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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 13:55

 

 

Alain IV Fergent

 

Lorsque Alain IV Fergent succéda à son père, il avait déjà beaucoup d'expérience en matière de capacité militaire, il avait fait ses preuves lors du siège de Dol en délivrant son père. Toutefois lors de son accession au trône, la guerre civile n'était pas encore achevée, la Bretagne traversait alors une situation économique dfficile. Alain IV Fergent était très attaché à la Cornouaille et à la noblesse originaire de cette contrée; il s'entoura de ces gentilhommes. Si dans un premier temps le Nantais échappait à son contrôle, par la suite il parviendra à y assoir sa suprêmacie et son frère Mathias conservera ce comté jusqu'à sa mort survenue en 1103, il en fut de même pour le Pays Rennais : Alain IV Fergent se présenta devant les portes de Rennes, malgré la résistance affichée du comte Geoffroy Grenonat défenseur du lieu, bientôt le pouvoir ducal s'affirma en cette cité et dans le pays alentour. Alain Fergent s'afficha bientôt avec de nouveaux fidèles :  Raoul de Fougères, Ranulf de Gaël et quelques hauts personnages, l'accompagnèrent cinq ans en Terre Sainte. En revanche, les descendants de Eudon de Penthièvre, présents à travers la Domnonée furent indifférents face aux sollicitations du duc breton et cette contrée échappa totatement à son contrôle.

       

    

 

Allié de Guillaume Le Conquérant, Alain Fergent en épousa la fille Constance, puis devenu veuf de celle ci *, il épousa Ermengarde d'Anjou. De cette seconde union naquirent trois enfants Conan, héritier du trône; Geoffroy le Roux mort à Jérusalem en 1116 et  Havoise mariée à Baudouin VII de Flandre. Alain Fergent abdiqua, et se retira en l'abbaye de Redon en 1112 et y mourut le 13 octobre 1119. Il fut du reste inhumé en ce monastère.

 

* Constance de Normandie mourut sans postérité le 13 août 1090 et fut enterrée à St Melaine de Rennes où on retrouva son tombeau sous la tour en 1672, Guillaume de Malmesbury dit qu'elle fut empoisonnée.

 

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 12:16

 

Hoël Ier

 

Avec Hoêl Ier, c'est l'accès au pouvoir des maisons de Nantes & de Cornouaille. A priori, ce nouveau duc disposait de quatre comtés : Cornouaille, Nantais, Vannetais et Rennais, cependant, entendant respecter la volonté de Conan II son prédecesseur et beau-frère, il accorda au demi-frère de ce dernier : Geoffroy Grenonat la ville de Rennes et les possessions ducales en ce comté.

 

   

 

Pourtant même si Eudon de Penthièvre demeurait une menace, la plupart des opposants au nouveau duc de Bretagne avaient assisté le duc de Normandie dans sa conquête de l'Angleterre et s'y étaient parfois établis. Tel fut le cas de Brient, l'un des fils d'Eudon de Penthièvre, mais aussi des membres des familles de Dinan, de Léon, de Porhoët, Fougère, Vitré, Château-Giron , Lohéac et de Gaêl. Les premières années du règne d'Hoël Ier furent cependant tranquilles, comme nous l'avons vu, il épousa Havoise de Rennes, fille d'Alain III et soeur du défunt duc Conan II. De leur union naquirent cinq enfants : Alain, qui succéda à son père sous le nom d'Alain IV Fergent, Mathias, titré comte de Nantes, Havoise, Adèle, qui fut abbesse de Saint Georges de Rennes, et Eudes. Devenu veuf, en 1072  Hoël Ier se rendit en pèlerinage à Rome, en Cornouaille plusieurs seigneurs en profitèrent pour se soulever, mais ils furent réprimés au retour du duc. Hoël Ier assista également au retour sur le sol breton d'un certain nombre de ses compatriotes qui avaient assisté Guillaume le Conquérant, mais très vite ceux ci étaient devenus opposants au conquérant. Précisément Hoël Ier fut aussi l'un des adversaires du dit Guillaume auquel il refusa  de rendre hommage, du reste, il s'en fut en 1075 à la tête de ses troupes reprendre la ville de Dol alors tombée aux mains des Normands. Durant quarante jours, la ville défendue par Alain Fergent fut assiégée par Guillaume le Conquérant, mais le roi de France Philippe Ier vint au secours des Bretons et le Normand lâcha l'affaire.  Hoël Ier mourut le 13 avril 1084.  

    

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 19:29

 

Conan II

        

Conan II n'a que quelques mois à la mort de son père. C'est sa mère Berthe de Blois qui assura la tutelle de l'enfant, mais très vite Eudon de Penthièvre, oncle malveillant  s'empara de cette charge qu'il exerça durant sept ans, et ce malgré de vives contestations. Il disposait d'une précieuse aide de la part d'allié tel Josselin de Dinan.  Eudon de Penthièvre mit tout en oeuvre afin d'empêcher Guillaume Le Bastard -futur Guillaume Le Conquérant, d'accéder au pouvoir en Nomandie, et apporta son soutient au barons révoltés du duché voisin, mais l'aide précieuse du roi de France permit à ce dernier d'affirmer son ascention politique, et de songer un jour partir à la conquête de la couronne d'Angleterre....L'affluence de Eudon de Penthièvre en fut affaiblie, d'autant qu'une coalition apporta son soutient à Conan II. L'enfant âgé de sept ans commença à exercer son pouvoir. Pourtant très vite en 1057, le jeune duc se retrouva face à une révolte de l'aristocratie, le duc de Penthièvre y fut certainement pour quelque chose, car à travers ce vaste apanage sur lequel il régnait, les principaux châtelains du comté de Rennes se tournèrent vers lui, y compris le comte de Cornouaillle : Alain Canhiart. Ce dernier était marié à Judith, la soeur de Budic, et à la mort de son neveu Mathias, Canhiart revendiquait le Nantais pour son fils Hoël. Grâce à l'alliance qu'il avait conclu avec le puissant duc de Penthièvre, ce fut chose faite en 1054, les troupes coalisées enlèvèrent le Nantais au jeune Conan II.  Cette guerre prit fin cinq ans plus tard, le pouvoir ducal gagna la partie et  Eudon de Penthièvre fut semble-t-il emprisonné. Mais un autre litige eut lieu :  le soulèvement de Riwalon, frère de l'évêque Junguenée de Dol, possesseur des châteaux de Dol et Combourg. Conan s'en fut assiéger rapidement la motte  fortifiée de Dol,  mais le châtelain insurgé bénéficiait de l'aide précieuse du duc de Normandie; la tâpisserie de Bayeux relate ces faits.

 

   

 

Détail de cette tâpisserie : Conan offrant les clefs de la ville de Dinan aux chevaliers Normands 

 

Les défenses de Rennes et de Dinan tombées aux mains des Normands, tout semblait perdu pour Conan II, cependant Riwallon de Dol fit volte face, et chercha bientôt à éloigner son encombrant allié Normand. La situation s'améliora pour Conan II, et l'échec du Normand éveilla chez le jeune duc une ambition. Avec l'aide des vassaux des comtés de Rennes, de Vannes et du Léon, Conan II chassa Riwallon du duché et s'empara des places fortes de ce dernier, c'est vers cette période que Conan II se serait réconcilier avec Hoël de Cornouaille devenu son beau frère. Il tenta aussi de renforcer la défense de son duché en bordure de l'Anjou. Mais le 11 décembre 1066 devant château Gontier, il mourut subitement, dans d'horribles convulsions occasionnées, dit-on, par le poison dont on avait imprégné ses gants et son cornet, empoisonné semble -t-il sur ordre de Guillaume Le Conquérant, d'autres sources accusent Eudon de Penthièvre. Conan II fut inhumé dans l'abbatiale Abbaye Saint-Melaine de Rennes. N'ayant pas contracté alliance, Conan II laissa le pouvoir à sa soeur Havoise mariée au comte Hoël de Cornouaille  

 

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 14:43

 

 

Alain III

 

Lorsque le duc Geoffroy Ier trépassa, son héritier Alain, n'était âgé que de onze ans. C'est donc sa mère Havoise de Normandie qui en fut la tutrice. La Bretagne traversa plusieurs crises au cours de cette période : d'abord une révolte paysanne éclata : des châteaux furent incendiés, des gentilhommes furent assassinés, mais entouré de la noblesse, le jeune duc parvint à rétablir l'ordre. Puis devenu majeur le duc Alain III s'en fut assiéger le château de Lude en Anjou, ensuite il fut confonté à une révolte des nobles conduite par un certain Judicäel, fils de Cham de Gaël. Il épousa une jeune fille de treize ans :  Berthe de Blois, pousuivant les relations harmonieuses avec la maison de Blois. Cette dernière allait lui donner deux enfants : Conan II et Havoise.  Tout semblait sourire au jeune duc, cependant il commit une grave erreur en refusant de prêter hommage au duc de Normandie, qui en guerrier averti vint menacer le duché de Bretagne et à cet effet aménagea un site défensif à l'origine de la ville de Pontorson. 

  

 

Havoise de Normandie et ses deux fils Alain & Eudon

 

L'unité au sein de la famille ducale permit à Alain III de régner sur une grande partie de la Bretagne, seule la partie occidentale, ancien territoire occupé à l'époque antique par les Osimes échappait à son sceptre. En revanche, le jeune Budic comte de Nantes se rapprocha d'Alain III, il est vrai que le puissant duc d'Anjou menaçait la partie sud de son comté. S'agissant du puisné de la famille ducale : Eudon, celui ci reçut un vaste apanage : le Penthièvre. Duché comprenant quatre évêchés : Tréguier, Saint Brieuc, Alet et Dol.  Terrible erreur qui causera la division de la dynastie lors des années qui suivront et sera en partie responsable de l'affaiblissement de la Maison de Rennes au profil de celle de Cornouaille. On peut penser que Alain III apprit avec soulagement la mort de son rival Robert le Magnifique lors du retour d'un pèlerinage. Prétextant la protection des droits du jeune duc Guillaume, Alain III intervint, mais lui même mourut au cours de cette campagne à Virmoutiers le premier octobre 1040, victime d'un empoisonnement. Il fut inhumé en l'abbatiale de la Trinité à Fécamp auprès des premiers souverains Normands

 

Le nom d'Alain III est associé au rétablissement de l'abbaye de Saint Meen par Alain III duc de Bretagne, et Eudon son frère -Acte de 1003, acte dans lequel sont mentionnées les paroisses de Trémorel, de Quédillac et du Crouais (voir la période féodale, page n°9.

 

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 12:02

 

Geoffroy Ier

 

 

Mariage du duc Geoffroy et de Havoise de Normandie

 

Geoffroy Ier de Bretagne parvint à conserver le Rennais, le Vannetais et la majeure partie de la Domnonée, en revanche le Nantais lui échappa, car passé sous le jour du duc d'Anjou. Dès lors il eut recours à nouer des relations étroites avec le duc de Normandie Richard II, dont il épousa la soeur Havoise qui lui donna deux fils : Alain & Eudon et une fille : Adèle, abbesse de Saint Georges de Rennes. Il contraignit aussi le comte de Nantes Judicaël -petit fils d'Alain Barbetorte, à prendre ses distances avec Foulques Nerra. Judicaël comte de Nantes fut assassiné en 1005. Cependant, les habitants de ce comté refusèrent de reconnaître comme chef Geoffroy et lui préférèrent Budic, héritier de Judicaël. Dès lors le nouveau chef de Bretagne, tenta avec la complicté de l'évêque de la cité de Nantes de s'emparer du jeune Budic, mais les habitants demandèrent aide au duc d'Anjou et la machination fut ainsi déjouée. Le duc Geffroy qui n'avait pu envahir par la force ni par la trahison les états de son voisin, abandonna tout à coup ce dessein, pour faire un pèlerinage à Rome. Il donna l'administration de ses états, pendant son absence, à la duchesse sa femme, et à l'évêque de Vannes, son frère; mais ce fut à son beau-frère, le duc de Normandie, qu'il confia la garde de ses enfants. Mais ce voyage à Rome allait s'avérer fatal. Ainsi traversant à son retour un petit village, et tenant sur le poing un oiseau de proie, qui était alors la marque distinctive des grands, l'oiseau étrangla la poule d'une pauvre femme, qui, dans un premier mouvement de colère, lança une pierre à la tête du prince; le coup se trouva mortel. Après un règne de seize ans, Geoffroy laissait à un héritier prénommé Alain, alors en bas -âge, les comtés de Rennes et de Vannes, et une partie de la Domnonée.... 

 

   

 

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 06:32

 

 

Conan Ier Le Tort

 

Affaibli par l'âge, Juhel Bérenger, comte de Rennes s'était laissé réduire à l'état de vassalité par l'archevêque de Dol Wicohen, qui se proclammait partout évêque de Bretagne. Il affirmait sa suprêmacie sur l'ensemble de la Domnonée, sauf aux environs de Rennes. Conan Ier Le Tort fils du comte de Rennes parvint à battre les troupes favorables à Wicohen, lui laissant cependant un vaste fief compris entre Arguenon et Couesnon. Il rendit ainsi à son père Juhel Berenger l'indépendance pour la fin de ses jours. Profitant de la mort de Hoël, le jeune comte Conan Ier lança vers 990 une expédition dans le pays nantais qu'il pilla, puis  s'empara de Nantes et y consolida sa présence en y aménageant la construction d'une forteresse : le château de Bouffay. Il parvint à réunir entre ses mains l'autorité souveraine en Bretagne; disposant comme domaines propres  la moitié de la péninsule : les comtés de Rennes, de Nantes, et de Vannes. Conan Ier épousa Ermengarde d'Anjou, fille du duc Geoffroy Grisegonelle, et de cette alliance naquirent au moins trois enfants : Geoffroy, héritier du trône, Judith mariée au duc de Normandie Richard II, Juthaël dont le fils Guéthenoc fut le possesseur du Poutrocoët alias Porhoët, et Judicaël qui fut évêque de Vannes de 1008 à 1037. Afin de consolider sa présence à Nantes, le comte de Rennes devenu duc de Bretagne noua alliance avec le comte de Blois, l'un des adversaires de  ce nouveau duc d'Anjou Foulques Nerra, propre beau-frère de Conan. Conan aurait conçu le projet de reconstituer la Bretagne de Salomon, et il mena une expédition en Anjou en 991, profitant de l'absence de Foulques Nerra il fit attaquer Angers par ses fils, mais le projet échoua. Les deux ennemis se réconcilièrent provisoirement sur intervention des évêques, mais les hostilités reprirent bientôt  L'angevin étant pris en tenailles entre le comte Eudes Ier de Blois et celui de Rennes, réagit vivement, il vint assiéger et parvint à s'emparer de la ville de Nantes, mais la défense du Bouffay -probablement un site castral, resta aux mains des Bretons. Une bataille s'engagea entre les deux hommes sur la lande de Coquereuil, c'était le 27 juin 992. Les Bretons avaient creusé devant leurs lignes un fossé large et profond et l'avaient recouvert de claies d'osier et de paquets de fougères; la première division tomba dans le fossé, mais la deuxième tourna bride; les Bretons la poursuivirent, et, dans la poursuite, Conan se trouva séparé de sa troupe. Fatigué de la lutte, il s'arrêta avec deux écuyers seulement à l'ombre d'un bosquet, il se dépouilla de son armure et de son casque, et à ce moment une troupe de fuyards ennemis le rencontra et le mit à mort.

 

    

 

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 13:16

 

Alain Barbetorte

 

Alain Barbetorte, naquit vers 910, de l'union de la fille du roi Alain Le Grand et du comte de Poher Matuedoi. Ce dernier et un certain Gurmhaillon parvinrent dans un premier temps à se maintenir à la tête des comtés de Poher et de Cornouaille, mais devant la menace scandinave qui se profilait à l'horizon, Matuedoi accompagné de son fils se réfugia à la Cour du roi Athelstan chez les Angles, Outre Manche. En réalité, ainsi que nous l'avons vu, au sujet des invasions scandinaves, abordé sur ce site, une coalition permit au peuple breton de retrouver sa "suprêmacie", et en 937  Alain Barbetorte désigné aussi al louarn -le renard , s'empara du "pouvoir" en cette Bretagne très affaiblie. Toutefois, il régnait tout au plus sur la Cornouaille,  le Poher, et le Pays Nantais qui incluait alors les pays d'Herbauge, de Tiffauges et des Mauges, autrement dit une bonne partie du Poitou, selon André Chédeville et Noêl-Yves Tonnerre.    

 

barbetorte

 

Collection musée Dobrée à Nantes

 

Cependant, il serait erroné de penser que la présence d'Alain Barbetorte à la tête de la Bretagne mit fin aux menaces normandes, en effet, deux ans après son accession au trône, de nouveau des hordes scandinaves ravagèrent le pays de Dol. Ici, cette situation fut à l'origine de l'affaiblissement condidérable du pouvoir central, en effet, les autres menaces pour le nouveau souverain étaient d'une part l'émergence du comté de Rennes, et d'autre part l'apparition des premiers Capétiens... Sous le règne d'Alain Barbetorte l’Église séculière de Bretagne fut réorganisée. Le nombre de propriétaires d'édifices religieux n'échappait pas ici à la règle en cours, pourtant ce n'est que durant la première moitié du XIIème siècle que l’Église  parviendra à acquérir la quasi totalité de ces églises rurales. Durant la première partie de son règne, Barbetorte fut allié au  puissant duc de Maine avant de se rallier à Guillaume Tête d'Etoupes alors comte de Poitou. D'une concubine prénommée Judith naquirent Hoël & Guérec, Barbetorte épousa d'abord Roscille d'Anjou, de laquelle union naquit un héritier : Drogon; veuf il convola alors en mariage avec  Gerberge de Blois, mais cette première union fut sans postérité. Pareille alliance permettait à ce souverain faible de s'allier à la haute aristocratie, renforçant ainsi sa position. Il n'eut guère loisir d'assister à cette ambitieuse alliance, et disparu en 952 en son château de la Tour-Neuve. Ce chateau semble résulter du réaménagement d'un ancien site défensif romain. Il était situé près de l'église Sainte Croix de Nantes, les successeurs de Barbetorte y résidaient encore à la fin de l'an mil.   Alain Barbetorte fut inhumé dans l'église Notre-Dame de Nantes qu'il avait fondée quelques années plus tôt. L'église de Notre Dame, n'était, dans le principe, qu'une chapelle, qui fut ruinée par les Normands. Le Nantais fut alors partagé pour partie entre Foulques Le Bon, marié à la veuve de Barbetorte et Thibault le Tricheur, comte de Blois, cependant celui ci confia l'administration de cette moitié du Nantais pour partie au comte de Rennes Juhel Bérenger et pour autre partie à l'archevêque de Dol Wicohen. Trop jeune pour gouverner, le jeune héritier Drogon fut alors confié au tutorat de son oncle le comte de Blois, mais peu après la mort de son père, il fut étouffé sur ordre de son beau-père Foulques le Bon, duc d'Anjou. Dès lors les deux fils batards de Alain Barbetorte se succédèrent à la tête du comté de Nantes avec le soutien du puissant duc d'Anjou. C'est d'abord Hoël, premier du nom qui avec le soutient du peuple récolta cette couronne comtale, mais les conflits avec le comté de Rennes lui furent fatales,  il fut assassiné en 970 laissant deux fils prénommés Judicaël & Hoël. Son frère Guérec avait été d'abord sacré évêque de Nantes sous l'égide de  son frère Hoël,  jusqu'à ce qu'il succéda à ce frère assassiné, devenant alors comte de Nantes. Lui aussi devait périr en 987, empoisonné, laissant un héritier prénommé Alain disparu trois ans plus tard.  Ainsi, aucun des petits enfants de Alain Barbetorte ne parviendra à s'emparer de la couronne ducale de Bretagne. Trente ans de lutte entre les maisons comtales de Rennes et de Nantes verront l'émergence de Conan Ier Le Tort triompher de ses adversaires Nantais. 

 

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 13:49

 

 

Rabuan de la Hamonnaye, seigneur de la Croix Rabuan en la paroisse de Mérillac; du Pont, paroisse de Landéhen; de La Brière, paroisse de Saint Launeuc, de la Chèze: du Rocher et des Roudais (la Rallais), paroisse de Lanrelas;  paroisse de Gaël; de la Hamonnaye, proisse de Saint Ouen La Chapelle; de la Moissonnière, paroisse d'Irodouer; du Coudray, paroisse de Telensac

 

Armes "D'argent à trois rocs d'échiquier de gueules, celui de la pointe soutenu d'un chevron renversé et alésé du même, à la bordure du sinople". L'écu timbré d'un casque tare de profil, orné de lambrequains.

 

SAM_2755 

 

Noble famille, originaire de Bretagne, qui est connue depuis le commencement du quinzième siècle. Noble homme Jehan Rabuan rendit aveu, le 7 septemnbre 1420, à noble homme Guillaume de Broon, de la terre noble de la Croix Rabuan, située en la paroisse de Mérillac, évêché de Saint Brieuc, suivant la constitution du duc Pierre, du 27 mai 1401. Des rentes féodales y sont relatées, ainsi que dans les partages de 1470 et 1471. Cette terre est restée en la possession de la famille, jusqu'en 1707.

 

Jehan Rabuan et son fils autre Jehan ont rempli les fonctions de passe pendant presuqe toute la durée du quinzième siècle, ainsi qu'il résulte d'un partage fait en 1471 avec les Chevré du Bous Couëllan. Quelques uns des fifes ci dessus étaient en gages.

 

Pierre Rabuan, seigneur du Pont, vivait en 1513, suivant l'acte de cette époque, il possédait outre la terre noble du Pont, celles de la Brière et du Rocher, avec le fief du Rocher, partie de la Croix Rabuant, et le fief de Guilérien, avec dîme et juridiction, banc, feu, etc.

 

Julien Rabuan,seigneur du Rocher, mourut en 1630. Il avait épousé Guyonne de Besco, et Périne Pioger.

 

Jehan Rabuan, seigneur de la Brière, est mentionné dans un aveu rendu en 1583, par les seigneurs de Broon-dit-Neuf, au vicomte de Rohan, comme possédant noblement la terre de la croix Rabuan, avec rentes sur cens, etc. En 1597, il fut fait entre les enfants dudit Jehan un partage noble, où furent employés comme priseurs nobles, Jacques de Bréhan et Olivier Chevré.

 

Le 17 mars 1640, eut lieu un autre partage nobl de la terre de la Hammonaye, où  furent employés comme priseurs nobles, Jean de Langan, Jacques de la Fretaye et Louis de Langourla.

 

Jean Rabuan, 1er du nom, seigneur de la Brière, épousa vers 1552, N. Berard, de la maison des Gravelles, dont il eut :


1° Jean Rabuan, marié vers 1600, à Renée Ferron du Chesne, aïeul de Vincent Rabuan, seigneur de la Chèze, qui se présenta lors de la Réformation de 1669, dans le ressort de Ploërmel, et fut débouté, parce qu'il mourut avant d'avoir pu produire; les tuteurs de ses enfants négligèrent de régulariser la situation;


2° Gilles Rabuan, marié vers 1583 à Marguerite L'Evesque, de la maison de la Guermelais, auteur des seigneurs de la Hamonnaye, de la Moissonnière et du Coudray.

 

La branche de la Croix Rabuan s'est fondue vers 1578, dans la maison de Chevré du Bois-Couëllan.


Jacques-Julien Rabuan de la Hamonaye, avocat au parlement de Bretagne, bâtonnioer de l'ordre, né le 27 novembre 1727, fut marié le 18 juin 1759 à Mathurine Marie Riaheu de Lanjoufraye, dont il eut un fils qui suit :

 

Jean Baptiste Julien Rabuan de la Hamonnaye, ancien avocat au parlement, né le 28 août 1760, marié le 4 août 1789 à Anne Marie des Rieux de la Villoubert, qui reçut des lettres récognitives de noblesse du roi Louis XVIII en date du 27 février 1819

 

Son fils Hippolyte Yves Rabuan de la Hamonnaye, né le 15 mars 1804 a épousé le  juin 1841, mademoiselle Céline Josèphine Françoise  Pélagie Baston de Bonnefontaine, fille de Joseph Jean Pierre Baston de Bonnefontaine, ancien capitaine d'artillerie, chevalier de Saint Louis et de la Légion d'Honneur (Armes portées sur l'Armorial général de 1696 : D'or au chevron de gueules, accompagné en chef de deux trèfles de sinople, et en pointe a une quinte-feuille de même.


De ce mariage sont issus :


1° Albert Yves Rabuan de la Hamonnaye


2° Marie Anne Rabuan de la Hamonnaye

 

Paul Rabuan du Coudray -portrait ci dessous, représentant du peuple à la Constituante de 1848, pour le département d'Ille et Vilaine, conseiller à la Cour Impériale de Rennes, a épousé le 26 novembre 1844, Thérèse Marguerite Anne Bellier du Verger


    rabuan


Paul Rabuan

(1813-1884)  

 

de ce mariage est né :


Paul Henri Rabuan du Coudray.

 

Alliances : Chevré du Bois Couëllan, Rian de Penhouet, Gautron de Boismorin , de Langan, de Couësbicor, Ferron du Chesne, du Bouay du Bois Robert, Pioger, de Besquo, Riou des Gravelles, de la Haye Cojalu, Le Prévost de la Noé Sauvager, du Rocher de Chateauletard, Levesque, Riaheu de Lanjoufraye, des Rieux de Villoubert, Baston de Bonnefontaine, Bellier du Verger, etc,

 

Preuves : Registres d'hommages aux Archives impériales; -titres et papiers de familles; -les Armoriaux de Bretagne par MM de Laubrière, Guérin de la Grasserie, Potier de Courcy, et l'AArmorial général de France de MM d'Auriac et Acquier.

 

Le Nobiliaire Universel; Ou, Recueil Général des Généalogies historiques et veridiques des maisons nobles de l'Europe par Ludovic De Magny-publié en 1836.

 

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 13:46

 

 

Les forges de Vaubanc situées en Plémet connurent durant un peu plus de cent ans un certain essort, mais la guerre contre la Prusse en 1870 et la défaite des troupes françaises eut un effet néfaste sur cette production, ces forges ne se relèvèrent pas. C'est la puissante famille de Saint Pern, aussi présente en la paroisse de Saint Launeuc, où elle lança l'exploitation des forges de la Hardouinaye, qui fut à l'origine de l'émergence de celles de Vaublanc en 1750. Le site des Salles fut quand à lui exploité dès le début du XVIIème siècle par le sidérurgiste Geoffroy Finement d’Angicourt, mais c'est le duc de Rohan Chabot qui en aménagea la forge vers la moitié du XVIIIème siècle, idem pour celle de Lannouée, quelques années plus tard, en 1762 . Les forges de Vaublanc, comprenaient un haut fourneau, un marteau pilon, une chaufferie, deux affineries et une fonderie. L 'usine était placée près du canal de Nantes à Brest, à dix lieues seulement du littoral,et s'alimentait en combustible en Angleterre. Jusqu'aux environs de 1850, les briques réfractaires provenaient de la même source; mais leur prix s'étant élevé, les propriétaires de la forge furent conduits à faire dans le voisinage des travaux de recherche, en vue de s'assurer si l'on ne pouvait y trouver une terre propre à cette fabication. Ce fut chose faite après qu'un gisement d'argile y fut trouvé en 1862.  Le mouvement qui s'opèrait sur le versant de l'Oust représentait 4.000 tonnes environ :  les produits et approvisionnements des forges de Lannouée, situées sur la rivière de l'Oust, entraient pour les trois quarts environ dans ce tonnage. Ces forges recevaient leurs minerais en partie de Redon et Malestroit, ainsi que leur charbon et cokes. Les deux branches du canal qui descendent sur le Blavet ne reçoivaient pas d'autres bateaux que ceux qui desservaient les forges de Vaublanc du côté de l'Oust, et celles des Salles du côté opposé...En 1850 : 105,000 tonnes remontaient de Hennebont au forges de Vaublanc, alors que de Hennebont aux forges des Salles la quantité était estimée à 17,000 tonnes.   La famille Kériscouët se retrouva après la Révolution  à la tête des forges de Vaublanc;  Ernest Louis Marie Carré Keriscouët, député né à Lamballe le 24 août 1832, était issu de cette famille qui possédait depuis trois générations les forges. Toutefois, au début du XIXe siècle,  l'exploitation du minerai de fer n'atteignait pas en Bretagne celle de Normandie, les forges de Bretagne étaient très dispersées. On sait que quelques carrières furent exploitées dans notre contrée et le minerai obtenu dirigé vers les forges de Vaublanc, telle était le cas de celle du Tertre près des Champs Queneux en Sévignac, une autre partie provenait du sous sol de Rouillac : la Cave près de Kermelin. Quelques bâtisses en torchis sont rougeâtres, coloris dû à la présence de fer. Les lieux dits Les Minières, la Ville es Miniers,  les Forges, Noë Mouine près de la Ville Rouault sont autant de témoignages d’un temps où des mines furent exploitées à Rouillac. 

 

La_Noe_Mouine

 

déchets de minerai à la Noë Mouine en Rouillac

 

Mais pareils minerais n'étaient pas choses rares dans notre péninsule, le fer y abondait : Saint Launeuc, Langourla.

 

     forges de Vaublanc

 

Les forges de Vaublanc

     

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 14:57

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Published by poudouvre
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