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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 17:07

 

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 19:43

 

Nous évoquions précédemment l'Arguenon, en quittant le Bourg de Plénée, nous le découvrirons en empruntant la direction de Sévignac. Précisément à une distance d'environ deux kilomètres dudit bourg de Plénée Jugon, une avenue franchit la rivière et nous conduit au manoir de la Touche Sauvagère, jadis propriété de la famille Sauvaget. Le premier membre de cette famille dont le nom nous soit parvenu était écuyer Olivier Sauvaget, il paraissait dans une montre de Olivier de Mauny en 1386. Lors de la Réformation nobiliaire de 1427 plusieurs membres de cette famille Sauvaget sont mentionnés  : Olivier, Guillaume et Johan donnés présents à Langouhèdre. Cette famille avait pour armes : "de gueules à la croix pattée d'argent" - ci dessous

 

 

La Touche Sauvagère et les armoiries Sauvaget, Martin de la Balluère, Tranchant du Treff, Talhouët de Bonamour

 

Ecuyer Guillaume Sauvaget, était seigneur des Clos, employé lors de la Réformation de 1427 pour la paroisse de Plénée, il épousa dame Olive de Bréhant, fille d'Olivier de Bréhant lui même fils puîné de Pierre de Bréhant. Guillaume Sauvaget, premier du nom, fut père de Guillaume II, lui même seigneur des Clos et dudit lieu qui nous intéresse : la Touche Sauvagère. Il parait le 8 janvier 1480 à la montre de Plenest "pour lui & ses enfants", il perçoit 100 livres et est vêtu et armé en brigandine, salade, épée, arc & trousse bien en point. De son union avec Annette Le Jeune, il laissa pour héritier François Sauvaget, seigneur des Clos et de la Touche marié à Marguerite Couespel. En mars 1536, les maison et métairies nobles de la Tousche, les Fors Douez, la Ville Pierre et la Fontenelle et leurs appartenances appartiennent à Jéhan Sauvaget, gentilhomme titré également sieur des Clos, il épousa dame Hélène du Parc, ce sont eux qui firent ériger la croix visible proche de la chapelle ainsi que le porche. A la même date un autre gentilhomme de la même famille : Christophe Sauvaget est donné sieur des Clos. Il est aussi donné possesseur de divers lieux : Parqueven, la Métayrie Denhault proche le bourg, le Ményhy et la Ville Pierre. Jean Sauvaget est mentionné sieur de la Touche Sauvaget en 1569. Il fut sans nul  avec quelques autres seigneurs de Plénée, celui qui fit dont à la paroisse du remarquable reliquaire en 1579. (ci dessous)       

 

 

Christophe Sauvaget, probable fils de Jean épousa une certaine Jacquette Maris, leur fille Jacquemine fut portée sur les fonts baptismaux de Plénée par le sieur François Maris, seigneur de la Rigourdaye et dame Jacquemine du Parc, dame de la Viille Pierre. (ci dessous acte de baptême). Jacquette (ou) Jacquemine Maris, dame de la Touche Sauvagère, s'éteignit à Plenest, le  6 novembre 1625.

 

 

Jacquemine Sauvaget transporta la Touche à la famille Martin de la Balluère en épousant au début du XVIIème siècle écuyer René Martin de la Balluère, Conseiller du Roi et Maître en la Chambre des comptes à  Nantes. De leur union naquirent Jan Martin -évoqué ci après, Raoul Martin décédé en 1626, Marguerite Martin mariée le 20 mars 1634 avec écuyer Jacques du Boisadan, seigneur dudit lieu, Françoise Martin, décédée en 1625, Guy Martin  et  René Martin. Jean Martin sieur de la Balluère succéda à ses parents à la tête du domaine, lui même épousa dame Louise Bernard. De  l'union de écuyer Jean Martin et Louise Bernard naquirent Charles Martin -évoqué ci dessous; François Martin marié le 8 avril 1704 en la chapelle de la Touche Sauvaget  avec Louise Charlotte Ursule Gouyon, demoiselle du Groschêne (voir acte ci dessous).

 

  

     

Charles Martin sieur de la Balluère, fils des précédents exerçait la charge de lieutenant des maréchaux de France au baillage de Dinan, mort en 1730, de son union avec Renée Esther Gouyon, dame du Groschêne naquirent treize enfants dont Françoise René mariée au chevalier Jean Anne Tranchant sieur du Pontjoly, du Treff et autres lieux. Gillette Tranchant leur fille épousa pour sa part Jean Jacques de Talhouët, sieur de Bonamour. Quand elle mourut en 1794, le domaine échoué à l'un de ses fils, avait été vendu un an plus tôt à un avocat rennais : François Bidault. Depuis, la Touche Sauvagère est passé par alliance aux familles du Crest, puis Habasque et de Sainte Affrique.  

   

 

 croix aux armes en alliances : Sauvaget du Parc.

 

Le domaine de la Touche Sauvaget orné de beaux arbres séculaires est composé du manoir comprenant l'ancien logis désaffecté construit au XVIIème siècle -l'actuel logis date du XVIIIème siècle, un pressoir construit en pierre et en pisé, la chapelle XVIIème près de laquelle se dresse la croix ci dessus, un double porche timbré d'armes (les mêmes que celles ornant la croix), ce porche fermait à l'origine la cour en sa partie sud.

 

Sources :

 

Inventaire général du patrimoine culture, patrimoine région Bretagne-

Mathurin Monier : quinze promenades autour de Dinan

Eric Lorant et Jérôme Floury : Montres générales & réformations des fouages de Bretagne aux XVe & XVI& siècles

François du Fou : Sauvaget - Histoire et généalogie à Plœuc

Archives départementales des Côtes d'Armor  

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 16:10

 

 

Ces deux rivières, nées dans le Méné, draînent les plateaux bretons situés entre les pays de Saint Brieuc et de Dinan, et se jettent toutes deux dans la Manche. Elles ont en gros la direction sud-ouest. A la base de toutes expliations du réseau hydrographique de cette région, il faut avoir à l'esprit une série de faits importants : l'existence d'une Manche occidentale depuis le Jurassique au moins et d'un golfe nummulitique sur l'emplacement de la Baie de Saint Brieuc; la dissymétrie de la Bretagne autour d'une ligne de partage des eaux plus proche de la côte nord que de la côte sud; l'inclinaison générale vers le nord; les transgressions terciaires de la Bretagne orientale; l'existence probable d'une zone de surélévation allant du Méné au cap Fréhel par les plateaux de Penguily , La Malhoure, de la Poterie et du bois de Coron, entre les zones de subsidence de Saint Juvat bassin de Rennes et de la baie de Saint Brieuc cuvette du Gouessan.

 

Les faits

1°) Le réseau du Gouessan

Le Gouessan long de 35 kilomètres prend sa source à 230 mètres dans le Méné, s'encaisse dans les plateaux de Saint Glen et Saint Trimoël coupe à Lamballe la barre granulitique qui vient de Trégenestre, élargit sa vallée vers Andel, puis s'encaisse de nouveau avant d'atteindre la mer. Son cours présente 3 ruptures de pentes vers 180-170 m., 120 m., 40-35 m. Des replats latéraux réguliers se montrent en amont et en aval de la rupture de 120 m. et dans le cours inférieur à partir de Lamballe sur la rive droite et des deux côtés en aval de la rupture de 35 mètres. L'Evron, le principal affluent du Gouessan, a sensiblement la même longueur. A part la rupture de 35 m. qui coïncide à peu près avec le confluent, une rupture importante se trouve à Moncontour entre 170 et 100 m. Le palier supérieur est très peu encaissé dans les plateaux de Moncontour, le palier de 100 à 35 m. occupe une vallée qui se confond avec le fond de la cuvette du Gouessan. Sur la rivière de Hénon une rupture de pente, vers 130 m., à la limite de la cuvette sépare le palier inférieur du palier supérieur qui se trouve entre les replats horizontaux de 190 m. 170 m.

Sur la Truite, une légère rupture de pente vers 120 m., sépare deux paliers qui ne sont pas dominés de replats latéraux.

 

2° Le réseau de l'Arguenon.

 L'Arguenon longue de 50 kilomètres, descend rapidement du Méné, présente un palier supérieur, en amont de la rupture de pente de 70 m. qui se trouve dans la cuvette de Plénée-Jugon. En sortant de cette cuvette, la rivière s'encaisse dans la pénéplaine éocène, son profil  est rompu dear une rupture de pente entre 30 et 20 m. à Jugon. Depuis Dolo, jusqu'au coude de Plorec, la vallée est dominée par des replats situés légèrement en contre bas des plateaux. L'Arguenon longue de 50 kilomètres, descend rapidement du Méné, présente un palier supérieur, en amont de la rupture de pente de 70 m. qui se trouve dans la cuvette de Plénée-Jugon. En sortant de cette cuvette, la rivière s'encaisse dans la pénéplaine éocène, son profil  est rompu de par une rupture de pente entre 30 et 20 m. à Jugon. Depuis Dolo, jusqu'au coude de Plorec, la vallée est dominée par des replats situés légèrement en contre bas des plateaux. L'Arguenon longue de 50 kilomètres, descend rapidement du Méné, présente un palier supérieur, en amont de la rupture de pente de 70 m. qui se trouve dans la cuvette de Plénée-Jugon. En sortant de cette cuvette, la rivière s'encaisse dans la pénéplaine éocène, son profil  est rompu dear une rupture de pente entre 30 et 20 m. à Jugon. Depuis Dolo, jusqu'au coude de Plorec, la vallée est dominée par des replats situés légèrement en contre bas des plateaux, dont l'altitude est maxima vers Saint Esprit et Pléven, et baisse régulièrement vers le sud jusqu'à 70 m. En aval du coude de Plorec, la rivière est encaissée mais les replats latéraux sont difficilement reconnaissables. La Rosette coule d'abord vers l'Est dans les terrains du synclinorium médian; son profil est accidenté d'une rupture vers 80 m. à la traversée du rebord du synclinorium *  (cluse de Trouvay). La rivière coule alors dans la cuvette de Plénée-Jugon, sur son rebord septentrionalavec des replats de 70 m. entaillés dans les plateaux de Mégrit. Elle conflue avec l'Arguenon à Jugon.  

 

* On désigne par le mot synclinorium  l'ensemble des plis qui déssine un synclinal, se dit d'un pli géologique dont la courbure  est tournée vers le bas

 

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II. -La formation du réseau hydrographique.

 

1°) Les conditions de l'établissement du réseau.

-Il est nécessaire d'envisager ici un certain nombre de données qui sont suceptibles de jeter quelque lumière sur l'évolution de ce réseau hydrographique :

-les données de la structure.- Des bandes alternées cristallines et schisteuses, les premières plus résistantes que les secoindes forment le plateau côtier. Cependant les rivières ne coulent pas électivement dans les zones de roches tendres. Seul le Gast, affluent du Gouessan est dans le cas. Dans les terrains du synclorium médian le tracé des rivières n'est pas non plus influencé par les différences lithologiques.-les données de la structure.- Des bandes alternées cristallines et schisteuses, les premières plus résistantes que les secoindes forment le plateau côtier. Cependant les rivières ne coulent pas électivement dans les zones de roches tendres. Seul le Gast, affluent du Gouessan est dans le cas. Dans les terrains du synclorium médian le tracé des rivières n'est pas non plus influencé par les différences lithologiques

.-les données de la morphologie.-Le fait important est l'existence d'une vaste surface d'érosion éocène dont certaines portions devraient être déjà déprimées, comme la cuvette du Gouessan; dans le fond  de celle ci en effet les argiles de décomposition  que M. Milon date de l'éocène ont été beaucoup plus épaisses qu'aux environs à la Lande du Gras en particulier, où elles séparent le "Grés à Sabal"  du substratum. Leur épaisseur est peu considérable). Ceci joint à la présence de champs d'épandage à cailloutis subanguleux suggère  l'existence d'une dépression de cette époque. La pénéplaine , avec un rivage marin plus septentrional que celui d'aujourd'hui, vers l'isobate, 30 m.  La paléographie était dominée vers l'intérieur par les hautes terres du Méné et de la forêt de Lorge. Sa pente générale, peut être moins prononcée qu'actuellement, mais déjà dirigée vers le nord a pu guider des cours d'eau intermittents en cette période de climat subaride (aride) qu'était l'éocène.

-Les données de la tectonique nous semblent très importantes.- La région a subi des efforts tectoniques  pendant le Terciaire. Il est probable qu'une zone d'affaiblissement  d'axe nord-sud a occupé la baie de Saint Brieuc, la cuvette du Gouessan;  la région des Landes du Phanton; la cuvette de Saint Juvat  dépend de la zone de subsidence de la Bretagne orientale où se sont étendues  les mers oligocène,  miocènes et pliocène;  le centre semble être une zone de soulèvement: Méné, bloc  basculé de la forêt de Boquen, zone Hillion-Cap Fréhel, plateaux de la Malhoure avec des fossés  comme la cuvette de Plénée Jugon et de Sévignac.

-L'influence des transgressions terciaires. Dans la Manche, le niveau de la mer éocène était plus bas que le niveau actuel, mais au stampien, le bassin de Rennes est envahi, sans que le niveau change beaucoup dans la Manche. Des lacs se forment au chattien, après la régression post-stampienne et la transgression vindobonienne dépose les faluns de Touraine sur une région où les rivières ont déjà creusé. Dans la Manche, le niveau marin st toujopurs plus bas que le niveau actuel. La transgression sahélienne met en communication la Manche et l'Atlantique, toujours par le bassin de Rennes. Elle est suivie d'une nouvelle régression, puis d'une transgression pliocène dont les dépôts sont très abondants autour de Saint Juvat, mais très rares dans l'Ouest (A Lamballe, il en existe un lambeau)   

 

3° L'écoulement mio-pliocène.- le climat devenant plus humide et plus froid au Miocène , un réseau hydrographique net s'est organisé, qui a pu réaliser une érosion linéaire; la Mer des Faluns s'est étendue  sur une région au relief déjà différencié, puisqu'autour de Saint Juvat, les faluns occupent le fond de la vallée de la Rance, tandis qu'à Landujan ils recouvrent les fonds et les  versants d'une petite vallée 80-85 m, à une vingtaine de mètres en contre bas des restes de la pénéplaine éocène.Or sur le Gouessan et l'Arguenon, des séries de replats à 20-25 m., en dessous de cette plate forme et à la même hauteur que le fond des dépressions du Gouessan et de Plénée Jugon, forment un ensemble qui indique l'existence d'un cycle ancien peu enfoncé dans la pénéplaine. Beaucoup de petits tributaires des principaux cours d'au coulent aussi au fond de vallées évasées, sans profondeur. La présence de faluns vindoboniens en situation analogue permet de considérer ce cycle comme antérieur à la trangression vindobonienne. . 

 

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 16:04

Trédias

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 15:33

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 13:01

 

 

 

 

Monseigneur Augustin René Louis Le Mintier, le manoirs de Heurteloup, le manoir de Saint-André avec détail , la chapelle de Saint-André

 

Augustin René Louis Le Mintier vit le jour au manoir de Heurteloup à Sévignac (ci dessous). Il y serait né le 28 décembre 1728, mais en réalité nul ne dispose de l'acte de naissance de celui qui devint le dernier évêque de Tréguier. Deuxième d'une famille de dix enfants, il était fils d'écuyer Augustin André  Le Mintier et de demoiselle Jacquemine Le Mintier. Les parents de l'enfant s'unirent en l'église de Langourla le 25 mai 1724 devant le recteur dudit lieu : Jean Baptiste Le Mintier. "Ecuier" Augustin René Le Mintier, âgé d'environ 24 ans était fils de écuyer René Le Mintier, sieur de la Touche et de dame Louise de Cresol de la paroisse d'Hénansal, demoiselle Yvonne Le Mintier, âgée d'environ 24 ans et neuf mois était fille de écuyer Louis Le Mintier, seigneur de Saint André et de dame Louise de Queslen. Attendu la minorité de la ditte Jacquemine Le Mintier, un décret fut rendu par la juridiction de la Moussaye. Le nouveau né fut très certainement baptisé en la chapelle de Saint André dont la famille Le Mintier disposait. On le trouve en cinquième au collège de St Brieuc en 1740 puis six ans plus tard, il poursuivit ensuite ses études à Paris et, à l'âge de 18 ans, il y reçut la tonsure de M. de Beaumont, puis obtint un bonnet de diacre en théologie. Fait diacre en 1751, il devint prêtre à  Saint-Malo, puis fut choisi en 1766 par l’évêque de Saint-Brieuc afin de le suivre à Rennes, faisant alors office de vicaire général. Sacré évêque de Tréguier en 1780, il promulgua l’enseignement du breton au catéchisme et ne tarda pas à dénoncer ces nouveautés  qui lui paraissaient dangereuses, faisant allusion aux bouleversements pré-révolutionnaires et lorsque advint la Révolution,  il déclara que l’Eglise allait tomber dans l’avilissement et la servitude et que ses ministres allaient être réduits à  la condition de commis désappointés.

 

 

 

Plan de la cathédrale de Tréguier : en rouge emplacement de la tombe de monseigneur Le Mintier

 

Déchu de son siège épiscopal, il fut cité à comparaître devant l’Assemblée Nationale, mais n’y parut pas, ayant jugé préférable de s’exiler à Jersey dans un premier temps, puis pour des raisons de sécurité à Londres. Là bas, il aida les autres membres du clergé français expatriés comme lui ; c’est à Londres dans le quartier de Chelsea qu’il s’éteignit le 21 août 1801 chez madame de Catuélan  Le Merdy, des suites d’une crise de goutte

 

Ci dessous les actes de décès des parents de Monseigneur Augustin Le Mintier :

 

"Ecuyer Augustin André Le Mintier, âgé de 72 ans & 6 mois, Seigneur de St-André, André, La Perrière, et autres lieux, décédé à sa maison de Heurteloup a été inhumé le 2O avril 1773 en présence de Mr de Beauregard, Madame De Queslen, Messieurs Du Rocher-Parga, père et fils, le Sieur Couté de Mengatier, et autres gens de distinction."

 

"Dame Yvonne-Jacquemine Le Mintier, âgée de Heurteloup, âgée de 87 ans, décédée à Heurteloup, fille de Ecuyer Louis et Dame Louise de Queslen, épouse de Augustin André Le Mintier, a été inhumée le 10 mars 1786, en présence de Marie Anne Glehello, Angélique de Queslen, Henriette de Trémaudan, Desnos, Harel, Prêtre, Henry, Prêtre de Sévignac (*), Perruchot, curé, Yves Moriou, Clerc tonsuré, François Huquet, Prêtre"

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 12:45

 

 La Garaye en Taden

 

 

 Le portrait de Claude Toussaint Marot de La Garaye, le manoir

les armoiries Ferré, Gouyon, Marot, du Breil, Hays des Nétumières, Fetton du Quengo

 

De temps "immémorial", les membres de la famille Ferré étaient titrés seigneur de la Garaye en Taden. Ils disposaient aussi depuis la fin du XIVème siècle de la terre de la Ville es Blancs en Sévignac. Au sein de cette famille on découvre : René Ferré qui vécut en 1389, son fils Jacques Ferré,  baptisé en 1426 était auditeur à la Cour des Comptes de Bretagne, il était marié à Guillemette du Margaro. Pierre Ferré, fils des précédents mourut en 1487, uni à Olive d’Angoulevent, exerçât les charges d’ambassadeur du duc en France et en Angleterre, mais il fut également  sénéchal de Rennes et de Nantes. Gilles Ferré époux de Françoise du Breil succéda à son père Pierre à la tête de la seigneurie de la Ville-es-Blancs. Bertrand Ferré, fils de Gilles et Françoise du Breil épousa en 1529 Péronnelle du Guémadeuc et  recueillit l’héritage, ainsi que la baronnie de Grimaud en Suisse. De l’union de Bertrand  & Péronnelle du Guémadeuc naquirent entre autre trois fils : Charles, Jacques et Bertrand  titré sieur de la Ville-Aussant. C'est Charles Ferré qui commença semble-t-il les travaux de la Garaye, dans le plus pure style Renaissance. Charles avait épousé en février 1548 Bonaventure de Téhillac,  mais converti au calvinisme, il fut condamné à comparaître devant le Parlement de Bretagne accusé d’avoir brûlé les images pieuses en sa chapelle de la Ville-es-Blancs.  Il préféra s’exiler non sans avoir prit soin auparavant de procéder à un échange de terre avec Claude du Chatel dame de la Moussaye et de la Rivière Moussaye. Ainsi, la Garaye devint propriété de dame Claude du Chastel le 29 août 1556. A travers la généalogie des possesseurs de la Moussaye, mais aussi à travers les pages consacrées au protestantisme, il a été mention de Charles Gouyon. Fils unique d'Amaury Gouyon, il exerçait la charge de page à la Cour, auprès  de Charles IX, et tomba fou amoureux d'une jeune protestante : Claude du Chastel. Malgré la menace paternelle de le déshériter, Charles Gouyon épousa la jeune Claude du Chastel, après s'être lui même converti au protestantisme. Amaury Gouyon, marquis de la Moussaye, fils d'écuyer Charles Gouyon et de dame Claude du Chastel vendit le domaine de la Garaye le 4 juin 1617, a celui qui avait été anobli par Henri IV, un certain Raoul Marot.

 

 

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Armoiries de la famille Marot, sculptées, visibles sur l'église de Taden 

 

Raoul Marot, seigneur des Alleux et de Taden, était sénéchal de Dinan au moment des guerres de la Ligue. A la fin de 1597, avec François de Saint Cyr, pour lors prieur de Saint Malo de Dinan, ils s'en furent trouver le Roi afin de lui communiquer le plan pour qu'il parvienne à s'emparer de la place de Dinan. La ville de Dinan tomba ainsi aux mains des royalistes en février 1598 et Raoul Marot fut blessé d'un coup d'arquebuse lors de la réddition. Ledit Raoul Marot qui avait épousé Simone Le Fer fut ainsi récompenser du service rendu et annobli. Guillaume Marot, son fils exerçait la charge de conseiller du Roi en sa Cour et Parlement de Bretagne. En août 1623 il épousa damoiselle Marguerite Godard, fille de Messire Luc Godard, sieur des Loges. En 1644, Guillaume Marot obtint l'érection de la Garaye en vicomté. Son fils Claude Toussaint Marot de La Garaye naquit à Rennes en 1675. Lui même acheta la charge de conseiller au Parlement de Bretagne, marié à Marie Marguerite Picquet, les jeunes époux habitèrent la Garaye qui devint un bijoux délicieux, les fêtes s'y succédaient. Pourtant, l'hiver rude de  1710 incita les jeunes insouciants à prendre en compte la misère qui régnait autour d'eux, et c'est ainsi qu'ils se consacrèrent à la charité et firent de la Garaye un hôpital dans lequel des soins furent prodigués aux nécessiteux. Claude Toussaint Marot de la Garaye mourut le 2 juillet 1755 à Taden. (acte ci dessous) 

 

 

C'est son neveu : Louis Claude du Breil de Pontbriand qui hérita de la Garaye. Ledit du Breil, seigneur de Yvignac, Vaucouleurs et autres lieux et sa seconde épouse Renée Françoise Elisabeth du Breil de Pontbriand furent les parents de Claude Toussaint Louis du Breil de Pontbriand, lequel mourut ruiné en 1781. La Garaye fut alors acquise par la veuve de très puissant messire Paul Charles Hays des Nétumières, ensuite le domaine passa par alliance à la famille Ferron du Quengo. Mais à la Révolution, déjà le château de la Garaye tombait en ruines.

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 10:00

 

L'abbaye de Saint Jacut disposait du droit de haute, basse et moyenne justice. L'endroit de la justice patibulaire qui était à quatre poteaux se trouvait près de l'endroit où il y avait autrefois un moulin à eau appellé le moulin de la Manchette. Sur un tertre nommé Carignan, et tout proche, une pièce de terre  "dont icelui qui en jouit est obligé d'aller quérir l'eschelle qui doit servir au gibet, là où l'on le fera, ou bien le bois pour la faire". La juridiction de l'abbaye disposait d'un sénéchal, d'un alloué, d'un procureur fiscal, de notaires et de sergents.

 

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L'église de l'abbaye de Saint Jacut mesurait 107 pieds de long, 23 pieds six pouces de large au bout orient, et 32 pieds au bout occident, haute sous clef de voute de 36 pieds, elle est toute voutée et en forme de croix; un maître autel édifié en 1649 et qui devait être fort beau, composé qu'il était de deux ordres, dont le premier de quatre colonnes, entre lesquelles se trouvait un tableau sur toile de l'Annonciation, assez bien traité, mais passé, mesurant 6 pieds 4 pouces sur 8 de hauteur. Entre les deux colonnes, placées dans les niches , deux statues en bois hautes de cinq pieds : l'une de St Benoît, l'autre de St Jacut. Au dessus de celles ci étaient peints sur bois, dans l'entablement , deux tableaux représentant l'Ecce Homo et une Vierge de Pitié, mesurant deux pieds et demi sur trois. A côté du tabernacle, se trouvaient deux anges adorateurs, aussi peints sur toile et mesurant un pied et demi sur deux, au dessus du tabernacle, était placé un Père Eternel en demi rond de bosse, et tout autour du tabernacle on avait ménagé des niches que décoraient quinze petites figures de sept pouces de haut. Des deux côtés du tabernacle, six petites colonnes de 13 pouces de fût, en marbre noir. Les panneaux de leurs piedestaux, aussi en marbre mesurant 3 pouces sur deux. Au second ordre, les pilastres qui accompagnent la niche sont composés de consoles que termine des chérubins, le tout assez bien traité. Le second ordre de l'autel est composé de quatre pilastres, avec au milieu un tableau représentant le Père Eternel, sur toile de quatre pieds sur cinq. La croix de l'autel mesure quatre pieds de haut, la figure du Christ, en cuivre, est assez bien traitée et mesure dix pouces. Sur l'autel, dix chandeliersde cuivre, passablement ciselés. La principale décoration du choeur consistait en 16 panneaux sculptés sur bois, en bas relief, en bas relief représentant des scènes tirées de l'Ecriture Sainte. Chacun d'eux mesurait un pied huit pouces sur deux pieds dix pouces. Au dessus d'eux quatre tableaux de toile de quatre pieds deux pouces, sur trois pieds, étaient appendus. C'étaient la Vierge à l'Enfant, la Madeleine pénitente, St Benoît et sa soeur Ste Scolatique. Dans la chapelle dédiée à St Vincent Ferrier, construite vers 1450 par l'abbé Guillaume Millon, se voyaient entre les deux colonnes qui surmontaient l'autel, un tableau de l'Enfant Jésusadoré par les Anges, mesurant trois pieds sur trois et demi, et de chaque côté de l'autel, deux statues de bois de trois pieds et demi de haut, de St Jean et de St Vincent Ferrier.
Dans la chapelle de St Etienne, se trouvait la statue en bois de un oied de haut de ce saint, et dans celle de Notre Dame se trouvait en beau pierre de grain de l'abbé Jean des Cognets, mesurant sept pieds de long sur deux pieds et demi, sur lequel dit le Bourguignon : se voit une figure d'évêque (lire abbé).  Les mains jointes; à son côté sont deux angestenant un écusson représentant une croix cantonnée de quatre molettes (ou plutôt de quatre étoiles. Le même expert signale encore au hazard, parmi les nombreuses pierres sépulcrales contenues dans l'église : "un autre tombeau de même matière, et de même grandeur, avec la représentation d'un religieux bénédictin, avec deux anges à sa tête, et ses pieds reposent sur un chien". On découvrait aussi un tableau du martyre de Sainte Barbe, puis dans une autre chapelle un tableau de Saint Benoit donnant la règle à ses frères; dans la sacristie quatre tableaux sur toile réprésentant la Vierge, la Cène, un bénédictin et une bénédictine, enfin au réfectoire un tableau sur toile représentant le Christ en croix. Frère Olivier Pean dont les armes étaient de "gueules* à trois teste de maures" fit faire la grosse cloche de ce monastère, comme le rappelait cette inscription : Frater Oliverius, Abbas, fecit, facere istam campanam, melius quam potuit mill° CCC° II°.

 

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 armoiries Pean : "d'or à trois têtes de maures"

 

En plusieurs endroits de l'église des armes avec semblables dictons étaient visibles. On voyait aussi la crosse abbatiale avec son baton, laquelle était fort belle, il avait fait mettre dessus : Olivier Pean, abbé de St Jagu, fist faire cette crosse". L'abbé Millon était pour sa part l'auteur de nombreux travaux en laditte abbaye de St Jacut, il fit faire les cloîtres et vouter la nef de l'église en style ogival, ainsi que le grand portail de l'église. Il fit faire encore le logis abbatial et le grand colombier ainsi que la petite chapelle au bas côté de l'église. En cette chapelle était visible une grande pierre tombale sur laquelle apparaissaient ses armes qui étaient "d'azur à trois têtes de lévriers coupées d'argent, colletées de gueules".

 

Milon

 

Antoine Cardinal de Ste Praxède mort en 1520, fut lui même enterré dans la chapelle Notre Dame, de cette église, du côté de l'évangile, l'abbé Robert Harens fut également inhumé devant Notre Dame, mais sans pierre tombale. Le jardin de l'abbaye est très bon, proche lequel a dessein de construire un grand corps de logis de 250 pieds de long, lequel ira joindre le logis des Sablons d'à présent qui servira d'infirmerie. La vue duquel sera sur le jardin. Pour le cloistre, qui est assez passable, on sera contraint de la laisser au bas de l'église, où il est à présent.  

 

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En 1768, l'abbaye de Saint Jacut ne comptait plus que 9 religieux, et 4 en 1790 dont D. Le Sire, l'ancien prieur mourut sur ces entrefaites. Quand à l'abbaye, son église servit à loger du bois pour la troupe. Le vendalisme révolutionnaire devait s'exercer cruellement sur les bâtiments de l'abbaye, un notaire Dinannais envoyé sur place constata que l'église était dans le plus mauvais état, que la majeure partie de ses portes et de ses fenêtres, ainsi que ls grilles des fenêtres, les planchers, les poutreaux, doublages et cloisons étaient détruits. Il concluait son rapport ainsi : "le tout est dans un état de dégradation extrême". Ainsi étaient disparus le cloître aux arceaux gothiques, l'église aux voûtes ogivales, les vieux tombeaux de granit avec les statues des chevaliers ou des seigneurs abbés....L'abbé Le Masson tirait cette conclusion : La Révolution est passée par là, en dix ans, elle a détruit, au nom de ses principes, l'oeuvre de dix siècles

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 13:30

 

Actes divers :

 

Environ l'an mil quatre cent huit, plusieurs personnes de remarque, proche de St Jagu , estans venus chasse dans les garennes de ce monastère, sçavoir en celle des Ebiens et de la Buglais et celle de l'Isle et avoient faict plusieurs vexations sur les sujets de L'abbaye, l'abbé présenta queste au duc Jean cinquiesme, à ce qu'il luy pleust pendre son monastère sous sa protection et sauvegarde, ainsi qu'avoient fait ses prédecesseurs. Ce qu"il fit le 17 octobre 1409.
1412 -échange entre l'abbaye de Saint Jacut et celle de Bonrepos au sujet des rentes et moulins que Bonrepos possédait au village de Kercuit, près Guingamp, pour les passages de Miniac en Légué, Fretin, etc., en Plemaudan, de Guere-Simodert et ceux qu'ils avaient en Dinan.
1429 -donations de Robert de Dinan en "estrémité de maladie", accorda pour l'usage des batiments de St Jacut, le nécessaire pris en sa forêt de Castallum.
1438 -Bertrand de Châteaubriant et de Beaumanoir, donna dix livres sur la même forêt "pour estre emploiées à l'infirmerie de la mesme abbaye.

1443 -Monsieur Gilles de Tournemine, seigneur de la Hunaudaye et de Botloy, à raison du peu de bois dont disposait l'abbaye, donna à prendre leur chauffage dans sa forêt de la Hunaudaye à la valeur de 12 livres par an.

L'abbé Millon alors abbé de Saint Jacut, voyant son abbaye assez célèbre, voulant la faire honorer, envoya au Pape Nicolas V une lettre pour avoir permission de porter crosse et mitre en son abbaye et dans toutes ses dépendances, comme aussy d'y faire solennellement les bénédictions . 

 

    abbaye st jacut

 

     d'après le vicomte Frotier de la Messelière
 

En 1454, les religieux de St Jacut '"ayant remonstré au duc Pierre second, dict le Simple, les grands frais qui leur convenoit faire, allant à Rennes pour les affaires de leur monastère, à raison qu'elles n'estoient sitost décidées, le duc leur donna temps auquel toutes leurs affaires et causes seroient appellées" La charte qu'expédia le duc à Rennes est datée du 22 novembre 1455 

 

  abbaye st jacut 

   

d'après le vicomte Frotier de la Messelière
  

 

Un bail ou arrestement de Saint Malo qu'on nommait l'Abbaye de St Jagu ou la Court de St Jagu , "ceste maison étant immense et n'ayant de quoy la rebastir, ils (les religieux) la donnèrent à un bourgeois de Saint Malo pour la remettre en estat, à condition de payer six livres de rente par an, à la foire de Dinan, rendues au monastère. Ce bail fut faict l'an 1535, mais dès l'an 1538, Louis de St Méloir obtint sentence à Rennes pour ravoir ceste maison sy ceux à qui elle avaoient été données n'aymoient mieux payer par dessus les dix livres, quattre livres monnayes; ce qu'ils firent : car la maison poye encore à l'abbaye, de rente douze livres. Cette maison est à présent une des mieux bâties de St Malo. Elle est entre la rue du Puits au Brais et celle de la rue des Degrez. La rue qui est devant se nomme la Court de St Jagu, à raison que dans cette maison, il y avoit une cour 


En 1569, l'abbé de Saint Jacut fut contraint de vendre certains froments de tentes qui lui appartenaient. C'est également au cours de cette période que les Guémadeuc envisagèrent de "se perpetuer en cette abbaye" pour en disposer à volonté. Robert Harens, abbé du lieu étant mort en 1600, c'est un enfant de dix ans : Louis de Bréhant qui obtint la direction de l'abbaye. En effet son père Anthoine de Bréhant, sieur de la Roche obtint de sa majesté la tête de l'abbaye pour son fils et en prime le poste d'économe pour son frère Jacques de Bréhant, sieur de la Bretesche. Entré le 4 août à son poste, ce dernier se saisit de tous les meubles, grains et revenus de l'abbaye et traita fort mal les religieux. Un procès s'engagea entre les religieux et l'économe, le sieur de la Bretesche fut contraint de réparer l'abbaye, mais il n'en fit rien. Le nouvel abbé Pierre de Francheville s'inquiétera lors de sa nomination à la tête de l'abbaye en 1614 en constatant l'état déplorable des bâtiments. Soutenu par les autres religieux il dû attendre longtemps une aide. La congrégation de Saint Maur essaya de relever l'abbaye de ses ruines. En effet cette congragation se mit en place, à la demande du parlement de Bretagne sous le mandat de Pierre de Francheville. Et comme l'église était extrèmement humide, les terres alentour furent enlevées sur une épaisseur de cinq à six pieds. En 1648,  fut acheté pour la somme de 500 livres de gros bois pour aménager de nouveaux bâtiments afin de recevoir la congrégation de Saint Maur. Un grand corps de logis fut construit, depuisn le logis des Sablons jusqu'à l'église, y fut aménagé un dortoir, une chambre d'hôtes, un réfectoire et un Chapitre..

 

Les abbés de Saint Jacut (suite) 

 

-Frère Louis de Saint Meloir, pourvu en 1559 sur la résignation du précédent, fut bénit le 4 décembre 1569 par Bertrand Marillac, évêque de Rennes. Il se démit en 1584 en faveur de Robert Harens, et mourut le 9 novembre 1592. Il mourut au château de Québriac en 1600.
-Frère Robert Harens, fils de Bertrand Harens et de Thomine Gautier, fit profession de la règle de St Benoît dans l'abbaye de Saint Jacut le 5 mars 1582 et fut pourvu de la même abbaye par le pape Grégoire XIIII, en conséquence de la démission de Louis de Saint Méloir et de la nomination du roi Henri III.

-Louis de Bréhant, fils d'Antoine, sieur de la roche fut en 1600 nommé à l'abbaye de St Jacut par le roi Henri IV. Le pape Clément VIII lui accorda des bulles le 1er mars 1603, à condition que le tiers des revenus de l'abbaye serait employé aux réparations; qu'il prendait les ordrtes sacrés aussitôt qu'il serait en âge de les recevoir et que l'abbaye ne serait donnée dorénavant qu'à des religieux. Il mourut en 1614.

-Pierre de Francheville était recteur de Combourg quand il obtint les bulles de l'abbaye de Saint Jacut le 29 septembre 1616. Il voulut introduire les Bénédictins anglais dans son abbaye; mais le parlement refusa d'enregistrer les lettres patentes qu ces religieux avaient obtenus du rioi, et leur défendit par arrêt du 7 juillet 1643, de prendre aucune abbaye dans la Bretagne. Les démarches que l'abbé fit pour se relever de cet arrêt déterminèrent le parlement à en rendre en 1616 un autre qui ordonne aux Bénédicitins de la congrégation de Saint Maur seront admis dans le monastère de Saint Jacut. Ce dernier arrêt fut exécuté selon sa forme et teneur de 1447, le 29 mars par Dom Germain Morel, prieur de St Melaine. Pierre de Francheville mourut en 1631.
-Louis Hercule de Francheville obtint l'abbaye en commande en 1651, prit possession en 1652, rendit aveu au roi le 29 décembre 1661, et se démit de son abbaye en 1687 pour se marier.
-René Fouquet, aumonier ordinaire du roi, fut nommé et prit possession en 1687. Il mourut le 15 janvier 1706.
-Jean Rousseau d'Aubanie, prieur et chef de l'église collégiale de Brive la Gaillarde, fut nommé à l'abbaye de Saint Jacut le 3 avril 1706. Ses bulles furent expédiées le 14 juin 1707, et fulminées à Dol le 11 septembre de la même année. Il conserva longtemps ce bénéfice, car sa mort n'arriva qu'en 1760
-Yves Alexandre de Marbeuf, né dans le diocèse de Rennes en 1734, fut nommé à l'abbaye de Saint Jacut en 1761, étant déjà chanoine de Lyon et vicaire général de Rouen. Ayant été sacré évêque d'Autun le 12 juillet 1767, il se démit de cette abbaye. Ce prélat devint archevêque de Lyon en 1788 et mourut à Lubeck le 15 avril 1798 âgé de 65 ans.

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-N. de Rays, vicaire général de Tréguier, posséda l'abbaye en commende depuis 1767 jusqu'en 1772.

-Antoine Joseph des Laurents, évêque de Saint Malo, fut abbé commendataire de Saint Jacut après M. de Rays, et la garda jusqu'à sa mort arrivée le 15 ocotbre 1785. L'abbaye fut laissée une année aux économats. Exilé en Angleterre en 1792, il ne rentra en France qu'en 1803. En 1809, il devint inspecteur général de l'Université, puis se retira à Versailles après avoir eu sa retraite en 1824. Il y mourut au commencement de l'année 1826.

  

 

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