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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 15:58

 

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 15:04

 

 

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 07:55

 

 

Croquis du Vicomte Frotier de la Messelière.

 Armoiries du Breil du Guilliers et Brunet

 

Gilier ou Guillier. La montagne ou côte du Guillier sur laquelle se trouve le château du même nom, est située dans la commune de Plédéliac. près de lagon; ce tertre faisait autrefois partie des domaines d'Adélie de Penthièvre -alias Edie de Penthièvre (voir le premier comté de Penthièvre, page n° 4), dame Toumemine de la Hunaudaye. Perceval Guillier, seigneur de la Ville-au-Ré, s‘armait : d’or à un serpent volant de sable, blason (extraits des notes laissées par Lambert Le Court et Alexandre de Bernay : Chansons de geste d'Alexandre le Grand épopée romane du XIIe siècle). Le Guillier, en Plédéliac, qu'il ne faut pas confondre avec d'autres seigneuries du même nom, appartenait au XVIe siècle à une famille du Breil, originaire d'Irodouër (Ille-et-Vilaine), qui portait un blason d'argent à 3 gresliers d'azur enguichés de gueules. Guillaume du Breil, seigneur du Guillier, comparait en 1569 à Lamballe, dans une montre générale de la Noblesse de l'evêché de Saint-Brieuc, comme arquebusier à cheval, ce qui lui supposait une certaine situation de fortune. Françoise du Breil, son héritière, épousa, vers l'an 1600, François Brunet, seigneur de La Vigne, de très ancienne noblesse et sénéchal de Jugon (voir Le manoir du Verger. - Château du Verger en Lescouët Jugon, en images). Le Guillier est toujours dans la même famille, qui a fourni de nombreux officiers à l'armée, des maires à Plédéliac et des membres du Conseil général des Côtes-du-Nord, sans interruption, de père en fils, pendant un siècle. Les Brunet portent, depuis quatre générations, le titre de Comte du Guillier. (Extrait des notes laissées par le Vicomte M. Henri Frotier de la Messelière : au Pays de Lamballe publiées par la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord).  Notes sur la famille Brunet : Armes d'azur à trois molettes d'argent, 1 et 2, au chef cousu de sable chargé de trois (alias de deux) têtes de loup d'argent, armées et lampassées de gueules. La famille de Brunet appartient à l'ancienne noblesse de Bretagne. On en trouvera des généalogies dans le Dictionnaire de la Noblesse d lui attribuer un Maurice Brunet qui comparut en qualité d'écuyer à la montre passée à Vannes le 1er janvier 1375 par Olivier de Clisson. Olivier Brunet, écuyer, notifia le traité de Guérande à Dinan le 25 avril 1381 il épousa Guyonne Dubois et fut père de Perrot Brunet, écuyer, Sgr de la Berechère, qui épousa en 1386 Marguerite Gruel et qui passa un acte à Dinan le 28 décembre 1400. Ce gentilhomme, auquel seulement le travail conservé dans les manuscrits de Chérin fait remonter la filiation suivie, laissa deux fils, Caron et Guillaume Brunet, Sgrs de la Berechère, qui, lors de la recherche de 1428, furent inscrits au nombre des nobles de la paroisse de la Baussaine, au diocèse de Saint-Malo. Guillaume épousa en 1438 Anne le Léonnays, rendit hommage le 3 décembre 1440 à la comtesse de Laval de sa seigneurie de la Berechère, fut encore employé comme noble à une réformation de la noblesse du diocèse de Saint-Malo et comparut comme homme d'armes à des montres passées à Saint-Malo en 1467, 1477 et 1479. Son descendant, noble homme Charles Brunet, Sgr de la Pironnais, en la paroisse de Saint-Thual, épousa le 1er mars 1572 Jacqueline de Gaudemont et en eut trois fils 1° Fiacre, Sgr de la Pironnais et du Moulin-Tison, qui épousa Marguerite de France et dont la descendance ne tarda pas à s'éteindre; 2° François, qui continua la lignée 3° Jacques, Sgr de la Villemorin, qui épousa Anne Viaut et dont la descendance est également éteinte. François Brunet épousa vers 1600 Françoise du Breil, héritière de la terre du Guillier, en la paroisse de Plédéliac, que sa descendance a conservée jusqu'à nos jours et dont elle a gardé le nom. Leur fils, Jacques Brunet, Sgr du Guillier et du Hac, marié en 1629 à Anne de Kergu, en eut plusieurs fils qui furent maintenus dans leur noblesse d'extraction le 19 novembre 1668 par arrêt des commissaires de la réformation. Deux de ces fils, Jean-Baptiste Brunet, chevalier, Sgr du Guillier, né en 1639, marié en 1666 à Pérrine Bougevel de Beaumont, et François Brunet, chevalier, Sgr du Hac, né en 1641, marié en 1666 à Marie Ruellan, furent les auteurs de deux branches. La branche aînée, dite des seigneurs du Guillier, s'est perpétuée jusqu'à nos jours. Un de ses représentants, François-Agathe Brunet du Guillier, signa en 1788 la protestation de la noblesse de Bretagne. Un autre, Théodore de Brunet, connu sous le titre de comte du Guillier, a plusieurs fois été élu depuis 1892 membre du Conseil général des Côtes-du-Nord. La seconde branche, dite des seigneurs du Hac, paraît être aujourd'hui éteinte. On trouvera dans les manuscrits de Chérin les preuves de noblesse que son chef, François-Louis de Brunet du Hac, né en 1788, avait fait en 1773 pour être admis parmi les pages du comte d'Artois. Ce gentilhomme signa également en 1788 la protestation de la noblesse de Bretagne. Il avait eu une soeur qui épousa son cousin, François-Agathe de Brunet du Guillier. La famille de Brunet a fourni de nombreux officiers dont l'un fut tué en 1862 à la bataille de Dreux. Principales alliances de Bédée, de Guerry 1757, de Saint-Méloir, de Saint-Gilles, de Pluvié 1685, de Ferron 1630, de Kergu 1629, du Breil, le Desnays de Quémadeuc, du Boisbily 1636, de Penfétényo de Cheffontaines, de Commaille, de Bizien du Lézard 1887, le Fer de la Gervinais, le Provost de la Voltais, de Lesguern, le Mintier 1787, le Forestier 1787, etc. (extrait de Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables...)

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 15:37

 

 

 

Le Chemin-Chaussée est un village formant une rue, l'un des côtés est en la commune de la Bouillie, et l'autre en celle de Hénansal. On y voit les ruines qui annoncent que ce village a été autrefois plus grand. Le village du Chemin-Chaussée peut avoir une population agglomérée de 150 individus (en 1836). Il s'y tient des foires tous les vendredis, depuis le dernier vendredi de novembre jusqu'au second samedi de février inclusivement. Ces foires sont très-fréquentées et l'on y vend des vache, des moutons, des porcs. Les coquetiers de Saint-Cast, Saint-Malo, Saint-Servan et Saint-Brieuc, fréquentent ces marchés et y achètent de la volaille. On fait au Chemin-Chaussée des échaudés que l'on va vendre à Moncontour, Saint-Brieuc, Matignon et Plancoët. Voyez-vous cette forge à la porte de laquelle se trouvent sculptées les armes de Rieux ? C'était le prétoire où s'exerçaient les hautes juridictions de la Hunaudaye et de Vauclerc-Montafilant, avant que le comte de Rieux les eût aliénées, quelques années avant la révolution. C'était aussi au Chemin-Chaussée qu'était le lieu d'exercice de la moyenne juridiction de la Ville-Bélanger appartenant à M. de la Goublaie. Quant à celle de la Ville-Théart, dont était propriétaire M. de Visdeloup, elle s'exerçait à la Bouillie.

 

 

 

 

Le Chemin-Chaussée, gros village sur l'ancienne voie romaine, était, avant 1789, le siège d'une importante juridiction. Sur l'ancien auditoire se remarquent encore les dix besants des armoiries des de Rieux, Barons de la Hunaudaye. La maison en face a perdu ses plus beaux ornements, trois ouvertures vendues à quelque collectionneur rapace par un propriétaire trop intéressé, fait hélas trop fréquent et qui privera bientôt notre pays de ses plus précieux documents artistiques litres armoriées, portes, fenêtres, cheminées, sculptures diverses, rejoignent les statues naïves de nos vieux saints dans les collections ou les magasins de vandales qui ne se servent de nos guides que pour écurner les trésors artistiques non encore classés de notre pays. La plus curieuse sculpture du vieux logis du Chemin-Chaussée consistait en un linteau de fenêtre du XVe siècle. Son centre était occupé par un écusson au lion surmonté d'un lambel, inscrit dans une accolade à triple moulure, décorée de feuillages et soutenant sur ses retombées une jolie sirène à dextre et un lièvre enserrant de ses pattes le feuillage à senestre. (voir Légende au Chemin-Chaussée à Hénansal, canton de Matignon)

 

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 14:20

 

 

 

La Bellière à Pleudihen

 

 

 

 

 

 

Temple de Mars à Corseul

 

 

 

 

 

 

Château de Dinan

 

 

 

 

 

 

Abbaye de Léhon

 

 

 

 

 

 

Château de la Garaye en Taden

 

 

 

 

 

 

Fort la Latte  en Plévenon

 

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 07:06

 

 

 

Dinan est une ville très ancienne, on n'en peut douter ; son origine se perd dans la nuit des temps. Les uns ont prétendu qu'elle était, avant la descente des Romains, l'une des principales stations des Gaulois qui occupaient la contrée ; les autres ne font remonter sa fondation qu'au sixième siècle. -Rien jusqu'ici n'a pu prouver l'époque réelle de sa première existence ; rien aussi ne peut faire supposer qu'elle ait existé au temps des Romains, ou ce ne pouvait être alors qu'une chétive bourgade, car le sol ne semble receler aucune trace de leur passage, et l'on n'en trouve aucune mention ni dans les Commentaires de César qui parcourait le pays en l'an 52 avant l'ère chrétienne, ni dans aucun ouvrage des géographes et des historiens latins des âges sui vants. Son, existence ne commence à se révéler que dans les actes du commencement du onzième siècle ; mais il est à remarquer que, dès ce temps, elle avait acquis déjà un certain degré d'importance. Elle avait dès lors un château-fort et des seigneurs qui portaient le titre de vicomtes. Hamon, qui vivait en l'an mil, est connu pour être le premier vicomte de Dinan. L'histoire nous fait connaître que, dès le moyen âge, Dinan était une ville forte et importante ; aussi était-elle considérée par les ducs de Bretagne comme un des remparts de leur province. Ils ne lui rendaient en cela que justice, car sa position avantageuse et la masse imposante de ses murailles en faisaient aux yeux de l'ennemi un bouclier formidable. Ils la qualifiaient encore d'un titre plus flatteur, lorsqu'ils disaient dans leurs chartes : notre bonne ville de Dinan. tant ils avaient de confiance en sa force et dans la fidélité de ses habitants. La ville était enclose par une enceinte de hautes et larges murailles défendues par un assez grand nombre de bastions. Les murs formaient un développement de plus de 2,300 mètres de circuit. A l'exception de quelques brèches ouvertes pour faciliter les voies de communication, les murailles existent encore sur tous les points, mais dans un état de dégradation plus ou moins avancé. Le haut des murs offrait encore aux habitants, il y a moins d'un siècle, une promenade saine et agréable, d'où, en faisant le tour, ils pouvaient contempler à loisir leur vieille cité et admirer tout à la fois les sites riants qui se reproduisent à ses pieds et dans les lointains. Mais, dans le milieu du siècle dernier, le gouvernement ayant négligé ou plutôt abandonné les places de l'intérieur pour porter toutes les forces matérielles et militaires sur les villes-frontières, Dinan subit le sort commun : ses murs furent vendus aux particuliers qui avaient des propriétés adjacentes, et ceux-ci ne tardèrent pas à donner une autre destination à la promenade des Murs, en la trans formant en pavillons, parterres, etc. Jusqu'ici l'histoire ne nous a point appris si Dinan avait eu une autre enceinte de murailles, c'est-à-dire une moins étendue que celle qui existe; ce qu'il y a de certain, c'est que les murs actuels ne sont pas, sur tous les points, ceux qui ont dû former la première enceinte, .car il est très supposable que la ville dût être close de murailles dès les premiers moments de l'établissement des vicomtes de Dinan, c'est-à-dire vers le commencement du onzième siècle, et la ville ne devait pas avoir alors l'étendue qu'elle a aujourd'hui. D'ailleurs, il est à remarquer que l'architecture des murs, des portes et des tours, ne présente nulle part le caractère du onzième siècle. Sans doute, dans le ravage des guerres, les murailles ont dû subir de grandes modifications : ce qui nous le prouve, ce sont les nombreux changements de construction et de diverses époques qui se font remarquer dans le pourtour de l'enceinte. Nous croyons devoir assigner aux parties les plus anciennes des murs la date du treizième siècle : quelques points présenteraient peut-être le cachet d'une époque antérieure, ce que nous ne pouvons absolument préciser. Nous signalerons particulièrement à l'attention des amateurs un pan de muraille qui se trouve presque intact, sous les jardins de Sainte-Catherine (hospice) ; il est d'un effet admirable et respire tout le ca ractère de la plus grande vétusté. Quelques pièces authentiques nous font connaître que, dans le quinzième et le seizième siècle, il fut fait d'importantes réparations aux murailles de la ville, et qu'un grand nombre de maisons et jardins furent rasés pour rendre libre l'abord des fossés. C'est au moment de l'exécution de ces travaux que fut démolie l'ancienne chapelle de Saint-Julien, qui était située, dit un vieux cartulaire de Saint-Malo : « Lès le fossé des murs de la ville, jouxte la veille Boucherie. » L'épaisseur des murs de la ville est d'environ quatre mètres sur une hauteur moyenne de dix mètres ; le ciment qui lie les pierres est de la plus grande dureté. Dans la partie du nord à l'ouest, la ville présentait moins de défense et un accès plus facile à l'ennemi ; aussi, de ce côté, avait-elle une double enceinte de murailles et les tours plus rapprochées qu'autre part. Les tours qui défendaient les murs de la ville étaient au nombre de quatorze, non compris le château et les tours latérales des quatre portes principales. Voici leurs noms, partant de l'orient au midi : La tour du Petit-Rempart, située à l'extrémité orientale de la promenade Saint-Sauveur, d'où l'on jouit d'un magnifique point-de-vue. A l'autre extrémité de cette promenade est la petite tour Sainte-Catherine, au pied de laquelle se trouve une porte de secours. Viennent ensuite la petite tour du Bois-Harouard et la Tour Longue (cette dernière se nommait vulgairement la tour du Cassecou) ; la tour du Bois-Harouard fut démolie lorsqu'on ouvrit le Chemin-Neuf en 1781, et, par la même raison, le bastion des Vaux, sur lequel est établie aujourd'hui la belle propriété de M. A. Michel, se trouva totalement séparé de l'enceinte de la ville. Un vieux poulier de Saint-Sauveur mentionne une requête faite au roi pour obtenir indemnité d'une grande quantité de pierres destinées à la continuation de l'église Saint-Sauveur, et prises au pied dudit œuvre pour la construction du bastion des Vaux en 1 592. Avant d'arriver à la porte Saint-Louis se trouve la tour des Sillons ou du père Renaud. Après la porte Saint-Louis vient la tour Coëtquen, qui sert actuellement de poudrière. Dans un temps, la société franc maçonique y tenait ses séances. Au fond de cette tour, on voit l'embouchure d'un vaste souterrain qui (suivant la chronique) communiquait avec le château-fort de Léhon. Au-delà du château était une petite tour qui a été démolie et dont nous ignorons le nom. Viennent ensuite la tour du Connétable et la petite tour de Cocherel. . Après la porte de l'Hôtellerie, à l'angle du Pall-Mail, se trouve la tour Saint-Julien, qui sauta en 1597, par l'imprudence d'un gardien qui mit le feu aux poudres. Plus loin est la tour de Lesquen. Au bout de la Rue-Neuve était la tour de la Rue-Neuve, qui a été démolie pour ouvrir un passage sur le boulevard du Grand Fossé. Vient ensuite la tour de l'Alloué, l'une des plus fortes de l'en ceinte. Au-delà de la porte Saint-Malo vient enfin la tour du Bignon ou de Kergorlay. Outre les quatre portes principales de la ville, placées aux quatre points cardinaux, il existait encore quelques portes de secours. La porte du Jersual, située à l'orient, fait face à la rue dont elle porte le nom ; sa construction, qui est le gothique, décèle aussi une réminiscence du roman. A droite et à gauche de cette porte étaient deux forts bâtis au temps de la ligue : celui de gauche en sortant de ville, et qui fut construit sur l'ancien domaine de Kergorlay, se nommait le Grand-Fort ; celui de droite le Petit-Fort. Entre les deux il existait une seconde porte dite Saint-Sébastien, et dont la dé molition, ainsi que ceile des deux forts, eut lieu en 1777. Les matériaux furent employés à la construction de la cale du port, de sorte qu'il ne reste plus aujourd'hui que quelques vestiges de ces fortifications. La porte Saint-Louis est située au midi et fait face à la rue de Léhon; celle-ci est d'une époque plus récente que les autres; elle ne fut ouverte qu'en 1620, pour remplacer celle du Guichet, qui fut supprimée par les nouvelles constructions que fit exécuter en 1593 le duc de Mercœur, lorsqu'il fit augmenter les fortifications du château. Il est dit qu'il fit aussi raser plusieurs maisons et jardins qui se trouvaient en dehors du pont-levis de la porte du Guichet : « Les dictes maisons, jardrins et colombier à pigeons volants, sous la juridiction de la Trinité et à devoir de rente et obéissance. » Plus tard, les fabriciens de l'église Saint-Sauveur adressèrent au roi une requête pour obtenir indemnité de la perte des susdites rentes. La porte du Guichet se voit encore entre ses, deux tourelles latérales, dans la courtine qui communique du château à la tour Coëtquen ; sa construction est le style gothique. La porte de l'Hôtellerie est située à l'ouest; il est à croire que son nom lui est venu de sa proximité avec l'ancien Hôtel Dieu et qu'on nommait aussi l'Hôtellerie, qui se trouvait sur la droite eh entrant en ville. Cette porte, quoique voûtée à plein, cintre, a été également construite au temps de l'ogive ; elle en porte le cachet à l'extérieur. Ses deux tours, avec quelques bâtiments sur-élevés, ont, pendant longtemps, servi de pri son. La porte Saint-Malo , qui fait face au faubourg dont elle porte le nom, est située au nord. Cette porte, sauf quelques additions postérieures, offre un mélange du roman et du gothique, ce qui nous ferait croire que, comme celle du Jersual, elle aurait pris naissance vers le commencement du règne ogival, et conséquemment ces deux dernières seraient d'une époque antérieure à celles du Guichet et de l'Hôtellerie. Chaque porte avait un pont-levis, une herse ou porte, de guerre et une porte de ville ; de chaque côté, une tour de défense, et au-devant étaient des ouvrages avancés, en forme de bastions.

 


 

Château de Dinan. Cet édifice a été construit vers la fin du quinzième siècle par les ducs de Bretagne ; jusqu'ici, aucun document n'a encore fait connaître la date précise de ce monument et son principal fondateur ; ce qu'il y a de positif, c'est qu'un acte de 1540 prouve que le château n'était pas encore construit ; un autre acte de 1420 mentionne son existence. Ce monument, le plus remarquable de Dinan, est en même temps un des plus renommés, des mieux conservés et des plus majestueux de la province. Il a été momentanément la résidence des ducs de Bretagne. Pendant longtemps on a attribué à tort sa fondation à la duchesse Anne, conjecture qui s'est peut-être formée à propos du long séjour qu'elle a pu y faire. Il est situé dans la partie méridionale de la ville et assis dans les murs d'enceinte ; son entrée principale est tournée vers la ville, dans la direction du levant. Sa forme est un énorme don jon, composé de deux tours accouplées, qui s'élèvent à une hauteur d'environ 33 mètres; il est séparé de la ville par deux profonds fossés, sur lesquels sont jetés deux ponts en pierres, dont l'un, le plus rapproché de la ville, est d'une construction assez hardie ; l'autre, qui est à la place de l'ancien pont-levis, est de construction récente. L'intérieur du château est divisé en dix-neuf pièces, dont quatre principales. La partie basse consiste en deux salles souterraines. A l'entrée, dans une pièce qui servait jadis de chapelle et qui se nommait la salle du Serment, on montre un siège en pierres que l'on appelle le fauteuil de la duchesse Anne, lieu où elle devait se placer pour entendre la messe (selon la chronique). Les états de Bretagne ont tenu plusieurs fois dans ce château. La tour Coëtquen, qui n'est séparée du château que par une courtine, devait aussi en faire partie. En 1593, le duc de Mercœur fit faire de grands travaux de fortifications dans le pourpris du château. Aujourd'hui, il sert de prison ; elle y fut transférée en 1822. L'édifice dont nous venons de parler n'est pas le château primitif de Dinan. Dans la partie orient de la ville, sur le coteau ou promontoire qui est compris entre la rue du Petit-Fort et le Chemin Neuf, et qui s'avance sur le pont, s'élevait anciennement un château-fort, connu sous la dénomination de Château-Ganne. Aux quatorzième et quinzième siècles, où il ne restait peut- être déjà plus aucun vestige de ce monument, ce lieu se nommait le plus souvent Vieil Châtel. L'histoire ne fait pas mention de l'époque de sa première existence ni du moment de sa destruction. Peut-être fut-il rasé dans la guerre que soutinrent' les principaux seigneurs de Bretagne contre le duc Jean Ier, en 1258, où Dinan fut livré aux flammes. Au temps de la ligue, il fut fait dans ce lieu des ouvrages de fortifications qui depuis ont été démolis : l'emplacement est aujourd'hui livré, à la culture, et il n'est pas resté une seule pierre pour attester que là fut jadis la demeure superbe des Rolland et des Richard de Dinan.

 

 

 


 

Vicomte et Sénéchaussée de Dinan. La seigneurie de Dinan portait le titre de vicomté. Hamon est le premier vicomte dont l'histoire fasse mention ; il vivait en l'an mil et jouissait d'un grand crédit à la cour de Geof froy Ier, duc de Bretagne. La seigneurie de Dinan était une des principales maisons du duché, elle a produit plusieurs hommes distingués, soit dans la haute Administration, soit dans les armes; nous citerons entre autres : Geoffroy, Olivier, Rolland, Richard, Alain, Raoul, Charles, Robert, Pierre et François, vicomtes de la sénéchaussée de Dinan, qui portait le titre de cour royale, avait un grand nombre de juridictions seigneuriales sous son ressort, et dont suit la nomenclature : Le comté de la Garaye, le Bois Riou, Kergorlay, Léhon, Vaucouleur en Dinan, Prieuré de Saint-Sauveur. Prieuré de Saint-Malo, les Chevaliers de Malte, Beaulieu, Bosquen, la Trinité, le Saint-Esprit, la vicomté de Dinan, la Magdeleine, la Vallée-Plumaudan, Broons, Broondineuf Sévignac, Pont-Briand, Ponthaie, Pontual, Plouër et Rigourdenne, Chalonge et Duval, Chalonge, Trévron et la Gibonnais, Beaumanoir, la Ferronnais, le Besso, Langevinais et Boutron, le Chêne-Ferron, Champ-Gérault, Quérinan, Coëtquen, le Chalonge et la Haute-Ville, la Roche-Glé, le Colombier, Lanvallay, la Roche-Colombier, le Mottay, le Gage, la Saudrais, Bois de la Roche, Yvignac, la Herviais, Montafilant au siége de Plancoët, la Chapelle Bernier, la Ville-Roux, Launay, Vaucouleur en Corseul, la Caulnelais, Beaubois Bourseul en ce qui relève de Dinan, la Boissière, la Tondourie, le Plessix-Madeuc, la Torestrie, la Baie, la Ville-ès-Fous, la Ville-Morel, la Motte-Ollivet, le Plessix-Balisson, le Pin, le Guildo, Saint-Meleuc, la Touche-à-la-Vache, la Gueurine Trémeur, Tressaint, la Pasquenais, Merdrignac, Lanvollon, le Mottay en Merdrignac, Vaucouleur en Merdrignac, Vaucouleur et la Chaussée en Miniac, Launay-Comatz, la Guérais en Ploubalay, la Conninais, Villedéneuf, Lorgeril, la Crochais, Beauchêne, la Mettrie, la Chênais-au-Porc. En 1500, la cour de Dinan fut érigée en présidial, juridiction qui fut, en 1598, réorganisée à l'instar des autres présidiaux et Guillaume d'Argentré en est président agréé du duc de Mercœur. La même année, la cour des monnaies fut aussi transférée à Dinan, d'après les ordres du duc de Mercœur : « Considérant que la ville de Dinan est assise en un lieu proche des meilleures villes de cette province, et qu'elle s'est toujours maintenue et conservée en la sainte union sous notre aide, et que, pour cette raison, elle doit être grandement décorée et augmentée comme nous l'en connaissons très digne. Avons transféré et établi, transférons et établissons en ladite ville de Dinan, la monnaie qui soulait travailler en ladite ville de Rennes pour y être dorénavant tenue et exercée par vingt maîtres et autres officiers tout ainsi et à l'exemple des autres monnaies du royaume. Le 12 septembre 1589. » Emmanuel de Lorraine. Les états de Bretagne se sont assemblés dix fois à Dinan de puis 1352. Dinan, jusqu'à la révolution de 1793, a eu des gouverneurs. La ville portait anciennement les armoiries de gueule, château donjonné d'or au chef d'hermines, et surmonté d'une Couronne murale. (Extrait des manuscrits de Mahéo.)

 

 


 

Les principaux monuments de Dinan

 

1 L'église Saint-Sauveur, construction de la fin du quinzième siècle, à l'exception du portail et de la côtale méridionale qui sont du onzième siècle, magnifique architecture du style roman. Le clocher, qui s'élance à une hauteur de plus de 200 pieds, est admirable par son élégance et sa légèreté. L'extérieur du chœur, architecture riche et imposante. A l'intérieur, des inscriptions de diverses époques ; le mausolée renfermant le cœur du connétable Du Guesclin ; de beaux vitraux peints; et une ancienne piscine baptismale d'un travail bysantin fort curieux.

 

 

 

 


 

2. L'église Saint-Malo, monument de la fm du quinzième siècle, dont le choeur, seul complétement achevé, est d'un travail admirable tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.

 

 

 


 

3. A l'ancien prieuré de Saint-Malo, faubourg de ce nom ; se trouve une petite chapelle servant de remise, dans laquelle on voit encore un reste de l'ancienne église paroissiale de Saint Malo ; seul souvenir qui nous reste de cette belle et vaste basilique, admirable architecture du style roman, édifiée vers la fin du onzième siècle et détruite en 1487. La partie qui existe encore est l'arc d'entrée d'une chapelle de l'abside, et qui habituellement, dans nos églises, est celle dédiée au Sacré-Cœur.


 

4. Les restes de l'ancien couvent des Cordeliers, fondé par le connétable d'Avaugour à son retour des croisades (en 1240).

 

 


 

5. Le château (aujourd'hui Prison), monument bien conservé, construit dans la dernière moitié du quatorzième siècle par les ducs de Bretagne. A l'entrée, dans une pièce qui servait jadis de chapelle et qui se nommait la salle du Serment, on montre un siège en pierre que l'on appelle le fauteuil de la duchesse Anne, lieu où elle devait se placer pour entendre la messe (selon la chronique). -Dans la partie basse de l'édifice sont deux vastes cachots où le jour ne pénètre que très faiblement, -Les états de Bretagne ont tenu plusieurs fois dans ce château.

 

 

 


 

6. La belle flèche pyramidale de l'horloge qui s'élève à une hauteur d'environ 60 mètres du pavé. De la galerie en plomb où se trouve la bruyante filleule de la bonne duchesse Anne, on découvre un vaste et magnifique horizon qui dédommage grandement de la peine que l'on prend d'y monter.


 

 

 

7. La place du Champ, où est érigée la statue du connétable Du Guesclin, lieu même où ce grand capitaine terrassa le fa meux Cantorbéry, chevalier anglais (en 1350). L'ancienne communauté des Jacobins (aujourd'hui occupée par les dames Ursulines), fondée par Alain de Lanvallay (1216), l'un des plus éloquents prédicateurs de son temps. On y voit le caveau où se trouvait le cœur de Du Guesclin avant la suppression de cet ancien établissement.

 

 


 

9. La maison des chevaliers de Malte, qui se distingue par quelques ogives placées dans le mur faisant face au portail des Cordeliers. Ils avaient aussi une succursale au village de Lannouée, commune d'Yvignac.


 

10. Le Musée, à l'Hôtel-de-Ville, qui, quoique naissant en core, mérite déjà l'attention des amateurs. On y voit, entre autres objets dignes d'intérêt, la giberne du vaillant et modeste Latour-d'Auvergne, premier grenadier de France.


 

11. Le Parnasse, délicieux coteau où vient s'offrir à l'oeil le paysage le plus varié : des cascades, des moulins, des ruines de forteresse et d'abbaye, des rochers, des bosquets, des châteaux et de gentilles maisonnettes de campagne qui couronnent avec élégance le front du coteau.


 

12. La promenade Saint-Sauveur, d'où l'on découvre les sites les plus pittoresques.


 

13. La Fontaine des eaux minérales, délicieuse promenade d'été.

 

 

 

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 09:50

La Goublaye, en Saint-Alban, sergentise féodée de Penthièvre pour la paroisse d'Erquy, fut sans doute le berceau de la famille de ce nom, dont les branches principales portent de nos jours ceux additionnels de Nantois et de Ménorval. Un la Goublaye servait comme écuyer, en 1371, sous les ordres du connétable Bertrand du Guesclin. Cette famille répandit ses branches nombreuses dans les paroisses d'alentour, mais la Goublaye appartenait dès le XVe siècle à une famille de la Motte. Gilles de la Motte vendit cette terre, vers l'an 1504, à Alain Bérard, seigneur de la Ville-Téhart, en La Bouillie, avec faculté de reméré, mais céda son droit à Jehan Visdelou, seigneur du Colombier, en Hénon, époux de Marguerite Abraham, qui l'exerça en 1512 et réunit cette terre aux biens de Saint-Alban que lui avait apportés son épouse. Comme nous l'avons vu plus haut, la Goublaye jouissait d'enfeux et prééminences dans l'église de Saint-Alban et la chapelle St-Jacques. La Goublaye vient d'être achetée par le Comte de Nantois, chef actuel de la famille qui en a reçu son nom (Extrait des notes laissées par le Vicomte M. Henri Frotier de la Messelière : au Pays de Lamballe publiées par la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord)

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 19:34

 

 

Le Vaumadeuc et les armoiries de quelques uns de ses possesseurs.

 

Evoquant la baronnie de la Hunaudaye, un ancien rédacteur à la chancellerie parlait brièvement du Vaumadeuc en Pléven : « Non loin du château de la Hunaudaye, dont les ruines sont en Plédéliac, tandis que le Vaumadeuc est en Pleven, ce manoir, encore habitable et habité, servail de rendez-vous de chasse aux sires de la Hunaudaye. C'était le Meyerling de la baronnie, mais en plus petit, et sans que le moindre drame ait ensanglanté les pages de son histoire. Il a toujours ses trois étangs et ses taillis que le sanglier visite à ses heures. Sa façade n'a de remarquable que la porte d'entrée et des fenêtres Renaissance avec cordon de granit. A l'intérieur, son escalier en pierres de taille et ses superbes cheminées où flambent, l'hiver, de véritables troncs d'arbres, rappellent le XVIe siècle et l'existence facile d'autrefois. » C'est à l'orée de la forêt de la Hunaudaye, que vivait une noble dame : Madeleine de la Croix, Dame de la Parvile -Parvillé, Paroisse de Plérin, Evesché de Sainct-Brieuc. Celle-ci ayant épousé François Madeuc (voir Maison de Guémadeuc par Jean Le Laboureur), le puissant seigneur aménagea l'endroit devenu depuis le Vaumadeuc, ses successeurs obtinrent fourches patibulaires, la seigneurie de Vau Madeuc détenait le droit de Haute justice. Outre le Vaumadeuc, elle disposait également des terres des Bourgs Heussas (voir Le retranchement des Bourghensais à Pléven et la motte castrale de Guénault en Plorec) et de la Puralaye. La Maison de Guémadeuc fournit d'autres membres àcla terre de Pléven ; Lancelot, marié à Jeanne de la Houssays fille de Messire Eustache et dame Jeanne de Rostrenen, de la dite Maison en Saint-Maden (voir la Houssaye en Saint Maden et ses possesseurs); mais aussi Louis du Guémadeuc, qui était sieur dudit lieu en 1575. C'est sa fille, Claudine du Guemadeuc qui transporta la seigneurie du Vaumadeuc à la puissante famille de la Moussaye. En effet celle ci devint l'épouse de messire Jean de la Moussaye, seigneur de Carcouët en la paroisse de Plestan. Laquelle famille de la Moussaye-Carcouët était issue d'une branche cadette de la Maison de la Moussaye en Plénée-Jugon. Le Vaumadeuc passa ensuite par alliance aux familles Le Forestier, puis aux Le Rebours dont les armoiries étaient : « écartelé aux 1 et 4 : d'argent à deux chevrons de sables ; aux 2 et 3 : fascé d'argent et de gueule. » Ecuyer François Rebours et Dame Marie-Charlotte Riaud, étaient titrés sieur et dame du Vau-madeuc, deux de leurs filles devinrent sœurs de la Charité à Dinan puis à Vannes en 1693. Au cours du XVIIIe siècle, Messire, Jacques de Lorgeril, transmit le manoir à sa fille Marie-Anne de Lorgeril, mais en 1764 cette dernière vendit le domaine à Jean-Baptiste Minet de Villepaye, alors capitaine de la Hunaudaye. Celui-ci fut inhumé le 2 novembre 1780, dans la chapelle prohibitive du Vau-Madeuc, en l’église de Pléven par le prieur de l’abbaye de Saint Aubin des bois, il était âgé de 79 ans. Madame de Collobel née de Talhouët possédait le lieu au XIXe siècle, puis les Urvoy de Clos-Madeuc, qui vendirent cette terre aux Tresvaux du Fraval, d'où elle est passée par alliance aux du Breil de Pontbriand.


 

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 12:41

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 09:46

 

 

 

...La paroisse de Saint-Germain apparaît en 1330 dans les Pouillés de la Province de Tours publiés par Longnon en 1903 à l'imprimerie Nationale (voir La chapelle Saint-Germain-de-Matignon). Elle figure à cette date comme taxée à 20 sols dans un compte de l'archidiaconé de Penthièvre. Au XVIIIème siècle et peut-être auparavant, son rectorat, était à l'alternative, autrement dit la nomination du recteur, appartenait soit au pape, soit à l'évêque, chacun dans leurs mois, mais les nominations, qui en principe appartenaient au pape, étaient mises au concours depuis 1741. D'après H. Sée et A. Lesort, au T. IIIème des Cahiers de doléances de la Sénéchaussée de Rennes pour les Etats Généraux de 1789, édités en 1911, p. 634, le recteur de Saint-Germain payait en 1783 seize livres de décimes. Cependant il était seulement à portion congrue, affirmait le recteur Nicolas dans sa déclaration précitée du 19 juin 1706 [Note : La déclaration du 30 janvier 1680 avait fixé la portion congrue pour les recteurs à 300 livres, plus les dîmes dites novales. L'édit de mai 1768 éleva la dite portion à 500 livres. Enfin un édit du mois de septembre 1786 la porta à 700 livres, mais le Parlement de Bretagne se refusait à enregistrer cette ordonnance, à laquelle il ne se résigna que le 2 mars 1789 (M. Marion : Dictionnaire des Institutions de la France aux XVIIème et XVIIIème siècles. Paris, 1923 p. 446)]. Le 21 décembre 1790, M. Ernault, dont nous avons donné le curriculum vitae, évaluait ses ressources annuelles à 668 livres, y compris le revenu d'une pièce de terre sise en Ruca, louée 18 livres (Note : Cette terre appelée les Champs-Hugiaux fut vendue à François Bellebon le 11 février 1809] et 21 livres que lui rapportait la dîme des agneaux. A cette somme, il fallait ajouter 120 livres dues par le chapitre de la cathédrale de Saint-Brieuc (Note : Mais le recteur Ernault, du total de sa portion congrue, estimait avoir 231 livres à déduire, qu'il dénombrait comme suit : Coureur de dîmes : 38 livres 10 sols. - Charrois : 36 livres. -Nourriture des ouvriers : 30 livres. -Réfection de l'aire à battre : 6 livres.-Battage et nettoyage du grain : 22 livres. -Boisson pour ses ouvriers : une barrique de cidre : 45 livres. - Autres frais pour le lin et la laine : 55 livres 5 sols. -Mais nous croyons que le chiffre des frais en question est notablement exagéré]. En réalité, le rectorat de Saint-Germain n'enrichissait pas son prêtre et certaines des chapellenies de la collégiale étaient d'un revenu plus fructueux avec en moins les responsabilités paroissiales. Saint-Germain, comme la plupart des églises autrefois, possédait des fondations, mais celles-ci elles aussi étaient plutôt modestes. L'une d'elles rapportait 5 boisseaux de blé, mais en retour on devait célébrer une messe tous les quinze jours aux intentions de Jean Girard, son fondateur, dans la chapelle Saint-Jean de l'Hôpital de Saint-Germain. Ce nom évoque le souvenir des Hospitaliers de Saint-Jean qui furent autrefois largement possessionnés dans cette contrée, soit en même temps, soit comme héritiers des Templiers de Montbran en Pléboulle. Une charte de 1160 leur attribue alors l'aumônerie de la Croix-Huis, laquelle en 1643 constituait un membre du temple de Carentoir et étendait encore à cette époque ses biens en Saint-Germain, Saint-Cast, Pléboulle, Pléhérel, Hénanbihen et Erquy. Aujourd'hui rien ne subsiste plus depuis longtemps de la Chapelle Saint-Jean. Seule une vieille croix, près de laquelle, selon la tradition, les Hospitaliers rendaient la justice rappelle maintenant en ces lieux le souvenir lointain des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem [Note : Cf. G. de Corson : Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean en Bretagne, in-8, Nantes, 1902, p. 97 et sq. Cet auteur ne paraît pas avoir connu l'existence de la chapelle Saint-Jean]. Sept boisseaux de froment avaient été légués par Perronnelle de la Houssaie pour la célébration d'une messe hebdomadaire. Jacqueline Noël, plus généreuse, avait légué pour cette même fin jusqu'à 10 boisseaux de froment. Pierre de Saint-Méloir, dans le même but, avait donné 12 livres à verser annuellement sur le revenu de certaines terres. Enfin, Gilles Fournel, sieur de Launay, avait fondé une messe chaque vendredi moyennant 26 livres annuelles. Naturellement les réformateurs de 1789 n'hésitèrent pas à faire table rase des intentions des donateurs et confisquèrent leurs fondations ainsi que sept pièces de terre sur lesquelles elles étaient assises. Indépendamment de la chapelle de l'Hôpital Saint-Jean, quelques chapelles domestiques existaient à Saint-Germain-Matignon avant 1789. C'est ainsi que, le 3 décembre 1715, messire Louis du Breil de Pontbriand, seigneur de la Brousse en Saint-Pôtan et de la Chesnaie-Taniot, avait fondé de 50 livres de rentes la chapelle qu'il avait fait construire près de ce dernier manoir. Le sieur des Villes-Salou avait également, vers cette même époque, fondé de 60 livres de rentes, la chapelle qu'il venait de faire bâtir près la gentilhommière de ce nom. Mentionnons aussi la chapelle Saint-Marc, dont nous avons déjà dit un mot. Située à environ 400 toises de la maison de la Ville-Nizan, elle était desservie par un chapelain payé par le propriétaire de ce manoir. Elle avait été fondée vers 1635 par Jean de Lesquen et Jeanne de Gouyon, son épouse, qui y assurèrent une messe chaque vendredi. En 1790, elle appartenait à Eulalie-Marie-Reine de la Goublaye, épouse de Jean-Joseph de Chateaubriand. Les municipaux de Saint-Germain-Matignon en firent enlever la cloche et patte-ficher les portes en juillet 1791 parce qu'elle était desservie par un prêtre insermenté (le chanoine Lécuyer), et parce que les fidèles s'y rendaient en grand nombre pour assister à une « bonne messe ». Signalons enfin une chapelle, ou peut-être plutôt une chapellenie, dite des Salines, qui se desservait dans l'église paroissiale de Saint-Germain, au moins en 1789. Jeanne de Gouyon, dame de la Garenne, l'avait fondée dès 1er mai 1650 d'une messe chaque lundi et mercredi et Pierre de la Chapelle, le 16 mai 1692, y avait ajouté une messe basse chaque mardi. (Extrait des notes laissées par l'abbé Auguste Lemasson, notes publiées par la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord en 1938)

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