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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 14:16

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 21:23

 

Mallozh d’an deiz ! Mallozh d’an noz!
D’an douar ha d’an neñv, mallozh !

Ha dreist-holl mallozh d’ar mor
A tollas e spoum en arvor!

Krediñ c’hanon ne c’houllent ket: 
Bremañ kredont, paz'eo digouet.

An den kozh dall war he varc’h gwenn 
Hag he vab, krog er c’hanabenn.

Oant o vont o taou war ar maes
Da klask plas d’ober tiegezh.

Dre ma pellae deus he vro,
An den kozh dall skuilhe daeroù.


 

Un dra poanius eo da beb oad 
N'em distagañ deus bro an tad.

En arvor 'neus 'med an haleg
A gav en peb douar he bleg.

Va mab, lavar din, ha bremañ:
E pelec’h emaomp-ni amañ ?

Tavet an avel, tomm an heol.
Stag ar marc’h ouzh ur grwizienn teaol !

Teaol amañ 'neus a nep tu.
Holl na welan ken 'med brulu.

Pelloc’h! pelloc’h!- 'me an den dall,
Douar brulu zo douar fall!

Pa weli brulu pe radenn,
Ne sav ket da di en-kichen.

Aessoc’h a vi, va kred er-vad,
'Mesk an askoll hag al linad.

An douar en-deus hon ganet.
Gant an douar eomp oll maget.

Pehini an dra gentañ, va mab,
Dle d’ober ul labourer mad ?

Hadañ a-dreuz, hadañ a-hed
Lec’h ma vo teil, a vo ed.

An dra gentañ zo kaout teil.
Holla 'ta! Honez zo an eil!

An dra gentañ zo ar c’hleuñiad.
Hep ar c’hleunioù n'ho-po netra.

Mar lezez-te da bark digor
D'al loened gouez, d’an avel-mor,

Ar pezh a vano dit e-barzh 
Na kargo ket yalc’hig ar varzh.

Araok ar goañv vo erruet,
Gant an hadaj na hasti ket.

Ar gwinizh panevet e vez
E diwanfe en un nozvezh!

Da hanter-noz, dastum an had !
Goude lugerno an tantad!

Ha me lar dit buan ez-po
Irvin kement hag ar podoù.

Mallozh d’an henchoù milliget
Ha da kement o-deuz int graet !

Pa vo kemeret war pep lec’h
D’ober henchoù, a deuo nec’h.

Pa vo kemeret war pep plas
D’ober henchoù a deuo glaz.

Neuze deuint an tokoù gwenn
Hag an trubuilh hag an anken.

Hep dale kouezho noz teñval
Hag ez ayo ar bed da fall !


 

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 15:01

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 07:23

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 06:54

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 18:48

Organisation politique et social de la Bretagne au IXe siècle. Constitution du Plou -Le Machtiern.

 


 

An IXe siècle, la constitution de la Bretagne comprenait trois degrés hiérarchiques : le roi, les comtes, les machtiems. Le roi était le chef de la nation; il l'appelait aux armes et la représentait vis-à-vis des peuples étrangers, mais il ne pouvait prendre aucune mesure d'intérêt général sans l'assentiment des comtes, des évêques et des principaux seigneurs réunis en assemblée plénière. Les comtes étaient les descendants ou représentants des petits souverains antérieurs au IXe siècle. Ils dépendaient immédiatement du roi et lui devaient fidélité, service militaire et obéissance à son tribunal. Chaque comte était souverain dans son comté, sauf pour les affaires d'ordre général et extérieur. Le comté se composait d'un certain nombre de plous ou paroisses. Le machtiern ou princeps plebis était le chef héréditaire du plou; il exerçait l'autorité judiciaire, percevait certaines redevances et possédait certaines terres composant sa dotation. Les hommes du plou (plebenses) par le fait seul de leur naissance ou de leur habitation, lui devaient fidélité et assistance ; ils pouvaient, il est vrai, s'engager envers d'autres par les liens de la recommandation et du vasselage (ordinairement pour obtenir quelque terre à titre de bénéfice), mais si ces obligations nouvelles venaient à se trouver opposées à celles qui unissaient les plebenses au machtiern, elles s'effaçaient devant ces dernières. Le lien entre le machtiern et les plebenses avait pour origine, non pas un ontrat ni une convention quelconque, mais la fondation même du plou, et rien ne pouvait les rompre. -Le machtiern pouvait réclamer main-forte de ses plebenses pour défendre sa personne ou pour assurer l'exécution de ses jugements, mais il n'avait pas le droit de guerre privée. Il devait au comte la fidélité, l'obéissance à son tribunal et le service militaire avec les hommes de son plou.


 

 

Organisation judiciaire.


 

 

-Il y avait en Bretagne trois ordres de juridiction : la cour du roi, celle du comte et celle du machtiern. La première avait juridiction sur les comtes, la deuxième sur les machtierns, et la troisième sur les hommes du plou. Tout sujet d'un plou était soumis au tribunal de son machtiern, même s'il s'était constitué le vassal ou fidèle d'une autre personne. Ces divers tribunaux suivaient une procédure analogue à celle du jugement par jurés.


 

 

 Etat des personnes.

 

 

 

On distinguait trois classes de personnes : les serfs, les colons, les hommes libres. Les serfs avaient une condition moins dure que les esclaves de l'époque gallo-romaine, cependant ils étaient encore considérés juridiquement comme des choses et non comme des personnes. Quelques-uns étaient affectés au service personnel de leurs maîtres ; le plus grand nombre était attaché à la culture des terres, mais pouvait en être distrait. Les colons composaient la classe la plus nombreuse des cultivateurs; ils étaient inséparablement voués à la culture et liés au sol qu'ils exploitaient, au point de le suivre dans toutes ses mutations de propriété; ils ne pouvaient ni le quitter de leur propre volonté, ni en être séparés par la volonté du maître. Leur tenure était héréditaire ; les services qu'ils devaient n'étaient pas arbitraires, mais fixés par la coutume ou la convention des parties; ils pouvaient ester en justice. Leur situation présente beaucoup d'analogie avec le servage de la glèbe du XIe siècle. Le colonage disparut après les invasions normandes. Les hommes libres étaient libres d'origine (ingenui) on affranchis (liberti). Les plus notables s'appelaient nobiles, optimales, mais il n'est pas probable que la noblesse fût déjà héréditaire. Dans chaque plou, les nobles et les notables, sous le nom de principes, optimales, boni viri, se réunissaient en assemblée et remplissaient le rôle dévolu plus tard à la fabrique; ils exerçaient en outre, dans certains cas, une juridiction gracieuse (conciliation, arbitrage) ; ils formaient un jury d'enquête destiné à éclairer la juridiction du comte ou du machtiern, et ils leur étaient même parfois substitués par voie de délégation pour la juridiction contentieuse. Cette organisation quasi-patriarcale resta en vigueur jusqu'aux invasions normandes. Avant d'aller plus loin, il faut donner le sens de ce titre de machtiern. Il est composé de deux mots bretons : mach et tiern, originairement tigern. Ti ou tig signifie maison ; tigern, c'est le maître de la maison, le seigneur, le prince; tiern vient de ti, comme en latin dominas vient de domus. Quant au mot mach, il désigne celui qui remplace un autre et est synonyme du mot vice dans vice-roi ; le machtiern est donc le vice-seigneur. Dans l'usage, il est synonyme de tiern, seigneur; dans un texte gallois, on appelle Dieu le «machtiern du monde. » Les chartes désignent indifféremment les chefs de la paroisse sous les noms de machtiern, tyrannus (calque de tiern), princeps plebis, ou même cornes plebis.


 

 

Nature du lien qui unissait le machtiern d'une part aux Plébenses, d'autre part au Comte.

 


 

Les institutions bretonnes à cette époque n'avaient, nous l'avons dit, rien de féodal ; le machtiern était héréditaire, mais il n'existait aucun lien féodal entre lui et ses plebenses, ni entre lui et le comte. Dans la féodalité, le lien qui unit le vassal à son suzerain a pour première origine un contrat volontaire passé entre deux personnes qui étaient jusqu'alors étrangères l'une à l'autre; c'est là son caractère essentiel. Après la chute de l'Empire romain, le pouvoir central n'était pas assez fort pour protéger les faibles, alors les faibles se recommandèrent aux forts, se mirent sous leur patronage, en leur promettant fidélité, service et obéissance. C'est là le trait essentiel de l'institution féodale. Mais dans la constitution de la féodalité territoriale, dont l'avènement date en France du Xe siècle, il y a autre chose; il y a la jouissance héréditaire d'un fief donnée par un seigneur à son vassal sous certaines obligations, jouissance subordonnée à l'exécution de ces obligations, et qui cesse si ces obligations ne sont pas exécutées. L'état de la Bretagne avant les invasions normandes était tout autre; les institutions en vigueur étaient alors celles des Bretons insulaires des Ve et VIe siècles; la nation était partagée en tribus, le chef de la tribu était l'auteur de la race, et le lien qui l'unissait à sa tribu était indissoluble; ce lien résultait, non d'un contrat volontaire, mais d'un fait primordial et naturel, la communauté de sang et d'origine. On appelle plou la colonie formée sur le continent par chaque bande d'émigrés bretons, et le plou fut la molécule primitive de la nation bretonne en Armorique; le chef du plou était le chef de la bande d'émigrés ou l'aîné de ses descendants. Il n'y avait là ni recommandation, ni patronage, partant rien de féodal. Il n'y avait non plus aucun lien féodal entre le machtiern et le comte. Les plous se groupèrent, dans un esprit de défense, en plusieurs confédérations, et formèrent ainsi des comtés ou petites principautés indépendantes, mais les comtes n'ont jamais fait aux machtierns aucune concession territoriale. De ce que nous trouvons dans le Cartulaire de Redon des terres et des machtiern héréditaires, il ne faut donc pas conclure (comme l'a fait le docte éditeur de ce document) à l'existence de la féodalité territoriale héréditaire en Bretagne dès le commencement du IXe siècle, car c'est ici purement et simplement le régime de la tribu. A côté de ces institutions paraissent au IXe siècle les éléments du système féodal. L'existence de la recommandation est attestée, en effet, par plusieurs chartes : on voit dès cette époque des terres données en bénéfices, mais seulement à titre viager et révocable. Les obligations nées de ce contrat n'étaient pas, nous l'avons dit, aussi étroites que celles produites par la communauté de race, et si ces diverses obligations devenaient, par suite d'une guerre, par exemple, opposées les unes aux autres, le vassal devait abandonner son fief pour rester sous l'obéissance de son machtiern. L'occupation normande détruisit toutes les institutions antérieures. Lors du retour des émigrés, il fut impossible de reformer les anciens liens des tribus, et les Bretons appliquèrent à leur pays les institutions féodales qu'ils avaient vu fonctionner en France et en Angleterre. En face de la faiblesse du pouvoir central on eut recours au patronage, les faibles se groupèrent autour des forts par un contrat, et l'on rétablit sur ces principes une forme de société.Le vieux régisse celto-breton disparut avec le machtiern et le plou, et céda la place au régime franco-breton, c'est-à-dire au régime féodal. C'est là pour notre histoire une révolution d'une importance capitale, qui n'avait pas jusqu'ici été signalée. Le conférencier termine cette leçon pur une étude rapide des trop rares monuments bretons antérieurs à la fin du Xe siècle qui sont venus jusqu'à nous.

 


 

Lec'hs.

 


 

-Ces monuments, signalés pour la première fois par M. de Keranflec'h, sont la transformation du menhir celtique ; l'usage des menhirs, qui marquaient la plupart du temps une sépulture, se perpétua chez les Bretons, mais on les civilisa, on les tailla, on leur donna une forme régulière, ordinairement pyramidale; parfois même ils furent ornés de sculptures et d'inscriptions ; la forme des lettres permet de déterminer à peu près leur âge et de les reporter au moins à une époque antérieure au Xe siècle. Quelques lec'hs offrent des particularités intéressantes, entre autres, celui qu'on appelle la Pierre du Moine (Men Manac'h), dans l'Ile de Locoal (Morbihan), qui. à une certaine distance, ressemble à un moine, tête rase, vu de dos, et le lec'h du cimetière de Plouagat-Chatelaudren, portant gravée une figure grossière qui a peut-être eu la prétention de représenter le tiern Vormmini, enterré sous ce monument.

 


 

Croix. (voir croix du haut moyen âge : Plessala, Corseul, Brusvily, Languédias, Pluduno, Plancoët, Bobital, Yvignac, Collinée -page n° 4)

 


 

-Il existe en Bretagne un certain nombre de croix grossièrement taillées, assez plates, qui ne présentent aucun des caractères des XI et XIIe siècles, et qui doivent être attribuées aux époques mérovingienne ou carolingienne. Un chroniqueur du XVIe. Siècle, Rioche, religieux Cordelier de Saint-Brieuc, relate une tradition qui les rapporte au règne de Charlemagne.


 


 

Sarcophages.


 

 

-En pierre. Ils ne sont pas très rares. Celui de sainte Trifine (à Sainte-Tréphine, Côtes-du-Nord), placé au-dessous du sol, est entouré de grosses pierres taillées en forme globuleuse ou ovoïde.

 

 

 

 

Sarcophage de Sainte-Triphine d'après publication wikipedia

 


 

Monastères.

 


 

-Les constructions monastiques, chez les Bretons de l'Ile et du continent et chez les Scots (Irlandais), avaient à cette époque un caractère très particulier. Les moines se réunissaient à l'église pour les offices, ils prenaient probablement aussi leurs repas en commun, mais chacun d'eux habitait une cellule séparée. On a découvert récemment dans l'Ile Lavret, près de Bréhat, l'emplacement d'un monastère de ce genre; au centre de l'Ilot, qui a huit ou dix hectares forme rectangulaire, restaurée à une époque barbare et près de laquelle on a trouvé des objets romains et mérovingiens; la tradition appelle cette ruine l'église de Budoc. On a remarqué qu'en automne, autour de cette construction, l'herbe séchait dans certains endroits plus promptement qu'ailleurs et que ces emplacements affectaient une forme à peu près circulaire de trois mètres environ de diamètre; on en conclut à l'existence de substructions, et les fouilles exhumèrent les soubassements de huit ou dix logettes, isolées les unes des autres et qui devaient dater du Ve ou du VIe siècle : c'était là, en effet, le monastère de saint Budoc, mettre de saint Gwenolé. Il existe encore une cellule semblable et complète dans l'Ile Modes, voisine de la précédente ; elle a la même forme et le même diamètre, sa hauteur est de 6 mètres, mais sa voûte en calotte semble d'une époque plus récente. Cette construction sert aujourd'hui de signal pour les navires et c'est à cette circonstance qu'elle doit sa conservation. A côté d'elle, on voit encore les substructions d'une autre cellule circulaire s'élevant à deux ou trois pieds au-dessus du sol. Or la Vie de saint Maudez signale précisément un monastère breton dans cette Ile.

 


 

Maisons privées.


 

 

-Il n'en reste aucun vestige, car ces maisons étaient de bois. Le Cartulaire de Redon apprend qu'au IXe siècle, un homme riche nommé Roswallon avait fait aux moines donation de sa maison de bois (ex tabulis ligneis fabricatam), et que l'on envoya des charrettes et des boeufs pour la transporter à l'abbaye.


 


 

Eglises.

 


 

-Ordinairement aussi elles étaient en bois, quelques-unes cependant en pierres (voir Les fresques de l'église Saint Gal de Langast) ; l'on sait, en effet, que l'église de Lehon fut construite en 850 avec des matériaux enlevés aux ruines de Corseul (voir l'abbaye de Léhon). La crypte de la cathédrale de Nantes, construite au plus tard en 990, est forcément en pierre.

 

 


 

Crypte romane de la cathédrale de Nantes d'après cliché publié par www.culturecommunication 


 

Manuscrits

 

 

 

-Les moines, en fuyant les invasions normandes, emportèrent avec eux leurs reliques et leurs manuscrits ; ce n'est donc pas en Bretagne qu'il faut chercher ces derniers, mais dans les pays où leurs possesseurs ont reçu asile. Il existe à Tongres, près de Liège, un évangéliaire qui doit remonter au Xe siècle; d'après l'inscription qu'il porte, il a été donné au monastère de Saint-Bern, dans l'évêché de Saint-Machut; l'évêché est évidemment celui d'Aleth ou Sainl-Malo, et bien qu'on ne sache où placer l'abbaye de Saint-Bern, il est néanmoins certain que le manuscrit a une origine bretonne. C'est le seul manuscrit breton de cette époque, orné de peintures, que l'on puisse citer.


 

 

Evangiles de Landevennec, vers 900 : représentations anthropozoomorphiques des quatre apôtres. 


 

Forteresses.


 

 

-Il existe en Bretagne quelques spécimens de forteresses de ces temps reculés. L'un est Castel-Cran, appelé aujourd'hui le Bonnet-Bouge, près de Gouarec; le Cartulaire de Redon le mentionne à l'année 871. Les fouilles de M. de Keranflec'h y ont fait découvrir une motte pentagonale d'une superficie de 20 à 30 ares, maçonnée en pierres brutes, sans tours ni saillants. Un autre est situé sur le promontoire de Castel-Finans que contourne le Blavet, à 200 pieds au-dessus de la rivière ; plateau long de 260 mètres et large de 50 à 60 mètres, entouré d'une grosse muraille qui semble n'avoir jamais été cimentée : cette construction n'est certainement ni gauloise, ni romaine; elle est, certainement aussi, antérieure au XIe siècle et doit forcément être attribuée aux époques mérovingienne ou carolingienne.

 

 

 

Reste du camp de Castel Finans (document wikipedia)


 

Murailles de villes.

 


 

-Il n'existe plus, de cette époque, de murailles de villes intactes, mais on possède encore quelques restaurations partielles bien caractérisées. Dans l'enceinte qui précède la tour Solidor, à Saint-Servan, on observe quelques lignes de briques qui sont une mauvaise imitation de l'époque romaine. Rennes même fournit un deuxième exemple. Nominoé s'empara de Rennes en 850 et y fit de larges brèches qu'il répara ensuite; or, en 1899, on a trouvé, rue Rallier, une de ces brèches, avec vingt bornes milliaires romaines, et le mur offre en cet endroit une mauvaise imitation des constructions romaines. Ce sont là des reliques vénérables de nos premiers ancêtres, de ceux qui ont créé la Bretagne. Cette brèche des murs de Rennes, quel Rennais pourrait la regarder sans émotion et sans respect ? C'est par là qu'au milieu du IXe siècle la Bretagne a passé pour entrer dans la ville et l'attacher à sa cause par les liens de ce patriotisme breton auquel elle est toujours restée si fidèle

 

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 16:24

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 07:35

 

 

Armoiries de Guer ; d'Acigné ; de Montauban, de Rohan, de Rostrenen

 

Dans le principe, la châtellenie de Guer fut, croyons-nous, distincte de la seigneurie de Couédor. D'après une généalogie manuscrite, du XVIe siècle, insérée dans un aveu de la Porte Neuve, paroisse de Ricé, évêché de Quimper, propriété des de Guer, il est dit : « Guer est une ancienne châtellenie sortie de la maison de Malestroit, qui fut donnée en apanage à un cadet de cette maison, lequel prit le nom de Guer et porta les armes des Malestroit avec brisure en signe de puiné. Cette seigneurie est placée dans l'évêché de Saint-Malo, à huit lieues de Rennes ; son antiquité est fort considérable, quantité de manoirs nobles en relèvent; on tient même comme prouvé qu'il y en a quatre-vingt-dix-neuf!.... Elle a été possédée par les seigneurs d'Acigné ; actuellement elle a comme propriétaire le seigneur du Bordage (de Montbourcher), mais le nom de « Guer » a été conservé par le seigneur de la Porte-Neuve. » D'après ce qu'on vient de lire on reconnaîtra que la seigneurie de Guer était très importante, mais eut-elle jamais un chef-lieu ou siège dans la ville même ?… Il nous est impossible de répondre à cette question. Généralement toute seigneurie, un peu importante, avait pour siège une maison, manoir ou château. Ainsi, près de Guer, la châtellenie de Comblessac avait, primitivement, pour siège le château de Primeville qui existait du temps de Saint-Melaine ; puis plus tard le château des Salles dont les ruines se voyaient encore en 1744. Pour Guer on ne retrouve rien ; la tradition est muette sur ce sujet. Cependant si les de Guer ont habité la ville dont ils ont porté le nom il faut croire qu'ils y avaient une demeure féodale mais, encore une fois, rien de précis à ce sujet. A une époque très reculée, mais indéterminée, peut-être au moment ou les de Guer quittèrent le pays pour aller s'établir à Broons, il est même possible qu'ils vendirent Guer aux Montauban, avant de quitter leur ville patronymique, c'est-à-dire au commencement du XIIIe siècle. Alors les seigneuries de Guer et de Couédor furent unies, si bien, que dans les aveux, jusqu'en 1509, il n'est question que de Couédor. Si Guer n'eut pas été uni à Couédor on trouverait, à la Cour des Comptes, des aveux rendus seulement pour Guer, seigneurie très importante relevant directement du roi. En outre, pour preuve que les d'Acigné devinrent seigneurs de Guer par les Rostrenen, nous avons un aveu rendu à « la dame d'Acigné » (qui n'est autre que Béatrix de Rostrenen) « à cause de sa seigneurie de Guer », le 5 juin 1450, par Jehan Ugues, sieur de la Ville-Hue, pour son bébrégement, maisons, bois, vignes de la Ville-Hue : ce qui nous confirme dans l'opinion que nous avons, à savoir que Guer fut la propriété des Montauban ainsi que Couédor et passa dans la suite aux Rohan, puis Rostrenen, comme nous l'avons dit pour Couédor. Enfin les procès-verbaux des réformations ne parlent ni de Guer ni des seigneurs de Guer. Ils en auraient sûrement parlé si Guer eut été une seigneurie distincte de Couédor. En 1513, parmi les exempts, il y avait trois sergents receveurs : celui de Ploërmel, Couédor et Peillac ; de Guer il n'en est pas question. L'aveu du 4 juin 1501, rendu à la mort de Béatrix de Rostrenen, dite dame de Couédor, de la Chesnaye et de Cordemays, ne parle que de Couédor. Dans l'aveu du 13 mai 1509 Jean d'Acigné est dit : sire d'Acigné et de Fontenay, baron de Goëtmen, vicomte de Loyat et de Tonquédec, enfin seigneur de Guer ; il rend hommage pour Couédor et Guer. Comme nous l'avons vu déjà, dans l'aveu de 1464, Couédor était le centre de la châtellenie de Guer ainsi que de la terre de Launay. Dans tous ces aveux les devoirs, droits et propriétés sont à peu près les mêmes. On peut donc conclure que Guer et Couédor étaient unis féodalement. Pourtant à partir de 1509 il y a une distinction entre Guer et Couédor, mais nous n'en connaissons pas la raison. En 1660, quand les de Marnière devinrent propriétaires de Couédor et de Guer ils prirent le nom « de Marnière de Guer » ; ils voulurent aussi en faire une seigneurie plus grande. Par lettres royales de mars 1678 le Bois-Glé fut incorporé à la châtellenie de Guer ; puis, dans la même année, vinrent s'ajouter Kerbiguet, la Hidouze, le Langouet et l'Abbaye Jarno. De plus, dès 1665, Julien de Marnière avait retiré à sa mère (Marie Maingard, veuve de Julien de Marnière ) la terre de la Lohière acquise par elle de François d'Avaugour. En 1677 il avait acheté le fief et châtellenie de Peillac qui appartenaient alors à Isaac Huchet, seigneur de Cintré. Enfin il y ajouta la seigneurie de Brambéat, possédée depuis longtemps déjà par les de Marnière, annexion qui se fit en 1769. de Marnière reconstruisit alors le manoir de Coëtbo pour en faire le siège de sa seigneurie de Guer ; c'est aussi à ce moment qu'il se qualifia « marquis de Guer ». Remarquons, en passant, que nous ne trouvons aucune trace de l'érection de la terre de Guer en marquisat, tout au moins dans les formes ordinaires. Il ne faut donc pas confondre les marquis de Guer avec les marquis de Guer de Pontcallec en Berné, terre qui fut érigée en marquisat, en faveur d'Alain de Guer, par lettres patentes de juin 1657, enregistrées au Parlement de Paris le 31 mars 1666.


 

Les de Guer (branche aînée).


 

-Les de Guer sont-il issus des de Malestroit ? nous ne le croyons pas ; mais comme pour presque toutes les familles de très ancienne extraction, nous en ignorons l'origine : Il est probable cependant qu'ils sont sortis des machtyernes ou premiers chefs de cette paroisse. Sur les de Guer primitifs nous n'avons rencontré qu'un nom : « Hamon de Guer» ; celui-ci était seigneur principal de la paroisse de Broons, au diocèse de Saint-Malo. En 1231 Hamon de Guer fît accord, avec Geoffroy, évêque de Saint-Malo, au sujet des dîmes de Broons. L'évêque de Saint-Malo ainsi que son chapitre prétendaient que ces dîmes leur appartenaient. Hamon de Québriac leur en avait disputé la propriété ; cette contestation qui dura longtemps finit par une transaction entre l'évêque et Hamon de Guer qui était devenu probablement le successeur de Hamon de Québriac. Ogée nous dit aussi que le même prélat transigea en 1237 avec Rolland de Plouren pour le patronage de l'église de Broons. Remarquons ici la rencontre de Hamon de Québriac avec Hamon de Guer dans la paroisse de Broons. N'oublions pas non plus que les de Québriac avaient des terres en la paroisse de Guer.


 

2e branche.

 

 

 

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Tronchâteau en Cléguer


 

-La branche des de Guer que nous trouvons dans les environs de Pontivy, que nous supposons être une branche cadette, serait, nous le croyons volontiers, la branche qui aurait pris les armes des de Malestroit avec brisure. Il est évident que pour cela il faut nous en rapporter uniquement à la généalogie du XVIe siècle dont nous avons parlé et que nous voulons croire exacte et sérieuse et non pas fantaisiste. Il est certain que les de Malestroit avaient de nombreuses possessions dans le pays de Pontivy. Ils étaient propriétaires du manoir de Tronchâteau en Cléguer. Au sujet de cette famille voici ce que dit le devisaire de Bretagne : La devise des de Malestroit est : Que numerat nummos, non malestricta domus. (Une maison qui compte de l'argent n'est pas mal administrée). Cette devise est équivoque au nom de Malestroit, par le mot latin « malestricta ». Elle a pour corps les besants (monnaie sarrasine) des armoiries. Malgré son apparence bourgeoise, elle est d'origine essentiellement noble, et vient aux Malestroit de la possession du fief de Pontcallec et d'une coutume existant pour cette châtellenie. En effet, s'écartant un peu des lois sur l'hérédité des fiefs, dont l'assise du comte Geoffroi avait posé les bases, les Pontcallec pouvaient partager leurs cadets en argent. » Chose curieuse nous trouvons, en Guern, Guillaume de Guer au manoir Kériec à la réformation de 1427. En 1448 Guillaume de Guern « au manoir de Tréguenez. » Dans la paroisse de Cléguer on les trouve seigneurs de Tronchâteau. L'Armoriai de M. de Courcy (édition de 1848) nous dit : Guillaume de Guer, premier du nom, vivait vers 1300 ; puis, dans la dernière édition, il ajoute : Guillaume épousera en 1445 Catherine Morillon, dame de la Porte-Neuve en la paroisse de Ricé. Dom Morice (dans les Preuves) nous apprend que Guillaume de Guer parut à la montre de 1382. A une montre du 1er juillet 1383 il figure comme écuyer avec 34 hommes d'armes de sa compagnie. Le 13 juillet 1396 il rend hommage au duc, parmi les nobles, dans le pays de Pontivy, -avec Typhaine, sa fille. Typhaine était fille aînée, héritière principale de Guillaume de Guer, lequel avait pour épousé  Harriette de Kerninel. Typhaine épousa Jean d'Acigné, seigneur du dit lieu, vicomte de Loyat, dont les descendants devinrent seigneurs de Guer et Couédor. Cette famille finit en quenouille comme le dit la note insérée dans la demande de l'érection en marquisat de la terre de Pontcallec, par Allain de Guer, en 1657. Ajoutons pour terminer que Guillaume de Guer, en 1418, accompagna le Duc de Bretagne dans le voyage qu'il fit en France. Il reçut aussi l'ordre de s'armer avec les nobles du territoire de Redon en 1424 défaillant » aux montres de 1464 et 1477, avec 40 livres de revenu en 1464, et 10 livres en 1477.


 

3e branche dite: de Guer de Pontcallec.

 

 

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Pontcallec en Berné


 

-Elle a commencé avec Guillaume de Guer, fils puiné de Guillaume, qui épousa, en 1445, Catherine Morillon, dame de la Porte-Neuve, paroisse de Ricé, évêché de Quimper. Charles épousa en 1598 Marie Papin, dame de Pontcallec, en la paroisse de Berné, siège d'une importante seigneurie détachée, au commencement du XIIIe siècle, du grand fief d'Hennebont, comprenant alors les paroisses de Berné, Inguiniel, Bubry, Quislinic, Lanvaudan, Calan, Clégilèr, les deux tiers de Plouay, une partie de Caudan, de Saint-Caradec, plus un tiers du vieux château d'Hennebont. Ces biens furent apportés en mariage, par Alix d'Hennebont, à Olivier, baron de Lanvaux. Ce dernier perdit ces biens, en 1238, par sa révolte contre le duc Jean Ier. Ils entrèrent alors dans le domaine ducal. En 1332 le duc Jean III donna la châtellenie de Pontcallec avec toutes les dépendances désignées ci-dessus à Jean de Derval. (Pr., I, 1359). Mais pendant la guerre de succession, Jean de Montfort la lui retira pour la céder, en 1345, à Jeanne de Belleville, dame de Clisson ; de son côté, Charles de Blois en gratifia Jean de Beaumanoir, le héros de Mi-Voie. (Ib., 1452, 1494, 1508). Plus tard cette seigneurie échut à Hervé Ier de Malestroit, par son mariage avec Tiphaine de la Motte qui mourut en 1410. Elle passa ensuite à leurs descendants : Henri II, Jean Ier, Jean II, Louis Ier et Louis II de Malestroit. A la mort de ce dernier, vers 1572, cette succession fut recueillie par son beau-frère René (David) Papin, seigneur de la Tévinière. Peu après, en 1591, le château de Pontcallec fut pris par les troupes du duc de Mercoeur qui le fortifièrent et y mirent garnison, ce qui n'empêcha pas les royaux de le prendre et de le garder jusqu'à la paix. Charles de Guer, seigneur de la Porte-Neuve, ayant épousé Marie Papin en 1598, recueillit le domaine de Pontcallec et le transmit à son fils Olivier, puis à son petit-fils Alain. Celui-ci obtint, en 1657, l'érection de sa terre en marquisat et eut pour successeur, en 1700, son petit-fils Clément Chrysogone qui fut décapité à Nantes, le 26 mars 1720, avec trois autres gentilshommes, pour avoir trempé dans la conspiration de Cellamare. Nous devons dire que le jeune marquis de Pontcallec avait pour but de protester contre l'administration du Régent qui violait sans scrupule les libertés et franchises de la province. Il était fils aîné et héritier principal de Charles-René, capitaine de cavalerie, et de Bonne-Louise Le Voyer. Déclaré majeur en 1698 il avait servi dans les mousquetaires du roi. Il mourut sans alliance ; une de ses soeurs avait épousé Hyacinthe de Cosnoal de Saint-Georges, sieur de Lieuzel, en Pleucadeuc. Son frère n'eut qu'un fils, d'Angélique Le Voyer, Armand-Corentin de Guer, marquis de Pontcallec et de Marigny. Il mourut sans postérité, à Paris, le 29 octobre 1797, laissant sa fortune à son filleul Armand-Corentin de Bruc qui prit le nom de marquis de Guer de Malestroit. Ainsi finit l'antique et distinguée famille de Guer. En terminant remarquons que Guillaume de Guer, sieur de la Porte-Neuve, est dit avoir abandonné les armes des de Malestroit pour prendre les suivantes : « D'azur à sept macles d'or, 3, 3, 1 qui est le Sénéchal, au franc canton d'argent fretté de huit pièces de gueules. Devise : sine, masculis. ». Extrait de L'Ancienne paroisse de Guer, par l'abbé Le Claire

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 19:55

 

 

 

 Armoiries Jarnouen ; de Bouillé ; Glé.

 

A Guenroc, se situait le château de Rophemel, dont il reste à peine quelques traces. Il était situé sur le sommet d'un rocher très-escarpé sur la rive gauche de la Rance. A en croire la tradition populaire, il y aurait eu, à un endroit nommé la vieille Rance, une anse ou réduit vers l'occident, couvert de l'est au sud par un rocher très-élevé et perpendiculaire, qui aurait été battu par les eaux de la mer, et dans lequel on rap porte qu'il y avait des boucles ou organeaux pour attacher des embarcations. Ce qui paraîtrait appuyer cette vieille tradition, c'est qu'à une petite lieue delà, dans les communes de Tréfumel et de Saint-Juvat, sur les deux rives de la Rance, et à peu de distance de son lit, on tire à la profondeur d'un à six mètres, et en quelques endroits à fleur de terre, des pierres nommée jauges ou de Tréfumel, dans lesquelles on remarque très-distinctement différents coquillages et pois sons pétrifiés, de même espèce que ceux qui se trouvent sur les rives de la Manche. La famille Jarnouen dont nous avons aborder les origines, disposait de la terre noble de Rophemel en la paroisse de Guenroc. (voir Quelques notes sur la famille Jarnoüen, présente à Yvignac, Guenroc & Plorec). Marie Jarnouen, dernière représentante de cette Maison épousa le sieur Jacques de Bouillé, titré seigneur de Pierre-Fontaine en la paroisse de Sainte-Gemmes-le-Robert en Mayenne. Guy Glé épousa à Guenroc, le 22 janvier 1583, noble dame Jeanne de Bouillé, fille de Gilles et de Françoise de Coëtquen. Ce mariage lui valut d'ajouter à ses possessions les terres de Caver en Yvignac, de Rofemel en Guenroc et de Pierre-Fontaine. Durant les guerres de la Ligue, Guy Glé embrassa le parti du roi et reçut en récompense le collier de S'-Michel. Nous ignorons l'année de son décès. En tout cas, il figure encore sur un acte de 1612. Quant à sa femme, elle trépassa à la Costardaye le 12 avril 1622. Des cinq fils qu'elle avait donnés à son mari, Guillaume, Henry et Guy, moururent en bas âge, les deux qui survécurent vont faire l'objet du paragraphe suivant Rennes, op. cité, IV, p. 144.) François Glé, seigneur du Pan, de Caver, de Rofemel et de Beauchesne, ne laissa pas d'enfant de son mariage avec Marguerite de Quistinic, fille et héritière de Julien et de Jeanne du Pargatz, et déjà veuve, avec un fils unique, de Marc de Rosmadec, seigneur du Plessis-Josso.) A sa mort, arrivée avant 1645, son frère, Jean Glé, lui succéda dans tous ses domaines. Mais nous ignorons s'il,possédait déjà la terre de la Roche ou s'il hérita seulement alors de cette seigneurie, pour laquelle il rendait aveu à la cour de Lamballe en 1647. Jean-François de la Baulme le Blanc, chevalier, marquis de la Vallière, frère de la duchesse de la Vallière, qui avait épousé Gabrielle Glé, propriétaire de la baronnie de Bécherel, de la Costardaie, vicomtesse de Médréac, dame de Rophemel.


 

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 11:50

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