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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 19:06

 

Un grand merci à René qui nous aura servi de guide

 

 

Résumé -cette motte castrale d'environ 95 mètres de circonférence et d'une hauteur avoisinant  4 mètres, faisait partie au début de la période féodale d'une paroisse aujourd'hui disparue : Rougeul. Non loin de là aux confins du hameau du Jannais, un parcellaire conserve le nom associé à l'église de ce lieu disparu suite à une épidémie de peste survenue au Xe siècle. Depuis la tradition veut que cette paroisse fut réunie à celle de Plumaugat et que les restes de son église furent réemployés lors de la reconstruction de celle de Plumaugat, hélas détruite à son tour au début du  XXe siècle.

 

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29 octobre 2013 2 29 /10 /octobre /2013 18:42

 

Un grand merci à René qui nous aura servi de guide

 

 

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 15:01

 

 

Voici un glossaire nécessaire pour comprendre ces termes liés à l'architecture religieuse par architecture  religieuse en Occident et les données fournies d'après  Viollet Le Duc.   

 

Abaque : tablette qui couronne le chapiteau de la colonne

 

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Appui : c'est la tablette supérieure de l'allége des fenêtres

 

 

Arcade : ensemble composé d'un arc et des montants qui le soutiennent.

 

Arc boutant : ce sont les arcs extérieurs qui par leur position sont destinés à contre-butter la poussée des voûtes en arcs d'ogives

 

       

 

 

Arc en accolade : arc formant une accolade. Les arcs en accolade sont d'origine extrême-orientale. On les trouve surtout dans l'art bouddhique. En Occident, ils apparaissent d'abord dans des décors de tombeaux. Ils se répandent ensuite sous des formes diverses en Angleterre. On les voit dans des décors gothiques flamboyants et dans l'architecture civile, surmontant des fenêtres à meneaux

 

Arc en plein cintre : arc en demi cercle

 

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Arc de décharge  :  Ce   sont les arcs  extérieurs  qui par leur  position sont   destinés à contre-butter la poussée des voûtes en arcs d'ogives

 

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Archivolte : arc qui surmonte l'ensemble des voussures  

   

Archivolte de portail : Les murs-pignons des façades d'églises étant toujours d'une forte épaisseur, les portes sont nécessairement cintrées par une succession d'archivoltes superposées. Ces archivoltes, dans les édifices romans, présentent quelquefois jusqu'à quatre ou cinq rangs de claveaux, un plus grand nombre encore dans les édifices bâtis pendant la période ogivale; les murs de ces derniers monuments, par suite de leur hauteur et de leur épaisseur, doivent être portés sur des arcs très-solides

 

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Chapiteau : pierre qui couronne le fut d'une colonne, généralement composé d'un tailloir et d'une corbeille (voir ces mots). Les chapiteaux portent généralement un décor. Celui-ci peut-être composé de simples feuillages (feuilles d'acanthe ou crochets, très répandus dans l'art gothique), de compositions végétales complexes, d'animaux étranges ou de scènes historiées (décors plus fréquents dans l'art roman). Plus rarement, le chapiteau est cubique et sans décor (art carolingien) ou à godrons.

 

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Chevet : extrémité orientale d'une église, partie extérieure du choeur ou de l'abside.

 

Claveau : pierre entrant dans la composition d'un arc.

 

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Clef de voûte : pierre placée à l'intersection des nervures qui soutiennent une voûte.

 

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Colonne : support (pilier) généralement cylindrique. Les colonnes peuvent être monolithes ou composées de plusieurs tambours. Elles sont adossée lorsqu'une petite partie de leur fut est noyée dans la maçonnerie d'un pilier  ou d'un mur. Elles sont engagées lorsqu'il n'y a plus qu'une demi-colonne  qui ressort de la maçonnerie. Elles sont cantonnées quand elles se glissent  dans les angles rentrant d'un pilier cruciformes. Elles sont fasciculées  lorsque qu'elles sont réunies en faisceau. Elles sont accouplées lorsqu'elles  se présentent par deux

 

Console : socle sur lequel repose une statue ou une ogive qui ne retombe  pas sur une colonne

 

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Déambulatoire : à l'origine, couloir inventé par Grégoire le Grand pour permettre de circuler autour des reliques. Il s'agit plus généralement d'une galerie entourant le choeur et reliant les bas-côtés. Cette galerie sera progressivement dotée de chapelles rayonnantes (Xe ou XIe siècle), associant des reliques à un autel. L'ensemble s'inscrit dans un mouvement de reconquête de l'espace par le fidèle, qui date de l'époque romane. En édifiant des chapelles rayonnantes autour d'un déambulatoire, on libère de la place en avant du chevet Grande arcade : arcade faisant communiquer la nef centrale et les bas-côtés

 

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Intrados : surface intérieure d'un arc ou plutôt d'un ensemble d'arcs (voussures). Si beaucoup d'intrados romans ne sont pas ornés (comme à Moissac), les intrados des portails gothiques le sont quasiment tous.  

 

Lanterne (tour lanterne) : tour ajourée permettant de faire pénétrer la lumière dans un édifice religieux. On la trouve le plus souvent à la croisée du transept, même si elle peut être placée ailleurs (à l'entrée ou dans une abside latérale).

 

Meneau : élément de pierre qui sépare une fenêtre en deux ou quatre parties

 

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Tolède...). Cf. stalles.

 

Modillon : corbeau orné (souvent de figures grotesques) placé sous une corniche comme pour la soutenir

 

Nef : partie d'une église comprise entre le portail et le choeur dans le sens longitudinal, où se tiennent les fidèles (syn. vaisseau). On distingue les nefs centrales des nefs latérales (ou collatéraux).

 

Ogive : nervure en diagonale qui soutient la voûte d'une travée

 

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Piédroits : parties verticales d'une ouverture.

 

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Pilastre : pilier rectangulaire en saillie sur un mur; purement décoratif. Il peut comporter un chapiteau.

 

Pilier : les piliers supportent la poussée verticale des voûtes. Ils peuvent affecter plusieurs formes simples (cylindriques, rectangulaires, cruciformes) ou complexes lorsque des colonnes cantonnées viennent se glisser dans les angles rentrants d'un pilier cruciforme et que des colonnes engagées s'ajoutent aux extrémités de la croix, ce qui donne l'impression d'un faisceau de colonnes. Un pilier rectangulaire est dit cantonné lorsqu'il reçoit des colonnes engagés à ses angles saillant. Les piliers se composent généralement de trois éléments : une base, un fût et un chapiteau. Les chapiteaux sont presque toujours ornés, la base l'est parfois et le fût rarement.

 

 

Pinacle : couronnement d'un massif de maçonnerie vertical servant d'une part à améliorer par son poids la stabilité de l'ensemble et d'autre part à décorer les renforts (cf. les nombreux pinacles de la cathédrale de Ségovie).

 

Portail : porte monumentale intégrée dans une façade

 

Protomé : élément décoratif constitué d'un buste d'homme ou d'animal.

 

Retable : Les retables apparaissent au XIème siècle suite à la modificationde la place du prêtre lors de l'office. Celui-ci avait coutume de se placer derrière la table d'autel, face aux fidèles. A partir du XIe, le prêtre se place entre l'autel et les fidèles, tournant le dos à ces derniers. Le regard du prêtre et de ses ouailles se porte donc derrière la table (retro tabula). C'est pourquoi on estime alors utile de faire apparaître des décorations derrière l'autel. Lorsque la consécration des églises commence à être étroitement liée à la présence de reliques, des retables reliquaires apparaissent

 

Rond-point : extrémité du choeur qui forme un hémicycle. Le rond-point est divisé en plusieurs pans (souvent cinq).

 

Soffite : pierre sculptée, posée horizontalement (parallèle au sol), séparant deux modillons.

 

Tailloir : plateau carré ou polygonal posé le chapiteau d'une colonne. Il complète souvent le programme iconographique du chapiteau, par exemple 

avec des inscriptions,

 

Tirant : tige métallique tendue entre les retombées d'un même arc doubleau (en travers de la nef).

 

Transept : partie transversale du plan de l'église, qui coupe la nef principale à la croisée du transept.

 

Travée : portion de voûte comprise entre deux points d'appui (piliers...)

 

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Triforium : galerie au-dessus des bas-côtés ou des tribunes, composée d'arcatures de faible hauteur, ouvrant sur la nef, le transept ou le choeur. Le triforium peut être aveugle si les ouvertures sont simulées. Si la galerie est réelle, elle peut avoir un mur de fond plein ou à claire-voie. Le triforium se distingue essentiellement de la tribune par la taille de ses baies, moins hautes et moins larges.

 

Volée (arc-boutant à double volée) : type d'arc-boutant comportant une pileintermédiaire avant la culée.

 

   .

Voussures : arcs concentriques en retrait les uns par rapport aux autres au-dessus d'un portail ou d'une fenêtre. Les voussures sont surmontées d'un archivolte.  

 

Voûte : couvrement intérieur d'un édifice. Une voûte peut être en berceau (plutôt roman). Elle a alors la forme d'un arc prolongé. On parle de berceau cintré lorsque la voûte est semi-cylindrique, de berceau brisé lorsque deux pans concaves se rejoignent en pointe au faîte. Le berceau est longitudinal s'il est parallèle à l'orientation de l'espace couvert, transversal s'il est perpendiculaire à celle-ci. Les collatéraux sont parfois voûtés en demi-berceau. On voit aussi des voûtes d'arêtes lorsque deux berceaux se croisent en pénétrant l'un dans l'autre (formant une croix de Saint André). Le troisième type de voûte est la voûte d'ogives. Elle peut être quadripartite ou sexpartite (selon qu'elle croise 2 ou 3 ogives, dessinant 4 ou 6 voûtains). La voûte d'ogives est dite barlongue lorsqu'elle forme, à chaque travée, unrectangle dont le côté le plus long est perpendiculaire à la nef.

 

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 09:25
 
Le Grand Shisme d'Occident s'intensifia vers 1415, déjà depuis 1378, deux clans s'opposaient et divisaient l'Eglise. D'une part le clan pro-latin comprenant la France, la Castille, le Portugal d'autre part le clan pro-Saxon : Angleterre, Saint Empire et Flandres. Leur opposition au sein du Sacré Collège et la difficulté à se mettre d'accord sur le choix du Pape furent quelques une des divergences de ce Grand Shisme d'Occident. Voici ce document original rédigé en latin où il est fait mention des mesures fiscales exercées en Bretagne par les papes d'Avignon à l'époque du Grand Schisme d'Occident :

In decenatu de Plumauden
   
Rector de Plumauden (Plumaudan)  seu decanus, débet pro restis a tempore Stephani Guiho deffuncti VII fr. Restant VII fr. Item débet pro quatuor integris decimis predictis ; restant VII.............. libr VII libr.
Item débet pro procuracione termini festi Annunciacionis B6 Me V. anni etc. nonagesimi tercii XXII gr. cum duabus partibus II gr. Restant . . XXII gr. cum duabus partibus II gr.
Abbas Belliloci (Beaulieu en Mégrit) pro procuracione festorum Omnium Sanctorum et Resurreccionis Dni exinde sequentis. Restât debens LXX gr LXX gr. 
Item débet pro qualibet intégra décima X libr., que ascendunt pro quatuor decimis integris XL [libr.]; solvit per plures soluciones XXVIII libr. VII sol. VI den. Restant........ XI lib. XII sol. VI den.
Cappellania s. Johannis de Dynanno (chapelle Saint Jean de Dinan)débet pro qualibet intégra décima XVIII sol.; que ascendunt pro quatuor integris decimis LXXII sol. Restant LXXII sol.
Rector de Lanrelas  débet pro duobus terminis procuracionum antedictis LXX gr. Restât debens LXX gr. Item pro quatuor integris decimis débet GXII sol. Restant.......GXII sol.
De dicta ecclesia de Lanrelas, taxata XIIII libr., vacante causa permiitacionis facte ad ecclesiam de Avrylleyo, Andegaven.dioc.M, provisum fuit dno Roberto Juno; residuum elegi pro quo composui ad XX libr., super quibus solvit X libr.Restant .........X libr.
Rector de Treveron
(Trévron), super restis decimarum, restât debens XL sol. Restant XL sol.
De eccla s. Madeni
(Saint Maden),  non taxata, vacante per mortem Johannis Nepotis, provisum fuit Guillelmo Nepotis per simplicem resignacionem in curia Romanam factam.
Item vacavit per mortem dicti Nepotis  et fuit provisum  Guillelmo Honeys auctoritate ordinaria ; composui cum eodem Honeys pro fructibus unius anni ad decem scutos quos solvit,   restant unius anni fructus fructus.
Item débet pro parte sua de Plumauden, videlicet pro duobus   supradictis terminis procuracionum; restât debens XXII gr. cum duabus partibus II gr. Restant .....XXII gr. cum duabus partibus II gr.  
Item débet loco décime veram decimam fructuum.
Rector de Landugen
(Landujan) computavit die .Tovis ante festum B. Bartholomei; anni etc. nonagesimi octavi, videlicet pro duobus terminis procuracionum.
Item pro quatuor integris decimis.
Item pro primariis fructibus eccl. predicte, et pro média prebenda Maclovien., ad summara decem et novem libr. cum dimidia. Restât debens XIIII libr. X sol. ... XIIII libr. X sol.Item débet pro procuracione termini festi Annunciacionis
Be Me V. anni etc. nonagesimi tercii XXXV gr. Restant...XXXV gr.
Rector de Medreac
débet pro procuracionibus festorum Omnium Sanctorum et Resurreccionis Dni inde sequentis LXX gr. Restant...LXX gr 
Eccla de Guyte (Guitté) vacavit per obitum Johannis Chappelle; fuit provisum Eudoni Yvonis ; per Stephanum Guiho, predecessorem meum, fructus primarios (sic) afïirmati Johanni.
Morice deffuncto ad XX fr. ; nullum aliud efficax reperi documentum; et sic restant XX fr XX fr.
Item, eadem eccla non taxata, debetur vera décima, quia nichil solvit pro dictis quatuor decimis.
Item débet pro procuracione termini fésti Annunciacionis Be Me V. anni etc. nonagesimi tercii XXXV gr. Restant...XXXV gr.
Item débet pro terminis festorum Omnium Sanctorum et Resurreccionis Dni exinde sequentis annis etc. nonagesimo septimo et octavo. Restant.... LXX gr.
Rector de Plumaugat 
(Plumaugat) pro procuracione festi Annunciacionis Me V. anni etc. nonagesimi tercii débet XXXV gr. Restant .....XXXV gr.
Item pro quatuor integris decimis predictis restât debens VIII libr VIII libr.

Rector de Yvignac (Yvignac)
pro restis primariorum fructuum eccl predicte, a tempore succollectoris Guiho, predecessoris mei, restât debens XV fr. Restant... XV fr.
Item débet pro procuracione termini festi Annimciacionis Be Me V. anni etc. nonagesimi tercii; débet XXXV gr. Restant ...XXXV gr.
Item pro terminis festorum Omnium Sanctorum et Resurreccionis Dni exinde sequentis, annis etc. nonagesimo septimo
et octavo LXX gr. Restant... LXX gr.
Item pro quatuor integris decimis supradictis, débet LXXII sol. Restant... LXXII sol.
Rector de Yrreac
(Eréac) pro restis primariorum fructuum eccl predicte, a tempore succollectoris Guiho, predecessoris mei, restât debens XV fr. Restant... XV fr. 
Item débet pro procuracione termini festi Annimciacionis Be Me V. anni etc. nonagesimi tercii; débet XXXV gr. Restant ...XXXV gr.
 Item pro terminis festorum Omnium Sanctorum et Resurreccionis Dni exinde sequentis, annis etc. nonagesimo septimo
 et octavo LXX gr. Restant... LXX gr.
 Item pro quatuor integris decimis supradictis, débet LXXII sol. Restant... LXXII sol.

Rector de Sivignac (Sévignac) débet pro quatuor integris decimis predictis VI libr. Restant .....VI libr.
Item, de eadem eccla, taxata XV libr., vacante per mortem dni Pétri Thome, fuit provisum Petro de Fougère, auctoritate ordinaria; restant fructus fructus.
Item, vacavit per mortem dicti Fougère; fuit provisum Johanni de Abbacia, auctoritate ordinaria; taxam elegi, super quo (sic) solvit fr. Restant ....IX fr.

Rector de Bron (Broons)  débet pro procuracione termini festi Annunciacionis Be Me V. anni etc. nonagesimi tercii XXXV gr. Restant... XXXV gr.
Item débet pro procuracione festi Resurreccionis Dni anni etc. nonagesimi octavi. Restant XXXV gr.
Item débet pro qualibet intégra décima XL sol., qui ascendunt pro quatuor integris decimis VIII libr.; solvit pro quatuor terminis IIII libr.; restât debens pro quatuor ultimis ; restant
IIII libr.

De eccla de Tremeur (Trémeur) taxata VIII libr., vacante per obitum Pétri Danielis, fuit provisum Johanni Bardoul ; pro residuo composui cum dicto Bardoul ad sommam XIIII fr. Solvit I fr.
X sol.; restant.... XII fr. X sol XII fr. X sol,
Item débet pro termino festi Annunciacionis Be Me V. pro procuracionibus anni etc. nonagesimi tercii XXXV gr. Restant...XXXV gr.
Item débet pro terminis festorum Omnium Sanctorum et Resurreccionis Dni annis etc. nonagesimo septimo et octavo LXX gr. Restant... LXX gr.
Item débet pro qualibet intégra décima XVI sol., que ascenp dunt pro quatuor integris decimis LXIIII sol. Solvit XXIIII sol. Restant ...XL sol. De ista eccla de Tremeur, taxata VIII libr., vacante per mortem mag. Johannis Bardoul, provisum fuit, auctoritate ordinaria, Hamoni Lecomte. Restant fructus fructus.
Item, vacavit causa permutacionis facte cum Johanne Lechantours ad ecclam s1 Servacii fructus affirmavi Oliverio de Angolevent pro ultima annata ad sommam XVI libr. ; solvit de
presenti MI libr. Restant XII libr.
Rector Tredrani
(Trédias) débet L. r j procuracione termino festi Annunciacionis anni etc. nonagesirni tercii et festorum Omnium Sanctorum et Resurreccionis Dni annis supradictis, débet GV gr. Restant ...GV gr.
Item pro decimis terminis predictis XL sol. Restant... XL sol.
Rector st Johannis de Insula
{Saint Jouan de l'Isle), videlicet Oliverius Morhan, pro primariis fructibus eccle sue, débet IIII libr. Restant IIII libr.
Item débet pro pensione archidiaconi de Dinanno quolibet anno X sol. Restât debens pro quinque annis L sol. Restant. . L sol.
Item débet pro quatuor integris decimis termino supras scripto debitis LXIIII so .; restant... LXIIII sol.
Rector de Conueuro
(Guenroc) débet pro restis a tempore Stephani Guiho; restant ...III fr III fr.

Rector de Caune (Caulnes) pro IIII integris decimis... LX sol
Prior de Treffemel (Tréfumel) débet pro restis decimarum a tempore predicti Guiho; restant... II fr
 Prior et rector de Becherel (Bécherel) debent pro procuracione termini festi Annunciacionis predicti. Restant XXXV gr , XXXV gr.
Ecclesia de Ploasne (Plouasne), non taxata, vacans per obitum dni Guillelmi de Labatre, provisa fuit Gervasio Lonyere, auctoritate ordinaria.
Item, vacavit causa
Prior prioratus s. Paterni (Saint Pern), frater Guillelmus Doublart, ex finali compoto facto cum succollectore Guiho restabat debens, quos solvere tenebitur médium in duobus festis Puriflcacionis B. M. V. proxime venturis, vi elicet in anno LXXXXII, non computatis XX fr. jam super compoto solutis succollectori viventi, videlicet XL fr., et habuit quittanciam ; postmodum (vide antea) de dictis quadraginta fr. recepi XIIII fr., videl icet a mag. Andréa Figuli ; et sic restant XXVI libr. tur.
Item débet pro procuracione termino festi Annunciacionis Be Me V. anni etc. nonagesimi tercii, restant XXXV gr.
Item débet dictus prior pro quatuor integris decimis predictis. Restant G sol.
Rector de Treliven (Trélivan) débet pro restis a tempore succollect oridesff uncti ; restant III fr III fr.
 Abbas s1 Mevenni (Saint Méen) pro procuracionibus termino festi Annunciacionis Be Me V. anni etc. nonagesimi tercii débet....XXXV gr.
Rector de Gadello (Gaël) débet pro procuracione termini festi Omnium Sanctorum anni etc. nonagesimi septimi XXXV gr. Restant....XXXV gr.
Item débet pro restis decimarum X libr. Restât debens pro dictis terminis X libr.
Prior de Croso (Le Crouais) débet pro restis predecessoris sui deffuncti Stephani Guiho ; restant VI fr. XIII sol. VI den. Restant. . . .VI fr. XIII sol. VI den.
Prior s. Onerti (Saint Onen), pro quatuor integris decimis, restant...XL sol XL sol.
Guillermus de Marczac, rector de Medregnac (Merdrignac), pro restis a tempore Stephani Guiho, débet XVII fr.
Item débet dictus rector pro restis decimarum termino supradicto debitarum ; restant IIII libr. X sol.
Rector de Gomene (Goméné ) a tempore predicti deffuncti succollect oriGsuih o, débet IX fr. Restant ...IX fr.
Item débet dictus rector de Gomene pro restis decimarum LUI sol. Restant LUI sol.     
    Saint_Vincent_Ferrier_
Saint Vincent Ferrier
 
Au temps douloureux du Grand Schisme, le duc Jean V appela en Bretagne un moine espagnol de l'Ordre des Frères Prêcheurs : saint Vincent Ferrier. Grand prédicateur, saint Vicent Ferrier après avoir veinement tenté de mettre un terme au Grand Schisme se mit à parcourir notre contrée. Partout où il passait, les églises s'avéraient trop petites, aussi prêchait il en plein vent, il arrivait dans chaque ville, dans chaque bourg monté sur un âne.Alors c'était fête, pour l'entendre certains parcouraient jusqu'à dix ou vingt lieues, certains jours il y avait 30.000 auditeurs pour l'entendre. Nous savons par la déposition du recteur de Lanrelas, alors octogénaire que saint Vincent venant de Rennes, séjourna à Dinan, puis prêcha à Jugon, à Lamballe avant de s'éteindre à Vannes le 5 avril 1419 à l'âge de 82 ans. Comme nous l'avons vu précédemment, le mécénat ducal et les grandes familles aristocratiques favorisèrent l'émergence de l'art gothique flamboyant en Bretagne. Partout des chantiers, ici des églises, des chapelles ou des cathédrales.  
 
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Découvrons alors plus en détail quelques uns des travaux réalisés : Caulnes dont la partie haute date du XVe siècle nous permet de découvrir deux arcades ogivales, appuyées sur un gros pillier cylindrique; une peinture de la fin du XVe siècle qui représente la Vierge allaintant l'enfant Jésus. On se servait alors du blanc d'oeuf pour coller les couleurs. Grand vaisseau de granit, l'église de Broons avait bplus d'un rapport avec celle de Mégrit, elle datait du quinzième siècle, le clocher élevé était en charpente de boIs recouvert d'ardoise, mais surtout cette édifice offrait un portail monumental de style ogival très ouvragé. L'église de Plénée présente pour sa part une tout qui ressemble à un éléménent défensif avec ses contreforts, et sa tourelle percée d'embrasures à couleuvrines. Le portail ouest du XVe siècle présente des archivoltes retombant sur des colonnettes engagées, tout comme à  Guenroc. Le porche de saint André des Eaux fut ajouté en 1418 au vieil édifice du XIe siècle, Brusvily vit son église relevée par la puissante famille de la Vallée du Val. L'église de Sévignac présentait une porte occidentale du XVe siècle, dont les piedroits formés de trois colonettes à base prismatique et allongée, supportaient de légers chapiteaux à feuillage, et un arc en accolade. Dans un des soufflets de la vitre un écusson nous est ainsi décrit : "D'azur à six besans d'or", lesquelles armoiries  "d'azur au sautoir d'or orné de quatre besans de même" semblent correspondre à celle de Jehan Lepervier qui fut évêque de Saint Malo de 1451 à 1486. La chapelle saint Sébastien de Rouillac alors située en la paroisse de Sévignac fut dotée au XVe siècle d'un fenestrage, mais tout en conservant les deux panneaux de sa verrière primitive. L'église Notre Dame de Jugon goûta le gothique flamboyant, sa robuste charpente fut entièrement reconstruite au XVe siècle. Des croix étaient plantées le long des chemins fréquentés alors par les pèlerins. Les pélerinages du Tro Breiz et de Saint Jacques sucitaient alors beaucoup d'intérêt. Sachant que tout Breton devait effectuer durant sa vie au moins une fois le pèlerinage du Tro Breiz, cependant tout laisse penser que ce pèlerinage fut repenser à échelle locale. En principe, il s'acheminait de saint Pol de Léon à Quimper, de Vannes à Tréguier -qui avait vu naitre Yves Hélory de Kermartin  en 1253, de Saint Brieuc à Saint Malo puis Dol. Le prieuré saint Georges de Trémeur fondé au début de la guerre de Succession de Bretagne devint lieu de halte et probablement le Manoir de l'Abbaye en cette même paroisse. Saint Laurent de Lesliens en Broons, Saint Cado à Sévignac, Saint Firmin de Yvignac et Saint Georges de Trémeur furent très certainement autant de lieux de halte ainsi que le Tertre en Rouillac.
 
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Ces pèlerinages étaient aussi l'occasion de renouer avec le culte ancestral des fontaines aux vertus miraculeuses. Les lieux dits chemins verts que l'on retrouvent ici et là (Broons et Sévignac, mais aussi le Pont des Pèlerins à Plénée) sont autant d'indices sur ces démarches méiévales. On peut penser que pour sa part le pèlerinage de saint Jacques de Compostelle connu aussi le succès, ainsi au hameau de la Villeneuve à Lanrelas, la cheminée est ornée de la coquille de saint Jacques, du reste, la paroisse de Lanrelas hébergeait une chapelle Saint Jacques aux abords de son cimetière actuel.  
       
    Anne-Bretagne
 
Anne de Bretagne en prière 
 
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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 16:50

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 15:50

 

Dans le répertoire des églises et des chapelles, René Couffon nous a laissé ses notes très intéressantes

...Au XIVe siècle,lors de la guerre de Succession du duché, les troupes anglaises ne se conduisirent pas mieux (que les Normands au Xe siècle quand ces barbares avaient au Xe siècle, incendiés tous les édifices religieux, ce qui leur avait été d'autant plus aisé que la plupart étaient encore construits en bois "more scolito". En effet les Anglais détruisirent systématiquement les églises et chapelles des environs de Dinan, Saint-Brieuc et Tréguier, afin d'empêcher le parti de Charles de Blois de les fortifier et de les utiliser comme points d'appui...Ruiné et dévasté pendant la guerre de Succession du duché dès le milieu du XVe siècle et pendant tout le XVIe, le pays connut une ère de gtande prospérité pendant laquelle les fondations furent nombreuses, et les donations affluèrent aux églises et chapelles, soit directement, soit par l'intermédiaire de confrèries qui eurent leurs administrateurs particuliers. Ainsi, au XIVème siècle, pendant cette guerre de Succession de Bretagne, l'église de Saint-Ignace en la paroisse de Saint Igneuc subit de graves dégradations et la chapelle Notre-Dame, située sur le territoire de la  même paroisse, fut entièrement détruite. Aussi, afin de continuer les reconstructions commencées, une bulle d'indulgences fut-elle sollicitée du pape le 30 avril 1382. Ces fabriques dépensèrent largement pour la décoration des églises, des chapelles et des autels particuliers; aussi tous les inventaires de cette époque qui nous sont parvenus énumèrent-ils une argenterie importante, des ornements en nombre, des statues ou ymages, ainsi que l'on disait alors, bien dorées et étoffées, et souvent des tâpisseries pour la décoration des objets évidemment, de soins plus particuliers et ornés par ailleurs de peinture murales et de vitraux. Voici un inventaires des églises et chapelles situées entre Dinan & Lamballe ayant été construites ou remaniées au cours de cette période :

 

-Broons : l'ancienne église Saint Pierre avait été remaniée aux XVème.

 

La chapelle de la Madelaine est attribuée à Jeanne de Malemain mère de du Guesclin, elle fut construite dans la seconde partie du XIVe siècle -1365/1370. Subsitent quelques éléments d'origine  tels ces fenestrages situés en la partie sud et en la partie est -ci dessous.

 

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La chapelle Notre Dame des Noës de Lesliens, fut fondée en 1454 par Bertrand Millon, sr de la Ville Morel. Le 22 décembre 1459, le fondateur obtint licence d'avoir des fonts baptismaux et de célébrer secrètement même en temps d'interdit général. Ci-dessou angelot XVe siècle provenant de ladite chapelle

 

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-Brusvily : l'ancienne église Saint Malo datait du  XVème siècle, mais conservait des vestiges du XIe siècle.

 

-Caulnes : A l'exception de la tour, l'église Saint Pierre et Saint Paul de Caulnes remonte en grande partie au XVe siècle -ci dessous le grand portail XVe

 

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-Collinée : l'église fut remontait au XVe siècle, elle a conservé quelques éléments de cette période -ci dessous

 

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-Corseul : ancien porche XVe réemployé dans la longère nord.  

 

-Dinan : Cénotaphe de Bertrand du Guesclin en la basilique Saint Sauveur, date pour partie du XIVe siècle -ci-dessous

 

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-Dinan : bénitier octogonal XVe  en l'église Saint Malo -ci-dessous 

 

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-Dolo : bénitier XVe -ci dessous   

 

 

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-Eréac :  la chapelle du Châtelier a conservé des fenestrages du XVe siècle insi qu'un bénitier de même époque -ci dessous

 

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--Fréhel : l'église remontait aux XIVe & XVe siècle

 

-Guenroc : l'église actuelle remonte au XVe siècle, l'inscription en lettres gothiques gravée sur le porche l'indique: l'an mil IIIILXXV ihesus, m(aria), bénitier XVe -ci dessous
 

 

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-Guitté : l'église, certaines parties remontent en partie au XVe siècle -ci-dessous 

 

 

 

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La chapelle de Beaumont en Guitté remonte au XVe siècle

 

-Hénanbihen : dans le cimetière, l'on a conservé le porche de l'ancienne église du XIVe siècle 

 

 -Jugon : le clocher tour de l'église remonte au XIVe siècle -ci dessous

 

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-Lamballe : la longère midi de la nef de la Collégiale ayant été détruite par un incendie, elle fut reconstruite entre 1414 & 1415 -ci dessous 

 

 

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L'église Saint Jean : construite en 1420, la base du clocher et les grandes arcades remontent au XVe siècle -ci dessous  

 

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-Landébias : L'église Saint Eloi remontait au XVe siècle ainsi que les fonts baptismaux, on découvre également un bénitier XIVe.

 

-Langourla : la chapelle saint Gilles témoigne du cortège qui accompagna la dépouile de Gilles de Bretagne et fit escale en cet endroit.  On y a placé les armoiries du Parc provenant de l'ancienne église et résultant de l'alliance vers 1427 entre Jean du Parc et Isabeau de Langourla. Subsiste aussi un cintre provenant de l'ancienne chapelle. -ci dessous

 

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-Languenan : l'ancienne église remontait au XVe siècle.

 

-Mégrit : l'église fut fondée au XIVe siècle, elle conserve quelques parties des XIVe & XVe siècles -ci dessous

 

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-Merdrignac : l'ancienne église batie au Vieux Bourg avait été fondée en 1373 par la puissante famille de Saint Pern.

 

-Mérillac : l'ancienne église remontait probablement aux XIVe & XVe siècles, elle a conservé une Vierge à l'Enfant XIVe, des angelots et une cuve baptismale datant du XVe siècle.

 

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-Plédéliac : l'église remontait au XVe siècle, bien que remaniée elle conserve de nombreux éléments d'origine -ci dessous  

 

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-Pléboulle : la chapelle de Notre Dame du Temple remonte au XIVe siècle -ci dessous   

 

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-Plénée-Jugon : l'église remonte au XVe siècle. Le clocher tour date à cette pédiode -ci dessous   

 

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-Plestan : l'église remonte au XVe siècle.

 

-Plorec sur Arguenon : cuve baptismale datant du XVe siècle     

 

-Plumaugat : la précédente église remontait au XVe siècle

 

-Ruca : Une Vierge datant du XVe  -ci dessous   

 

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-Saint Juvat : l'église fut fondée à la fin du  XIVe siècle -ci dessous

 

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-Saint Launeuc : l'église remonte au  XVe siècle -ci dessous

 

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-Saint Maden : l'église remonte au XIIe & XV e siècle. Une porte XVe ci dessous

 

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-Sévignac : L'ancienne église avait été remaniée au cours du XVe siècle

  

La chapelle Saint Cado a conservé une doube arche cintrée remontant au XVe siècle -ci dessous

 

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La chapelle Sainte Catherine avait été fondée par Guillaume du Margaro & Plossette de Bréhant en 1408

 

-Tramain : fonts baptismaux XIVe

 

-Trédaniel : l'église remonte au XIVe siècle -ci dessous

 

-Trédias : l'église remontait au XVe siècle

 

La chapelle du Bouays Robert idem

 

-Trélivan : l'église remonte en partie au XVe siècle, elle a conservé un portail XVe  

 

Trémeur : l'église remonte en partie au XVe siècle -ci dessous   

 

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-Trémorel : la chapelle des Treize Chênes fut fondée au XIVe siècle. Il subsiste quelques éléments d'origine remaniés au XVII -ci dessous

 

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 13:57

 

 

     

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 13:16

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 18:51

 

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Le château-fort est un complexe architectural qui avait pour fonction essentielle de protéger la demeure du seigneur et de servir de refuge, en cas de danger, aux habitants du pays. La période qui va du XIe au XIIIme siècle peut être considérée comme l'apogée de ce type d'architecture; en effet les structures anciennes en bois furent progressivement remplacées par des structures mixtes en bois et en pierres, ou entièrement en pierres lorsque les finances seigneuriales le permettaient. Dans les siècles suivants, le château-fort perdit une grande partie de sa fonction politico-militaire, en gardant seulement son caractère de demeure seigneuriale. L'uniformité des méthodes offensives un peu partout a suscité les mêmes moyens de défense, et ce non seulement pour les châteaux-forts mais aussi pour les bourgs et les villes. L'aperçu que je donnerai vaut donc pour tous les édifices militaires du XIe au XVe siècle. Comme nous l'avons vu, les armes et les techniques de guerre étaient d'une simplicité extrême, à l'effet souvent plus psychologique que pratique. Avant l'invention de l'artillerie à feu, il n'y avait pas d'armes de jet assez puissantes pour ouvrir des brèches dans les murs, et l'onagre, seule arme capable de lancer des gros projectiles, n'était pas très redoutable, si l'on considère la faible épaisseur des murs d'enceinte. La hauteur des enceintes, en revanche, était considérable, car le risque majeur était l'escalade des murs plutôt que l'ouverture des brèches. La courtine des enceintes devait donc être, plus qu'à l'épreuve des projectiles, à l'épreuve des hommes, des échelles et sur tout des pioches. Ces outils étaient effectivement les seuls utilisables pour faire crouler les murs ou ouvrir des passages, opérations généralement menées par des hommes abrités sous les vinee et travaillant à la base des murs pour déchausser les pierres une à une ou creuser des galeries souterraines (mines) sous les murs. L'opération terminée, on mettait le feu aux structures de bois portant la galerie, qui s'écroulait avec le mur. L'escarpe à la base du mur était destinée à rendre plus difficile ces opérations de minage, en renforçant les fondations et la stabilité; de plus elle tenait à distance les échelles et les tours d'assauts. Le tracé de l'enceinte était étudié pour exploiter au maximum la configuration du terrain. Des tours étaient échelonnées régulièrement le long du périmètre, non pas par souci de la symétrie mais par pure exigence pratique. La distance entre deux tours devait être inférieure à celle permettant à un archer ou à un arbalétrier de toucher la cible. Cette disposition contribuait au système de défense mutuelle, le tir de flanquement protégeant toutes les courtines de l'enceinte. Les tours étaient donc les points forts de tout le système de défense; elles dominaient en hauteur et elles avaient de multiples fonctions. Construites le plus souvent à proximité des portes d'accès et des endroits vulnérables de l'enceinte, elles servaient aussi d'abri le long du chemin de ronde, qu'elles interrompaient. On traversait la tour grâce à de petites portes ou à des passerelles en bois qu'on pouvait facilement escamoter en cas de danger. Il était ainsi possible d'abandonner une courtine prise par l'ennemi sans mettre en péril le système de défense tout entier. Quant au donjon, c'était la tour principale, la plus haute et la plus solide.

 

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donjon d'après illustration de Viollet Leduc

 

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 pont-levis d'après illustration de Viollet Leduc

 

 

Dominant l'extérieur aussi bien que l'intérieur du château, il était le dernier refuge, le dernier espoir; les assiégés s'y serraient lorsque tout était tombé aux mains de l'ennemi. Mais, même s'ils disposaient d'une citerne, de provisions en suffisance et d'armes, la capitulation était inévitable et seule l'aide venue de l'extérieur pouvait renverser la situation. Le point faible de l'ensemble fortifié était la porte et les architectes s'efforçaient de la protéger en multipliant les obstacles et les dispositifs de défense. Barbacanes, fossés, ponts-levis, doubles portes, herses, étaient autant d'obstacles dressés devant l'ennemi, mais malgré ces précautions il n'était pas rare que les assiégés préfèrent carrément murer la porte.  

 

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barbacane d'après illustration de Viollet Leduc

 

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tour d'après illustration de Viollet Leduc

   

Les poternes, petites portes dérobées placées dans les endroits les moins exposés permettaient encore de sortir ou de recevoir des renforts ou des provisions. Le bois, de quoi étaient faites les portes, était considéré à juste raison comme un matériau fragile, mais comme il était économique et d'un entretien facile, il était couramment utilisé pour des constructions «accessoires» dans les parties hautes de l'ensemble fortifié. Malheureusement, ces constructions (bretèches, huchettes, mantelets, consoles, corbeaux) ont été détruites par le temps, les intempéries et les hommes, ou remplacées par des structures en maçonnerie. Mais il en reste encore des témoignages : qui ne s'est pas demandé à quoi servaient ces ouvertures de portes étrangement placées à des hauteurs différentes du sol.  On peut y reconnaître des poternes qui, pour des raisons de sécurité évidentes, étaient desservies par des échelles en bois facilement amovibles. On reconnaîta aussi des ouvertures carrées ménagées dans les murs et dans lesquelles étaient encastrées des pièces de bois soutenant de petits ouvrages en surplomb, comme des bretèches ou des hourds. Les bretèches étaient des logettes dont le sol était percé de trous pour le tir fichant et qui étaient posées au-dessus des points sensibles, porte ou extérieur d'une tour et en général là où il n'y avait pas d'autres surplombs.

 

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brétèche d'après illustration de Viollet Leduc

 

Donjon_Etampes

 

 

porte d'après illustration de Viollet Leduc

 

Bien que rien ne paraisse plus simple que de lancer des projectiles ou de verser les classiques poix et huile bouillantes du haut d'un mur sur les assaillants qui s'apprêtent à l'escalader, ces opéra tions comportaient des risques et il en va de même pour le tir fichant. En effet, pour pouvoir jeter des projectiles ou tirer sur l'ennemi,  les défenseurs étaient obligés de se pencher hors du parapet, s'exposant ainsi au tir des arbalètes. Pour limiter ce danger, les meurtrières et les créneaux étaient obturés par des huchettes (sorte de volets en bois pivotant sur un axe horizontal) et des ouvertures étaient ménagées dans les arcs de la console du mâchicoulis (parapet en surplomb, semblable au hourd mais construit en pierres ou en briques.

 

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mâchicoulis d'après illustration de Viollet Leduc

 

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meurtières d'après illustration de Viollet Leduc

 

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Par ces ouvertures, en soulevant les huchettes, on lançait sur les assaillants tout ce qu'on pouvait. Il arrivait même que, à ces échanges de courtoisie entre assaillants et assiégés, participent les gentilles et fragiles demoiselles qui, inexpertes aux armes, étaient en revanche tout à fait capables de fracasser les têtes en jetant des pierres par les ouvertures. Ainsi dans les moments les plus critiques, il n'existait plus de distinction entre civils et militaires, et tous unissaient désespérément leurs efforts contre l'assaillant. Ne croyons pas pourtant que la guerre d'assaut était toujours une lutte à mort, âpre et cruelle.....   

 

Extraits de l'ouvrage de Ricardo Luisi  du château fort à la forteresse....

 

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 19:34
 
 
L'époque médiévale est aussi symbolisée par les enluminures qui illustrent quelques faits de la vie quotidienne. Au cours de l'époque Antique apparurent les premières traces de l'histoire jusqu'à lors consignées dans des rouleaux de papyrus ornés d'images. Ci dessous un papyrus, texte médical, 18e dynastie, 1550 - 1295 avant J.-C. (Photo : Musée du Louvre C. Décamps)
 
   
La fragilité de cette plante poussant aux abords du Nil fut cause de son remplacement progressif par un autre support : le parchemin. Généralement il s'agissait de peau de chèvre ou de mouton, puis à partir des premier et deuxième siècles de l'ère chrétienne les rouleaux furent eux même remplacés par le livre alors désigné codex, et c'est surtout dans les monastères qu'apparurent ces manuscrits dont l'un des plus illustres est le codex Argenteus,  luxueux évangéliaire du VI siècle écrit en langue gotique. De nouvelles tendances se développèrent, des décorations en  illustrèrent les pages. 
 
 
 
     
Les feuilles plates du parchemin présentaient l'avantage d'être tournées plus aisément, en prime même les illettrés alors nombreux pouvaient mieux comprendre à travers ces peintures ornementales le sujet abordé. C'était la même chose avec les fresques qui décoraient les édifices religieux. Ici en Bretagne, le cartulaire de Redon, composé d'un recueil de chartes, fut rédigé de la fin du VIIIe siècle au milieu du XIIe siècle; il rassemble 391 actes en latin, sur 147 parchemins de 375 mm de haut sur 275 mm.
        

Le Cartulaire de Landevennec rédigé de l'an 880 environ par Wrdisten, abbé de Landévennec, contient 140 feuillets, la rédaction de la seconde partie de ce cartulaire fut poursuivie au cours des Xe & XIe siècles; cette seconde partie comprend vingt quatre feuillets. 

 
  
     
Ces miniatures nous renseignent sur les activités qui s'épanouirent au fil de l'époque médiévale, profitons en pour évoquer brièvement les us et coutume de ce temps lointain:
   
 
Aménagement des défenses
 
Comme nous l'avons vu, les croisades en Orient suscitèrent un intérêt sur le plan défensif. Bientôt aux mottes castrales succédèrent des forteresses, puis les cités se protégèrent à l'ombre d'un donjon et derrière des remparts percés de portes. Le compagnonnage put ainsi mener à bien pareils travaux qui commencèrent au XIe et se poursuivirent jusqu'au XVe siècle. Le type d'armes employées fut à l'origine de ce genre d'architecture retenue. Des défenses de type maisons fortes ornées de tours d'angle et cernées de douve ainsi que des manoirs firent aussi leur apparition au cours de cette épopée.  
 
    
Les foires
   
Les échanges commerciaux connurent un grand essort au cours de cette période. C'était aussi une source de revenu pour les seigneurs qui affirmaient leur suprêmacie sur telle ou telle ville, telle ou telle paroisse. Nous l'avons vu à l'article de Broons, les possesseurs de la Motte-Broon et ceux de Brondineuf en la paroisse voisine de Sévignac se partageaient une partie des revenus réalisés par les commerçants sous les halles en la ville de Broons. Idem pour la paroisse de Guenroc avec les possesseurs de la terre du Lattay. Parfois, les dates fixées pour une foire pouvait se traduire devant la justice. Ainsi, les seigneurs de Yvignac furent ils convoqués devant la magistrature par l'abbaye de Beaulieu qui disposait de droit de foire en la paroisse de Plumaudan, voisine de Yvignac, car la date de la foire d'Yvignac coïncidait avec celle de Plumaudan. Les Templiers avaient leur foire à la Montbran en la paroisse de Pléboulle,   les seigneurs du Châtelier en Eréac surveillaient la leur aux abords de leur seigneurie. La paroisse de Sévignac disposait d'une place dite de la Cohue, terme emprunté au breton koc'hu, ou halle. Des marchands venus parfois de très loin venaient vendre des draps, des chevaux, du vin, parfois des dresseurs d'ours venaient agrémenter les échanges commerciaux. Dans les grandes villes des corporations regroupaient artisans et commerçants.
   
 

Les travaux de la terre  

 

Un essort démographique dû aux défrichement se produisit au cours de la période féodale, le paysan désigné vilain disposait de sa propre terre, mais la plupart des paysans alors désignés serfs étaient soumis au service du seigneur voisin et étaient astreints au devoir de guet au château, à l'entretien des chemins...En outre, les serfs étaient obligés de s'acquitter de diverses taxes et aussi soumis à la banalité. Des désaccords advenaient parfois entre le seigneur et ses vassaux du quartier de Rouillac comme en témoigne cet acte daté du 8 septembre 1447 dans lequel sont mentionnés Rolland de Kersaliou, seigneur de Limoëllan et ses vassaux Berhault, Bougault et Lescouët.   La vie  paysanne était rythmée par les saisons. Les parcellaires, en majorité des bocages cernés de talus planté d'arbres et de haies, plus  rares étaient les champs ouverts désignés champagne. La charrue était alors employée pour ce travail de la terre, des boeufs généralement aidaient les paysans dans leur rude tâche. Ceux ci cultivaient le blé, le millet, l'orge, l'avoine,  la carotte, le navet, la betterave, le radis, le salsifis, le céleri, le pois, la fève, la lentille ...    

 
 


Les banquets  

     

Les chatelains recevaient leurs convives dans la grande salle du château familial, une nappe de toile fine recouvrait la longue table. Chaque invité disposait d'un plateau d'argent  mais aussi de grands vases de métal munis de couvercle. Quant ‡ la  table,  il  s’agissait  d’une planche  dressé€e  sur  des   tr€éteaux, recouverte  d’une  nappe à ‡l’occasion  du  repas.  Elle était  donc  mobile  pour r€épondre  aux  besoins  d’une  vie itin€érante. Les convives s’asseyaient sur des bancs.  L’emplacement de chacun é€tait codifi€é selon une hi€érarchie sociale.  La table du maî‹tre de maison se distinguait par la  pr€ésence d’un dais ou d’une estrade. Les  convives  se partageaient ‡ deux les é€cuelles pour la soupe   et les pur€ées, les gobelets pour la boisson. Ils disposaient chacun  d’un tranchoir en guise d’assiette, parfois en  bois ou en  m€étal, il  s’agissait  plus  souvent  d’une  tranche  de pain. (sources : Châtau de la Hunaudaye). Le porc et la charcuterie, le gros gibier tel le serf et le sanglier, des poulardes agrémentaient les repas, accompagnés de nombreux épices. Cuillères et couteaux étaient présents, mais le plus souvent les convives mangeaient avec leurs doigts.  Des fruits secs trouvaient leur place sur cette table. Les jours de jeûne, le poisson sec, salé  ou fumé, les oeufs remplaçaient la viande. Tandis que l'échanson servait le vin, la cervoise et l'hydromel, les troubadours agrémentaient le repas fructueux.  Les populations les plus humbles consommaient   du pain, des bouillies, des gaudes et des pâtes, parfois du poisson pêché avec l'accord du seigneur voisin, du petit gibier, mais jamais de boeuf, de poules ou d'agneau, car uniquement réservés à la reproduction.


 

 

 

 

La chasse à courre  

 

Passe temps favori des nobles et des bourgeois, la chasse à courre et la volerie. tout un cérémonial avait cours au XVe siècle avec costume, suivant les saisons. Les participants grimpés sur leur monture et assistés d'une meute de chien poursuivaient à travers la forêt des cerfs, des chevreuils ou des sangliers et la course se poursuivait jusqu'à épuisement de l'animal qui était alors tué d'un coup d'épieux. Plus calme était le processus dit de la volerie qui se pratiquait avec l'aigle ou le faucon. Les chasses avec les tournois constituaient les principales sources de divertissements pour ces seigneurs aisés. En revanche ils connaissaient aussi la danse, les jeux de balle, d'échec, de dés, tandis que les plus humbles se divertissaient les jours de fêtes religieuses ou familiales voire à la fin des moissons à travers des joutes amicales et autres jeux de balle.   

 

           
 

 

La mode

 

Sur le plan vestimentaire, chez ces messieurs d'un certain statut, la cotte longue à gros plis succèda aux robes courtes portées antérieurement. Ces cottes seront raccourcies au cours du XIVe siècle mais à la fin du XVe siècle les robes seront longues non ceinturées mais extrêmement étoffées au niveau des épaules. On parle aussi du surcot du chaperon et de la cape. Chez ces dames la cotte aussi désignée bliaud  était en vogue au cours du XIIIe siècle, censée masquer les  lignes du corps elles étaient ornées de gros plis. L'encolure se trouvait au ras du cou. Au siècle suivant la cotte dotée d'un décolleté arrondi sera adoptée. Au XVe siècle, de larges ceintures dites bandier soulignaient ces robes décolletées (Le costume au Moyen-âge excalibur-dauphine.org). On parlait aussi de cocardie. Les coiffures qui étaient en vogue au cours des XIIIe, XIVe et  XVe siècles étaient connues sous les appelations suivantes : voile, guimpe, gorget, crépine, barbette, coiffe, couvre-chef, touret, bourrelet…Les paysans quant à eux portent portaient une cale de toile, des braies et des chausses retenues par les brayes. Les vêtements étaient plus longs que ceux des hommes, et couvraient au minimum le mollet. Le terme de "robe" désignait l'ensemble des habits féminins.  La chemise, le bandeau de toile, la cotte et le pelisson complètaient cette tenue féminine.

 

 

 
     
 
 
   
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