliché fourni) 

     

On lit au Corpus inscripiionum laiinarum, XIII, 3144, le texte de quatre morceaux d'une plaque inscrite, trouvés il y a un siècle à Corseul, la capitale de la civitas des Coriosolites. Ils ont le grand intérêt, malgré leur caractère fragmentaire, de nous assurer qu'un notable coriosolite a été délégué par sa cité comme [sacerdos ad aram ad confluences Araris et [Rhodani]. Le mot Araris, à la ligne 5 du fragment a, composé de deux morceaux qui se recollent matériellement, conduit à cette restitution, évidente d'après les textes parallèles. Le personnage, choisi par les décurions coriosolites dans l'aristocratie municipale, comme ses autres collègues provenant de la soixantaine de civitates des Trois Provinces, siégea à Lyon au Conseil des Gaules, et fut élu par ses collègues président, avec le titre de sacerdos. C'est une lourde charge, financièrement parlant, puisque les jeux des gladiateurs qu'il devait donner aux fêtes du Confluent coûtaient au titulaire plusieurs centaines de milliers de sesterces. C'est aussi un grand honneur, qui a été ressenti dans la capitale coriosolite et marqué par la rédaction d 'une inscription honorifique. L'histoire de cette inscription est curieuse. Le fragment 3144 a avait fait l'objet d'une communication de Gaultier du Mottay à la Société d'émulation des Côtes-du-Nord, le 13 juillet 1870. Le Président du tribunal de Dinan, E. Fornier, qui venait d'exécuter des fouilles au monument imposant du Haut-Bécherel, dit «Temple de Mars», à plus de 1500 m du bourg de Corseul, avait consulté sur l'inscription A. de Barthélémy, secrétaire de la Commission de topographie des Gaules. Gaultier du Mottay lut en séance un paragraphe d'une lettre où Barthélémy déclarait que ce texte « serait le plus précieux de ceux qui existent en Bretagne ; maheureusement ce n'est qu'un fragment, et il est à souhaiter que les fouilles entreprises par M. le Président Fornier mettent les archéologues en possession d'autres fragments, qui permettent de retrouver le sens général, ainsi que le nom du personnage...». Il reconnaissait, ligne 6, [posuer]unl et civ[itas], et interprétait correctement la mention du « pontife de l'Autel dédié à Rome et à Auguste, à Lyon, au confluent de la Saône et du Rhône (ad confluent) et araris et (Rhodani)». C'était exact. Malheureusement, Gaultier du Mottay dans la suite de sa présentation a jeté sans le vouloir la confusion au sujet de la provenance des fragments inscrits. Il croyait qu'ils avaient été trouvés dans la fouille de Fornier du Haut-Bécherel, en 1896, et ajoutait de son propre mouvement : «Ce que ne dit pas M. de Barthélémy, c'est que le marbre en question donne la preuve que le vaste monument près duquel il a été trouvé était bien un temple; ce qui jusqu'à ce moment avait été contesté par divers érudits». Ce vaste monument était naturellement dans son esprit le temple du Haut-Bécherel. Or, dans la même revue Fornier revint sur le fragment Aramis, en reproduisant le paragraphe de la lettre de A. de B., et en ajoutant les lignes suivantes : «Je n'avais pas attendu le désir exprimé par M. de B. dans sa lettre pour pratiquer des fouilles aux environs de l'endroit où le grand fragment de cette inscription a été trouvé. Malheureusement le résultat en a été négatif. Des tranchées faites dans les champs 359 et 383 du cadastre, et  dans le chemin qui longe ces deux parcelles, ne m'ont procuré que deux nouveaux fragments, qui nécessairement appartiennent à la même ins cription ; même nature et même épaisseur du marbre, même grandeur et même facture des lettres; mais ils ne peuvent se réunir au premier fragment». Ces deux morceaux sont ceux qui figurent au Corpus sous les numéros 3144 b et c. Il fallait bien connaître le cadastre de Corseul pour s'apercevoir, ce que bien entendu personne ne fit, que les «champs 359 et 383» et le chemin qui les longe ne sont pas du tout voisins de l'imposante ruine du Haut-Bécherel, mais sont situés au nord du bourg, en face de ce qui est aujourd'hui l'École publique.

 

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Les parcelles 359, 360, 383 de l'ancien cadastre (ci-dessus) correspondent en effet aux parcelles AB 13 et 16 du nouveau cadastre, appelées «Champ Mulon», du nom d'un ancien propriétaire. Fornier ne l'a pas précisé, n'a pas rectifié en tout cas l'erreur de Gaultier du Mottay; il n'a publié aucun rapport sur les sondages du Champ Mulon, certainement peu étendus d'ailleurs. Le fait est que, malgré l'indication du numéro des parcelles, il a laissé planer le doute, favorable à l'identification comme temple du monument du Haut-Bécherel.

 

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vue aérienne du Haut Bécherel d'après le site officiel de la commune de Corseul

 

Personne n'a compris qu'il s'agissait de deux fouilles distantes de quinze cents mètres, et Seymour de Ricci s'y est laissé tromper, car en étudiant en 1897 les fragments Fornier il a écrit : «(Ils) ont été trouvés vers 1869 par M. Fornier à Corseul, non loin du Haut- Bécherel (parcelles cadastrales n08 359 et 383)». Hirschfeld, reprenant l'ensemble pour le Corpus a renvoyé à Ricci, sans donner de provenance précise. Par la suite, aucune rectification n'a été faite et on a continué à croire que CIL XIII 3144 provient du Haut-Bécherel. Or, depuis 1965, la Société archéologique de Corseul, présidée par Mlle Guidon, a obtenu de la Municipalité l'autorisation d'explorer un terrain communal disponible, qui se trouve précisément être le Champ Mulon.  La Direction des antiquités historiques de Bretagne, grâce à des subventions régulières du Ministère des affaires culturelles et du Conseil général des Côtes-du-Nord, a chargé des équipes d'étudiants, dirigées par M. Guy Guennou puis par M. Bertrand Chiche, de faire la fouille complète du terrain.   L'exploration a fait reconnaître trois niveaux du Ier au ive siècle, et c'est dans la couche de destruction du ive siècle qu'ont été recueillis plusieurs morceaux supplémentaires de l'inscription Fornier, en 1967, 1968 et 1969. Quatre d'entre eux proviennent des bords supérieur, du bord droit et du bord gauche, comme le montre le chanfrein qu'ils ont conservé. Un cinquième, que montre la photographie en bas et à droite (avec les lettres rima), est venu se recoller matériellement au fragment principal de Fornier, nous donnant ainsi la preuve que l'inscription entière était exposée dans le bâtiment révélé par les fouilles du Champ Mulon, et non au «temple» du Haut-Bécherel Tout n'a pas été retrouvé : mais l'exploration du site est à peu près A) Du bord supérieur, chanfreiné, proviennent deux fragments. L'un porte les lettres GANI, et au-dessous un A incomplet suivi d'une trace de haste verticale. L'autre, après un point séparatif, les lettres LVCA (la dernière, incomplète, est certaine). A cette place, on devrait attendre le nom du personnage honoré, avec un cognomen tel que LVCA(nus), et un nomen qui devrait être CANI(us), si l'on se fie à une autre inscription de Corseul sur laquelle nous devons nous attarder un moment. Ce texte est CIL, XIII, 3143, sur un autel qui se trouvait vers 1834 dans la chapelle du château de Montafîlant, près de Corseul :

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NVM. AVG. DE
SIRONA.CAII
MAGIVSA.LIB
V.S.L.M.

Soit dans la transcription de Hirschfeld : num(inibus) Aug(usli) de(ae) Sirona(e) Ca[til(ia)Magiusa lib(erta) v.s.l.m. On peut contrôler la lecture grâce à l'excellente photographie du Musée de Dinan. Copie de Mowat, contrôlée par S. de Ricci (BSCDN, 1897, Mémoires, p. 262), avec la bibliographie antérieure. Actuellement au Musée de Dinan; moulage au Musée des Antiquités nationales de Saint-Germain en-Laye. Les points qui séparent les rnots sont très visibles, et obligent à accepter l'hapax Magiusa comme nom féminin, d'origine celtique. Le gentilice donné à l'affranchie, difficile à lire, me paraît être CANI(a), et il est naturel d'en rapprocher le Canius Lucanus que j'espère ne pas appeler indûment à l'existence. Magiusa serait une affranchie des Canii, une des familles de l'aristocratie coriosolite. L'examen de l'autel permet en outre d'affirmer que le nom de la déesse n'est pas orthographié Sirona, mais Dirona, avec le B barré déjà connu dans ce nom divin. La lettre tente de rendre une consonne particulière au gaulois, ts ou plutôt un des th anglais. On devra donc écrire :

 

NVM.AVG.DE(ae)
    DIRONA(e).CANI(a)
MAGIVSA.LIB(erta)
V.S.L.M.  

 

 
B) Du bord gauche, un fragment à chanfrein trouvé en 1968, avec les premières lettres de deux lignes différentes, L et A. Il n'y a pas de raccord possible. C) Le fragment le plus important, constitué avec deux morceaux Fornier et le morceau raccordé en 1968, se transcrit comme suit :

 

$CIL_13_03144 (2)

 

  (cliché fourni par Nicolas)

 

NA
ATIVM
IAR.CVR
QVAM.EXSV
5 ES.ARARIS.ET
VNT.GIVIT
LVRIMA
IE. II

 

IE. 2 : ATIVM. [civitjalium Hirschfeld, [M un]-, [Ign]alium Ricci. Il est curieux de retrouver dans les textes de l'Autel de Lyon une inscription pour un Vénète, qualifié de palron(o) naular(um) Araricorum et Ligericor(um), Hem Arecariorum et Condeatium {CIL, XIII, 1709), de même que L. Besius Superior (ibid., 1688) est qualifié de palronus naular. Araricor. et Rhodanicor., patron. Cond[eal]ium i[tem A]r[ec]arior. Lugud. consistenlium, allecl(us) ar[k(ae)] Galliar(um). Il est fort possible que notre Coriosolite, avant d'obtenir l'honneur suprême de présider le Conseil du confluent, ait comme simple délégué, à l'instar de son voisin vénète et du Viromanduus L. Besius Superior, exercé le patronat desnautes du Confluent (CondeATIVM). Un des fragments Fornier, contient précisément les restes de palronus et de naularum (pour ce dernier mot, le point assure que les lettres NA en sont les deux premières) Il a peut-être été employé à d'autres fonctions par le Conseil, car à la ligne 3, IAR. rappelle Yarka Galliarum, le trésor de la Fédération, ou bien la caisse des mines, arka ferrariarum. Le fragment chanfreiné à droite porte très vraisemblablement lui aussi GAL(liarum), finissant une ligne sous les lettres RI, mais aucun raccord n'est possible. A la même ligne 3, CVR doit être le reste d'une curatèle comme p. ex. CIL, XIII, 1697 (curatori Bit. Viviscorum, inquisitori), ou bien curator civium Romanorum L. 4-5. On peut, je crois, relier ces deux lignes, et prendre ainsi une idée approximative de la longueur des lignes du document, qui devaient être assez longues : constatation qui invite à la prudence pour tout essai plus complet de restitution. Hirschfeld pensait à ex su[mma honoraria], mais grâce à CIL, XIII 1680, 1703, 3162 et autres, on proposerait une formule approximative telle que : [quem primum um]quam ex su[a civitate ad aram ad Confluences Araris et [Rhodani sacerd. Romae el Aug. creaver]unt, et par la suite : Civil[as Coriosoliiarum publiée siatuam(i) ob p]lurima [erga rem publicam mérita... posuit]. La dernière ligne ne peut être raisonnable mencotmp létée, non plus que le dernier fragment Fornier (R.AD et PER. IT), où il est imprudent de suggérer il[em] (Hirschfeld) ou per It[aliam], également aventurés. Le plus que nous puissions dire de notre Coriosolite, c'est que, probablement dans le courant du ne siècle, sa civilas eut l'honneur de le voir désigné pour un certain nombre de magistratures dans l'administration de la Fédération des Gaules, s'il a vraiment été patron des Nautes du Confluent et administrateur dur t résor fédéral, puis en sommet de carrière président du Conseil des Gaules. Notable local fortuné, il est le premier Coriosolite dont nous puissions entrevoir la carrière, jetant quelque lustre sur une des civitaies de la lointaine Armorique, plus romanisée qu'on n'est généralement porté à le penser.
    
 

Jean Bousquet  (d'après un article publié en 1972

 

Nicolas mentionné ci dessus m'a laissé cette note :

"-si Magiusa semble effectivement être un hapax *, ce cognomen (surnom) semble dériver de Magius. Normalement, l'emploi féminin de Magius devrait être Magia. Ce n'est pas étonnant que le surnom Magiusa soit un hapax. Les surnoms sont beaucoup plus variés. En tous cas, je rencontre d'habitude des surnoms grécisants portés par des esclaves."

* le terme hapax  qualifie les mots ou expressions que les traducteurs ne pouvaient traduire de façon certaine 

 

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