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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 15:26

 

La famille de Lorgeril

 

 

Dans l'Ouest aux croisades, H. de Fourmon évoque Alain de Lorgeril figurait au nombre des seigneurs qui suivirent Saint Louis en Terre Sainte, et donnèrent procuration à Hervé de Nantes pour leur passage à Damiette. en vertu de ce titre, daté de Limisso, au mois d'avril 1249, ses armes nous sont connues : il portait "de gueules au chevron d'argent, chargé de cinq mouchetures d'hermines et accompagné de trois molettes d'éperon d'or, alias argent" . Il est considéré comme l'auteur de cette branche présente à la tête de la seigneurie de Tramain au cours des XIVe et XVème siècles. Henry de Lorgeril est donné seigneur de Tramain et de la Villegoures en la même paroisse, il fut entendu dans l'enquête pour la canonisation de Charles de Blois en 1370. On peut raisonnablement songer qu'il fut le premier membre de cette famille à avoir disposé de la motte castrale de Tramain avec son avant défense au nom éloquent : la Barette. Henry de Lorgeril prit parti en faveur de Jeanne de Penthièvre au cours de la Guerre de Succession de Bretagne, et ratifia à Lamballe le 28 avril 1381 le Traité de Guérandes. Son fils Ollivier épousa Marie de la Motte de la seigneurie de Vauvert en la paroisse de Lescouët.    Jehan de Lorgeril l'un des descendants de Olivier Ier, est le seul comparant à la montre nobiliaire la paroisse de Tramain en cette année 1480. Il comparait en brigandine, salade, épée, arc et trousse, et perçoit 50 livres de revenus. Rolland son fils comparait quand à lui pour la paroisse de Maroué, porteur d'une brigandine et comparaissant armé d'une vougue. Il perçoit la somme de 30 livres et  le 1er mars 1410 en la ville de Moncontour, son nom fut cité parmi les témoins lors de l'union de Noble homme Guyon de La Motte, Seigneur de Vauclerc et demoiselle Louise de Montauban, Dame de Coëtlou. Pierre de Lorgeril  fils de Rolland disposait aussi de la seigneurie de la Ville Gour en Tramain. En 1536, ledit Pierre de Lorgeril est donné possesseur de la maison, le manoir & métairie noble de La Ville-Goures, lequel Pierre est "noble homme, et a fait marchandise de vins & bourses par le passé de 20 ans, ou environ à présent ne s'en immisce plus défaut d'argent & disent que ladite métairie lui appartient de la succession de son père quel était gentilhomme & l'ont vu se mêler de bourse commune." François de Lorgeril fils du précédent eut pour héritière : Guyonne de Lorgeril qui épousa en 1574 Thomas Poullain, seigneur du Val en Plestan, lequel Thomas rendait aveux à la  juridiction royale de Jugon pour la métairie de la Villegoure, en la paroisse de Tramain. Il résidait cependant au château de Tramain, lequel château de Tramain se trouvait au bourg, il avait cour close et portail, il relevait de Jugon, avec prééminences de l'église de Tramain. Ci dessous la Motte et la Ville Gour, possessions de cette famille"Le Vingt neuviesme jour de novembre mil six cent quattre vint onze Françoise Cécile Simon fillle légitime d'Allain & de Louise Lucas sa femme demeurans gardiens à la maison de Tramains a esté tenüe sur les sts fonts du baptesme par honorable homme François Tetul & damoiselle Françoise Poulain qui ont signé a esté baptisée du jour précédent en l'église de Tramains par moys soussigné recteur avec les cérémonies ord(inai)res estant née aussi du mesme jour". Signatures : P.Lefebure   Françoise Poulain   F.Tetul 

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 11:17

 

 

L'église romane de Tramain

 

   

  

  Sur ce plan de Tramain terminé en 1839 figure l'église (n° 144) cernée du cimetière

 

Eglise en partie romane, à un bas côté nord, séparé de la nef par cinq arcades dont trois très surbaissées (douzième siècle); ces arcades retombent sur quatre piliers ronds ayant deux mètres d'élévation, avec chapiteaux écrasés ornés de feuilles et de mascarons. Un chapiteaux du douzième siècle, carré, à double volute à chaque angle a été creusé et sert de bénitier. A l'extrémité du bas côté, fenêtre du XIVe siècle, aveuglée, trois petites fenêtres de la même époque éclairent la nef. Tombe sur laquelle on croit voir une crosse et une épée toutes deux en pal; cet écu est accosté à droite de deux autres épées; autre pierre tombale du quatorzième siècle, chargée d'un écru fruste. Cuve baptismale octogone de quatre vingt dix centimètres de diamètres; la face principale est ornée d'une croix grecque, les autres d'arcadures de la fin du treisième siècle; cette cuve repose sur une base de colonne de la même époque. Les familles de Lorgeril, Poulain du Val et  Houguenan y disposaient d'un droit d'enfeu. Ci dessous mention de la chapelle de Me de Tramain et de celle du Bois Julien(ne).

 

 

 

Toutefois jusqu'au XVIIIème siècle nombre de paroissiens étaient inhumés dans cette église, dans les dittes chapelles,  sous le portail,  où sous le ballet -

*   Auvent ou avancée devant un porche d'église

 

 

 

Cuve baptismale octogone

 

 

Un chapiteaux du douzième carré, à double volute a été creusé et sert de bénitier

 

 

 

Le  recteur de Tramain nous laissa une description de l'édifice :


"Sa longueur est d'environ 84 pieds -24 m 60, sa largeur au pied de la tour, en dehors, y compris le bas côté est de  et 9 m 30. Elle a depuis 1828 une tour d'environ 60 pieds en comptant du sol au sommet de la croix. Selon Mathurin Monnier, ce clocher érigé sur le portail ressemblait à celui de Lescouët. L'église a deux chapelles : l'ancienne chapelle du seigneur de Tramain au nord et la chapelle de la Vierge au midi. L'église se termine au levant par la sacristie. Au pied de la chaire un bénitier en pierre dont les dessins prpouvent une certaine antiquité. En faisant quelques pas vers le clocher, on trouve un autre bénitier non moins ancien peut être avec deux figures curieuses. Ces deux bénitiers sont contre la costale méridionale de l"église, l'un à la porte des hommes, l'autre à la porte des femmes. Il y a un troisième béniier à l'entrée de la porte du bas côté. En face de la côtale méridionale trois pilliers et deux demi-pilliers forment la nef principale . Le demi pillier  qui vient ensuite est carré. Le second pillier est carré d'un côté et rond de l'autre avec quelques figures sur le chapiteau. Entre tous ces pilliers des arcades de plein ceintre. Des poutres fixées dans le mur méridional et celui au dessus des arcades traversent l'église au dessous des lambris. Il y a quatre portes : 1° le portail sous le clocher, il manque d'élévation, refait en 1842 2° la porte dite des hommes qui présente en dehors une forme ogivale au dessous d'un cintre; elle est près de la chaire; 3° la porte ditte des femmes, couronnée d'un cintre de belles pierres; elle avait autrefois son balais ou porche. Ce sont là les deux portes du midi; elle ouvrent sur le cimetière. Une quatrième porte a été prétiquée dans la côtale nord. Toutes ces portes sont basses. Le maître autel a un retable en bois montant jusqu'au lambris du plafond. Au dessus du tabernacle s'élève un très beau Christ en bois de grandeur naturelle. A sa droite une statue de la Vierge deconde patronne de Tramain, et à gauche, sur la porte de la sacristie, se tient une statue de Saint Etienne patron principal de l'église. Sous le crucifix un tabernacle  de bois où l'or n'a pas été épargné,; il y a beaucoup de sculptures : huit colonnettes torses, deux anges tenant un soleil au dessus de la porte du tabernacle, sur les deux côtés d'autres anges. La porte du tabernacle est dorée et porte un ciboire doré aussi sur un fond rouge".

 

L'autel de la Vierge présentant les caractéristiques du XVIIIème était placé dans une chapelle construite en 1745. On y voyait les statues de St Jean l'évangéliste et de Saint Etienne. La chapelle de Tramain offrait les mêmes boiseries que la précédente. On y trouvait  : la statue de St-Lubin qui était autrefois dit on, sous le porche de l'égliseet la statue de Ste Eugènie.

 

   

 

Les Templiers et les Cisterciens    

 

Lorsque l'ordre des Templiers vit le jour en 1129, ici et là ses membres se taillèrent d'importants fiefs, celui du Temple pour partie situé en Plénée et en Tramain était l'un d'entre eux. Tramain faisait alors partie de l'ancien duché de Penthièvre passé depuis sous le joug des comtes de Lamballe. Il n'est pas impossible que ce soit vers cette période que la localité se soit détachée de la paroisse de Plénée afin de devenir à son tour une paroisse émanant de l'évêché de Saint Brieuc. Celà pourrait expliquer les origines romanes de son ancienne église Saint Etienne. C'est aussi au cours de cette période féodale que l'abbaye de Boquen, fondée en 1137 reçoit des donations diverses :   

 

1321 : Mardi après Quasimodo- "Geoffroi Angeli, religieux et  bailli de Boquen et procureur du monastère, conclut une transaction avec Etienne Perrouc dit aussi Geoffroi, de la paroisse de Tramaen, de la Ville de Lestouchart, Perrouc  s'engage à payer à l'abbaye, à titre d'arrérage, pendant les plus prochaines foires de Dinan, 4 boisseaux 1/2 de froment, mesure vénale de Jugon. Il s'engage, en outre à acquitter exactement au moins une rente annuelle d'un boisseau 1/2- Vendredi après les Cendres, par laquelle la cour de Jugon fait savoir que Jamer Penru de la paroisse de Tremaen, confesse devoir annuellemeny à Boquen un cartene de froment, mesure de Jugon "pour certaines places que il avoit pris pour me herbregement diceux religious, sises en ladicte paroisse, en la ville de Boes Julienne". Cette rentre était payable à la St-Michel : outre le sceau de la cour, étaient ceux de Gefrey et de Rollant Bery".

 

Tramain disposait jadis de nombreux établissements religieux : Le Temple fut d'abord aux mains des Templiers, puis tomba successivement dans le domaine de l'Ordre de Malte, et dans celui de Boquen. L'ordre Cistercien disposait d'ailleurs de d'autres fiefs en la paroisse de Tramain : aux Croix, à Quelleneuc, à la Chapelle aux Chêvres. En ce dernier lieu une croix rappelle la présence du petit sanctuaire qui fut saccagé sous la Terreur.

 

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 11:01

 

 

Période gallo-romaine

 

Au cours de la période gallo-romaine, le terroir devenu Tramain était semble-t-il traversé par ce chemin antique désigné "chemin pavé" reliant les actuels lieux de Lamballe à Langouhèdre. Cette voie antique secondaire s'étirait de Lamballe, via les limites actuelles de Noyal et St Rieul, puis Plestan, Tramain à travers la Lande de Tramain puis continuait vers Langouhèdre et Dolo via le Bois Orieux.  Un grand nombre de tuiles à rebords, fut mis à jour non loin d'un champ appelé la poterie ainsi qu'aux environs de la Noë Cadet. Ces tuiles à rebords appelées tégulae recouvraient les bâtiments lors de cette période En 1863 lors du déblaiement de la tranchée de chemin de fer, similaires découvertes furent effectuées. Des pesons de tisserand (ci dessous) furent aussi trouvés sur chacun des quatre sites mentionnés : La Poterie, La Ville Gour, La Vallée  et la Ville es Rieux. Une partie d'enclos rectangulaire et des fossés annexes furent observés par le centre archéologique d'Alet lors d'une prospection aérienne en 2001 près de la Ville es Rieux. Au village de la Ville Gour, une enceinte rectangulaire cernée de fossés aussi désignée camp, résulterait de cette période, il pourrait s'agir d'un castrum.  Les lieux dits Bois de la Haye, L'Epine semblent témoigner aussi de cette période. 

 

  Période bretonne 

 

C'est sans nul doute Saint Mewen également désigné Saint Meen qui évangélisa l'endroit devenu Tramain. A l'origine le vieux terme breton Treb était employé pour désigner des implantations de communautés bretonnes. Jusqu'au XIème siècle, c'était le terme le plus employé, Jean Yves Le Moing dans son ouvrage consacré à la toponymie en Haute Bretagne, considère que le mot a souvent été rendu en latin par villa. Leur superficie avoisine les 1.000 hectares, celle de Tramain est de 925 hectares. Celui auquel on doit la fondation du prieuré qui sera le berceau de la ville actuelle de St Meen le Grand en 565. Né vers 540 dans le Gwent en actuel Pays de Galles, il accompagna dans sa mission évangélique de l'Armorique Saint Samson de Dol, et selon la tradition alors qu'il traversait le Porhoët -pays au delà de la forêt «de Paimpont», il reçut l'hospitalité d'un riche seigneur nommé Caduon. De retour d'une mission dans le Bro-Waroch le pays Vannetais, il retrouva Caduon qui lui fit don des terres dont il disposait et qui étaient en bordure du Meu. L'ensemble émanait de la seigneurie désignée Tre Foss. Un monastère y fut construit: le monastère Saint Jean de Gaël. Saint Méen y mourut le 21 juin 617. Le village de Kermehen  à Trédias lui est dédicacé, ainsi qu'une fontaine. Le village du Ménéhy à Tramain pourrait être l'endroit où s'isola cet évangéliste, manach désigne en effet en langue bretonne un lieu de refuge, un asile, un ermitage. De même cette croix du haut moyen Âge visible en l'actuel cimetière est un monument témoin de cette lointaine période.

 

    SAM_2517 (2) 

 

L'apport de la langue bretonne ici à Tramain est estimée à 6,8 %. Ces endroits sont étrangement situés en la partie est de la localité. Certains lieux ont disparus comme celui de Quelleneuc, d'autres ont été rebaptisés tel celui de Bois-Touchard anciennement Lescotouchard. La racine lys avec ses variantes en lez ou les, tel le village de Lessien. Ce terme désignait à la fois une Cour mais aussi une défense primitive bretonne. En certains cas il était admis que ceux qui administraient les paroisses primitives bretonnes, nommés mac'htierns occupaient semblables sites. En ce cas le mac'htiern de la paroisse primitive de Plénée à laquelle Tramain était rattaché aurait pû vivre en ces lieux.... 

   

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 12:05

"Amateur Jerome Sylvertre Le Bras de Forges, fils de Messire Jérôme Sylvestre Le Bras des Forges et dame Marie Anne du Bosc son épouse, seigneur et dame de Boishardi, né le treize octobre mil sept cent soixante deux, a été baptisé le mesme jour dans l'église paroissiale de Brehand moncontour, par moy Recteur soussignant; ont été parrain Messire Sylvestre François Le Mintier, cheval(l)ier, seigneur des Touches, cheval(l)ier de l'ordre militaire de Saint Louis et maraine dame Marthe du Bosc, dame de Louvimes : present le dit seigneur du Boishardi... "

C'est Missire Jean Jacques Quintin, recteur de la ditte paroisse qui baptisa l'enfant. Il était issu d'une famille bourgeoise originaire de la paroisse de St Thuriaff de Quintin, qui s'était  enrichie dans le commerce des toiles et avait été anoblie dans la seconde moitié du XVème siècle. Son père propriétaire de Boishardy était lui même Officier des Mousquetaires du Roi, il s'était illustré en 1758 au sein des mousquetaires noirs lors de la bataille de Saint Cast menée en 1758 contre les Anglais. Le père du chef royaliste s'appelait  Messire Jérôme Silvestre Le Bras des Forges, il était lui même fils de Messire Jérôme Sylvestre Le Bras des Forges, seigneur du Cartier, de Boishardy, de la Ville Chapron et autres lieux, et de dame Louise Françoise Le Mintier, dame des Granges. C'est en l'église paroissiale de Langast que Messire Jérome contracta une première alliance ce 25 février 1743 avec dame Sylvie Louise Françoise Coupé, dame des Essarts, fille de Messire  Jean Baptiste Coupé, Chevalier, Sieur de Carmené, Chevalier de l'Ordre royale et militaire de Saint Louis, capitaine des dragons au régiments de la Reine, et gouverneur du château de Moncontour. De cette première union naquirent deux filles : Jeanne Scolatique  & Emilie. Devenu veuf, le sire de Boishardy contracta une seconde alliance en l'église de Bréhant Moncontour le 16 février 1757 avec dame Anne du Bosc, fille de Messire François René  du Bosc, seigneur de Quembit, et de feue dame Marie Françoise André, également originaires de la paroisse de Bréhand Moncontour.  

 

 

    armoiries  Le Bras des Forges

     

L'enfance de Boishardy se déroula entre le manoir familial et la ville de Lamballe où la famille disposait d'une résidence d'hiver. En réalité, Amateur devint orphelin de son père à l'âge de quatre ans, et avec ses deux soeurs, il fut entouré par  sa mère et sa demie soeur Jeanne Scolatique. A l'âge de 14 ans il fut admis à l'école royale militaire de Pontlevoy près de Blois où il resta deux ans (ci dessous). Selon la légende, Boishardy était alors réputé  pour ses aventures amoureuses à travers nombre de paroisses, tantôt lors de pardons, ou bien auprès d'un moulin, d'un four ou d'une fontaine.

 

 

Il lui faudra cependant attendre deux ans avant d'intégrer une place de cadet gentilhomme  car victime d'un accident de chasse en janvier 1779, et blessé d'une balle à la jambe, il fut soigné par le chirurgien Le Blanc de Lamballe mais resta immobilisé neuf mois. Finalement, le 1er juillet 1780, il intègra à Ajaccio le régiment du Royal la Marine. Durant douze ans il mènera  une vie de garnison, d'abord en Corse, à Grenoble, puis à Vienne où il sera affecté. Promu sous lieutenant en 1783, il devra attendre 1791 pour être nommé lieutenant, son régiment ne s'étant pas distingué. Mais c'est à Marseille qu'il se trouvait quand la Révolution éclata. Avec sa soeur Emilie, il entretenait alors une correspondance qui laisse entrevoir un jeune homme peu préoccupé de politique et satisfait de son sort. Il sera amené à la tête de ses troupes à réprimer les paysans qui brûlaient les châteaux en Provence. Puis en juillet 1791 alors qu'à la Rochelle, le 60e Régiment d'Infanterie auquel il appartenait s'apprêtait à se rendre à St Domingue, sans mot dire, il démissionna après avoir désigné sa soeur Emilie procuratrice. De retour au pays, il deviendra l'un des opposants au District de Lamballe, d'autant que sa soeur Emilie l'avisa au cours de cette période que leur domaine dont elle s'occupait depuis la mort de leur mère survenue en 1789 avait été mis sous séquestre par le Directoire. Le séquestre sera bientôt levé, mais Amateur et sa soeur figureront néanmoins jusqu'en 1793 sur la liste des émigrés. Ainsi le frère et la soeur pourront se retrouver au domaine de Boishardy, mais le jeune artistocrate gardera une grande rancoeur vis à vis des patriotes de Lamballe, d'autant que si les réformes furent appréciées  dans la campagne, le devenir de l'Eglise fut en revanche une grosse déception....

 

 

Boishardy dès lors rentra en opposition avec le nouveau régime. On le voit, tantôt à Pommeret, tantôt à Meslin, tantôt à Jugon,  bien décidé à faire sa propagande. A la tête de ses partisans, Boishardy interceptera la voiture de la poste, à son arrivée à Coëtmieux,  et vola son contenu, les gardes nationaux intervinrent mais rebroussèrent chemin devant le nombre important de "chouans".  Vêtu en paysan et armé de deux pistolets et d'un fusil, Boishardy se joindra aux opposants rassemblés à Saint Brieuc, puis quelques jours plus tard, grimpé sur le mur du cimetière de Bréhand, Boishardy incita une centaine de jeunes hommes à déchirer leur convocation, leur ordonnant de ne pas se joindre à la garde nationale, menaçant d'une balle tous les lâches. Le 30 mars 1793, il fut condamné à mort par contumace, et ses biens furent sequestrés puis vendus comme bien national. Aucun habitant de Bréhand ne se porta acquéreur  du domaine de Boishardy ni du cheptel, sauf un...à la solde de son maître. Un maître décidément introuvable, vivement chichement, travaillant tantôt comme tonnelier, tantôt déguisé en femme. En octobre 1793, le Conseil Général des Côtes du Nord apprenant l'arrivée de l'armée de Vendée, et craignant que Boishardy ne reprenne les armes, le commissaire du département : Charles Hello fut choisi  afin de prendre la tête de quatre cents hommes, avec pour mission arrêter Boishardy.

 

Une affiche est bientôt apposée par les républicains :

 

"Signalement d'un chef des révoltés, ayant des allumettes soufrées pour mettre le feu & incendier dans les villes & le campagnes-Amateur Jérome Silvetsre Bras de Forges, du Bois Hardi, paroisse de Bréhan-Moncontour, âgé de vingt huit ans, taille de cinq pieds, trois pouces, cheveux châtains de la longueur de cinq à six pouces, les faces coupées, les sourcils clairs, le front élevé, les yeux grands & bleus, nez grand & aquilin, la bouche petite et pincée, le menton rond, la figure ovale, ayant les oreilles percées & portant des cercles en or, le corps bien fait et un peu gros, la taille bien élevée, les jambes  fortes et bien faites, ayant un habit blanc, un gillet semblable, des guêtres, et un chapeau rond à haute cuve. Ce particulier est l' un des chefs des révoltés du département des Côtes du Nord, et on le dénonce à tout citoyen pour le faire arrêter et conduire, sous bonne et sûre garde, dans la maison de justice à Saint-Brieuc: on le dénonce au zèle de la gendarmerie nationale; et l'on récompensera le citoyen qui aura le courage d' arrêter ce forcéné, traître, ennemi de la patrie, traître, ennemi de la patrie"

 

Le samedi 25 octobre, Hello et ses hommes encerclèrent Bréhand, soupçonnant  le clandestin de s'y cacher. A chaque issues de villages, des gardes furent postés : les maisons fouillées avec soin, les arbres inspectés, les bosquets battus. La nuit tombante, le comissaire convoqua le maire de Bréhand afin de connaître les liens qui  l'unissait au jeune chef, lui reprochant sa complicité avec ce dernier, et soudain des coups de feu retentirent . Le poste situé du côté de la grand route venait d'être forcé par quatre hommes armés de fusils qui désarmèrent les gardes et gagnèrent le large emmenant un otage avec eux. Après la mort de la Rouerie, Boishardy s'imposa naturellement comme le chef de l'armée royaliste. En mars 1795, une trêve fut signée avec Lazare Hoche, pourtant très vite Boishardy reprit l'offencive. Le 12 juin 1795, il échappa de justesse à un piège mortel alors qu'il rendait visite à sa fiancée à la Ville Louet, mais trois jours plus tard, ce  15 juin 1795 la mort fut au rendez vous. Le clandestin se trouvait au château de Villehemet en compagnie de celle qu'il devait épouser le lendemain :  Joséphine de Kercadio. Des traîtres l'avaient dénoncé, et quand il voulu fuir, les grenadiers le poursuivirent à coups de fusil,  il fut atteint et achevé à coups de sabre par deux soldats sur la route de Bréhand à Moncontour, la tête sanglante et séparée de son corps fut promenée dans les rues de Lamballe et de Moncontour puis jetée dans l'étang de Launay. 

 

    

 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 12:33

 

 

La Maison de Beaumanoir à Evran

 

 

    L'actuel château de Beaumanoir fut construit en  1628 pour François Peschart conseiller au Parlement de Bretagne

 

I. -Hervé de Beaumanoir

 

Hervé de Beaumanoir vivait en 1202, il fut l'un des principaux seigneurs bretons qui s'assemblèrent à Vannes pour chercher les moyens de venger l'assassinat commis par Jean sans Terre sur son jeune neveu : Arthur Ier duc de Bretagne. Ogée nous dit que le château primitif de Beaumanoir sis en la paroisse de Evran lui appartenait au début du XIIIème siècle. D'une union méconnue il eut un fils : 

II-Geoffroi de Beaumanoir (qui suit)

 

II. -Geoffroi de Beaumanoir

N. de Rieux

 

Geoffroi de Beaumanoir assistait son père lors de cette rencontre à Vannes à laquelle prirent aussi part André de Vitré, Olivier vicomte de Rohan, Juhel de Mayenne époux de Gervaise de Dinan, Olivier  de Dinan, Raoul et Bonabes de Montfort. Il approuva à l'assemblée de la noblesse à Nantes, la veille de la pentecôte l'an 1225 les privilèges accordés par Pierre Mauclerc duc de Bretagne, aux habitants de St Aubin du Cormier, & consentit qu'ils eussent lieu dans ses terres. De son union avec une demoiselle de Rieux, Geoffroi eut pour héritiers :

 

III.a   : Robert Ier de Beaumanoir (qui suit)

III.b.  : N.... de Beaumanoir à laquelle on donne pour mari N. de Clisson,


III.a   Robert Ier de Beaumanoir   

Jeanne de Clisson

 

Robert Ier de Beaumanoir , naquit vers 1223, chevalier,  seigneur dudit lieu en Evran, il épousa Jeanne de Clisson , fille de Olivier Ier de Clisson et Plaisiou de Penthièvre, dont il eut pour héritier Jean Ier de Beaumanoir -qui suit. Robert Ier de Beaumanoir mourut en 1263

 

IV.- Jean Ier de Beaumanoir

Jeanne de Merdignac

Béatrice de Rohan

 

Jean de Merdrignac naquit en 1251, il fut reçu chevalier en 1294,  chevalier, seigneur dudit lieu en Evran, de Merdrignac et de la Hardouinaye il épousa Jeanne de Merdrignac, fille de Guinamant de Merdrignac. Au mois de septembre 1294 il vendit à Jean seigneur de Maure, le droit  qu'il détenait en la paroisse de Saint Benoit des Ondes sous la seigneurie de Chateauneuf et fut présent le 23 octobre 1311 à l'appanage donné par Arthur II duc de Bretagne aux enfants de son second lit. Devenu veuf, il épousa Béatrice de Rohan, fille du vicomte Alain VI et de dame Thomasse de la Roche Bernard. Jean Ier de Beaumanoir s'éteignit en 1312. Quatre enfants naquirent de sa première union union :
V.a- Jean II de Beaumanoir (qui suit)
V.b- Guillaume de Beaumanoir
V.c- Robert de Beaumanoir, maréchal de Bretagne pour Charles de Blois, assiégea et repris la ville de Vannes en 1342, conduisit l'arrière garde à une bataille donnée le 3 ou 9 juin 1346 et fut pris à la bataille de la Roche Derrien (ci dessous) avec Charles de Blois le 18 juin 1347. On lui donne pour femme N. de Rochefort.
 

 

V.d- Jeanne de Beaumanoir épousa Olivier II Tournemine 

 

V.- Jean II  de Beaumanoir

Marie de Dinan     

 

Jean II de Beaumanoir, seigneur de Beaumanoir et de la Hardouinaye et de Merdrignac, Chevalier, s'allia à Marie de Dinan, fille de Robert, seigneur de Montafilant et de Thomasse de Châteaubriand, laquelle eut deux livres de rentes en mariage. Leurs enfants furent :
VI.a- Jean (qui suit)

VI.b- Robert auteur de la branche du Besso 

       

  VI.a- Jean III de Beaumanoir

Thiphaine de Chemillé 

Marguerite de Rohan 

 

        SAM_5639

 

 

Jean III de Beaumanoir, seigneur de Beaumanoir  de la Hardouinaye et de Merdrignac et de Moncontour, Chevalier, Maréchal de Bretagne après Robert son oncle, pour Charles de Blois, Capitaine de Josselin, et lieutenant général de son armée contre les anglais. Il prit part à la bataille de Mauron en 1352 et fut l'un des ambassadeurs en Angleterre cette même année. Il fut aussi Gouverneur de Bretagne, lorsque le duc de Lancastre lui remit par conventions les clefs de Rennes, l'an 1357. Il fut l'un des otages du traité d'Evran le 12 juillet 1363, après la bataille d'Auray où Charles de Blois fut tué. Signataire du Traité de Guérande en 1365 il épousa successivement Thiphaine de Chemillé en Anjou et Marguerite de Rohan, fille de Alain VIII. et de Jeanne de Rostrenen. Il mourut en 1366 

 

Du premier lit naquirent cinq enfants : 

 

VII.a- Jean IV de Beaumanoir (qui suit)
VII.b- Robert de Beaumanoir, rapporté après son frère aîné
et trois filles mariées.

 

 Du second lit naquirent trois filles :

   

VII.f- Jeanne de Beaumanoir, épousa Charles de Dinan, seigneur de Chateaubriand et de Montafilant

VII.g- Isabeau de Beaumanoir épousa Jean de Tournemine, chevalier, seigneur de la Hunaudaye, fils de Pierre et de Jeanne de Craon.

VII.h- Marguerite de Beaumanoir, mariée à Galhot, seigneur de Rougé, de Derval, et de la Rochediré, vicomte de la Guerche en Touraine, fils de Bonabes, seigneur de Derval et de Jeanne de et de l'Isle  

 

VII.a- Jean IV de Beaumanoir

Thiphaine du Guesclin

 

   SAM_5650.JPG  

   
Jean IV de Beaumanoir, seigneur de Beaumanoir  de la Hardouinaye et de Merdrignac, il rendit de grands services à Jean, Duc de Bretagne et suivit le connétable du-Guesclin en 1370 avec 19 écuyers puis passa en Poitou la même année où il fit plusieurs conquêtes avec les autres seigneurs bretons.  Il quitta le parti du roi en 1378 et fut l'un des quatre chefs bretons de la Ligue que la noblesse mit en place en faveur du Duc de Bretagne, il vint l'accueillir quand ce dernier visita à Dinan en 1379.  La même année il entra avec 200 lances en Normandie où il fit beaucoup de ravages et revint en Bretagne chargé du butin. Il fut choisi comme l'un des arbitres de la paix par le duc Jean V qui le dépêcha en tant qu'ambassadeur en Angleterre en 1380.  En 1382 il prit part aux guerres de Flandres mais le 14 février 1385 il fut tué d'un coup de hache par son métayer : Rolland Moisan. Marié à Thiphaine du Guesclin, nièce du connétable, il n'eut pas d'héritiers.
"Moult éffroi fû à Dinan, quand avint que le mardrisseur Rolland tolli a  Beaumanoir la vie en le  ferant de deux corps de hache sur son chef.....Or donc sachiez quand tel recit arriva a Robert frère du deffunt, grand deuil porta a son manoir et cil jura que vengeroit telle felonie. Portant ordonna grant et bel accoutrement de deuil a honour de son frère deffunt, et son corps porté fû en la chapelle des Beaumanoir, en l'abbaye de Léhon, proche la cité de Dinan; et illec fit vebir habile mortuaire pour illec ouvrer la statue du mort

 

La branche du Besso

 

 

Le château du Besso en Saint André des Eaux d'après Frottier de la Messelière

 

VI.b- Robert de Beaumanoir

Tiennette du Besso

 

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VI.b- Second fils de Jean II de Beaumanoir et de Marie de Dinan, Robert est à l'origine de la branche cadette ditte de Besso dont le siège était situé en la paroisse voisine de Saint André des Eaux. Le vicomte de Besso fut chambellan du duc de Bretagne et capitaine de Vannes, il épousa Tiennette dame du Besso qui lui apporta en dot la seigneurie du Besso, elle lui donna deux fils :

 

VIII.a- Jean de Beaumanoir (qui suit)
VIII.b- Guillaume de Beaumanoir auteur des seigneurs de Lavardin 

 

  VIII.a- Jean de Beaumanoir  

Jeanne Boutié

 

Chevalier, vicomte du Besso, Jean de Beaumanoir fut l'un des quarante deux capitaines des compagnies d'hommes d'armes qui s'engagèrent en 1419 à venir servir le duc de Bretagne. Il écartela les armes de celles de sa mère qui étaient "d'or à trois chevrons". De son union avec Jeanne Boutié fille d'écuyer Alain Boutié et Aliette de Montelien, dame de la Claye il eut trois enfants :

 

IX.a- Jean II de Beaumanoir, vicomte du Besso (qui suit)

IX.b- Charles de Beaumanoir, tuteur et garde de Briant, son petit neveu, qui lui fit partage le 12 octobre 1456  

IX.c- Isabeau de Beaumanoir, mariée à Pierre Yvette 

 

     IX.a- Jean II de Beaumanoir

Yvette de Boishamont 

 

Jean de Beaumanoir, IIe du nom, Chevalier, Vicomte du Besso, seigneur de la Claye fut tout comme son père chambellan auprès du Duc de Bretagne et chef des gendarmes. Il mourut au service de son prince aux Landes & Mares de Tannères et laissa d'Yvette du Boishamont, dame de la Touche Huet, fille de Pierre et de Jeanne de la Bérue deux enfants :
X.a- Jean de Beaumanoir (qui suit)
X.b- Jeanne de Beaumanoir, femme de Jean de Landegen, seigneur de Saint Jouan

 

  X.a- Jean III de Beaumanoir

Jeanne de La Bérue  

 

Jean de Beaumanoir, IIIe du nom, Chevalier, Vicomte du Besso, seigneur de la Claye, de la Touche Huet, de Montgerval en 1448, épousa  Jeanne de la Bérue, de Cesson, de Gennes et de la Barre, fille de Raoul seigneur du même nom et de Jeanne Edmée Besnard. Ils eurent deux enfants :

 

XI.a- Briant de Beaumanoir (qui suit)

XI.b- Bertrand de Beaumanoir, seigneur de Cesson 

 

XI.a- Briant de Beaumanoir

Marguerite de Creux

 

Briant de Beaumanoir, Chevalier, seigneur de Cesson, comte du Besso, seigneur de la Claye, de la Touche Huet, de Montgerval, de la Bérue, de Gennes et de la Barre eut pour tuteur son grand oncle Charles de Beaumanoir. A la bataille de Castillon, il fut fait chevalier puis chambellan du roi Louis XI. Capitaine de Melun et seigneur de l'usufruit de cette ville. Il mourut en l'an 1485. En 1458, il avait épousé Marguerite de Creux, dame de la Folie, de Loublarie et de la Ville Odiernie, fille d'Olivier et Isabeau de Tréal. Marguerite de Creux mourut en 1495. Ils eurent pour fils :
XII.a- Gilles de Beaumanoir

 

     XII.a- Gilles de Beaumanoir

Jacquemine du Parc

 

Gilles de Beaumanoir, Ier du nom, chevalier, seigneur de Cesson, comte du Besso, seigneur de la Claye, de la Touche Huet . Chambellan de François II duc de Bretagne, il assista à la conquête de Naples faite par Charles VIII en 1495 (ci dessous) et fut fait chevalier à la bataille de Fornouc. Il mourut en 1498.Il avait épousé Jacquemine de La Motte, dame de Trébry, fille de Charles et de Marguerite Painel. Le couple eut cinq enfants :

 

XIII.a- François de Beaumanoir :Chambellan du roi Louis XII, il fut fait chevalier à la bataille d'Aignadel contre les Vénitiens en 1509 et mourut à son retour à Angers le 25 novembre 1509

XIII.b- Charles de Beaumanoir (qui suit)

XIII.c- Marguerite de Beaumanoir : Elle eut de son frère, la seigneurie de la Bérue et épousa Hervé de MLalestroit, seigneur d'Uzel, de la Soraye et du Marchaix

XIII.d- Catherine de Beaumanoir, mourut en bas âge

XIII.e- Marguerite de Beaumanoir, mourut en bas âge

 

    XIII.b- Charles de Beaumanoir

Isabeau Buffon

 

Charles de Beaumanoir, Chevalier, vicomte de Besso, succéda à son frère, retira par échange la Seigneurie de Beaumanoir de Charles de Bourdon, Prince de la Roche sur Yon. Il mourut au mois de décembre 1532, il avait épousé Isabeau Buffon, dame de Gazan, du Val, de la Motte, de la Grève et de Villaines, fille de Guillaume et de Jeanne de Sévigné. Ils eurent six enfants :  

 

XIV.a-  René de Beaumanoir, mort enfant
XIV.b-  Jacques de Beaumanoir (qui suit) 

XIV.c-  Gilles de Beaumanoir, lequel après avoir été Protonotaire du Saint Siège, embrassa la Religion protestante, se maria et mourut le 5 janvier 1572, laissant de sa femme nommée Suzanne : Samuel de Beaumanoir, Chevalier, seigneur de Gazan qui épousa N. de Cayres dont Marguerite de Beaumanoir, Dame de la Claye, de la Motte mariée à N. du Maz, vicomte de Terchamp 

XIV.d-  Fiacre de Beaumanoir mort jeune

XIV.e-  Mathurin de Beaumanoir, accompagna en Turquie M. d'Araumont, amabassadeur de France et mourut peu après son retour par trahison d'un faux ami 

XIV.f- Jean de Beaumanoir, Chevalier de Malte, tué au siège de Malte en 1565

 

  XIV.b- Jacques de Beaumanoir  

Adélice de la Feuillée

Jeanne de Quellenec 

 

Jacques de Beaumanoir,  Chevalier, vicomte du Besso, de Médréac, seigneur de Villaines, échanson du roi Henri II et gentilhomme ordinaire du dauphin en 1559 & 1560, fut marié I° avec Adélice de Feuillée, veuve de Charles de Kermahouan, et fille de François et Cyprienne de Rohan, le 12 février 1550 il épousa en seconde noce Jeanne de Quellenec, fille de Jean, baron du Pont et de Jeanne de la Maure.

 

Du premier lit naquirent deux enfants :

 

XV.a-  Marguerite de Beaumanoir, dame de la Touche Huet et de Montgerval, femme de Tannegui, sire de Rosmadec, fils d'Alain et de Jeanne de la Chapelle 
XV.b- Jeanne de Beaumanoir, femme de Noël de Tréal, seigneur de Beaubois, de l'Aventure et de Laurignan.

 

Du second lit naquirent deux  autres enfants :  

 

 

XV.c- Toussaint de Beaumanoir (qui suit)

XV.d- Jacquemine de Beaumanoir, marié à François, baron de Guémadeuc, dont elle eut plusieurs enfants 

 

  XV.c- Toussaint de Beaumanoir

Anne de Guémadeuc

 

Toussaint de Beaumanoir, Chevalier, vicomte du Besso, Baron du Pont, de Rostrenen. fut baptisé à Jugon le Ier novembre 1554. Créé chevalier de l'Ordre du Roi, capitaine de 50 hommes d'armes, maréchal de ses camps et de ses armées en Bretagne, il mourut à Rennes le 12 mars 1590 d'une blessure qu'il avait reçu devant Ancenis. Marié à Anne de Guémadeuc, héritière de la seigneurie à Sévignac, il n'eut qu'une fille :


XVI.a- Hélène de Beaumanoir (qui suit)

 

  armoiries 

 

    XVI.a- Hélène de Beaumanoir

   René de Tournemine

Charles de Cossé

 

Hélène de Beaumanoir, Baronne du pont & de Rostrenen, vicomtesse du Fou elle épousa successivement 1° René de Tournemine, Baron de la Hunaudaye puis 2° Charles de Cossé, marquis d'Acigné. C'est elle qui fonda à Dinan, rue Haute Voie le couvent des Dominicaines.

 

l  La branche de Lavardin

 

   

 

 VIII.b- Guillaume de Beaumanoir

Jeanne Girard

 

Cette branche était issue de Guillaume de Beaumanoir, fils de Robert et de Tiennette de Besso, Chevalier, vicomte du Besso, devint chambellan du roi par lettres du 25 août 1402. Il épousa Jeanne Girard, dame de Landemont, fille et héritière de Philippe Girard, seigneur de la Gillère. Il est l'auteur de cette branche de Lavardin qui compta parmi ses membres : Jean de Beaumanoir 1551-1614 (ci dessous). Allié de Henri IV et  de confession protestante, il se fit remarquer au sein de l'armée royale, et fut nommé Maréchal de France et chevalier du Saint Esprit. Il était au côté d'Henri IV quand celui ci fut assassiné.

 

 

Cette branche était encore présente au cours du XVIIème siècle. Son dernier représentant fut Louis de Beaumanoir, Baron de Troussière mort à la Guénaudière chez le marquis de la Rochetulon, son neveu et fut enterré en l'église de Graitz en Bouère. Il avait épousé par contrat passé à Laval le 10 avril 1644 Jeanne Garnier. Trois filles naquirent de cette union, Veuf il épousa Esther de Domagné de la Rochue. De cette seconde union naquit une fille morte en bas âge. 

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 14:16

 

Extrait d'un aveu de Boquen

 

Le 22   janvier 1682, M. Le Chapellier de Mauron, abbé commendataire rendait au roi l'aveu le plus complet de Boquen, terre en fief, amorti sous le domaine de Jugon.


"Scavoir :
"les eglises, cloitres, cimetieres, dortouer et maison de Boquien, jardins, vergers, estangs, moulins, prés, bois taillis et haute futaye, landes et gallouets situés en la paroisse de Plénée et du Gouray
La forest de Bocquien qui a toujours été possédée en propriété par lesdits abbé et couvent depuis la fondation de ladite abbaye jusques au 24 mars 1665, auquel temps la chambre soiveraine établie pour la réformation des eaux, forests et bois, la transfera à sa Majesté, près de laquelle lesdits abbés ont réservé de se pourvoir comme ils le font à présent, afin d'être retablis dans la propriété de la foreste aux fins de leurs titres, jugements, advays et confirmation des Roys et Ducs de Bretagne, et lesdits abbé et couvent rendus seulement usagers en ladite forest. Un moulin à fouler, quatre à blé et la moitie d'un autre dit de Quilloury dans le Goray; les quatre métairies du haut et bas Tacheneuc, de la Villedouxt en Plenée; les taillis de St Denoual ou de Dollo, sur lesquels étaient dus 4 boueselets froment medeaux et 4 deniers monnaie ou domaine du roy (les Sgrs de la Moussaye et du Parc s'en étaient emparés, mais ils ne s'étaient pas chargés de la rente); 100 liv. sur le domaine du roy, payables en deux termes à Jugon. Outre ont lesdits abbé et couvent plusieurs hommes et vassaux dans les paroisses de Plénée, Jugon, Le Gouray, St Goueno, Trebry, St-Vran, Langourla, Sévignac, Broons, Plestan, et autres, sur lesquels ils sont en possession d'exercer tous droit de juridiction comme, haute, moyenne et basse, pour l'exercice de laquelle ils peuvent nommer sénéchal, alloue, lieutenant, procureur fisacl, greffier, notaire, procureur, sergent et autres officiers nécessaires, ave tout ferme droit, prérogative de haute justice qui se divise en plusieurs baillages :
Le grand fief et baillage de Poullancre, ou autrement dit le grand rolle du Gouray ou de Ranlastre, dans la paroisse du Gouray,
(parmi les sujets sont les héritiers de feu Mre Claude du Parc, Sgr dudit lieu, ceux de feu Mre de Coëtlogon Sgr dudit lieu, etc, etc.) et plusieurs  autres dont lesdits abbé et couvent ne peuvent avoir connaissance parfaite, attendu que les Sgrs de la Moussaye jouyssent deu roole par agnet qui se monte à 50 liv. 14 s. mon. mesure de la mouvance, et les abbé et couvent reçoivent seulement 18 b. 1/4 seigle et 64 b. qui leur sont dus à cause de leur baillage annuellement et au jour et feste de st Gilles, 1er jour de septembre, par tous ou plusieurs des dénommés au rolle de Poullancre ou Ranlastre. Dans l'entière possession et saisine de laquelle rente lesdits abbé et couvent demandent destre mis aux fins de leurs actes et aveux. Les rentes mengières de ce baillage à l'appui des mangières de  la cour de Jugon, aujpurd'hui s'élevant à  sols environ, autrefois en froment à 13 bouexelets, en seigle à 11 bouexelets, 5 poulles, 5 chapons, 4 s. et 4 d. Le baillage de la Haye es Barbet, même paroisse, devant 24 s. 6 d. de mangière, 2 b. moins un sixte de grosse avoine, 1 b. 1/2 froment, mesure de Jugon, 1 poulle et 1/4 de poulle; se levant avec d'autres en langourla dependantes d'un autre baillage qui relève du roy au présidial de Rennes. Divers hommes du Gouray qui confessent être au rôle de Plénée.


Le baillage dans la paroisse de Plénée-Jugon nomme le petit Roole de Plénée. Plus le fief de St Mirel, payant ensemble autrefois 27 liv. 4 s. 21 b . seigle, réduit aujourd'hui à 9 b. 1:8e; le reste est cellé par lesdits vassaux (A l'imitation de leurs seigneurs de la Moussaye, ils frustraient le plus possible les moines).  Le baillage de Carbehau en Plénée, où est une petite chapelle payant seulement 22 b. seigle et 2 1/2, quoiqu'il en soit dû 69 seigle outre le froment (Une partie de ces rentes avaient été soustraites au domaine de l'abbaye et transportées sous celui de Carrouet; d'autres de féodales s'étaient faites censives et presciptibles)...

    

 

Si Boquen ne disposait pas d'autant d'actes que St Aubin des Bois en Plédéliac, en revanche sa bibliothèque regroupait toutes les grandes publications des XVIè et XVIIème siècle. Un manuscrit de format in-8 : «Moralis seu ethica, portant la mention de « Petro Henry clerico ». Anno domini 1768 fut laissé à Boquen par Pierre Henry de Sévignac,  y figure la liste des étudiants au séminaire de Saint-Servan en 1768 :  de La Mettrie de Saint-Malo, Chédeville de Saint-Malo, Chartier de Trigavou…
Natif de Quingueul, Pierre Henry apposait déjà sa signature au bas  du registre des décès lorsque survint l’inhumation de son confrère Pierre Guitton, Recteur de Sévignac, le 27 décembre 1779. Le 10 mars 1786, quand madame Le Mintier de Saint-André trépassa, il était toujours présent en qualité de prêtre.

 

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Si Boquen ne fut pas aussi utile que sa soeur (Bonrepos) au bien être matériel du pays, il rendit des services d'un ordre plus élevé : il créa le premier foyer d'enseignement dans notre contrée. Plusieurs actes montrent les clercs nourris, entretenus, instruits pendant toute leur jeunesse : les uns prenaient l'habit, d'autres vivaient dans une sorte de liberté au milieu des moines. Quelquefois ces pensionnaires ou leur famille s'engageaient à rembourser les avances faites par la communauté; souvent l'éducation leur était gratuitement donnée. Tel fut probablement le cas de messire Pierre Henry


Abbés au XVIIe et XVIIIe siècle :

 

-Jean Bouan, seigneur de Saint Cast et de Dieudy, fit serment au roi en 1601 pour l'abbaye de Boquen.


-Jean Gillet était abbé en 1607

 

-Olivier Frotet, chanoine et chantre de St Malo, fit serment de fidélité au roi et assista aux Etas de Rennes en 1617, en qualité d'abbé de Boquen 

 

-Pierre Jean Le Chapellier, originaire de Mauron, docteur de Sorbonne et proviseur du collège des Quatre-Nations, assita aux Etats de Vitré en 1677, en qualité d'abbé de Boquen.


-N. de Duras fut pourvu de l'abbaye de Boquen le 19 octobre 1723 et la conserva jusqu'en 1757.


-Joseph Mathurin Le Mintier, écclésiastique du diocèse de Saint Malo devint abbé de Boquen en 1757 et jouit de ce bénéfice jusqu'à la Révolution, mais déjà l'abbaye de Boquen ne comptait plus que trois moines et le prieur . L'abbé Le Mintier s'exila lors des troubles révolutionnaires,  il rentra en France sous le Concordat et mourut à Rennes âgé de 87 ans.

 

C'est un dénommé Louis Josse natif de St Igneuc qui devint le dernier prieur de Boquen; il prêta serment à la Constitution et se porta acquéreur de l'abbaye et des terres environnantes  le 26 mai 1791. Il fut nommé par les électeurs du  district de Broons recteur à Mégrit mais il refusa le poste. Un jour qu'il recevait à Boquen des confrères assermentés comme lui, il tomba du cheval en chassant dans la forêt de Boquen. Sa mère vendit ses biens  à vil prix à un certain Ollivier Meheust de Jugon. L'abbaye sera alors utilisée comme sorte de carrière. Elle ne renaitra de  ses cendres que dans la première moitié du XXème siècle grâce à Dom Alexis Presse. Ci dessous un christ en ivoire datant du XVIIème siècle vendu comme bien national et provenant de Boquen.      

 

      crucifix-jugon-les-lacs

 

 Les précieux renseignements ont été fournis par Jules Geslin de Bourgogne & Anatole de Barthlémy  dans  leurs remarquables ouvrages " Anciens évêchés de Bretagne", mais aussi par un solitaire (Dom Alexis Presse) : l'abbaye de Boquen de l'Ordre de Citeaux en Plénée Jugon (Côtes du Nord) 

 

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 12:21

 

    La réforme grégorienne

 

L'abbé commendataire n'était plus désigné par les moines mais par le pouvoir royal, en prime il disposait de bénéfice et pouvait cumuler les charges sur nombres d'abbayes, il pouvait être épauler dans sa mission par une personne extérieure à la communauté : le vicaire. Le pouvoir spirituel était confié au second de l'abbé, appelé prieur. Les économies réalisées se firent au détriment de l'abbaye, ici et là des bâtiments cessèrent d'être entretenus, là des fenestrages aux magnifiques vitraux furent comblés, le nombre des moines ne cessa de diminuer.... Boquen vit arriver à son tour des jours de décadence : des adoucissements des austérités de la règle précédérent de plus regrettables relâchements; les abbés se démirent pour de l'argent; le trafic de la crosse prépara le régime des commendes. Les désordres du XVIème siècle envahirent bientôt la société entière, et Boquen en souffrit plus qu'aucune autre abbaye : les sires de la Moussaye et d'autres seigneurs du voisinage donnèrent dans le shisme et se firent persécuteurs; les revenus cessèrent d'être payés; les bois furent abattus, les meubles, l'argenterie, les ornements d'église furent arrachés de vive force; c'était ainsi que le protestantisme manifestait son esprit de tolérance. C'est ce qu'atteste l'abbé Maurice, en nommant les coupables, la bulle de juin 1551 et celle des ides de mars 1560 en frappant d'excommunication :  les rédempteurs, usurpateurs et receleurs des biens de l'abbaye" confirme son asssertion. Les hommes d'affaire, les subalternes dépassèrent même souvent, dans l'excès de leur zèle, les intentions de leur maître. Ainsi le sire de Merdrignac écrivait à Chateaubriant, le 15 février 1560 : "Chastelain de Merdrignac. Monseigneur de Comacre s'est plaint à moy que refuser de poyer la fondation de bleds deu à son abbaye de Boquien sur ladite seigneurie, et que pour quatre quartiers que luy devez n'en voulez bailler que quatre boisseaux, à ceste cause je vous....à le payer selon les vieux comptes, et là ou y auraiy erreur au contrat de Monseigneur le connestable je le ferai rabiller et vous en garentiray, porquoy n'y faites faute. Dieu soit garde de vous". Jehan de Laval. A Boquen, comme dans la plupart des monastètres cisterciens, les choses arrivèrent à ce point que, en 1578, le Parlement de Paris, notifia aux abbés que leur temporel leur serait retiré s'ils ne ramenaient les religieux à remplier leurs obligations. En 1587, cette menace fut mise à exécution, à la demande du supérieur général lui même : le temporel des abbés de Boquen, de la Vieux-Ville, de Bonrepos, de Langonnet, de Coatmalouen, du Rellec, de Lanvauxet de Saint Aubin fut saisi "pour éviter la ruyne non seulement des édifices, cloistres, eglises et abbayes dudit ordre". Jamais Boquen ne se releva complètement.

 

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Liste des abbés commendataires de Boquen au XVIème siècle

 

-Christophe de la Moussaie est indiqué comme abbé commendataire dans un acte de Boquen daté de 1495. Il mourut dès 1522.


-Guillaume de Kersal, religieux de Bégar, fut élu le 24 juillet 1522 par quelques religieux de Boquen, mais leur élection fut rejetée par François Ier roi de France, qui se déclara pour le suivant.


-Jean de la Motte, de la maison de Vauclerc, conseiller au parlement et archidiacre de Nantes, fut pourvu de l'abbaye de Boquen en 1522. Il fit serment de fidélité au roi le 2 février 1534, en qualité d'abbé commendataire de Saint Gildas de Rhuis et de Boquen, et de coadjuteur perpétuel et irrévocable de Quimper. Son décès survint en 1537

 

-Guillaume Eder, chantre de l'église de Nantes, fut pourvu en 1537 de l'abbaye de Boquen, et en 1539 de la coadjutorerie de Cornouaille. Il succéda à Claude de Rohan dans cet évêché et mourut le 22 mai 1546.
-Maurice de Commacre (évoqué ci dessus), promonotaire du Saint Siège, fit serment de fidélité au roi en 1548 pour les abbayes de Landevennec et de Boquen. Il afferma cette dernière neuf cents livres en 1558 et s'en démit en 1571.


-Samson Bernard, fit serment de fidélité au roi en 1575 pour l'abbaye de Boquen. 


-Bertrand Gouyon, seigneur de Penguen, prenait le titre d'abbé de Boquen en 1585 et 1587


-Mathurin Tardivel était abbé en  1591

 

D'après les aveux  de 1549, 1682 et 1750, Boquen possédait ou avait possédé autour des bâtiments conventuels au delà de mille journaux en prés, terres arables, et forêt. Le roi s'était emparé de cette forêt de Boquen en 1665 et un siècle plus tard les religieux en étaient réduits à demander "40 pieds de mauvais bois pour relever leur dortoir qui s'écrouoit". L'abbaye comptait de plus un domaine de 100 journaux en Plénée, des fiefs dans la même paroisse, dans le Gouray, St Goueno, Langourla, St Vran, Trébry, Dolo, Broons et Sévignac; des moulins foulererets (pour battre draps et laine) et bladerets (pour moudre les céréales); des dîmes dans Merdrignac, Le Gouray, Morieux, Saint Aaron, Quessoy, Plessala, Maroué, Plouvara, Plénée, Dolo, Langouhèdre et Sévignac; des rentes en grains et en argent, mengières, quêtes extrancix (non rendus en grenier) à Moncontour, Yvignac, Broons, Tramain, Mérillac, Quessoy, 
 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 12:16

 

Les abbés de Boquen au XVème siècle :

 

-Jean Bonnet ou Bouvet fut élu en 1434, et se démit en 1449.
-Louis du Verger fut élu en 1434, et se démit en faveur du suivant, moyennant une pension qu'il se réserva. C'est lui qui le 25 avril 1450 reçut la sépulture de Gilles de Bretagne assassiné au château de la Hardouinais. Un article consacré par Daniel de la Motte Rouge évoque ce triste épisode de notre histoire de Bretagne :
"...Louis du Verger abbé de Boquen ayant été averti de la mort du frère du duc vint avec ses moines faire la levée du corps à la Hardouinais...Gilles fut placé sur un char funèbre tiré par quatre boeufs... Le corps de Gilles fut ensépulturé au pied du maître autel dans une tombe en ardoise." 

 

 

Extrait de "une tombe ignorée à Boquen" publié par la société d'Emulation des Côtes du Nord-Mémoires de l'année 1983. La tombe ignorée (ci dessus) était celle de cet abbé Louis du Verger, alias du Vergier et dont les armoiries étaient de "gueules à deux bandes de Vair". Ci dessous dans le choeur de l'abbaye de Boquen ce qui subiste de la tombe de Gilles de Bretagne, l'effigie en bois  du prince a depuis été transférée au musée de Saint Brieuc.

 

 

-Nicolas Rabel fut élu en 1462. Vincent abbé de Bégar et le Pape Pie II confirmèrent son élection.


-Jean Gonnart fit un arrangement en 1472 pour un trait de dîme dans la paroisse du Gouray, rendit aveu à la seigneurie de Trégouet en 1477 et vivait encore en  1479.


-Normand Baudre transigea avec Charles du Parc, seigneur de la Motte,  en 1483 et consentit en 1485 au rétablissement d'Olivier, abbé de Saint Aubin, il vivait encore en 1486

 

Le 15 août 1413.- Fondation d'une messe par les Sgrs et dame du Margaro et d'une chapellenie nommée Sainte Catherine en l'église de l'abbaye.

 

1414 : Guillaume de la Moussaye, Sgr de la Moussaye et Guillaume de la Moussaye son fils, Sgr de Pastomna, cèdent à l'abbaye le devoir de dîme qu'ils ont en la dîme du Couldray, au Gouray. 

Le 20 septembre 1416 Guillaume du Margaro seigneur du Margaro à Rouillac et sa femme Plossette de Bréhant, fondèrent un hôpital dédié à Saint Armel, auquel fut associée une chapelle dédicacée à Sainte-Catherine. Attaché à l’ordre de Saint-Lazare, cet hôpital était taxé 100 livres, et ses fondateurs, les du Margaro en étaient les patrons temporels :  "cappela sancte Catherine in hospitali de Sevignac, domini de Margoro». On ne sait hélas combien de malades y étaient soignés, ni qui s’occupait d’eux.   Il est probable que les fondateurs aient fait appel aux religieux de Boquen afin de s’occuper de cet établissement, ainsi déjà à Broons, au village de Cambel, les moines de Boquen prodiguaient des soins à des malades similaires, leur établissement voisinant une autre léproserie sise à Saint-Maleu quand à elle desservie par des religieux de Saint Meen. Quand on sait qu’ils avaient pour voisinage  le bois de Plumaugat, on comprend que les lépreux étaient vraiment les reclus de la société.

 

 

1422 : Rente de Boquen reconnue par Arthur de Quengo

 

18 mars 1422 : Guillaume, Sgr de la Moussaye, donnait à labbaye une pièce de terre sise dans le bourg de Plénée, sur le chemin de St-Ouen à l'église


16 février 1429 -Le duc Jean, à la demande des religieux et orateurs les abbé et couvent de Boquen, considérant que l'abbaye était fondée par lui et ses prédecesseurs les ducs de Bretagne qui lui avaient donné la forêt de Boquen, "réservant seulement la chasse des bestes sauvaiges et la prinse des esperviers, avec leurs usaiges pour édification et chaiffaige au chasteau de Jugon"; considérant que les revenus de cette forêt était tombée de 100 livres à 20 par "diminution du peuple tant pour les mortalitez que pour les guerres et que mesme celles choses sont situées en froide région et en ce pays fort à labourement"; considérant que dans les mets de la forêt il y a plusieurs terres froides, landes, noes et autres choses non labourées ni garnies de bois qui prendraient plus de valeur, si elles étaient closes et données en louage ou héritage, "et est chose plus utile et convenable tant pour nous (le prince) que pour eux (les propriétaires) et pour le bien publique mettre les choses à proufict et les augmenter que les empescher"; permet de clore et affermer ces terres sans aliener.  

 

1460 : Fondation à Boquen pour sépulture dar Pierre de Plouer

 

18 juillet 1463 : "Jean de la Garende" pour s'aquitter de 1 boisseaux de froment, mes, cède les dîmes qu'il avait, ainsi que sa mère Jeanne de Cargoët, en Pléboulle et Hénabihen, appelées Ganigny du Garre

 

1475 : Acte relatif à la suprémacie religieuse de Boquen sur Bonrepos

 

15 mai 1481 : "Octroy du duc François de pouvoir vendre vingt pipes de vin en ladicte abbaye, mais du crû du pays, et le debvoir de 20 sous par pipe imposé par ledit duc leur estre donné."

 

1482 : Acte  relatif à la justice patibulaire de Boquen

14 décembre 1482 : "Information faite en la juridiction de Jugon et requêt de l'abbaye d'avoir une justice patibulaire à trois posts près la forêt de Boquen, au dessus du village de Renlastre; elle estoit tombée de caducité".

 

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 18:11

 

1301 : Acte pour Boquen par Bienvenue Havelou

 

1303 : Accord entre Ollivier Bataille et l'abbaye de Boquen

 

1303 :  Pierre Quenier et Mahaut ceddent ce qu'ils avoient en Treguiden en Plenest

 

décembre 1315 : Geoffroi, archidiacre de Penthièvre, fait savoir que Rolland du Minihi, écuyer, a vendu à Boquen tout ce qu'il possède au territoire de Penhae, enn la paroisse de Plenet, pour une somme non spécifiée : cette vente est faite par adjudication, "scundum usus et consuctudines
L'acte de vente primitif, en date du mardi avant la Sainte Madeleine, était scellé par le vicaire de  l'église de Plénée, Alain du Parc et Pierre Le Garangier, écuyers

 

1320 : Boquen afféage une vigne à Sévignac

 

1321 : Mardi après le Quasimodo- Geoffroi Angeli, religieux et  bailli de Boquen et procureur du monastère, conclut une transaction avec Etienne Perrouc dit aussi Geoffroi, de la paroisse de Tramaen,* de la Ville de Lestouchart, Perrouc  s'engage à payer à l'abbaye, à titre d'arrérage, pendant les plus prochaines foires de Dinan, 4 boisseaux 1/2 de froment, mesure vénale de Jugon. Il s'engage, en outre à acquitter exactement au moins une rente annuelle d'un boisseau 1/2. - Cet acte classé fautivement à l'année 1224, est attachée une autre charte de 1339, vendredi après les Cendres, par laquelle la Cour de Jugon fait savoir que Jamet Penru de la paroisse de Tramaen, confesse devoir annuellement à Boquen un cartene de froment, mesure de Jugon "pour certaines places que ila voit pris le herbregement diceux religious, sise en ladicte paroisse, en la ville de Boes Julienne". Cette rente était payable à la St  Michel : outre le sceau de la Cour étaient encore ceux de Gefrey et de Rolant Bery

 

 * Il s'agit de Tramain

 

pengave

 

Mesure dimière à Pengave.

 

 

1321 : Le duc de Bretagne donne à l'abbaye 40 sous de rente, avec pouvoir de les assoir en tel de ses fiefs qu'elle voudra

 

1331 : Le sire de Beaumanoir lègue par testament à l'abbaye de Boquen les dîmes novales de Plémet

 

1333 : Mercredi avant St-Laurent.-Acte de la cour de Jugon constatant que Guillon Roaut et Olive sa femme ont emprunté à l'abbaye "sexante et deiz livrez de parisez en bonne monaye courente", remboursable à la volonté des religieux : l'eprunt est garanti sur les biens des conjoints, et sur la possession det sesine de 20 soudées de rente qu'ils ont eu par échange de Pierre Le Garengierre, fils de Thomas Le Garengierre, sur les prés de feu Pierre Estore, jouis alors sous la seigneurie de l'abbaye par Geoffroi, fils de ce dernier. Cette rente de 20 soudées était due annuellement à la St Meleuc. - Hamon Prigent scellait pour Ollive.

 

1339 :  Geoffroy Boterel, sire de Quintin, donne certaine pièce de terre

 

1340 : Acte de la juridiction de Boquen en matière criminelle (ci dessous) 

«Sachent tous, que comme par la cour de religieux homes, et honestes labbe et couvent du moustier Nostre Dame de Bosquian du dioceze de Saint- Pierre Flourie, de la paroisse de Sévignac homesse et estagère de ceux religieux pour plusiours malefices et autres forfaits touchant arrest, dont laditte cour la poursuivoit afin destre dédommagée sur les biens et herittages de celle Johanne jusqua lestimation de cent livres et deplus, que les dommages desdits religieux de celle poursuitte se montoient endrez le. Et pourceque celle Johanne nestoit puissante de paier present laditte somme, et de lour faire dedommagement, a sçavoir est, que par nostre cour de Rennes en droit personnellement establie laditte Johanne, le hors mis, et delivrée de tout lour arrest et prison de son bon gre, et et de sa pure volonté fist paix, et accordance o lesdits religieux en la manière qui en suit. C’est à sçavoir que quatre pièces de terres sises en la paroisse de Sévignac en la ville et tenue de Pomelin sous la seigneurie à eux religieux, dont lune est sise entre le champ Raoul Ho(u)chet dun costé, et le champ a laditte dégrépie, et ses enfant dautre. La  seconde piece est size dans le courtil a celle dégrépie et ses enfants dun chef, et le chaucheix du Pomelin dautre, et dun costé à la terre Raoul Ho(u)chet et la terre a celle dégrépie, et ses enfant dautre. La sienne piece est sise en la Bruere sous le fau entre les terres a celle dégrépie , et ses enfant, dun costé et  dautre. En la quarte piece est size es Grands Bois, que Johanet Pihoudan gaigne o sa château, lesquelles pièces furent autrefois Guillaume Gouvert . E tout le herittage que laditte Johanne et ses enfants debattoient vers lesdits religieux, et desquelles pieces ceux religieux avoient autrefois faict leur héritage. Combien, que ledit Pierre Flourie, qui pour le temps lour provost estoit, les eust aucunes fois saizies en sa main, a voulu et veult laditte Johanne, que les davant dites pieces dherittage demeurent et soient a ceux religioux, a lour moustier, et lour successours en celuy moustier a jamais a hérittage sanscequele, ses enfants ne lour heyrs y pissent james rien demander, et garanstir hérittages et pieces esdits religioux vers tous, et contre tous, tant de ses enfants que tous autres et est tenue celle Johanne pour le et ses effants, et tous autres en oster tous empeschements vers quelconques partie, et personne, que ce  soit ; et du tout en tous les enmettre au cler et en delivrer comme lour appartenant en herittage a ses propres coust et depends, e en outre laditte Johanne pour le, pour ses hers, et sesdits enfans est tenue garder lesdits religieux, lour giens, prévosts et officiers, et lour hommes vers la cour au sire de Beaumaneir, et toutes autres cours de quelconques acheson, et poursieute, dont lesdits religieux, lours officiers, giens, et hommes pourroient estre suiveys et accuses, ou endommages en aucune manière pour raison de laditte Johanne, de sesdits effans, et dautres a cause deux et par cause e reson des plaidoiries eues et mues vers le, et sesdits effans, et pour la avoir prise, et tenue, et quel quatre motif de ceque lan lour en pourroit demander, et paier pour eux les taux, si taxes en estoient ; et de tout en tout les en garder fere et paier esdits religioux, ou a leur commandement portant ces lestres sans autre procure demander en telle monnois courrante a la requeste du porteur de ces lestres sans autre terms, et comme les seignours temporels prendront et leveront de lours rentes non obstant, que amandes souranees ne soient prenables, tant pour les levees et arrerages des pieces de terre sis dessus dittes, que devant dits, et deceque a cause deux lesdits religieux ly en puissent demander, et aussi celle Johanne tenue Brieuc, de lordre de Cîsteaux, fut prise, et arrestée, et détenue en prison Johanne degrepie rendre et paier a  Raoul Ho(u)uchet, Peret Jagu, Johan Le Moine, ledit Pihoudan, et Robin Hue, et louirs consorts, que ils firent tant comme ils furent en prison et arrest a cause de le…. A la cour de Beaumaneir, et sur ce les garder sans dommages tant vers celle cour, que vers toute autre, desqueux depends, et dommages ceux Raoul et ses consorts chacun…..le touche seront crus pour toute pleniere preuve a cour de Resne. Quand esquelles toutes choses, et dicelles dessus dittes tenir, fournir…….obligée la ditte Johanne, et Johanne sa fille et chescune pour le tout sans partie allegüer sur lobligacion de tous lour biens meubles, et herittages presents, et futurs en quel lien, et sous quelle seignourie qu’ils soient et puissent estre trouves a prendre, et vendre en personne tant par lesdits religieux, que par autres comme juges et gardes a juger, et les mettre en bans, et en vente sauf a avenante tant pour le principal, que pour les coust, depends, dommages et interest, que ceux religieux pourroient encore par faute du poiement non pas faict, et des autres choses non accomplies, les prenantpar le simple serment du portour de ces lestres pour toute et pleniere preuve; et si ainsi advenoit, que aucun empeschement ou debat fust mis du coste esdittes mere, et fille, et autres effants de laditte Johanne, ou dautres, aou daucuns, ou aucun deux, ou pour raison de aucun deux en empeschant lexecution, et tenour de ces lestres en tout, ou en partie, ou que lesdittes obligees seroient en aucune fautte de fournir ou accomplir les choses dessus dittes, ou aucunes dicelles; deslors laditte degrepie est tenue se rendre, et se rendra pour tenir prison fermee en lours prison de Boquian, et les y tendra jusquatant que les choses devant dittes soient entierrement accomplies et ou cas que laditte degrepie ne se rendoit en laditte prison de Boquian comme il est, lesdits religieux, ou lour procurour, et officiers la pourront pousiendre et prendre tant eux de leur authorite, que les sergents, et officiers de nostre ditte cour en quelque leu, et quelconque juridiction qu'elle se puisse transformer, et soit trouee, et la ramener en la prison desdits religieux pour la punir, et en faire execution comme deja toute vaincue et attainte o jugement faict par lour cour des malefices et dont accusee et arrestee estoit paravant cet accord, nonobstant la quittance et delivrance dessus dittes sans debat, ne empeschement, que celle degrepie, par le ne par autre ne puissse mettre ne apposer au contraire; et par cette maiere daccordance et ordone entre celles parties que tant comme ceux religieux pourront trover et avoir des biens a laditte degrepie, celle Johanne sa fille les lour pourra monstrer faire avoir ou delivrer, et hors detout empeschement tant comme ils pourront fournir a lexecution, et accomplissement de la tenour de ces lestres; et pourront ceux religieux avoir execussion sur les biens a celle fille; et quand a toutes les choses dessus dittes, et chescune dicelles tenir, fournir, enterriner, et accomplir de point en point, renoncent les dittes mere, et fille a tous termes de parler, a tous termes de juger, a toutes..........mandees, et a mander, a tous plegemants, voies et inhibition y apporter, a toute sourprises, decevances, et toutes lezions y alleguer paiements, satisfaction, ne quittance fort par lestres desdits religieux; a tout dreyt escrit, et non escrit, a tout establissements de roys, de ducs, de comtes faicts, ou a faire, etc. Le jeudi apres la feste de Pentecoste, lan mil trois cent quarante»

1341 : Enquête au sujet d'un procès entre Boquen et Guillaume de Langouhèdre (ci dessous)

Le recort Eon du Margarou, Geoffroi Rabate, Raoul Gonnart, Jehan Duranet Guillaume Gonnart sur le debat esmeu et pendant entre les religious de Boqian d'une partie, et Guillaume de Langouhèdre, d'autre sur le debat des rentes du Leseu * que d'aucunes rentes qui estaent en main de court, l'on doit esdiz religious sur le fé du Leseu 2 s. 6 d. taille de brief, de quoy Raoul Gonnart et Guillaume son frère doivent 7 d. ob., Guillaume de Langouhèdre et Olivier Gouret 7 d. ob. par meitié; Pierre Paumier, 4 d. ob.; Guillaume Foudelay, 3 d.; Robert Hervaye, 3 d.; item Guillaume du Margarou, sur les pieces de cel feage 4 d. ob.; item recordent que comme ils ne sont peuz mielz enfourner 6 d. de chieve rente qui demeurent a paer sur ladicte ville de la somme de 2 s.6d. de chieve rente esdiz religious demeurent et sont deuz sur certains sellons qui sont entre le champ Jouhan durant et les herbregements du Leseu, lesquels sellons Robert du Margarou bailla a Ferchant. De droit le debat des rentes recordent qiue le fe es Loumans qui fut des Rabatez dont les ventes qui sont en garde de court sont essues et tenu diceux religious et de Guillou de Langhouedre par meitié et que ce que les bans et les vents se deyvent partir et passer par meitié entre eux, lesquels parties cest assavoir lesdiz religious par Hamon Machefer procurour et ledit Guillaume en sa personne sasentirent et vendrent contenu a lours diz recorz et le jurerent. Feit le samadi après la feste du Sacrement, l'an mil trois cenz quarante et un.
* Il s'agit du Lezeul à Sévignac

 

1343 :  Lundi après la Translation de St Martin.- L'official du Penthièvre adjuge à Boquen le dixième de la dîme des grains et des lins dans tout le territoire de Nahoes en Morioc, et il menace d'excommunication Guillaume Camus du Marcheix, si celui ci continue à troubler les moines dans leur possession

 

1343 : Echange entre Boquen et Olivier du Boishardy

 

1343 : Exempion pour Boquen par le sire de Bécherel

 

 

1352 : Acte de du-Guesclin pour Boquen (ci dessous)

Mardi après St-Gilles-. "Mandement de Robert du Guesclin, seigneur de Broon, à Jean du Bouc de payer à l'abbaye 7 boisseaux de froment, mesure de Broon, ancienne rente".

 


1358 : Acte de la duchesse Jeanne pour Boquen, au sujet de son droit de chauffage (ci dessous) 

"Mandement de Jeanne, duchesse de Bretagne, contre ceux qui empêchent l'abbaye de jouir de la forêt de Boquen. Elle reconnait qu'elle n'y a son chauffage et usage que pour son chateau de Jugon et édifices d'iceluy".


 

Jeanne de Penthièvre, mentionnée ci dessus

 

28 avril 1383-. "Acte établissant que les estayers et subjects de l'abbaye au baillage de l'Hermitage, sont exemps de guet et autres corvées au chasteau de Broon".

Cette décision s'étendra quinze ans plus tard a la forteresse de Jugon, et c'est l'adversaire de la duchesse de Penthièvre qui prendra cette décision en la cité de Vannes : Jean V le Sage.

4 mars 1398.- "Mandement donné à Vennes par Jean duc de Bretagne, comte de Richmond, pour signifier à Jehan Moaysen, officier de Jugon que l'abbaye de Bouquen étant de fondation ducale, ses sujets du village de Renlastre sont exempts au chasteau de Jugon. Donné en présence de l'évêque de Vennes, du président, de l'abbé de Kemerlé, de Me Guillaume de St André, des sénéchaux de Broerec et de Treguer, de l'alloué de l'abbé de Ploermel, de l'alloué de Léon et du procureur général".

 

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 12:26

1271 : Aumône de Robert Menier à Sévignac (ci dessous)

Universis, etc., Riellonus, vicarius et presbiter ecclesie de Sevignac, salutem in Domino. Noveritis quod, in nostra presencia constitutus Robertus Menier (parochi) anus noster, compos mentissue, spontanea voluntate non coactus, dedit in puram et perpetuam elemosinam Deo et beate Marie de Boquian et monachis ibidem Deo dervientibus, herbergamentum suum (situm) juxta herbergamentum dictorium monachorum de Lamoinere de Sancto Kadroco, et pratum........situm justa pratum dictorium monachorum, cum assensu et voluntate Stephani.........anime antecessorum et successorum suorum; etc. Datum dic...........cantatur Muncra Domini, anno Domini M° CC° septuagesimo primo

1271 : Donation à Boquen par Gautier Lemoine

 

1271 : Vente à Boquen par Jean Rossignol

 

1271 : Emprunt à Boquen par Geoffroi Guillaume 

 

1271 :  Une veuve se donne, elle et ses biens à Boquen (ci dessous) 

Universis, etc., Eudo, archidiaconus Pentheurie in ecclesia Briocensi, salutemp in Domino. Noveritis quod, in nostra presencia constituta, Havisia relicta (Guillelmi Bedou, compos mentissue, spontanea, non coacta, nec ad hoc, aliqua si sive dolo induta, pro remedio anime sue et intuitu pietatis, dedit se et sua mobilia et immobilia monasterio beate Marie de Boquian, Cist. ord., Brioc. dioc., et super omnibus bonis suis mobilibus et immobilibus dictum monasterium constituit in heredem; etc. Datum anno Domini M° CC° septuagesimo primo

1271 Accord par lequel les terres et prez qu'Eudon de la Breluere avait donnez à ollivier Faramus, sittuez entre la forest de Boquen et la rivière de Rance appartiennent à l'abbaye. Biens situés en St Jacut du Mené

 

1272 : Emprunt à Boquen par Cillart le Sénéchal 

 

1272 : Donation à Boquen par Cillart le Sénéchal  

 

1272 : Donation à Boquen par Geoffroi Thibault  

 

1272 : Donation à Boquen par Jean Bouet 

 

1272 : Donation à Boquen par des habitants de Broons(ci dessous)

Avril : plusieurs particuliers donnent le pré de Rebrac, sy comme il descend en l'estang aux Moines, qui est assis entre Lhermitage de Broon et Lescoblière, jusqu'au fossé qui descend de Lambrehan à l'eau

 

1272 : Accord entre Boquen et Jean Bechemie

1272 : Vente à Boquen par Barthélémy Lécuyer

 

1272 : Vente à Boquen par Constance Poënces

 

1273 : Guillaume Lecointe, bourgeois de Jugon, donne le champ de la Broce Menier, sis en Dollo


1273 : Echange entre Boquen et Pierre Raolin

 

1273 : Echange entre Boquen et Guillaume Borel

 

1273 : Echange entre Boquen et Eudes de Bréhat

 

1273 : Leg de G. Le Noir à Boquen

 

1274 : Alain Le Court échange avec l'abbaye une terre sise en Landehen; il donne ensuite ce qu'il avait reçu en échange  

 

 

 

1274 : Donation à Boquen par Agnès de Morieux

 

1274 : Donation à Boquen par Eudes Gouhèdre

 

1276 : Aumône de Ruellan Talenaz. (ci dessous)
Universis, etc., Johannes, decanus tunc temporis de Plumaudan, salutem in Domino. Noveritis quod, in nostra presencia in jure constituti, Ruellanus Talenaz et Theophila uxor ejus, non coacti, cum assencu et pari voluntate, dederunt et concesserunt in puram et perpetuam eleemosinam Deo et abbacie beate Marie de Boquian, Cist. ord., Brioc. dioc., et monachis ibidem Deo servientibus, quidquid juris proprietatis et possessionis habebant, et habere pterant totum pro tot, in feodo Abegners, sito in parochia de Sevignac, sub dominio domine de Matignon; pro remedio animarum suarum, et successorum suorum; etc. Datum anno Domini M° CC° LXX sexto mense junii

 

1276 L'abbaye achète la Moennerie de St Carreuc; Gautier Le Moine donne tout ce qu'il y possède sous le fief des Mâtignon. Ouvrons ici une parenthèse, la Moennerie de Saint Carreuc est en réalité le village de Saint Cado. C’est en 1212 que Etienne Gouyon et sa femme Lucie de Mâtignon cèdèrent aux moines de Boquen la dîme qu’ils possèdaient en la paroisse de Sévignac.  A l’exemple de ceux-ci, d’autres familles, tant aristocratiques que bourgeoises accordèrent des aumônes diverses : celle de  la famille Dollou en 1263, trois ans plus tard, les religieux achetèrent le domaine de Lysodou «In feodo de Lyodou site in parrochia de Sevignac.» Les moines de Boquen reçurent de Rolland II de Dinan en 1260, la grange que celui-ci possédait dans le quartier de Sévignac, dit de Pengave. En 1271, Gaultier Lemoine sa femme et sa sœur donnèrent des droits qu’ils avaient sur les champs de la moinerie de Sancto-Kadroco, situés près de leur manoir : «quid quid juris in campo de la moinerie de Sancto-Kadroco sito juxta manerium dictorium religiosorum et viam oubiam in parrochia de Sevignac, sub dominico domine de Matignon, et quidquid juris in prato sito in riviera de Aruel in Sevignac, pernimenti ad dictum campum.».  Lorsque les convers prirent possession de ces fiefs sans doute aménagèrent ils un habitat appelé la Chapelle puis l'endroit devint Chapelle Launay et depuis est connu sous le nom de Métairie des Aulnaies. Depuis ce village de la Métairie des Aulnais ils se taillèrent peu à peu d'importants fiefs qui regroupaient les villages de Saint Cado où ils aménagèrent une chapelle à la fin du XIIIème siècle, puis Pengly, Pengave avec ce qui résulte du démantèlement de ce dernier lieu devenu "Grange aux Moines" autrement dit le domaine des moines. Boquen disposa bientôt d'un tribunal à Pengave avec probable présence d'une geôle au village de Couaveneuc proche de Pengly, mais aussi des moulins : à Saint Cado : le Lhobier (Haut Bief) et un moulin à vent à Pomelin. Les villages de Printel, Les Récines sont liés à leur présence. Ainsi une demi douzaine de convers quittaient l'abbaye de Boquen chaque lundi accompagnés d'assistants et probablement d'un âne pour les aider dans leurs tâches. On sait comme nous l'avons vu que c'est au cours de cette période que les noms patronymiques apparurent : ainsi deux familles encore présentes à Saint Cado et dans les environs avaient pour noms : Delabaye et Boquien. Jean Delabaye marié à Perrine Gesret vivait en 1624, Bertrand Boquien marié à Gillette Durand vivait en 1629. Ci dessous la chapelle de Saint Cado. Il ne subiste aucuns éléments de la chapelle d'origine.  

 

 

 

1278 : Donation à Boquen par Etienne Guéhenneuc de Sévignac

 

1278 : Donation à Boquen par Etienne Laval de Sévignac 

 

1278 : Donation à Boquen par Guillaume Laval

 

1279 : Donation à Boquen par Guillaume Malescot 

 

1279 : Donation à Boquen par Rolland Pinart

 

1279 : Donation à Boquen par Rolland de Langiamel

 

1279 : Acquisition de Cargoit en Saint Goueno par Boquen

 

1282 : Emprunt à Boquen de Ollivier de Bocenit de Saint Goueno

 

1282 : Acte de Geoffroi du Rocher pour Boquen

 

Geoffroi du Rocher, chevalier, et Pierre Lesart, bourgeois de Lamballe, s'engagent à payer à la St Denis 30 perrées de seigle, mesure de Lamballe, pour les dîmes que Geoffroi Gillebus avait à Yffiniac 

 

1286 Mardi après la Nativité de Saint Jean Baptiste -Enquête faite au Guenroc par devant l'abbé de Lantenac, vicaire de Pierre, évêque de Saint Brieuc, au sujet de la prétention que Hamo Prigencii et consortte avaient de construire sur des terres de l'abbaye appelées Plunge Cheval. Dans cet acte sont mentionnés quatre chevaliers : Geofroy, Alain, Eudes et Hamon.

 

1290 : Donation à Boquen par Gicquel Andrec 

 

1295 : Accord entre Boquen et Pierre de Plumaugat au sujet d'une dîme en la paroisse de Caulnes. 

 

1296 : Accord entre Boquen et Jeanne Sagou

 

1296 : Vente à Boquen par Bertrand Renaut

 

1298 : Pension d'un clerc : Thomas Rossel, dit Bahadier à Boquen

1300 :  Devant la cour de Rolland de Dinan, chevalier,  "seignor feal", Nogue ayant vendu à Guillaume Vivien, de Jugon, pour 12 sous tout ce qu'elle possédait en Sévignac "o le fe es religious hommes labbe et le covent de Boquien", l'abbaye réclamme ces biens, par droit de promesse, et ils lui sont adjugés

 

    De quelque côté qu'il vente, Boquen en a rente

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