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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 13:43

 

 

L'aristocratie comprenait la haute noblesse, mais aussi la moyenne et petite noblesse, mal connues car n'apparaissant qu'épisodement dans certains documents en tant que témoins. Lors de la fondation du prieuré Saint Etienne de Jugon en 1109 des témoins laissent leurs traces : Gaufredus Dinanensis (Geoffroi de Dinan), Eudo Gobio, Morvanus Dimiaco, Pleardus de Brohorii (Pleard de Broons), Radulphus filius Santarii, Ascelinus filius Briencii, Hustus grammaticus, David de Miniaco (David de Miniac), Rainaldus filius Chinochi, Orricus de Miniaco, Querricus de Langanano. (Querric de Langan). A partir du Xème siècle, la féodalité se mit progressivement en place, elle atteindra son paroxysme au XIIème siècle, avec une emprise grandissante de l'aristocratie sur la société rurale. Une période qui puise ses racines dans l'effondrement d'un pouvoir central auquel la Bretagne n'échappait pas. Les plus faibles seront désormais liés aux plus puissants par une promesse de service en échange d'une protection assurée. Nous en avons l'exemple avec cet hommage prêté par Josselin de Dinan au puissant duc Eudon de Penthièvre, en effet pour services rendus, ce dernier remet au châtellain le castrum Jugon et malgré la déchéance des Penthièvre, les Dinan conserveront encore durant trois générations le castrum qu'ils "enrichirent" de terres alentour. Les récompenses peuvent aussi se résumer par l'attribution de fiefs  d'où la multiplcation de pareils constats résultant de l'insécurité, d'où la nécessité de se placer sous l'égide d'un plus puissant. Les alleux alors terres libres finiront par tombés aussi  sous le joug seigneurial   C'est au cours du XIème siècle que l'accroissement rapide des milites (soldats) va avoir pour effet d'instaurer la mise en place d'aristocrates  fidèles aux châtelains en place. Propriétaires d'alleux, ces nobles ont ainsi pu mettre en place des seigneuries modestes, mais seul un petit nombre d'entre eux parviendront à aménager une défense et à bénéficier de l'autorité banale.  Ces  défenses féodales n'étaient pas très éloignées les unes des autres, la plupart des paroisses disposaient de mottes castrales ou de défenses cernées d'une palissade désignée plesse ou plessix. Les petits seigneurs à défaut de disposer de terres pouvaient bénéficier cependant de pouvoir banal. Ils étaient très nombreux en Bretagne, et tout laisse penser qu'ils puisent leur origine au temps où les paroisses primitives étaient administrées par des mach'tierns. Ceux ci étaient secondés dans leurs tâche par un certain nombre s'assistants. La puissante famille de Dinan disposait ici et là de fief, ainsi Rolland II de Dinan Montafilant époux de Anne de Léon, évoqué dans une charte de Boquen en 1298 est donné comme possedant un fief compris au bourg de Sévignac entre le presbytère et l'église dudit lieu : "Le dit Roland de Dinan, fait savoir  que  Guillaume Maloche et Jéhanne sa femme étaient en procès au sujet de terre et d’un hébergement sis au bourg de Sévignac, sur la seigneurie dudit Roland, comme seigneur de cet endroit, les religieux de Boquen, réclamaient un demal de froment rente mesure de Jugon, payable à la Nativité de Notre Seigneur, transaction par laquelle Guillaume Meloche, renonce à ses prétentions". Scellé par Guillaume Bataille, rédigé par Guillemet Avoisin, clerc pabalier juré. En 1301 il est aussi mentionné comme possedant au hameau de Pengave en cette même localité d'une grange, autrement dit d'un domaine agricole, accordé quelques années plus tard aux Cisterciens quand ceux ci recevront la terre de Saint Cado et y fonderont une chapelle : "Roland II de Dinan, chevalier, fait savoir que devant sa cour, Bienvenue, dégrépie* Geffrey, Johanne Thomuse et ses enfan()s et hers de ley* et dudit Geffrey, ont reconnu devoir annuellement à la Nativité de Notre Seignour, un demal  de froment de rente sur une terre sise en Sévignac « o bout de la ditte paroesse entre la Place Aliz de Parys, une partie, et le cortil Guillaume Ribourdelle, clerc de lautre fief de l’abbaye".dégrépie signifie veuve. Le seigneur dispose de nombre de droits tant judiciaire que fiscal sur toutes ses terres et ses sujets. Colbert lui-même avait été impressionné devant une justice aussi importante dans la Province de Bretagne. Un résumé de Béchameil de Nointel permet un peu mieux de comprendre la très ancienne coutume de Bretagne : « le droit  de juridiction attaché au fief, en sorte qu’il n’y a aucun fief de si petite étendue, qui n’ait sa justice et ses officiers. ». Nombre de seigneuries sous l’Ancien Régime du droit de haute basse et moyenne justice, autrement dit la seigneurie pouvait traiter toutes sortes d’affaires s’ étant produites dans son fief, du plus petit larcin à la plus grande affaire criminelle. Ici et là des fourches patibulaires. Toutefois, le seigneur ne rendit pas la justice lui-même, donc il disposait de tout un personnel, le principal protagoniste étant  le juge également désigné le sénéchal.  Un lieutenant l’assistait parfois dans sa tâche, s’était le bailli ou alloué,  tous travaillaient en collaboration avec le procureur fiscal représentant l’intérêt public, puis avec le greffier, qui assurait la mise en place des convocations et des interrogatoires, et de temps à autre le greffier devenait archiviste. Enfin, une  multitude de gens gravitaient  autour du tribunal, représentants les plaignants et accusés en justice : procureurs, sergents, notaires, et quand la justice était incapable de  nourrir tout ce personnel, celui-ci cumulait les fonctions au sein de telle ou telle autre justice seigneuriale.  D’une incroyable lourdeur souvent, ces justices pouvaient entreprendre cependant un travail d’une remarquable minutie lors des enquêtes et des interrogatoires. Bien évidemment la justice d'une seigneurie ne s’appliquait que sur ses fiefs, en dehors, il en allait d’une autre justice seigneuriale ou de la justice royale.  En 1770, précisément, il fut procédé à un réaménagent administratif de la contrée. Jugon qui était alors l’un des dix sièges  de juridictions royales en Bretagne perdit son statut au profit de Dinan, quand au re-découpage qui en résulta, c’est à y perdre son latin, toutes les paroisses comprises entre la mer  au nord, l’Arguenon de son  embouchure jusqu’à Broons et de Broons à Moncontour, et de Moncontour à Yffignac furent rattachées à la subdélégation de Lamballe, tout en restant du ressort royal de Dinan. Ainsi Jugon; Plénée-Jugon; Dolo; Eréac;  Sévignac –avec sa trêve Rouillac rattachées à la sénéchaussée de Rennes; Trémeur; Sainte Urielle et Mégrit  furent de ces paroisses.  Caulnes; Guenroc; Guitté; Broons et Yvignac  furent rattachées à la subdélégation de Montauban, tout en restant du ressort royal de Dinan, enfin dernier cas de figure : Plumaugat; Lanrelas et Trédias reçurent pour subdélégation Montauban, cependant Trédias était du ressort royal de Lamballe, alors que Plumaugat et Lanrelas était du ressort royal de Ploërmel. Le seigneur peut prélever diverses taxes et faire valoir le droit de banalité obligeant les paysans ressortants de son domaine à faire moudre leur grain au moulin dudit seigneur. Il dispose aussi de droits de prééminence dans les églises : autorisation lui est accordée de disposer d'enfeu dans le choeur, de banc avec accoudoir, droit d'armoiries dans les vitraux. Précisément on connait la discorde opposant le seigneur Hamon de Quihériac et l'évêque de Saint Malo : la dîme, part de récolte prélevée était revendiquée par l'évêché de Saint Malo, ce que lui contesta le seigneur de Quihériac, un procès s''engagea et dura longtemps. Autre pomme de discorde entre l'Eglise et l'aristocratie : depuis le Haut Moyen Âge nombre d’abus se produisirent, maints laïcs s’accaparèrent le bien ecclésiastique qu’ils s’approprièrent comme un bien propre, par ailleurs, il n’était pas rare que dans une paroisse, le prêtre vécut sous le toit de son presbytère avec femme et enfants,  et  qu’un comte succéda à son père sur le siège épiscopal.  Face à de tels abus, l’Eglise réagit. Lors des réformes entreprises vers 1150, on sait que Jean de Châtillon alors évêque de Saint-Malo, constitua un  chapitre régulier de l’Ordre de St-Augustin établi à Beaulieu en Languédias –alors en Mégrit,  et qu’il donna les revenus et  fit desservir l’église de Sévignac par ceux-ci, privant ainsi les Dinan de revenus considérables. Dailleurs l’évêque de Saint-Malo possédaient quelques dîmes en Sévignac, avec son chapitre propre, il nommait alternativement avec le Pape les recteurs de Sévignac.  Un texte rédigé en latin, remontant sans doute au XIIIème siècle relate :

«pour quatre dîmes non touchées, restent les intérêts, au sujet de l’église restée vacante par la mort de Petri Thome, fut pourvue à  Petro de Fougère par l’autorité ordinaire, de même par la mort dudit Fougère, fut pourvue à Johanni de L’Abbatia- probablement un Jean de l’Abbaye de Boquen».

Au sein des familles aristocratiques, en cas de naissances multiples, seul l'aîné héritait du domaine, il devait en contre partie disposer d'équipements et d'hommes et partir la saison venue aux expéditions militaires. Ses frères recevaient une part d'argent, un équipement et s'en allaient à l'aventure, c'est sous l'influence de l'Eglise que fut crée la Chevalerie, tout nouveau adhérant devait respecter le bien la justice et l'honneur. Occasion rêvée de s'affronter lors de tournois.

 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 16:36

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 07:23

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Les défenses diverses et les personnalités citées

 

Aucaleuc -une motte castrale de la Fontaine et tout près un lieu dit La Barre)

Gaufridus de Oscaloc cité en 1184, cité comme témoin entre Léhon et Alain fils de Briens

 

Bécherel -une défense mise en place par Alain de Dinan, mort en 1148, lieux dits : la Porte Saint Michel, le Chemin de Ronde

 

Bourseul -une motte castrale auprès du bourg, lieux dits Les Portes, Vieille Porte

 

Bréhand -lieux dits Plessis Margaro, Porte Laurent, Portes Cargouët

Genitus de Brehand cité en l'an 1000 comme donateur à l'abbaye de Léhon, Brehand le Vieux accorde en 1080 une donation à Saint Martin, Moisan de Brehant témoin d'un acte au sujet de Saint Aubin des Bois en 1164

 

Broons -deux mottes castrales : la Motte Broon, la Butte du pré Robert à Linée, probablement la Ville-Morel, Lieux dits : Launay Chapelier (probable altération de Chatelier), le Plessix, la Plesse, les Portes Mares.   

Pleardus de Broon témoin de la fondation du Prieuré de Jugon en 1109 

 

Brusvily -Lieu dit : Porte Hervé 

 

Calorguen -Lieu dit : Plessix

 

Caulnes -Lieux dits : la Plesse, la Barre, la Motte Richard

 

Coëtmieux -Lieux dits : les Fossés, la Plesse 

 

Collinée -lieu dit : le Haubert 

 

Corseul -Le château de Montafilant, lieu dit : la Mare Benier, la Motte Rieux, le Plessix Madeuc   

 

Crehen -le château de la Touche à la Vache (XIIIème), le château du Guildo (XIIIème), Lieux dits : la Cour, le Placis, le Petit Placis

 

Dolo -la motte castrale du Loup, lieux dits

la Mare, le Placis du Closset (proche de la Bégassière), Fosse au Loup

Dinan   lieux dits Porte du Jerzual, Porte de Saint Malo, Porte de Coëquen, Porte de Brest, Porte Saint Louis.

Gauffredus Dinannensis dominus, Geoffroi de Dinan cité en 1109 lors de la fondation de l'église Saint Malo

 

Eréac -la motte castrale du Châtelier au bois des Buttes

Guillaume du Chastelier cité en 1209 lors d'un don à Boquen 

 

Evran -un premier château de Beaumanoir édifié au début du XIIème siècle à l'emplacement du clos du Petit Bois, lieux dits :  La Cour au Preuven, le Plessix, la Garde, la Garde Savary

Hugues de Ewran père de Gaufridus cité lors d'une donation en faveur de l'abbaye de Vieuville en 1193

 

Gaël -une défense mise en place au bord du Meu par la famille de Gaël au XIème siècle, lieux dits : Plessis Provost, le Plessis Morvan, les Portes, la Cour 

 

Goméné -Lieux dits : Haute Plesse, Basse-Plesse, le Fossé, la Barre 

 

Gouray (le) -motte castrale du Parc . Lieux dits : la Motte-Basse, la Haubert, le Plessis,

 

Guenroc -la terre du Latay appartenait au XIVème siècle à la famille de Saint Pern, une défense était mise en place à Rophemel dès le XIVème siècle. Lieu dit : les Fosses

 

Guitté -le château de Beaumont en Guitté propriété des de Guitté dès 1158, une famille de Couellan présente à Guitté dès le XIVème siècle -Lieu dit la Mardelle

Eon de Guitté témoin d'un don à Boquen, cité en 1148

 

Hénanbihen -un château primitif se trouvait au lieu dit de Villehelleuc en 1360. Lieux dits : les Fosses, les Plessis, la Porte au Duc  

Guillelmus de Henan cité en 1177, Magister Guillelmus de Henant Bihan cité en 1226

 

Hénansal -une famille de la Motte Rouge connue depuis le XIème siècle, ramage de la famille de Dinan. Lieux dits : Motte Rouge, la Plesse (proche de la Motte Rouge), le chateau Perlot, les Portes Plentin

 

Hénon -une défense, lieux dits : Vieilles Cours, la Plesse, Port Martin, Moulin de la Porte, la Mare, la Fossette  

Alain de Hénon cité en 1205

 

Illifaut -une motte castrale à Ponthuan, lieux dits : Marre aux Anes, la Cour, la Fosse 

 

Jugon -une défense mise en place par Eudon de Penthièvre, mort en 1078 -castrum Jugon, lieux dit : Porte Corniller

 

Lamballe -un site défensif défensif est mis en place dès l'an mil -castrum, il sera démantelé au cours du XVème siècle. Lieux dits : Porte Saint Jean, Porte Noguet, Porte Martin, Rue de la Tour aux Chouettes, rue du Château, Promenade du Château

Geoffroy, fils de Eudon de Penthièvre cité en 1084 au sujet du Prieuré St Martin de Lamballe 

 

Lancieux  -Lieux dits : La Mare Rohan,  

 

Landébias -Lieux dits : le Fossé Neuf, le Pont de la Porte Tual

 

Landec (la)  -une motte castrale sise entre la Touche et la Ville-Anger. Lieux dits : la Porte au Barbier, les Portes & le Placis d'Agné (limitrophes de Vidé Guingalan)

 

Landéhen -le château de Mauny appartenant au XIVème siècle à un dénommé Gautier Mauni, partisan de Charles de Blois au cours de la Guerre de Succession de Bretagne. Lieux dits : La  Motte, la Porte ès Bourdais, la Mare,

 

Langourla -une défense au Bois de Coëlan. Lieux dits : les Portes, le Plassillot, la Butte des Vaux, le Plessix, la Barre 

Bertranus de Coytlan cité en 1275 dans un acte relatif à Boquen. Autre motte castrale berceau de la famille de Langourla (voir Saint Vran)

 

Lanrelas  -une motte castrale à Branxian * . Lieux dits : la Deuve, la Barre, le Chatel, la Mare

* cette motte castrale aurait pu dans un premier temps être un élément défensif de la châtellenie de Gaël

 

Lanvallay  -Le château de Lanvallay appartenait en 1182 à Alain de Dinan

Raoul de Lanvallay cité en 1154

 

Laurenan -Lieux dits : La Mare, le Chatellier

 

Lescouët-Jugon -Lieu dit : la Mare,

 

Maroué  -Lieux dits : la Motte, le Plessix, la Mare Jaune, les Portes Duranton, la Porte Fessard, le Clos Barré, les Hauts Fossés, les Portes Halnaut

 

Mâtignon  -Un manoir de Mâtignon existait en 1289

Lucie de Mâtignon épouse de Etienne Goueon, citée en 1209

 

Mégrit  -Lieu dit : le Plessy

Henry et Guillaume de Mégrit, mentionnés comme seigneurs du lieu au XIIème siècle 

 

Merdrignac  -Motte castrale du Vot, Le château de la Vieille Cour appartenait au XIème siècle à Guy seigneur de Merdrignac et de la Hardouinaye, manoir de la Peignie : "maison forte avec muraille et pont levis" aménagé au XIIème siècle par la famille de Peignie, vicomte de Merdrignac . Lieux dits : Vieille Cour, Moulin du Plessix,

 

Mérillac  -lieu dit Croix des Mottes en limite de Saint Launeuc ou la Barreneige

 

Moncontour  -Une défense est aménagée au XIème siècle par la dynastie de Penthièvre, un bourg castral émerge. Lieux dits : les Douves, Tour du Donjon, Tour Billchaut, Tour Carrée, Tour sur Cleyris

 

Notre Dame du Guildo  -Lieus dits : La Mare 

 

Noyal  -Lieux dits : La Cour Neuve, les Portes 

 

Penguily  -Lieux dits : Le Vivier, Mare Landaie, les Portes, Portes ès Jagu

 

Plancoët -la ville de Plancoët disposait d'un siège seigneurial dont le château était situé sur la rive gauche de l'Arguenon, une motte castrale ditte Motte-Rieux. Lieux dits : la Porte au Rocher, la Mare Benier,

 

Pléboulle  -Lieux dits : Launay Mottay, la Motte Colas, deux Pont Barre, Motte Rogon (proche des deux Ponts Barre), le Plessis, les Mottais, les Marres 

 

Plédéliac  -La forteresse de la Hunaudaye érigé au XIVème siècle. Lieux dits : Les Marres, Plesse Martel,

Olivier Tournemine cité en 1220

 

Plelan le Petit  -Lieux dits : Les Fossés, la Fosse au Loup, Bois Mottai, Plessix Robert,

 

Plénée Jugon  -La motte arasée de Pontaumas (voir Les possesseurs de Pontaumas en Plénée-Jugon - Les mottes castrales), le château de la Moussaye dont subsiste les tours d'angle, ruiné au XIVème siècle. Lieux dits :  le Plessis, la Mare Renault, les Douves, les Marres, la Vieille Porte, la Basse Cour (près de la Moussaye), la Grand Mère en réalité la Grand Mare, la Mare Pilet (à travers les chartes de Boquen, en 1262 est évoquée un certain Johannes  Pilardi dont le patronyme rappelle celui du lieu). Guillaume de La Moussaye, Sr de la Moussaye, et Guillaume de la Moussaye, son fils, Sr de Pastamna, cèdent à l'abbaye (de Boquen) le devoir de la dîme, qu'ils ont en la dîme du Couldray , au Gouray. L'acte est daté de l'année  1414, Ledit Guillaume IIIe du nom est titré Sieur de Pastamna, sans doute s'agit il de cet endroit de Pontaumas. voir auss généalogie de la famille de la Moussaye. (voir •Le passé de Plénée Jugon: le château de la Moussaye et ses possesseurs)

 

Pléneuf -le château de Guémadeuc occupait l'emplacement de la salle polyvalente. Lieux dits : la Motte, la Marre, la Motte Meurel

 

Plestan -Lieux dits : la Ville-Barre, la Barrière, Porte Bréhau, Porte ès Gautier, la Barre, les Portes Saillard,  

 

Pleudihen -motte castrale de la Motte Pirandelle, château de la Bellière XIIIème siècle. Lieux dits : le Chatelier,    

 

Pleven -Les mottes castrales des Bourgs Heussais.  

Olivier de Pleuhen cité en 1214 

 

Plorec  sur Arguenon -motte castrale de la Tour Basse, château du Bois Bily aux main d'une famille du Bois Bily connue dès le XIIIème siècle. Lieux dits : la Motte, la Marre, le Plessis  

 

Plouasne -Bourg castral. Paroisse amputée de St Pern et Bécherel.  Lieux dits : la Cour, le Plessis au Gat     

 

Plumaudan -motte castrale. Lieux dits : le Plessy, Placis de Mangacet, la Chèze   

Giquel de Plomaldan cité vers 1135 

 

Plumaugat -motte castrale de la Maison. Lieux dits : la Chèze, le Mottay, le Chatel (ces lieux étaient en partie dépendants de Lanrelas jadis), Bas Plessis, la Fosse au Loup,  

 

Pommeret -Lieux dits : la Motte, Fosse Morel, Plessis, Clos des Mottes

 

Poterie (la) -La motte castrale de la Marre. Lieux dits : la Marre, la Mare Adam, les Portes, château de Mille Mottes

 

Quévert -Lieux dits : le Bois Butte, la Fosse

 

Quintenic  -Enceinte fortifiée de la Courtade de forme quadrangulaire cernée de fossés. Lieux dits : Le Plessix, la Cour Gallon, les Plessis

 

Quiou (le) -Le château du Hac XVème siècle. Lieux dits : les Marres,

 

Rouillac -motte castrale de la Butte Laurent. Lieu dit : la Douve 

 

Saint André des Eaux -château du Besso. Lieux dits  : le Placy, les Basses Mares et les Hautes Mares (proches du Placy)

 

Saint Carné -château primitif du Chesne Ferron édifié dans la seconde partie du XIIIème siècle.

 

Saint Gilles du Méné -Lieu dit : le Château

 

Saint Glen  -Une motte castrale à la Haye. Lieux dits la Motte Adam, la Barette, le Chatelet

 

Saint Hélen -motte castrale de la Noë Davy (ci dessous), vestiges XIIème-XIVème du château de Coëtquen Lieux dits : le Plessix (deux lieux), Cour Poris

Raoul de Coëtquen cité en 1386

 

Saint Jacut du Méné -motte castrale du Château de la Couaille.

   

Saint Juvat -Château de la Mettrie XIVème siècle. Lieu dit : le Mottay 

 

Saint Launeuc -motte castrale du Bois du Frau, ruines de la forteresse de la hardouinaye. Lieu dit : la Marre des Bois

 

Saint Maden - Château de la Houssaye, dont un donjon XIIIème. Lieu dit : la Motte

 

Saint Méloir des Bois -motte castrale de la Lieurais. Lieu dit : les Portes

 

Saint Michel de Plélan -Lieux dits : Pont des Guets, la Mare Girault, le Pré Rond, Mare Plate

 

Saint Pern -Lieu dit : la Motte

 

Saint Rieul -Lieux dits : les Hauts Fossés,

 

Saint Trimoël -Lieux dits : la Douve, les Portes 

 

Saint Vran -motte castrale de la Butte Rolland, berceau de la famille de Langourla.

 

Sévignac -Lieux dits :  la Basse Cour de Limoëlan, les Portes, les Portes Lavat, la Vieille Porte, le Plessix Gautron, la Butte de dom Laurent, la Butte du Grognet, la Cour, la Mare Longue (proche La Cour), la Cour d'en Haut)

 

Taden -motte castrale de la Grande Prévotais. Lieux dits : les Portes,

 

Tramain -motte castrale de la Motte. Lieux dits : la Barette (proche la motte castrale), la Motte 

 

Trébédan -le château du  Chalonge appartenait au XIIIème siècle à Olivier seigneur du Châlonge.

 

Trédias -Cette localité a absorbé l'ancienne paroisse de Sainte Urielle aménagé en bourg castral.

 

Trébry -Lieux dits : le Plessix Martin, Motte Juguet, la Barre, la Plesse

 

Tréfumel -Lieux dits : les Marres, les Portes

 

Trégomar -Lieu dit : la Fosse au Loup

 

Trémeur-motte castrale évoquée dans une charte de Saint Georges à l'emplacement de l'étang de Saint Georges. Lieux dits : la Motte, Le Mottay, les Portes.

 

Trélivan -Lieu dit : les Douves

 

Tréssaint -Lieux dits : la Fosse, la Mare 

 

Trévron -Lieux dits : Mare, Cour ès Liard

 

Vildé Guingalan -Lieu dit : les Portes

 

Yvignac -Lieux dits : Placix de Lannette, les Portes

 

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 17:58

La châtellenie de Gaël

 

Au nord de l'antique forêt de Brocéliande jadis berceau des rois de Domnonée, Gaël devint le siège d'une châtellenie qui s'étendait sur une quarantaine de paroisses dès le XIème siècle. Ralf l'Ecuyer fut un grand propriétaire terrien en Angleterre, né vers 1011 dans le Norfolk il se disait de filiation bretonne, car probablement issu de la lignée des seigneurs de Montfort-Gaël. Fidèle conseiller d'Edouard le Confesseur (ci dessous),  il fut comte de Norfolk et de Suffolk dans le sud est de l'Angleterre.

 

 

La mort de son protecteur survenue le 5 janvier 1066 allait être à l'origine d'une convoitise du trône anglais entre trois prétendants : Harald III Sigurdsson roi de Norvège, demi frère de Edouard; Harold Godwinson, beau frère de Edouard; Guillaume le batard, cousin de Edouard. Dans un premier temps Harold s'empara de la couronne, anglaise mais quelques mois plus tard à la bataille d'Hastings ce 14 octobre 1066 Harold fut tué et son armée mise en déroute. Ralf l'Ecuyer avait prit le bon parti de soutenir celui qui triompha de ses deux adversaires et que la postérité à nommé Guillaume Le Conquérant.

 

A la mort de Ralf l'Ecuyer survenue en 1070, son fils prénommé Raoul se vit confier l'earldom de Norfolk autrement dit le comté, cependant après cinq années d'ententes avec le souverain normand, Raoul  de Gaël rentra en rebellion contre celui ci, entrainant à ses côtés Roger de Breteuil comte de Hereford. Mais l'insurgé breton échoua dans ses projets et n'eut d'autres recours que de se réfugier en Bretagne où il disposait de quelques fiefs aux alentours de la forêt de Brocéliande. On raconte qu'à sa demande son troubadour transposa le mythe du roi Arthur aux confins de la forêt de Brocéliande alors que l'histoire originale était censée se passer dans l'antique île de Bretagne Outre Manche. Raoul de Gaël fut à l'origine de la construction du château de Montfort vers 1091 et probablement aussi de l'aménagement du château de Gaël, non loin du bourg aux abords du Meu. Ce grand seigneur serait mort au cours de la Première Croisade à la fin de l'an Mil(voir les défenses des sires de Gaël, page n° 1 - -les défenses des sires de Gaël, page n° 2 -les défenses des sires de Gaël, page n° 3 - les défenses des sires de Gaël, page n° 4 -les défenses des sires de Gaël, page n° 5 -les défenses des sires de Gaël, page n° 7 )

 

 

défense de Montfort sur Meu et remparts

 

 

La châtellenie de Poutrocoët

 

La châtellenie de Poutrocoët résultant aussi du démantèlement comté de Rennes, avait pour siège le castellum Thro en Guilliers, résidence d'un certain Guethenoc, donné comme ancêtre de la puissante famille de Langourla. Laquelle paroisse de Langourla relevait d'ailleurs de cette châtellenie de même que Gomené, Merdrignac, Mérillac & St Vran.  Quelques historiens pensent que ce puissant seigneur d'origine bretonne avait aussi d'étroits liens familiaux avec des lignages établis dans le bassin de la Loire, ce qui expliquerait les nombreux descendants dudit Guethenoc prénommés Josselin ou Eudes. Vers l'an 1008, son fils Josselin  construisit le château qui porte son nom :  Josselin.  (voir Le domaine du Poutrecoët extrait de Histoire de Montfort et des environs par F.-L.- E. Oresve - Géographie féodale : le comté de Porhoët par M. Aurélien de Courson (extrait du Cartulaire de Redon), page n° 1 - Géographie féodale : la vicomté de Rohan par Arthur de la Borderie (extrait du Cartulaire de Redon), page n° 2 - Extrait de la généalogie de la maison de Rohan par Dom Morice )

 

 

 

 

 

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 13:02

 

 

La châtellenie de Lamballe

  

L'histoire de Lamballe se confond avec celle de cet apanage : le duché de Penthièvre qui émergea dans la première moitié de l'an mil. Territoire regroupant les évêchés de Alet, Dol, Tréguier et Saint Brieuc. Geoffroi, comte de Rennes et duc de Bretagne régna à partir de 992 succédant ainsi à son père Conan Ier qui fut enseveli au Mont Saint Michel. Geoffroi de Bretagne épousa Havoise de Normandie qui lui laissa un fils prénommé Alain, et d'une union avec une certaine Adèle devenue religieuse il eut un second fils prénommé Eudon. En l'an 1008 alors qu'il effectue un voyage à Rome le souverain breton est tué d'un coup de pierre par une femme, car dit on l'épervier du duc aurait tué l'une des poules de la mécontente. Son aîné Alain âgé de 11 ans lui succède  sur le trône ducal breton, et afin de répondre au souhait de leur défunt père, il accorde à  son frère Eudon  en 1034 ce vaste apanage compris entre Rance et Trieux : le Penthièvre. A cette période le duc de Bretagne ne règnait que sur une infime partie de notre péninsule, en effet, la puissante famille de Rohan exerçait sa suprêmacie sur le comté de Porhoët, et les contrées de  Tréguier, de Léon et de Cornouaille échappaient pareillement au pouvoir ducal. Alain épousa Berthe de Blois afin de consolider les liens avec cette puissante maison, il en eut un fils prénommé Conan. En revanche le nouveau duc de Bretagne eut des relations difficiles avec les souverains d'Anjou et de Normandie. Quand Alain III mourut en 1040 à Vimoutiers, c'est son épouse qui devint tutrice de leur jeune fils Conan II, mais Eudon de Penthièvre animé de pouvoir s'empara du pouvoir avec la complicité de Josselin de Dinan, après avoir enfermé son jeune neveu dns une geôle à Rennes. Eudon de Penthièvre mit aussi tout en oeuvre afin d'empêcher Guillaume le bâtard de s'emparer du trône normand, mais en vain, ce dernier triomphera tant sur ce trône qu'outre Manche après la bataille d'Hastings. Conan II s'étant débarrassé du joug malveillant de son oncle, il parvint à contrôler le Nantais, en revanche il devra faire face à une importante rebellion de l'aristocratie : Rivallon comte de Dol et Combourg allié de Guillaume le Conquérant, d'où la fameuse tapisserie de Bayeux évoquant la prise de Dinan. Conan II mourut en 1066 empoisonné. Il ne laissait aucune postérité. En revanche son oncle Eudon de Penthièvre marié à Agnès laissa au moins huit enfants : Geoffroy Boterel Ier , fut comte de Penthièvre jusqu'en 1090,  on lui doit la foandation du prieuré Saint Martin placé remis aux mains des moines de Marmoutier, dans l'énumération des biens accordés à Marmoutier figure un terrain que l'on nomme la vieille Lamballe " Veterem Lamballiam  et montem Boeti";  Brient assista pour sa part Guillaume le Conquérant dans sa conquête de l'Angleterre et il reçut le comté de Richmont;  Alain Le Roux; Alain Le Noir;  Guillaume; Robert; Richard et Etienne. C'est à travers le dernier de cette fratrie que se poursuit la filiation qui nous intéresse, en effet Etienne épousa une dénommée Havoise, dame de Guingamp dont il eut trois fils : Geoffroy II Boterel, comte de Penthièvre, Alain le Noir duc de Richmont, et Henri comte de Guingamp. Alain Le Noir épousa Berthe fille du duc de Bretagne Conan III, ils eurent un fils : Conan IV. Celui ci en âge de régner entra en conflit contre son oncle Henri auquel il confisqua les comtés de Guingamp et de Tréguier. Le comté de Lamballe s'étirait de la rivière de l'Urne à l'Ouest à l'Arguenon à l'Est, il finira par englober les chastellenies de Lamballe, Jugon, Moncontour, Cesson.  Le 14 juillet 1121 Geoffroy II Boterel, comte de Penthièvre fit du prieuré fondé par son oncle une paroisse dont il détermina les limites et donna aux moines qui devraient la désservir haue justice, four et moulin.  (voir le château de Lamballe, page n° 1 - le château de Lamballe, page n° 2 - le château de Lamballe, page n° 3 - le château de Lamballe, page n° 4 - le château de Lamballe, page n° 5

 

 

Ce qui subsiste de la défense de Lamballe : la partie rouge de Notre Dame.

 

 

Notre dame de Lamballe 

 

La châtellenie de Moncontour

 

   

 

 

C'est aussi sous l'égide des Penthièvre qu'apparait Moncontour, l'endroit résultant du démantèlement de la paroisse de Trébry, fait partie de cete apanage du Penthièvre, un bourg castral se met en place en 1121, et très vite Geoffroy II Boterel évoqué ci dessus devient maître de  Lamballe, Jugon et Moncontour. Rivallon, fils de  Geoffroy II Boterel habitait le château de Moncontour. La dite châtellenie comprenait les paroisses de Bréhand, Gausson, Hénon, Langast, Moncontour, Plaintel, Plédran, Plémy, Plessala, Ploeuc, Plouguenast, Pommeret, Quessoy, Saint-Carreuc, Saint-Gilles-du-Mené, Saint-Gouéno, Saint-Jacut-du-Mené, Trébry, Trédaniel, Trégenestre, Yffiniac. (voir le site défensif de Moncontour, page n° 1 -le site défensif de Moncontour, page n° 2

 

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 13:29

 

 

La châtellenie de Dinan

 

Sur ce blog en abordant l'histoire de Jugon en page n° 1, il a été mention de Josselin de Dinan, premier seigneur du lieu et du duc Eudon de Penthièvre dont il fut l'allié. Ainsi déjà à la tête de la châtellenie de Dinan, Josselin de Dinan se vit bientôt doté par le duc de Penthièvre de la châtellenie émergente de Jugon et de La vicomté de Poudouvre qui comprenait une partie du doyenné de ce nom fut réunie à cette châtellenie de Dinan. Josselin de Dinan était fils de Hamon et de Roianteline et frère de Bertrand qui assista Guillaume le Conquérant lors de la conquête de l'Angleterre en 1066. A titre de renseignements voici quelques unes des seigneuries qui servaient de points défensifs de cette châtellenie : Léhon, Coetquen en Saint Hélen, Montafilant en Corseul, la Hardouinaye en Saint Launeuc, Bécherel en Plouasne, la Motte Broon, Limoëlan en Sévignac, le Châtelier en Eréac, la Bellière en la Vicomté, etc...Olivier Ier de Dinan fils de Josselin épousa Ganna, le nom de celle ci évoque la motte dite château Ganne dont certain pensent qu'il s'agit du lieu figurant sur la tapisserie de Bayeux. Geoffroy Ier de Dinan fils des prédecesseurs épousa Radegonde Orieldis, ils sont mentionnés en 1122, assistés de leur fils Olivier II, comme accordant à l'abbaye de Marmoutier deux manoirs dont ils disposaient en Angleterre par don du roi Henri Ier Beauclerc, fils de Guillaume le Conquérant. Un bourg émergea sur la rive droite de la Rance, mais c'est surtout au XIIème siècle qu'une cité s'épanouit sur la rive gauche, à proximité du château : Dinan.   Geoffroy  de Dinan mourut en 1123. Son fils aîné Olivier II mentionné sur ce blog à la page de la fondation du prieuré St Etienne de Jugon épousa Agnorie de Penthièvre, il reçu en héritage le nord de la cité de Dinan, mais aussi la châtellenie de Jugon, quand à son frère cadet Alain, mort en 1157, il reçut la partie sud de la ville de Dinan, le château de Léhon et cette défense de Bécherel résultant du démantèlement de la paroisse de Plouasne. (ci-dessous). Déja la cité de Dinan à prit un certain essort, un géographe Arabe : El Drisi évoque "Dinan, ville ceinte de murs en pierres, commerçante, et port d'où l'on expédie de tous côtés des marchandises". On peut supposer que suite aux invasions scandinaves une partie de la population des campagnes alentours avait choisi de se mettre à l'abri ici.

 

 La châtellenie de Bécherel 

 

 

 

Olivier II de Dinan eut pours héritiers Olivier de Dinham qui fit carrière en Angleterre, son puisné : Geoffroy II de Dinan épousa Muliel de Poudouvre. Olivier III de Dinan fils de Geoffroy II, fut seigneur de Dinan jusqu'à sa mort survenue en 1170, son frère Roland  est titré seigneur de Montafilant il épousa Agnès de Corron et fut l'auteur de la branche des Dinan Montafilant connue jusqu'à la fin du XVème siècle à travers Françoise épouse de Guy de Laval dont il a été mention à la page consacrée à la Hardouinaye.   Alain de Dinan Bécherel eut pour héritier Roland Ier de Dinan Bécherel, mais à la mort de ce dernier survenue en 1185 la châtellenie de Bécherel échoua à sa soeur Emme épouse de Robert de Vitré. Alain II de Dinan Bécherel fils d'Emme s'éteignit en 1197, sa fille Gervaise morte en 1238 épousa Juhel de Mayenne, leur fille Marguerite épousa Henri II de Penthièvre, baron d'Avaugour. Alain d'Avaugour leur héritier marié à Clémence de Dinan se vit à la fois confisquer sa fiancée *  ses châtellenies de Jugon (voir pages de Jugon), ainsi que celle de Dinan rachetée en 1264 par Jean Ier le Roux duc de Bretagne pour la somme de 16.000 livres tournois. Ci dessous  Gervaise de Dinan.

 

La châtellenie de Montafilant

 

 

 

*Alix de Thouars, duchesse de Bretagne, fut d'abord fiancée à Alain d'Avaugour, mais elle fut contrainte d'épouser Pierre de Dreux auquel elle donna pour fils Jean Ier le Roux

 

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 12:09

    Le comté de Rennes

 

 

Le comté de Rennes faisait initialement partie de la Marche de Bretagne mise en place sous Charlemagne afin d'éviter toutes incursions bretonnes en zone franque. Les comtes étaient des militaires chargés d'administrer plusieurs pagis, leur  fonction deviendra héréditaire à partir de la période féodale. L'occupation normande de notre péninsule eut pour conséquence le contrôle de vastes contrées  par les réseaux de résistance. Sans nul doute que le comte Juhel Bérenger et ses hommes de main dominèrent bientôt  les points stratégiques qui devinrent autant de seigneuries châtelaines. Au cours du XIème siècle émergent celles de Dol, Fougères, Vitré, puis au cours du siècle suivant le comté de Rennes  s'agrandit et compte désormais celles de Dinan, Bécherel, Combourg, Tinténiac, Hédé, Acigné, Gaël. Plus tard au sein des comtés de Penthièvre et de Guingamp apparaissent les châtellenies de  Lamballe et Moncontour, la châtellenie de Porhoët regroupent pour sa part Josselin et  Montfort. La châtellenie de Dol était aux mains des évêques, près de vingt six paroisses y étaient rattachées. On considère que l'un des personnages ayant joué un rôle considérable sur cet évêché de Dol était Wicohen. Tuteur de Drogon, fils d'Alain Barbetorte, il partagea avec le comte Juhel Bérenger de Rennes les revenus de la ville et du comté Nantais, et fut aussi nommé tuteur de Conan Ier Le Tort. Toutefois quand en 988, ce dernier parvint à accéder au trône ducal, il se débarrassa du tutorat de Wicohen et  mit fin ensuite à cette prééminence ecclésiastique.  Conan Ier Le Tort sera tué en 892 lors d'une lutte contre le duc d'Anjou Foulques Nerra. On découvre sous le règne de Alain III fils et successeur de Conan Ier cette fratrie qui va exercer des charges importantes dans le pagus d'Alet. L'aîné prénommé Haimon est maître du pagus Aletensis *, le puisné  prénommé Junguené devient  évêque de Dol, le troisième Josselin est châtelain de Dinan, le quatrième Rivallon reste un personnage obscur.

 

 

 * Rivallon  dit Chêvre Chenue fils de Haimon édifia la châtellenie de Combourg vers la moitié de l'an mil, cette châtellenie fut réunie un peu plus tard à celle de Dol.   

 

La châtellenie de Dinan 

 

 

 

Une hypothèse a été admise comme plausible : avant l'aménagement du siège défensif de Dinan vers 1040, Josselin de Dinan aurait d'abord établit sa défense à Léhon près de l'abbaye Saint Magloire.

 

 

Légende : en rouge le château de Léhon et en orange l'abbaye St Magloire

(d'après plan de 1843)

 

4 

      le château de Léhon

 

Le siège de la châtellenie de Dinan consistant initialement en une motte castrale était située nous dit Benjamin Jollivet sur le coteau compris entre le Petit Fort et le Chemin Neuf (actuelle rue de la Madelaine), autrement dit dans le prolongement de la rue du Jerzual. Mais comme le souligne Stéphane Gesret au sujet de la tapisserie de Bayeux : Mais la motte castrale qu'elle présente est-elle réellement le château de Dinan.  Elle ne la désigne pas ainsi explicitement, ne faisant mention que des «Dinantais», c'est-à-dire du lignage des seigneurs de Dinan.  Près d'une soixantaine de paroisses relevaient de cette châtellenie de Dinan. Rivallon de Dol précieux allié du duc de Normandie Guillaume Le Conquérant, le duc de Bretagne hostile à l'aménagement de Saint James assiégea la cité de Dol. Guillaume Le Conquérant vint alors défendre le comte de Dol et de Combourg et sur la tapisserie serait évoqué la prise de la défense de Dinan, Conan II s'y étant réfugié.

 

La Bretagne féodale XI-XIIème siècle André Chedeville et Noël Yves Tonnerre -éditions Ouest France  

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 19:56

 

 

Le traité de Saint Clair sur Epte signé en 911 entre le chef viking Rollon -Hrôlfr et l'empereur Charles III le Simple accordait aux Normands l'ancien royaume de Neustrie qui deviendra Normandie et les autorisaient même à y annexer la Bretagne moyennant hommage lige du Normand au Carolingien...En 933 le Cotentin et l'Avranchin alors possessions bretonnes seront également remises par le roi franc Raoul au duc Normand Guillaume Longue Epée

 

 

Rollon & Alain Barbetorte

 

Profitant que les Normands partaient en excursions guerrières en Angleterre et aussi dans le sud de la Francia occidentalis, Juhel, comte de Rennes parvint, sans donner l'éveil à rassembler quelques uns de ses compatriotes qui s'étaient retranchés dans le maquis. Dès 931 il entreprit la reconquête de son territoire et se trouvait semble t il dans la région d'Alet lorsqu'il apprit l'arrivée de ce chef scandinave établi dans le Cotentin : Flécan. A la tête de se flotte il venait briser l'insurrection mais à peine descendu à terre il fut tué et un tel carnage suivi dans ses rangs que bientôt les Bretons reprirent confiance. A travers toute notre péninsule similaires événements se déroulèrent allèrent s'amplifiant. Au delà du pays de Rennes ces soulèvements furent évoqués, et c'est ainsi que Jean l'abbé de Landévennec en exil à Montreuil sur Mer se mit en contact avec ce comte de Rennes auréolé de gloire. Ensuite notre ecclésiastique traversa la Manche et se rendit chez les Angles où s'était réfugié le chef breton Alain IV Barbetorte. Le prince breton fut avisé de la situation et dû convaincre son parrain le roi Athelstan de lui prêter son aide, et après de longues négociations une flotte fut mise à sa disposition. En 936 il débarque à Dol, l'année suivante il chasse de Nantes les Normands. Précisément ces scandinaves se sont retranchés dans la forêt de Villecartier où l'on peut encore observer deux sites défensifs qu'ils avaient aménagés. On décrit un quadrilatère cerné d'une palissade, de profonds fossés entourent encore cet endroit situé aux Haies, près de l'étang de Ruffien. A partir de là, les Normands se livraient à des raids guerriers sur le comté de Rennes et la contrée de Dol.

 

 

Ci dessus en vert la forêt au sud de Trans

 

Hors au sein d'une coalition, ce 1er août 939 se déroule la bataille de Trans. Y prendront part le jeune prince Alain Barbetorte, le comte de Rennes Juhel Bérenger, le comte de Maine Hugues. Le chroniqueur Flodoard relate les faits : "Brittones a transmarinis regionibus Alstani regis praesidio revertentes terram suam repetunt" et de poursuivre : "Brittones ad sua loca post diutinam regressi peregrinationem , cum Nordmannis, qui terram ipsorum contiguam sibi pervaserant, frequentibus dimicant, proeliis, pluribus existentes et loca pervasa recipientes" .

L'occupation normande prenait ainsi fin mais à quel prix, les infrastructures bretonnes mises en place lors des vagues successives de ces peuplades au cours du Haut Moyen Âge furent abandonnées, la langue bretonne allait regresser alors qu'elle atteignait la partie Ouest de l'actuelle Ille et Vilaine, et le jeune Alain Barbetorte ne pourra plus revendiquer le titre de roi de ses prédécesseurs mais simplement celui de duc. Il épousa la fille du comte de Blois mais ne régna guère que sur le Nantais, une partie du Poher et probablement le pays Vannetais. La Bretagne ruinée, ne représentait plus une puissance redoutable, l'autorité bretonne se trouvait affaiblie. Ses frontières étaient constamment menacées par les puissants ducs de Poitou et de Normandie mais aussi par le comte d'Anjou. Autre souci pour ce pouvoir central : l'influence des maisons comtales bretonnes dont celle de Rennes principale menace pour celle de Nantes. Peu à peu une société hiérarchisée se mettra en place : la féodalité...

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 15:21

 

 

 

 

 

    Légende

 

(étoiles rouges sites normands localisés, violettes : lieux non non localisés, étoiles blanches et noires sites défensifs bretons)

 

 

La Bouillie : les Fossés Normands et les Ville Aumont

Broons : la Normandais et la Ville Norme

Gommené : La Ville es Tourmaux

Guitté : Rophemel

Mégrit : le Tertre Anquetin la Ville aux Oeufs (étoile violette)

Plédéliac : la Tortillais

Plestan : Touloren

Plévenon : Fort La Latte (étoile blanche et noire)

Plorec sur Arguenon : la Danmenais

Sévignac : la Ville Norme

Trédias : Rocherel (étoile blanche et noire)

Trélivan : la Tourtelais

Yvignac : la Ville aux Oeufs, la Ville Aumont (étoile violette)

 

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