Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 12:51

 

 

Après les classes sacerdotale et guerrière, voici la classe laborieuse regroupant les paysans, les marins, les artisans et les commerçants. 

Les Celtes furent d'excellents paysans, bien supérieurs à d'autres peuples antiques. Ils cultivaient les céréales telles que le blé et l'orge, et élevaient des porcs et des moutons. Il semble que la plupart des souterrains découverts dans notre contrée soient liés à cette classe qui se seravaient de ces endroits comme de véritables silos afin d'y stocker la marchandise. La Ville Bécherel au Gouray, Lanjynais à Calorguen sont quelques uns de ces sites. La paysannerie d'alors connaissait la charrue à roue, la herse mais aussi la moissonneuse tractée par un boeuf ou par un cheval comme on le voit ci dessous.       

 

  Moissonneuse 

 

Chaque région avait son type d'habitat particulier, et on pense qu'en Armorique ces constructions étaient de forme rectangulaire aux murs en bois, parfois en torchis, avec une charpente en bois supportant un toit de chaume.

 

AA

 

Ces maisons étaient vastes afiin de contenir une grande famille et généralement regroupées en hameau de petit taille. Si les hommes vaquaient aux champs, en revanche aux femmes incombait le broyage du grain, le tissage des vêtements aux couleurs vives, dont il semble que le tartan écossais perpétue la tradition. Maints lieux rappellent leur présence chez nous. Ci dessous des meules gauloises découvertes à Plénée Jugon et Sévignac. 

 

SAM_2992 - Copie

 

brondineuf

 

Ci dessous l'enclos de la Ville Halade en Plénée-Jugon et celui de la Ville Bougault à Sévignac (avec croquis du plan correspondant)    

 

     Enclos de la Ville Halade en Plénée-Jugon

 

    Enclos de la Ville Bougault à Sévignac 

    Enclos de la Ville Bougault à Sévignac   

 

D'après Catherine Bizien Jaglin du centre archéologique d'Aleth

 

De toutes les tribus armoricaines manifestement les Vénètes furent les plus expérimentés en matière maritime. Leurs navires disposaient de carêne assez plate, une proue relevée appropriée à la hauteur des vagues. Entièrement conçus en chêne afin de mieux résister aux tempêtes, ils possédaient des traverses d'un pied d'épaisseur et étaient assujetties à des chevilles de fer de la grosseur d'un pouce; les ancres étaient retenues non par des cordes mais par des chaînes de fer. En guise de voiles ajoute César dans sa description  "des peaux, des cuirs minces et souples parce que le lin manquait ou que son emploi était inconnu".   

 

navire vénète

 

reconstitution d'un navire vénète

 

Incontestablement les orfêvres, les forgerons, les fondeurs étaient très réputés pour leur talent. Les orfèvres étaient très recherchés : des bracelets aux anneaux de bras, des fibules aux pièces de monnaies : tout était magnifiquement ciselé. A Saint Carné un bracelet gaulois en or fut mis à jour en 1868,  

 

aa1

 

Ailleurs ce sont ces monnaies coriosolites enfouies en divers endroits qui ont été mises à jour : Merdrignac, Broons, Plénée Jugon, Saint Gouéno, Saint Denoual, Penguilly, Hénanbihen, Lamballe, Saint Solen, Jugon, Trébry...

 

E

 

Les monnaies présentaient diverses variations thématiques très stylisées : profil humain comme ci dessus, lyre, cheval ou sanglier. Chaque tribu avait sa propre monnaie sous forme de stratères ou quart  de stratère en billon.  Cependant à ce jour aucune monnaie coriosolite en or n'a été mise à  jour. Tout comme les orfèvres, les forgerons étaient capables de réaliser des armes aussi variées que des poignards, des épées, des casques, lances, boucliers, et autres javelines.

 

aaa

 

Ils connaissaient aussi l'art de plaquer l'étain et l'argent sur le cuivre. Entendu que ces hommes habitaient un pays où les forêts étaient aussi vastes que nombreuses. En évoquant ces vastes étendues boisées ön suppose à travers ds lieux dits Penhoët ou Pedenhoët (Broons, Langourla...) que l'antique forêt de Paimpont dite de Brocéliande s'étirait beaucoup plus en sa partie nord, et laisse supposer que la forêt de Boquen pour partie en Plénée et au Gouray, le bois de Couëllan en Langourla, les bois des Touchelles du Margaro et de Bougneuf en Rouillac,  le bois de la Crânne en Sévignac, celui de Broons, de Plumaugat, de Caulnes,  de Couëllan et de l'Impérant en Guitté et Médréac sont les restes de cette forêt antique. Les hommes de l'Âge du Fer devenaient autant de bûcherons, charpentiers, tonneliers et charrons. Outre toutes ces techniques évoquées, les Gaulois se manifestaient à travers la cordonnerie, le tissage des braies et des soies,  la confection des matelas de laine, la verrerie, la porterie et la maçonnerie. Du point de vue commercial, les échanges se pratiquaient surtout par voies maritimes ou fluviales, et se destinaitent essenciellement avec les Îles Brittaniques et le Bassin Méditerranéen. Il y avait aussi des chemins antiques qui permettaient l'acheminement des denrées convoitées. L'Armorique, comme le reste de la Gaule disposait de richesses qu'elle distribuait. Elle exportait de l'étain, du sel, des céréales, et importait des amphores grecs, du sel, de l'ambre et du vin. Diodore de Sicile écrivait au sujet du vin : "les qualités du climat étant gâtées par un froid excessif, la terre (en Gaule) ne produit ni vin, ni huile; c'est pourquoi les Gaulois privés de ces fruits composent un breuvage à base d'orge qu'ils appellent "zytos" ce qui signifie bière, ils lavent aussi les rayons de miel, et boivent le liquide obtenu. Leur amour du vin est extrême, ils étanchent leur soif avec un vin pur, importé par les marchands. Leur penchant les pousse à le boire avidement et quand ils sont ivres, ils tombent dans la stupeur, ou deviennent fous-furieux. C'est pourquoi les marchands italiens, réputés pour leur goût du lucre sont nombreux à considérer comme un véritable pactole l'amour que les Gaulois portent au vin. Ils transportent le vin par bateau sur les rivières navigables et par chariots à travers les plaines, et en retirent un bénéfice incroyable : pour une jarre de vin ils reçoivent en échange un esclave".

 

 

     casque

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 07:08

En définitive, les Celtes étaient de terrifiants guerriers à l'allure sauvage, que même le tonnerre n'effrayait pas ! S'ils n'étaient pas disciplinés au combat, en revanche deux atouts leur permettaient d'affirmer leur suprêmacie sur les autres peuples de l'Antiquité : 

1°  la maîtrise du fer

2° l'utilisation intensive du cheval.

 

    Hallstatt_culture 
 

La maîtrise du fer coïncide avec l'expension des Celtes à travers l'Europe, cette progression se fera en deux étapes : l'une dite de Hallstatt l'autre dite de la Tène. Cette première période dite de Hallstatt emprunte son nom à la localité autrichienne où fut découvert un site occupé par les Celtes vers le Xème siècle avant J-C, c'est à dire à la fin de l'Âge du Bronze. Voir ci dessous le berceau de la civilisation celte et le cimetière découvert à Hallstatt.

 

       471px-Hallstatt_culture_ramsauer

 

  d'après document Wikipédia

 

La seconde période dite de la Tène en rapport à la localité helvétique est estimée dater du VIème siècle avant J-C, elle coïncide avec l'apparition des premières tribus celtes sur notre terroir. Ci dessous une statue de barde découverte à Paule -localité située entre Carhaix et Rostrenen.

 

     MUSEBR~1

 

Les Celtes ont façonné des armes redoutables à partir du fer, minerai très présent ici à travers des lieux tels Mérillac, Langourla, Rouillac...Afin d'actionner les bas fourneaux, des hectares de forêt seront sacrifiés. D'un point de vue défensif, les Coriosolites qui étaient établis sur notre terroir disposaient d'oppida. Autrement dit des points élevés couvrant une superficie minimum de quinze hectares servant de refuge public. Le site de Pledran en Pléran évoqué dans les pages consacrées aux invasion normandes était un de ces lieux, on évoque aussi d'autres endroits succeptibles d'avoir rempli pareil rôle : Montafilant en Corseul, le Châtelier en la Vicomté sur Rance, et la pointe d'Erquy.

 

EPERON BARRE

 

la pointe du Châtelier en la Vicomté sur Rance

 

Ces hommes étaient aussi capables de modeler des harnais et de fabriquer des chars à deux roues, devenant ainsi des ennemis redoutables dont les expéditions guerrières étaient foudroyantes. En guise de trophée, lorsqu'ils rentraient vainqueurs ils ornaient leurs chars des têtes de leurs ennemis tués. Grâce à de tels atouts, les Celtes se répandirent bientôt dans la vallée du Pô et semèrent la terreur au coeur des territoires etrusques et romains. Vers l'an 390 sous la conduite d'un chef nommé Brennus, ils s'emparèrent de Rome, l'incendiaire et obligèrent les habitants à verser rançon sous forme de mille livres d'or. Poursuivant leur périple ils auraient ensuite déferlé sur la Grèce et ravagé Delphes. Cent ans plus tard ils s'établirent en Asie Mineure et y fondèrent la Galacie. Mais après cette période de splendeur, la civilisation celtique s'émietta peu à peu,  des conflits frontaliers les opposèrent aux Germains puis aux Romains. Les rivalités incessantes entre ces diverses tribus celtes, le désordre dont elles faisaient preuve sur le champ de bataille permirent à Rome d'envisager la conquête d'abord de la Gaule puis de l'ïle de Bretagne, l'Empire Romain allait mettre un terme à cette civilisation...

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 18:21

 

 

Outre la classe sacerdotale, la société celtique comprenait aussi la catégorie guerrière qui regroupait la noblesse héréditaire et initiatique

 

  gaulois_mourant 

 
Galate mourant d'après un original grec commandé entre 230 et 220 avant J-C

 

Les guerriers. L'assemblée de ces nobles comprenait une majorité de propriétaires terriens, administrant les affaires publiques et pratiquant le métier des armes afin de protéger les paysans, les artisans, et les chevaliers de rang inférieur. Hommes de savoir, ils dispensaient des largesses à leur entourage. Des écrits anciens nous apprennent que le festin était au centre de leur vie; l'occasion pour les membres de la communauté de se rassembler afin de réaffirmer leur unité. Chaque tribu était dirigée par un roi. Il était du ressort du roi,  chaque tribu ayant le sien, de pourvoir largement aux besoins de ses guerriers. Parfois, un vaste enclos carré était construit pour la circonstance, à l'intérieur des boissons coûteuses et alcoolisées étaient préparées. Ces boissons étaient composées généralement de vin importé d'Italie, de la korma, bière à  base de miel et de froment et de la courvoise -autre sorte de bière. Les mets préparés étaient variés, toutefois le porc était des plus apprécié sous forme de grillade, de viande bouillie ou de forme de charcuterie. Alors le repas était prêt, les participants s'asseyaient en cercle, et au centre prenait place le chef. Derrière le premier cercle s'installaient les porteurs de boucliers, enfin les porteurs de lance se disposaient de la même manière sur le côté opposé. Au cours du repas, le chef servait lui même ses convives, réservant les meilleurs morceaux à celui qui avait été le plus brave. Les hommes au combat :  "Une fois que les armées sont en position de combat, ils ont coutume de s'avancer hors des rangs et de provoquer un combat singulier, les plus braves de leurs adversaires tout en brandissant leurs armes pour frapper l'ennemi de terreur. Et lorsqu'un  champion accepte le défi, ils récitent à haute voix les prouesses de leurs ancêtres, proclammant leur propre bravoure, tout en insultant et dénigrant leur adversaire, essayant en un mot de le décourager à l'avance".  

        

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 19:08

 


La société celtique comme toute société indo européenne était divisée en trois groupes parfaitement hierarchisés : la classe sacerdotale, la classe guerrière et la classe laborieuse.  La classe sacerdotale comprenait les druides et les bardes. Les premiers appartenaient à un ordre très complexe placé sous l'autorité du Grand Druide. Les accès aux études afin de devenir druides étaient ouvertes à tous, hommes et femmes; quelque soit leur origine sociale. Cependant pour accéder au sacerdoce druidique, les études préparatoires, purement orales, étaient très longues et le niveau de connaissance demandé était très vaste. Alors, une fois ces obstacles franchis, les candidats postulants étaient initiés et dès lors ils pouvaient à leur tour prodiguer l'enseignement reçu à de jeunes adeptes très nombreux, vu le privilège dont bénéficiaient les druides, on évoque l'exemption d'impôts et d'armée. Craints et respectés de tous, les druides étaient à la fois prêtres, légistes, médecins, phylosophes, astronomes et médiums. On les décrit comme vêtus d'une robe blanche, ils officiaient aux cérémonies du culte et dirigeaient les sacrifices publics ou privés.  Les malades, les esclaves, les vieillards et les prisonniers devenaient autant de sacrifiés. D'après les commentaires de l'historien Grec Strabon qui naquit vers 58 avant Jésus -au moment de la soumission de l'Armorique au joug romain, décrivait ainsi les druides : "Ils ont l'habitude de frapper l'homme qu'ils ont voué à la mort d'un coup de couteau dans le dos, puis de prédire l'avenir en interprétant les signes de l'agonie". Et celui ci d'ajouter : "On nous rapporte encore d'autres sortes de sacrifices : il arrive qu"ils mettent à mort leurs victimes en les empalant dans les temples, en les perçant de flèches; ils confectionnaient aussi  de grands mannequins de paille et de bois, y jetaient du bétail, des animaux sauvages et des êtres humains et offraient un sacrifice en y mettant le feu" Pline l'Ancien évoquait pour sa part les druides vêtus de blanc récoltant à l'aide d'une faucille en or le gui. En réalité un certains nombres de ces témoignages sont complètement erronés ! La forêt, les rochers aux formes étranges, les vieux arbres noueux ou encore les ifs symboles d'éternité tels ceux que l'on peut encore comtempler ici et là : Yvignac, Saint Meloir des Bois, les sources ont été probablement autant de sites vénérés. Des sites comme Rochereuil à Sévignac, les Rothouers à Eréac ou encore celui de Belair à Trébry sucitèrent très certainement un intérêt au cours de cette période. La divinité Arduina a donné son nom à la forêt de la Hardouinaye en Saint Launeuc ainsi qu'au village de Plumaugat assis aux abords du bois de Plumaugat : les Ardennes. A travers la plupart des lieux nommés Belair il faut y voir un culte ancien au dieu Belenos dont le fameux feu de la St Jean est une survivance. Le culte des fontaines aux vertus miraculeuses semble puiser ses origines au cours de cette période. Elles abondent dans notre contrée : St Armel à Languédias; la Mi-Mai & Saint Laurent de Leslians à Broons; St-Georges de Trémeur, St Maudan à Plumaudan; celle du village de Gouyon à St Maudez. Ces fontaines auraient été vénérées pour obtenir la pluie. Précisément la statue de Saint Maudan serait en réalité d'origine gauloise (ci dessous).

 

SAM 0288

 

Une autre statue d'origine gauloise a été retrouvée au hameau de Lannouée en Yvignac, elle fut découverte en 1978 dans un enclos quadrangulaire. A cette époque on pouvait encore contempler les talus et les fossés cernant l'endroit situé au Bas Lannouée. Des morceaux de porterie, des scories ainsi que des fragments d'amphores furent également découverts sur ce site.

 

CCI04012013_00000

 

Dans son panthéon, le culte druidique vénérait plusieurs divinités : Lug; Teutatès; Tarudis; Belenos; Cernunnos; Epona; Gonvanno; Arduina; Crédné; Luchté; Suhellos; Artio; Coventina...Le dieu Lug fut l'une des principales divités païennes chez les Celtes, les villes de Londres et de Lyon lui seraient dédicacées; le dieu-ours Artio aurait donné son nom à la ville de Dinard. En effet au sein de la croyance d'alors, l'ours, le sanglier, le cheval,  le chien et le taureau avaient une place parmi les animaux sacrés. Des stèles d'origine gauloises ont été également découvertes, parfois réaménagées lors de l'évangélisation, ces monuments seraient eux même liés à une croyance païenne. Celles de Saint Agathon sont connues, en revanche celle découverte à Sévignac l'est moins. C'est dans une décharge près de la carrière de Guitternel à Sévignac que fut retrouvée celle figurant ci dessous. D'où provenait elle, hélas, seul celui qui l'avait transportée ici aurait su répondre !

 

SAM_2993

SAM_2994

 

Pour conclure ce chapitre, il faut savoir qu'un grand rassemblement avait lieu chaque années dans la forêt des Carnutes aux environs de Chartres, et lors de cette manifestation, des jugements publics auraient été rendus, des décisions importantes prises.

 

Les bardes étaient quand à eux formés dans une école spécialisée où l'enseignement prodigué était purement oral, le maître récitant et les élèves reprenant en choeur. Une fois qualifié les bardes s'attachaient à un protecteur, leur tâche étant devenant dès lors la responsabilité de compositions littéraires et musicales à la gloire de celui ci. Sorte de troubadour avant l'heure, ils s'accompagnaient d'une harpe. Extrait de leur composition : "Quand mon dos n'était pas courbé, j'avais la parole facile, on admirait mes exploits merveilleux, les hommes d'Argoed m'apportaient leur soutien". A travers l'assemblée dite du Gorsedd, les pays de culture celtique tentent de faire revivre ce passé à jamais effacé par les légions romaines qui sur ordre des autorités massacrèrent  les derniers druides en l'an 61 de l'ère chrétienne sur l'Île Mona au Pays de Galles.

     

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 14:50

 

 
Cantonnés au sein des régions actuelles de la Bavière et de la Bohême, les peuples indo-européens baptisés par les auteurs Grecs de l'Antiquité "Κελτοί", se séparèrent en deux rameaux et commencèrent dès l'Âge du Bronze à se répandre en Europe Occidentale. Un premier groupe composé de Gaëls prit position en Irlande et en Ecosse ainsi que dans une partie de la péninsule Ibérique, puis un second groupe composé de Belges, de Brittons et de Gaulois s'installa les uns en Albion qu'ils rebaptisèrent Brittania, les autres sur le continent dont la partie Occidentale devint Gallia, autrement dit la Gaule. On estime que cette expansion celtique s'opéra de façon échelonnée, et que l'Armorique fut l'une des dernières à être "conquise". Cependant initialement l'Armorique correspondait alors à l'ensemble du littoral compris entre l'embouchure de la Seine à celui de la Loire. Le terme latin Aremorica emprunté à un mot gaulois Are Mor Ica qui désignait approximativement "le pays donnant sur la mer". Parmi les tribus gauloises établies sur cette péninsule et aux abords : les Coriosolites, les Redones, Les Vénètes, les Osimes, les Namnètes, les Ambibarii, les Calètes, les Lémovices et les Unelles. Selon Pline l'Ancien, la péninsule armoricaine s'avançait dans l'Océan à partir des Osimes, sa superficie avoisinait les 625.000 pas pour un col de 125.000 pas de large. Au sein de cette péninsule se trouvait le territoire Coriosolite bordé à l'Ouest par celui des Osimes et à l'Est par celui des Redones. Au sud se trouvait celui des Vénètes. Pour les spécialistes en toponymie, la localité actuelle d'Yffiniac dériverait du terme latin -ad fines et désignerait la limite initiale entre les tribus Osimes et Corisiosolites. En revanche sur le flan Est, la limite avec la tribu Coriosolite et celle des Redones correspondrait à l'emplacement de l'actuelle ville d'Evran, arrosée par le Limon, terme dérivant de icoranda, qui d'après traduction barbare du Vème siècle serait à rapprocher du terme -ad fines. Avec une superficie voisinant les 6.100 km², le territoire Coriosolite arrivait au troisième rang des cités armoricaines après celui des Osimes 9.200 km² (comprenant la majeure partie de l'actuel Finistère),  et celui des Vénètes  6.700 km² (comprenant la majeure partie de l'actuel Morbihan). Certains ont avancé l'idée que ce peuple se serait établi sur notre terroir à la période protohallsttatienne, c'est à dire lors de la première période de l'Âge du Fer, vers 900 à 750 environ avant notre ère autrement dit dès la fin de l¨^Age du Bronze. Mais généralement on estime qu'ils affluèrent ici au cours de la seconde période de l'Âge de Fer dite de la Tène, vers 500 avant notre ère.

Des enclos protohistoriques ont été découverts ici et là à travers notre contrée :

-Coatauvé à Yvignac 

-la Ville es Busniaux à Broons   

-la Maladrie à Brusvily

-la Rousselais, la Huballerie, la Dobelais à Calorguen

-la Bouillais à Caulnes

-la Chaussée-Maulay, l'Echaussée Haye, la Ville es Burets et Mare de Joue à Dolo

-le Parga à Jugon

-Carmoët (deux sites) et les Landes à Mégrit

-le Ker Cron, Brévindais et la Daviais à Plénée Jugon

-le Bas Bily et la Petite Métairie à Plumaudan

-Pengave et la Ville Maze (deux sites), Quingueul à Sévignac

-Kerméhen et la Douettée à Trédias

-l'Abbaye, Benate (deux sites), le Talard (deux sites), les Quatre Routes, Saint Georges (deux sites), la Hautière, la Houssaye, et la Métairie Neuve à Trémeur

-le Haut Frêne à Trébédan

-la Renaudais à  Trélivan

Ailleurs, ce sont des fosses qui  sont évoquées : Brangalo à Broons, Plessix Balisson, Erquy, Hénon, Merdrignac, Saint Glen, Plémy, Plancoët; puis les retranchements de la Suais en Guitté, la Parentalaye en Saint Gouéno...

 

    sap91_mh00324989_p 

 

  Saint Glen 

 

sap91_mh00324989_p

 

 Merdrignac

 

Au mois d'octobre 1964, un souterrain de cette période fut identifié au lieu dit la Flèche en Plémy. Dans la revue Annales de Bretagne, P-L. Gouletquer relatait la fouille qui fut effectuée : "Lorsque nous avons entrepris la fouille, le souterrain montrait deux petites chambres irrégulières, creusées dans l'arène granitique et dans le granit altéré du sous-sol. Séparées par un passage rétréci, ces deux chambres étaient dans le prolongement l'une de l'autre et orientées SE-NW. Le plafond de la chambre située au N-E constitué d'arène très friable après avoir décollé progressivement, avait fini par céder sous le poids d'un engein agricole. On y a découvert un pot à anse horizontal, une jatte, un petit vase globuleux en céramique à panse rebondie et col  à peu près vertical, des tessons, des objets métalliques, des fusaïoles et peson de terre cuite, un bracelet en lignite, du charbon de bois.Voir ci dessous  

   

 

 

   

 

 

Ces structures souterraines sont creusées dans des roches altérées. MM Giot, Briard et Pape spécialistes en la matière considèrent qu'il peut y avoir une chambre unique, ou plusieurs, jusqu'à la demi douzaine, reliées entre elles par des boyaux ou des chatières. L'accès à la première se fait par un couloir incliné ou un puits vertical, il  peut y avoir deux, sinon trois orifices, puits ou cheminées. Si des tessons, des céramiques ont été découverts dans la fouille effectuée à Plemy, ailleurs on a découvert des hâches à douilles, des restes d'ossements d'animaux. Quand aux poteries de type vase debout, elles contenaient probablement des denrées : lard, beurre, fromages, ou des liquides. 

 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 06:48

 

Nous avons certe en abordant la famille de Saint Pern évoqué les possesseurs du Lattay, néanmoins grâce au travail de Joseph Janvier, nous disposons de devantages de témoignages sur cette puissante famille aristocratique. Jean de Saint Pern devint seigneur du Lattay, il vivait en 1576 et épousa Anne Levesque; celle ci mourut le 26 juin 1614 et fut enterrée dans l'église de Guenroc.

 

 

Damoiselle Anne Levesque en son vivant dam(m)e du Lattay...

 

Deux filles leur étaient nées au Lattay, Renée en 1599 et Gabrielle en 1600. Leur fils, qui portait aussi le nom de Jean et qui hérita de la seigneurie à la mort de son père, fut conseiller du Roi et maître ordinaire en la chambre des comptes en Bretagne. C'est lui qui obtint en 1647, des lettres du roi portant érection de la seigneurie du Lattay en châtellenie avec foires et marchés; ces lettres furent vérifiées en la Cour et la Chambre des Comptes de Bretagne, le 7 septembre 1648 et le 3 juillet 1649. Jean de Saint Pern rendit aveu, le 31 mai 1666, à Jean-François d e la Baulme le Blanc, chevalier, marquis de la Vallière, frère de la duchesse de la Vallière, qui avait épousé Gabrielle Glé, propriétaire de la baronnie de Bécherel, de la Costardaie, vicomtesse de Médréac, dame de Rophemel. Jean de Saint Pern mourut en son château du Lattay, le 14 janvier 1672, vers 4 heures du soir; les saints sacrements de pénitence, d'eucharistie et d'extrême onction lui avaient été administrés par Messire Yves Nogues, son confesseur ordinaire; il fut inhumé, le 16 du mois, dans son enfeu, en l'église de Guenroc, au côté de l'évangile, près du grand autel.

  

 

     D'après dessin du vicomte Frotier de la Messelière

 

De son mariage avec Hélène de la Nouë naquirent au Lattay les enfants dont voici les noms: Charles Joseph, né en 1641; Léonore en 1642; Gabriel Vincent en 1648. Les autres qui ne naquirent pas au Lattay, sont Marguerite, plus âgée que les précédents, et Pierre, qui, né en 1635, fut seigneur du Lattay et président au Parlement de Bretagne.  Charles fut chevalier de l'ordre de saint-Jean de Jérusalem et mourut le 23 décembre 1675, à Dinan, son corps fut enterré le 24, dans le cimetière de Guenroc, près de la croix, comme il l'avait demandé. Ses obsèques furent faites par le doyen de Plumaudan, en présence des recteurs de Saint-Juvat, Saint-Maden, de Tréfumel et de plusieurs autres prêtres. MM. Geslin de Bourgogne et de Barthélémy disent que les Etats tenus à Saint Brieuc en 1677 rachetèrent le chevalier du Lattay, prisonnier aux mains des Turcs; mais comme il était mort près de deux ans auparavant, je pense nous dit l'auteur qu'il faut croire que les Etats remboursèrent la personne qui avait payé sa rançon. Son frère aîné Pierre, seigneur du Lattay et président aux enquêtes au parlement de Bretagne, se maria trois fois; d'abord en 1666 avec Vincente Le Gouvello; puis en 1682 à Yolande Françoise de la Marche; sa troisième femme fut Marie Céleste Eberard. Ses enfants furent : Jean-Bertrand né en 1683; Louis Célestin; Pierre, chevalier du Lattay, mort à l'âge de 22 ans en 1708; Léonore Hélène,née en 1684. Le roi vendit à l'un des trois premiers membres de la maison de Saint Pern qui furent seigneur du Lattay, le baillage des Mailles ou de Pestivien, qui avait cours dans les paroisses de Plumaudan, Saint Maden, Saint Juvat et Brusvily.

 

     

 

  Le manoir de Pestivien en Trévron

  

Pierre de Saint Pern mourut en 1698, laissant la seigneurie à son fils âiné Jean Bertrand, qui mourut en 1701, à l'âge de 20 ans. Peu de temps avant la mort de ce jeune seigneur, le 4 juin 1701, Gabrielle Glé, marquise de la Vallière, baronne de Bécherel, dame du palais de la feue reine, veuve de Jean François de la Baulme le blanc, lieutenant général pour le roi et gouverneur de la province du Bourbonnais, la baronne de Bécherel, dis-je, lui afféagea la terre et seigneurie de Rophemel avec les métairies de Rophemel, de la Gilbert ou Gillebert, de Beaurocher et autres. Le frère de Jean Bertrand de Saint Pern, Louis Célestin, conseiller au Parlement, d'abord chevalier du Lattay, lui succéda comme seigneur de cette châtellenie. Du mariage de ce nouveau seigneur avec Françoise-Gillette  de Kersauson naquirent huit enfants, dont cinq au moins moururent en bas âge, et dont l'aîné, Pierre Placide naquit en 1720, marié à Jeanne Charlotte de Cornulier (père de Marie-Anne-Céleste qui épousa Jean-Baptiste Le Vicomte, seigneur de la Houssaye et de la Ville-es-Blancs). Dans ce temps, le sénéchal de la juridiction du Lattay n'était autre que François de Châteaubriand, grand père de l'illustre écrivain, il était propriétaire de la maison noble des Touches en la paroisse de Guitté. Louis Célestin de Saint Pern mourut en 1730, et sa veuve en 1747. Son fils aîné, Pierre Placide Marie Anne, qui lui succéda devint "lieutenant de Nos Seigneurs  les Mareschaux de France". De son mariage avec Jeanne Hiéronyme Charlotte de Cornulier naquirent deux enfants : Louis François Toussaint et Marie Jacques Ange Jean Claude Toussaint. Veuf en 1755, il épousa en 1761, Nathalie de la Bourdonnais de Liré, qui lui donna deux autres enfants : Madeleine Charlotte et Gabriel Placide Emmanuel Jean Baptiste. Je ne sais pas si ce seigneur qui annexa à la seigneurie du Lattay le baillage de Saint Georges près Trédias; mais cette annexion était faite en 1758. Elle fut annulée ensuite. Pierre Placide de Saint Pern fit construire le Lattay tel qu'on le voyait en 1896, et planter des avenues autour de ce château. Mais ses dépenses et ses prodigalités l'ayant ruiné complètement, l'obligèrent de vendre le Lattay en 1769, en s'en réservant l'usufruit, comme on le voit dans un acte notarié, par lequel, l'acquéreur Yves Reslou, donnant à  bail en 1774,la métairie et le manoir noble de Beaurocher, fait "le fait valable pour Messire Pierre Placide de Saint Pern, comte du Lattay, usufruitier de la dite seigneurie du Lattay". C'est à Rennes, dans son hôtel qu'il mourut en 1784, "sa veuve conserva encore le titre de comtessse du Lattay, quoiqu'elle n'eût pas l'usufruit de la seigneurie. L'acquéreur de cette terre fut Maître Reslou, sieur de la Tisonnais *, conseiller sécrétaire du Roi, procureur de Sa Majesté en la sénéchaussée de Dinan, qui la transmit à sa fille Thérèse Marie Reslou de la Tisonnais, mariée à Jacques Louis Poisson, chevalier, seigneur de Gastines, chevalier de Saint Louis, major du régiment royal d'infanterie, qui fut le dernier seigneur du Lattay. François Marie Gardin, négociant, armateur à Saint Malo, en était propriétaire en 1792 . .

 

 

 

* Cependant Mathurin Monier cite pour sa part comme acquéreur du Lattay en 1769 la famille Rubillon du Lattay, puis Normand des Salles  de la Villehéleuc, ensuite à la famille  Robineau de Saint Cyr, puis par alliance aux Borrelly de Kervélégan -Yvonne Robineau de Sait-Cyr ayant épousé Raymond Borrelly de Kervélégan (d'après renseignements fournis par Mr. Gislain Borelly). Le domaine fut alors vendu en 1928 à un négociant du bourg d'Evran : M. J. Guérin qui revendit le Lattay à l'exception de la terre l'année suivante à un antiquaire parisien : M. Jean Casse. Ce dernier préleva tous les éléments présentant un intéret artistique et revendit la carcasse de l'édifice pour remploi des matériaux. Ainsi disparu le Lattay  ! (si quelqu'un lit cette dernière note écrite par M. Mathurin Monnier, et aurait connaissance des endroits où furent disséminés les restes du Lattay, alors exprimez vous, laissez un message -merci).

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 12:37

 

 

    

 

D'après le dessin du vicomte Frotier de la Messelière en 1901

 

Cette seigneurie relevait de la Baronnie de Bécherel, selon Ogée, la terre du Lattay aurait appartenu en 1311 à Bertrand de Saint Pern, alors gouverneur de la place forte de la Roche Derrien et par ailleurs parrain du célèbre connétable Bertrand du Guesclin. Les commissaires P. Bonabri et Bertrand Sevestre recensèrent 10 nobles présents à Guenroc en 1447, la famille de Saint Pern y est certe mentionnée comme disposant en cette paroisse de Guenroc de la  métairie de  Gallepic, elle appartenait alors à Jean de Saint Pern, celles dites métairies nobles de "Pradalan" et de "Galle-Puye" étaient à Simon de Saint Pern en 1513. En réalité la terre du Lattay eut comme premiers possesseurs les membres de la famille de Guenroc dont les armoiries étaient "d"argent à trois rocs échiquiers de gueules". Ecuyer Guillaume de Guenroc, apparait dans une montre de du-Guesclin en tant que chevalier-bachelier en 1371. Dix ans plus tard, c'est un certain  "Jehan de Guenro" qui ratifia le Traité de Guérande, ce gentihomme occupait la charge d'écuyer à l'hôstel du duc Jean IV et de sa famille.

 

 Guenroc

 

Armoiries de Guenroc

 

Tanguy du Chastel et sa "feme"  sont mentionnés au Lattay en 1447. Cette famille du Chastel était aussi présente en la paroisse de Saint Juvat sur les terres de la Gaudières; on y mentionnait  Olivier marié vers 1440 à Olive Lucas. Dans son ouvrage consacré au Dictionnaire de la noblesse, François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois, considère que cette famille du Chastel dite de la Rouaudais était une branche cadette de  la famille du Chastel de la Rouveraye. C'est d'ailleurs selon lui vers 1440 que les  deux  familles se séparèrent.

 

du Chastel

 

Armoiries du Chastel 

 

Les montres nobiliaires de la paroisse de "Guenro" en 1513 mentionnent  noble  escuier Marg Berruyer mais selon Joseph Janvier il faut lire le nom de Bernier. Noble escuier Marg. Bernier  à la métairie noble du Lattay et y sont jointes quelques rôtures; les armoiries de cette famille originaire de la paroisse de Bourseul étaient " d'argent à la fasce de gueules accompagnée de six quintefeuilles de même". L'un des membres les plus connus de cette famille fut sans nul doute Charles Bernier -alias le capitaine du Lattay, celui dont Noël du Fail évoque les propos dans ses oeuvres. Lequel Charles Bernier était présent à la Cour de François Ier.

 

 

 ..."le soir venu, comme l'on racontoit tel exploit au soupper du Roy, le seigneur du Lattay, brave et vaillant capitaine, lieutenant de la compagnie d'hommes d'armes de Mr de Rohan, pour faire espaule et soutenir sa nation, dit : Sire, il y  a trois choses signalées et remarquables en vostre Bretaigne, et qui par adventure ne sont ailleurs en la chréstienté, car là sont les plus forts hommes, les plus forts chiens et plus forts vins qu'on puisse voir. -Pour le regard des hommes et lévriers en Bretaigne, il en est quelque chose, dit le Roy; mais des vins je ne les puis entendre, pour estre des plus aspres et verds de mon royaume. Tesmoins le chien de Ruzé, l'un de mes conseillers audit pays, lequel, pour avoir mangé une grappe de raisin breton près Rennes, abboia le cep de la vigne, comme protestant se vanger de telle aigreur qui jà commençoit luy brouiller le ventre. Lattay s'en tira par une plaisanterie médiocre que le roi eut l'indulgence de trouver passable; Ce bon et grand prince dit que le capitaine Lattay avoit toujours quelque bon mot pour rire; au demeurant, qu'il aimoit uniquement sa Bretaigne, pour en estre descendu d'un costé, car sa grand-mère estoit fille de Rieux, aussi qu'il avoit espousé Claude de France, fille du bon roy Louis dousiesme et d'Anne de Bretaigne, dernière duchesse et princesse dudit pays".
 

Bernier (2)

 

     Armoiries Bernier

 

Charles Bernier dont Noël du Fail relata les remarques à la cour, était lui même fils de Jacques Bernier, chevalier, et de Julienne du Breil, de la branche de Plumaugat. Tout laisse penser comme le suggère du Fail que le brave capitaine Lattay n'eût légué à son fils que bien des dettes, pour obliger celui ci à vendre coup sur coup les deux principales terres de son patrimoine. C'est son fils René, époux de Louise Gouion qui vendit le domaine du Lattay en 1566 pour la somme de 3.600 livres tournois à Messire Judes de Saint Pern. Le château du Lattay disparu aujourd'hui situé en limite de la paroisse de Saint Maden, était adossé au Bois de Guenroc, une très longue avenue se dessinait depuis cette demeure seigneuriale jusqu'aux abords du bourg de Guenroc. Outre le château, avant sa démolition, le domaine du Lattay comprenait aussi un colombier datant de la fin du XVIIIe siècle et une chapelle. Une des grilles de l'endroit fut transportée dans le parc du château de Couëllan en Guitté, elle ferme à présent les jardins de l'est au dit lieu. La terre de la Chapelle Bernier en la paroisse de Bourseul fut quand à elle vendue en 1568 à M. Pierre de la Chapelle, Conseiller en la Court.

 

St Pern

 

     Armoiries de Saint Pern 

 

Depuis un temps immémorial, "de tout temps" disait le sénéchal dans ses arrêts, le seigneur du Lattay était en droit et en possession de faire guet de garde par ses hommes et vassaux du baillage de Prédalun, qui devaient tous s'assembler le 29 août, jour de la fête  de la décollation de saint Jean-Baptiste et veille de la fête de saint-Fiacre, à deux heures de l'après midi dans la cour du château du Lattay, pour ensuite marcher "d'ordre", c'est à dire en rangs, et faire la conduite du seigneur et de ses officiers de ce lieu épar les rues et carrefours de la ville de Guenroc", y faire le guet et la garde pendant la durée de la "foire et assemblée" de saint Jean, saint-Julien et saint Fiacre. Les marchands forains qui voulaient vendre, étaler et débiter leurs marchandises, devaient faire aussi assister à cette cérémonie pour espadonner du bâton et faire nommer parmi eux un syndic chargé de juger les contestations qui pouvaient survenir pendant la tenue de cette assemblée. Pour que le seigneur put nommer ce syndic, ils devaient lui donner leurs noms 24 heures avant ce jour. Défense étit faite aux marchands forains qui ne s'étaient pas présenter de déplier, vendre ni débiter aucune marchandise sans l'exprès consentement du procureur fiscal. Les vassaux des autres baillages que celui de Prédalun n'avaient pas l'obligation de faire le guet. Le seigneur et ses officiers faisaient ce jour là, 29 août dans le bourg et en plein air, une colalition, dont les aliments étaient fournis par un certain nombre de redevanciers. Nous voyons dans un acte de réformation d'aveu, de l'année 1747, que Jacques Gaudin et Jeanne de Saint Jean, sa femme, devaient continuer à fournir au seigneur du Lattay , à ceux de sa compagnie et à ses officiers, chaque jour de la décollation de saint Jean-Baptiste, le 29 août de chaque année, à l'heure ordinaire du guet, devant la maison des dits Gaudin et femme, une table couverte d'une nappe blanche, avec des sièges autour, deux pots de vin rouge et deux sous de beurre. Voilà ce qui était dû probablemnt depuis une haute antiquité par les auteurs de Jacques Gaudin ou de sa femme; mais en vertu  de l'acte de 1747, ceux ci devaient, en outre, en compensation des diminutions, faites à eux par le seigneur, des arrérage qu"ils lui devaient, fournir six cuillers de bois, six fourchettes d'acier ou de fer et six assiettes d'étain pour le service de la collation seulement; les propriétaires de cette vaisselle la reprenaient ensuite; et cette redevance les exemptait du droit de bouteillage pour raison des boissons qu'ils débitaient dans leur maison et sur leur déport pendant la durée de "l'assemblée et foire" de saint Fiacre; mais ils assistaient au guet comme les autres vassaux; le tout sous peine de 3 livres 4 sous d'amende et du paiement des fournitures qui manqueraient. Sur la table qu'ils fournissaient tous les autres vassaux devaient déposer aussi leurs redevances. En 1748, Pierre Placide de Saint Pern, fit un afféagement à Jean Lévenard à charge de porter, le 29 août, sur la table placée par Jacques Gaudin devnt sa porte, deux douzaines de poires de mouille bouche rousse ou verte, venant d'un poirier gréffé, et d'assister au guet; cette rente était estimée valoir deux sous tournois, mais à défaut de paiement, l'amende était de trois livres quatre sous, comme pour toutes les autres redevances non payées.

 

 

     

 

    Les halles de Guenroc

 

Pour un afféagement fait en 1750, Jacques Legalai, représentant Mathurin Colombel, devait pporter un pigeonneau de l'année huppé, sain de tous ses membres, avec une poignée de froment sur une assiette d'étain, qui devait être rendue à l'afféagiste. Celui ci devait en outre cent cerneaux de noix de noyer dans un plat de terre bien net avec de l'eau fraîche, dans laquelle il devait mettre une poignée de sel.
Le 30 septembre 1751, Pierre Placide de Saint Pern, afféagea à Anne Bastas, veuve de maître Robert Legault, 30 pieds de long sur 12 de large, à se prendre derrière la halle ancienne de Guenroc, au bout vers midi, dans lequel terrain était commencée une nouvelle halle, à charge de payer sur la tble fournie par Gaudin 24 sous tournois en 4 pièces de 6 sous, et six serviettes blanches, nettes et propres, pour le service dudit seigneur, de ses officiers et de ceux qui l'accompagnaient. Ladite Bastas et ses successeurs se ressaisissaient de ces serviettes après la collation faite. Suivant un acte de 1754 un afféagiste devait un poulet huppé et de plumage de deux couleurs différentes. Pour un afféagement de la même année, Mathurin Lefeuvre devait une caille mâle ou femelle, qu"il lui était permis de prendre sur les fiefs du seigneur du Lattay, et qui devait être vivante et saine de tous ses membres.  

Dans l'année 1755, plusieurs pièces de terres furent afféagées à douze personnes, à charge seulement de fournir ensemble et solidairement une branche de fleurs artificielles d'immortelle poussée en quatre rameaux, lié par le pied avec des aune de ruban à fond d'or, tel qu'on en donnait aux baptêmes et d'une valeur de six livres; lequel bouquet devait être présenté chaque fois que le seigneur, son fils aîné ou sa fille aînée se marieraient, dans le moment de l'arrivée de la dame au château du Lattay, par le plus âgé de ces douze afféagistes ou de leurs successeurs. Pierre Placide de Saint Pern fit en 1757 un afféagement pour un échaudé de la valeur de cinq sous (il s'agissait probablement d'une pâtisserie), qui devait lui être fourni chaque année. Tandis que toutes ces redevances mentionnées jusqu'ici devaient être payées le 29 août, sur la table placée devant une maison de Jacques Gaudin, on voit un acte d'afféagement de 1757 qui impose à plusieurs afféagistes la charge de porter au château du Lattay trois chapons le jour de jeûne de la Toussaint, entre les deux soleils. Celles qui suivent devaient être présentées le même jour et au même lieu que les premières. Pour un afféagement de 1760, Mathurine Chouannière devait deux tourterelles saines de tous leurs membres. Pour un autre de la même année, Olivier Gaudin, de Vaupoulain, devait pour deux sous de pain blanc, six oeufs frais cuits durs, du sel blanc dans une salière propre et nette, de laquelle il se ressaisissait après le repas. Les redevances annuelles de Jacques Bougeard pour un afféagement fait en 1761 consistaient en une paire de ciseaux fins avec leur étui valant douze livres en pièce de 12 sols et un couteau valant 8 sous.Tel autre afféagiste devait un casse noisettes de façon : Mathurin Bellebon devait un poulet bon et valable, volant à perche, et un sifflet "loyal et compétent"; tel autre une paire de ciseaux fins valant  sous.  Toutes ces redevances qui viennent d'être énumérées résultent d'actes notariés. Celles qui vont suivre se trouvent indiquées dans un plumitif d'audiences de la juriction du Lattay, et on voit que chaque année le 29 août, à 2 heures de l'après midi dans la cour du château du Lattay, le sénéchal faisait l'évocatides vassaux obligés de payer des redevances, confirmait le droit, qu'avait le seigneur de les exiger, et rendait un arrêt pour ordonner aux redevanciers de s'en acquitter. D'après ce plumitif, M. du Rocher de Boishoussaye comme héritier de Mme de Kerrolland, devait une paire de gants blancs à usage d'homme; Jean Brindejonc devait un chapon rôti ou un fromage de Livaro, deux sous de pain blanc, neuf poulets, 51 sous tournois en 4 pièces de 12 sous et le reste en monnaie; les enfants de François Urvoy devaient une pipe fine à fumer, un demi quart d'once de tabac et un morceau de bon lard rôti valant six sous; les héritiers d'Yves Cadet, devaient des pincettes avec un charbon ardent et 8 livres d'argent; Marguerite Postel devait une cruche de trois ports d'eau fraîche de la fontaine de Cariou; Gilles Michel et sa femme devaient un plat de cailles de lait (caillebottes), pour 18 deniers de cassonade et quatre cuillers de buis; Jean Bourdet devait un couteau ayant le manche en corne de cerf, 50 noisettes, 12 noix, un casse noisettes de bois et 9 livres en monnaie blanche; Raoul Regnault devait 4 livres 19 sous, une canne, un mouton blanc de l'année ayant un bouquet sur chaque corne et un troisième au bout de la queue, quatre quarterons d'épingles valant deux sous; Pierre Tostivint devait battre du tambour. Le caractère de fête et de divertissement populaires paraissent cependant vexatoires à quelques personnes, qui ne connaissent pas très bien le fait d'où résulte leur raison d'être. ce fait c'est l'afféagement, lequel n'est pas autre chose qu'une vente dont le prix, au lieu d'être une somme une fois payée, consiste en une rente. c'est ainsi que le seigneur du Lattay vendit comme on vient de le voir, telle pièce de terre pour une rente annuelle de deux douzaines de poires de mouille-bouche, telle autre pour une rente d'une cruche de trois pots d'eau fraiche. La plupart de ces affégamements étaient donc faits à très bon marché pour les vassaux, qui ne les trouvaient pas vexatoires, puisqu'ils les acceptaient sans que rien ne les y obligeât. Pierre Placide auquel on doit la construction du château aujourd'hui démoli, fut aussi à l'origine en 1751 de la construction de la nouvelle halle de Guenroc. L'année suivante, il afféagea l'auditoire, mais une clause du contrat portait que l'afféagiste ne pourrait le démolir qu'après un an, délai dans lequel le seigneur espérait en faire bâtir un autre. Cet auditoire neuf était achevé en 1755, année dans laquelle le seigneur du Lattay donna à bail une forge placée au desous, le locataire s'engageant à ne pas forger pendant la tenue des audiences. Mais il n'y avait pas de prison en 1768, on le voit dans une requête de Me Jean Lecoq, procureur fiscal de la juridiction et châtellenie du Lattay, lequel dépose des conclusions tendant à ce qu'un habitant de Guenroc, inculpé d'en avoir tué un autre, soit appréhendé au corps et constitué prisonnier dans les prisons de la juridiction de Couëllan au bourg de Caulnes, par emprunt de territoire, faute de prison de la seigneurie du Lattay.

 

(d'après Joseph Janvier) 

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 09:41

La famille de Saint Pern

Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, ou ..., Volume 5
 Par P. Louis Lainé 

 

 un chevalier au XIVe siècle 

 

 

La maison de Saint Pern, issue d'ancienne chevalerie, d'après le témoignage des vieilles chroniques était déjà florissante et considérée dès la fin du XIIe siècle. La tradition donne pour origine de cette famille des racines irlandaises, Saint Patern serait le nom initial. Ils imposèrent leur nom à cette paroisse du diocèse de Saint Malo dans laquelle ils vinrent s'établir et dont ils étaient les seigneurs. Jean de Saint Pern est cité témoin d'une donation au prieuré de Bécherel en 1218. Les guerres civiles ont longtemps désolé la Bretagne ont détruits les titres de la plupart des anciennes familles de cette province. La maison de Saint Pern est du nombre de celles qui ont beaucoup souffert dans ces guerres malheureuses. Elle a néanmoins conservé assez de titres pour établir sa filiation depuis Philippe de Saint Pern qui vivait au commencement du 13e siècle, et dont le rang et la qualification d'ancien chevalier qu'on lui donnait prouvent assez que sa famille, dès cette époque, était une des plus anciennes et des plus considérables de Bretagne. Les aînés de cette maison ont longtemps ajouté à leur nom celui de Ligouyer, terre située dans le ressort de Rennes et que les Saint Pern possédaient de temps immémorial. Alliés aux maisons les plus distinguées de la Bretagne, ils ont pris part aux événements politiques de cet état et se sont rendus utiles par leurs services, surtout dans la carrières des armes où plusieurs parvinrent aux grades les plus élevés.

 

    

 

 Ligouyer, terre située dans la paroisse de Saint Pern

(d'après photographie publiée dans l'ouvrage de Mathurin Monier : quinze promenades autour de Dinan) 

 

I -Philippe de Saint Pern, chevalier, seigneur de Ligouyer, terre située dans la paroisse de Saint Pern, à deux lieues de Rennes. D'anciens aveux prouvent qu'il vivait en 1234. Il ut pour fils aîné et principal héritier :


 

II -Louis de Saint Pern, chevalier, seigneur de Ligouyer, qui laissa de son mariage avec Havoise de Mauny :


 

1° Bertrand, Ier du nom -qui suit

 


2° Gauthier de Saint Pern, qui fut évêque de Vannes le 27 février 1347

 


3° Philippote de Saint Pern,élue, en 1352, 20e abbesse de Saint Georges à Rennes.


 

III - Bertrand de Saint Pern, Ier du nom, chevalier, seigneur de Ligouyer, naquit à Dinan vers la fin du treizième siècle, il était allié à la famille du-Guesclin, et servit de parrain au connétable de ce nom. L'assemblée des grands de la Province de Bretagne réunie à Dinan en 1351, le nomma avec du-Guesclin et le maréchal de Beaumanoir pour faire partie de la célèbre ambassade chargée de conduire en Angleterre les princes Jean et Gui de Bretagne, enfants du duc Charles de Blois, qui s'y rendaient pour otages de leur père, détenu à la tour de Londres, depuis la bataille de la Roche Derrien (1347) et pour sûreté du paiement de sa rançon taxée à cent mille florins d'or. Au retour de cette mission, Bertrand de Saint Pern continua avec du-Guesclin, à se dévouer à la cause de Charles de Blois, que la politique anglaise retint captif jusqu'en 1356. Il fut du nombre de ceux ci, au mois d'avril 1354, attaquèrent et défirent entièrement une division anglaise qui voulait cerner le château de Montmuran pour faire prisonniers les Bretons de distinction qui s'y trouvaient réunis à l'occasion des fêtes que donnaient alors Isabeau de Bavière. Les Anglais, taillés en pièces, laissèrent au pouvoir des vainqueurs dix pannons d'armes et Cowerley leur général. Lorsqu'au mois d'octobre 1356, le duc de Lancastre vint assiéger Rennes, Bertrand de Saint Pern fut spécialement chargé de la sûreté de la ville. Par unmoyen ingénieux, il découvrit l'endroit où les Anglais faisaient creuser une galerie souterraine pour s'introduire dans la place et s'en emparer. Bertrand de Saint Pern dit aussitôt contreminer, et, à la tête de ses hommes d'élite, il se tint prêt à se jeter dans la mine ès qu'elle serait suffisamment déblayée. En effet, à peine avait-on creusé douze pieds qu'on aperçut les Anglais. Alors "Saint Pern, soutenu de Geoffroi de Saint Barthélemy, de du Pont, connétable de la ville, et de quelques soldats, se précipite dans la mine, tue ou met en fuite les ennemis, les pousse jusqu'au fond de la galerie, et met le feu aux merrains qui la soutenaient; tout se combla et la ville fut sauvée". En 1338, Bertrand de Saint Pern, Rohan, Châteaubriand et Beaumanoir, avaient été les quatre juges du célèbre tournoi au cours duquel du-Guesclin commença à se distinguer. Saint Pern se rendit aussi avec Olivier de Mauny et le maréchal de Beaumanoir pour assister du-Gueslin dans le combat que celui ci livra à Guillaume Troussel, combat dans lequel on remplit religieusement toutes les formalités des usités d'alors. Les armes furent bénites par un prêtre, on fit jurer aux deux champions qu'ils n'avaient sur eux ni charles ni rien de magique, on leur donna deux parrains qui leur ceignirent l'épée, et les écuyers amenèrent les chevaux. En 1330, Bertrand de Saint Pern avait épousé Jeanne Ruffier, fille du seigneur du Vauruffier à Plouasne (voir La terre du Vauruffier en Plouasne)  et de N. de Malemains, soeur de Jeanne mère de du-Guesclin. De ce mariage est né Bertrand II qui suit..


 

IV - Bertrand de Saint Pern, IIe du nom, chevalier, seigneur de Ligouyer, filleul de du-Guesclin, fit ses premières armes sous ce chef célèbre, qui, en 1362, l'appela au commandement en second de sa compagnie de cent lances. Sa valeur et les services personnels qu'il rendit à ce héros lui acquirent dans la suite toute sa confiance. Celui ci ayant été fait prisonnier par les Anglais à la bataille d'Auray (1364), Bertrand de Saint Pern se livra avec les sires de Matignon et de Montbourcher, pour sûrté de la rançon de du-Guesclin, fixée à 100,000 livres. Charles de Blois, qui trouva le terme de ses jours et de sa longue querelle avec Jean de Montfort dans cette fatale journée, avait récompensé la valeur de du-Guesclin, en 1357,par le don en toute propriété des ville, château et territoire de la Roche Derrien. Le connétable avait besoin d'un chef intrépide et qui lui fut personnellement dévoué pour la défense de cette place, alors une des plus fortes de la Bretagne; il en confia le commandement à Bertrand de Saint Pern avec les pouvoirs les plus étendus. Son autorité y était telle "qu'aucuns droits ni subvention ne pouvaient s'y percevoir sans qu'il en donnât ses lettres de permission du duc, et qu'il les fit publier lui même au ban de ladite ville". Bertrand de Saint Pern avait épousé en 1360 Catherine, dame de Champalaune, fille d'Eon, seigneur dudit lieu et de Jeanne de la Roulaie, avait laquelle il vivait encore le 10 janvier 1404. Leurs enfants furent :


 

1° -Geoffroi -qui suit

 


2° -Jean de Saint Pern, auteur de la branche des seigneurs de Cohan

 


3° -Juhaël de Saint Pern, qui fut au nombre des seigneurs choisis par le duc Jean, suivant son ordonnance du 8 mai 1418 pour accompagner ce prince dans le voyage qu'il fit en France

 


4° -Jeanne de Saint Pern, abbesse de Saint George en 1432


 

V -Geoffroi de St Pern, chevalier, seigneur de Ligouyer, épousa vers 1390, Jeanne Milon de la Villemorel (voir Histoire de Broons : le manoir de la Ville Morel), fille de Pierre, seigneur dudit lieu à Broons et de Jeanne d'Yvignac. Elle est qualifiée madame et veuuve dans des reconnaissances qu'elle reçut de ses vassaux les 16 mai 1408 et vendredi après la Saint Barnabé apôtre, 1409. Geoffroi en eut :

 


1° - Bertrand III -qui suit

 


2° -Jeanne de Saint Pern, mariée avec Geoffroi, seigneur de Tixus dont elle était parente.

 

VI - Bertrand de Saint Pern, IIIe du nom, chevalier, seigneur de Ligouyer et de Champalaune entra très jeune au service. On voit par un extrait des archives de la chambre des comptes qu'il fut compris au rang des nobles d'ancienne extraction das la réformation de 1407. Les preuves de la cour citent cinq actes des 10 février 1430, 19 septembre 1432, pénultième octobre 1436, 25 juillet 1439 et 18 février 1443 dans lesquels Bertrand de Saint Pern a les qualités de messire et de chevalier. Il avait successivement épousé

 


1° Jeanne de la Houssaie, morte avant l'année 1439(voir la Houssaye en Saint Maden et ses possesseurs)  

 


2° Jeanne Le Prévost, mentionnée dans une transaction sur partage du 24 novembre 1493.


 

Ses enfants furent :


 

1° -Jean Ier du nom-qui suit

 


2° -Philippote de Saint Pern, mariée , le 25 juillet 1439, avec Pierre de Prochart, écuyer, seigneur de la Bouyière, qui en eut plusieurs enfants


 

VII -Jean de Saint Pern, Ier du nom, chevalier, seigneur de Ligouyer et de Champalaune, comparu à toutes les convocations de la noblesse de l'évêché de Saint Malo, notamment aux années 1477; 1478; 1780, 1781 et 1483, armé à blanc, avec un page portant sa lance, un coutelier et un archer armé de brigandine, ainsi qu'il se voit par un extrait tiré des archives de la chambre des comptes. Bertrand de Saint Pern fut employé et mis au rang des nobles dans la réformation de l'année 1483, et mourut avant l'année 1493. Il avait épousé le 26 juillet 1475, Isabeau de Lorgeril (voir Généalogie de la famille de Lorgeril), fille de feu Jean, seigneur de Repentigné, et de Marie Madeuc, dame de la Tourmole. Il laissa de ce mariage :


 

1° -Simon -qui suit

 


2° -Pierre de Saint Pern, écuyer, seigneur de la Hongueraye marié avec Arthuse de Bec-de-Lièvre, veuve de Jean Le Saige, seigneur de la Gontaye, et fille de Pierre de Bec-de-Lièvre, seigneur du Boisbasset et du Haubois, capitaine de la ville de Guérande, et de Jeanne de Bourgneuf de Cucé


 

VIII -Simon de Saint Pern, écuyer, seigneur de Ligouyer et de Champalaune, comme fils aîné et héritier principal et noble de feu Jean de Saint Pern, fils de messire Bertrand de Saint Pern, aussi fils aîné et héritier principal et noble de feu Jeanne Milon, transigea par acte du 11 octobre 1497, passé sous le sceau de la cour de Rennes, avec Jacques Milon, chevalier, seigneur de Villemorel, fils de feu messire Bertran Milon, seigneur de la Villemorel, fils de Pierre Milon, frère de ladite Jeanne, à raison de cent sous de rente que Jacques Milon était redevable à Simon de Saint Pern sur la dot de cette dame, et dont il fit l'assiette sur des dîmes qui lui appartenaient en la paroisse de Caulnes, diocèse de Saint Malo. Simon épousa, le 13 février 1512 Jeanne Le Roy, laquelle eut en dot 3,000 écus à 29 sous de Bretagne, pièce. Elle était fille de feu Jean le Roy, et nièce de Thomas le Roy, archidiacre de Ploëcastel et chanoine de Rennes. Jeanne le Roy, restée veuve de Simon de Saint Pern, comme mère et tutrice de Judes de Saint Pern, fils aîné et héritier principal et noble, transigea par acte du 12 décembre 1537, passé devant Melin et de la Faye, notaires de la cour de Rennes, avec noble et puissante dame Hélène de Rohan, femme de noble et puissant seigneur François, sire de Maure, du Plessix Anger, etc. , et fille aînée et héritière principale de damoiselle Guionne de Lorgeril, laquelle par représentation de Jean de Lorgeril, mari de Françoise de Parthenay, son père, était aussi héritière principale et noble de Marie Madeuc, dame de la Tourmole, son aïeule paternelle, veuve de Jean de Lorgeril, seigneur de Repentigné. Par cette transaction et à raison des droits de ladite Isabeau de Lorgeril, représentée par Judes de Saint Pern, la jouissance du moulin de Caulnes fut assurée à ce dernier et à sa mère, après la mort de Marguerite de Rohan, dame de Pontcallec. Simon de Saint Pern avait eu de son mariage avec Jeanne le Roy un fils et deux filles :

1° -Judes -qui suit

 


2° -Françoise de Saint Pern, mariée le 15 octobre 1559 avec Gui du Chastellier, seigneur du Plessis-Marsillé, lequel fut tué dans les guerres civiles

 


3° -Marie de Saint Pern, ne fut pas mariée

 

 

IX -Judes de Saint Pern, écuyer, seigneur de Ligouyer et de Champalaune, chevalier de l'ordre du roi, connétable de Rennes, qualifié noble et puissant seigneur, comme le furent depuis tous les aînés de ses descendants, fut nommé par le roi Charles IX, le 16 avril 1574, chevalier de l'orde du Roi, en récompense de ses vertus, mérites et vaillance. Durant les troubles qui agitèrent long-temps le royaume, Judes de Saint Pern soutint constamment le parti du roi, et eut ses biens saisis par le duc de Mercoeur, chef des troupes de la Sainte Union (la ligue) en Bretagne. C'est ce que rappellent des procès verbaux et des baux à ferme des 20 octobre 1589, 5 juillet et 1er septembre 1593, 26 avril et 4 août 1594, lesquels énoncent que les terres des Saint Pern avaient été saisies, leurs maisons brûlées et saccagées, leurs meubles et papiers pillés et enlevés, parce qu'ils étaient du parti du roi contre la Ligue. Judes avait épousé :

 


1° par contrat du 4 octobre 1543 Renée de la Marzelière, dame de la Loquetaye, fille de feu noble et puissant seigneur Renaud, sire de la Marzelière, et de Gillette de Pontrouault, sa seconde femme

 


2° le 31 décembre 1561 Catherine de Chateaubriant, veuve douairière de haut et puissant seigneur Jean de Coëtquen, sire du Bois de la Motte et de Tremereuc, et fille de Jean de Chateaubriand, IIe du nom, seigneur de Saint Léger et de Peneroy, écuyer du roi et gouverneur du château de Houdan, et de Marguerite de des Planches, dame de Tannay. Judes mourut à Rennes le 17 mars 1595. Ses enfants furent :

 

 

1° -Jacques de Saint Pern, seigneur de Ligouyer, qui fut tué en 1588 devant Saint Marcellin en Dauphiné, où il commandait un corps pour le service du roi. De son mariage, contracté le 23 mars 1585 avec Yolande de Bouré, fille de René de Bouré, seigneur de Jarzé, au Maine, chevalier de l'ordre du roi, gentilhomme de sa chambre, capitaine de son chevau-légers, et de Françoise de la Chapelle, laquelle se remaria, il n'avait eut qu'une fille nommée : Renée de Saint Pern, qui mourut jeune

 


2° -René Ier -qui suit


 


3° -Charles de Saint Pern, marié 1° le 10 juin 1577, avec Charles de la Lande, écuyer, seigneur de la Lande de Myrouer; 2° avec Jacques de Couespelle, seigneur de Carbeil, des Vaux, de Plumoison et de Rochefort. Elle mourut sans enfants et sa succession revint à son frère René

 


4° -Jeanne de Saint Pern, mariée le 13 janvier 1571, avec François de Fay, écuyer, seigneur du Guillay


 

du second lit

 


5° -Jean, IIe du nom, auteur de la branche des seigneurs châtelains du Latay


 

X -René de Saint Pern, Ier du nom, chevalier, chevalier, seigneur de Ligouyer de Champalaune, de la Loquetaye, etc., connétable de la ville de Rennes, épousa, par contrat du 20 septembre 1588, Gabrielle du Parc de Locmaria, fille et héritière en partie de feu haut et puissant seigneur messire François du Parc, seigneur du Parc et de Locmaria, et de haute et puissante Claude de Boiseon. René de Saint Pern, fut chevalier de l'ordre du roi. Le 20 mai 1598, il donna en partage à Jean de Saint Pern, son frère puîné, la terre du Latay, qui ne valait alors que 500 livres de rentes. René mourut avant l'année 1637, ayant eu de Gabrielle du Parc-Locmaria (voir Généalogie de la famille du Parc de Locmaria)  :


 

1° -René, IIe du nom -qui suit

 


2° -Jean de Saint Pern, mort avant l'année 1637

 


3° -Claude de Saint Pern, mort avant l'année 1637

 


5° -Amaurie de Saint Pern, femme par contrat du 5 février 1622 de messire Fernand Marie, seigneur de la Higourdaye, chevalier de l'ordre du roi

 


6° -Anne de Saint Pern, morte sans alliance


 

XI -René de Saint Pern, IIe du nom, chevalier, seigneur de Ligouyer de Champalaune, de la Loquetaye, etc., chevalier de l'ordre du roi hérita de trois de ses frères et soeurs, morts jeunes sans postérité, et partagea en ainé, par acte du 21 décembre 1637, avec son beau-frère le seigneur de la Higourdaye, veuf d'Amaurie de Saint Pern, René avait épousé le 13 janvier 1618, Mathurine de Saint Gilles, dame de la Bouyares, fille de messire Gilles de Saint Gilles, chevalier, seigneur de Perronnay, de la Durantaye, de la Ville Auffray, etc., et de Louise Thomas de la Caunelaye. René de Saint Pern, sur la fin de ses jours, voulant se retirer du monde pour se livrer tout entier aux paratiques de la dévotion transporta tous ses biens titres et privilèges à son fils Gabriel; et par testament, il prescrivit sa sépulture à la porte de l'église, voulant, disait-il "que celui qui oendant sa vie d'un moment avait pu fouler quelques uns des habitants, ses vassaux, fut long temps foulé par eux...qu"il ne fût pas possible d'entrer dans l'église de Saint Pern sans poser le pied sur sa tombe; invitant ainsi ceux de ses descendants qui pourraient se laisser aller à l'orgueil ou à l'injustice, à penser à la brièveté de la vie, à l'égalité de la mort, à l'abaissement du tombeau !..." Il mourut en 1656, laissant deux fils et une fille :


 

1° -Gabriel -qui suit

 

2° -Jean, IIe du nom, auteur de la branche des seigneurs de la Tour-Barançon


 

3° -Jeanne de Saint Pern, mariée avec Claude de Derval, seigneur de Brondineuf, par acte passé à Rennes le 17 juin 1660


 


XII -Gabriel de Saint Pern, IIe du nom, chevalier, seigneur de Ligouyer de Champalaune, de la Loquetaye,de la Villenoul, de Launay, de Hay, de la Picquelaye, du Fost, etc., fit, le 5 décembre 1668, les preuves nécessaires par devant la chambre établie pour la réformation de la noblesse de Bretagne, et fut reconnu noble d'ancienne extraction et maintenu dans la qualité de chevalier par arrêt du 13 du même mois. Il avait épousé au château de Gradisseul, évêché de Saint Brieuc le 27 septembre 1651, Marie de Forsans, fille aînée de feu messire Jean de Forsans, chevalier, seigneur de Gardisseul, de Saint Riue, de la Roche du Collier, etc., et de dame Marie des Landes. De ce mariage sont prevenus :
 


1° -Joseph Hyacinthe -qui suit

 


2° -Marie Mathurine de Saint Pern, baptisée le 15 avril 1658, mariée à Gui de la Lande, seigneur du Loup-Trégomen, dont elle eut plusieurs enfants

 


3° -Aimée de Saint Pern, morte jeune, sans avoir été mariée


 

XIII -Joseph Hyacinthe de Saint Pern, chevalier, seigneur de Ligouyer de Champalaune, de la Villenoul et autres lieux né le dernier février 1657 et baptisé le 15 avril 1658, capitaine de la noblesse de l'évêché de Saint Malo, poste honorable que plusieurs Saint Pern avaient successivement occupé avant lui, reçut du duc de Chaulnes, en 1689, l'ordre d'assembler sa compagnie. Du mariage qu'il contracta à Saint Brieuc le 27 février 1683 avec Julienne Marie Botherel Quintin, dame de la Villegeffroy, fille unique et héritière de Claude de Botherel-Quintin (voir Généalogie des Seigneurs de Quintin du XIIIe au XVe siècle) et de Louise le Noir, sont issus :


 

1° -Joseph Hyacinthe de Saint Pern, mort jeune et sans postérité

 


2° -Pierre Mathurin Bertrand -qui suit

 


3° -Bonaventure Hilarion de Saint Pern, né le 17 avril 1689. Il fut réçu page du roi, en la grande écurie, le 8 avril 1704 et servit ensuite dans les mousquetaires. Il épousa le 6 juin 1719, Louise Hyacinthe de Derval de Brondineuf (voir La seigneurie de Brondineuf en Sévignac, page n° 2), qui le rendit père de trois fils :

 


a) Marc de Saint Pern, servit dans ma marine et périt à Brest, sur le vaisseau le Superbe en 1759

 


b) Judes Gilles de Saint Pern, né le 10 juin 1726. Il entra jeune au service, se trouva en 1745 à la bataille de Fontenoy, fit toute la guerre de sept ans et fut blessé à Crewelt et à Minden. Il était alors capitaine dans les carabiniers de Monsieur. Réformé à la paix de 1762, il est mort à Dinan le 28 mai 1796, n'ayant point de postérité du mariage qu'il avait contracté le 9 novembre 1773 avec Adélaïde Marie de Saint Pern, sa nièce à la mode de Bretagne

 


c) Hilarion de Saint Pern, né en 1728, qui servit dans le régiment de Penthièvre, cavalerie. Il épousa Françoise Boschal, dont il n'eut que des filles


 

4° Judes Vincent de Saint Pern, lieutenant général des armées du roi, commandeur de l'ordre de Saint Louis, né en 1694. Entré au service officier dans le régiment du Roi le 18 février 1713, il fit ses premières armes au siège des Landes et assista la même année à la défaite du général Vaubonne, ainsi qu'au siège et à la prise de Fribourg. Il devint successivement capitaine réformé et capitaine en pied au même corps les 5 avril 1718 et 8 avril 1722. Les campagnes d'Italie lui offrirent de fréquentes occasions de signaler son courage. Il combattit aux sièges de Gerra d'Adda, de Pizzighitone et du château de Milan en 1733; l'année suivante à ceux de Sarravale, de Novarre et de Tortonne, à l'affaire de Colorno et aux batailles de Parme et de Guastalla. Le 6 juin 1741 il fut nommé au rang de colonel du régiment de la Marche, Infanterie. Il contribua à chasser les Autrichiens de la Bavière en 1744 fit plusieurs campagnes sous le maréchal de Noailles puis sous celui de Saxe. Il mourut le 8 mai 1761 à Franfort sur le Mein, il était alors général et avait reçu la promesse de Louis XV d'être nommé à la première place de maréchal de France qui viendait à vaquer

 

 

Pont de Brondineuf

(vu par M. Bernard Roullois)

XIV -Pierre Mathurin Bertrand de Saint Pern, seigneur de Ligouyer, né à Ligouyer le 15 septembre 1687, baptisé le 20 avril suivant dans l'église paroissiale de Saint Pern, conseiller au parlemenr de Bretage, est le seul aîné de cette branche qui ait suivi la carrière de la magistrature. Le 23 septembre 1715, il épousa au château de Brondineuf, évêché de Saint Malo, Marie Françoise Angélique de Derval, dame de Couëllan, née à Brondineuf le 9 juin 168, fille aînée et héritière principale de messire Jean Baptiste de Derval, seigneur de Brondineuf, et de dame Renée Catherine Hay de Couëllan. (voir Le château de Couellan en Guitté)L'acte de célébration de mariage et les dispenses nécessaires comme parents au 3° degré, sont inscrits au registre de l'église de Broons à la date du 3 octobre 1716. Aussitôt après son mariage Pierre Mathurin Bertrand de Saint Pern quitta Ligouyer pour venir habiter Couëllan, dont le séjour se rapprochait de Brondineuf où résidaient les parents de son épouse. Il mourut à Rennes,le 17 février 1725. Son corps fut transportéle lendemain dans l'église de Saint Pern. Il y fut inhumé dans le choeur, où son tombeau se voit encore. Son convoi était accompagné par un grand nombre d"écclésiastiques de Rennes, auxquels se joignit le clergé de toutes les paroisses qu'il traversa de Rennes à Saint Pern. Sa veuve ne lui survécut que six ans. Elle mourut le 18 janvier 1751, à Paris où elle avait été obligée de se rendre pour suivre un procès important, auquel avait donné lieu la succession de François Hay, son oncle. De leur mariage sont issus:

 

 

1° -René Célestin Bertrand -qui suit

 

 

2° -Bonaventure, chevalier de Saint Pern, seigneur de Ligouyer en 1751, par suite du partage que lui fit son frère ainé Il entra au service le 19 août 1735 comme lieutant en second au régiment du Roi, qu'il joignit à l'armée d'Italie. Il se trouva avec son oncle le marquis de Saint Pern aux sièges de Beggio, de Reggiolo et de Revéré. Il servit aussi en 1741 à la prise de Prague, au combat de Sabay, au ravitaillement de Frauenberg et assita à la belle défense de Prague sous le maréchal de Belle Isle. Il fut aussi présent aux sièges de Menin, Ypres et Furnes et au siège de Fribourg. En 1758 on le trouve lors de la bataille de St Cast contre les Anglais puis accompagnant les troupes de Lafayette lors de la Guerre d'Indépendance des Etats Unis d'Amérique en 1776. Il avait épousé le 24 mai 1762 Reine Marie Josèphe du Vargier, dame de Kernot, fille de messire Jacques René du Vergier, chevalier seigneur de Kerholay, de Kernot et autres lieux, et de dame Marie Jeanne de la Pierre. Il a laissé un fils et une fille :

 


a) Bertrand Marie Hyacinthe de Saint Pern de Ligouyer, né à Quimperlé le 7 novembre 1763. Il entra au service sous lieutenant de dragons le 1er septembre 1779 et fut nommé sous capitaine réformé dans le régiment de Languedoc, même arme le 3 janvier 1785. Emmigré au commencement de la révolution, après la dissolution de l'armée des princes français, il passa au service de l'Angleterre. Son régiment fit partie des troupes anglaises envoyées pour défendre Saint Jean d'Acre contre les Français; il fut tué pendant le siège de cette place

 


b) Anne Marie de Saint Pern, héritière de la terre de Ligouyer. Elle se fit religieuse et mourut le 6 janvier 1819 à Quimperlé, au couvent des dames du Saint Sacrement qu'elle avait fondé. Elle laissa la plus grande partie de sa fortune à ce couvent et le reste à Mlle du Quilio, dame de MLié, sa nièce du côté maternel, aujourd'hui propriétaire de la terre de Ligouyer.

 

 

Couëllan en Guitté

XV -René Célestin Bertrand, marquis de Saint Pern, chevalier, seigneur de Couëllan, de la Hardouinaie (voir Le château de la Hardouinaye en Saint Launeuc), de Saint Jouan (voir La seigneurie de Saint-Jouan), de Caulnes, de la Chapelle Blanche, de Merdrignac (voir Les possesseurs de la seigneurie de Merdrignac), de Chamapalaune, etc., né au château de Brondineuf, commune de Sévignac, le 4 septembre 1716, fut élevé à Paris au collège Louis le Grand. Encore enfant quand il perdit ses parents, il eut pour tuteur son oncle, le marquis de Saint Pern, lieutenant général des armlées du roi. Quand ses études furent terminées, il entra dans le régiment du Roi, et quitta le service aussitôt qu"il eut atteint sa 25e année. Son frère et ses soeurs étant parvenus à leur majorité, il fit, les partages le 28 février 1751, et donna au premier la terre de Ligouyer, dont il cessa depuis lors de porter le nom. Lorsqu'en 1758 les Anglais firent une descente en Bretagne, M. de Saint Pern se réunit à la noblesse de l'évêché de Saint Malo, et eut l'honneur de commander une des divisions qui marchèrent contre l'ennemi. Il avait épousé le 13 février 1741, Marie Philippe de Lolivier de Saint Maur, fille de messire Sébastien de Lolivier chevalier comte de Saint Maur, et de dame Marguerite de Vovire. Le mariage eut lieu en l"église de la Toussaint à Rennes, et la bénédiction nuptiale dut donnée aux époux par messire René de Saint Pern, recteur de Bedé. Au moment où la révolution éclata, le marquis de Saint Pern possédait une fortune considérable. Père d'une nombreuse famille, il comptait cinq fils au service de l'état, jouissait d"une grande considération et s'occupait avec ardeur de l'amélioration de ses terres, particulièrement de celle qu'il habitait. Obligé en 1792, comme presque tous les membres de la noblesse, de quitter la campagne, il se rendit d'abord à Dinan, où il fut mis en surveillance, et delà à Saint Malo. Il y fut incarcéré avec son épouse le 12 octobre 1795, puis envoyé à Paris. Un jugement du tribunal révolutionnaire du 2 messidor an 11 (20 juin 1796) prononçant en masse sur un grand nombre d'accusés, condamna la marquise de Saint Pern avec plusieurs de ses parents et amis à la peine de mort. Elle était alors âgée de 70 ans. Son mari n'avait pas encore été jugé; il était tellement aimé dans le pays où il avait si longtemps répandu les bienfaits, que toutes les administrations et tous les habitants se réunirent pour le réclamer. Il fut mis en liberté, mais peu de jours après il succomba à ses chagrins. Tous ses biens étaient encore sous le séquestre mis par l'état et sa famille dispersée par la révolution. Les enfants qui lui survécurent furent :

1° -Bertrand Auguste -quit suit

 


2° Philippe Vincent, marquis de Saint Pern, né à Rennes le 15 septembre 1756, second fils de René Bertrand Célestin, marquis de Saint Pern, et de Marie Philippe de Lolivier de Saint Maur, entra dans la marine en 1772, fut nommé lieutenant de vaisseau en 1782, chevalier de l'ordre de Saint Louis en 1787, et capitaine d vaisseau le 20 janvier 1815. Il est décédé à Jugon le 10 mars 1834.

 

Il avait épousé le 10 février 1784 Marie Louise Jeanne Nicole de Longvilliers de Poincy, née à la Martinique le 15 septembre 1766. Il en eut beaucoup d'enfants, dont un seul lui survécu nommé :

 


a) Bertrand Joseph Marie Cécile de Saint Pern, né le 24 mai 1799 à l'Île de la Trinité en Amérique, marié

 

 

1° le 24 octobre 1820 avec Marie Julie Magon de Saint Elier;

 

2° le 7 novembre 1827 avec Marie Désirée de Saint Pern, sa cousine germaine, les enfants sont :

 

du premier lit :

 


Bertrand Paul Marie de Saint Pern, né à Dinan le 20 février 1823

 


du second lit:

 


Arthur Paul Marie de Saint Pern, né à Dinan le 1er avril 1831

 


Joseph Marie de Saint Pern, né à Dinan le 15 mai 1832

 


Henri de Saint Pern, né à Jugon le 2 mai 1833

 


Alix Marie de Saint Pern

 


Marie Thérèse de Saint Pern

 

 

3° -Paul Henri, comte de Saint Pern, né à Rennes le 24 octobre 1754. Il entra au mois de juin 1772, sous lieutenant dans le régiment du Berry, où il fut promu au grade de capitaine en juillet 1779. Au moment de la révolution, il quitta le service et émigra. Il fut nommé lieutenant colonel et chevalier de l'ordre de Saint Louis en 1816. Il habite le château de Brondineuf, arrondissement de Dinan. De son mariage avec Louise Hyacinthe de Saint Pern sa cousine, sont issus :

 

 

 

Louise-Mathurine-Hyacinthe de St-Pern

 

 

a) René de Saint Pern, né en 1784, décédé en 1802

 

 


b) Alderick de Saint Pern, né en avril 1789. Entré au service en avril 1808, il fit la guerre d'Espagne et fut tué près de Bayonne en 1814, alors capitaine dans le 59e de ligne

 

 

c) Marie Aimée de Saint Pern, né à Saint Brieuc le 23 mars 1787, mariée à Brondineuf, en juillet 1813, à Bernard de Landais, capitaine de gendarmerie, chevalier de l'ordre de Saint Louis. Elle habite près de Saint Brieuc

 


d) Amélie de Saint Pern La seigneurie de Brondineuf, page n° 3, née le 5 octobre 1791, mariée le 4 mai 1813 avec Alexandre de la Lande Calan. Elle habitait Saint Brieuc. Elle hérita de la seigneurie de Brondineuf.

 

 

4° -Jean Louis Bertrand de Saint Pern, chevalier de Saint Pern, né à Rennes le 27 février 1757, 4e fils de René Bertrand Célestin , marquis de Saint Pern, est entré aux pages de la grande écurie, le 14 juillet 1774. Sous lieutenant dans le régiment de Berry, cavalerie le 8 mai 1779, il devint capitaine au même corps, le 19 juin 1785, émigra en septembre 1791, servit dans l'armée du priince de Condé, puis dans les hulans autrichiens enfin dans les partisans royaux en Bretagne sous M. de la Puisaye. Il avait épousé en juin 1806, Charlotte Félicité du Han, chanoinesse d'Epinal, fille de Léopold, comte du Han du Groshemstroff, et de dame Françoise Marsanne. En 1815, M. de Saint Pern fit partie des royalistes qui prirent les armes dans le Morbihan, et fut tué près le bourg de la Trinité, arrondissement de Ploërmel, dans une affaire contre une colonne mobile. Son fils :

 

 


a) Frédéric de Saint Pern, entra au service en 1803 dans le 3e régiment d'infanterie à cheval. Il a fait les campagnes d'Autriche, de Prusse et de Pologne en 1805, 1806 et 1807, la guerre d'Espagne de 1809 à 1813, et les campagnes de France de 1813 à 1814. Il fit partie de l'armée qui se retira sur la Loire en 1815. Il s'est trouvé aux batailles d'Iéna, Lubeck et Friedland, à plusieurs autres batailles et à nombre de combats en Espagne,au siège de Cadix, à la prise de Chinchilla où il se distingua, et fut proposé pour la décoration de la Légion d'Honneur qu'il n'obtint que le 4 octobre 1814. Il est maintenant capitaine commandant l'artllerie à Granville.

 

 

5° -Anastase Joseph de Saint Pern, né en né à Rennes, le 15 mars 1760, cinquième fils de René Bertrand Célestin, marquis de Saint Pern, et de Marie Philippe de Lolivier de Saint Maur, entra dans la marine royale le 1er juin 1776. Il a fait la guerre que soutint la France pour l'indépendance des Etats Unis d'Amérique. Il était lieutenant du vaisseau en activité et distingué par ses services, lorsqu'il mourut à Saint Domingue en 1794. Il avait épousé à la Martinique, le août 1792 Marie Louise Jacques de Longvilliers de Poincy, née dans cette île le 4 décembre 1768, fille de messire Jacques Philippe de Longvilliers de Poincy, chevalier seigneur de Bellebrune, et de dame Marie Jeanne White. De ce mariage est issu :

 

 

a) Joseph Christophe Marie Philippe Paterne, comte de Saint Pern, né à l'Île de la Trinité le 25 mai 1793, propriétaire du château de Couëllan, maire de la ville de Dinan, membre du conseil général des Côtes du Nord, élu à la chambre des députés de ce département le 6 janvier 1835. Il a épousé à Dinan, le 1er avril 1816, Adèle Josèphine Magon de la Balue,sa cousine-germaine, fille d'Adrien Félicité Magon de la Balue, et de dame Anne Félicité de Saint Pern

 

( de ce mariage sont issus Paul Marie Emmanuel Bertrand de Saint Pern, né à Dinan le 24 février 1829; Anastasie Marie Pauline de Saint Pern; Hermine Marie de Saint Pern)

 

 

6° - Adélaïde Marie de Saint Pern, née à Rennes le 20 mai 1745, mariée à Couëllan, le 9 septembre 1773, avec Judes Gilles de Saint Pern de Brondineuf, morte à Dinan, le 23 janvier 1832

 


7° -Emilie Vincente de Saint Pern, née à Rennes le 24 janvier 1746, mariée le 25 novembre 1777 avec Gabriel Jean Raoul de Caradeuc de la Chalotais, fils du célèbre procureur général de Bretagne (voir Quelques personnages attachés au Parlement de Bretagne - Le château de Caradeuc à Longaulnay, en images)   

 


8° -Anne Félicité de Saint Pern, née à Couëllan le 19 juin 1764, mariée au même lieu le 25 janvier 1785 avec Adrien Dominique Magon de la Balue. Elle habite le château du Bois de la Roche, arrondissement de Ploërmel (Morbihan) ,

 

 

 

 

Anne Félicité de Saint Pern

 

 

XVI -Bertrand Auguste, marquis de Saint Pern, chevalier, seigneur de Couëllan né à Rennes le 23 mai 1742, entra au service où il ne resta que peu de temps. Il est décédé au château de la Bruyère en Saint Launeuc (voir Le château de la Bruyère en Saint Launeuc) le 8 septembre 1812. Il avait épousé

 

1° le 23 mars 1772 Françoise Marie Jeanne Magon de la Balue;

 

2° Marie Toussainte Cornier. Il a eu :

 


du premier lit

 


1° -Honoré Marie Bertrand de Saint Pern, né à Rennes au mois de février 1777, condamné à mort avec sa mère par lr tribunal révolutionnaire de Paris le 1er thermidor an II (19 juillet 1793), alors âgé de seize ans et demi

 


2° -Anne Laurence Marie Céleste de Saint Pern, née en 1775 mariée en 1788 avec Toussaint François Joseph, marquis de Cornulier

 

 

du second lit

 


3° -Honoré Marie Bertrand de Saint Pern, né le 19 décembre 1798

 


4° -Isidore Marie Bertrand de Saint Pern, né le 12 avril 1801, marié le 12 février 1833, avec Victoire Claire Brock de la Tavellière

 


5° -Marie Désirée de Saint Pern, mariée le 7 novembre 1827 avec Bertrand Joseph Marie Cécile de Saint Pern, son cousin germain

 


6° -Augustine Marie Josèphe de Saint Pern, mariée le 14 mai 1832 à Frédérick Lecours de la Villesbassetz, avocat, ancien procureur du roi

 

 

 

La branche des seigneurs châtelains du Latay en la paroisse de Guenroc

X 5° Jean de Saint Pern, IIe du nom, chevalier, fils puîné de Judes de Saint Pern, seigneur de Ligouyer et de Chapalaune et de Catherine de Châteaubriand, sa seconde femme, naquit le 30 septembre 1562, et eut pour parrain Jean de Châteaubriand, sire de Beaufort. Par le partage fait noblement et passé sous le sceau de la cour de Rennes le 20 mai 1598, il devint possesseur des terres du Lattay et en prit le nom. Il se qualifia aussi seigneur de Saint Jean, de la Houssaie et du Galpic, en 1618, Jean de Saint Pern fut conseiller au parlement de Bretagne, et épousa le 6 août 1598, Anne Levesque, fille de Guillaume Levesque, seigneur de la Haye et juillet Levesque et de Saint Jean, et de Jeanne Robinault. Ils ont eu pour fils :

 

 

XI -Jean de Saint Pern, IIe du nom, chevalier, seigneur du Latay, de Predalun, du Galpic, de Plelan, de la Prévotaie, nommé conseiller du roi en ses conseils d'état, privé, et de ses finances par lettres patentes du 6 novembre 1662. Louis XIV érigea en sa faveur la terre du Lattay en châtellenie (voir le château du Lattay en Guenroc, ses possesseurs, page n° 1 - le château du Lattay en Guenroc, ses possesseurs, page n° 2), avec foires et marchés au bourg de Guenroc, situé au bout des avenues du Lattay, en considération et pour récompense, portent les lettres patentes, des services qu'à l'exemple de ses aïeux Jean de Saint Pern continuait à rendre à l'état. Les dites lettres furent vérifiées et enregistrées par arrêt de la chambre des comptes de Bretagne des 17 septembre 1648 et 3 juillet 1649. Il avait épousé le 4 août 1630, Hélène de la Noue, fille de Guillaume de la Noue, seigneur de Grigné de Vaubreton et d'Anne de Cornulier. Il mourut en 1672, laissant


 


 

1° -Pierre -qui suit

 

 


2°-Charles Joseph de Saint Pern, docteur en Sorbonne en 1668

 

 


3°-Charles de Saint Pern,qui fit ses preuves pour l'ordre de Saint Jean de Jérusalem le 19 mai 1662. Ce chevalier fournit une brillante carrière. Il remporta de nombreux avantages sur les barbaresques, et se distingua tellement dans ses combats journaliers qu'il leur livrait et par les pertes qu'il leur faisait éprouver que le bey de Tunis envoya une flotte à sa poursuite. Cahrles de Saint Pern enveloppé par des forces supérieures, fut pris, après avoir soutenu un mémorable combat, dont les journaux de France, de Hollande et de Madrid ont rendu un compte détaillé dans les numéros des 20 et 26 avril 1667. Conduit à Tunis, il fut réduit à l'esclavage, comme le prouvent ses lettres et notamment celle du 12 juillet 1667, contenant le récit de ses malheurs. Dans leur session de la même année, les états de Bretagne prenant en considération la grande valeur dont le chevalier de Saint Pern du Latay avait donné tant de preuves, les glorieux combats qu'il avait soutenus contre les infidèles et sa belle defense lorsqu'accablé par le nombre, il fut forcé de ses rendre, vota un fonds pour payer sa rançon. Il mourut à Dinan en 1675

 


4° Gabrielle de Saint Pern, épouse de Julien Guichart, seigneur de la Vigne.

 

 

XII -Pierre de Saint Pern, seigneur du Latay, né le 27 mai 1633, conseiller puis président au parlement de Bretagne, épousa

 

 1° Vincente Le Gouvello;

 

2° Yolande de la Marche, morte en 1689, fille de Louis de la Marche, seigneur de Saint Fors et de Rose de Trevurec;

 

3° N...Ebernard. Il fut maintenu dans sa noblesse d'ancienne extraction, conjointement avec les autres branches de la maison de Saint Pern, par arrêt de la chambre, établie pour la réformation de la noblesse de Bretagne en 1669. Ses enfants issus du second lit furent :

 


1° -Jean Bertrand de Saint Pern, vivant en 1698, mort sans postérité

 


2° -Louis Célestin -qui suit

 


3° -Joseph Placide de Saint Pern, mort sans postérité

 


4° - Eléonore de Saint Pern, religieuse en l'abbaye Saint Georges de Rennes

 

 

XIII -Louis Célestin de Saint Pern, seigneur du Latay, etc., avait été destiné à l'ordre de Malte. Mais à la mort de son frère aîné, il quitta cette carrière, et entra au service où il parvint au grade de colonel. Il eut de son union avec dame Françoise de Kersauson pour fils aîné et principal héritier Pierre Placide qui suit :

 

 

XIV -Pierre Placide de Saint Pern, seigneur du Latay. Lors du débarquement des Anglais à Saint Cast, il marcha pour les combattre avec son père et son oncle, René Célestin Bertrand de Saint Pern. Dans la nuit du 9 septembre 1758, il fut détaché à la tête de 600 hommes pour éclairer la marche de l'ennemi, qui venait de passer le Guildo, et se portait vers Jeguhel et le bois du Val. Il les attaqua plusieurs fois et fut l'un de ceux qui se distinguèrent dans cette glorieuse affaire. Louis Célestin, père de Pierre Placide, faisait partie de la division que commandait René Célestin Bertrand de Saint Pern. Ce fut Pierre Placide de Saint Pern qui fit bâtir le château du Latay tel qu'on le voit aujourd'hui, et percer et planter les avenues qui y conduisent, mais par des dépenses excessives il dissipa entièrement sa fortune. Il avait épousé

 

1° demoiselle de Cornulier;

 

2 ° Nathalie de la Bourdonnaye de Lyré, dont il eut Louis François Toussaint -qui suit.

 

Baptême de Gillette Célestine de Saint Pern fille de Messire Louis Célestin en 1718 à Guenroc

 

XV -Louis François Toussaint de Saint Pern, seigneur du Latay, hérita de la fortune de sa mère; mais la passion du jeu et les dépenses inconsidérées l'eurent bientôt totalement dissipé. Il mourut à Dinan sans postérité, et en sa personne s'est éteinte la branche de Saint Pern du Latay. La terre qui porte ce nom située dans la paroisse de Guenroc, arrondissement de Dinan, n'appartient plus à la maison de Saint Pern.

 

 

Supplément d'informations fourni par M. Lainé.

 

La terre de Saint-Pern, appelée Sanctus Paternus dans les actes en latin qui la concernent, a reçu ce nom en commémoration de ce saint personnage. Située près de Bécherel, au diocèse de Saint-Malo, intendance de Nantes, elle a été de temps immémorial le patrimoine de la maison de Saint-Pern. Les premiers monuments qui la rappellent, ont un caractère de grandeur et de piété qui ne dément point cette illustre origine. Comme ils ont été récemment découverts dans les titres de l'abbaye de Saint-Nicolas d'Angers et des prieurés de Saint-Magloire de Lehon et de Saint-Jacques de Bécherel, nous en ferons le sujet d'une note supplémentaire à la généalogie de Saint-Pern.


 

1. Quirmarhoc, seigneur de Saint-Pern, chevalier, né vers l'an 1000, vécut sous les rois de France Robert II et Henri I, et sous Alain V et Conan II, ducs de Bretagne. Il épousa une darne nommée Rotrucie, sœur de Guillaume Grannast. Fondateur ou possesseur héréditaire de l'église de Saint-Pern, et plein de la ferveur de son siècle pour la restauration et l'agrandissement des communautés religieuses, il en fit don au monastère de Saint-Nicolas d'Angers avec la terre enclose, divisée par un fossé qui l'environnait, et qu'il transmit franche et exempte de tous droits, telle qu'il la possédait, sans en retenir aucunes coutumes. Toutefois, prévoyant le cas où des hommes de son fief, en se réfugiant sur la terre des moines, lui causeraient à lui-même un dommage, il fut statué que les religieux arrêteraient ces hommes, ou, s'ils ne pouvaient le faire, qu'ils les éloigneraient de leur terre, sauf ensuite audit seigneur à poursuivre son droit sur eux avec le consentement des moines.

A ce don, Quirmarhoc ajouta celui de deux charmées de terre, libres et franches de toutes coutumes. La cession de l'église de Saint-Pern fut consacrée par une solemnité qui en marque l'importance. L'abbé Arraud étant venu d'Angers en Bretagne à Saint-Pern, le jour de la fête du patron (sanctus Paternus), Quirmarhoc se rendit auprès de lui avec ses chevaliers et sa suite (cum suis militibus alque sua familia), accompagné de la vicomtesse de Dol, mère du vicomte Rivallon. Le troisième jour de la fête, Quirmarhoc fit don à l'abbé Arraud de sa dîme de Langoso jaloio, ainsi que de la moitié de son droit en toutes ses pêcheries. La charte de ce don, qu'il fit pour le salut des âmes de ses parents, de la sienne, de celle de son épouse et de celles de ses héritiers qui l'aideront à l'accroissement de cette église, fut déposée par lui sur l'autel de Saint-Pern en présence des moines et de beaucoup d'autres assistants. A la suite de la transcription de ces char tes (celle de la donation de l'église de Saint-Pern et celle peu postérieure du don de la dîme et des pêcheries) le cartulaire de Saint-Nicolas porte que Quirmarhoc se sentant près de mourir, se fit transporter à Saint-Pern, et défendit, sous peine d'anathème, d'enlever aux moines quelque chose de ce qu'il leur avait concédé. Après sa mort, il fut inhumé dans cette église (Cartulaire de Saint-Nicolas d'Angers; recueil de D Jousseau à la Bibliothèque nationale, t. II, no 596). (voir Fondation du Prieuré de Saint-Pern par Arthur de La Borderie)

II. Bressel, seigneur de Saint-Pern, succéda à son père vers 1060 et vivait en 1096. En cette année Guillaume Grannast son oncle, pour pourvoir aux frais de voyage' de Thibaud son frère, qui avait pris la croix pour se rendre à Jérusalem , vendit aux moine.s du prieuré de Saint-Pern, du temps de Natalis, abbé de Saint-Nicolas d'Angers, la -part qu'il avait au moulin sur la Rance. près de Plouasne, que les deux frères possédaient en commun, et 6t confirmer cette vente par son neveu Bressel, fils de Quirmarhoc (nepotem suum Bressel, fîlium Quirmarhoc). La charte de cette vente fut passée à Plouasne en présence de plusieurs garants et té moins nommés au degré qui suit.



III. Even, seigneur de Saint-Pern, né vers l'an 1075, fut présent en 1096 à la vente faite par Guillaume Grannast, son grand-oncle, à Garnier et Hingant, moines de Saint-Pern, de la moitié, du moulin dont on vient de parler. Guillaume donna pour pleiges per fidem de cette vente Guillaume de Plouasne, du tief duquel le moulin relevait, Eudes, fils de Judicaël et Bili de Plouasne, et pour pleins garants Geoffroi de Dinan, son fils Olivier, Evenum filium Bressel et Maifinit, frère du moine Hingant. (Cartulaire de Saint-Nicolas d'Angers, Bec. de D. Housseau, t. Il, n. 596). Il existe dans les titres une lacune de doux générations depuis Even. Sa postérité se divisa en deux branches. L'aînée conserva la terre de Saint-Pern, à 7 lieues et 1/2 au nord-ouest de Rennes.

La branche puînée eut en partage la terre de Ligouyer, située dans la paroisse de Saint-Pern. A ces deux bran ches appartenaient quelques sujets isolés que nous allons citer. Guillaume de Saint-Pern, moine de l'abbaye du Mont-Saint-Michel, fut présent, en 1158, à une do nation faite à ce monastère par Hugues, archevêque de Dol (D, Morice, Preuves pour servir à l'Histoire de Bretagne, t. I, fol. 774). Juhel de Mayenne, seigneur de Dinan, avait fait construire un étang sur des terres appartenant aux moines du prieuré de Saint-Magloire de Lehon. Les réparations qu'il fit faire à cet étang ayant causé des dommages aux religieux, pour les indemniser, il leur donna le tiers de la dîme du blé dans toute la paroisse de Saint-Magloire, dîme qui lui provenait d un échange fait avec Alain d'Anjou et Evan de Plouasne, et s'obligea pour lui et ses successeurs , à ne jamais construire de maisons sur les bords de cet étang.

Cet accord, d'environ 1210, fut confirmé par Gervaise, dame de Dinan, épouse de Juhel de Mayenne, en présence de Jarnigon de Mauny, sénéchal de Dinan, Raoul, son fils, Guillaume Morvan, Silvestre le Jeune. Pierre et Roland de Saint-Pern, frères, Olivier du Colombier, Gautier de Mauny, Olivier de Bellac, Eudes d'Evran. (Titres du prieuré de Lehon, cartulaire de l'abbaye de Marmoutier, t. III, p. 192). Vers 1218, du temps de Thibaud, prieur de Saint-Jacques de Becherel, à la suite du don fait à ce prieuré par Roland de Dinan, du 8e qui lui appartenait en la dîme de Plouasne, il y eut un accord fait entre les moines et tes possesseurs des sept au tres huitièmes, savoir Roland, vicomte de Poudouvre, Raoul d'Espinay, Thomas de Bellac, Olivier d'Espinay, Raoul de l'isle, Hamon, fils de Henri et Robert de Broon, lesquels abandonnèrent aux moines tout ce qui leur appartenait en la dîme de Trogor. Cet accord fut passé en la cour et sous le sceau de Juhel de Mayenne, seigneur de Dinan , en présence de Jarnigon de Mauny, -sénéchal, Gautier de Mauny, Raoul d'Espinay, Thomas de Bellac, Hervé de Longaulnay, Hamon Blanchard, Lucas de la Porte, Raoul le Ferron, Jean de Saint-Pern, Guillaume de Maurans, etc. (Titres du prieuré de Bé- cherel; cartulaire de Fablaye de Marmoutier, t. III, p. 342). Roland de Saint-Pern intervint dans une enquête faite en 1235 pour l'évêque de Dol, l'abbé de la Vieuville et Pean de Dol, au sujet des exactions et dommages que leur avaient causés les chevaliers et gens de guerre du comte Pierre Mauclerc (Preuves de l'histoire de Bretagne, par D. Morice, t. I, col. 889). L'écu d'Hervé de Saint-Pern figure aux salles des croisades du musée de Versailles. Il avait fait partie de la première expédition du roi saint Louis à la Terre-Sainte en 1248. Voici l'acte de fret que lui et trois autres écuyers bretons, Macé de Kerouartz, Guillaume de la Fontaine et Eudon Janvier contractèrent avec un marinier de Nantes pour leur passage de Limisso en Chypre à Damiette. « Universis presentes litteras inspecturis, notum sit quod nos, Herveus de Sancto Paterno, Maceus de Kairhoart, Guillelmus de Fonte et Eudo Janver, armigeri, ad communem custum transfretacionis associati, de prudencia Hervei, marinarii, Nannetensis civis, plene confidentes, dicto Herveo, plenam et omni modum potestatem damas tractandi, ordinandi et conveniendi, pro nobis et nostro nomine cum quibuscumque navium dominis seu parcionariis, super pretio passagii nostri ad Damyetam, promittentes nos ratum habituros et completuros quicquid per dictum procuratorem nostrum circa hoc actum fuerit et conventum. Datum apud Nymossium sub sigillo mei Hervei supradicti, anno Domini M° CO° XLIX°, mense aprilis. (Original en parchemin, aux archives de la famille).

La filiation de la branche de Saint-Pern-Ligouyer se suit sans interruption depuis Philippe de Saint Pern, chevalier, seigneur de Ligouyer, vivant en 1234. Dans le siècle suivant on trouve quelques sujets isolés qui appartiennent à cette branche, celle des seigneurs de Saint-Pern, aînée, étant alors éteinte. Guyon de Saint-Pern servit sous Olivier de Mauny, chevalier en l'armée du connétable du Guesclin, suivant les rôles de deux revues passées à Pontorson et à Caen , les 1er mai et 1er août 1371 (D. Morice, t. I, col. 1649, 1655.). Le 26 avril 1379, dans le temps que le roi Char les V envoyait une armée pour exécuter l'arrêt de confiscation de la Bretagne sur le duc Jean V, il y eut un traité fait entre les chevaliers, les nobles et les bourgeois de Rennes, qui tous jurèrent de vivre et de mourir pour la garde et défense de la ville et du château, et de ne les remettre qu'au légitime héritier du duché de Bretagne. Jean et Bertrand de Saint-Pern, écuyers, prirent part à ce traité de con fédération. (Archives du château du Fresne, près Baugé. Trésor de D. Villevieille).

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 08:07
 
Michel
 
A ginning deoc'h he gwellañ hetoù evit ar blezad nevez
 
Ra ziwano gant pep deiz nevez un tammig barzhoniezh hag ur yoc'h a entan evit ma teuy da vat kement tra a vo boulchet ganeoc'h
 
.....bloavezh mat d'an holl.
 
    VOEUX 2013
 
Michel
 
Vous présente ses meilleurs voeux à l'occasion de la nouvelle année
 
Qu'à chaque aube nouvelle, naissent deux brins de poésie et beaucoup d'enthousiasme pour la réussite de tout ce que vous entreprendrez
 
.......bonne année à tous.
 
 
Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 13:16

 

 

La lèpre prit ici en Bretagne dès le Xème siècle une certaine importance au point que l'Eglise bien avant les autorités civiles, commença dès le siècle suivant à limiter la liberté des lépreux. Le premier but, non avoué, de la mise à l'écart des lépreux, ceux ci devaient être retirés de la vue du public car les individus ainsi atteints pouvaient suciter un spectacle souvent pénible. Cependant selon leur statut, certains lépreux échappaient à la réclusion.  La lèpre pouvait entrainer des mutilations des extrémités, dès lors toutes les artérites ont pu passer pour lépreuses lorsqu'elles se manifestaient la perte des phalanges ou d'orteils. Les mutilations de la face frappent toujours les foules d'effroi. Les malades perdaient la sensation de contact et la perception de la chaleur ou du froid. A partir du XVème siècle la lèpre va peu à peu décliner en Bretagne mais perdurer cependant au cours des XVIème & XVIIème siècle. L'un des derniers lépreux est évoqué en 1716 en la paroisse de Planguenoual, cordier de profession il fut d'abord inhumé en présence des notables puis fut ensuite exhumé de nuit et porté au cimetière des caqueux; il fallu l'intervention de la force publique afin qu'il soit réintégré dans l'église avec sentence de la cour de Saint Brieuc.  M. Trévien et J.-C. Sournia de conclure que la population a peut être fini par s'immuniser, car on ne peut guère invoquer un changement de vie et d'hygiène dans la société. En ville, les évêques eurent pour mission de s'assurer logement, vivres et vêtements aux lépreux que la maladie réduisait à la détresse. L'aveu de l'évêque de Saint Brieuc fournit un renseignement fort intéressant sur ceux qui sont aussi désignés les caqueux. En effet ce nom "caqueux" désignait en Bretagne les lépreux et après disparition de la lèpre, le terme désigna les descendants des lépreux, ceux qui continuaient d'habiter les anciennes léproseries ou maladreries. "Déclare le seigneur evesque avoir un droit de taille personnelle sur certaines familles de gens appelez les caquins, lesquels sont reputez serfs de l'église, et demeurent en terrains lieux appelés caquinneries, qui sont terres amorties, qu'il tiennent sous ledit seigneur evesque, sans les pouvoir aliéner ny transporter, sinon à gens de leur race, comme aussi se pouvoient autrefois acquérir entre terre en droit de seigneurie. Et ne doivent aucun fouage au Roy, et ne payent aucune rente ni devoirs audit seigneur evesque pour leurs dittes maisons nommées enquinneries; mais tous ensemble lui doivent payer une taille de 20 livres monnaye, dont ils doivent faire rolle par devant l'official dudit evesque; et à faute de payement y sont contraignables l'un et chacun desdits caquins, le premier pris, par les officiers dudit evesque, sauf son recours vers les autres. Lesquelles caquinneries sont aux lieux et paroisses cy après , en ce qui se trouve audit evesché de Saint Brieuc, sçavoir, aux paroisses de Saint Michel de Saint Bieuc, Plérin, Pléguien, Plouha, Pléhédel,Plélo, Tregommeur, Quintin, Plédran, Quessoy, Hénion, Loudéac, Plémieux, Trédaniel, le Gouray, Maroué, Ruca, Erquy, Pléneuf, Planguenoual, Hillion et Yfffiniac. Auxquels lieux et chacun lesdits nommés caquins ont cymetières séparez des autres paroissiens, et ont lieu à part pour se faire baptiser en chacune église." Les lépreux ne vivaient pas isolés mais regroupés, ces établissements où ils étaient regroupés étaient dûs à des nécessités de santé ou d'ordre public, ils ne seront pas des établissements de soins. Les premières léproseries se multiplièrent d'abord l'initiative de l'Eglise (évêques et monastères surtout sous les Templiers et les Hospitaliers), dans les villes ou dans l'un de leurs faubourgs; puis des seigneurs *. La situation juridicte des lépreux se précise : fondations pieuses, dons et legs assurent leur subsistance. Ces collectivités étant pauvres, les "caqueux" furent autorisés à travailler. Les ducs et les évêques leur permirent de cultiver la terre, soit pour eux même, soit pour autrui. Ils exerçaient certains  métiers : bourreau, tonnelier, cordier.  Voici un acte du duc Jean III au sujet des lépreux : "Parce qu'on a sceu que aucuns meseaulx s'entremettent en lusieurs contrees de ce duche à user de fait de metier, aucuns de fait de marchandise, quelle chose n'est pas concevable, pour ce que c'est maladie contagieuse, a esté fait défense que doresnavant, pour les périls et dangers qui pourraient ensuir, les dits meseaulx ne se avancent de fait de metier ne de marchandise, et qu"on ne les souffre ne soutienne aucunement, et que les juges dessus les lieux les facent separer d'avesques les autres".

Toutefois dans certains évêchés, certains lépreux ne pouvaient pas se marier ou les époux ne pouvaient pas cohabiter voir élever leurs enfants, si ceux ci étaient sains. A la campagne, les maisons des caquots étaient sans doute pour la plupart construites en torchis, sauf exception pour celle de Saint Juvat. Elles n'avaient rien de caractéristique sur le plan architecturale, elles étaient parfois peintes en rouge. Par con tre les chapelles de ces hameaux de lépreux étaient bien souvent bâties en pierre, certaines ont été modernisées aux XVIIème & XVIIIème siècles (telle celle de Broons), et bon nombre subistent encore. Il faut cependant remarquer que ces chapelles vouées le plus souvent à sainte Madelaine on disparu au cours du XIXème siècle, soitparce qu'elles menaçaient ruine et ne méritaient plus d'être réparées, soit peut être parce que ce reliquat d'un bien d'Eglise acquis sous la Révolution prenait pour les descendants de l'acheteur une valeur infâmante qu'il valait mieux faire disparaître. A la disparition de la lèpre, le sens initial de Maladrerie n'ayant plus été compris, parfois ces lieux sont devenus "Malabri". Dès le Xème ou XIème siècle, les autorités civiles ou religieuses ont insisté pour que les fidèles soient tous ensevelis dans le cimetière jouxtant l'église paroissiale, nulle part la multiplication des nécropoles n'a été favorisée, alors que les lépreux au contraire étaient exclus du cimetière commun. Un cimetière particulier devint le complément normal de la chapelle destinée aux lépreux, selon le souhait du concile du Latran. En 1475 un décret du duc François II défendait aux lépreux de paraître au dehors sans une pièce de drap rouge sur leur robe, il leur interdisait tout métier autre que cordier, tout commerce autre que celui de chanvreet de cordes; tout labourage autre que celui de leur jardin, avec défense d'en vendre les produits. Tois ans plus tard le texte fut appliqué moins rigoureusement dans l'évêché de Saint Malo puis bientôt dans les autres évêchés bretons.

 

 * En la paroisse de Sévignac, Guillaume du Margaro seigneur du Margaro à Rouillac et sa femme Plossette de Bréhant, fondèrent un hôpital dédié à Saint Armel, auquel fut associée une chapelle dédicacée à Sainte-Catherine

 

    SAM_2677

 

SAM_2678

 

       Ci dessus ancienne léproserie de la Maladrerie à Saint Juvat

 

 

Les établissements lépreux à travers notre contrée

(données fournies par M. Trévien  & J.-C. Sournia  : Essai d'inventaire des léproseries en Bretagne)

 

Broons  : chapelle de la Madelaine    

Caulnes : au nord de Caulnes un hameau porte le nom de la Maladrie
La Chèze : Ancienne église paroissiale "La Madelaine" démolie en 1806
Dinan : le prieuré de la Madelaine  fut fondé par Riwallon le Roux et son frère Geoffroy Ier de Dinan vers 1074. Lors de la fondation de cet établissement, on voir figurer entres autres dons : un pré où se faisaient les duels, à la tête du po,t, et un droit de douze deniers sur chaque navire chargé abordant soit à la rive des moines, soit à la rive du château. L'ordre de Marloutier régissait ce prieuré

Dolo : évoquation d'une léproserie en 1211 à travers les actes.

Erquy : village "les Hôpitaux"

Evran : lieu dit "Malabry" avec chapelle Sainte Madelaine
Le Gouray : mention d'un lépreux à travers les chartes de Boquen : Thomas Maloste, lépreux de la léproserie du Gouray
Henanbihen  : hameau de la Croix Héleuc, ancienne maladrerie, bénitier paroissial réservé aux ladres.
Hénon : Hameau de la Maladrerie, chapelle de la Madelaine
Lamballe : chapelle Saint Lazare (y mourut l'héritier du duché de Penthièvre , lui même atteint de la lèpre : Etienne  II en 1164; Constance de Bretagne, mère du jeune duc Arthur 1er mourut quand à elle lépreuse à Nantes)
Languenan : hameau de la Maladrerie
Lanvallay : prieuré de la Madelaine
Loscouët sur Meu : La Maison Rouge
Maroué :
à travers les actes
Mâtignon : Hameau de la Madelaine
Merdrignac : ancienne chapelle de la Madelaine détruite en 1840
Moncontour
: chapelle de la Madelaine
Plancoët  : chapelle de la Madelaine du Prieuré

Planguenoual : village de la Corderie
Pledran : hameau de la Maladrerie
Pleherel : les actes
Plénée Jugon : "Le Malabry", pont de Maladrie
Pléneuf : actes et le lieu dit Corderie
Plessala : la Maladrie
Pleudihen : la Maladrie
Pléven : la Maladrie
Plouasne : chapelle Sainte Madelaine
Ploubalay : actes et chapelle détruite au XVIIè
Pluduno : village de la Madelaine
Plumaugat : la Maladrie
La Poterie : chapelle dédiée à Saint Ladre
Quessoy : actes
Ruca : la Corderie
Saint Juvat : hameau de la Maladrerie

Saint Lormel : hameau de la Madelaine
Sévignac : Pont de la Maladrie, hôpital St Armel

Trébry : la Maladrerie
Trédaniel : actes, chapelle de la Madelaine
Trémorel : la Maladrerie
Yvignac : la Madelaine avec jadis chapelle

 

   

 

document Gallica : Saint Wandrille enseignant un lépreux, par Hans Burgkmair

 

Repost 0
Published by poudouvre
commenter cet article