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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 17:09

 

 

Gaston Vasseur écrivait au sujet de la Mer des Faluns :  Si la Bretagne offre un puissant intérêt au point de vue de la connaissance des terrains primaires, il faut avouer que les géologues, absorbés par l'étude de ces formations anciennes, ont singulièrement négligé l'examen des lambeaux tertiaires qui se montrent dans la partie orientale de cette province. Ces gisements, il est vrai, sont très disséminés et ne présentent qu'une importance secondaire, si on les compare aux dépôts du même âge que l'on observe dans les bassins de Paris et de la Gironde.   Les sablons calcaires du Quiou, dernier résidu de la mer falunienne, occupent sur une ligne à peu près horizontale un évasement de la vallée de la Rance, à l'endroit où cette rivière va se joindre à celle moins importante du Linon. Les communes du Quiou de Saint André des Eaux, de Saint Juvat et de Tréfumel en ont des parties plus ou moins étendues sur leurs territoires; on poursuivait peut être le prolongement des dépôts jusque sous la commune d'Evran.

 

Alexandre Chévremont. Les Mouvements du sol sur les côtes occidentales de la France et particulièrement dans le golfe normanno-breton.

 

  1 

     

   En bleu : emplacement présumé de la Mer des Faluns, en  rouge : le Quiou, en jaune : Rennes

 

 La Mer des Faluns s'est constituée au cours de l'aire Terciaire lors du Miocène moyen, il y a environ 15 millions d'années. Il régnait alors un climat plus chaud et plus humide qu'aujourd'hui, rappelant sensiblement celui qui règne aujourd'hui aux abords de la Mer Rouge, avec un contraste saisonnier moins marqué. Un golfe séparait notre péninsule du reste du continent,  le Cotentin était aussi en partie écarté. Cette mer occupait les bassins actuels de la Vilaine et de la Loire. 

Saint Juvat, Guitté, Caulnes, le Quiou, St Maden, Plouasne, Tréfumel, Saint André des Eaux, Evran,  autant de localités ayant conservé traces de cette lointaine période....(voir La Maison des Faluns à Tréfumel)

 

Des études ont permis de découvrir traces de plusieurs espèces de poissons :

 

    Famille des Lamniens


  Carcharodontosaurus_and_Megalodon_teeth_new 

 

-Carcharodon megalodon ou espèce disparue de requin à grandes dents (St Juvat)

-Carcharodon polygyrus  (Dinan)
-Carcharodon augustidens (St Juvat)
-Oxyrhinas Vanieri (St Juvat)
-Oxyrhinas xiphodon (St Juvat)
-Oxyrhinas bastalis (St Juvat)
-Oxyrhinas Taroti (St Juvat)
-Lamna cuspidata (St Juvat)
-Lamna crassidens (St Juvat)
-Lamna compressa (St Juvat)
-Odontaspis contortidens (St Juvat)

-Odontaspis Sacheri, Sauvg. (Saint Juvat- Dinan)


Famille des Carchariens

 

-Glyphis Desolguei (Saint Juvat)


Famille des Cestraciontiens

 

-Sphryna prisea (Saint Juvat)

 

Famille des Galéens

 

-Hemipristis serra (Saint Juvat-Dinan)
-Galeocerdo aduneus (Saint Juvat-Dinan)


Famille des Notidaniens

 

-Notidanus primigenius (Saint Juvat-Dinan)

 

Famille des Myliobatidées

 

-Myliobates microbirus (Dinan)

-Myliobates cassus, Gerv (Le Quiou)
-Myliobates Guyoti, (St Juvat)
-Zygobates Studeri, Ag (Dinan)
-Oetobates Studeri, Ag (St Juvat)

 

Famille des Pharyngodopilidées

 

-Labrodon Haueri (Le Quiou)
-Labrodon Chantrei  (St Juvat)
-Labrodon multidens  (Environs de Rennes)
-Labrodon Polyodon  (Environs de Rennes)
-Labrodon Bazini  (Le Quiou)
   

-Labrodon rhedonum (Environs de Rennes)
-Labrodon Bourgeoisi, Cocchi (Le Quiou)


Ganoïdes

 

-Pycnodus Dutemplei (St Juvat)
-Sphoerodus leus (Le Quiou)
-Spoerodus truncatus (St Juvat)

-Sphoerodus angulutus (St Juvat)
-Sphoerodus Lejeaniacus (St Juvat) 

 

A cette liste de poissons fossiles il convient d'ajouter des coraux -coraux scléractiniaire des faluns de Tréfumel, des coquillages divers (coquille st Jacques), bryozoaires, echinodermes, crustacés (crabes), mollusques, pavés dentaires de raies, mais aussi des pollens attestant la proximité de plantes aux abords de cette mer et enfin des mastodontes de même gabarit que les éléphants actuels et enfin dans une carrière fut découverte une machoire intacte : celle d'un primate.      

 

    oursin plat des faluns tertiaires de Tréfumel 

 

    oursin plat des faluns tertiaires de Tréfumel

 

    mastodonte 

 

  mastodonte 

 

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 10:06

 

Caulne l'année prédite -1435

 

4 nobles qui ont été coupés du rolle.

 

Item les métayers Mr Bertrand de Plore

 

Les métayers des enfens d'Olivier Feron (armoiries ci dessous) 

 

Ferron_du_Chesne

 

les autres rompus.

 

 

Caulnes 1518

 

François de Plumaugat, sr. de la Haye, demeurant aud.lieu de la Haye, qui est nob. d'ancienté et a acquis 35 jours de rot. qu'il a afffranchis, parce qu'il dit estre son fief.(armoiries ci dessous) 

 

 

     Plumaugat_de

 

Alain du Boisarin, sr. de la Goherie, et sa feme, tienent plus. rot. exemptes de fouages.

 

Alnette Ferrault, dame de Corguere, demeurant aud. lieu et tient plusrs rot. qu'elle affranchit parce qu'elle est nob.

 

Yvon de St Pern et da feme, sr et dame de Cliniecle, et y ont quelques rot. annexées.

 

François de Milon et Gillette du Bois sa feme, sr et dame de la Plex, tienent quelques rot. qu'ils affranchissent

 

Regnaud Teton, seignr de la Ville-au-Voyer, demeurant tous aud.lieu, en lad. par., qui est met.nob., et tient quelq. maisons et terres rot. qui ne paient point   

 

Nob. Dlle Guillemette Couplière, dame du Margat, et Julien Teton, son fils, tient roturièrement les lieux du Margat et tienent roturièrement les lieux du Margat et tienent lesd. lieux francs de fouage.

 

Nob. home Jean de Launay et Jacquette Le Leuvroux, sa feme, tienent roturièrement en lad. par. plusrs héritages et maisons qu'ils affranchissent lorsqu'ils les tienent par leurs maisn.

 

Jean de Listré et Françoise Rogier sa feme, sr et dame du Chesnay, tienent noblement ledit lieu du Chesnay et y demeurent et y ont quelques rotures

(Roture anoblie par le retour à son principe).    

 

Nob. home Jean Bardoul, sr du Clos Neuf, demeurant aud.lieu , en lad.par. tient roturièrement led. lieu et autres qu'il affranchist, parce qu'ie c'est son fié proche, et quelques autres rotures.

 

Nob. home Piere Grignard, (armoiries ci dessous)  demeurant au bourg de Caulne ès maisons qui furent à Guill. Chesnet, dont sa feme tient partie du douaire, à caiuse dud. feu Guillaume Chesnet, son premier mari, et uze de bource comune vendant vis et vituaille, et lorsqu'on l'impose pour ladite bource comune, il s'opposa, etc., pour ce qu'il est noble, et y a procès à Rennes.

 

    Guignard

 

Marc Dumoulin, fils feu Jean, décédé puis lan, a batu les collecteurs de fouage et recous ses gagès, et alléguoit ledit deffunt qu'il estoit noble, et en estoit en procès avec les paroissiens, et n'y a point eu de jugement.

 

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 13:30

 

 

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la population de Tramain dépasse les 700 habitants, toutefois, après la guerre de 1870 le chiffre va s'inverser de décennies en décennies. Ainsi que nous l'avons vu dans le précédent article, c'est Pierre Dejoué qui succéda à Napoléon Rabasté à la tête de la commune de Tramain en 1855. Pierre Dejoué était né le 21 octobre  1809 au  Clos Pelet de l'union  de Jérôme Dejoué, laboureur et de Jacquemine Chipot, ménagère. C'est le 11 février 1843 à Tramain qu'il épousa  Françoise Gueguen, son père était alors maire de la commune.  Etablit au village des Croix, Pierre Dejoué exerçait la profession de menuisier; avec son épouse, ils eurent trois enfants. Il mourut le 27 mai 1872. Pierre Rabasté, lui même fils de l'ancien maire Napoléon mort en 1855 succéda à Pierre Dejoué. Pierre Rabasté avait vu le jour à Tramain en 1833, il était le deuxième d'une famille de huit enfants, le 15 juillet 1865 au Gouray, il épousa  Pauline Langlais dont il eut deux enfants. Etablit à la Fontenelle  où il est désigné cultivateur, il s'y éteignit le 28 mai 1903, c'est sous son mandat qu'en 1865 fut inaugurée la voie ferrée reliant Paris à Brest, un voeux fut formulé afin qu'une escale ait lieu en la localité de Tramain, une demande de M. de Lorgeril, relative à l'établissement d'une halte à Tramain sur la ligne de Rennes à Brest, approuvée par le préfet, est appuyée par le conseil général. Le conseil général des Côtes du Nord émet le voeu qu'une petite halte, pour les voyageurs seulement, soit établie à la maisonnette de Tramain, (ligne Paris Brest). Là existe un pallier, un terrain parfaitement droit, et l'établissement d'une halte n'entrainerait point de frais de quelque importance. C'est ce que soulignait le vicomte de Lorgeril. Hippolyte Louis de Lorgeril fut élu conseiller général du canton de Jugon le 8 octobre 1871, il conserva ce mandat jusqu'à sa mort le 5 juillet 1888. Il fut aussi  élu député des Côtes du Nord le 8 février 1871.      

       

 

Hippolyte Louis de Lorgeril

 

Un grand érudit : Pol Potier de Courcy nous décrit le tracet  qui vient d'être mis à jour :   "A la sortie de Langouhèdre, le chemin de fer franchit la vallée de l'Arguenon sur un remblai de 32 mètres de hauteur, et sur un pont de 8 mètres d'ouverture et de 96 mètres de longueur sous le remblai. Il s'infléchit alors vers la droite, long e le bourg de Tramain et son église, en partie romane, et, après un parcours de 5 kilomètres en ligne droite, à travers un terrain plat, planté de pommiers, il cotoie le bourg de Plestan, s'infléchit de nouveau à droite, franchit la routre de Dinan, puis le ruisseau du Gouëssant, et vient enfin descendre à la station de Lamballe, au sud de la ville, entre les routes de Rennes et de Moncontour"

 

 

merci aux Archives départementales des Côtes d'Armor

 

En 1870 Tramain compte 720 habitants ainsi répartis :

 

Le bourg               - 8 maisons, 8 ménages,   38 individus

La Détouraie         - 2 maisons, 2 ménages,   12 individus

Le Bas Bourg        - 3 maisons, 3 ménages,   15 individus

La Fontenelle        - 3 maisons, 3 ménages,   18 individus 

Le Bois de la Haie - 1 maison ,  8 ménages,    8 individus

Le Pillaut                - 7 maisons ,27 ménages, 27 individus

Le Clos Barron     - 1 maison,   1 ménage,    7 individus

Tourmine              - 1 maison,   1 ménage,    6 individus

Le Feuille                  - 1 maison,   1 ménage,    8 individus

La Ville es Grues    - 9 maisons,  9 ménages, 28 individus

La Closture             - 5 maisons,  5 ménages, 17 individus

La Vallée              - 1 maison,    1 ménage,  3 individus

La Villes es Rieux    - 5 maisons, 5 ménages, 24 individus

La Ville Jehan           - 5 maisons, 5 ménages, 20 individus

La Coursanne            -4 maisons,  4 ménages, 21 individus

Le Champ des Chèvres - 1 maison,  1 ménage, 9 individus

Les Barettes - 2 maisons,  2 ménages, 7 individus

La Noë Cadet - 1 maison,  1 ménage, 9 individus

Le Clos Plet - 4 maisons,  4 ménages, 13 individus

La Motte  - 4 maisons,  4 ménages, 10 individus

La Dolais- 8 maisons,  8 ménages, 33 individus

La Cornais  - 9 maisons,  9 ménages, 47 individus

Le Petit Doué- 4 maisons,  4 ménages, 17 individus

La Haute Cornais   - 1 maison,  1 ménage, 3 individus

La Pelluais  - 2 maisons,  2 ménages, 7 individus

La Hautière - 1 maison,  1 ménages, 6 individus

Le Chef du Clos- 2 maisons,  2 ménages, 12 individus

Le Botouchard- 9 maisons,  9 ménages, 44 individus

l'Epinay- 1 maison,  1 ménage, 7 individus

Le Bois Julienne- 5 maisons, 5 ménages, 33 individus

Le Ménéhy- 1 maison,  1 ménage, 14 individus

Le Vergé - 1 maison,  1 ménage, 6 individus

La Croix de l'Epine   - 2 maisons,  2 ménages, 10 individus

L'Epine- 3 maisons,  3 ménages, 11 individus

La Haute Chambre- 1 maison,  1 ménage, 8 individus

Les Bandes - 1 maison,  1 ménage, 5 individus

La Ville Menier  - 6 maisons,  6 ménages, 29 individus

Le Temple - 2 maisons,  2 ménages, 20 individus

Les Croix - 6 maisons,  6 ménages, 30 individus

La Ville Gour - 1 maison,  1 ménage, 9 individus

La Croix Balisson  - 5 maisons, 5 ménages, 21 individus

La Poterie - 2 maisons,  2 ménages, 10 individus

Le Fresne - 3 maisons,  3 ménages, 13 individus

Le Clos es Cops - 1 maison,  1ménage, 7 individus

Lessien - 8 maisons,  8 ménages, 34 individus

 

Marie Ange François Renault né le 28 janvier 1850 à Tramain 64 e de ligne -plaie contuse à la face palmaire de la main gauche, éclats d'obus, Clamart, 2e siège. Ledit Renault est cité dans un rapport sur les blessés de la guerre de 1870     

 

Au Conseil général du département est examiné un dossier relatif à la voirie. En avril 1874 le classement dans la commune de Tramain sous le N° 3, d'un chemin partant de la barrière de Pileau pour aboutir à la route nationale N°  176. Le commencement des travaux est subordonné à la vente de terrains communaux dont l'aliénation est votée et à la réalisation d'une somme de 7,225 francs nécessaire à la construction du chemin, un an plus tard, la rectification du chemin N° 1 de la commune de Tramain, partie comprise entre le bourg et la route nationale 12 . Autre demande effectuée quatre ans plus tard aux mêmes instances par le sous préfet des Côtes du Nord, une demande faite par le conseil municipal de Tramain en vue de créer une foire. Celle ci aura lieu le 16 août. En mars 1883, divers arrêtés préfectoraux ont prescrit le curage du Gouessant aux abords de Lamballe; celui de l'Arguenon, sur les communes de Plénée Jugon et Tramain, Dolo, et Saint Ygneux; enfin celui de la Rance, sur son parcours entre Saint Jouan de L'Isle et Evran. Le 8 août 1883 au sein de la préfecture on évoque la construction d'une école de garçons à Tramain, 14.000 francs sont demandés pour la réalisation des travaux et 13.000 f de matériel scolaire. En 1866 des enseignants sont mentionnés :  Marie Garoche, hospitalière, Virginie Brexel, Louise Lucas, aide de l'institutrice, Jeanne Robert, religieuse converse, en 1872 lors du recensement on évoque la présence de trois religieuses enseignant à Tramain :  

 

Nauemie Lemoine, 38 ans, orig de Pleslin - religieuse
Marie Maillard,        35 ans, or. de Caulnes "idem"

Jeanne Malle,          60 ans, or. de Caulnes "idem"

En 1876 : Nauemie Lemoine, soeur Marie -hospitalière, née Jeanne Lécuyer,

En 1886 Rosalie Guinard, Julienne Motreuil & Françoise Laplanche sont les religieuse présentes à Tramain  

L'école héberge en 1881 : Marie Corlais, 31 ans, institutrice primaire, Rosalie Guinard, 51 ans, garde malade, Marie Pedran, 37 ans, cuisinière 

De 1884 à 1890 Isidore Juhel fut instituteur à l'école laîque de Tramain, il était marié à Philomène Le Bris, lui succédèrent à la tête de l'école laïque : Jean Marie Rollier, Louis Marie Chailleux, Prosper Bougault et en 1906, un an après la séparation du bien de l'Eglise et de l'Etat : Stanislas  Grouazel; tandis que Marie Cadiou enseignait à l'école privée. En 1886 un certain Alexis Jacob, âgé de 6 ans est déclaré "écolier pensionnaire" 

 

La course cycliste Rennes Brest eut lieu le 21 avril 1894, l'intinéraire suivait sur notre secteur les localités suivantes : Broons, Langouhèdre, Tramain, Plestan, Noyal, Lamballe...

 

Une affaire qui fait grand bruit....

 

Le 1er novembre 1895 le quotidien l'Union Malouine annonçait l'arrestation d'un ancien maire de Tramain, autrefois radical militant, accusé de faux en écriture authentique et publique; il aurait établi des mandats fictifs pour pertes de bestiaux et en aurait bénéficié. On nous affirme, ajoute le journal, que depuis quelque temps, M. R..., malade, était tombé dans une sorte d'abrutissement, qui l'empêchait de se rendre un compte bien net de ses actes. Cette arrstation serait le début d'une série de scandales : plusieurs personnes, et notamment des maires, seraient actuellement compromis. Le Messager de l'Indre et Loire demande si le maire dont nous avons parlé, accusé de fraudes énormes au préjudice du fisc (50.000 francs), dit on, maire ami de M. Wilson, ne serait pas en même temps conseiller général ? Cette arrestation serait le début d'une série de scandales : plusieurs personnes, et notamment des maires, seraient actuellement compromis. Le Messager de l'Indre et Loire demande si le maire dont nous avons parlé, accusé de fraudes énormes au préjudice du fisc (50.000 francs), dit on, maire ami de M. Wilson, ne serait pas en même temps conseiller général?.Ce 5 août 1895, la Cour d'Assises du département condamna celui qui fut maire de Tramain en 1872, et le dit maire fut condamné à 5 ans de réclusion, 100 francs d'amende et aux frais. Pour se procurer de l'argent en vue, soit de ses besoins personnels, soit des luttes politiques où il sioutenait les amis du gouvernement, avait trouvé les moyens dont la bourse des contribuables faisait les frais : il portait sur des états de perte des cultivateurs qui n'avaient pas perdu de bestiaux, ou qui en aient réellement perdu, ou il indiquait des nomls imaginaires. Dans tous les cas, il gardait les mandats, les signait et les touchait; faux, usage de faux, escroqueries et abus de confiance, rien n'y manquait. Ces fraudes, ou plutôt ces crimes, a dit le procureur dans ses réquisitoires, remontent certainement à une époque très éloignée, mais l'accusation n'a le droit de retenir que les faits postérieurs.

 

 

 

Monseigneur David 

 

 

Un gigantesque chantier, la nouvelle église

 

C'est le 20 octobre 1872 que Monseigneur David vint bénir la nouvelle église de Tramain. Il put ainsi admirer l'édifice néo-gothique. Le clocher encadré dans la façade élève sa flèche de granit accompagnée de clochetons.  Le projet de reconstruction avait été envisagé dès 1863, finalement c'est dans le courant de l'année 1869 que l'ancien édifice fut démoli. Le cimetière régnait alors tout autour de l'ancien édifice, cependant, au nord, depuis les fonts baptismaux jusqu'à la fenêtre gothique de la chapelle de Tramain le terrain était si étroit  qu'on ne pouvait y creuser  des tombes. Le cimetière était anciennement non autour de l'église, mais dans l'endroit où se trouve le jardin acuel du presbytère. C'est ce que l'on apprend en lisant la délibération du général de paroisse de Tramain à la date de 1740. Actuellement poursuit l'acte, on voit dans le cimetière deux ifs séculaires et une croix de pierre haute, mais plate, qui est fixée en face de la chapelle de la Vierge. Avant 1745 l'église n'avait que deux chapelles, celle du seigneur de Tramain et celle du Bois Julienne qui étaient contigues . Point de bas côté, celui qu'on observait lors de la démolition datait de 1810. La chapelle du Bois Julienne séparée par un mur de la chapelle de Tramain était dite encore chapelle des Houguenans, du nom de la famille noble du Bois Julienne ou chapelle de l'Ange Gardien. Le mur qui la séparait de la chapelle de Tramain tomba en 1819. A côté de la fenêtre la plus proche de la porte des hommes, sur un piedestal sortant du mur, il y avait une statue de Sainte Eugènie, portant coiffe. Les paroissiens du sexe évoquaient Sainte Eugènie  contre les maux de tête et plaçaient  dans une fenêtre obscure, sous la fenêtre vitrée des pièces de monnaies et des coiffes. Cette fenêtre obscure s'appelait la fenêtre de la Sainte Eugènie. D'après un entrepreneur, c'était une piscine *. Il y avait donc là un autel. 

 

une piscine

 

La pause de la première du chantier débuta le 28 octobre 1869. L'édifice fut confié à l'entreprise Guinguené de Saint Brieuc d'après les plans proposés par Monsieur Maignan, par ailleurs auteur de nombreuses églises alentours.  

 

    église Tramain 

 

 

Antoine Jean Jacob né le 21 octobre 1837 à Plestan de l'union de Jean et Jeanne Marie Bertrand épousa successivement Marie Françoise Bedel en 1857, puis Marie Guérin en 1872. Laboureur, il demeurait avec sa seconde épouse au village de la Doslais. C'est lui qui devint maire de Tramain en 1892. En 1901, il écrivait indigné au rédacteur du quotidien Ouest Eclair : Dans un article sur Tramain paru dans votre journal du 3 octobre dernier, on attaquait un prêtre (l'Abbé Ferrier nommé le 22 décembre 1900) dont je n'ai point à vous parler si ce n'est pour vous dire qu'il est aimé et estimé de tous. Ne voulant point à ce sujet engager de polémique et sachant que les insinuations malveillantes tomberont d'elles mêmes dans une population foncièrement catholique- comme vous le dites si bien d'ailleurs- je me permets tout simplement de vous fire remarquer que votre correspondant à pris pour signature mon nom renversé essayant par là de faire croire que j'étais l'auteur de l'article en question. Personne ne s'y mépris; ni à Tramain, ni dans le voisinage, j'ai l'honneur de vous prier si, au besoin, je vous somme, M. le Rédacteur, d'insérer ma protestation dans votre prochain numéro. Signé Jacob, maire . Son fils François né en 1873 et marié avec Rosalie Garnier lui succéda en 1904. Votants, 12- maire : François Jacob par 11 voix; adjoint : Louis Perrigault, 12 Avec eux, Tramain rentrait dans le vingtième siècle...

 

TRAMAIN 

 

    Faits divers...

 

Un cellier renfermant une grande quantité de marchandises, a été détruit par le feu, dans la nuit du 16 au 17 mars. Une voisine qui était auprès d'une malade, aperçut une vive lueur dans la cour de la maison omù elle se trouvait; elle sortit et donna l'alarme mais tout fut détruit en peu de temps. Les pertes s'lèvent à 1.750 fr. Le propriétaire M. Jean, dont la part s'élevait à 800 fr. n'était pas sassuré. Le locataire l'était. On ne connait pas les causes de l'incendie.

 

3 mai 1905-Rasoirs disparus. - M. Lehardy, débitant à Tramain, a porté plainte contre un nommé C..., qu'il accuse de lui avoir dérobé deux rasoirs neufs placés sur une table. M. C..., qui était entré au débit Lehardy pour y prendre une consommation avec un de ses amis, nie formellement être l'auteur de ce vol.

 

 

29 juillet 1905-La nommée Augustine Moisan, âgée de 14 ans, se trouvait à garder ses vaches eu village du Quartier Mouron en Plestan, quand un chien sauta sur elle et la mordit à la main. Le même chien a également mordu deux autres personnes à Tramain et l'autre à Plestan. La gendarmerie poursuit ce chien qui n'a put être rejoint. Augustine Moisan a été dirigée à l'institut Pasteur.

 

17 septembre 1905-En arrivant dans son hangar, Mlle Guéguen, couturière à Tramain s'est aperçu qu'un certrain nombre de fagots lui avaient été dérobés. Mlle Guéguen a porté plainte. Une enquête a été ouverte.

 

10 octobre 1905. Le cadavre du nommé Badouard, 33 ans, journalier à Tramain, a été trouvé vendredi matin au lieu dit le Bois Ramel, commune de Plestan. Le Malheureux suivait la voie quand il fut tamponné par le train de Paris Brest qui passe en cet endroit vers 3 h 30. Badoual avait les jambes et la tête broyées. Le garde barrière l'avait entendu passer quelques instants auparavant mais son cadavre ne fut découvert qu'au lever du jour.

 

Le  28 janvier 1906 Tramain est boulversé : la veuve Ogier, 37 ans, débitante à Tramain, étant allé puiser de l'eau est tombée dans son puits très profond et s'y est noyée; la pauvre femme devait se remarier le lendemain même. Inquiet de ne pas trouver chez elle Mme Vve Ogier, 37 ans, débitante à Tramain, M. Goazel prévint un voisin  qui se mit aussitôt à la recherche de la ménagère. Un seau remplit d'eau et abandonné près du puits lui fit pressentir le malheur. A l'aide d'une barre de fer le puits fut exploré et bientôt le cadavre de la malheureuse fut découvert. Les soins les plus énergiques restèrent vains. On suppose qu'en voulant remonter son seau la débitante aura glissé et sera tombée au fond de l'eau. 

 

Un autre drame se produsit le 18 octobre 1911 : M. Hammond, vétérinaire à Quintin, était allé faire une promenade avec sa femme et M. Rabasté son beau frère, sur la route de Tramain. Alors que la voiture marchait à une allure modérée, elle heurta un attelage et fit panache. M. Hammond a été relevé avec les reins brisés; sa femme a eut un oeil arraché; quand à M. Rabasté, il a été tué sur le coup.

 

Trois ans plus tard allait éclater la première guerre mondiale....

 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 14:32

 

Au cours du XIXème siècle, la population de Tramain évoluera régulièrement, ainsi, d'après les statistiques, la commune qui comptait 543 habitants en 1816, passa à 650 habitants vingt ans plus tard. Quelques personnalités  se succéderont à la tête de la municipalité :  

 

Victor Jean Augustin Cochin natif de Plédéliac, de l'union de Jean & Catherine Bletterie.  Il fut maire de Tramain de 1793 à l'an II puis  de 1816 à 1832, laboureur,  il était marié à Georgine Lardoux qui lui donna sept enfants.

 

A la fin de la période de la Terreur qui prendra fin en l'an II de la République, les noms de Yves Marc Chevalier, Jacques Bréhinier, Mathurin Guéguen & François Botrel apparaissent tantôt comme "officier public" ou comme "agent municipal

 

Sous le Consulat, au nom de François Botrel est associée la fonction de maire, cette tâche à la tête de la commune de Tramain prendra fin en 1816, soit un an après la Restauration des Bourbon sur le trône. Dès lors Victor Cochin sera rappellé à la tête de la municipalité. Ainsi il servira successivement Louis XVIII, Charles X et Louis Philippe. Victor Cochin s'éteindra à Tramain âgé de 77 ans le 6 avril 1841. Lui succèdera un dénommé Napoléon Rabasté, au nom éloquent. Celui ci sera maire de 1832 jusqu'en 1839, ayant en 1836 François Chipot du bourg pour premier adjoint. Un certain Jérôme Dejoué lui succèdera jusqu'en 1844, date à laquelle il retrouva son fauteuil jusqu'à sa mort. Napoléon Rabasté était natif de Plénée Jugon, fils de Joseph et de Françoise Fretay, il se fixa à Tramain et épousa Rose Brexel; ils eurent trois enfants. Il mourut au bourg de Tramain, en exercice de ses fonctions de premier magistrat sous le Second Empire : soit le premier septembre 1855  âgé de 49 ans. C'est son adjoint Pierre Dejoué qui lui succéda l'année suivante. Il était présent à Saint Brieuc en 1840 quand un projet de voierie fut exposé au sujet du chemin n° 44 :  M. Le préfet demande si la route n° 44 doit se jeter à droite pour rjoindre le chemin n° 41 au bourg de Plénée ou si elle doit , au contraire, être continuée directement et passer à peu de distance du bourg de Tramain. Mais messieurs les maires de Tramain et Plédéliac déclarèrent céder gratuitement tous leurs terrains si la direction proposée par M. le préfet était suivie. En conséquence, ils réclameront ce que la loi leur accorde.

 

776_001 

 

à gauche de l'église, l'ancienne mairie de Tramain

 

 Tramain sous Louis Philippe

 

Voici quelques corps de métiers en exercice à Tramain au cours de cette période : 

 

Marie Brexel, filandière
Jeanne Lefevre, filandière

Jacquemine Lecrubier, filandière

Louise Rouxel, lingère
Cardine Brehinier, lingère

François Caruhel, filandier
Françoise Thebault, filandière

Mathurine Judil, tailleuse

Jean Ruellan, tisserand

Pierre Lereste, tisserand     

Louise Rouxel, lingère
Cardine Brehinier, lingère
Mathurine Judil, tailleuse
François Caruhel, filandier
Françoise Thebault, filandière 

Pierre Hardi, tailleur

Mathurin Jouaire, couvreur

Marc Le Roi, perrayeur

Louis Daniel, perrayeur

Laurent Brehinier, perrayeur

Joseph Rouxel, cordonnier

François Biseul, cordonnier

Mathurin Brehinier, cordonnier

Mathurin Biseul, cordonnier

Louis Lefevre, menuisier

Jacques Brexel, maçon

Louis Brexel, maçon

Ollivier Jageul, charpentier

Ollivier Jageul, charpentier, fils du précédent

Mathurin Ferté, maréchal

Jacques Lefevre, potier,

Jacques Lefevre, potier,  fils du précédent

Jean Lefevre, potier, frère du précédent

Louis Villeneuve, potier 

Jean Brehinier, potier
François Brehinier, potier
François Biseul, potier

Mathurin Gautier, potier

Louis Brehinier, potier

Mathurin Lefevre, potier  

Jacques Brehinier, potier
Mathurin Pasqué, potier
François Brehinier, potier

Laurent Brehinier, potier
Jean Boulin, cabaretier
Mathurin Daniel, cabaretier

Jean Saillard & François Brexel, débitants
Mathurin & François Hersan, débitants

Jean Chipot, buraliste  

Victor Colas, coquier  

Jean Botrel, fabricien  

Jérôme Dejoué, fabricien

 

 

Lors du recensement en 1851 on a un aperçu des difficultés de bon nombre de personnes, handicap bien souvent lié à un labeur difficile :  Guillaume Bourdé, de la Croix Balisson, âgé de 44 ans , est déclaré indigent, "alité sur le lit depuis plusieurs années", sa femme Jeanne Gueguen âgée de 44ans est pareillement déclarée indigente, "alitée et se déplaçant avec des "baguettes" depuis 3 ans". Ce sont les parents de quatre enfants : Guillaume 156 ans, Delphine, 12 ans, Mathurin, 3 ans et Victorinne 1 ans. Françoise Lefevre, 39 ans, filandière au bourg de Tramain décrite comme "donnant un tour de rein, comme erintée, incapable de gagner sa vie"; Mathurin Ferté, 64 ans, mendiant, "voyageant peu loin de son logement, incapable de gagner sa vie"; Renée Martin, 38 ans, filandière au Bois Julienne, "boiteuse, allant avec des baguettes";  Mathurine Thébault, 66 ans, "mendiante" à l'Epine, "alitée au lit depuis un an": Jacques Henon, 46 ans, vit avec son beau père à la Fontenelle, il est aveugle; Anne Boulin, 45 ans aux Landes, "boiteuse"; Anne Lefevre, 33 ans, journalière à Lessien, "borgne"; Ange Quereron, 16 ans, la Dolais "aveugle"... Et ce ne sont malheureusement que quelques uns. Quoi qu'il en soi, ainsi que l'écrit Michel Tronel dans sa biographie consacrée à Tramain, ici les habitants aiment leurs pauvres comme des frères  et leurs donnent du lait, des gaufres, du pain, des légumes de vieux habits...  

 

Soldats au XIXème siècle 

 

-Louis François Chaplain fils de Pierre et Yvonne Colin, âgé de 19 ans, militaire décédé de la fièvre à l'hôpital militaire de Dijon le 18 février 1818  

 

-François Brehinier, âgé de 23 ans, fils de Noël et Marie Durant, soldat 5eme compagnie, 2eme bataillon, 43 régiment d'infanterie décédé le 20 mai 1832 à l'hôpital civil de Pontivy

 

-Julien Durand, 19 ans, soldat de deuxième ligne en  1836 

 

-Barthelemy Rouxel, soldat dans un régiment de ligne en 1836

 

-Louis Villeneuve, soldat au 4eme dragon en 1836  

 

-Mathurin Legras, soldat en 1836

 

-François Marie Rouvrais, âgé de 22 ans, fils de François et Françoise Beausault, soldat de 2eme classe, 22 compagnie & 12 eme régiment d'infanterie marine, décédé à Tamatave à Madegascar le 25 décembre 1845   

  

-Marc Louis Le Roi, âgé de 33 ans, fils de Marc et Pétronille Henry, tambour au 33 eme régiment d'infanterie de ligne, 2eme bataillon, 4eme compagnie, immatriculé n° 9179, décédé le 9 août 1846 à l'hôpital militaire de Medeah en Algerie

 

-Jean Louis Marqué, né le 5 septembre à Tramain, sans autre précision, fils de Jean et Mathurine Boullé, lancier 2e classe au 5eme régiment de lancier, 6eme  escadron immatriculé n° 3187, décédé à l'hôpital militaire de L'Ile le 31 mars 1860 suite de bronchite  capillaire

 

-Joseph Mathurin Daniel, fils de Mathurin, lancier de 1er classe au 6eme escadron du 5eme departement de lanciers, matricule n° 3188 né le 5 juin 1837, décédé à l'hôpital par suite d'une tumeur inguinale squirrheuse le 10 décembre 1864 à Napoléonville (ainsi qu'on désignait alors Pontivy)

 

-Jean Louis Hamon, soldat de 2eme classse au 64eme régiment de marche, 2eme bataillon 4eme compagnie, fils de feu Mathurin et Jeanne Lejeune, majeure, sans autre précision, décédé le 16 mai 1871, dans la tranchée devant le fort et par suite d'un coup de fusil porté à la tête

 

-Ange Marie Daniel, né le 25 décembre 1846 de feu Julien et Jeanne Bréhinier,  soldat au 85eme, 3eme bataillon, 2eme compagnie matricule n° 5511, décédé le 20 septembre 1872 suite de cholera sporadique à l'hôpital ambulant à Vallières

 

Extrait des minutes du greffe du tribunal de première instance séant à Dinan, département des Côtes du Nord. Napoléon, par la grâce de Diieu et la volonté nationale Empereur des français, à toute présente et à venir, salut. Le tribunal de premier instance séant à Dinan, Departement des Cotes du Nord a rendu le jugement suivant l'an mil huit cent cinquante sept le trois avril. Audience publique du tribunal séant à Dinan, département des Côtes du Nord tenue par messieurs Bailly, president membre de la legion d'honneur a Valleray et Druslin, juge assisté du greffier Presente Monsieur Pinézondusel substitut du procureur imperial, Monsieur le substitut du Procureur Imperial qu'il resulte d'un certificat delivré par le greffier du tribunal que Louise Françoise Quereron, fille légitime de feu Joseph Quereron et d'Angelique Josse, décédée en la commune de Tramain le vingt neuf septembre, mil huit cent quarante et un, épouse du sieur Jean Guerin, a été enregistrée par erreur sous le nom patronymique de le Valet que l'indigence de Virginie Guerin fille de la dite Louise Quereon est constaté par un certificat déclaré le neuf février dernier par le maire de Tramain et monsieur le substitut à conclu à ce qu'il plût au tribunal de rectifier l'acte de décès de Louise Quereron dans ses formes...  

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 13:56

 

C'est à partir du XVe siècle que l'industrie de la toile se développa à travers la campagne bretonne, comme nous l'avons constaté avec cette fleur de lin et la navette de tisserand  sculptées sur le linteau d'une ouverture de cette bâtisse XVIème au village de Bois Touchard, cette activité était alors en vogue à Tramain. L'essort continua au XVIIème siècle, mais une concurrence venue d'Angleterre et de Hollande fut responsable de la chute pour partie de moitié de cette industrie. Même si peu après la Régence le commerce reprit, jamais il ne connu le succès d'antan. Les potiers pour leur part tout en continuant de travailler la terre  fabriquaient des poteries, car les "industries accessoires" pouvaient pensaient ils les sauver de la misère. Contrairement aux idées reçues, les paysans d'alors ne constituaient pas une classe uniforme, on trouvait en effet des paysans aisés pouvant vivre de leur patrimoine et au contraire des "tenanciers" d'infimes parcellaires. Vers 1772, à Saint Igneuc, à Tramain, à Dolo...les pauvres ont vendu pour subsister leurs bestiaux. Les individus aisés se signalent comme ici à Tramain où un dénommé Jacques Brexel époux de Thomasse Gavran appose sa signature en 1746 lors du baptême de sa fille Jacquemine-Renée. Ce qui atteste à cette époque d'un milieu paysan aisé.

        

     

 

Idem pour les membres de la  famille Houée, métayers au Bois Julienne présente au moins de la fin du XVIIème siècle à la fin du XVIIIème siècle. Jacques Houeix et Jacquemine Brehinier étaient laboureurs au Bois Julienne en 1686.  Ci dessous un acte remis à Stéphanie et Philippe Harivel du Bois Julienne par l'un des descendants des familles Houguenan et Haugoumar : Monsieur de Kermadec. Avec mes remerciements de m'avoir permis de me servir de ce document. Il s'agit d'un acte daté de 1686 avec une reproduction quelque peu naïve des dépendances du  manoir du Bois Julienne et les terres alentours à cette époque.

 

1-  jardin de derrière la maison à Houée qui contient avec ladite maison de deport devant trois quartz et cinq pieds...
2- contre courtil à Houée.
3- autre courtil à bas.
4- courtil à Houée le jeune.
5- jardin du Bois Julienne.
6- maison à Houée et fe(m)me contenant 16 pieds de port de la maison de Houée et fe(m)me conduisant au chemin...
7- maison à Bois Julienne..Cette maison cont(e)nant 27 piedz...Eschangée...   
8- maisonnette contenant 3 pieds
9- celle largeur contenant 13 piedz et ung pouce...
10- celle largeur contenant 14 piedz et 5 pouces...
11- 31 piedz et 9 pouces
12- les quantités ne sont contenues que pour 45 piedz 9 (pouces)
13- celle des landes jusques à la porte contenant 13 piedz et 9 pouces de port des touttes les maisons à Bois Julienne
14- depuis ce mur en commun jusques à porte de l'autre
15- depuis ce mur jusqu'a ce Julien de l'autre
16- autres maison à Boys Julienne contenenates 32 piedz
17- led(it) mur contenant 43 piez 

 

Un rapport rédigé au cours de cette période fait état de la différence entre les hommes vivant le long du littoral et ceux établis à l'intérieur des terres. Au sujet des premiers, laisance de l'habitant se manifeste par la propreté des habitations et la nourriture dont il est fait usage habituellement. Les hommes mieux nourris, sont robustes. Dans l'intérieur au contraire, où la nourriture est mauvaise, où la population vit dans des maisons maussades, mal bâties, mal percées. A part quelques grosses fermes mieux aménagées, la plupart des maisons, où logent les paysans sont construites en "murs de terres", en torchis, qui reposent sur un fondement de pierre; elles sont couvertes de chaumes, de "gled". Elles ne comprennent ordinairement qu'une seule chambre basse sans plancher, dont le sol est fait de terre battue, et qui n'est éclairée que par de petites fenêtres, sans vitres. Souvent une simple cloison , aux planches mal jointes, la sépare de l'étable. Ces maisons incommodes et malsaines, sont environnées de fumier et d'eau croupissante. Selon les spécialistes, les épidémies résulteraient de pareilles circonstances.

 

En consultant la première page du registre des décès de l'année 1791, voici ce que l'on peut lire :

 

"le trois mars mil sept cent quatre vingt onze le corps de vénérable  et discret Missire Gilles Lamiré prêtre vicaire de cette paroisse et Maire de la commune de la ditte paroisse agé de trente huit ans trouvé mort subitement aux environs du Boisjullien le deux de ce mois a été en vertu du procès verbal de Mr Buart premier juge du district de Broons en Datte du trois du présent signé Buart juge de Broons inhumé dans le cimetière de cette paroisse en présence des soussignants amice recteur de Jugon j:petibon curé de Dollo J: rochefort pr(êtr)e  f:   thomas curé de Plénée"

 

Effectivement ici à Tramain quand la quand la Révolution éclata, c'est Dom Gilles Lamiré, qui devint  maire de Tramain en 1790 tout en assumant sa charge de prêtre vicaire de la paroisse. Gillles Lamiré naquit le 6 décembre 1753 au Bautouchart en la ditte paroisse de Tramain de l'union de Jacques, laboureur audit lieu et de Hélène Bréhinier. Son baptême fut célébré le lendemain par missire Cochet en l'église de Tramain, l'enfant reçu le prénom de son grand père paternel et eut pour parrain et marainne François Bedel de la paroisse de Plédéliac et Marguerite Le Forestier de Tramain. La famille Lamiré était déjà présente au village du Bautouchart à la fin du XVIIème siècle et probablement à une période antérieure. Après des études théologiques, il fut reçut au sein de la prêtrise. Le Diocèse de Saint-Brieuc pendant la période révolutionnaire précise à son sujet  qu'il fut prêtre-curé, maire de Tramain, et demeurait à  l'endroit qui l'avait  vu naître . Curé d'office depuis la mort de M. Hamet, prédécesseur de M. Chevalier, jusqu'à l'arrivée de celui-ci et même jusqu'au 24 janvier 1790. Alors qu'il qu'il revenait d'un festin, un soir,  il tomba de cheval et mourut près d'une croix que l'on montre encore au Bois-Julienne -lieu proche du Bautouchart. Son chien resta près  de sa dépouille et c'est en voyant rentré son cheval au village sans son maître que l'on chercha aussitôt le maire curé. On ne trouva son cadavre que le lendemain matin.   Un an avant le drame, Missire Yves Marc Chevalier devenait prêtre de Tramain, ce qui on s'en doute dû permettre à son acolyte d'administrer au mieux sa commune. Missire Chevalier natif de Saint Brieuc était alors vicaire dans la localité voisine de Plestan quand il fut nommé à Tramain. Ici contrairement à la plupart des communes alentours, ces deux religieux furent plutôt favorables aux idées révolutionnaires, du reste Missire Chevalier lut la lettre de Monseigneur Jacob évêque de Saint Brieuc et accepta de s'assermenter ce qui lui valut la menace des troupes royalistes alors entrées dans la clandestinité. De 1791 à 1802, il eut recours à se cacher pour échapper à leur courroux, ce qui ne l'empêcha pas de remplacer Gilles Lamiré à la fonction de maire de sa commune durant quatre mois laissant le fauteuil municipal à monsieur Victor Jean Augustin Cochin. Il redevint pour quelques temps maire de Tramain   de septembre 1795 jusqu'à la fin février 1796. Il devait lui même mourir en 1806 en sa commune qui comptait alors 550 âmes alors que 5 ans plus tôt il n'y en avait que 402. Un autre "enfant" de Tramain fut vicaire constitutionnel, il s'agit de Jean Bréhinier.  Né à Tramain, le 26 juillet 1748, de Jacques Bréhinier, laboureur, et Anne Basset. Vicairede Saint-Jean du Baly (Lannion) en 1790. Prête serment (E).Vicaire constitutionnel à Lannion de juillet 1791 à juin 1792. Il signe comme vicaire les registres de Châtelaudren les 24 mai et 18 septembre 1792. Il y demeura probablement jusqu’à l’arrivée du nouveau vicaire en novembre 1792. A Plénée-Jugon depuis 1800 où il exerce la profession « d’instituteur particulier assermenté (renseignements fournis par le diocèse de Tréguier). 

 

Le 3 février 1800, une troupe d'une cinquantaine de chouans sous le commandement d'un certain Manuel alias Fortuné fit une descente au bourg de Tramain, ils passérent deux nuits  au presbytère qu'ils pillèrent de la cave au grenier, ils ne laissèrent que deux ou trois perrées de blé, le reste fut emporté afin d'être  moulu à Jugon, ils s'emparèrent aussi de deux vaches et burent le cidre du curé. Ensuite  en toute tranquilité ils quittèrent l'endroit et se rendirent à Langouhèdre puis à Jugon où le dit Manuel était en relation avec un certain Emmanuel, quand ce n'était pas Legris-Duval sur le secteur du Méné ou bien encore Pontbriand et Justice aux environs de Plancoët.  Une semaine plus tôt : le  25 janvier 1800, la malle Paris-Brest contenant une certaine somme d'argent fut pillée au lieu dit la Chapelle ès Chèvres en cette même commune de Tramain, partie de Lamballe elle aurait dû arriver à destination à Langouhèdre. Ces faits ne manquèrent pas d'alerter les autorités de Lamballe. 

 

ZAZ 

 

Déjà en 1793 la petite chapelle du lieu avait été brûlée, républicains et royalistes s'en rejetèrent la responsabilité. En 1804, ce modeste sanctuaire fut démoli.

 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 14:24

 

 

Les surnoms :

 

François Lamiré dit Clos Pelet en 1682
François Deschamps l'aîsné en 1689
Jean Caresmel dit Dolais en 1740

 

Notables traminois cités au XVIIIe siècle :  

 

R. Chaumont, greffier cité en 1732

Me Yves Collin cité en 1753
Honorable homme Ollivier Bréhiner en 1755
Le sieur Plesse sénéchal de la juridiction de la Moussaye accordant décret de justice lors d'une union en 1755
honorable homme François Leforestier en 1757
honorable homme Marc Leforestier en 1757
Le sieur Lehéricé, sénéchal de Tramain en 1757
honorable homme Jacques Le Hardy en 1758
maitre François Jacob en 1775

 

Les métiers exercés autrefois en la paroisse de Tramain et aux environs 

 

Anne Bellanger matrone en 1653
Janne Lamé matrone en 1653
Mathurin Hamon, laboureur au Bois Julienne en 1675
Jan Jagu de Lespine tailleurs d'habits en 1675
Pierre Bourdonnais valet domestique à la maison du Guilliers en la paroisse de Plédéliac en 1688
Renée Le Retif, servante en 1689
Jan Le Normand, Sieur de Brunois, sergent royal de sa vocation en 1689

Janne Lamiré, sage femme en 1712

Daniel Macé, menu(i)sier) en 1712

Julien Belin & Jacquemine Belein, potiers à la Ville Jehan en 1732

Julien Durand,  tailleurs d'habits en 1747

François Lamiré, maréchal en 1749

Jean Bertrand, "maçon de profession" en 1749

Mathurin Saillard, cordonnier en 1749

Julien Sauneuf, tailleur d'habits en 1749

Jean Molès, "maréchal de profession" en 1750

Bertrande Menguy "sage femme" en 1750

Louis Brexel couvreur de pierres en 1751

Louis Gillard "maréchal de profession" en 1757

Pierre Macé maître cordonnier à la Cornais en 1767 puis au Petit Doué en 1771

Jan Brieu et Françoise Ollivier, potiers à Coursanne en 1767

Louis Hersan, potier au Fresne en 1768

Alain Thomas, tisserand au Fresne en 1770

Louis Tousé, charpentier au Fresne en  1770

Yves Macé, charpentier à la Doslais en 1771

Jan Hersan, potier à la Ville Grue en 1771

Alexandre Rouault, menuisier en 1771

Marc Brexel, cordonnier à la Doslais en 1774

Gilles Lamiré, étudiant en théologie en 1775

Jacques Durand tailleur en 1776   

Jean Sauneuf, tailleur  au petit Doué en1794

Pierre Chapelain & Yvonne Colin, tailleurs à la Noë Cadet en 1794

Pierre Couelan, tailleur à Lepinay en 1795

François Gillard, maréchal au Pilau en 1795

Jean Thomas, tisserand au Frêne en 1795

François Brexel, bour(re)lier en 1815

Mathurin Ferté, maréchal ferrant à Lessien en 1816

Jean Chaplain tailleur d'habits au bourg en 1816

Mathurin François Daniel, débitant en  1816

 

Desservants de Tramain cités au XVIIIème siècle :

 

-Missire Louis Houguenan cité en 1711

-Missire François Le Masson cité en 1747

-Missire Charles Cochet cité en 1750

-Missire René Demoulin cité en 1757

-Missire Th. Dayot cité en 1770

-Missire J. Le Masson, curé cité en 1779

-Missire Gilles Lamiré, prêtre cité en 1789

-Missire Hamel, recteur cité en 1789

 

Le papier timbré

 

Voici la mention figurant en dernière page du registre de Tramain pour l'année 1715  : 

 

 

"j'ay finit le controlle des Registres J'en commencera le premier du mois prochain à les faire sur timbre seulement etans payer tous les droits qu'on payoit"

 

Effectivement un décret royal adopté sous le règne de Louis XIV instaura cette taxe sous forme de timbre apposé sur tous les documents authentiques. Ce qui ne manqua pas de suciter un fort mécontentement ici en Bretagne.  


1671-1788-. Audiences tenues au bourg de Tramain par maîtres François Gesbert et Jacques Rebours sénéchaux. Mandements de notaire accordés à Mathurin lemée, François Cousté et François Gourdel par messire Jean Pierre Poulain, chef de nom et d'armes de la Ville Salmon, comte de Tramain. Enregistrement d'arrêts du Parlement qui ordonnent : aux habitants des villes et des campagnes d'aller au secours des incendiés sous peine d'emprisonnement; aux généraux des paroisses*  d'éxécuter  les réparations des presbytères et des églises. Tutelle de Louise Thomas. Décrêt de mariage de Pierre Coueslan et de Mathurine Lévêque. Mainlevée de la succession de Jeanne Chauvel accordée à Jacques Chauvel.
Trois officiers de la juridiction de la Moussaye  accusés d'avoir injurié messire  Charles Cochet recteur de Tramain, et renvoyés, par sentence du sénéchal, devant le leurs juges naturels, parce qu'ils étaient en fonction

 

* Etienne Lorand cité en 1775 était marguillier pour le général de la paroisse de Tramain autrement dit il inscrivait les pauvres sur les registres d'aumônes.  

 

Deux conversions au catholicisme mentionnées à Tramain :

 

"Le vingtiesme jour de mars l'an mil sept cent cinquante un le corps de Julienne Hersan agée d'environ soixante deux ans décédée le dixhuict n'ayant pû recevoir les Sacrements à cause de la mort subite dont elle a été prévenue, faisant d'ailleurs les exercices de la religion catholique, apostholique et Romaine a été inhumé dans l'Eglise de céans en présence de Jean Huriau veuf, Jean et Jeanne Huriau enfans de la deffunte qui ont déclaré ne sçavoir signer de ce interpellé suivant l'ordonnance". Signature Ch(arles) : Cochet R(ecteu)r

 

Le vingt deuxiesme jour de may l'an mil sept cent cinquante un le corps de François Bouvet décédé le jour précédent agée d'environ dix huit ans décédé  n'ayant pû recevoir les Sacrements à cause de la mort subite dont il a été prévenu, faisant d'ailleurs les exercices de la religion catholique, apostholique et Romaine a été inhumé sous le portail de céans en presence de Renée Brieux, Julienne Bouvet mère et soeur de ce interpellé  suivant l'ordonnance". Signature Ch(arles) : Cochet R(ecteu)r

 

   L'épidémie de Plénée fait une première victime  à Tramain 

 

"le huit de novembre mil sept cent cinquante sept le corps de François Macé âgé de cinquante deux ans vivant époux de Françoise Guéguen, décédé hier après s'estre confessé à missire René Demoulin curé et après avoir receu le Saint Viatique et l'extrême onction a été inhumé dans le bas de cette église en présence de René et Pierre Macé ses fils, qui ont déclars ne savoir signer de ce interpellés suivant l'ordonnance ". Signature : J:Chesnay R(ecteu)r

 

Ce fut la première victime de l'épidémie de Plénée. Sur 643 habitants que comptait la paroisse de Tramain, il y eut  378 malades et 86 morts. Une nouvelle épidémie allait s'abattre de nouveau sur Tramain de la fin de l'an IX. Les indemnités attribuées aux chirugiens oeuvrant sur Tramain et Saint Igneuc furent de 498 livres.   

 

 

Actes divers  :

 

"Le septieme jour de Mars mil sept cent soixante neuf a été inhumé dans le cimetière de céans un inconnu d'environ, vingt ans trouvé mort dans une étable dans son langage il parloit de Dieu et de Paris plusieurs personnes ont assisté a son convoi particulièrement Mathurin Gueguen Etienne Lorant qui ont déclaré ne sçavoir signer de ce interpellés suivant l'ordonnance- il etoit mort du jour ci devant". Signé Th Dayot recteur  

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 07:01

 

 

 

10 août 1642 baptême de Louise Poullain, fille de Messire Louis Poullain et dame Marguerite de la Palluelle

 

"François Sohier fils Pierre et Françoise Massé sa femlme fut baptizé en l'Eglise de Tramains par moy soubz signant recteur fut parrain Maistre Pierre Le Feubvre Sieur de Langouhedre Maraine Damoiselle Françoise de Sauvaget. Le vingt huictiesme jour de décembre mil six cent cinquante cinq". Signé Jacques Gaspaillart.

 


"Le trentiesme jour de juin mil six cent quattre vingt Marie fille naturelle de Louyse Joüan advouée à Jacques Brehinier fils Me Nicolas aiant esté baptisée à la maison par EscuierJan Taillefer a esté portée à l'église de Tramains par Jacquemine Orieux fille de Pierre et femme de Marc Boulin ou elle a receu les ceremonies ord(inbai)res par moy soussigné Recteur estant du vingt sixiesme, le parrain François Brehinier" de Pelan ou Plenest La Marraine Louise Perigault nous ont déclaré ce que dessus qui ne signent et tous de condition commune". Signé P.Lefebure

"

Le douziesme novembre mil six cent quatre vingt onze, Guy, fils naturel de Renée Orieulx, advoué à un passant qui la viola au mois de febvrier dernier dans le grand chemin des boeufs, suivant la déclaration que m'en ont fait parrain et la marraine cy après qui l'ont appris de la bouche de laditte Orieulx a été baptisé en l'église de Tramains par moy messire René Brehinier soussignant étant né la nuit précédente parrain François Le Héricé de la Dolais qui signe, maraine Guyonne Lamiré du Clospelet qui ne signe" . Signatures : Fr. Lehéricé  René Bréhinier 

 

    famine de 1690

 

A travers les actes de baptêmes de Tramain à maintes reprises on peut lire la formule "baptisé à la maison en péril de mort". Voici ci dessous une première liste de victimes peut être liée à la famine qui régnait en cette fin du XVIIème siècle, à cette longue liste figuraient aussi des adultes :

 

6 septembre 1693 : Jan Boschet 7 ans
25 septembre 1693 : Mathurin Brexel "enfans"
12  octobre 1693 : Jan Boulin "enfans"
14  octobre 1693 : Janne Sohier 16 ans
23  octobre 1693 : Mathurin Guéguen 6 ans
28  octobre 1693 : Janne Gavran 13 ans

31 octobre  1693 : Guy Caresmel "enfans"
31 octobre  1693 : Julien Bougau 12 ans
01 novembre 1693 : Jacques Rouault "enfans"
01 novembre 1693 : Louis Lehéricé "enfans"
05 novembre 1693 : Janne Gavran 13 ans
07 novembre 1693 : Louise Davi 7 ans

10 novembre 1693 : Mathurin Cadet "enfans"
12 novembre 1693 : Richard Deschamps 15 ans
19 novembre 1693 : Marie Bouvet 2 ans
24 novembre 1693 : Louise Deschamps 15 ans
29 novembre 1693 : Jan Dauli "enfans"
27 décembre 1693 : Marie Lucas "enfans"

 

Le 30 janvier 1710 "François Touzé enfans" et "Pierre Gavran enfans" furent enterrés dans l'église de Tramain par missire Lefebure. 

 

Idem, en début d'année 1725 quelques enfants périrent :

 

20 février 1725   François Louis Sauneuf âgé" de 2 jours

12 mars 1725     Janne Sauneuf âgée de 2 ans

15 avril 1725       Françoise Duquesne, âgée de 4 mois
22 mai  
1725       Julienne Gavran âgée de 10 ans

31 mars 1733      Mathurine Le Jaulne, 72 ans
31 mars 1733      Petronille Rouault, enfant
5 avril 1733         Toussaint Le Forestier, enfant
6 avril 1733         Janne Macé, enfant
6 avril 1733         Vincent Rouault, 4 ans
7 avril 1733         Mathurine Rochefort, 72 ans
9 avril 1733         Jacquemine Leforestier, 5 ans
14 avril 1733       Perrine Cardin, 66 ans
22 avril 1733       Guillaume Le Forestier, enfant
27 avril 1733       Pierre Le Forestier, 16 ans
6 mai 1733          Françoise Dejoué, 3 ans

 

Merci aux archives départementales des Côtes d'Armor 

    

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 12:34

 

Lespinay
 

famille Bouvet citée en 1675     

famille Rouault citée en 1688

famille Baron citée en 1688

famille Lepinay-de Lepinay citéede 1689 à 1699

famille Lehéricé citée de 1689 à 1705

(Maîstre Mathurin Lehéricé  sieur de Lespinay et damoiselle Maurye Rouault cités en 1689)

famille Seudier citée en 1694

famille Brousse citée en 1715   
famille Couelan citée en 1795

famille Henon citée de 1798 à 1816

 

 "Le vingtiesme jour de septembre mil six cent quattre vingt douze Jeanne de Lepinay fille légitime de Jan & Gillette Lucas sa femme laboureurs demeurans à Lepinays a esté baptisée En l'église de Tramains par moy soussigné Recteur Estant née du jour précédeent, le parrain Jan Brieuc la marraine Catherine Chesnais, qui ne signent". Signé P.Lefebure  

 

Lespine
 

famille Grosoeil citée en 1675
famille Lucas citée de 1675 à 1705

famille Lefebure citée en 1712 (Lepine) 

famille Gueguen citée en 1768 

famille Boulin citée en 1771 (L'Espine)

famille Rouault citée de 1792 à 1816

famille Chauvel citée de 1793 à 1795

famille Sohier citée en 1816 (la Cour de Lespiens) 

 

Lessien
 

famille Vieuxville citée en 1665
famille Lorans citée en 1688

famille Sohier citée de 1688 à 1795

famille Seudié citée en 1689 

famille Herlet citée en 1691

famille Bochet citée de 1701 à 1713
famille Brehinier citée en 1721

famille Gueguen citée de 1792 à 1816 

famille Ferté citée en 1816

 

Lornaye

 

famille Jagu citée en 1792

 

Lozier

 

famille Le Gienne citée en 1695

 

Métairie de la Motte
 

famille Perigault citée de 1705 à 1710

la Nos-Noë-Noë Cadet-Cadée
famille Brieuc citée en 1675
famille Petibon citée en 1710
famille Jouan citée en 1721

famille Carhuel citée en 1776 

 

Le vingt cinquiesme jour d'aoust mil six cent quattre vingt treize Simon Perche âgé de dix huict ans a esté Enterrré dans le cimetière de Tramains après vespres estant décédé du matin du mesme jour dans la grange de la metairie de La Motte qui nous a déclaré dans sa dernière maladie qu'il estoit de Lanion & a receu les sts Sacrements de penitence d'extresme onction et ont assistez au convoy Marguerite Gousbault & Pierre Perigault qui ne signe". Signé P.Lefebure

 

Métairie de Menehy

 

famille Chesnais citée de 1690 à 1700

famille Lucas citée de 1695 à 1752 

famille Lefebure citée en 1715 (métairie du Menehy)

famille Lhotelier citée en 1753 (métairie du Menehie)

famille Rault citée de 1755 à 1771 (métairie du Menehie-du Minéhy)

famille Raoul citée en 1767 (Minihi)  

famille Hersan citée en 1793 

famille Meheust citée de 1795 à 1816  

 

Métairie de la Ville Gour

 

famille Perigault citée de 1693 à 1725 (Mathurin Perigault métayer) 

famille Faguet citée en 1732-1733 (Gilles Faguet et Françoise Jouan, metayers à la Ville Gour) 

famille Caruhel citée en 1768 

famille Rouxel citée en 1793

famille Rouault citée en 1816

famille Gueguen citée en 1816 

famille Le Crubier citée en 1816 

 

 La Motte 

 

famille Romain citée en 1782

 

Moulin de Launay 

 

famille Hervé citée en 1694 (Louis Hervé et Janne Guerin meuniers à Launay en 1694)

famille Lefort citée en 1705 (Julien Lefort et Françoise Le Gaignoux demeurants au moulin de Launay en 1705)

famille Robert citée en 1747 (François Robert meunier à Launay en 1747)

famille Chevel citée en 1768-1769 (François Chevel et Vincente Cardinal

 

La Nos-Noë-Noë Cadet-Cadée

 

Manoir de la Noë Cadet et armoiries Cadet

 

 

 


 

famille Brieuc citée en 1675
famille Cadet citée de 1693 à 1706

famille Petibon citée de 1710 à 1713
famille Jouan citée en 1721

famille Chapelain citée en 1794

famille Cochin citée en 1816

 

"Le douziesme jour de mars mil sept cent six Jacques Cadet âgé de cinquante cinq ans a esté enterré dans l'église de Tramains estant décédé à la Noë du jour précédent à receu en sa dernière maladie les sts sacrements de penitence eucharistie & d'extrême onction ont assistez au convoy Renée Cdaet sa soeur et Pierre Brieuc voisin- qui ne signent". Signé P.Lefebure

 

Peruais-Perruais-Perruays 


 

famille Lehéricé citée en 1692-1693

famille Labbé citée en 1715

famille Feret citée en 1792 

famille Boisgerault citée de 1690 à 1793 

famille Brehinier citée en 1793 


 

Le Petit Doué

 

famille Oréal citée de 1690 à 1793

famille Touzé citée de 1693 à 1695

famille Macé citée en 1771

famille Sauneuf citée en 1793

famille Richard citée en 1816 


 

Pilaux -Pilaüt

 

famille Caresmel-Carêmel citée de 1688 à 1776  

famille Hersan citée de 1691 à 1798 (le Pillau en 1798)

famille Meheust citée en 1705 

famille Gueguen citée en 1714 (Pilau)

famille Feret citée en 1771 

famille Le Fevre citée en 1793

famille Ruellan citée en 1793

famille Gillard citée en 1795

 

Pont
 

famille Orieux citée en 1675

 

Poterie
 

famille Guerin citée en 1675
famille Gavran citée de 1688 à 1775

famille Bouvet citée en 1689 

famille Gauvain citée en 1723

famille Hersan citée en 1793 

famille Chauvel citée en 1816

 

 

En arrivant à la Poterie 

 

Pouhais
 

famille Lehéricé citée en 1685

Es  Pras


 

famille Lesfray citée en 1705


Prémorvan 


 

famille Renard citée en 1675

famille Gavran citée en 1692 


Temple
 

famille Ollivier citée en 1675
famille Pallouais citée en 1689

famille Rouxel citée de 1691 à 1730 (métairie du Temple)     

famille Guéguen citée de 1705 à 1795 (Temple Bénazé * en 1793 & métairie du Temple en 1795)

famille Ruellan citée de 1747 à 1816  (métairie du Temple)

famille Sevestre citée en 1749-1750

famille Lemoine citée en 1767 (métairie du Temple)

famille Cochin citée en 1792 

famille Jan citée de 1792 à 1798 (métairie du Temple) 

famille Lejeune citée en 1816   

famille Sauneuf citée en 1816   

 

 

Armoiries de Bénazé

  Cette niche aurait abrité  jadis une statue    

 

  La famille de Bénazé

 

Pierre de Bénazé, sieur de Grand Maison, naquit le 27 avril 1642, il devint sénéchal de Plénée et seul juge de la juridiction de la Moussaye, charge qu'il conserva jusqu'à sa mort. On le voit aussi paraître comme cavalier dans la compagnie  de Tramain aux revues générales du régiments de la noblesse de Saint Brieuc. Henri de Bénazé baptisé à Plénée le 15 juin 1688 était seigneur du Temple. Ci dessous, armoiries de Bénazé 

 

La Tourbe-la Détourbe-la Détourne

 

famille Lescoublet citée en 1688 (la Tourbe) 

Allain Lescoublet et damoiselle Helainne de Bauclair cités en 1688

famille Bréhinier citée de 1691 à 1776 (la détourbe)

famille Plestan citée en  1767 (la détourbe)

 

Vallée
 

famille Briquet citée en 1675

famille Bourdonnais citée en 1693 & 1694 

famille Lévêque citée en 1768

famille Le Gras citée en 1816

famille Hercouet citée en 1816  

 

 

Aux abords de la Vallée 

 

Verger-Vergier
 

famille Gueguen citée en 1675 à 1693
famille Lucas citée en 1725

famille Boulin citée en 1795 


 

Ville es Grues Ville augrue

 

famille Brehinnier-Brehinier citée de 1675 à 1776
famille Brexel citée en 1693

famille Lucas citée en 1694

famille Houeix-Houée citée de 1700 à 1776

famille Berechet citée en 1713 (Villeaigrüe) 

famille Macé citée en 1712

famille Meheust citée en 1725    

famille Hersan citée en 1771

famille Lormel citée en 1792

famille Molé citée en 1792-1793

famille Dejoué citée en 1816 

famille Caresmel citée en 1816


Ville Jehan

 

famille Trebry citée en 1675
famille Le Pont citée en 1675
famille Orieux citée en 1688 

famille Boulin citée de 1689 à 1732

famille Sauneuf citée en 1691

famille Brehinier citée de 1691 à 1774

famille Durand citée de 1699 à 1714

famille Bigot citée en 1705

famille Chenays citée en 1721 

famille Belin citée en 1732

famille Biseul citée en 1792 

famille Meheust citée en 1793 

famille Dejoué citée en 1793

famille Brexel citée en 1795  

 

Ville Menier

 

famille Lamiré citée en 1688

famille Lucas citée de 1689 à 1692

famille Masson citée de 1693 à 1699 

famille Mantier citée en 1695

famille Juliot citée en 1699

famille Bereschet citée en 1705

famille Santier-Sentier citée de 1709 à 1713
famille Gueguen citée de 1710 à 1816
famille Richard citée en 1714

famille Sauneuf citée en 1725

famille Boschier citée en 1733-1734

famille Caruhel citée en 1792

famille  Le Nepvo(u) citée en 1795

famille Colas citée en 1798

famille Brexel citée en 1816

famille Daniel citée en 1816 


 

 Ville es Rieux
 

famille Bourdais citée de 1675 à 1689
famille Sauneuf citée de 1692 à 1732

famille Basset citée en 1705

famille Houée-Houaix citée de 1705 à1710

famille Juhel citée en 1730

famille Labbé citée en 1768

famille Durand citée en 1771 (Villerieux)

famille Brehinier citée en 1775

famille Sevêque citée de 1780 à 1794

famille Ruellan citée en 1794

famille Lemoine citée en 1794 

   
"Le treiziesme jour de decembre mil six cent quatre vingt quatorze François Cadet fils legitime de Mre Jacques Cadet et damoiselle Catherine Meheust sieur et dame de Vaurieu ses pères et mères, a esté baptisé en l'église de Tramains par moy soussigné prestre curé de la ditte paroisse, étant né le dixiesme du présent mois, le parrain Maistre Louys Esnault sieur de la Ville Hervi et marraine damoiselle Françoise Le Texier dame de la Ville qui signent". Signatures : -René Bréhinier  -Françoise Le Texier  -Esnault  -Fr.Cadet

 

 

Au village de la Ville Rieux : une ancienne dépendance

 

 

Avec son petit appareillage, ses murs épais 

 

 

Et le fournil qui s'y trouve accolé

 

 

 

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 12:31

    és.   

 

 

les Deuves-Deux

 

famille Le Janne citée en 1706

 

Doslais

 

SAM_2639

 

    les dépendances d'une demeure XVIIIème

 

famille Guérin citée de 1675 à 1816
famille Brieuc citée de 1675 à 1712 (Dolaye)
famille Chopillart citée en 1675   

famille Bréhinier citée de 1675 à 1816

famille Deschamps citée en 1688

famille Leforestier citée en 1689

famille Lehéricé citée de 1690 à 1731

famille Pallouais citée en 1691   

famille Galosnet-Galesnet citée de 1692 à 1705     

famille Pungier citée en 1692 & 1699

famille Chupin citée en 1693     

famille Bourdais citée de 1699 à 1713

famille Sohier citée en 1700   

famille Caresmel citée de 1705 à 1731

famille Beart citée en 1705

famille Menguy citée en 1708

famille Bereschet citée de 1709 à 1771
famille Hervelin citée de 1710 à 1747   
 

famille Chauvel citée en 1711

famille Lamiré citée en 1712

famille Dejoué citée en 1713

famille Gavran citée de 1715 à 1798

famille Petibon citée en 1733

famille Macé citée de 1747 à 1771   

famille Gicquel citée en 1747

famille Labbé citée en 1767

famille Chipot citée en 1768 

famille Guéguen citée de 1774 à 1782 

famille Brexel citée en 1774 

famille Boucher citée en 1794

famille Hersan citée en 1798

famille Lefeuvre citée en 1816

 

    SAM_2638

 

  une porte ogivale

 

SAM_2642

 

remarquable cheminée 

 

 

le Fais-Faix

 

famille Le Janne citée en 1675

famille Gasche citée en 1688 

famille Hardi-Hardy citée en 1692-1699

famille de La Noë citée en 1692-1693 

famille Tardivel citée de 1792 à 1795 (Faye)  

 

la Fontenelle

 

famille Ollivier citée en 1675

famille Bertrand citée en 1689

noble homme Mathurin Bertrand et damoiselle Geneviève de la Villivon cités en 1689

famille Garel citée en 1713 (Métairie à la  Fontenelle)

famille Chesnays citée en 1714 (Métairie de la Fontenelle)

famille Chauvel citée en 1747 (Métairie de la Fontenelle)  

famille Rouault citée de 1768 à 1816 (Métairie de la Fontenelle) 

 

Fresne

 

famille Brehinier citée de 1675 à 1816 

famille Caresmel citée de 1692 à 1713

famille Rochefort citée en 1705

famille Touzé-Tousé citée de 1767 à 1770  

famille Hersan citée en 1768    

famille Thomas citée de 1770 à 1795 

famille Caruhel citée en 1798 

famille Colas citée en 1816 

famille Lejeune citée en 1816 

famille Sohier citée en 1816

 

Haute Chambre

 

 

famille Lucas citée en 1693

famille Marqué citée en 1700

famille Pringault citée en 1710  

famille Morfouace citée en 1780 

famille Macé citée en 1793 

 

 

Hucheron

 

famille Lucas citée de 1675 à 1709

 

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 12:23


 

Bourg de Tramain


 

L'église vue depuis le Bas Bourg

 

famille Gueguen citée de 1688 à 1710 (Bourg & Bas Bourg)

famille Fretay citée en 1675 (Bas Bourg)

famille Gavran citée en 1688-1689 (Bourg)

famille Houeix citée en 1692 (Bas Bourg)

famille Chesnais citée en 1692 (Bourg)

famille Brehinier citée en 1768 (Bas Bourg)

famille Hersan citée en 1771  (Bourg)

famille Brouaisin citée en 1793 

famille Chipot citée de 1795 à 1816 (au chef lieu de la commune de Tramain en 1795)

famille Brexel citée en 1795 (au chef lieu de la commune de Tramain en 1795) 

famille Chaplain citée en 1816 

 

 

 

Le Bas Bourg : jolie demeure datant du début du XIXe siècle

 

Selon Michel Tronel auteur d'une biographie consacrée à Tramain *, la maison du Bas Bourg dite maison Chipot conserverait des restes d'un monastère disparu situé en un lieu aujourd'hui effacé de la carte près du village des Fontenelles : Quelleneuc.

 

*** Histoire d'une petite commune des Côtes d'Armor : Tramain -la vie des traminois à travers les siècles, publié en 1996.

 

 

  

L'ancien manoir à cour close  converti en  maison presbytérale

 

 

La bâtisse avec ses portes cintrées à double rangées de claveaux

 

 

Des éléments de la maison convertie en presbytère

 

 

Ouvertures cintrées dont des portes jumelles surmontées d'une gerbière pareillement travaillées

 

les Barettes


famille Lefebure citée en 1675
famille Lecompte cité en 1675
famille Lehéricé citée de 1688 à 1694    

famille Ruellan citée de 1693 à 1798

famille Brehinier citée en 1771

famille Clément citée en 1780 

famille Douart citée en 1793

 

 

Les Baudes 

 

famille Rouault citée en 1771

 

 

Le Bignonet  

 

famille Lord citée en 1768

 

Bois de la Hais

       

famille Regnault citée en 1693 

famille Ruellan citée de 1694 à 1768

famille Persevaut citée en 1795   
 

Les  Bois (de Lorgeril)

 

famille Masson citée en 1794

 

 

Bois Julienne

 

 

Ci dessous les dépendances du Bois Julienne sous divers aspects


 

Au village du Bois Julienne, on observe à droite des traces de douves 

 

 

 

famille Hamon citée de 1675 à 1816

famille Houeix-Hoë citée de 1676 à 1773

famille Jagu-Jégu citée de 1688 à 1771 (mestairie du Bois Julien en 1714, idem en 1771)     

famille Petibon citée en 1691

famille Lucas citée de 1693 à 1712

famille Lemercier citée de 1694 à 1705 

famille Bouvet citée en 1700

famille Boscher citée en 1705

famille Brehinier citée en 1713-1795 (village du Bois Julien en 1714)

famille Chesnais citée en 1731 (village du Bois Julien en 1731)

famille Brieuc citée en 1731   (mestairie du Bois Julien en 1731)  

famille Le Jaulne citée en 1733-1734

famille Chauvel citée de 1767 à 1816 (métairie du Bois Julienne)  

famille Richard citée en 1768 (la maison du Bois Julienne) 

famille Hercouet citée de 1792 à 1794

famille Martin citée de 1792 à 1794 
 

 

Vaisselier de pierre et un renflement

 

 

 Cheminée et diverses ouvertures

 

Le manoir

 

 

SAM_2659

 

 

 

La famille Houguenant

 

La famille Houguenant nous est connue à partir de  Jehan Houguenan marié en 1456 à Jehane Le Feuvre. Guillaume Houguenan vivait en 1492. Au cours du XVIème siècle la famille compte Thomas Houguenan  fils de Pierre et de Françoise Lesquier. Thomas Houguenan épousa Jeanne de La Motte.  Pierre Houguenant  fils des précédents, marié à Jeanne Dreux. Notaire royal à Jugon, il eut pour héritiers  Jeanne Houguenant dont l'acte de baptême est relaté ci dessous :

"Janne Houguenan fille Pierre et Jeanne Dreux sa femme a esté par le recteur baptisée parain Allain de La Motte maraine Janne de La Motte ce second jour de juin" (1609)

 

Jeanne Houguenant est citée en 1651 lors du baptême de Renée Lamiré, elle est citée comme marraine de Anne Lamiré baptisée le 4 juillet 1650 et de Jeanne Cadet le 12 décembre; elle est qualifiée de dame de la Ville Lanne, et aussi marraine de Mathurine Le Héricé le 29 aout 1655

 

 

Mention de Jeanne Dreux -lucarne située sur les arrières des dépendances

Jeanne Dreux V(eu)ve de M(essi)e P(ierre) Houguenan 1622  

 

Jean Houguenant marié à Renée de Plesse dont la fille Anne naquit en 1635 et le fils Louis naquit en 1637

"Anne Houguenan fille M(essir)e Jan Houguenan et honorable femme Renée Plesse Sieur et dame du Boisjulienne  a receu les Sts sacrements de baptesme par le recteur le parain Escuier François Tardivel  Sieurs des Murs et la maraine damoiselle Anne Letexier dame de la Jarretière dimanche huicitesme  juillet audit an Mil six centz trante cinq en présence du soussignant et de plusieurs aultres "

 

"Louis Houguenan filz honorable escuyer Jan Houguenan et de Renée Plesse sa femme Sieur et dame du Boisjulienne a esté baptissé en l'église de Tramainn par le recteur dicelle le parain Me Louis de La Motte sieur de Rottouaix et la maraine damoiselle Helenne de Quigné dame du Plessix. Mardy vingt quattriesme febvrier Mil seix cenz trante sept"

 

Louis Houguenant sieur du Bois Julienne fut parrain de Louise Gueguen le 2 février 1655 -la marraine fut damoiselle Louise des Salles, et aussi parrain de Louise Bouesbault le  29 aout 1655 -la marraine fut Louise de Lesquen  

 

Louis Houguenant épousa damoiselle Françoise Agan. Louis Houguenan Sieur du Boisjulienne est donné comme conseiller du Roi et ancien des décimus de l'évêché de Saint Brieuc.  Louis Houguenan et Françoise Agan eurent  deux fils et deux filles :

 

-Louis Houguenant, sieur du Temple

-Jean Houguenant sieur du Gué Daniel époux de Jeanne Françoise Plesse, dame de Carmené

-Guillemette Houguenant fut baptisée en l'église de Tramain par Missire Jacques Gaspaillard recteur de la paroisse le 14 septembre 1669

-Perrine Houguenant mariée le 7 janvier 1699 à noble homme Guillaume Le Roy, Sieur du Cadran originaire de Saint Carné.

Perrine fille de Jean et de Jeanne Françoise Plesse fut baptisée à Evran en 1704, elle épousa Mathurin Haugoumar (armoiries ci dessous), sieur des Portes, trésorier de l'église de Notre Dame en 1727  et maire et syndic de Lamballe en 1733-1734. Voir ci dessous. L'un des descendants de Mathurin Haugoumar  et Perrine Houguenant fut le sénateur Charles Haugoumar des Portes (1841-1917), il était candidat monarchiste et catholique à la succession du comte de Treveneuc, décédé. Il fut élu par 751 voix contre 1.247 votants le 10 septembre 1893. Voir portrait ci dessous. .

            

   
"Le vingt quatriesme jour de may mil six cent quatre vingt dix Raymond Chesnais fils legitime de François et de Mathurine Lucas sa femme laboureurs demeurans au Menehy; a esté baptisé en l'église de Tramains par Mre Louis Houguenan estant né du mesme jour. Le parrain Jan Houguenan Marraine Dam.(ois)elle Françoise Rouxel qui ont signé" Signatures :  Françoise Rouxel  Jan Houguenan Louis Sébastien Houguenan

 

 

"Le seiziême jour de février mil six cent quatre vingt onze Noble homme Louis Houguenan Sieur du Bois Julienne  a esté enterré en  l'église de Tramains dans la chappelle aux Houguenans sous la tombe estant décédé en la communion des fidèles du quatorziême et a receu les sacrements de Penitence Eucharistie et Extrême Onction pour assister au convoi Jan Houguenan, Sieur du Gué Daniel, son fils qui a signé, Louis Lamiré René Boscher ses voisins qui ne signent". Signature P. Lefebure 

 
"le vingt huitieme jour d'août mil sept cent quatre vingt-un, le corps de Noble homme, Jean, Marie, Lamballe (sic), Haugoumart, sieur Desportes , âgé d'environ quarante sept ans décédé hier au Bois Julien, en son vivant commandeur de la Milice Bourgeoise de Lamballe, a été inhumé dans le cimetière de Céans, en présence de plusieurs personnes, particulièrement Josse curé d'office de Jugon". Signatures : R: Rochefort prêtre  j:hervé prêtre j:Guillet prêtre  J: Rochefort prêtre M: Brexel prêtre L.R Desmoulin r(ecteu)r de St Igneuc  L. Brexel prêtre Dayot recteur

 

Un autre seigneur du Bois Julienne  : "noble homme" Louis Houguenan est mentionné dans un acte de baptême le 5 janvier 1749, comme parrain de Louis Marie Charles Houée, fils de  Julien & Jeanne Oréal, laboureurs au Bois Julienne, il est cité aussi le 9 aôut 1752 comme parrain de Louise Jeanne Perrine Lucas fille de François Lucas "métayer au Menehie" et de Cyprienne Lhotelier -la marraine fut damoiselle Jeanne Perrine Haugoumart, damoiselle des Portes.  Peut être s'agit il de Missire Louis Houguenan, prêtre de tramain en 1711.

 

   

Le sénateur Haugoumar des Portes

 

 

Bois Touchart-Bautouchart 
 

 

famille Pinart citée en 1643
famille Cadet citée en 1675
famille Gueguen citée  en 1689

famille Lamiré citée de 1689 à 1816 (Bautouchart en 1794)

famille Guitton citée de 1690 à 1731

famille Bourdais citée en 1691     

famille Urvoit citée en 1699

famille Le Crubier citée en 1699

famille Macé-Massé citée de 1692 à 1713

famille Delahays citée en 1704

famille Bochet-Boschier citée de 1714 à 1732

famille Juliot citée en 1714-1715

famille Cochet citée en 1730

famille Rouault citée de 1730 à 1732

famille Meheust citée en 1768

famille Sauneu citée en 1771

famille Oréal citée en 1792

famille Martin citée de 1792 à 1798

famille Pasquier citée en 1793 

famille Henon citée en 1793 

 

 

Une demeure de tisserand datée de 1578, on peut y lire :

M.LEFFEUV

VRE : 1578

 


Cassières


 

famille Labbé citée en 1675

famille Rouxel citée en 1700  (une maison proche les Cassières)

 

Champs Picquet


 

famille Gavran citée en 1710

famille Baverie citée en 1730

famille Brehinier citée en 1771

 

Chef du Clos


 

famille de Romen citée de 1689 à 1709

famille Jegu citée en 1731 (métairie du Chef du Clos) 

famille Ruellan citée en 1767  

famille Boscher citée de 1775 à 1794


 

Chesnais


 

famille Besrechet citée en 1675

 

Clospelet-Clopolet -Clos Plet-Cloplais

 

famille Bouvet citée de 1685 à 1702
famille Guéguen citée de 1689 à 1771

famille Lamiré citée en 1689

famille Caresmel citée de 1685 à 1721

famille Beart citée en 1710

famille Berechet citée en 1770  (Closplet)


 

Closture


 

famille Auffray citée en 1675
famille Morfouace citée de 1688 à 1714 

famille Le Pont citée de 1690 à 1693 

famille Lebreton citée en 1694

famille Labbé citée de 1702 à 1792

famille Dromen citée en 1714

famille Morel citée en 1715

famille Chauvel citée de 1771 à 1798 

famille Corbel citée en 1792

 

 

 

Cornais-Cornays-Corenais


 

famille Tousé citée en 1675
famille Le Janne citée en 1675
famille Rouault citée de 1676 à 1732 (Haute Cornaye)
famille Lucas citée en 1685
famille Masson citée de 1689 à 1816

famille Lehéricé citée en 1689

famille Perigault citée en 1691

famille Leffondré citée en 1691

famille Davy citée en 1691

famille Orieux citée de 1692 à 1699 (Haute Cornais)

famille Dejoué citée de 1692 à 1816

famille Lamiré citée de 1692 à 1694

famille Savari citée de 1693 à 1700

famille Leffondré citée en 1694

famille Renard citée en 1699

famille Brexel citée en 1700  

famille Gavran citée en 1705 (Haute Cornaye)

famille Forestier citée de 1709 à 1732

famille Lefray-Leffray citée de 1712 à 1714 

famille Macé citée en 1767 

famille Feret citée en 1768 

famille Sohier citée en 1768 (Haute Cornaye)  

famille Collas citée en 1771  

famille Departout citée en 1794   (Haute Cornaye)   

famille Jegu citée de 1795 à 1798   

famille Ricard citée en 1798 

famille Brouaisin citée en 1798 

famille Boisgerault citée en 1798

famille Langlais citée en 1816

famille Molé citée en 1816 

 

Les Coursannes 


 

famille Sauneuf citée de 1675 à 1713
famille Lesfroy citée en 1689

famille Brexel citée en 1693 

famille Corlay citée en 1694

famille Canieu citée en 1695

famille Dejoué-Deioué citée de 1699 à 1732

famille Brehinier citée de 1705 à 1816

famille Morfouace citée en 1708-1709  

famille Brieu citée de 1767 à 1770

Jan Brieu et Françoise Ollivier, potiers à Coursanne, cités en 1767)

famille Cousté citée en 1770

famille Leffondré citée de 1771 à 1794

famille Leforestier citée en 1773

famille Hersan citée en 1792

famille Meheust citée en 1795 

famille Chauvel citée en 1816   

 

 

La Croix Balisson


 

famille Durand citée en 1675
famille Faguet citée de 1691 à 1700

famille Grignon citée en 1706

famille Moutier citée en 1705

famille Le Pont citée en 1710

famille Veillon citée en 1747 

famille Gueguen citée en 1747 

famille Boulin citée en 1774

famille Brehinier citée en 1794-1795  

famille Pasqué citée en 1816 


 

Les Croix-ès Croix

 

famille Caresmel citée de 1675 à 1714
famille Gueguen citée en 1675 à 1776

famille Gesret citée en 1693

famille Leforestier-Forestier citée de 1692 à 1733

famille Milon citée en 1700 (un dénommé Milon originaire de la paroisse de Trézélan décédé en 1700)

famille Badouart citée en 1705

famille Pierre citée en 1713

famille Labbé citée en 1713

famille Masson-Le Masson citée de 1721 à 1792

famille Botrel citée de 1792 à 1795

famille Boscher citée en 1792 

famille Basset citée en 1795  

 

 

 

Aux abords du village des Croix

 

 

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Published by poudouvre
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