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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 13:18

Le trois millième article vient d'être publié sur ce blog Poudouvre, une autre manière de voir la Bretagne, sous plusieurs aspects, pas simplement liés à l'histoire ou au patrimoine. Pourtant, ces derniers temps notre bon vieux terroir s'est métamorphosé ; ainsi une partie de l'ancien Poudouvre ou Pays de Dinan s'est-elle détachée pour s'en aller rejoindre le Penthièvre ou Pays de Lamballe…Ce que certains avaient bâti au cours de plusieurs cessions, et désigné  Communauté du Pays du Guesclin, en quelques séances, d'autres l'ont démoli, probablement plus par simples ambitions personnelles, que pour l'intérêt de cette Communauté jamais consultée. Des "citoyens" oubliés,  juste bons pour s'acquitter de taxes et d'impôts en tout genre (soit bête et tais-toi). Rien d'étonnant, après tout, au moment de repenser les fameuses « régions », les autres ont "négligé" de réunifier une fois pour toute la Bretagne, la véritable Bretagne défigurée par un décret de "Vichy", le fameux décret de Vichy, que les représentants du fameux pays des droits de l'homme ont tous ratifié, sans que nul référendum ne soit réalisé. Quant aux économies qui devraient résulter de toutes ces décisions,  j'en doute : -toujours plus de conseillers, de présidents, vice-présidents, de députés et de sénateurs -avec attachés personnels, chauffeurs (parents, amis, relations)  et leurs salaires mirobolants, sans oublier ces autres avantages dignes de l'Ancien-Régime, contre lesquels certains avaient combattu lors de leur fameuse "révolution". Il faudrait déjà commencer par baisser le nombre de ces immunisés et mettre un terme à pareils abus chez une partie de ces gens qui n'ont jamais gagné leur argent à la sueur de leur front... Ce matin, j'entendais une journaliste évoquer la tempête et parlant de Nantes, elle n'a rien dit de mieux qu'à plusieurs kilomètres de là, en Bretagne, la situation s'était améliorée ! Que c'est triste de voir les médias complices d'un pouvoir absolu, clamer pareils mensonges. Bien sûr que Nantes est en Bretagne, n'en déplaise à ces fameux spécialistes qui s'étonnent ensuite que dans cette société, le communautarisme émerge  et que la violence  soit devenue le quotidien de certains lieux. Quoi qu'il en soit, laissons là ces tristes personnages, les mêmes qui dans les écoles de l'empire colonial enseignaient jadis aux autochtones « nos ancêtres les Gaulois », ils ne méritent pas la peine qu'on s'intéresse à eux, surtout par les temps qui courre… Pour ma part je vous remercie de l'intérêt que vous portez à certains des articles publiés, j'espère répondre à certaines questions, et n'ai nullement la prétention de tout connaître, oh que non ! Je découvre parfois des essais qui remettent en cause les idées reçues sur certains sujets, des lecteurs m'apportent  des rectifications touchant quelques généalogies. Ces derniers temps les publications ont été plus rares, les aléas du quotidien vous imposent parfois d'autres obligations, mais entretenir ce blog avec de nouvelles pages reste une activité plaisante que je prend plaisir à partager. Encore merci à toutes et tous.

 

 

 

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 13:12

 

 

 

II. Les champs ouverts

 

Qu'y avait-il donc au début du moyen âge et qu'y eut-il par la suite, en dehors des terres closes ? Trois types de terrains, semble-t-il.


 

1. Des portions de terres cultivées sans clôture, limitées comme en pays de champs ouverts par des pierres (meta, lapis, lapides confixae, lapidicina, petra, rocha), des menhirs (lapis magna) plus ou moins christianisés, des croix, des arbres. Il semble que ce type de possession fut soumis à une enclôture progressive et disparut peu à peu. Il est attesté au XIIIe siècle, parfois d'ailleurs combiné avec le fossé et encore aux temps modernes, au moins dans les domaines congéables. Il renaît aujourd'hui, avec la suppression de talus, due à leurs inconvénients (place perdue, ombre portée).


 

2. Des landes, ou terres froides, impropres à la culture permanente, mais souvent objet de brûlis, d'enclos temporaires, souvent désignées du nom de ce terres boutin », ou « terres à boutin ». Nous trouvons, en Bretagne occidentale au IXe siècle, des délimitations de telles terres par des mottes de terre. bodenae. Boutin dérive-t-il de bodena ?


 

3. Des terres partagées en champs étroits et parallèles qui, au lieu d'être mesurées en acres ou en journaux, sont mesurées en sillons. Les champs sont ouverts, délimités par des bornes. Mais un certain nombre de ces champs (8, 20, 60...) se groupe en un ensemble clos. Il y a là un type bien connu, la gaignerie ou trest, petit openfield accompagnant souvent un habitat groupé embryonnaire, -3 à 7 maisons frileusement jointes, -avec pratiques collectives obligatoires, ou tout au moins indispensables. De quand datent-elles ?, Les actes du XIIIe siècle en signalent à chaque instant, et dans toute la Bretagne, mais surtout dans la région du golfe de Saint-Brieuc. La plus ancienne que nous ayons relevée est de 1229. Mais il est évident qu'à ce moment l'institution est en pleine vigueur. Les moines n'ont eu ni un terme unique ni un terme précis pour désigner ces petits openfields. Nous avions cru que le mot platea s'appliquait à eux. Nous n'en sommes plus certains et, en tous cas, il désigne aussi toutes sortes de choses, . des grandes étendues de terres, et parfois des petites (un bout de jardin, voire même une place au cimetière) sans rapport permanent avec une division en sillons. Il faut en tous cas renoncer à en faire l'équivalent du moderne « plaine », au sens de champs ouverts, attesté au XIXe siècle, mais que nous ne connaissons plus au XXe que pour désigner de grands champs, non clos certes, mais non plus morcelés ; on « fait une plaine » aujourd'hui en Ille-et-Vilaine lorsqu'on abat des talus. A défaut de platea, les scribes ont hésité entre campus, pecia et simplement terra : autant de mots savants qui ne reflètent pas -de dénomination précise. Mais la désignation actuelle de ces terres est pleine d'intérêt. En faisant abstraction d'innombrables expressions purement locales, la Bretagne se partage en cinq grandes zones :


 

1. La partie bretonnante du pays emploie, en apparence, indifféremment les mots trest, mezou ou rest pour les ensembles, de tachennou pour chacune des parcelles décloses.


 

2. Le Nord et le Nord-Est voient se juxtaposer et se mélanger les mots Champagne et landelle.


 

3. La Bretagne centrale parle de bandes (Pontivy, Josselin).


 

4. L'Est du Morbihan et le bassin de la Vilaine moyenne, au sud du bassin de Rennes (exclu) emploient uniquement domaine.


 

5. Vers la limite Ille-et-Vilaine - Loire-Inférieure, domaine se mélange à gaignerie qui, plus au sud (vallées de PIsac, du Don, de l'Indre) finit par régner seule. Si, d'autre part, on reporte sur une carte les noms de lieux qui portent l'un ou l'autre de ces noms, on remarque que l'on obtient à peu près les mêmes divisions. Il n'y a, notamment, aucune interférence entre les mots français et les mots bretons. Le dictionnaire topographique d'Illе-et-Vilaine ne donne aucun trest, rest ni mézou ; le Morbihan de l'Ouest ignore absolument champagne, landelle ou domaine. Un seul mon excellent collègue celtisant P. Le Roux ne lui trouve qu-une explication : un sens de demeure, dérivé du mot français rester (cf. en français vulgaire : « Où restez-vous »), et confondu par la suite avec trest par analogie phonétique sans que les deux mote puissent en rien être considérés comme frères. Mais quelle que soit l'étymologie lointaine de ce mot, un fait est indéniable : aucune ferme, aucun hameau ne s'appelle Reste ou le Reste, en mot isolé ou en composition, dans la Bretagne de langue française. Or le Dictionnaire topographique du Morbihan compte 96 villages de cette racine dans la partie bretonnante du département. Nous sommes autorisés à en conclure que le nom et la chose ne se sont répandus qu'après la fixation de la limite linguistique aux environs de la ligne actuelle. Le recul du breton a commencé au IXe siècle, sans que l'on puisse en dater toutes les étapes. Au XIIIe, nous trouvons les «champagnes » répandues dans la Bretagne du Nord. C'est entre ces deux dates qu'il faut donc fixer sinon leur apparition, du moins leur généralisation. Les constatations toponymiques apportent un précieux renfort à l'hypothèse de P.- Flatrès, qui donne aux « trests » une origine normande : le paroxysme de l'invasion normande se situe de 919 à 9З6. Un autre point singulier est la dualité des mots qui désignent la même chose. Pourquoi trest et mezou simultanément? Pourquoi champagne et landelle? La linguistique peut sans doute nous répondre. Partout où l'on emploie champagne, il s'agit de bonnes terres : la champagne,, nous dit un enquêteur, c'est par excellence la terre à blé. Landelle, au contraire, vient évidemment de lande : on nous décrit en divers endroits des afféagements collectifs de landes aménagés en champs ouverts, une fois les terres les meilleures appropriées individuellement. En bien des endroits, la landelle est la terre la plus mauvaise de la commune, alors que la champagne est la meilleure. Dans un cas, résidu dont on cherche à tirer le meilleur parti ; dans l'autre, terre idéale, partagée initialement entre tout le monde pour éviter les inégalités — ou simplement entre des envahisseurs qui veulent à la fois rester en groupes compacts et profiter des meilleurs sols..., N'y aurait-il pas un partage de sens analogue entre trest et mézou ? Le dictionnaire français-breton de Grégoire de Rostrenen (17S2) donne à l'article champ : « Grand champ, étendue de terre close où il y a plusieurs portions marquées par des pierres bornales, maes, pluriel maesyou, maesyadou. » Un siècle et demi plus tard, le dictionnaire de Troude traduit trest par : « Terrain vague, non clos, non cultivé, dont personne ne peut revendiquer la propriété ; on le dit aussi d-une grande pièce de terre à blé. » Le même auteur, dans son dictionnaire français-breton (3e édition, 1886), donne au mot champ : « Si c'est une vaste étendue de terre ne renfermant que des territoires vagues, de mauvaise qualité... mez, pluriel mezou. » Mais plus loin : « On emploie encore meziou pour désigner de vastes terrains... rendus à la culture, et qui appartiennent à plusieurs personnes. » ïl y a là la trace de deux sens différents, témoignant vraîsemblablement de deux origines différentes, analogues à la champagne et à la landelle. Peut-être initialement mezou désignait l'une (champagne), trest l'autre (landelle) ; et, lorsque les deux termes s'appliquèrent à une même . structure agraire, les lexicographes s'y perdirent, et, suivant les communes, on généralisera le sens de celui des deux mots primitivement seul employé. Gaignerie est de la racine de gagnar. Mlle Charaud l'a judicieusement rapproché de gewannflur : gewann, de winnen, gagner. - Domaine semble, à première vue, un contre-sens : nous sommes tellement habitués à employer ce mot pour désigner de grandes propriétés d'un seul tenant ! Réservons-le pour le moment. Enfin, dernière remarque sur les champagnes : la coexistence de cinq zones de dénominations diverses, à peu près imperméables l'une et "l'autre, ne témoigne-t-elle pas à son tour d'une pluralité d'origine ? Ou de plusieurs générations indépendantes l'une de l'autre? On voit tout le travail qui s'ouvre aux historiens s-ils veulent préciser ces divers points...

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 16:19

 

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 06:56

 

Les dix pages que, dans Les Caractères Originaux, Marc Bloch consacre au pays d'enclos, comptent peut-être parmi les plus perspicaces de l'ouvrage. Alors que ce sujet était à peu près inexploré avant lui, il en a vu tous les points essentiels, il a tracé tout un programme d'études. Dix-sept ans ont passé et l'on ne peut dire que le problème ait beaucoup progressé. Les historiens de la Bretagne ont à peu près complètement négligé. Seuls les géographes ont apporté sur l'état actuel, sur la répartition et même sur les processus des clôtures, certains faits nouveaux. Mais dès qu'il s'agit d'en trouver l'explication et de les dater, ils doivent recourir aux méthodes des historiens -et se voient souvent arrêtés, soit par le manque de sources, soit par leur inexpérience à les manier. Ces quelques notes n'ont d'autre but que de présenter à la sagacité des historiens quelques points devant lesquels les géographes piétinent.


 

I. -les talus


 

La majorité de la terre bretonne est aujourd'hui composée de champs, enclos par des haies plantées sur des talus. L'ensemble haie-talus est appelé haie dans la région rennaise, fossé dans la majeure partie de la Bretagne de langue française (mot en décadence, sous l'influence, semble-t-il, du français), et dans les textes notariés de la Bretagne bretonnante, ar ch'leuz (ou arch'lqiin ou ar ch'leu), mot qui présente la même équivoque que le français fossé. Sur la cause de l'édification des talus, l'accord est à peu près fait ; il. ne s'agit ni d'un impératif climatique ni (au moins exclusivement) d'une entrave aux divagations des bestiaux -mais d'un signe d'appropriation individuelle de la terre. La difficulté commence quand il s'agit de dater. Certains font remonter les clôtures à la préhistoire. On a voulu voir dans les chemins creux qui souvent -mais non dans la majorité des cas -séparent les parcelles, un héritage de l'âge de la Tène. Marc Bloch avait senti le défaut de ces thèses : « Néolithiques, nos haies, ou celtiques ? A l'expérience, il n'est même pas sûr qu'elle se révèlent médiévales... » De fait, il y a des fossés très récents, édifiés sur des landes communes appropriées aux XVIIIe et XIXe siècles. Il y en a de beaucoup plus vieux : il n'est pas rare, en abattant un talus, d'y trouver des objets que les archéologues datent d'avant l'ère chrétienne. Il est fréquent aussi que l'orientation des talus soit calquée sur celle des monuments mégalithiques, -ce qui laisse supposer qu'ils dateraient d'une époque où les cultes liés à ces monuments étaient encore vivaces4. Plutôt que ces présomptions, nous aimerions mieux- des textes. Or, à l'apparition du plus ancien d'entre eux, le Cartulaire de Redon, le fossé existe déjà comme un fait normal et courant. Si les chartes sont authentiques et les si leur publication en a été correcte, la plus ancienne qui parle de « fossata »,date de 820. Depuis cette date et sans interruption, les textes de la même abbaye -et de même, ceux des autres cartulaires bretons - portent des mentions continues de fossés déjà existants. Quelques-uns nous font assister à la création d'une clôture, ou tout du moins la signalent comme récente. Pour les distinguer, dans le langage conventionnel des cartulaires, le mot « fossata » est le plus répandu. Mais on trouve aussi « fossatum », « fossa », sans doute simples fantaisies graphiques. Plus intéressants apparaissent les épithètes, qui témoignent à la fois d'une certaine variété dans les types de talus, et de la possibilité de les identifier par un caractère extérieur. Fossata magna ou fossa maxima s'oppose ainsi à fossatella. Souvent la couleur rouge est signalée, sans doute fossés élevés non sur l'habituel limon jaune, mais sur les sables argileux pliocenes rouges, disséminés un peu partout en Bretagne. Parfois,cependant, ce sont des mots d'une autre racine que celle de fossé qui sont employés ; limes, relevé à deux reprises dans les pièces de l'Abbaye de Sainte-Marie de Boquen n'est peut-être qu'une réminiscence d'érudit. Fovea, relevé pour une terre de Kerviniac et une de Gorlay, en région bretonnante, paraît indiquer que le mot fossé n'avait pas pénétré là. La région forestière du Nord de Rennes ne semble avoir employé que haïa : encore aujourd'hui, le mot haie y est le. seul populaire. Est-il téméraire de conclure de la multiplicité des vocables désignant un même fait, qu'il n'y a pas eu à l'origine une institution unique, qui se serait répandue en tache d'huile, mais plusieurs foyers indépendants de naissance et de création. Mais la constatation la plus importante qui découle des textes médiévaux, c'est sans doute le fait que la plupart des domaines ou des champs décrits ne sont pas ceints de toutes parts de clôtures. Si certains ont leurs quatre côtés bordés de fossés, beaucoup n'en ont qu'un, deux ou trois. Guilcher, il est vrai, fait remarquer que l'absence de mention d'un fossé sur un des côtés n'implique pas forcément son inexistence. Sous cette réserve, nous recensons, pour le ixe siècle, 35 domaines décrits pour 18 d'entre eux, on ne signale aucune clôture sur aucun de leurs côtés ; 15 sont bordés partiellement de limites non1 matérialisées


 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 17:31

 

La bretonne pie noir

 

 

La Pie Rouge des plaines

 

 

Mouton des landes de Bretagne

 

 

Coucous de Rennes

 

 

Poulets de Janzé

­

 

Vache Froment du Léon

 

 

Vache armoricaine

 

 

Vache nantaise

 

 

Bidet breton

 

 

Trait breton

 

 

Postier breton

 

 

Porc blanc

 

 

Canards nantais

 

 

Griffon Fauve de Bretagne

 

 

Epagneul breton

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 16:46

 

 

 

Manoir de Kergoët avec sa porte ogivale XVIe et l'oratoire Saint Armel

 

 

Armoiries des possesseurs, de gauche à droite : de  Kergoët, de la Moussaye, Gouyon, Montbourcher, de Coigny, des Salles et de Saint-Pern

 

 

 

 

Ci-dessus, porte provenant de Kergoët, visible au bourg de St-Jouan-de-L'Isle

 

 

La terre de Kergoët noble de toute ancienneté, doit son nom à ses premiers possesseurs : les membres de la famille de Kergoët, alias de Cargouët, dont les armoiries étaient : Bandé d'or et de gueules de six pièces. L'héritière de cette maison transporta la terre dudit lieu Kergoët en épousant le chevalier Bertrand Ier de La Moussaye. Il ne semble pas que ce couple eut de postérité, en revanche, d'une seconde alliance avec Gillette de Rieux, trois fils virent le jour au foyer de Bertrand de la Moussaye, premier du nom. Bertrand de la Moussaye, seigneur de Kergoët s'éteignit en 1304 lors de l'expédition en Flandres où il accompagnait le duc de Bretagne Arthur II (voir ducs de Bretagne du Xe au XVe siècle, page n° 15 - Lieux des sépultures des souverains Bretons, page n° 5) . Vers 1320, la terre de Kergoët sise en la paroisse de Saint-Jouan de l'Isle est entre les mains de Bertrand de la Moussaye, deuxième du nom marié à Isabeau de Pleumaugat (voir histoire de Plumaugat : la période médiévale - les possesseurs de la Maison à Plumaugat). Leur fils cadet, Olivier de la Moussaye, fut lui même titré seigneur de Kergoët. Il fut tué à la bataille d'Auray en 1364. Dès lors la branche aînée de cette illustre famille recueilli cette terre, ainsi, Guillaume de la Moussaye, frère ainé dudit Olivier était il titré seigneur de la Moussaye et de Kergoët. Quelques générations plus tard, Edouard de la Moussaye, chevalier, sire de la Moussaye, de la Rivière, est donné chambellan sous le duc François Ier de Bretagne. Il apparaît dans les montres nobiliaires de la paroisse de Saint-Jouan l'an 1447, et il est précisé qu'il demeure Kergoët et dispose d'une métairie en la même paroisse.

 

 

Kergoët d'après plan napoléonien, lieu aux trois quarts cerné de douves

 

 

Le même endroit vu à travers la plume de Frotier de la Messelière

Le marquis Amaury V Gouyon, sieur de Kergoët

 

Son fils Amauri de la Moussaye que nous avons évoqué dans un précédent article (voir Amauri Ier de la Moussaye, chambellan) est aussi titré seigneur de Kergoët. Chambellan et grand veneur de Bretagne, il fut aussi garde de la cité de Dol et de Dinan, et l'un des généraux de François II, duc de Bretagne. Le dernier membre de la famille de la Moussaye a avoir disposé du titre de Kergoët fut Jacques de la Moussaye, tué très jeune dans un combat singulier. C'est Gillette de la Moussaye sa tante épouse du sieur Jacques Gouyon qui récolta son héritage et le transporta à sa descendance (voir Genealogie de la Maison des Gouyon pr M. Le Laboureur). Après Marie Gouyon, le seigneur de Kergoët fut son neveu René-Amaury de Montbourcher, marquis du Bordage, fils d'Elisabeth Gouyon et de René de Montbourcher. René-Amaury de Montbourcher, marquis du Bordage mourut célibataire en 1744, dans sa 73ème année, laissant la seigneurie de Kergoët à sa soeur Henriette de Montbourcher, femme du maréchal duc de Coigny ; cette dame la posséda jusqu'à sa mort, qui arriva en 1752 ; puis son fils, duc de Coigny, qui en hérita, la vendit à messire Jean-René des Salles en 1780 ; mais le marquis René-Célestin-Bertrand de Saint-Pern (voir La famille de Saint PernLe château de Couellan en Guitté)  l'acquit alors par retrait féodal. Il y avait à Kergoët une chapelle, qui était dédiée à saint Armel, ou au moins dans laquelle était une statue de ce saint, et dont il ne restait plus que des ruines en 1783. Quand elle fut détruite, l'on transporta cette statue dans la chapelle, dite de la Moussaye, de l'église de Saint-Jouan (voir L'église Saint-Jean Baptiste de Saint-Jouan-de-l'Isle). Les possesseurs  de Kergoët disposaient en cette église de droit d'enfeu, sans doute que ceux de la seigneurie de Saint-Jouan également, toutefois seuls les possesseurs de la seigneurie de L'Isle disposaient véritablement du droit de prééminence en cette église (voir La seigneurie de Saint-Jouan - La seigneurie de l'Isle près de Saint-Jouan.) le Les baptêmes furent faits dans la chapelle de Kergoët depuis le 15 septembre jusqu'au 17 octobre 1638, à cause de la peste qui régnait alors (voir Les croix plantées ici et là au cours des épidémies de peste...- Les épidémies, page n° 1 : la peste). Le marquis Amaury V (portrait ci-dessus) n'empêchait donc pas, quoiqu'il fût protestant, de pratiquer le culte catholique dans une chapelle qui lui appartenait

 

 

Armoiries Moussaye et devise de cette famille visibles dans l'église de Saint Jouan de L'Isle, les statues de Saint-Armel en cette même église (à gauche) et à Kergoët (à droite). Au centre, enfeu d'une des dames de Kergoët.

 

Merci à M. Perou de son accueil.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 08:20

 


 

I-Etienne Gouyon autrement apellé Goyon Seig de la Goüiniere,& de Château Gouyon, à present appellé le Château de la Latte (voir Le château de Fort La Latte à Plévenon),  l'an 1210 épousa Lucie de Matignon, fille de Denis S. de Matignon, (voir l'abbaye de Boquen, page n° 6) & soeur de Denise Dame de Matignon (voir l'abbaye de Saint Aubin des Bois en Plédéliac) morte sans enfans de Robert Vicomte de Merdrignac (voir Les possesseurs de la seigneurie de Merdrignac - Le château de la Hardouinaye en Saint Launeuc). Il fut père d'Alain, de Geofroy, d'Estienne & de Jean Goyon, duquel sortit Guillaume père de Philopote Goyon, femme de Guillaume le Bouteiller Sieur de la Chesnay, auquel elle porta les Seigneuries des Landes & de Maupertuis.


 

II-. Alain Goyon Sieur de Matignon l'an 1245. & 46. laissa Estienne Goyon mort sans enfans, Alain & Jean Goyon Chevalier Sieur de la Goüiniere, père de Jean & Thibaut Goyon. Jean épousa par contract du Mercredy avant la Nativité N.Dame 1305. Jeanne fille de Jean Sire de Mahre & d'Hilaire de Mareil, il en eut Mayence Goyon en l'an 1309.

-

III. Alain Goyon 2.Seigneur de Matignon eut pour fils.

 

IV. Estienne Goyon Sieur de Matignon l'an 1290. & 1330.- qui épousa Jeanne Painel, leurs enfans furent Bertran, Pierre, Alain, Louis Gouyon l'un des combatans à la fameuse bataille des trente l'an 1350 (voir Guerre de Succession de Bretagne. Page n° 3). doit être ce Louis Goyon sieur de Launay, duquel & de N. Bou siart Dame de la Bouestardaye vint Louis Gouyon S. de duquel launay marié à Clemence Ruffier fille du S. de la Gibonnaye (voir La terre du Vauruffier en Plouasne - Possesseurs de la Gibonnais en Trévron), dont Charles qui laissa de son mariage avec Olive de Beaumanoir, fille unique de Jean Sieur de Carmoran, Bertran Goyon allié à Françoise Bernier. Jeanne femme de Pierre de Cargouet et Sieur de la Cornulliere près Lamballe, mère de Jeanne 2. femme de Jean, sieur du Ruflay , N ... Goyon femme du S. de Boisfueillet, & Anne mariee lan 1475 à Olivier de Lesquen S. de la Villemeheust, dont Olivier S. de Villemeheust, mary de Guillemette du Chalonge père de Jean mort l'an 1580 (voir Le château du Chalonge en Trévron). duquel & de la de Madelene de la Duchaye nâquit Laurens de Lesquen Sieur de la Villemeneust, qui prit pour femme l'an 1596. Jeane Goyon fille de Jean Sieur de la Bouestardaye chef de cette branche puisnee dont je ne sçay autre chose, & de Hardouine de S. Melene, Gilles de Lesquen leur fils fut père du Sieur de la Villemeneust à present vivant. Les autres enfans d'Estienne Goyon Sieur de Matignon furent Estienne Goyou Sieur de Launay Goyon Mareschal de Bretagne, duquel est issuë la branche des Marquis de la Moussaye (voir Balade touristique 2013 : la Moussaye à Plénée-Jugon). Renée Goyon femme de Silvestre Budes, & Marguerite mariee par contract du Lundy apres Quasimodo 1347. avec Gilbert Seig. du Cambout, dont la postérité sera traittée cy-après


 

V. Bertran Goyon Chevalier Sieur de Matignon l'an 1340. & 1390 épousa Jeanne de Dinan fille de Rolland Sieur de Montafilant & de Jeanne de Craon (voir Les Sires de Dinan, page n° 13 - .Le château de Montafilant en Corseul - Le château de Montafilan en images). D'eux naquirent Estienne & Jean Goyon fameux Capitaines sous Bertran du Guesclin, qui épousa Jeanne fille de Geofroy Sieur de Beaucors, l'un des graves champions de la Bataille des trente. De ce mariage font issus les Seigneurs de Beaucors, de Vaurouaut (voir Quelques notes sur la seigneurie du Vaurouault en Pléhérel), de Vaudurant, de Launay Comaz & autres, tous portans le nom de Goyon, & dont je n'ay pas la suitte faute de Memoires.


 

VI. Estienne Goyon Sieur de Matignon épousa Jeanne de Rochefort fille de Thibaud Sieur de Rochefort & d'Asserac, Vicomte de Donges & de Jeanne d'Ancenis, & mourut l'an 1395 père de Bertran Goyon & d'Alix Goyon, femme de Guillaume Sire de Coetquen (voir La maison de Coëtquen - Le château de Coëtquen à Saint-Hélen).


 

VII. Bertran Goyon Sieur de Matignon mourut l'an 1419. il avoit épousé Jeanne de Rieux, fille de Jean Sire de Rieux (voir La seigneurie de Rieux par Jean Ogée) & d'Ysabeau de Clisson soeur du Connestable, & fille d'Olivier Sire de Clisson & de Jeanne Dame de Belleville (voir La rivalité entre Olivier V de Clisson et le duc de Bretagne Jean IV, page n° 1), la Garnache Beauvoir sur mer & Montaigu, de laquelle il laissa Bertran mort sans enfans, Jean & Lancelot Goyon Sieur du Lude, qui se maria avec Isabeau le Moine, dame de Caesden (voir Le Moine de Caeden), fille de Thomas & de Marie d'Orange fille de Robert, & de Marie du Guesclin, dont Jean Sieur du Lude & de Caesden marié à Jeane de l'Hofpital Dame de la Motte de Cohignac, fille de Pierre juge universel de Bretagne Sieur de la Rouhardaye, &c. & de Sybille de Montbourcher sa seconde femme, laquelle apres sa mort épousa ledit Lancelot Goyon. Marie femme de Rolland Sieur du Guémadeuc. Matheline femme de Jean de Beaumanoir Sieur du Bois de la Motte, Isabeau mariee l'an 1408. à Pierre d'Amboise, Vicomte de Thouars, &c. & autre Isabeau Goyon femme de Geofroy de Tremereuc, partagée par son frere le 3 May 1435.

 


 

VIII.Jean Goyon Sieur de Matignon grand Ecuier de France mourut l'an 1452. sa femme fut Marguerite de Mauny Dame de Thorigny, qu'Olivier son père avoit acquise : il avoit pour femme N. de Roye -De cette alliance vinrent Bertran Goyon, Alain Goyon Sieur de Noyant & du Mesnil-garnier, qui épousa la Dame de Thieuville, de Crespon & d'Anily en Normandie, Marie morte sans enfans de Richart sire d'Espinay, qu'elle épousa 1433. Jeane femme de Rolland Sieur du Guémadeuc, selon plusieurs Memoires, & Ysabeau Goyon femme de Guy sire d'Espinay (voir La Maison de la famille d'Espinay, présentée par M. de la Chesnaye Desbois), neveu & heritier de Richard, morte l'an 1505.

 

 

lX. Bertran Goyon Sieur de Matignon, Baron de Thorigny mourut le 3 Septembre 1485. & laissa de Jeanne du Perier fille de Jean Comte de Quintin (voir La châtellenie du Plessix-Balisson par l'abbé Auguste Lemasson, page n° 8), & de Constance Gaudin. Guy & François Goyon partagé l'an 1482. Sieur de Villebacquet, pere d'Estienne Sieur dudit lieu.


 

X. Guy Goyon Sieur de Matignon Baron de Thorigny mort l'an 1498. eut pour femme Perrine de Ieucourt, & pour enfans Joachim Goyon, qui prit le surnom de Matignon, Lieutenant General pour le Roy en Normandie, mort sans enfans de Françoise de Daillon fille de Gilles Sieur du Lude & de Marguerite de Montberon & veuve de Jacques Sieur de Rohan. Jacques Goyon dit de Matignon & Jeanne femme de François l'Espervier Sieur de la Bouvardiere.


 

XI. Jacques de Matignon Colonel des Suisses, tué aux guerres de Piémont l'an 1542. avant la mort de son frere laissa d'Anne de Silly.


 

XII. Jacques de Matignon Comte de Thorigny Sieur de l'Esparre, Chevalier des Ordres du Roy, Mareschal de France, Gouverneur de Normandie, mort l'an 1597. épousa Françoise de Daillon fille de Jean Comte du Lude, & d'Anne de Batarnay, dont Oder Sieur de Matignon Comte de Torigny mort sans enfans de Louise comtesse de Maure. Charles. Anne femme de Hervé Carbonel Marquis de Canisy,& Gilone de Matignon femme de Pierre de Harcour Sieur de Beuvron.


 

XIII. Charles Sieur de Matignon Comte de Thorigny, Prince de Mortagne, Baron de S. Lo, &c. Lieutenant General en Normandie, épousa l'an 1596. Eleonor d'Orléans fille de Léonor Duc de Longueville & de Marie de Bourbon. Ils eurent pour enfans, Henry de Matignon Comte de Thorigny tué en duel par le Sieur de Bouteville, qui avoit épousé Henriette de la Guiche depuis Duchesse d'Engoulesme. Pierre, Leonor de Matignon Evesque de Lizieux. Jacques de Matignon & Catherine femne de François de Silly Duc de la Roche-guion.


 

XIV. Pierre Sieur de Matignon Comte de Thorigny Lieutenant General en Normandie, &c. a épouse Marie Malon de Bercy.


 

XV. N de Matignon Comte de Thorigny, &c. a épousé N de laLuthumiere, fille & heritiere presomptive de François Baron de la Luthumiere, &c. & de Charlotte du Bec. .


 

 

 

V. Eqtienne Goyon Sieur de Launay Goyon Mareschal de Bretagne, principal Ministre du Duc Jean 6. ép.1. une Dame nomee Mahaut, 2.Thomine de Dinan fille de Louis, fils puisné de Rolland Sieur de Montafilant & de Thomasse de Chasteaubrient.


 

VI. Bertran Goyon Sieur de Launay Goyon & du Vaudoré, eut pour femme Marguerite Madeuc fille de Rolland Sieur de Guemadeuc & d'Honoree de Montbourcher sa seconde femme, dont


 

VII. Bertran Goyon Seig. de Launav Goyon,&c. laissa d'Isabeau Berard fille de Lancelot Sieur de Kervartin & de Jeanne de Rohan.


 

VIII. Bertran. duquel & de Marie fille de Jean de Marcillé Chevalier, & de Marie de Romillé de la Chesnelaye naquit

 

 

IX. Guy Goyon Sieur de Launay &c qui s'allia avec Guillemette Dame de la Moussaie, &c. fille d'Amaury Sieur de la Moussaie, Kergoet, Ponthual, &c. & de Marguerlte de Langourla (voir Le passé de Plénée Jugon: le château de la Moussaye et ses possesseurs)


 

X. Jacques Goyon Sieur de Launay Goyon, de la Moussaie, &c. mort à 22 ans l'an 1538


 

XI. Amaury Goyon son fils, Sieur de Launay Goyon, Baron de la Moussaie, &c. Sieur de Plouer (voir Le droit d'enfeu, page n° 3) & du Vaudoré, eut deux femmes Catherine fille de Jacques Sieur du Guemadeuc, &c. & de Madelene du Chastellier, & Claude d'Acigné veuve de Claude Sire du Chastel : Il eut de la premiere :


 

XII. Charles Goyon Baron de la Moussaie (voir La puissante famille Gouyon de la Moussaye, page n° 1 - Le protestantisme, page n° 1 - site de la Rivière Moussaie), Comte de Ploüer, Sieur de Launay, du Vaudoré, Kergoet, la Garaye (voir La Garaye en Taden - le château de la Garaye en Taden), &c. qui se maria avec Claude seconde fille dudit Sire du Chastel Lieutenant de Roy en basse Bretagne & de ladite Claude d'Acigné. Elle luy porta les terres de Marcé, de Pommerit, du Juhe, du Mur & de Lesnen ; il eut d'elle Amaury & Claude Goyon Vicomte de Tonquedec marié à Anne Franchet fille de Thomas S. de Laumosne & d'Anne Budes


 

XIII. Amaury Goyon fils aisné Marquis de la Moussaie, Comte de Plouer, vicomte de Pomonerith & de Tonquedec, Baron de Marcé & du Juhe, Sieur du Mur, la Motte du Parc, Launay Goyon, &c. épousa Catherine de Champagne fille de Louis Comte de la Suze (voir Généalogie de la famille de Champagné, page n° 1), Chevalier des Ordres du Roy, &c. & de Madelene de Melun. Dont Amaury, N. Goyon Baron de Marcé, &c. a épousé N. du Maz fille de Philippe S. de Montmartin Vicomte de Terchant, & de Marguerite de Beaumanoir : & N ..... Goyon , appellé le Marquis de la Moussaie Mareschal de Camp, Gouverneur de Stenay mort sans alliance.


 

XIV. Amaury Goyon Marquis de la Moussaie, Comte de Quintin, de Plouer, &c. Gouverneur de Rennes, a pour épouse Henriette Catherine de la Tour, fille de Henry Duc de Boüillon, Prince de Sedan, Vicomte de Turenne Mareschal de France, & d'Elizabeth de Nassau fille de Guillaume Prince d'Orange & de Charlotte de Bourbon. De cette illustre Alliance sont nez cinq enfans, dont l'aisné est qualifié Comte de Quintin.

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 13:59
 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 15:03
 

 


 

 

 

 

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 14:58

A travers les registres paroissiaux de Trémeur, de sa plume, Messire Thé évoque ses généreux donateurs qui y sont qualifiés de haut et puissant lorsqu'il sont issus de la haute noblesse, ou  désignés d'honorables  gens, s'ils sont issus de milieu plu modestes, idem pour  les enfants issus de l'aristocratie sont pareillement donnés honorables enfants. Manifestement les registres paroissiaux étaient d'anciens rentiers de parchemin ainsi qu'on peut le constater ci-dessous.

 

 

 

 

Durant les quinze années au cours desquelles Messire François Thé assuma le rôle de recteur pour la paroisse de Trémeur, voici quelques actes :

 

« Honorable ho(mm)e Maître Louis Pirouays senechal de la Gueusrine quinquagénaire mourut dans la co(mmu)n(i)on des fidel(l)es, le 24e d'aoust 1702, le lendemain son corps fut inhumé dans l'église de Tremeur, la sepulture fut faite par moy soussigné en présence d'honorable femme Perrine de La Haye sa veufve, Marguerite et Janne Pirouays ses enfans qui ne signent ».


 

« Le 18e juillet 1703, honorable ho(mm)e Maître Louis Robert mourut subitement à Launay-Gaultier, le lendemain 19e, son corps fut inhumé dans leglise de Tremeur par moy soussignant en présence de Françoise Gaultier sa veufve, Jan Syllart, Marguerite Berthelot et autres qui ne signent ».


 

« Jan Guichard marguillier et quadragenaire mourut dans la co(mmu)n(i)on des fidels, le 9e janvier 1704, le lendemain il fut inhumé dans leglise de Trémeur en presence de Janne Le Texier sa veufve, Estienne Touzé, Jan Syllart et autres qui ne signent ».


 

« Ecuyer Pierre Bertrand Le Marchand, fils d'ecuyer Paul Le Marchand sr de Tremaudan et Demoiselle Anne Tardivel sa compagne naquit le 6e janvier 1705, le lendemain il fut baptizé par moy sou(s)signant et nommé par ecuyer Pierre Poullain, seign(eur) du Vale Martel et Dame Bertranne de Fondlebons dame du Gasperne qui n'ont signés attendu le retard des registres. »

 

« Demoiselle anonyme de la Motte, fille d'ecuyer René de la Motte, seigneur des Portes, de Vauvert et autres lieux et dame Hélène de Halnazte sa compagne naquit le 23e aoust 1705 et fut baptizée le mesme jour dans léglise de Tremeur sans estre nommée par permission de Monseigneur accordée au synode ».

 

« Demoiselle Angelique Rolland, fille d'ecuyer Claude Rolland et de dame Louise de Derval, seigneur et dame du Noday, la Haulltiere le Mottay et autres lieux fut nommée dans leglise de Tremeur le 16e 7bre (septembre) 1705 et lui imposèrent le nom haut et puissant seign(eu)r Gab. Hiacinthe Rioult, seign(eu)r de Branbuan et haute et puissante Demoiselle Marie Angélique &c. de Derval de Brondineuf, de Gaivon, Rougeul et plusieurs autres lieux qui ont signé le present avec plusieurs personnes autres personnes de qualité qui ont honoré de leur presence la ceremonie qui etoit faite par moy soussignant, et la dicte Demoiselle du Noday estoit née dès le quinziesme jour de du mois de décembre mil six cent quatre vingt douze ».


 

« Catherine Mouassan agée de 19 ans ou environ mourut de dissenterie le 8e 8bre (octobre) et fut inhumée le 9e en presence de Jan Mouassan et Janne Bedel ses pere(s) et mere(s) et la sepulture faite par moy le sous-signant Franç(ois) Thé. »

 

 

« Christophle Henry et Cyprienne Le Corgne sa femme sexagenaires moururent tous deux dans la co(mmu)n(i)on des fidel(l)es, le mesme jour 19e avril 1708 et furent inhumés le 20e du mesme mois sous le banc du Noday. La cérémonie faite par moy soussignant en présence de mathurin et Yves Henry ses enfan(t)s, et plusieurs autres ».

 

 

« Ecuier Estienne du Margaro agé de douze ans tomba malade à Rennes où il etoit allé pour estudier et mourut le 7e obre (octobre) 1709 à la Rouëlle dans la co(mmu)n(i)on des fidels et fut inhumé près le lutrin en le 8e et ce en présence d'écuier Pierre du Margaro et D(emoise)lle Perrine Petit les père(s) et mère(s)... »

 

 

« Julienne Thé quinquagénaire, mourut dans la co(mmu)n(i)on des fidels le mesme jour 2e may 1716 et fut inhumée proche la Croix dans le cime(t)tière en présence de M(ess)ire François Thé son frère M(ess)ire dom Michel Ravaudet, Jan Nepvou. La sepulture fut faite par Mons(eigneur) Pierre Rebillard prêtre »

 

 

« Dame Louise Marie de Derval, Dame douairière du Noday, sexagénaire, mourut dans la co(mmu)n(i)on des fidels le 7e aoust 1716 , et fut inhumée le 8e devant le Rosaire, sa sepulture faite par moi soussignant en présence de Messire Louis Pelage Rolland, chevalier, seigneur du Noday, de l'ordre militaire de st-Louis, d'escuier Charles Rolland sieur du munix, noble homme Mathurin Bechu sieur de la Ville au Corgne et autres personnes de distinction »

 

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