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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 06:00

 

 

La Brousse d'après le Vicomte Frotier de la Messelière. Armoiries de Saint-Méloir ; Gouyon, de Guémadeuc ; du Bois.

 

La Brousse semble, par son architecture, remonter au début du XVIe siècle, une élégante tourelle en encorbellement décore l'angle de sa façade, une tour tronquée renferme l'escalier; évidemment la construction primitive a été remaniée au cours des siècles. A l'intérieur se remarque une monumentale cheminée décorée d'un superbe écusson banneret écartelé au Ier, de 5 étoiles ou molettes : 3. 2, ; au 2e, d'un lion rampant ; au 3e, d'un lion léopardé, à; la queue fourchée, le 4e, à une bande chargée de 3 rocqs; Ce pennon, dont le premier quartier est certainement le blason, incomplet, des Saint-Méloir, le second vraisemblablement celui des Gouyon, permettrait d'attribuer la construction de la Brousse à Jean de Saint-Méloir et Anne Gouyon, mariés vers 1515 et encore vivants à la Saint-Cast en 1541, le troisième quartier pourrait être le blason incomplet de Marie Madeuc, mère d'Anne Gouyon, et le quatrième, inédit dans les armoriaux bretons, celui de Jeanne du Bois, mère de Jean de Saint-Méloir. Un autre Jean de Saint-Méloir, fils d'Anne Gouyon, épousa, en.1554, Jeanne Picot, qui lui apporta la Ville-Robert, en Saint-Lormel, trêve de Pluduno, mais un de leurs fils, écuyer Louis, sieur de la Brouxe, mourut à la maison de la Croixée, en Saint-Cast, et fut inhumé le 30 janvier 1633, dans le choeur, de d'église... C'est dans la chapelle de Sainte-Brigitte que fut inhumée, en 1662, demoiselle Jeanne de Saint-Méloir, héritière de la Brousse, mariée, en 1627, à son voisin, Eustache de Launay, seigneur du Boisélucas.  (Extrait des notes laissées par le Vicomte M. Henri Frotier de la Messelière : au Pays de Lamballe publiées par la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord)

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 12:35

 

 

 

L'ancienne église de Landébia était composée d'une nef avec chapelle privative au nord vers le milieu de la nef ; maîtresse vitre partagée en quatre baies par trois meneaux et contenant des restes de verrières représentant le Crucifiement, La Salutation angélique, etc;dans le réseau, fragments d'armoiries difficiles à déterminer. Sur le contre fort du chevet, on voir la date : m. c.c.c.c. liiii. Dans le pavé plusieurs dalles funéraires du XVIe siècle ; une d'elle porte seulement à chaque extrémité une croix simple, une autre une croix pattée accostée d'une épée et une troisième au-dessous d'un entre-lac, un écusson de sable à trois jars d'argent -voir ci dessus. (Lesquen du Plessix-Tréhen). -Bénitier en granit dont la cuve est soutenue par quatre cariatides grotesques et dont la surface extérieure est couverte de divers animaux sculptés. (XVIe siècle).

 

 

 

 

Fonts-baptismal à double pédicule et vasque circulaire décorée, ainsi que la base, de moulures toriques.

 

 

 

 

Dans la chapelle privative, dite du Rosaire, autel du seizième siècle composée d'une seule pierre reposant au centre sur un massif triangulaire et en avant sur chaque angle sur une colonette. Cette chapelle est séparée de la nef par deux arcades à chanfrein avec pilier central, dont le fût est formé d'un faisceau de colonnes, et le chapiteau orné de larges étoiles et de dents de scie. -Lambris en bois formé de plates-bandes régulières, séparées par des moulures fortement saillantes ; on y regarde encore des traces d'anciennes peintures. Corniche intérieure ornée de moulures correspondant à celles du lambris et dans laquelle se perdent des tirants travaillés dans le même style. -Porte du sud à montants décorés de colonettes et à voussures correspondantes.

 

 

 


L'église actuelle, en forme de croix latine, dispose d'un clocher extérieur avec clocher. La bénédiction de la première pierre de l'édifice actuel eut lieu le 14 juillet 1872 et sa consécration le 11 juillet 1875. L'on a incorporé dans le bâtiment deux belles fenêtres provenant de l'abbatiale de Saint-Aubin ;

 

 

 

 

 

et, au chevet, une pierre portant la date de construction de l'ancienne église : M. cccc et L IIII (1454). Mobilier : Bénitier du XIVe siècle, fonts à deux bassins XVe siècle ; belle croix du cimetière XVIe siècle ; statues anciennes de la sainte Vierge, saint Eloi, saint Pierre, saint Dewi ; autels modernes de M. Le Merle ; fragments de vitraux du XVe siècle. Dans la commune, trois croix : l'une dite de saint David de 1545 ; autre du XVIe siècle ; autre de 1621. 

 

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 10:07

 

 

Le Manoir de Ranléon d'après illustration du Vicomte Frotier de la Messelière. Ce manoir a succédé à un précédent ouvrage, il remonte en partie aux XVIIe et XVIIIe siècles. Sous l'Ancien Régime, Ranléon disposait de son colombier ainsi que de sa chapelle, l'actuelle fut reconstruite en 1826. La terre de Ranléon connue dès le XIIIe siècle (voir Manoir de Ranléon), est assise en la paroisse de Saint-Igneuc où elle disposait de prééminence en l'église dudit lieu. Cette seigneurie fut d'abord entre les mains de la famille Poullain, dont Jean B. Courcelles, à travers son dictionnaire universel de la noblesse nous fournit quelques précieux renseignements : Poullain, seigneurs du Val, de Tramain, de Gautrel, de Trémaudan en Plestan. Maison issue d'ancienne chevalerie de Bretagne, qui établit sa filiation depuis Roland Poullain, sieur de la Ville-Salmon, qui testa l'an 1449, descendait, par divers degrés, de Jean Poullain, l'un des archers de la compagnie de Thibaut, sire de Rochefort, qui fit montre à Vitré, le 20 décembre 1356, et dont les armoiries étaient : « d'argent, au houx de sinople; au franc-canton de gueules, chargé d'une croix engrêlée d'argent. » -(voir Histoire de Tramain, page n° 4). Ledit Rolland Poullain comparaissait l'an 1480 en archer et porteur d'une brigandine pour la paroisse de Saint-Igneuc. A cette famille succéda au cours du XVe, la famille Rouxel, dont les armoiries étaient : « d'azur à trois roussettes d'argent ». Cette famille disposait également des seigneuries de la Jarretière et de Pérouze en cette même paroisse où elle était présente au cours du XVe siècle, ainsi que celle de la Barre-Ranléon en la paroisse voisine de Plorec, de la Ville Léart en celle de Sévignac, ainsi que Lescouët en celle Plestan. Les Rouxel restèrent présents à Ranléon jusqu'au XVIIe siècle. Au sein de cette famille, Pol Potier de Courcy mentionne Geoffroy Rouxel, non contribuant à fouages en 1423 en la paroisse de Saint-Malo de Jugon, mais aussi Guillaume mort en 1435 époux de Perrotte Le Berruyer de la Maison du Margaro (voir le Margaro en Rouillac), dont Eonet, avocat et homme de pratique qui se gouverne noblement et sert aux armes. Lui même fut marié vers 1475 avec Margot de Rouillac, auteur de la branche de Ranléon. Olivier, chef d'une autre branche, vivant en 1535, marié avec Catherine Grignon, auteur des sieurs de Lescouët. Cette famille a aussi fournit Messire Guillaume Rouxel, seigneur de Ranléon, conseiller du Roy et son seneschal au Siège Royal de Jugon 1666, Guillaume Rouxel sieur de Ranléon était encore sénéchal de Jugon en 1685. Guillaume Rouxel, seigneur de Ranléon, mari de Jacquemine Huby, est fils de Toussaint Rouxel et de dame Pétronille (Perronnelle) de Brehant. Le dit Toussaint était issu de Nicolas Rouxel et de Guillemette du Boudan. Il n'est fait mention de la famille Clos Boudan dans aucun des Armoriaux de Bretagne. Elle était possessionnée dans la paroisse de Maroué où se trouve la Lande-Boudan. Elle a dû se fondre dans Rouxel par le mariage de Nicolas Rouxel, sieur do Ranléon (père de Toussaint Rouxel, sieur de la Lande-Boudan, qui épousa Perronnelle de Brehant), avec Gullemette du Boudan, car il n'est nullement question de cette famille dans la Référence de 1668. 1635, 25 novembre.-Mariage de Toussaint Rouxel, seigneur de la Lande-Boudan, de la paroisse de Saint-Igneuc, et de Perronnelle de Brehant, de la paroisse de Maroué, dame des Vergers, en présence de Jean de Brehant, seigneur du Plessis, de Mauron, Galinée, et de la dame de Galinée,dans la chapelle du Pontgrossart. A la famille Rouxel succéda dans le courant du XVIIIe siècle la famille Chatton. Voici de précieux renseignements sur cette illustre famille :

 

Chatton, comte de Ranléon et de la Morandais

 

« d'argent au pin arraché de sinople chargé de trois pommes d'or  »

 

Cette famille d'ancienne chevalerie, est originaire des environs de Lamballe. Elle date de Raoul Chatton qui vendit la forêt de Mezun à l'église de Dol en 1201. Elle a figuré dans les monstres et dans les anciennes réformations de Bretagne aux XIVe et XVe siècles ; et lors de la recherche de 1668 elle fut reconnue, par arrêt du 6 mars 1671, noble d'ancienne extraction avec qualité de chevalier. Un de ses membres, Julien Chaton, épousa, en 1630, Perronnelle de Brehant, fille de Louis de Brehant, et de Catherine Huby. Perronnelle, devenue veuve après quelques années de mariage, se remaria, le 25 novembre 1635, à Toussaint Rouxel, seigneur de Ranléon. La branche de Rouxel de Ranléon s'est fondue en 1686 dans Chaton. Des titres nombreux et authentiques prouvent la noblesse de cette famille Chatton, d'ancienne chevalerie, depuis plus de huit cents ans. Elle figure dès le Xe siècle, dans des actes de munificence envers l'église de Dol, confirmés par une charte de Raoul Chatton, du mois de décembre 1204, dont l'original, en latin, existe dans les Archives de la ville de Rennes. La généalogie de cette maison est suivie sans interruption depuis Hervé Chatton, écuyer, capitaine d'hommes d'armes en 1565, sous le sire de Craon en Anjou.Son petit-fils, le capitaine Rolland, fut Gouverneur du château du Plessis pour Allain de Rohan, son parent, et fit partie des trois cents gentilshommes de la suite du duc de Bretagne, lorsque ce prince vint à la cour de France pour faire sa paix avec le roi, en 1419; une charte d'Alain de Rohan, comte de Porhouet, accorde à la veuve de ce Rolland, pour en jouir, elle et ses enfants, une rente annuelle de soixante livres pour les bons et loyaux services rendus, dans le gouvernement dudit château du Plessis, par leur époux et père, titre conservé également en original dans les archives de la ville de Rennes.-Robert Chatton, qui avait épousé Guillemette du Cambout, de la maison des ducs de Coislin, eut ses biens confisqués par la duchesse Anne, pour avoir suivi le parti du roi de France.montres de la noblesse de la province de Bretagne, aux XIVe et XVe siècles, et elle fut reconnue, à ces diverses époques, comme noble d'ancienne extraction, avec le titre de chevalier ayant prouvé quinze générations et une noblesse de toute antiquité (dit le rapport approuvé par les États), notamment à la réformation de 1668, suivant arrêt motivé du 6 mars 1671. Un certificat du greffier des États de Bretagne atteste que M. Guillaume-René Chatton de Ranléon, fut inscrit au rôle de messieurs de l'Ordre de la noblesse, et qu'il assista en cette qualité aux États convoqués et assemblés par autorité du roi, en la ville de Nantes, en l'année mil sept cent soixante, avec voix délibérative. Les membres de cette ancienne maison ont presque tous suivi la carrière des armes et ont fourni un grand nombre d'officiers distingués dans tous les grades, des chevaliers de Malte et de St Louis. Ils comptent, dans leurs parents du côté maternel, deux maréchaux de France, le comte Rouxel de Mondavi, en 1651,

et le marquis Rouxel de Grancey , en 1724. La généalogie de cette maison est établie, sur la communication des titres qu'elle possède, ainsi qu'il suit :

1er Degré : Hervé Chatton, écuyer, capitaine d'hommes d'armes, en 1565 ;

2e Degré : Jean Chatton, écuyer;

5e Degré : Rolland Chatton, écuyer, cité au nombre des gentilshommes du duc de Bretagne, lorsque ce prince vint à Paris en 1419. Il épousa dame Marie de Geslin, dont il eut trois enfants : le second lui succéda ;

4e Degré : Geoffroy Chatton, écuyer, seigneur des Vaux, qui figura dans plusieurs montres de la noblesse de Bretagne, et dont le fils suit ;

5e Degré : Robert Chatton, écuyer, seigneur des Vaux : il épousa, avant l'an 1470, noble demoiselle Guillemette du Camboux, de la maison des ducs de Coislin, dont il eut six enfants ;

6e Degré : Guyon Chatton, écuyer, seigneur des Vaux, fils aîné de Robert. Il comparut, en 1515, à la réformation de la noblesse de Saint-Brieuc, et y fut reconnu noble, d'ancienne extraction, et chevalier. Il laissa un fils dont l'article suit ;

7e Degré : Pierre Chatton, écuyer, seigneur des Vaux, épousa demoiselle Jeanne Le Douairen, et mourut en 1559, laissant un fils ;

8e Degré : Jean Chatton, écuyer, seigneur des Vaux et de la Villemorhen, rendit hommage, en 1585, à Philippe-Emmanuel de Lorraine, duc de Mercoeur et de Penthièvre, prince du Saint Empire, pour sa terre noble des Vaux et plusieurs autres biens, mouvants de la seigneurie de Lamballe. De son mariage avec demoiselle Marguerite Abel, de la famille des seigneurs de Penguilli (voir La seigneurie de Penguily). Il laissa deux enfants, Christophe et Radegonde. Christophe Chatton, écuyer, seigneur des Vaux, épousa demoiselle Anne de Lanjamet, dame de la Fresnaye. ils eurent quatre enfants, dont Louise Chatton. Louise Chattton,  dame du lieu, transporta le domaine de Ranléon à la famille de Cargouët en épousant le sire Claude de Cargouët originaire de la paroisse de Maroué, et dont les armes étaient « d'argent à trois fleurs de gueules». A la famille Cargouët, succéda celle dite Burot de Cargouët, présente à Ranléon à partir de 1864, suite au mariage de Henriette Cargouët de Ranléon avec le sieur Jean Burot de Cargouët et dont les armoiries  étaient : « d'azur à trois étoiles d'argent » ces armoiries étaient visibles sur le pignon de la chapelle de Quefferon en Maroué, sculptées sur une pierre ancienne. Cette famille ressortait à l'origine du Comté de Nantes. La famille Halna du Fretay, très présente sur le terroir de Lamballe à travers Maroué, mais aussi sur celui de Dinan (voir l'histoire de Mégrit, page n° 2), possède actuellement l'endroit, ce, depuis le XXe siècle -(voir Ces héros de la Résistance...)

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 19:52

 

 

Le Vaurouault d'après la plume du vicomte Frotier de la Messelière et cliché d'après inventaire du patrimoine Côtes d'Armor.

 

 

...La plus imposante demeure du pays de Pléhérel est le château du Vaurouault, à l'extrémité sud de la paroisse. Pour s'y rendre on passe à la Ville-Chevalier, minuscule manoir-ferme possédé au XVIe siècle par les des Cognets. Renée des Cognets de la Villetréhen en hérita, en ligne collatérale, de Charles des Cognets, son parent, et le porta, vers le début du XVIIe siècle, à Jacques de Trémereuc, seigneur du Vaumaby, son époux. Françoise-Marguerite de Trémereuc, descendant au 4e degré de cette alliance, se maria successivement dans les familles de la Motte de la Ville-és-Comtes, en 1724, de Fontlebon, en 1727, et Urvoy de Closmadeuc, en 1740. Elle eut de sa seconde alliance Françoise de Fontlebon, dame de la Ville-Chevalier, mariée en 1752 à Jean-Augustin Mouësan comte de la Villirouét, dont le dernier descendant mâle en était encore possesseur ces dernières années. Le Vaurouault entra, dès la première moitié du XVe siècle, dans l'illustre famille de Gouyon-Matignon, et fut le partage de Jean, puiné de la maison de Beaucorps en Ptéboulle, mort en 1459. Pierre, son fils, épousa en 1453 Catherine de la Moussaye, fille de Roland, seigneur de Lorgeril en Hénanbihen, et d'Alix de Saint-Méloir. François Gouyon, leur petit fils, fit reconnaître, en 1528 et 1531, ses droits de prééminences dans les églises de Pléhérel et de Pléboulle et fut père de Lancelot, capitaine garde-côtes de Fréhel et Plévenon de 1577 à 1587. Jean, fils amé de Lancelot, fut sénéchal de Lamballe, mais mourut, des 1592, sans postérité. Un puiné continua la branche, son petit-fils épousa en 1629 Claude Visdelou, fille de Gilles, Sr de la Goublaye et de Françoise du Quellenec de Bienassis, dont nous avons dejà longuement parlé. Une Visdelou de la Villethéart épousa en 1726 Claude-Charles Gouyon, Sr du Vaurouault, qui fut l'un des principaux personnages de cette longue lignée page de la Grande Ecurie du Roi en 1712, capitaine au régiment de Piémont puis capitaine-général garde-côtes de Matignon, il prit part en cette qualité, en septembre 1758, à la célèbre affaire de Saint-Cast. Il mourut gouverneur de la Roche-Goyon, actuellement le fort La Latte, en Plévenon, en 1760. François-Louis-Auguste-Joseph, son fils, prit le titre de Marquis du Vaurouault et c'est à lui, croyons-nous, qu'est dû le grand corps de logis actuel de son ancienne demeure. Comme son père, il servit aux armées, lieutenant au régiment de Saintonge puis capitaine aux régiments Royal-dragons et de Bourbon. Obligé de s'émigrer à Jersey pendant la Terreur, il resta en rapports constants avec la côte bretonne, le Vaurouault fut saisi et vendu par la Nation, mais l'acquéreur pris par les Chouans, fut pendu et sa famille quitta cette demeure. Le Marquis du Vaurouault put recouvrer une partie de ses biens, dont son important château, mais mourut en 1809 à Guingamp, où habitait alors sa seconde femme. Son fils aîné, officier au régiment de Condé, fut arrêté comme émigré et fusillé à Saint-Brieuc, à la Croix de Santé, le 25 octobre 1799 ; un autre subit le même sort pour le même motif, a Paris, le jour du Vendredi saint 1809. La fille de ce dernier porta le Vaurouault, en 1823, dans la famille de la Motte-Rouge, dont un cadet le possède encore. Malheureusement, si le site est superbe, l'accès en est difficile pour les moyens de communication modernes, d'où l'abandon de ce beau grand manoir dans son val solitaire. A l'autre extrémité de la paroisse nous attirera le vieux bourg de Pléhérel, pittoresquement perche sur la falaise, face à la mer sauvage, avec sa vieille église à demi démolie dressant son campante au milieu du Champ des Morts (voir la vieille église de Fréhel et ses étranges croix mérovingiennes en Pays Breton (?). A gauche la chapelle Saint-Michel domine son îlot sur la côte d'Erquy, à droite la haute falaise du Cap et les landes de Fréhel. Un chemin vicinal nous conduit, vers l'Est, à Plévenon d'où nous gagnerons le phare et les roches du Cap Fréhel par delà l'anse magnifique des Sévignés se dresse, en face du promontoire, le château de la Latte (voir Le château de Fort La Latte à Plévenon), l'antique Roche-Goyon. (Extrait des notes laissées par le Vicomte M. Henri Frotier de la Messelière : au Pays de Lamballe publiées par la Société d'Emulation des Côtes-du-Nord)

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 09:50

 

 

Cliché publié par les éditions Le Flohic

 

Extrait des Registres de la chambre établie par le Roy pour la réformation de la noblesse du pays et duché de la Bretagne par lettres patentes de S.M. du mois de janvier 1668, vérifiées au Parlement le 30 juin dernier.

Entre le procureur général du Roy demandeur.

D'unepart

Et Anthoine de la Motte, écuyer, sr de la Motte-Rouge, chef de nom et d'armes de la ditte maison, faisant tant pour lui que pour Charles de la Motte, escuyer, sr des Domaines, son fils aîné ; François et Jacques ses puisnés, Jean de la Motte, sr de la Garenne et Gilles-Allain de la Motte, son fils et Alain de la Motte escuyer, sr de St-Gilles, et Pierre de la Motte escuyer, sr du Saint-Esprit, faisant tant pour luy que pour René de la Motte, escuyer, sr du Cardavy, son frère puisné, Gilles de la Motte, sr des Noës, faisant, tant pour luy, que pour Guy de la Motte son fils unique; Allain de la Motte escuyer, sr du Couldray faisant tant pour luy que pour Jean de la Motte, escuyer, sr de la Ville-Rouault, son père; Mathurin de la Motte escuyer, sr du Verger et François de la Motte escuyer, sr de Trémaugon faisant tant pour luy que pour escuyer Pierre de la Motte, sr de la Villegon et pour René de la Motte son fils, que escuyer Etienne de la Motte sr dudit lieu, ses frères puisnés, d'autre part. Vu par la dite chambre six extraits des présentations. La première d'icelles du 13e d'octobre au dit an 1668, faite au greffe d'icelle par le dit de la Motte escuyer, sr du St-Esprit, faisant pour luy et pour le dit de la Motte, sr de Cardavy, son frère puisné qui aurait déclaré voulloir soutenir la qualité d'escuyer prise par luy et ses prédécesseurs prise, et porter pour armes de sable au fretté d'or. Seconde déclaration du dit de la Motte escuyer, sr des Noes, faisant tant pour luy que pour le dict Guy de la Motte, son fils, du dict jour 13e d'octobre 1668, qui aurait déclaré vouloir soustenir la qualité d'escuyeret noble d'extraction, aux périls et fortune d'Etienne de la Motte, escuyer sr du Tertre, son frère aisné, seul garni des titres, et porter mêmes armes que celles ci-dessus citées. La troisième déclaration, du 30e du mois d'octobre, faite par le dict de la Motte escuyer, sr du Couldray, faisant pour luy et pour le dict de la Motte, son père, qui aurait déclaré voulloir maintenir la qualité d'escuyer et porter mesmes armes que celles ci-dessus certées. La quatrième déclaration du dict de la Motte, escuyer, sr du Verger, du 3e du dit mois d'octobre, qui aurait déclaré soustenir les quallités de noble et d'escuyer, prises par luy et ses prédécesseurs, et porter mesmes armes. La cinquième déclaration, du 7 décembre au dict an 1668. faite par le dit Anthoine de la Motte, escuyer, sr de la Motte-Rouge, faisant tant pour luy que pour tous les dénommés en la dite déclaration de voulloir soustenir la quallité d'escuyer, par luy et leurs prédécesseurs prise, et porter mesmes armes. La sixième et dernière des dictes déclarations, du dict jour 7e de décembre 1668, aussy faite au greffe de la dicte Chambre, par ledit de la Motte. escuyer sr deTrémaugon, faisant tant pour luy que pour les dénommés par la dite déclaration et soustenir la quallité d'escuyer, par eux et tours prédécesseurs prise, et porter mesmes armes que celles portées par la première déclaration. Arbre généalogique de la famille des prédécesseurs,seigneurs de la Motte-Rouge, site en la paroisse de Hénansat, evesché de St-Brieuc, par laquelle ledit Anthoine de la Motte, escuyer, sr de la Motte Rouge articule qu'il est fils, héritier principal et noble de défunt Pierre de la Motte, escuyer, en son vivant, sr de la Motte Rouge, et de damoizelle Renée Thomas, sa compagne, et le dict Pierre de la Motte fils aisné, héritier principal et le dict noble de deffunct escuyer Jan de la Motte et de damoiselle Julienne de Quéralbault, fille de deffunct messire Aubel (Abel) de Quéralbault et de dame Gillette de Trécesson, ses père et mère, seigneur et dame de Cardelan ; Jean de la Motte était aussi fils aisné, héritier principal et noble d'escuyer Jacques de la Motte, et de damoizelle Catherine Roussel, fille aisnée du nom et maison noble du Val-Roussel ; le dict Jacques de la Motte était fils de Julien de la Motte et de damoiselle Margueritte de Bréhand ; ledit Julien était fils de François de la Motte et de damoizelle Jeanne Rouxel ; et le dict François de la Motte était fils unique de Jan de la Motte et de damoizelle Marie des Nos; et lequel Jan était fils aisné, héritier principal et noble d'escuyer Rolland de la Motte et damoiselle Hellaine Le Fesle, aussi seigneur et dame de la Motte-Rouge. Autre arbre genealogique qui faict voir que François, Pierre et Estienne de la Motte, frères, sont entants d'Estienne de la Motte, escuyer, sr du Tertre, sçavoir, le dict François et Pierre de la Motte de son premier mariage, avecq damoizelle Estienette Jan; et le dict Estienne du second mariage avec dame Guillemette du la Guérande et que Allain de la Motte est fils de Jean et de damoiselle Marguerite de Champin, ses père et mère ; Guy de la Motte, fils de Gilles de la Motte et de damoizelle Hélène de la Bouexière les dits Estienne. Jan et Gilles de la Motte étaient fils savoir le dit Estienne, aisné, héritier principal et noble et les dits Jean et Gilles, ses juveigneurs, d'autres Gilles de la Motte, escuyer, sr du Tertre, et de damoiselle Anastasie Bouau, sa compagne, fille de la maison noble du Prédero. Le dict Gilles de la Motte était fils puisné de Jean de la Motte, escuyer, sr de la Roche-Dreux, et de dame Catherine de Trémereuc, sa compagne, le dict Jean de la Motte fut l'un des fils puisnés de Julien de la Motte, escuyer. sr de la Motte-Rouge, et de damoizelle Marguerite de Bréhand, ses père et mère, qui laissèrent pour leur fils aisné, héritier principal et noble, Jacques de la Motte. Arbre de généalogie par laquette le dict de la Motte, escuyer, sr du St-Esprit, articule qu'il est fils aisné, héritier principal et noble de deffunt escuyer Louis de la Motte, en son vivant, sr de Méville, et de damoiselle Raoulette de la Selle, sa compagne, fille aisnée, héritière principale et noble d'escuyer Fleury de la Selle, cadet de la maison noble de la Seccardais et damoizelle Fleurye Léziart, cadette de la maison noble de la Léziardière, ses père et mère, et du dict René de la Motte, sr du Cardavy, son frère puisné. Louis de la Motte était issu fils puisné du deffunt Jacques de la Motte et de damoizelle Anne Berthelenier, fille de damoizelle Jeanne de Lorgeril, héritière de Guyenne de Lorgeril, héritière de la maison noble de Tramans (voir Histoire de Tramain, page n° 4), qui fut mariée au Val-Poulain, sr et damoizelle du St-Esprit; Jacques de la Motte et la dite Berthelenier, sr et damoiselle du St-Esprit, eurent pour fils aisné, héritier principal et noble. Philippe de la Motte, sr du St-Esprit, qui épouza damoiselle Marie Le Voyer, duquel mariage était issu Tanguy de la Motte, sr du Saint-Esprit.qui mourut sans hoirs de corps ; Jacques de la Motte, sr du Saint-Esprit, juveineur d'autre Jacques de la Motte, escuyer, sr de la Motte-Rouge, qui avait pour frère puisné, Jean de la Motte, sr de la Roche-Droux, qui tous trois estaient issus enfants de deffunt noble escuyer Jullien de la Motte et de damoiselle Magueritte de Brehand, en leur vivant, sr et dame du Saint-Esprit Jacques de la Motte, vivant sr de la Motte-Rouge, Guy, fils aine, héritier principal et noble estait de Jullien de la Motte et frère ainé dudit Jacques de la Motte, sr du Saint-Esprit. Quatre inductions d'actes et pièces produites par lesdits deffendeurs par l'une desquelles escuyer Anthoine de la Motte, chef de nom et armes de la Motte-Rouge faisant, tant pour luy, que pour escuyers Jean et Allain de la Motte, sr de la Garenne et de Saint-Gilles, ses frères puisnés, issus du mariage d'entre de deffunct escuyer Pierre de la Motte et de dffuncte damotiselle RenéeThomas,decedée depuis les deux mois derniers et leurs successions encore indivises, et autres escuyers Charles, François et Jacques de la Motte, ses enfants. Issus du mariage d'entre il et damoiselle Françoise Regnault, sr et dame de la Motte-Rouge, à présent, et Gilles-Allain de la Motte, fils dudit Jean et de damoiselle Anne Goudret, lesquels auraient conclu à ce qu'il pleust à la dicte chambre les maintenir et leurs descendants en mariage légitime, de prendre la quallité de nobles et d'escuyers, par eux et leurs prédécesseurs prise, et avoir armes écussons, timbres appartenant a leur qualité, et à jouir de tous droits, franchises. Prééminence, et privilèges, attribués aux nobles de cette province, et ordonner que leurs noms soient employez et insérés au role et catalogue des nobles de la sénéchaussée de Rennes, estant issus d'ancienne extraction noble; induction d'actes et pièces dudict de la Motte, escuyer sr du Verger, concluant à ce qu'il pleust à ia dite chambre de maintenir dans les qualités de noble et d'escuyer, prise par luy et ses prédécesseurs, et autres qualités prérogatives et marques de noblesse qui seront attribuées à Anthoine de la Motte, escuyer sr de la Motte-Rouge, représentant l'aisné de la famille et qu'il sera inséré au rang des autres nobles de cette province, sur le catalogue du ressort de la sénéchaussée de Rennes induction d'actes dudict François de la Motte, escuyer. sr Trémaugon, fils ainé, héritier principal et noble de feu Etienne de la Motte, escuyer, Sr du Tertre et de damoiselle Etiennette Jan, sa compagne. Faisant tant pour luy, que pour Pierre de la Motte, escuyer, sr de la Villehagan, et Estienne de la Motte, escuyer, sr du Tertre, ses frères puisnés, concluant à ce qu'il pleust à ladite chambre de les maintenir et les garder dans leur qualité de noble et d'escuyer, comme étant issus d'antienne extraction noble, et qu'il leur soit permis, à eux et à leurs descendants, de prendre, tant ainsy qu'au passé, les qualités de noble et d'essayer et de jouir des franchises, immunités et autres privées attribués aux nobles comme les autres nobles de la province, et que leurs noms soient insérés dans le catalogue qui sera fait des véritables nobles, sous le ressort de la sénéchaussée de Rennes, a Lamballe ; Induction d'actes et pièces produites par escuyers Pierre de la Motte, sr du Saint-Esprit, originaire de la maison noble de la Hougnardière, paroisse de Saint-Martin-de-Mezières, evesché et sénéchaussée de Rennes, faisant, tant pour luy, que pour escuyer René de la Motte, sr du Cardavy, son frère puisné ; concluant à ce qu'il pleust à ladite chambre, faisant droit sur l'instance, de déclarer nobles et issus d'antienne extraction noble, comme tel leur sera permis et à tours descendants en mariage légitime, de prendre la qualité de noble et d'escuyer, par eux et leurs prédécesseurs prise, maintenue, et avoir armes et écussons timbrés, appartenant à leurs qualités et à jouir de tous droits et franchises prééminences et prérogatives, attribués aux nobles de cette province et ordonné que leurs noms seront employés et insérés au nombre et catalogue de la sénéchaussée de Rennes. Les dites quatre inductions ci-dessus certées, signifiées à Guillaume Raoul, conseiller en la Cour, faizant la fonction du Procureur général du Roy, les 11e. 13e. et 14e. jours de décembre 1668; conclusion du Procureur général du Roy et tout considéré La Chambre, faisant droit sur les instances, a déclaré et, déclare les dits Anthoine, Charles, François, Jacques, Jan, Gilles-Allain, Allain. Pierre, René, autre Gilles, Guy, autre Allain, autre Jan, Mathurin, autre François, autre Pierre, autre René et Estienne de la Motte, nobles et, comme tels, leur a permis et à leurs descendants en mariage légitime, de prendre la qualité d'escuyer et les a maintenus au droit d'avoir armes et écussons timbrés, apartenant à leur quallité, et à jouir de tous droits, franchises, prééminences et privilèges, attribués aux nobles de cette province, et ordonne que leurs noms seront employés aux rooles et catalogues de la sénéchaussée de Rennes. Faict en la dite Chambre de Rennes. Extrait des notes de M le vicomte Odon du Hautais : Les La Motte de la Motte-Rouge.  


 

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 19:14

la Motte-Rouge. -Cette terre, qui n'a cessé d'être habitée jusqu'à nos jours, et dont le château, est de construction moderne, était, suivant un aveu du 7 juillet 1604, -« tenue en juveigneurie et parage de la sei gneurie de Montafilant , au Chemin-Chaussée. » -Elle était possédée , en 1423 , par Rolland de la Motte ; en 1538 , par François de la Motte (minu du 13 octobre); en 1570, par Jean de la Motte, écuyer, qui, le 20 novembre de celte année, présente un minu pour le rachat de Jacques de la Motte ; en 1604, par Jean de la Motte, écuyer, juveigneur de Montafilant ; en 1691, par Charles de la Motte, écuyer, également juveigneur de Montafilant ; en 1723, par autre Charles de la Motte (minu du 2 janvier), et en 1769, par Toussaint de la Motte, chevalier, sieur de la Motte rouge.

 

 

 


 

-Cette seigneurie avait droit de prééminence en l'église, avec banc, enfeu et chapelle privative ; elle devait pour cette cause à la fabrique, en 1542, quatre sous tournois de rente soussignants, escuyer Anthoine de la Motte, seigneur de la Motte Rouge, y demeurant,paroisse de Hénansal évêché de Saint-Brieuc, lequel nous a requis vouloir nous transporter audit lieu de la Motte-Rouge et de nous transporter aux églises de Hénansal, et de la Boüillie, tant qu'a la chapelle de Saint-Gilles, dépendant du dit lieu de la Motte-Rouge, ponr luy rapporter le présent procès verbal de l'écusson de ses armes situé aux dits lieux, a quoy nous serions accordé. Etant audit lieu de la maison et manoir de la Motte-Rouge, nous a fait monter en une chambre haute, étant sur la cuisine de la maison, où estant, le dit sieur de la Motte nous aurait fait remarquer au manteau de la cheminée de la dite chambre, qui est une pierre de taille, un écusson relevé en bosse, soutenu et porté par un cordon lequel écusson parait avoir été peint de sable à un frotté d'or, sans être gravé dans la dite taille; et dans les panneaux de la vitre de la cuisine et de la dite chambre avons pareillement remarqué y avoir deux écussons de pareille couleur et même étant fort effacés à cause de leur vieillesse et caducité et d'icelle maison, nous nous sommes transportés jusqu'au bourg du dit Hénansal, où estant, nous avions, de compagnie du sieur de la Motte, entré dans la dite église dans ia nef de laquelle, ledit sieur nous aurait montré un grand escabeau de bois, étant situé au haut de la dite nef. du coté de l'évangile, proche l'autel de saint Jacques, qui joint au pignon qui fait la séparation d'entre le choeur de la dite église et la nef d'icelle étant iceluy pignon soutenu de deux piliers et dans celuy, situé avis dudit escabeau, du côté du midy, nous a iceluy fait remarquer un écusson, coupé en fretté, dans ta taille du dit pilier, lequel écusson le dit sieur de la Motte nous a dit être le même que te précédent et qu'il dépend de la dite maison et manoir de la Motte Rouge Et dudit Hénansal nous sommes, tous de compagnie transportés jusqu'au dit lieu de la Boüillie et aurions entré dans icelle église de la Boüillie, où estant le dit sr de la Motte nous a montré pareillement un grand escabeau étant situé du côté de l'épitre, joignant le marche-pied du grand autel du dit lieu de la Boüillie, de l'autre côté la longère, du côté du midy de la dite église au-dessus duquel escabeau il y a deux chaises, lesquelles le dit sr de la Motte a dit dépendre du dit escabeau et lui appartenir, et a côté du choeur de la dite église, le dit sr de la Motte nous a montré une grande pierre tombale sur laquelle il y a un écusson relevé en bosse, de la hauteur de deux doigts lequel écusson est un fretté fort usé par vieillesse et dans la grande vitre de la dite église de la Boüillie avons pareillement remarqué qu'au panneau, le plus haut d'icelle du côté de l'épître, y est un écusson de sable au fretté d'or et dans une autre vitre étant dans la dite longère du corps de la dite église, du côté du midy. située Icelle vitre au-dessus dudit escabeau il y a pareillement deux écussons ; l'un jusqu'à la pointe d'en haut de la dite vitre et l'autre plus bas, étant de pareille couleur et métail que les précédents, sans qu'en icelles vitres il y ait autres armes ny écussons et de l'issüe, nous sommes, pareillement de compagnie,transportés jusques à ladite chapelle de Saint-Gilles, dépendant du dit lieu de la Motte Rouge, située près le grand chemin ferré qui conduit à la ville du Chemin-Chaussée a Saint-Alban et nous ayant, le dit sr de la Motte, fait entrer en icelle chapelle, nous a montré et fait voir au-dessus d'une fenêtre, située dans le pignon du soleil levant, proche le grand autel de la dite chapelle du côté de l'épître, un écusson à un fretté étant dans les tailles de la dite fenêtre, relevé en bosse d'environ trois bons doigts; ledit écusson supporté d'un gros cordon entortillé, de la même taille; et ayant sortis de la dite chapelle, le dit sieur nous a montré et fait voir, au haut du pignon de la dite chapelle, du bout vers le soleil couché, au-dessous du campannier où est situé la cloche de la ditte chapelle, un pareil écusson que le précédent, relevé pareillement dans la taille dudit pignon, de la hauteur d'environ trois bouts de doigts; lequel écusson est aussi un fretté entouré et supporté d'un gros cordon entortillé de la même taille. De tout quoy, le, nous requérant le dit sr de la Motte, luy avons rapporté le présent pros verbal des dites armoyries, pour luy valoir et servir où appartiendra. Par nous, notaire des cours et baronnies de la Hunaudaye, Montafilan, au sge du Chemin- Chaussée, avec submission y jurée, sous les seings dudit de la Motte et les nôtres. Fait tant aux dits lieux des églises de Hénansal, la Boüillie. que chapelle de Saint-Gilles, le 21e jour de novembre 1668, tant avant qu'après midy dudit jour ; ainsi signé Anthoine de la Motte, tostivin notaire et Francois Collet autre notaire avec paraphe. Fidèlement collationné et conpulsé à l'original en papier, représenté et apparu par messire Joseph Toussaint de la Motte, de la la maison de Dinan, chef de nom et d'armes, chevalier seigneur de la Motte-Rouge, auquel nous l'avons rendu, par nous, conseiller du Roy et son senechal en la sénéchaussée royale de Jugon, en présence du substitut de M. le procureur-général du Roy, en icelle, et de notre greffier qui a signé avec nous et le dit rester apposé le sceau de cette sénéchaussée.

A Jugon. Le 24 octobre 1774

Signé Neuvillègue,

scellé avec sceau à 3 fleurs de lys.

Bugnat greffier.


 

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 13:30

 

 

 

Armoiries de Guémadeuc ; de Vaucler -alias de la Motte ; de Rieux

 

Plus heureux que le Guémadeuc dont il ne reste plus une muraille, le Vaucler a été cependant inutile à diverses reprises. Il ne lui reste plus qu'une tour, et sa charpente a été en partie abaissée; mais si amoindri qu'il soit, ses douves et ses étangs comblés, il ne présente pas moins de respectables vestiges de sa vieille origine. Les fenêtres de sa façade, près du toit, aux armoiries de leurs anciens propriétaires, et son pignon avec pierres sculptées en bordure lui ont conserve son caractère seigneurial. Nous avons déjà donné les armoiries des Tournemine de la Hunaudaye. Les sires du Vaucler (de Rieux d'Asserac), alliés des précédents, portaient : « d'azur à dix besans d'or, 4,3,2,1 ». Le Vaucler, qui s'orthographie aujourd'hui Vauclair a pour étymologie les deux mots latins : Vallis clara, le Val illustre. Les armes qui marquent au front le noble vieillard sont comme un sceau indélébile que la caducité ne saurait lui faire perdre. Dès 1436, le Vaucler jouissait d'un droit de foire à la chapelle Saint-Jacques. Le 24 mai de cette année, des lettres-patentes de « Jehan, duc de Bretagne, seigneur de Penthièvre » concédèrent à Guyon de la Motte, seigneur du Vaucler, « droict de foire en la dicte chapelle, estant es fiefs du dict seigneur du Vaucler, pour en jouir eux et leurs successeurs, avec coustumes, devoirs, amendes et aultres droicts», la dicte seigneurie du Vaucler se trouvant réunie dans celle de Montaffilant eu la personne du comte de Rieux Un Aveu de 1551 reconnaît au sire du Vaucler, en outre des droits de bouteillage et aultres droicts de fondation, celui de visiter et étalonner les mesures, à l'Assemblée qui se tient le dict jour de Saint-Jacques, autour de la chapelle Le 15 juin 1569, la veuve du sire de La Motte, seigneur du Vaucler, est Catherine de Tournemine qui, en sa qualité de tutrice de ses enfants mineurs, rend aveu à la seigneurie de Penthièvre pour partie de la terre du Vaucler. Elle s'inféode « des droicts d'enfeux, sépultures, chapelles, armoiries, tombeaux, bancs, lisières et aultres droicts dans la chapelle St-Jacques. Dans le procès de 1746, les témoins déclareront que l'écusson « d'argent à trois barres de gueules engreslées» qui étaient les armes pleines du Vaucler avaient autrefois existé au-dessus de la principale vitre du maitre-autel de ladite chapelle ; que le « Cep et collier de la seigneurie du Vaucler était placé de temps immémorial près de la porte de la chapelle; enfin que les Plaids généraux de la juridiction rlu Vaucler se tenaient tous les ans et sans assignation, près de ladite porte, la veille du jour saint Jacques, patron de ladite chapelle. Contre ces prétentions, le seigneur de Bienassis n'avait à faire valoir qu'un mandement de l'Official de Saint-Brieuc du 26 août 1484 et un procès verbal d'août 1526, réservant en sa faveur certains droits de chapelainie et la fondation, à Saint-Jacques, de quelques messes. En 1785, les choses ont changé. Une lettre de M. Jehannès du Haut-Champ, régisseur de Bienassis, nous apprend que M. le comte de la Ville-Théart se préoccupe de faire payer par les vassaux de Pléneuf les rachapts non acquittés au comte de Rieux, son vendeur. Saint-Jacques, avec sa chapelle, y est mentionné. Le projet de vente que nous avons sous les yeux : un fief de haute justice, en la paroisse de la Bouillie, nommé le baillage de la Hunaudaye ; 2° le baillage de Montafilant (même paroisse) ; 3° le baillage du Vaucler (même paroisse) sur lequel était duc une rente aux Augustins de Lamballe, pour fondation de messes « pour le repos des âmes des ancêtres de Monseigneur (le comte de Rieux) ; 4° le droit aux foires et marchés du Chemin-Chaussé, c'est à- dire seulement « du côté de la Bouillie, dans la Rue du Chemin-Chaussé, etc. ; 5° en la paroisse de Saint-Alban, le baillage du Vaucler et de Horiolo, en cette paroisse, y compris a les droits de fondation de l'église paroissiale de St-Alban, tels qu'ils sont reconnus par la transaction passée avec M. le prince d'Aremberg, ainsi que les droits sur la chapelle de Saint-Jacques (voir La chapelle St Jacques en Saint-Alban). Extrait de la Baronnie de la Hunaudaye et les environs du Val-André. Le Vauclerc était uni seigneurie importante de Pléneuf qui possédait quelques droits très limités à Planguenoual, sur quelques maisons situées au village de Lesjuhel. En 1386 Olivier du Vauclerc en était le seigneur, étant mort sans enfants sa succession passa à Guy Bouetel, chevalier, qui à son décès vers 1427 laissa ses biens à Margot de la Motte, sa femme. Guyon de la Motte, chevalier, déjà seigneur d'un autre Vauclerc près Moncontour, en hérita et Le Vauclerc resta dans cette, famille jusqu'au XVIe siècle; elle passa aux seigneurs de la Hunaudaye par alliance. Le Vauclerc n'avait des droits que sur quelques maisons du village de Lesjuhel, Le Guemadeuc quelques fiefs et bailliages et la métairie de la Vallée. (Extrait de la paroisse de Planguenoual, par le vicomte de Lourmel).

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 15:29

 

 

 

 

L'ancienne église de Saint-Jouan de l'Isle (plan ci-dessus -étoile rouge) nous est ainsi décrite : église remaniée à plusieurs époques ; une nef avec chapelles collatérales ; dans celle du sud, fenêtre du XVe siècle avec quelques petits débris de la verrière ; l'autre porte la date de 1623 ainsi que le porche surmonté d'un écusson écartelé de Landujan et... La chapelle sud montre un écu en bannière martelé (La Moussaye) au dessus duquel on lit : « honnour à Moussaye »,

 

 

 

 

et une litre d'écussons martelés (La Moussaye), près desquels se voient quatre fois le mot « honnour. » Dans le chevet daté de 1674, est encadrée une crédence du quinzième siècle, au-dessus de laquelle on lit les noms de I. Poulain et de P. I. Poirier. Au maître-autel, tableau du dix-septième siècle avec représentation des donateurs ; « blason de sable au lion morné d'argent » . Dans le choeur, sur le mur, le même lion en alliance avec trois quintefeuilles, deux et un, le tout martelé. Ci-dessous armoiries Landujan et celles décrites.

 

 

Près du choeur une tombe portant une figure de femme, les pieds appuyés sur un chien, sans armoiries. -Ci dessous cloché éditions Le Flohic.  

 

 

 

 

Dans la longère nord, enfeu avec arc en anse de panier et accolade, bouché maintenant,

 

 

 

 

Dans la chapelle nord, croix fleurdelisée, cantonnée de quatre écussons, (Landujan et alliances) et une autre tombe de prêtre.


 

 

 

L'actuelle église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jouan nous est ainsi décrite par Couffon : -En forme de croix latine avec clocher extérieur et choeur cantonné de deux chapelles ouvrant également sur le transept. En avril 1894, le ministre accorda un secours de 12.000 fr. pour la reconstruction de l'église qui fut bénite le 17 janvier 1897. Elle est due aux plans de M. Angier. Mobilier : Statue ancienne de saint Armel. -Ci dessous, cliché édition Le Flohic.

 

 

 

piscine du XVIe siècle. réemployée; statue tumulaire d'une dame de la Maison de la Moussaye dans la chapelle des fonts; et, au bas de la nef, pierre avec inscription gothique « honour a Moussaye ».

 

 


 

 

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 16:56

Une route conduit, vers le sud, à Bréhinier en Plestan, ancienne demeure des La Fontaine, fondus en 1605 dans Lescu de la Mancellière. Jacques de Lescu, Sgr de la Mancellière, près Dol, et du Colombier, en Lanvallay, près Dinan, époux de Marguerite de la Fontaine, dame de Bréhigné et de Carcouët, était chevalier de l'Ordre du Roi dès 1608. Le manoir de Bréhigné est sans style, mais conserve un bel écusson écartelé de Lescu, de la Fontaine, d'Acigné et de Monterfil du Colombier, entouré du collier de l'Ordre de St-Michel. Marie-Gabrielle de Lescu, petite-fille de Marguerite de la Fontaine, épousa en 1690 Jean d'Acigné, Marquis de Carnavalet, lequel a peut-être fait placer cette litre. A l'orée du champ voisin, sur la route de Saint-Igneuc à La Malhoure, se dresse une belle chapelle ruinée qui dépendait de Bréhinier. On y retrouve, â l'intérieur, le blason seul des la Fontaine, et, sur la principale porte, un mi-parti de la Fontaine et d'un léopard, tenu par deux anges, du XVIe siècle. Ce devait être une des plus belles chapelles rurales des environs de Lamballe. Les statues qu'elle renfermait ont été transportées â l'ancien manoir. Frotier de la Messelière

 

 

La chapelle disarue du Bréhinier, la statue de la Vierge, en chêne haute de 1 mètre 20, et quelques armoiries : écartelé de l'Escu, de la Fontaine, d'Acigné et de Monterfil. En la partie centrale, on distingue les armoiries figurant sur l'église de la Malhoure et provenant de la chapelle de Bréhinier : deux anges encadrant un mi parti : de la Fontaine qui possédait dès le déut du XVe siècle;  la terre du Bréhinier où apparaît en 1427 Thomas de la Rivière et sa mère. Cette famille de la Rivière disposait aussi des terres de Keroni en Plelan, de la Cochais en Plorec, et dont les armoiries étaient : " d'azur à la bande nouée  d'or, accompagné de trois coquilles d'argentet sans doute les armoiries Boschier "d'argent au lion d'azur ; au chef de gueules". Marguerite Boschier était la mère de Thomas, Guillaume et Jean de La Fontaine qui vivaient au début du XVIe siècle -mentionnés ci-dessous.

 

Seigneurie de Bréhinier : extrait des aveux rendus à la seigneurie ; -extrait d'une procédure intentée par Guillemette de Lorgeril, veuve de François de La Fontaine, pour conserver les droits de fief et de juridiction ; -fermes de la dime ; -procédure au sujet d'un aveu fourni par le sieur de La Ville-Berno. (Les seigneuries de Carcouet et de Bréhinier, en Plestan, relevaient de Lamballe; Bréhinier jouissait de la haute justice, en vertu de lettres confirmatives du duc d'Étampes du 18 décembre 1555. -Seigneurs de Carcouet : au XVe siècle, Alain et Juhel Rolland; Guillemette Rolland, et Bertrand de La Moussaye, son mari ; Guillaume de La Moussaye ; au XVIe, Arthur et Jean de La Moussaye ; au XVIIe Thomas de La Moussaye. -Seigneurs de Bréhinier : au XVe siècle, Marguerite Boschier; Thomas, Guillaume et Jean de La Fontaine ; au XVIe, Pierre, Thomas, Jacques et François de La Fontaine; au XVIIe, Marguerite de La Fontaine et Jacques de Lescu, son mari ; Jean de Lescu. -Seigneurs de Carcouet et Bréhinier : au XVIIe, Amaury et Jean-Baptiste de La Moussaye ; XVIIIe, Charles, Joseph, Anne et François de La Moussaye.

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 15:31

 

 

 

 

 

 

 

 

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