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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 17:55

 

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Published by poudouvre
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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 11:25

A l’époque féodale, l’ancienne défense primitive bretonne fut très certainement réaménagée, les fossés furent comblés afin d’être inondés, devenant ainsi des douves. Précisément, ce dernier point est intéressant quand on sait que ces douves remplissaient un double objectif, le premier était certes d’être un obstacle en cas d’attaque, le second but : les douves faisaient office de viviers, et fournissaient le poisson aux seigneurs du lieu durant la période du carême. C’est très certainement la famille Rouxelot qui fut la première à s’établir en ce lieu à l’époque féodale. 

 

 

Ci dessus armoiries Rouxelot, de Dinan, de Kersaliou, de la Chapelle des Beuves, du Guémadeuc, de Beaumanoir, d'Espinay, de Lorainne, Pico de Limoëlan, de Chappedelaine

 

 

 

 

 

le vieux château et le colombier

 

Le premier membre de cette famille qui nous soit connu s’appelait Eon Rouxelot, vivant vers 1270, il était marié à Isabeau du Chastelier, fille du croisé Guillaume du Chastelier -en Eréac. Guillaume Rouxelot, probable fils du précédent fut l’un des exécuteurs testamentaires de Rolland de Dinan en 1304. mais, sans nul doute, le personnage le plus illustre de cette famille fut Raoul Rouxelot ; il naquit à Lismouelan et devint clerc et conseiller juridique de Philippe Le Bel, l’histoire ne dit pas s’il fut l’instigateur du procès que le Roi de France engagea contre les puissants Templiers. Sacré évêque de Saint-Malo en 1310, il succède à Robert du Pont. Raoul Rouxelot transigea pour les dîmes de Montauban avec le seigneur du lieu, en 1314, et il mit d’accord le Chapitre de Rennes et l’abbaye de Paimpont. En 1317, il devint évêque de Laon, donc Pair de France. A diverses reprises, on fit appel à lui afin d’intervenir dans des conflits, c’est ainsi qu’il fut envoyé à Forez en Languedoc pour corriger, les excès des gens de justice auprès du peuple de cette province, de même, il fut amené à jugé Robert, comte de Flandres . Il apaisa aussi le différent qui existait entre Isabelle de Castille, duchesse de Bretagne et Guy de Bretagne. Devenu exécuteur testamentaire de Philippe Le Long, auquel le 30 octobre 1316 il remit l’oriflamme de Régent en l’église de St-Denis afin de lutter contre Robert d’Artois. C’est après avoir fondé au collège de Laon à Paris deux bourses pour étudiants en théologie qu’il mourut le 16 octobre 1323 –selon Ogée. « Raoul Rouxelet de la noble famille de Limoëllan fut sacré l’an 1306 sous le pape Clément V, transféré à l’évêché de Laon en Picardie l’an 1318, ce prélat reconnut en l’an 1315 le duc de Bretagne Jean troisième et ses successeurs, ses souverains seigneurs, adouant tenir d’eux ses Regaires et tous ses biens temporels, justices et juridiction immédiatement et no d’autres et ajouta le droit de bastir chastaux et forteresses en tel endroit que le duc vouloit et y mettre capitaines, gardes et officiers pour la garde d’iceux » Le sceau de Raoul Rouxelot est ogival. On y voit un évêque debout, vu de face, la tête surbaissée de trois-quarts, à gauche, mitré et crossé, bénissant, accosté de deux croix recroisetées aux pieds fichés ; de la légende, il ne reste que ce fragment…CLOVIEVSI… le contre sceau mieux conservé représente le buste d’un évêque de face, accosté de deux croix recroisetées aux pieds fichés avec ces mots : …CONTRA. SIGILLVM. REGI. MACO. VICVSIS. Le paragraphe précédent rapporté par l’historien Albert Le Grand évoque les rapports qu’entretenaient Raoul Rouxelot et le duc de Bretagne Jean III, hors, précisément, ce duc étant mort sans héritier, sa nièce Jeanne de Penthièvre et son mi-frère Jean de Montfort se livrèrent une guerre sans merci dite Guerre de Succession de Bretagne, prémices de la Guerre de 100 ans. Elle ne trouva sa finalité qu’en 1364 avec le Traité de Guérande par lequel la duchesse de Penthièvre reconnaissait le fils de Jean de Montfort pour duc de Bretagne. Durant cette période de guerre civile que les Bretons se livrèrent et par leur intermédiaire Français & Anglais, deux chevaliers s’illustrèrent : Bertrand du Guesclin fut le premier, Jehan Rouxelot, fut le deuxième. Ils avaient pris parti pour Jeanne la boiteuse comme on désignait alors l’infortunée duchesse de Penthièvre, et au cours de la Guerre de Succession, un épisode est resté inscrit dans les annales, le combat des Trente.Le combat des Trente Digne leçon de la chevalerie médiévale, en 1351, trente chevaliers du camp Montfort rencontrèrent sous le commandement de l’Anglais Bemborouth 30 chevalier du camp adverse, sous le commandement de Beaumanoir. La rencontre eut lieu en champ clos. Armé chevalier en 1351 (voir le Plessix-Gautron), Jehan Rouxelot de Limoëlan fut blessé lors de cette fabuleuse rencontre d’où son camp sorti vainqueur. Les manuscrits qui relatent les faits disent de lui : « Messire Jehan Rouxelot qui a un cœur de lion, fut féru jusqu’à sa mort. » La ville de Rennes fut assiégée par les Anglais en 1357, Guillaume Gauteron, gendre de Guillaume Bataille, seigneur du Plessix, participait à la défense de cette cité, la capitale Bretonne aurait sans doute capitulé sans l’astuce de son capitaine du Guesclin. En effet, ce dernier se saisit d’une truie près d’une des portes de la ville, il l’a fit crier, et en l’entendant, tous les porcs se mirent à courir vers la ville, sans que les « Anglois » ne parvinrent à les en empêcher. Mais laissons là cet épisode et revenons à Limoëlan. Jehan Rouxelot n’ayant pas d’héritier mâle, c’est sa fille Jéhanne qui recueilli la seigneurie. Jéhanne Rouxelot épousa Louis de Dinan, fils de Rolland III et de Thomasse de Châteaubriant, Jéhanne Rouxelot morte en 1422 (voir Mandements du duc Jean V de Bretagne touchant don à Rolland de Kersaliou du tiers du rachat de Jeanne Rouxelot), avait donné le jour à deux enfants : Thomine de Dinan, unie avec Etienne Gouyon et Roland de Dinan, époux de Clémence Carbonel, Roland étant mort sans enfants. Clémence Carbonel se remaria à Pierre de Brézé, seigneur de la Varennes duquel elle était veuve en 1451. Jéhanne Rouxelot ayant adopté pour héritier de ses terres Roland de Kersaliou, Clémence Carbonel plaida contre Roland de Kersaliou, mais après procès, ce dernier fut conduit dans son bon droit. Ce même Roland de Kersaliou apparaît dans un aveu en date du 6 septembre 1447, où on le trouve en désaccord avec ses vassaux. En 1449, on trouve à Kerenall un certain Roland de Kersaliou, toutefois c’est Gilles de Kersaliou qui est présent à Limoëlan dans les montres de 1428. Gilles de Kersaliou et son épouse Magdeleine du Chastel laissaient deux filles : Marguerite de Kersaliou et Jacquemine de Kersaliou. Marguerite de Kersaliou, dame de Limoëlan épousa Jean de la Chapelle, seigneur des Beuves, de Plédran; de cette union naquit Hélène de la Chapelle, deuxième épouse de François du Guémadeuc, mort en 1574, sgr du Guémadeuc, de Trévécar et de Québriac, baron de Blossac, vicomte de Rézé, grand écuyer héréditaire de Bretagne, qualifié de chevalier de l’Ordre du Roi dans un acte de 1578. Un aveu daté du 3 avril 1532, signale une vente par Amaury de Rouillac à missire Jacques de Kersaliou de Limoëlan. Tout laisse penser que le château de Limoëlan fut reconstruit vers la période des XV-XVIe siècles, le double porche piéton-cavalier est typique de cette époque. L’enceinte de cet ancien château est de forme ovoïde de 75 à 65 mètres d’axe, la pointe tournée vers le Nord, avec douves pleines d’eau de 1 mètre à 1,50 mètres, avec entrée unique par un pont sur l’ancien château adossé aux douves.  1555, Jehan de Kersaliou, en son vivant seigneur de Limoëlan et son complice Amaury Gouyon de la Moussaye, sont cités à comparaître sur ordre du roi Henri IV devant le tribunal de Dynan pour : «adhérez, la pugnition et correction de plusieurs meurdres, homicides, dont ils sont chargez et accusez et même d’avoir couppé les bras, nez, jambes et mamelles à plusieurs femmes, en haigne de ce qu’ils avoient depposé en certain procès dont le dit Gouyon, sesd. complices et Jehan de Kersallio, en son vivant sieur de Lymouëllan, et autres…» La sentence qui fut prononcée ne dû pas être trop lourde, toutefois, la mention en son vivant seigneur de Limoëlan laisse apparaître qu’il ne l’était plus au moment de sa comparution. François du Guémadeuc était fils de François du Guémadeuc et de Françoise du Chastelier. Anne de la Chapelle, dame de Beuves, était fille de Jean de la Chapelle et de Jeanne de Saint-Gilles. Qualifiée d’unique héritière par sa mère, Anne de la chapelle transporta Limoëlan par son mariage aux du Guémadeuc en épousant François du Guémadeuc. Leur fille Anne  épousa Toussaint de Beaumanoir, vicomte de Besso, baron du Pont... Messire Jehan Pichart, notaire royal et Procureur au Parlement rapporte dans son journal : « Ce dimanche 4è jour de mars audit an 1590, arriva en cette ville –Rennes, ledit sieur baron du Pont, blessé au bras gauche d’un coup d’arquebusade à Ancenis et de laquelle il mourut depuis. Il estoit accompagné de ses troupes, voyant qu’il lui avoit empiré…Le dit jour du 17 mars messire Toussaint de Beaumanoir, baron du Pont décéda. C’est une très grande perte pour le pays de Bretaigne, il n’avoit qu’une fille, et par son testament fut arresté qu’elle eust esté conjointe en mariage avec le fils de M. de la Hunaudaye, et institua son tuteur, M. de Guémadeuc son frère. Le lundi 19 dudit mois de mars audit an, à unze heures du matin, le corps dudit sieur du Pont fut mené et conduit reposer en l’église de Toussaints, où il avoit ordonné son corps estre mis jusques à la commodité d’estre mené et conduit à Rostrenen. Le corps dudit sieur du Pont, fut emmené audit Rostrenen environ le premier jour de septembre.» La veuve de Toussaint de Beaumanoir, Anne du Guémadeuc était jeune et belle et riche, le sieur de La Vallée à Plumaudan, tenta d’enlever la jeune femme. Cette affaire suscita la plus grande indignation, mais finalement tout rentra dans l’ordre quand Anne du Guémadeuc, pu se remarier sans contrainte le 16 juillet 1594 au sieur de la Marzelière. Le contrat de mariage entre Hélène de Beaumanoir et René de Tournemine, est daté du 16 janvier 1599, elle avait 15 ans, son jeune fiancé 17 ans, hélas, leur union fut désastreuse et en 1604, Hélène s’enfuit du domicile conjugal afin d’échapper aux brutalités de son mari. Elle fit appel à un de ses parents : le gouverneur de Dinan, Sébastien de Rosmadec, hélas, rien n’y fit et la malheureuse dû revenir à la maison, comme le Sieur de la Hunaudaye n’avait pas adouci ses manières, elle le quitta une seconde fois et vint trouver refuge dans la bonne ville de Dinan. Qu’importe, l’époux éconduit et furieux accompagné de ses vassaux les plus dévoués vint reprendre Hélène, mais celle-ci sous l’escorte de deux cents gentilshommes fut conduite à Rennes. En 1609, dans la région de Rhuys, un Guémadeuc, cousin d’Hélène, provoqua le baron de la Hunaudaye dans un duel, blessé mortellement, Guémadeuc trépassa, cependant, il eut le temps avant de mourir d’atteindre d’un coup de pistolet au genou Tournemine. Après avoir langui plus d’un an, Tournemine mourut. Enfin Hélène pouvait de nouveau respirer. Etant remariée à Charles de Cossé, elle comprit qu’elle ne serait jamais heureuse en amour, en effet, ce triste sire était pourri de vices, en effet, il imagina un procédé odieux pour s’emparer de l’immense fortune de sa femme, qui consistait a supprimer la dame de Limoëlan afin d’épouser ensuite une demoiselle de Molac dont il s’était entiché. *** Jehan de Laval, seigneur de Châteaubriand , est donné sgr de Limoëlan dans des actes allant de 1508 à 1537, il était gouverneur de Bretagne en 1531, et veuf sans enfants de Françoise de Foix. Il est cependant difficile d’expliquer sa présence à la tête de la seigneurie qui nous intéresse.Mais le projet échoua, Hélène avisa Louis XIII qui donna ordre à ses troupes d’expédier Charles de Cossé à la Bastille. Hélène de Beaumanoir se retira à St-Thomas d’Aquin à Paris, mais sollicitée par les Dominicaines de Dinan, elle leur fit ériger un couvent, rue Haute Voie et participa à la vie conventuelle. Elle passa les sept dernières années de sa vie au château de Limoëlan -Basse-cour et y mourut les derniers jours de juillet 1636 –le 6 décembre 1633, Hélène de Beaumanoir, marquise d’Assigné est marraine d’un François Lelorain.  

 

 

Le château, ouvrage purement défensif comme le suggère les traces d’un pont-levis et les ouvertures ébrasées recouvertes de lourdes herses, fut semble-t-il converti en un lieu résidentiel à l’époque Louis XIII; c’est du moins ce que suggère la façade avec sa lourde toiture, dont la corniche est soulignée d’élégants modillons. Antoine d’Espinays, et sa femme Renée Hérisson sont seigneur et dame de Broons & Limoëlan, Hélène de Beaumanoir étant morte sans héritiers, quatre aristocrates se partageront sa succession 

Par sa mort sa succession échut à quatre différents héritiers collatéraux qui l'accepteront tous sous bénéfice d'inventaire, savoir : A Philippe D'Espinay, marquis de Broons, dans l'estoc et ligne de Kersaliou -Que le Seigneur de Broons, par réprésentation de Jacquemine de Kersaliou, seconde fille de Gilles de Kersaliou et Magdeleine du Chastel, devait hériter de la terre et seigneurie de Limoëlan, et en l'autre partie des fiefs de Beaumanoir, et que quant à la terre et seigneurie de Plédran et la Villehélyo engagée à Monsieur de la Galissonnière pour la somme de 36,500 l., elle déclara avoir toujours ouy dire que le Seigneur des Aulnais-Keràdreux, par la représentation des seigneurs de Plédran en devait hériter, et il est rapporté dans ce testament que la dite dame marquise d'Acigné n'entendait que la déclaration put nuire ni préjudicier aux droits et titres justificatifs, successions et filiations de ses héritiers, ains veut et entend que chacun hérite en ce qui le regarde selon Dieu et selon la nature.  Philippe Emmanuel d’Espinays fils  de Antoine et de Renée Hérisson hérita pour sa part de Limoëlan. En réalité messire Philippe Emmanuel d’Espinays est marquis de Bron & baron de Limoëlan, il a épousé Madeleine de Varigny. Un extrait d’un livre de compte fait mention à la date du 15 janvier 1673 que les seigneur et dame de Limoëlan fondèrent six messes en l’église de Sévignac. Ces messes devaient être chantées depuis le mardi jusqu’au dimanche, par six prêtres de cette paroisse ou des paroisses les plus voisines. Elles devaient être chantées à haute voix, le célébrant devait être assisté de l’un des autres prêtres à l’autel, et les quatre autres devaient répondre à l’offertoire. Louis d’Espinays leur fils «à la chastellenie de Broon, s’extendant aux paroisses de Broon, Trémeur, Caulnes, Ste-Urielle et Sévignac, évêché de St-Malo, avec droit, de haute basse et moyenne justice. Tient le dit sieur l’emplacement du chasteau dudit Broon, situé près de la ville, le susdit lieu présentement ruisné qui consistoit en maison, douves, pont-levez et forteresse aux environs avec l’enclos et pourpris dudit chasteau comprenant dix journeaux ou environ, joignant d’un costé à la Lande-Million, le chemin allant de Broon à Lamballe, et la rivière flüant du Pont-Plisson à Trédias.» Louis d’Espinays mourut le 28 février 1708 âgé de 84 ans, de son union avec Marie-Françoise de Saint-Denys de Cousin, naquit une fille unique Magdelaine d’Espinays qui épousa le 23 décembre 1689 Henry de Lorraine, comte de Brionne Chevalier des Ordres du Roi.  Mestre de camp d'un régiment de cavalerie de 1684 à 1688, Grand Écuyer de France en février 1677 en survivance de son père Louis et gouverneur de la province, pays et duché d’Anjou, ville et château d’Angers. Henry de Lorraine s’éteignit le 3 avril 1708. Louis de Brionne-Lorraine, Prince de Lambesc, comte de Brionne, était fils des précédents. Grand sénéchal héréditaire de Bourgogne, gouverneur d'Anjou et des villes d'Angers et des Pont-de-Cé. Mestre de camp de cavalerie de 1708 à 1730, promu brigadier des armées le 1er février 1719. Gouverneur d'Anjou en mars 1712 il est à la bataille de Malplaquet ou il est blessé de trois coups de sabre à la tête. Il quitte le service au mois d'octobre 1730. La sentence qui fut prononcée ne dû pas être trop lourde, toutefois, la mention en son vivant seigneur de Limoëlan laisse apparaître qu’il ne l’était plus au moment de sa comparution. ***

 

 

portrait de Charles Eugène de Brionne-Lorraine.

 

Charles-Louis de Lorraine (1725-1761), comte de Brionne. En janvier 1740 il est gentilhomme à drapeau au régiment des Gardes Françaises, en avril 1740 le Roi lui donne le gouvernement de la province d'Anjou par démission de son père le prince de Lambesc. Le 8 février 1742, il est pourvu du régiment d'infanterie d'Auxerrois vacant par la retraite du marquis de Conflans et au mois de février 1743 d'un régiment de cavalerie vacant par la mort du vicomte de Rohan. Ci desssous, portrait par Nattier du Comte de Brionne Lorainne et de sa soeur  Mademoiselle de Lambesc

 

 

En décembre 1744, il obtient la survivance de la charge de Grand Écuyer de France. Fait brigadier des armées du Roi le 6 juin 1745. Fait chevalier des Ordres du Roi le 21 mai 1752. En 1748 il avait épousé en troisième noce Louise Juliette Constance de Rohan qui figurait dans le brillant cortège des égéries de Tayllerand en compagnie de ses filles et de sa belle-fille.  Limoëlan avait été vendu le 25 juillet 1758 par le prince Charles de Brionne-Lorraine, à messire Alain Michel- Julien Picot de Clorivière qui deviendra Picot de Limoëlan.

 

 

Michel Picot de Limoëlan et sa femme Renée Roche de Fermoy

 

En réalité, M. de Bruc et Picot de Clorivière achetèrent de moitié les seigneuries de Broons, La Grande-Bouexière, Beaumanoir, Limoëlan, Beaumont…Pour la coquette somme de quatre cent mille livres qu’ils réglèrent en quatre ans. Le nouveau seigneur de Limoëlan, Alain Picot de Clorivière n’avait que 24 ans, issu d’une famille d’armateurs Malouins, il était le puîné d’une famille comptant quatre enfants : Jeanne Rose ép. en 1765 Marc Desilles de Cambernon ; Alain Michel (ci-après); Pierre Joseph -jésuite ; et Thérèse. C’est à Nantes en 1765 que Alain Julien Picot de Clorivière épouse Renée Jeanne Roche de Fermoy, elle-même issue d’une famille d’armateurs Nantais. C’est à Nantes où le couple s’est établi dans un premier temps, que naissent leurs sept enfants :

 

Michel (1760-1835) ép. Marie Sophie Drouin 

 

Joseph (1764-1826) & Renée (1764-1840)

 

Nicolas (1768-1795)

 

Hélène (1771-1842) -à qui l'on doit la croix de Quennar 

 

Marie Thérèse  (1773-1850) ép. Jean Baptiste de Chappedelaine

 

Amélie (1774-1846)

 

La famille restera à Nantes jusqu’à ce que là bas dans le nord de la Bretagne, le commencement de la maison assez bonne baptisé Limoëlan n’offre un habitat suffisant. Les lieux sont encore occupés par le sénéchal de la seigneurie et les siens, vendus avec les murs, en 1779, le nouveau château n’est pas encore terminé. Les deux aînés Michel & Joseph poursuivent leurs études à Paris, ils sont pensionnaires au collège de Navarre, plus tard, ils suivront leur oncle, le père jésuite Pierre de Clorivière quand il sera nommé curé à Paramé en 1779. Ce sera d’ailleurs pour eux l’occasion de rencontrer au collège de Rennes, un certain René de Chateaubriand. Plus tard, Michel et Joseph rentreront dans l’armée de sa majesté, leur jeune frère Nicolas fréquentera quand à lui l’école à domicile avec précepteurs clercs ou laïcs, puis en 1787 il sera admis au compte du roi, au collège à Vannes après quoi il rentrera dans la marine l’année suivante. De retour à Limoëlan, Alain Michel Picot de Clorivière exploite directement les quarante cinq hectares du domaine, on y compte une dizaine de vaches, des bœufs, des chevaux, des porcs et de la volaille. Au cours des années 1780/1783, il entretient neuf personnes à la basse-cour et au jardin plus de dix neuf journaliers. La maintenance de tous ses bâtiments, châteaux, fermes, moulins, requiert en permanence trois maçons, quatre charpentiers, trois serruriers et un tailleur de pierre. Durant l’hiver, le personnel employé à l’extérieur tombe de dix neuf à dix personnes, mais l’été, lors de la fauche et de la fenaison, une cinquantaine de personnes sont nécessaires.

 

 

 

Fronton aux armes mi parti :

Picot de Limoëlan & Roche de Fermoy

 

La construction du nouveau château commença en 1779 ainsi qu’il l’est indiqué sur le fronton frappé aux armes mi-parti des Picot et des Roche de Fermoy. Une partie de l’ancien, désormais désigné la Basse-cour, dut être démantelée et rapportée pour la confection du nouveau. Encadré par la maison des archives et la conciergerie, ce château est conforme au goût du XVIIIème. La façade Est orientée vers Broons, offre un avant-corps central avec toit coiffé en dôme. Une belle terrasse borde et domine les jardins alors aménagés à la française, où l’on descend par un bel escalier de pierre. Au midi, une levée de terre, promenade exhaussée bordée de charmille, propose ses ombrages ; elle fut créée pour être ordonnée en charmille, mais la Révolution ayant négligé l’entretien du château, et du parc, les arbrisseaux poussèrent à leur fantaisie ; ce sont à présent des troncs énormes, noueux, magnifiques.

 

 

 

le nouveau chateau et la maison des archives          

 

Quand la Révolution éclata, les enfants de Limoëlan avaient entre 13 & 22 ans. L’aîné Michel s’était marié à une riche Nantaise Marie Sophie Drouin,  le couple vécut non loin de Nantes au manoir du Plessix,  cinq enfants naquirent à leur foyer : Henriette Picot de Limoëlan  (1797-1874) épousa Philippe Bonjour  dont le fils, l’héritier de Limoëlan devait mourir accidentellement au Gué de Rouillac en 1886. Emilie  Picot de Limoëlan (+ 1886) ; Samuel Picot de Limoëlan ; Michel Picot de Limoëlan (1793-1824) fiancé à sa cousine Marie-Thérèse  de Chappedelaine ; Louise Picot de Limoëlan (+ 1856).

 

 

Joseph Picot de Limoëlan

 

Joseph, faute de guerre, est réquisitionné comme tous les militaires pour des travaux d’intérêt général, en 1789 son régiment rejoint St-Lô, en réalité, les idées révolutionnaires alors aux goûts du jour risquent de contaminer l’armée, c’est la raison pour laquelle les régiments ne restent pas longtemps dans la même garnison. Mais Joseph préfère rejoindre les siens tantôt à Limoëlan, tantôt à Nantes où séjourne Madame de Limoëlan, en effet celle-ci préfère les douceurs des bords de Loire au climat de Limoëlan. Dans un premier temps, M. de Limoëlan est plutôt favorable aux idées révolutionnaires, il sera même élu vice-président du district de Broons quand les nouvelles institution seront mises en place au cours de la deuxième quinzaine de juin 1790. Cependant, la condamnation & l’exécution du Roi, puis de la reine Marie-Antoinette, et ce régime de terreur qui va s’abattre sur le pays auront raison de sa bienveillance à l’égard du nouveau régime.

 

 

Le Père de Clorivière

                 

Il faut dire que son cadet, le Père de Clorivière n’a jamais caché son hostilité à l’égard des idées en cours, ainsi dans l’église de Sévignac, le 2 juin 1791, jour de Pentecôte, il tint en chaire des propos particulièrement virulents contre les réformes en cours. Interrogé sur le pourquoi d’un tel discours, le père de Clorivière répondit :

:"J'ai  cru qu’il était de mon devoir de dessiller les yeux de ces bonnes gens qui n’étaient guère instruits du danger où ils sont. Je l’ai fait avec tous les ménagements que j’ai crû nécessaires, mais j’ai dit assez fortement la vérité pour qu’ils puissent m’entendre. » A Broons, les clubistes s’échauffent, à Limoëlan, on prend des précautions, M. de Limoëlan conseille à son frère de s’enfuir, il lui prête un cheval. Dans les jours qui suivirent, le Père de Clorivière rejoignait Versailles, au moment même où se répandait l’évasion de la famille royale. La suite, on la connaît, la famille royale humiliée est ramenée sous bonne escorte à Paris, puis enfermée au Temple et à la Conciergerie, jusqu’au régicide. La fuite de Varennes avait entre temps touché Sévignac, les officiers de la garde de Broons et de Sévignac viennent au château et s’emparent de cinq fusils et y restent en faction. M. de Limoëlan promet de ne pas quitter Limoëlan, il en donne sa parole au Maire Petitbon. Le maître des lieux et la bonne Belleville furent faits prisonniers d’honneur. Puis bientôt tout semble rentrer dans l’ordre, Alain Picot de Limoëlan réintègre son domaine, suivi de ses filles Hélènée et Amélie, leur frère Victor embarque sur la frégate la Fidèle , croise au large de Quiberon et de Lorient avant de partir pour l’Isle de France. Mais soudain c’est la fermeture des lieux de culte, la vieille chapelle de Limoëlan est fermée, voyant cela, M.de Limoëlan et ses deux filles quittent Limoëlan qu’il laisse sous la bonne garde de mademoiselle Belleville et s’en vont à la Fosse-Hingant. M. de Limoëlan adhère depuis peu au principal réseau royaliste, jusqu’au jour, où un courrier compromettant qu’il a échangé avec l’une de ses filles ne soit intercepté et ne le désigne comme l’ennemi de la République. Il est arrêté chez son beau frère Marc Désilles à la Fosse-Hingand, et conduit à la Conciergerie. Madame de Limoëlan tentera en vain de sortir son époux des geôles révolutionnaires, inutilement car l’obstination de Fouquier Tinville enverra Monsieur à l’échafaud. Une dernière lettre est envoyée à sa famille : « Je vous embrasse mes chers enfants. Dites à vos frères et surtout à notre voyageur lorsqu’il reviendra dans sa patrie que je les ai aimés jusqu’au dernier moment de ma vie. Je ne serai plus heureux que vous ; si mes prières sont exaucées vous serez heureuses dans ce monde et dans l’autre. Consolez votre mère, soyez lui toujours soumises, et ne songez jamais à moi que pour vous réjouir de la grâce que Dieu m’a jamais faite de souffrir la mort pour lui. Votre père qui vous aime tendrement. De la conciergerie, le 18e juin à 9 heures du matin l’an 1793. Remerciez pour moi Mlle Belleville et tous mes gens. » Le château de Limoëlan est mis sous séquestre dès le 5 mars 1793, quand aux filles du guillotiné, elles sont expédiées un certain temps à la prison de Lamballe. Leur frère Nicolas également emprisonné regagne Limoëlan peu avant de retourner à la clandestinité, à ses sœurs encore détenues il écrit :

« Je viens d’entrer dans le château de Limoëlan, il est dans le plus grand désordre possible, les tapisseries ont été même ôtées, si l’on y prend garde, l’on fera appareiller la maison. »

Le 27 juin 1795, Nicolas Picot de Limoëlan faisait partie de ces 5500 hommes, qui sous les ordres de Puisaye débarquèrent à Quiberon, pensant venir à bout des troupes de Hoches. L’aide Anglaise promise par le ministre Anglais Pitt n’arriva jamais afin de seconder les troupes royalistes, et ce fut le désastre. On dénombra un grand nombre de victimes dans ce dernier camp, parmi elles : Nicolas Picot de Limoëlan. Pendant ce temps son frère Joseph est l’un des membres actif d’un réseau chouan, mais il refera parler de lui à son heure venue. Libérées de prison, les quatre demoiselles de Limoëlan ne regagnent pas le château, et pour cause, il demeure sous séquestre. C’est au village de Beaujardin qu’elles suivront la suite des évènements. Si un certain Jacques-Mathurin Desbois, membre actif du comité de surveillance de Broons est parvenu à mettre main basse sur les fauteuils et les vaches à poil roux de Limoëlan, en revanche, les quatre sœurs, unies comme les cinq doigts de la main , veilleront à racheter la terre du domaine. Elles auront connaissance du coup d’état du 18 brumaire où un certain Bonaparte s’est proclamé Premier Consul, hors, ce 24 décembre 1800, celui-ci doit avec son escorte ce rendre à l’opéra quand tout à coup, une détonation.


 

La suite, ces demoiselles (ci dessus) ont appris que leur frère Joseph, est avec ses complices le comte Guillaume Guimard de Saint-Réjeant (1776-1801) de Lanrelas et un certain Carbon, l’auteur de l’attentat. Certes, le Premier Consul n’a pas été atteint, mais sa suite, si. La police de Fouchet est aux aguets, elle parvient dans les jours qui suivent à arrêter deux des suspects mais Picot de Limoëlan est introuvable. Dans un premier temps, le clandestin parvient à se cacher dans Paris, les amis de l’oncle jésuite sont disponibles. Il dépêche un courrier à sa sœur Marie-Thérèse revenue à Limoëlan : « Ne t’alarme point de tout ce qu’on dira de moi. Ce seront faussetés. On me dira pris, tué ou noyé. ». Il charge d’ailleurs Marie-Thérèse d’embrasser Renée, sa jumelle. Incognito, Joseph rallie le château de Limoëlan où il se cache derrière un panneau amovible de la bibliothèque. Ces messieurs de Broons se doutent bien qu’il est revenu à Sévignac, ils viennent souvent perquisitionner, mais parmi les autorités locales Georges-Mathurin Leclerc et Monsieur Tirel ne sont ils pas d’anciens magistrats de l’ancienne seigneurie de Limoëlan. Premier avril 1802, Marie-Thérèse devenue madame de Chappedelaine prend avec son mari à bord du Richmond. Ils vont en Amérique recueillir un héritage providentiel. Ils sont accompagnés de deux de leurs domestiques : Victorine Aubin, jeune personne de Sévignac âgée de 19 ans et Pierre Jacques Renier, homme de confiance des Chappedelaine âgé de 35 ans. En réalité sous cette dernière identité se cachait l’homme de la machine infernale, Joseph Picot de Limoëlan. Les Chappedelaine revinrent à Sévignac, tandis que Joseph y demeura. Dans un premier temps il vécut de peinture, puis il rentra dans les Ordres en 1812, nommé à Charleston, il dirigea la communauté religieuse de Georgetown où il mourut le 29 septembre 1826***. Son nom resta gravé là-bas comme celui d’un héros. Dans ses « Mémoires d’Outre-tombe », Châteaubriand relate ses années passées au collège de Rennes durant l’année scolaire 1781-1782, où il rencontre notamment l’auteur de la machine infernale : Je rencontrai à ce collège deux hommes devenus depuis différemment célèbres : Moreau, le général, et Limoëlan, auteur de la machine infernale, aujourd’hui prêtre en Amérique. Il n’existe qu’un portrait de Lucile, et cette méchante miniature a été faite par Limoëlan, devenu peintre pendant les détresses révolutionnaires. Moreau était externe, Limoëlan pensionnaire. On a rarement trouvé à la même époque, dans une même province, dans une même petite ville, dans une même maison d’éducation, des destinées aussi singulières. Je ne puis m’empêcher de raconter un tour d’écolier que joua au préfet de semaine mon camarade Limoëlan. Le préfet avait coutume de faire sa ronde dans les corridors, après la retraite, pour voir si tout était bien ; il regardait à cet effet par un trou pratiqué dans chaque porte. Limoëlan, Gesril, Saint-Riveul et moi, couchions dans la même chambre : Vainement avions nous plusieurs fois bouché le trou avec du papier ; le préfet poussait le papier et nous surprenait sautant sur nos lits et cassant nos chaises. Un soir Limoëlan, sans nous communiquer son projet, nous engage à nous coucher et à éteindre la lumière. Bientôt nous l’entendons se lever, aller à la porte, et puis se remettre au lit. Un quart d’heure après, voici venir le préfet sur la pointe du pied. Comme avec raison nous lui étions suspects, il s’arrête à notre porte, écoute, regarde, n’aperçoit point de lumière, croit que le trou est bouché, y enfonce imprudemment le doigt… Vainement avions nous plusieurs fois bouché le trou avec du papier ; le préfet poussait le papier et nous surprenait sautant sur nos lits et cassant nos chaises. Un soir Limoëlan, sans nous communiquer son projet, nous engage à nous coucher, et à éteindre la lumière. Bientôt nous l’entendons se lever, aller à la porte, et puis se remettre au lit. Un quart d’heure après, voici venir le préfet sur la pointe du pied. Comme avec raison nous lui étions suspects, il s’arrête à notre porte, écouté, regarde, n’aperçoit point de lumière, croit le trou bouché, y enfonce imprudemment son doigt…Qu’on juge de sa colère ! « Qui-est-ce qui a fait cela ? « s’écrie-t-il en se précipitant dans la chambre. Limoëlan, d’étouffer de rire et Gesril de dire en nasillant, avec son air moitié niais, moitié goguenard : « Qu’est-ce donc monsieur le préfet ? » Voila Saint-Riveul et moi à rire comme Limoëlan et à nous cacher sous nos couvertures. On ne put rien tirer de nous : nous fûmes héroïques. Nous fûmes mis tous quatre en prison au caveau : Saint-Riveul fouilla la terre sous une porte qui communiquait avec la basse-cour ; il engagea sa tête dans cette taupinière, un porc accourut et lui pensa manger la cervelle ; Gesril se glissa dans les caves du collège et mit couler un tonneau de vin ; Limoëlan démolit un mur, et moi, nouveau Perrin Dandin, grimpant sans un soupirail, j’ameutai la canaille de la rue par mes harangues. Le terrible auteur de la machine infernale, jouant cette niche de polisson à un préfet de collège, rappelle en petit Cromwell barbouillant d’encre la figure d’un autre régicide, qui signait après lui l’arrêt de mort de Charles Ier… » *Joseph repassa à Limoëlan lors de la Restauration de 1815. Un autre héros séjourna à Limoëlan sous la Restauration, de juillet à septembre 1815, le colonel du Breil de Pontbriand, chef de corps de volontaires royalistes, levé après le retour de Napoléon de l’île d’Elbe. Nous l’avons vu, Marie-Thérèse Picot de Limoëlan, fut la seule des quatre sœurs à prendre époux. Celui dont elle serait la compagne s’appelait Jean Baptiste Marc Michel de Chappedelaine, né en 1781 à Illifaut. De leur union six enfants virent le jour :

-Marie-Thérèse de Chappedelaine, née à Savannah en Géorgie le 12 fructidor an X, elle fut fiancée à son cousin Michel Picot de Limoëlan, mais ce dernier étant mort en 1824, le mariage n’eut pas lieu , Marie-Thérèse s’éteignit à Sévignac, au château de la Ville-es-Blancs. -Hyacinthe de Chappedelaine, né à Limoëlan le 4 frimaire an XIII, ancien élève de polytechnique, il fut élevé au grade de lieutenant-colonel de génie. Son union avec Louise Le Deux fut sans postérité ; Hyacinthe de Chappedelaine mourut en 1861.

 

-Edouard de Chappedelaine né à Limoëlan le 18 janvier 1808, devint officier de marine

 

-Alphonse de Chappedelaine, né à Limoëlan le 11 mars 1810, officier d’Infanterie, Alphonse devint zouave pontifical, il épousa Louise d’Avoust. Il mourut en 1884.

 

-Léonie de Chappedelaine, née le 31 mai 1812 à Limoëlan, Léonie épousa Henri de Carné-Trécesson, propriétaire de la Ville-es-Blancs. (voir Ville-es-Blancs). Elle mourut en 1878.

 

-Louis de Chappedelaine, né le 26 septembre 1815 à Limoëlan. Comme ses autres frères, Louis embrassa la carrière militaire et participa à la conquête de l’Algérie comme lieutenant au 8e bataillon des chasseurs d’Orléans.

 

Louis Antoine de Chappedelaine

 

 

Le 22 septembre 1845, après quatre jours de combats, il est encerclé avec quarante hommes à Sidi Brahim. Pendant deux jours, sans vivre, sans eau, ils résistent aux assauts des Arabes, tentent une sortie, emmenant avec eux sept blessés. Quatorze seulement arriveront au poste français de Djemma. Louis de Chappedelaine fut tué le jour de ses trente ans, comme l’indique une plaque apposée sur un « pin d’Autriche » *** dans le parc de Limoëlan.***la plaque rappelle que l’arbre fut étêté par Louis Antoine de Chappedelaine, chassant le merle avec une carabine.  Maurice Bonjour de Limoëlan, héritier du lieu s’étant tué accidentellement au Gué de Rouillac le 2 septembre 1886, c’est son cousin Edouard de Chappedelaine, propriétaire de la Béchardière qui hérita de Limoëlan. En effet, Maurice Bonjour avait épousé l’américaine Marie Stevens, mais leur union fut sans postérité. Convertie au catholicisme en 1885, Marie Stevens offrit les candélabres de l’église, elle aménagea également les fonts baptismaux, et fit preuve d’une grande générosité envers les pauvres de la commune ; Nous l’avons vu à l’article de la Béchardière, Edouard de Chappedelaine et sa deuxième épouse eurent cinq enfants, l’aîné des garçons était Alphonse-Louis-Antoine-Edouard né à La Ville-es-Blancs le 3 mars 1868. Marié le 2 mai 1905 à Campel à Gabrielle Amélie Marie de Jacquemin Dulphé, Alphonse hérita de Limoëlan, mais leur couple n’ayant pas d’enfants, Alphonse et Gabrielle adoptèrent pour héritier leur petit-neveu Bernard de Launay, actuel propriétaire

 

 

 

Le désenvasement des douves en six étapes

 

Merci à madame Claude de Launay

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 14:31

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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 21:10

 

 

 

Au cours du XIe siècle, ces défenses se généralisèrent en Bretagne, la Tapisserie de Bayeux rappelant l'épopée de Guillaume le Conquérant semble montrer le siège de Dinan. Cette motte située sur les arrières de l'actuelle sous préfecture était désignée château Ganne. Des fouilles entreprises sur certains sites ont révélé la présence de monnaies émises sous le duc Conan II, c'est à dire au milieu du XIe siècle. (voir Extraits -De l'âge probable des châteaux de terre des Côtes du Nord par le vicomte Frottier de la Messelière, page n° 1- Extraits -De l'âge probable des châteaux de terre des Côtes du Nord par le vicomte Frottier de la Messelière, page n°2 -Extraits -De l'âge probable des châteaux de terre des Côtes du Nord par le vicomte Frottier de la Messelière, page n° 3 - Extraits -De l'âge probable des châteaux de terre des Côtes du Nord par le vicomte Frottier de la Messelière, page n° 4

 

 

Luigi Odorici dans ses recherches sur Dinan et ses environs évoque un oppidulum entouré de palissades revêtues d'un fossé et protégé d'un castrum bâti sur les anciennes fortifications romaines à l'extrémité orientale de la Haute Voie et sur le promontoire qui domine le petit port.  Ce serait en l'an 1061 que Guillaume le Conquérant duc de Normandie vint assiéger Dinan.

 

A Pléven, l'éperon dominant l'Arguenon est quand à lui barré par la motte castrale des Bourgs Heussais

  

 

La motte castrale des Bourgs Heussais à Pléven


 

En face de la Bourgheusais en Pléven on trouve la motte castrale de la Tour Basse en Plorec (ci dessous photo extraite des éditions Le Flohic). Les Tours au lieu dit le Guénault. Ensemble d'un diamètre de 50 mètres pour une hauteur comprise entre 4 & 5 mètres. Au lieu dit la Boissière, autre motte castrale de 40 mètres de diamètre. (voir Le retranchement des Bourghensais à Pléven et la motte castrale de Guénault en Plorec

 

La Motte de Guénault à Plorec

 

 

La Motte Broons

 

S'agissant de la Motte Broons, Yves Marie Rouat auteur de remarquables recherches sur Broons signalait dans le bulletin paroissial de Broons : " à environ 300 mètres à l'Ouest de la colonne, se trouve le parcellaire dit pré de Launay (section cf -1 /23 de l'ancien cadastre), les possesseurs signalèrent qu'il y avait là une chose curieuse: sur une certaine surface le foin qu'on y fauchait n'était jamais aussi dense que sur le reste du pré. Cette indication était assez significative d'une construction disparue. L'emplacement d'un cercle d'une vingtaine de mètres de diamètre et une superficie elle même surélevée par rapport aux pièces voisines : le pré de la Mare et le pré Neuf. Et de conclure que la motte castrale fut progressivement abandonnée au profit d'une défense de pierre mieux adaptée. Le centre archéologique d'Alet évoque le Bas Saudrais en Trémeur comme probable emplacement du site de la motte castrale dudit lieu.

 

Il est possible que ce soit à la fin du XIIIe siècle que la défense castrale ait été délaissée. Les traces sont depuis recouvertes par le tracé de la voie expresse. Linée était aussi une défense castrale : la Butte du Pré Robert, de moindre importance toutefois

   

 

La Butte du Pré Robert -ci dessus

 

La Motte du Parc au Gouray

 

 

Un site y est mentionné : on y découvre une enceinte circulaire, un châtellier rectangulaire, une motte féodale et les ruines d'un château. Des fouilles entreprises en 1909 ont permis la découverte en la partie sud du châtellier un site romain. La Motte Basse proche du lieu dit la Barette (voir Tramain), est difficilement localisable, il pourrait s'agir du Courtil de la Roue

 

La Motte de Coëlan à Langourla

 

 

A l'orée du bois de Coëlan se trouve l'emplacement d'une motte castrale, laquelle présence défensive féodale sera à l'origine de la seigneurie de Coëlan. Le lieu est aussi désigné le Vieux Châtel. Précisément à 1.500 mètres de l'endroit se trouve une autre enceinte en la partie de la forêt de Boquen située dans la localité du Gouray, endroit désigné la Larronnière. Cette enceinte occupe une pente S-E jusqu'à d'anciens marécages. En forme de fer à cheval de 190 mètres de périmètre (mesuré au fond de la douve), 30 mètres de ligne droite à l'extrémité des branches, que relie perpendiculairement sur 72 mètres de longueur une autre douve avec talus intérieur prolongé vers le S. avec légère déviation à l'Est...Cette défense située au milieu d'un important centre d'exploitation de fer, ressemblait énormément au Vieux Chatel.

 

La Haterie en Plumaugat

 

 

La Motte de Langourla à Saint Vran

 

Cette butte désignée la Butte de Rolland située à Brigneul en St Vran près de l'actuel domaine qu'occupait jadis, sous l'Ancien régime l'ancienne seigneurie de Langourla est en réalité le château primitif de Langourla : une motte castrale.


 

Plan de la Maison à Plumaugat  (voir aussi La motte-castrale de la Haterie à Plumaugat)

 

 

 

 

La Motte du Bois du Frau en Saint Launeuc


 

La motte castrale de  Pautaumas à la Ville Auffray en Plénée

 

 

Plénée Jugon avait aussi conservé une motte castrale, celle de Pautomas aujourd'hui détruite. On pense qu'elle avoisinait près de 40 mètres de diamètres. Toutefois comme les lieux dits basse cour semblent aussi désignés des éléments défensifs d'une motte castrale (la Moussaye à Plénée et Limoëlan à Sévignac. Précisément, en face de la Moussaye on trouve deux points défensifs : la Butte du Gognet & la Butte de dom Laurent en Sévignac

 

La motte castrale du Châtelier à Eréac

 

 

Un chemin mène au bois des Buttes quand on quitte le hameau du Chatelier. C'est la que cette puissante famille du Chatelier disposait d'une première défense, la seconde était Branxian en Lanrelas


 

Le Bois Hamon à Eréac

 

 

La Motte à Tramain

 

Autre lieux proche de la Motte en Tramain :  l'endroit  désigné Barettes rappelle une avant défense, comme la Barre à Lanrelas. Ci dessous la Motte à Tramain. La Ville-Gour, regardé comme campement romain avant de devenir siège d'une seigneurie est situé près de cette motte

 


 

Le Loup à Dolo.

 

Monsieur Frottier de la Messelière évoque un manoir avec motte dans son ouvrage Au coeur du Penthièvre. Des témoins attestent la présence de cette motte autrefois, selon leurs dires, cet aménagement était situé à l'angle de l'étang, face au manoir.

 

 

 La Butte Laurent de Bougneuf à Rouillac

 

 

Cette motte castrale ditte Butte Laurent est aménagée à l'orée du bois de Bougneuf en Rouillac, une sente pavée desservait l'endroit jadis, et le shéma ci dessous permet de découvrir les nombreux fossés qui la cerne. La tradition donne l'endroit comme desservit au cours du moyen âge par la famille de Beaumanoir, allié de du-Guesclin.

 

La motte de Saint Georges en Trémeur: aujourd'hui disparue, elle est évoquée à travers l'un des actes de donation en 1431: "Messire Guy Rabaud, seigneur d'Iray et de la Rabaudière donne une motte de terre avec son circuit avec mazure nommée vulgairement la Motte". Autres lieux significatifs : le Mottay et la Motte

 

La motte castrale de Branxian en Lanrelas

 

 

La motte de Branxian en Lanrelas fut aménagée à une date postérieure à celle de Bougneuf en Rouillac. Le site défensif de Lanrelas fut creusé, et la motte qui émergea fut appareillée. Lors de la guerre de succession de Bretagne (1341-1361), le possesseur du lieu avait accordé sa confiance au camp des Blois-Penthièvre. Il s'appelait Raoullet du Chastelier et avait apposé son sceau à une lettre de ladite Jeanne de Penthièvre, adversaire du futur duc de Bretagne Jean IV. Son fils Bertrand du Chastelier figurait en 1378 à Dinan lors de la revue effectuée par Eustache de Mauny. Plus tard, par courrier ce duc de Bretagne Jean IV issu de la maison de Montfort, autorisa Jean du Chastelier dans un premier temps à fortifier l'endroit, mais il revint sur sa décision en 1382 et demanda que la fortification fut abandonnée et la motte remise dans le même état qu'auparavant.   Il faut dire que c'est Bertrand du Guesclin lui même qui avait accordé l'autorisation de fortifier le lieu : «21 novembre 1377 : permission à son amé cousin Mr Jean du Chastelier, chevalier, de faire fortifier la Motte de Brancien et de la garder et tenir doresnavant en l'obéissance du Roy». En 1382 Jean du Chastelier déclarait dans un acte solennel :  «Comme Monseigneur Jehan, duc de Bretaigne, de sa grâce, me ait ottrié par ses lettres que je peusse faire ediffier chastel et forteresse en un mien lieu nommé la mote de Brenxihan... sommes et serons tenuz bailler à mondit seigneur et à ses successeurs entrée, yssue et demeure oudit chastel, et y pourront tenir gens d'armes contre touz... Et il est et demeure en la voulenté et ordenance de mondit seigneur et de ses successeurs de faire abatre et meitre jus la fortification dudit chastel et de la remeitre en l'estat que estoit ledit lieu avant que je commençasse à le fortifier».

 

 

Aucaleuc -une motte castrale de la Fontaine et tout près un lieu dit La Barre

 

La Motte-ès-Rieux à Corseul : 

 

 

 

Ci dessous la Motte-ès-Rieux figure au n° 503, est régardée comme reposant sur un campement romain. Idem Les Vieilles-Villes en Pléée-Jugon, ci-dessous.

 

 

Les Vieilles-Villes en Plénée-Jugon

 

 

 

(voir Les Vieilles-Villes à Plénée Jugon)

 

 

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