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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 05:32

 

E pardon Spezed e oan bet
Ur plac'h yaouank am eus kavet

'Barzh ar park vras hon eus kousket
Ur verol bras am eus paket

D'an ospital on bet kaset
War an daol vras on bet lakaet

Ha ma l... bras 'zo bet troc'het
Dre ar prenestr eo bet kaset

Ur meil ki-bleiz 'zo tremenet
Ha ma l... bras e-neus debret

Ha ma l... bras e-neus debret
Hag ar c'hi-bleiz a zo marvet

E pardon Spezed e oan bet
Ur plac'h yaouank am eus kavet


 

 

 

Au pardon de Spezet, j'avais été 

Une jeune fille, j'avais trouvé

 

Dans un grand champ, nous avons couché

La grande vérole, j'ai attrapé

 

A l'hôpital, j'ai été envoyé

Sur une grande table, j'ai été placé

 

Et ma grande qu... a été coupée

Par la fenêtre, a été jetée

 

Un énorme chien-loup est passé

Et ma grande qu... il a mangé

 

Et ma grande qu... , il a mangé

Et le chien-loup est mort

 

Au pardon de Spezet, j'avais été

Une jeune fille, j'avais trouvé

 

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 16:27

 

 

Les événements que je vais rassembler sont étrangers à l'histoire de la Belgique; mais en sortant pour un moment du cercle prescrit à nos recherches historiques, j'ai compté sur l'indulgence de l'académie. Ces provinces n'ont point été le théâtre des faits dont je l'entretiendrai ; mais elles ont vu naître celle qui en fut l'âme, qui sut les préparer et les conduire avec une prudence et un courage que l'histoire a rarement eu l'occasion de célébrer dans un sexe que la nature semble avoir formé pour régner sur les cœurs, plutôt que pour combattre les hommes. A ce titre, sans doute, les actions qui ont illustré la vie de Jeanne de Flandre , comtesse de Montfort, ont droit de nous intéresser. Aucun des écrivains belgiques n'a encore payé à sa mémoire le tribut de reconnaissance qu'elle avait droit d'attendre de la postérité. Quelques-uns nous ont à peine avertis de son existence ; d'autres, au milieu du cercle immense qu'embrassent leurs annales, ont à peine arrêté leurs regards sur sa vie, agitée presque toute entière par une tutelle orageuse. D'ailleurs ces traits, épars dans de prolixes recueils, ne forment qu'un tableau morcelé dans toutes ses parties, et qui ne satisfait que faiblement le lecteur sur les brillantes qualités de cette héroïne : C'est à rassembler ces traits divers que je destine cet écrit; et peut-être me saura-t-on gré d'avoir, en quelque sorte, tiré des ténèbres une princesse flamande qui fut la Sémiramis du quatorzième siècle, et qui mérita, par ses vertus et par son courage, l'admiration de ses contemporains et celle de la postérité. L'annaliste Meyerus et le chronologiste Panckoucke donnent le nom de Marguerite, et Pierre d'Oudegherst celui d'Ysabeau à cette princesse, que Vredius, Ste Marthe, d'Argentré, Lobineau, Desfontaines, et tous les histo riens, tant français que bretons, appellent Jeanne de Flandre. Je ne fais ici cette observation, que pour relever une erreur involontairement échappée à quelques historiens flamands, et pour avertir ceux qui voudraient un jour s'occuper de l'histoire de Flandre , de restituer à la comtesse de Montfort son véritable nom. Une inadvertance onomastique peut, en histoire surtout, conduire à des erreurs. Elle sème d'épines la marche de l'écrivain; elle trompe et elle égare la mémoire du lecteur. Jeanne de Flandre avait reçu le jour de Louis, comte de Nevers et de Rhetel, fils de Robert de Béthune, comte de Flandre, et d'Yolende de Bourgogne. Louis de Nevers, que le droit de primogéniture destinait à régner sur la Flandre, avait cessé d'être peu de mois (1322) avant Robert son père. Je ne rappellerai point ici les débats qu'entraîna la mort de ces deux princes, et qui se terminèrent à l'avantage de Louis de Créci, malgré les prétentions de Robert de Cassel, son oncle. Je remarquerai seulement que peu d'années après que la possession de la Flandre fut assurée à Louis de Créci, Jeanne sa sœur s'allia avec un prince que les vicissitudes humaines appelèrent dans la suite au duché de Bretagne. Ce prince était fils d'Yolende de Dreux, comtesse de Montfort et seconde épouse de Arthur II, duc de Bretagne son père. Celui-ci avait eu pour successeur Jean III, né d'un premier hymen avec l'héritière du vicomte de Limoges. Jean III se voyant sans espoir d'avoir des enfants, et voulant prévenir les troubles que sa succession pourrait causer un jour, avait conclu avec Charles de Blois le mariage de sa nièce Jeanne de Penthièvre, fille de Gui de Penthièvre, mort depuis quelque temps, et comme lui ne' de Jean II et de la vicomtesse de Limoges. Le gage de cette union avait été la donation du duché de Bretagne. Les précautions du donateur n'empêchèrent pas cependant que sa mort n'attirât sur la Bretagne tous les maux qu'il avait voulu prévenir. Ce prince avait accompagné Philippe de Valois dans la Flandre, alors soulevée contre Louis de Créci, que l'appui d'Edouard III et le génie factieux de Jacques d'Artevelde avaient contraint d'abandonner ses états. Jeanne de Flandre, qu'affligeaient les malheurs de son frère, et qui, à cette époque, ne voyait dans Edouard qu'un ennemi puissant qui avait aidé d'Artevelde à ébranler le trône de Louis de Créci, ne s'attendait point sans doute qu'un jour ce même monarque deviendrait le défenseur le plus ardent du comte de Montfort son époux. En effet, Jean III revenant de Flandre à la faveur d'une trêve conclue entre Edouard et Philippe de Valois, tomba malade à Caen, et y mourut l'an 1341. Sa mort arma Charles de Blois et le comte de Montfort. Ils se virent bientôt l'un et l'autre à la tête d'un parti nombreux. Chacun d'eux fit valoir les droits qu'il croyait avoir au duché de Bretagne, et les soutint par tous les moyens que la politique et la force pouvaient lui fournir. Les événements qui signalèrent d'abord cette querelle sanglante ne sont pas du ressort de cette dissertation. Il suffit de dire qu'après des succès éclatants, le comte de Montfort, obligé de se rendre prisonnier, fut conduit à Paris par les ordres de Philippe de Valois, qui s'était déclaré pour Charles de Blois, et qu'il y fut enfermé dans la tour du Louvre. C'est à cette époque principalement que commence la vie politique et guerrière de Jeanne de Flandre. C'en était fait des espérances du comte de Montfort, quoi que le plus grand nombre des seigneurs de la province se fût déclaré pour lui, et sa captivité devait entraîner toute la Bretagne dans le parti de son concurrent, si Jeanne de Flandre n'avait opposé son courage aux malheurs dont la for tune semblait l'accabler. Ce que tout autre qu'elle eût à peine osé tenter, elle l'exécuta avec un succès qui peut-être surpassa son attente. Elle rassura les esprits abattus , et em pêcha la révolution en arrêtant, par sa prudence et sa fer meté, la défection des partisans de son mari. L'affection de la noblesse paraissait chancelante; elle eut assez d'autorité pour la retenir dans le devoir. Il était à craindre que les soldats, privés de leur chef accoutumé , ne désertassent leurs drapeaux ; elle se montra bientôt capable d'affronter avec eux les périls les plus grands. Elle doutait de la fidélité des bourgeois de plusieurs villes ; elle sut leur commander le respect et l'obéissance, et les maintenir dans ses intérêts. « Cette dame » dit d'Argentré, « avait bien le cœur tel, que jamais siècle n'en rencontra semblable en son sexe.» Pour déjouer les projets du comte de Blois, il fallait enchaîner les cœurs à sa cause, et Jeanne savait combien le peuple bre ton avait toujours chéri le sang de ses souverains. Ce que l'immortelle fondatrice de cette académie exécuta dans ce siècle avec tant de succès auprès de ses braves et fidèles Hongrois, la comtesse de Montfort le tenta avec le même succès auprès des Bretons. Lorsqu'elle apprit la nouvelle de la détention de son mari, elle était à Rennes avec son fils encore enfant et le gage précieux de leur hymen. Aussitôt elle prend le jeune prince, le mène avec elle dans toutes les places qui tenaient pour son mari, et le montrant au peuple : mes amis, disait-elle, j'espère que monseigneur sortira de là où il est, tost ou tard ; mais si Dieu nous défavorise tant qu'il y demeure, voicy son enfant légitime de son sang et nourry sous espérance, que par la grâce de Dieu, il sera un jour homme de bien et de valeur, et croissant rétablira la perte du père et mal gré ses ennemis, lesquels cette heure lui occupent la terre.

 

 

 

 

Cette princesse qui, pour me servir de l'expression de Froissard, avait courage d'homme et cœur de lion, et qui joignait à cela une grande habileté dans les négociations renforça en même temps les garnisons des villes, en fit réparer les endroits faibles, et fixa par ses libéralités la bonne volonté de tous ceux qui portaient les armes pour son parti. L'hiver condamnait alors les guerriers à l'inaction ; mais Jeanne, du sein d'Hennebon où elle s'était retirée, étendait son active vigilance sur tout ce qui pouvait assurer sa défense, tandis que son rival sollicitait contre elle à la cour de France le secours de Philippe de Valois. La guerre se ralluma dès le commencement du printemps ; et Charles de Biois, aidé de 12,000 Français, s'empara d'abord de la ville de Rennes, dont la perte fut suivie encore de la défection de plusieurs seigneurs bretons. Jeanne, de son côté, avait fait négocier auprès d'Edouard III ; mais les troupes que ce monarque avait promis de lui fournir, ne purent partir assez tôt pour arrêter les progrès de Charles de Blois, qui vint mettre le siège devant Hennebon, dans l'espoir d'assurer la conquête de la province entière par la prise de cette place, où la comtesse de Montfbrt était enfermée avec son fils. Le danger était imminent. Enveloppée d'une armée formidable, Jeanne de Flandre serait infailliblement tombée au pouvoir de son ennemi, si elle n'eût eu que les vertus de son sexe, et si, en s'élevant au-dessus de l'infortune, elle n'eût fait passer dans l'âme de ses partisans le courage impétueux qui l'animait elle-même, a Jamais, dit d'Argentré, « Amazone ne se montra si vertueuse, ayant fait un exploit de la plus grande hardiesse qu'oncques homme eût sçu aviser.  A la vue de l'armée ennemie qui s'était avancée jusques sous les murs d'Hennebon, elle fait sonner le tocsin, et donne l'ordre à tous les habitants de prendre les armes. Elle-même, armée de toutes pièces, et, comme une autre Camille, montée sur un cheval de bataille, elle parcourt toutes les rues de la ville, renforce les endroits les plus exposés, et exhorte le peuple à se défendre vaillamment.  Enflammées par son exemple, les femmes du commun et les dames mêmes s'empressent à l'envi de concourir à la défense de la place en portant des pierres aux créneaux, et sur les murs de la chaux vive et des pots-à-feu, pour les jeter sur les assiégeants. Après avoir partout établi l'ordre, assuré les postes, et échauffé tous les cœurs, elle monte au haut d'une tour pour observer la position et l'état du camp ennemi. Elle l'aperçoit sans défense du côté opposé à celui où se donnait l'assaut. Aussitôt elle remonte à cheval, et suivie de 300 hommes d'élite, elle sort de la ville, dérobe sa marche à l'ennemi, pénètre dans le camp et livre au pillage et aux flammes les tentes et les bagages qui n'étaient gardés que par des valets. Après cette expédition, elle veut rentrer dans la ville ; mais l'ennemi averti par les flammes lui coupe la retraite. Jeanne, sans s'étonner, rallie sa troupe, lui ordonne de la suivre et dirige sa route vers la ville d'Aurai. L'ignorance où l'on était de son sort avait répandu la consternation parmi les assiégés; mais au bout de quelques jours, elle arrive à la vue d'Hennebon, escortée de cinq ou six cents cavaliers bien montés et bien armés, et elle y fait entrer ce renfort au bruit, .des instruments militaires, et à la vue du camp ennemi étonné de tant de courage et d'une résolution si audacieuse ».

 

 

 

 

Cependant le siège continuait avec vigueur ; la brèche était déjà ouverte, et l'opiniâtreté de l'ennemi, qui s'était encore accrue par les derniers succès de la comtesse, commençait à répandre le découragement et l'effroi parmi les assiégés, Il avait été proposé de se rendre tandis que la comtesse déterminée à s'ensevelir sous les débris de la ville, ne cessait de rassurer les esprits par l'espoir d'un secours puissant qui devait arriver des ports d'Angleterre. Mais comme si les éléments eussent conspiré contre Jeanne, une tempête violente avait accueilli la flotte anglaise et retardé son arrivée de plus de 40 jours. Désespérant du secours qu'elle attendait, et vaincue en partie par le découragement des habitants, en partie par une négociation secrète qu'elle n'avait pu ni prévoir ni avouer, elle était au moment de voir passer la ville au pouvoir de son rival. Déjà même un détachement ennemi s'avançait pour prendre possession d'une porte qu'on était convenu de lui livrer, lorsque la flotte anglaise parut à l'entrée du port d'Hennebon. Dès lors l'espoir se ralluma dans le cœur de la comtesse et de ses habitants. Mauni, qui commandait l'armée anglaise, fut reçu avec une allégresse et une pompe dignes du service qu'il venait rendre. Des sorties fréquentes autant qu'heureuses affaiblirent l'ennemi, qui, bientôt effrayé de ses pertes et fatigué de la résistance des assiégeants, se détermina à lever le siège. En voyant l'ennemi se retirer, Jeanne ne put modérer sa joie. « Lors » dit Froissard, « elle descend du chastel à joyeuse chière, et vint baiser messire Gaultier de Mauny deux fois ou trois, comme noble et vaillante dame. » Jeanne ne put empêcher Charles de Blois de s'emparer de quelques places; mais ce prince étant venu une seconde fois assiéger Hennebon, une seconde fois l'intrépide activité de Jeanne rendit vains tous ses efforts. Sur ces entrefaites, cette héroïne dont les obstacles ne faisaient qu'irriter le courage, mais à qui la prudence commandait d'être sur ses gardes, passa en Angleterre pour réclamer d'Edouard de nouveaux secours. Elle prouva pendant son séjour dans cette île guerrière et commerçante, qu'elle savait négocier aussi bien qu'elle savait combattre. Elle obtint du monarque britannique un secours de quarante six vaisseaux montés par un grand nombre de seigneurs an glais. Elle éprouva surtout en cette occasion que la noblesse anglaise est rarement insensible au malheur d'autrui, lorsque celui qui en est frappé lui oppose, comme Jeanne, une âme forte et courageuse. Robert comte d'Artois, alors fugitif de la France, sa patrie, fut chargé de commander cette flotte, et sous ce prince guerrier, Jeanne pouvait se promettre de nouveaux succès. Charles de Blois, instruit du secours que l'Angleterre donnait à sa rivale, avait équipé de son côté une flotte formidable, et bientôt les deux armées navales se rencontrèrent. Aussitôt le signal du combat est donné; les pavillons sont arborés avec la bannière de S'-Georges, et les Anglais fondent à pleines voiles sur les vaisseaux de Charles de Blois. Après qu'on eut combattu quelque temps avec un avantage à peu près égal, on en vint à l'abordage. Le théâtre mobile et flottant qui soutenait les deux armées n'effraya point la comtesse de Montfort. Elle développa dans le combat la valeur la plus héroque, et se battit comme le chevalier le plus brave. « Il n'est mémoire » dit d'Argentré, « que jamais en mer, il se fist tant d'avilies qui fut faict lor ; car ils se chargèrent à outrance, et venans aux mains, il ne fut jamais si furieux combat. » -Quant à Jeanne, dit aussi Froissard, « avec sa naïveté antique, elle y vallut bien ung homme; car elle avait cœur de lion, et avait un glaive enrouillé et tranchant dont fièrement elle se combattait. » La nuit sépara les combattants, et l'on se préparait à recommencer l'action le lendemain, lorsqu'un orage subit força les Anglais à se retirer vers les ports de la Bretagne. Le siège de Vannes fut bientôt résolu ; et la comtesse de Montfort fit voir qu'elle n'avait pas moins de talent pour prendre les villes que pour les défendre. Après plusieurs jours d'un siège meurtrier, et dans lequel elle montra les talents d'un habile capitaine et la bravoure d'un soldat intrépide, la ville fut prise, et Jeanne, après y être restée quelques jours pour jouir de sa nouvelle conquête, retourna à Hennebon. Cependant Charles de Blois entreprit de reprendre la ville de Vannes; et la comtesse eut la douleur de la perdre ; mais ce qui dût lui rendre cette perte plus sensible, c'est que Robert d'Artois y reçut la blessure qui peu de temps après le conduisit au tombeau. La retraite de ce prince fit bientôt prévaloir le parti de Charles de Blois, qui avait pour lui. L'appui de la France ; tandis que Jeanne, retranchée dans la Basse-Bretagne, et n'attendant du secours que par mer, dépendait de l'inconstance de cet élément. Enfin Edouard résolut de passer lui-même en Bretagne. Quand la comtesse fut informée de son arrivée, elle alla à sa rencontre jusqu'à Vannes, pour le festoyer lui et les barons qui l'avaient accompagné. Edouard, dont le bonheur dans la guerre n'égala point toujours le courage, avait vu ses premiers succès balancés par plusieurs revers. Il s'était déterminé à souscrire à une trêve, lorsque Jean de Montfort, après quatre ans de captivité, parvint à s'évader de sa prison ; mais il ne survécut pas longtemps à son évasion. Malheureux depuis son enfance, en butte à la persécution du feu duc son père, et captif au moment où il voulait recueillir son patrimoine, il expira presqu'en même temps qu'il recouvra la liberté. Son épouse ne fut pas plus déconcertée par sa mort, qu'elle ne l'avait été par sa détention. Elle avait fait conduire son fils, jeune encore, à la cour d'Edouard, qui s'était déclaré son tuteur, et qui devait lui donner une de ses filles en mariage. Toujours secondée des troupes anglaises, elle sut faire tête à son rival, et son courage, qui ne l'abanrdonna jamais, fit enfin tomber en son pouvoir Charles de Blois, vaincu au siège de la Roche-de-rien (Roche-Derrien). Remarquons que Jeanne de Penthièvre, son épouse, se mit aussitôt à la tête des affaires de son parti. Ainsi l'on vit deux femmes se disputer en quelque sorte la possession d'une grande province, et toutes deux, en poussant la guerre avec vigueur, déployèrent de grands talents et une grande énergie. La captivité de Charles de Blois, et la trêve qui suivit la journée de Créci, trêve dans laquelle la Bretagne fut comprise, semblaient devoir désarmer, du moins pour un temps, les deux partis fatigués d'une guerre longue et désastreuse; mais leur opiniâtreté était trop grande, et malgré la trêve, les hostilités continuèrent de part et d'autre. Il est inutile de rapporter ici le mélange des revers et des succès qui, en soutenant l'espoir des uns et des autres, prolongèrent pendant plus de 20 ans lés malheurs de cette querelle sanglante. Il me suffira d'observer que jamais la fermeté de Jeanne ne se démentit, et que toujours supérieure aux événements, elle sut souvent maîtriser la fortune. Inaccessible à la crainte dans le danger, et au découragement dans les revers, elle donna à son fils de grands exemples de fermeté, et lui conserva la possession de la Bretagne, qui lui fut confirmée par le célèbre traité de Guerrande, en 1365. Ce prince réunit, comme sa mère, les talents politiques et les talents guerriers. Comme elle, il éprouva tour-à-tour les faveurs et les disgrâces de la fortune. Comme elle, il fut ami constant des Anglais, auxquels ils avaient l'un et l'autre de grandes obligations. Il m'est impossible de fixer l'année de la mort de Jeanne de Flandre ; mais elle vivait encore, selon d'Argentré, en 1363. Elle put donc être témoin des succès qui couronnèrent les efforts de son fils, lorsque l'âge lui permit de défendre lui-même le patrimoine de ses ancêtres : princesse digne d'être placée à côté des plus grands hommes par son courage, et de figurer avec éclat dans l'histoire de la Flandre. Félicitons cette contrée d'avoir donné le jour à une héroïne, à laquelle il n'a manqué, pour jouir de toute sa gloire, que d'être célébrée par quelque écrivain éloquent. Pour moi, je me suis borné à réunir les traits les plus brillants de sa vie : je n'ai fait qu'ébaucher le tableau qu'une main plus habile aurait revêtu de plus riches couleurs.  

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 08:21

 

 

Inventoire fait à Guingamp….jour de septembre l'an mill IIIe quatre vingz et quatre, des joaux, ornemenz de chapelle, vaisselles d'argent, menage…qui furent de feu Madame Jehanne jadis duchesse de Bretaigne et vicontesse de Lymoges cy dessoubz declairez en la presance de Mons. de Cliczon, connestable de France, garde et gouverneur des ...terres appartenans à Jehan de Bretaigne, ainsné filz et heritier de la dicte feu damme, des seingneurs de la Hunaudoye et du Perier, de Messire Robert de Beaumanoir, Messire Ollivier de Vauclerc, Messire Guillaume Le Veer, Messire Henri Philipe, Raoul de Kersaliou, Simon Richart, Rolland de la Goibloie, Eon de …,Geffrey de la Mote et en la presence de Mons. Guy de Cleder, maistre Jehan Le Begut, consaillers du roy et de la royne de Iherusalem et de Cecile ; lesquelles choses avoient esté apportées de la Roche Deryan où elles estoient, et livrées au chastel de la Mote de Guingamp par messire Jouhan Tourne (sic) -Tournemine, maistre d'hostel, Symonet de Konnect et Hervé Giquel, clers et secrétaire de la dicte feu damme, en la manere qui ensuit

 

 

Premièrement un petit forcier (ecrain) où sont le seel de Madamme avec la chaîne d'argent.

Item un signet et la chaîne d'or.

Item une pièce d'or de Castille en une boure de cuir.

Item une huche jaune de bois, en laquelle sont un coffret de brodeure faite à l'agulle pl ain de reliques.

Item un autre coffret jaune, ouquel sont III Agnus Dei dont il y a ymages et perles.

Item un petit sachet de toille, où il a pluseurs pierres à voirre.

Item deux petiz Agnus Dei.

Item un clou de fer, que l'on dit qui est de la porte de Jerusalem.

Item un autre coffret blanc carré, où ils sont deux anneaux de pou de valleur et un camebien (camée).

Item un autre petit coffret d'iviere ferré, où ils sont un petit tableau d'or à piererie où a de la Vraie Croix.

Item deux pierre indes (bleu-ciel) et pluseurs reliquiaires.

Item un petit tableau de parement à son estuy.

Item un coffret noir ouquel a cinq anneaux d'or ; c'est à savoir un petit dyament, III petiz rubiz et une verge (cercle de bague) en une boursete, à laquelle pent un fermaill d'or.

Item unes pastenostres blanches et une eustache d'or.

Item un mordant à sainture d'argent doré et amaillé, et une piece de sandal (etoffe de soie) où il a pluseurs reliques.

 

 

 

 

Item les lettres de Limoges et la quitance de Monseigneur d'Anjou.

Item un autre coffret de cuir blanc sanz claveure, où sont ouyt seaux d'argent tant granz que petiz qui furent de Monseigneur Charles (de Blois), et furent depecez et rompuz.

Item un autre petit coffret carré de cuir blanc, ouquel sont le signet d'or de Monseigneur Charles.

Item quatre anneaux, l'un à III petiz rubiz, l'autre à un safir, et II verges.

Item un Agnus Dei tout blanc.

Item en une bourse une tuille d'or.

Item unes heures tres belles, couvertes à II tables d'argent doré et amaillé, où est d'un costé le Crucifix et Nostre Damme, et l'autre à son estuy.

Item ou coffret du bout de la dicte huche.

Une poire d'argent dorée.

Item deux pieces de coral rouge

Item deux paires de pastenotres l'une d'or l'autre de d'ombre.

Item un amit blanc ouquel est envelopée une piece de la here de Monseigneur Charles.

Item une bourse de saye où il a un tableau d'argent, ouquel où il a de la Vraye Croix et une eustache d'argent à toute la chaîne.

Item une boitelete d'argent armaillé aux armes de Bretaigne.

Item un coffret longuet carré de boys, ouquel sont quatre tableaux d'argent dorés, chescun à un braz une main plains de reliquiaires.

Item deux angeloz d'argent doré, dont chescun tient entre ses mains un reliquiaire.

Item un plus petit angelot d'argent doré et le reliquiaire  qui en est choist.

Item un pié d'argent doré à sa couverture.

Item une coronne d'argent dorée.

Item trois tableaux d'argent, dont le test de sainte-Juliane est en l'un, et es autres pluseurs reliquiaires. 

Item trois cuillers de bois bien d'estrange et rude faczon

Item un petit saichet  de toilleun Agnus Dei et II. pierres bises, et un os de saint envolopé de sendal vert.

Item deux coffretz ferrez où est le fait de la chappelle ; c'est à savoir une chappelle blanche garnie de III. chappes et de vestemenzde dyacre, soubz dyacre et prestre.

Item un un drap de saye de mesmes parement d'auter

 

 

 

 

Item deux viels paremenz d'auter de coulour violée, et l'autre drap est aux Cordeliers.

Item seix toailles d'auter, c'est à savoir III deliées pour les festes, et III pour chescun jour dont il a deux à paremenz

Item quatre pièces de courtines de toiles.

Item un paremen pour tenir la plataine vert rayé.

Item huyt sourpeliz de toille. 

Item cinq aumuces du cueur, de gris, toutes usées.

Item une petite croix d'argent.

Item un benoitier d'argent, tout usé et derompu.

Item un encensoir d'argent fourny de chaînes.

Item un petit livre ouquel est l'office ds III Maries, noté.

Item un autre livre de l'office du Sacrement.

Item un autre benoist et deux galices.

Item deux paires de corporaux à leur estruyz et deux porte paix.

Item deux missaulx notez, l'un grant et l'autre petit.

Item un gréel et les tableaux de painture pour parement d'auter.

Item deux orceulx d'argent et les ornemenz cotidians.

Item une grande huche plate où sont la belle selle de la baquenée de Madamme avec tout son hernois.

Item quatre escuelles  et deux platz d'argent vieulx et rompuz.

Item une boutaille d'argent  pour eau benoite avec sa chaîne.

Et en la dicte huche a esté mis le coffret long de bois où sont les reliquaires contenuz ci dessus.

Item une autre huche plate où sont aucune pièces de broderie pour paremens de toaille d'auter touz neuf.

Item une conraye d'argent doré à perles qui fust à Monsr Charles dont le mordant est cy desus éclairé.

Item un vieille coupe de l'ancienne faczon et deux angelots.

Item le coffre à la neff, où sont deux couppes d'argent dorées d'une faczon, à III tourelles de soubz chescune, avec leur couvercles et estuiz.

 

 

 

 

 

Item eux esvières d'argent dorée.

Item un arbreau d'argent à langue de serpent et pié de serpent d'argent doré.

Item une poire d'or à boire avec une pierre bloie sur le couvercle.

Item deux drajoers d'argent, l'un grant l'autre petit, et II cuillères en leurs estuys.

Item trois madres couverts à piez d'argent doré à chescun.

Item un madre plain à pié d'argent doré à son estuy.

Item trois cuves d'argent dorées couvertes, à leurs estuiz.

Item quatre boetes plaines de lettres.

Item en un drap linge pluseurs autres choses.

Item un coffré ferré couvert de cuir, ouquel sont un grant cor garny d'argent doré, soustenu d'un singe d'argent, dont les deux piez devant sont rompuz.

Item la pièce des diz deux piez.

Item un chief d'argent pour mettre reliques.

Item un tablier avec les eschiés et tables, bien bel, avec son etay.

Item trois cuves couvertes d'argent dorées à leurs estuyz.

Item un petit gobelet de noez de gales, à son couvercle et estuy.

Item un autre grant tablier o sa meignée d'iviere.

Item un petit forcier de cuir carré, où il a une patenostres de choral et une atache d'or à III perles.

Item en office de paneterie :

Item une pierre pour medecine contre tout venun.

Une grant nef d'argent dorée, et une cuiller d'argent dorée.

Item deiz doubliers neufs ouvrez.

Item deiz longieres de mesmes

Item douz servietes de mesmes.

Item cinq vieulx doubliers et une sournape de mesmes pour la table Madamme.

Item VII nappes vielles et une longiere de mesmes pour menues tables.

Item trois fins doubliers de paremenz. (qui sont en sachet)

Item deux sournappes de mesmes. (qui sont en sachet)

Item trois petiz fins toaillons. (qui sont en sachet).

Et sept servietes de mesmes, de semblable toille et ouvrages. (qui sont en sachet).

Item office de boutoillerie ;

Un grant pot d'argent pour l'aumosne à II. Onces senz couvercle.

Item quatre poz d'argent enciens. II granz et II petiz.

Item neuf tasses d'argent, dont il a six armahées des armes de Madamme et III des armes de Monseigneur Henri de Bretaingne.

Item un couvercle et une ance de pot d'argent.

Item en office de chambre ;

Deux grant platz d'argent à laver.

Item un hanap d'argent doré armoyez des armes de Madamme.

Item un grant bacin d'argent à donner l'eau en salle.

Item un hoellouer (bouilloire) d'argent descouvert.

Item seiz cuillers d'argent.

Item en office de cuisine :

Huict platz d'argent.

 

 

 

 

Itemp treize escuelle d'argent dont l'une est armoyée des armes de Madamme, et les autres de mondit seigneur.

Item en la garde robe de Madamme furent trouvez :

Une robe de pers en broderie, contenant V. garnemens.

Item une autre robe d'un marbré de flour de peschier de broessequin, contenent quatre garemenz livrez à la famme Hollant de Queller, capitaine de la Mote, par le commandement de Monsr. de Cliczon.

Item une autre robe de broessequin d'un autre marbré, contenant six garnemenz, dont il a un fourré de menu ver.

Item une hauppelande d'un gris de Monteville, fourrée de croppes de gris.

Item une autre hauppelande de pers de Monteville, fourrée de menu ver.

Item un sourcot de pers, fourré de menu ver.

Item d'un marbré caigné II garnemenz sengles.

Item une petite cote de bruere.

Item une panne et le demourant d'une fouereure de menus vair à couvertouer.

Item une panne de hermines que Monsr de Cliczon fit aporter par Jehan Corberon son vallet prezent Jehan Perrot et Le Bourgot.

Item une panne et demie de veil menu vair usé.

Item deux chapperons longs de veluau fourrez de menu vair.

Item un autre chaperon clos fourré et menu vair.

Item un chaperon cengle d'un pers de Monteville.

Item trois beaux carreaux de broderie, chescun à IIII boutons de menuetes perles.

Item un lit de trois piècesde coete-pointe de sandal à papegaux broude.

Item une coete neuve qui fut faite à Lamballe, portée à Moncontour par le commandement de Monsr. de Cliczon.

Item trois autres petites coestes et deux traversons..

Item les deux petiz breviaires notez.

Item un grant breviaire à usage de Romme couvert de linge blanc, et le breviaire de Madamme auxi à l'usage de Romme couvert de samit inde. (étoffe de soie)

 

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 20:14

 

La communauté des orfèvres de Vannes

La communauté des orfèvres de St-Brieuc

 

 

Chapelle-reliquaire  XVe

 

 

La communauté des orfèvres de Fougères

 

 

Saupoudoir  XVIIIe

 

 

 

Coupe XVe

 

 

communauté des orfèvres de Saint-Malo

 

 

Ecuelle XVIIIe

 

 

Reliquaire XVIe

 

 

La communauté des orfèvres de Quimper

 

 

Ecuelle XVIIIe

 

 

La communautés des orfèvres de Nantes

La communauté des orfèvres de la ville de Rennes

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 15:53

 

 

 

 

 

 

 

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 14:54

Ancenis et ses environs....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 13:19

Comme l'église de Saint-Malo de Dinan étoit un membre de celle de l'île d'Aaron, et que le service divin y étoit entièrement négligé, Benoît, à qui ce désordre pesoit sur la conscience, craignant que Dieu ne lui fît rendre un compte fort exact, songea au moyen de le faire cesser. Le mal étoit grand, et après y avoir bien pensé, il crut que le plus prompt et le plus souverain remède qu'il pût y apporter, étoit d'y mettre des religieux de Marmoutier. L'édification que son diocèse retirait déjà de ceux qu'il avoit mis en l'île d'Aaron, lui fit regarder cette pensée comme une inspiration du Saint-Esprit, et il sembloit assez naturel qu'ayant déjà la mère, il leur donnât aussi la fille. C'est ce qu'il fit l'an 1108, auquel il confirma de nouveau la donation de l'île d'Aaron, se réservant seulement un droit de repas pour lui ou pour ses successeurs et pour dix hommes trois fois l'année, et un pêcheur qui pût pêcher avec deux serviteurs en tous les endroits que les pêcheurs des religieux pécheraient. Et comme il y avoit des paroisses dans ces deux églises et dans plusieurs autres qui en dépendoient, il ordonna que l'élection des curés se ferait par les religieux qui les présenteraient à l'évêque pour recevoir de lui le soin des âmes. Néanmoins, comme ce droit de repas et de pêche pouvoit être à charge aux religieux dans la suite du temps, il le changea presque aussitôt, et fit dresser une nouvelle charte, dans laquelle, au lieu de ce droit il se réserva la cinquième partie des revenus de l'île d'Aaron seulement pendant sa vie. Geoffroi, seigneur de Dinan, confirma ces deux donations, et pour donner des marques sincères de sa piété et attirer sur lui et sur sa famille les grâces du Ciel, il donna lui-même aux religieux de Marmoutier, tout;ce qu'il possédoit dans ces deux églises et dans leurs dépendances, ce que Radégonde sa femme et ses fils Olivier, Guillaume, Rolland et Goscelin approuvèrent, et il porta le titre de la donation avec son fils Olivier sur l'autel du crucifix de Saint-Malo de Dinan, que l'abbé Guillaume reçut en présence de plusieurs personnes de qualité. L'année suivante, le pape Paschal confirma ces donations et menaça de peines très-sévères ceux quis'y opposeraient. Il faut joindre à la fondation du prieuré de Saint-Malo de Dinan celle du prieuré de Notre-Dame de Jugon au diocèse de Saint-Brieuc, dont on ne sait pas précisément l'année. Nous en sommes redevables au seigneur Olivier, fils aîné de Geoffroi, seigneur de Dinan. Un jour qu'Olivier étoit avec son père et son frère Guillaume, surnommé l'Abbé, au monastère de Saint-Malo de l'île d'Aaron, il donna une place dans sa ville de Jugon aux religieux de Marmoutier avec un fonds pour y bâtir un monastère et y entretenir un nombre de religieux. Guillaume, abbé de Marmoutier, qui se trouva présent, reçut la donation,que le seigneur Olivier porta ensuite sur l'autel de Saint-Malo, en présence de plusieurs témoins. Dans la même semaine, l'abbé Guillaume vint à Jugon, où Olivier ajouta de nouvelles donations à la première, et les fit confirmer par Gunnor son épouse et ses deux fils Geoffroi et Guillaume. Olivier, pour tant de bienfaits, ne demanda rien autre chose à l'abbé de Marmoutier que d'être admis à la participation des bonnes oeuvres de son monastère, et qu'après sa mort on fît pour lui les mêmes suffrages que pour les religieux défunts. Un certain Bertrand ajouta à cette donation une chapelle de la Vierge au-delà de la rivière de Jugon, dans laquelle on avoit autrefois enterré les pèlerins et les étrangers, avec quelques terres. Geoffroi, seigneur de Dinan, souhaitait avec passion d'avoir quelque part à la fondation de son fils. Il destinoit à cela quelques églises et des dîmes qui étoient dans le fief des Briens, Briensensium, lequel fief étoit sur ses terres; mais comme il les leur avoit ôtées de force, il deputoit s'il pouvoit en faire un sacrifice a Dieu, il consulta là-dessus quelques personnes de piété, qui lui répondirent que Dieu avoit en haine la rapine dans l'holocauste qu'on lui offre, et que; s'il vouloit que son aumône lui fût agréable, il devoit avant toutes choses Obtenir le consentement de la famille des Briens et le leur demanda, et le seigneur Brient, surnommé le Vieux, dont le fils aîné s'étoit fait religieux à Marmoutier, délirant procurer le salut,de Geoffroi, aussi bien que de ses propres enfants G. le Vieux et Gautier Tasche, vint à Dinan puis il le trouva dans le cloître de Saint-Malo avec les religieux et plusieurs de ses barons, et là, du consentement de toute sa famille, lui céda tout ce qu'il leur avoit ravi par violence ; mais à condition qu'il en feroit donation à Marmoutier, et non à d'autres religieux. Geoffroi exécuta aussitôt la condition. Eviu, fils de Rannulfe, désirant se faire religieux à Marmoutier, ajouta à cela la terre de Carmoith, et parce que le château de Jugon avoit appartenu autrefois aux aïeux du comte Etienne, avant qu'il vînt sous la domination des seigneurs de Dinan, un jour que ce prince retournant de la cour du roi d'Angleterre passa par Jugon, les religieux le supplièrent de confirmer les donations qui leur avoient été faites, ce qu'il fit avec une bonté digne d'un grand prince. Il se fit encore quelques donations à ce prieuré par des particuliers qui en augmentèrent le revenu. Lorsque nous ayons parlé de la donation de l'île d'Aaron, nous avons dit que l'évèque Benoît y étant, un certain Guagoneus, qui prend la qualité de vicaire, l'y envoya quérir pour recevoir de lui l'absolution de ses crimes. Je ne sais si ce ne serait point le même ,que le prêtre Gingoneus ou Ginguenoius, qui étant à l'extrémité donna à Marmoutier l'église à Aienciaci, et la moitié de la cure de Martini, dimidium presbyteralum Martiniaci. Marbodus, évêque de Rennes, confirma cette donation et en investit l'abbé Guillaume l'an 1108. Il dit dans ses lettres que, désirant faire du bien à son âme, et reconnoissant qu'il avoit besoin des prières des saints, et ayant grande confiance en celles des religieux de Marmoutier, qu'il appelle les amis de son Eglise, amici Ecclesise nostroe, il leur cède ce que Ginguenoius leur avoit donné.. Environ ce temps-là Guntier, abbé de Torvée en Angleterre, introduisit dans son monastère les usages de Marmoutier. Il étoit natif du Mans; il avoit été archidiacre de Salisberi,.,et s'étant fait moine au monastère de fiello, il en fut tiré pour succéder à Bouchard, abbé de Torvée, ancien monastère fondé dans une île d'Angleterre si déserte, qu'il n'y avoit point d'autre habitation que celle des moines. Les femmes n'y venoient que pour prier, encore ne leur permettoit ou pas d'approcher plus près du monastère que de neuf milles.

 

 

 

Saint-Malo de Dinan, le bénitier

 

Comme depuis longues années Geoffroy, seigneur de Dinan, ne savait s'il avait ou non le droit de concéder, à titre d'aumône, la moindre chose de ce qui appartenait aux églises ou à leurs dîmes, sur le territoire enclavé dans le fief des Brient, fief qui faisait partie de la seigneurie de Dinan, et dont Geoffroy s'était emparé contre tout droit et toute justice; Brient, surnommé le Petit Vieux, seigneur supérieur de tous les Brient et leur aîné (summus dominus Brientensium), voulant pourvoir au salut de l'âme tant des seigneurs de Dinan que de ses propres parents et de ses fils, à lui Brient, se présenta, avec le consentement et l'autorisation de ces derniers, dans le monastère de Saint-Malo de Dinan, suivi de Gilduin, fils de Gilon, dont il avait épousé la sœur. Là, au milieu des moines, il trouva Geoffroy, seigneur de Dinan, entouré d'un grand nombre de ses barons. Ce dernier ayant appris que Brient arrivait avec un acte de consentement dressé tant en son nom qu'en celui de sa parenté, en éprouva une grande joie. Et, en effet, l'acte susdit renfer mait la concession suivante : « Moi, Brient, surnommé le Petit Vieux, et mes fils, et toute notre parenté, nous voulons, qu'il soit fait don à saint Martin et à nul autre, et cela en vue du salut des âmes de tous les membres de notre race, morts et vivants, de telle quantité de terre dont il plaira au sire de Dinan de disposer dans notre fief, lequel, comme chacun sait, nous a été injuste ment enlevé par lui et par sa parenté ». Cum Gofredus dominus Dinanensis longo tempore dubitasset si posset dare an non in eleemosynam aliquid de ecclesiis vel de decimis earum, de feodo Brientensium, quod habet in terra sua, et tollit eis perviolentiæ rapinam, et nullum utile consilium invenisset sine assensu et voluntate illorum, etc. Brientius, cognomine Vetulus, Brientensium summus dominus, et eorum primogenitus ac Sancti Martini monachus, quærens tam salutem animarum Dinanensium dominorum quamparentum filiorumque suorum. impetrato acceptoque ab omnibus illis assensu avoluntaria concessione, ad sanctum Maclovum Dinanensem venit cum Gilduino filio Gilonis cujus soro rem uxorem habuerat. In quo claustro Gaufredum Dinanni dominum cum monachis turbaque baronum suorum invenit : cui cum suum suorumque assensum retulisset, Gaufredus valdegavisus est. Concessio ergotalis fuit : « Ego Brientius Vetulus et filii mei et omnis parentela mea.volumusut de feodo nostro quod nobis, ut omnes sciunt, injuste tollitis, tu et parentela tua, Sancto Martino soli et nullis aliis sanctis donetis in perpetuum pro sa lute et remedio animarum totius generis nostri, etc. »(Titres de Marmoutier; dom Morice, Preuves, t. 1, col. 520.).

 

Un indice précieux nous est fourni au sujet de la femme de Brient le Vieil, ainsi qu'il l'est dit ci-dessus :  Brient, se présenta, avec le consentement et l'autorisation de ces derniers (les seigneurs de Dinan), dans le monastère de Saint-Malo de Dinan, suivi de Gilduin, fils de Gilon, dont il avait épousé la sœur . Il semblerait qu'il soit fait allusion à Gilduin comte de Dol, mort l'an 1077, fils de Riwalon dit Chèvre-Chenue. En ce cas, le personnage que Kerviler assimile au fondateur de la Maison de Bréhant n'est nullement ce Brient le Vieil. Et s'il épousa la fille du Comte de Dol, il n'était donc pas fils de Eudon de Penthièvre, fondateur de la Maison de Châteaubriant. On sait que devenu veuf lui même se retira dans l'Ordre de Marmoutiers et qu'il laissait deux fils : Tasche Gautier fils aîné de Brient le Vieil, était aussi retiré dans les ordres ; quant au cadet, Guillaume dit Le Vieil, il fut le probable père de Conan de Moncontour, cité comme témoin, lors de la confirmation des libéralités accordées par Eudes de Porhoët l'an 1090 au Prieuré de Josselin. (voir le site défensif de Moncontour, page n° 1). Il faut sans doute comme le pensent le Marquis de Brehant ou Anatole de Barthélémy, rattacher Brient le Vieil aux souverains de Domnonée, et comme étant très proche parent de Ranulf de Gaël -peut-être son frère et donc fils de Rulf Stair. Quant à Brient « ex optimalibus Erispoë », cité  à Gaël, en 851 et mentionné dans le Cartulaire de Redon, sans doute faut-il voir en ce personnage, un parent commun aux souverains de Domnonée, aux Sires de Gaël  ainsi qu'à Brient le Vetulus. Quand à Brient  qui se disait en 1184 descendant des comtes de Porhoët, rien  n'exclue qu'il n'eut pas pour aieul Brient Vetulus. 

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 13:06

La biographie Supplément à la généalogie de la Maison de Bréhant, écrite en 1867 par le Marquis N.-C.-B. de Bréhant, évoquait ce personnage de Brient le Vieil : J'aborderai présentement la question d'origine, mais en mettant d'abord sous les yeux des lecteurs les objections de M. de C. dans l'ordre des citations.» Parmi les Brient, il convient de procéder par voie d'éliminations. Il est clair qur Brient le Vieux, Brient fils de Gascha, Brient, fils de Geoffroy, et Olivier, fils de Brient, appartiennent aux Châteaubriant. Comparez l'acte de donation de Puzarlès avec du Paz, il ne vous restera pas, de doute, J'ai lu très attentivement dans du Paz tout ce qui a rapport aux. premiers sujets de la maison de Châteaubriant, et je n'y ai trouvé aucune trace de Brient-le-Vieux. Même silence de la part des autres auteurs qui on- traité de: l'Histoire généalogique de cette maison. Cette omission aurait lieu de surprendra si Brient-le-Vieux lui appartenait réellement, attendu que celui-ci, qualifié dans Un acte authentique bien connu Brientiensium summus dominus, était à coup sûr un personnage, haut placé, et en . raisonnant d'après l'hypothèse de M. de G., le chef de la famille des Brient, c'est-à-dire des Chateaubriant, L'on fera remarquer en sus que cette qualification de summus dominus appliquée à Brient et aux siens, prouve une fois de plus que Brient était un nom patronymique, tout au moins dans cette circonstance. Il est donc bien avéré que les auteurs n'ont jamais rattaché Brient-le-Vieux aux Châteaubriant. Je ne vois pas non plus, ajoute M. de C, aucune preuve ou indice grave que Alain, fils de Brient, vicomte de Poudouvre en 1184, appartint aux Brehant. Les noms de famille se sont établis en Basse-Bretagne plus tard que dans la Haute, et dans celle-ci plus tard qu'en France. Si, en 1110, les membres de la famille de Châteaubriant ne prennent encore que leur nom de baptême à la donation de Puzarlès, comment ne pas concevoir quelques doutes sur la dénomination témoins de la fondation du prieuré de Jugon en 1109. L'on trouvera plus loin ma réponse à ce qu'avance M. de C. au sujet de Norman de Brehant, qui signe comme témoin à la fondation du prieuré de Jugon, en l'an 1109. (Voir la Généalogie de Brehant, page 73, ligne 3).

 

 

 

Eglise de Jugon

 

L'an 1080, dit Ogée, la seigneurie de Bréhand-Loudéac appartenait à Brehand-le Vieux » (Brientius senex), dont je viens de parler, et auquel j'aurai probablement à revenir encore plusieurs fois. Fois. Sur quoi se fonde M. de C. pour faire de Brehanl-le-Vieux un Chateaubriant, quelles preuves décisives fournit-il à l'appui de son opinion? L'acte de donation de la forêt de Puzarlès qu'il interprète à son point de vue. Les Chateaubriant possédaient-ils dans cette partie de la Bretagne qui fut la vicomte de Rohan, des fiefs et seigneuries considérables? Je n'on vois de traces nulle part, tandis qu'il est bien démontré que Geoffroi de Brehant (Voir la Généalogie de Brehant, p. 78,1.21), possédait dans cette circonscription la terre de Glécoët, qui a donné son nom à la branche dd Brehant-Glécoët. Cette terre située dans le voisinage de la seigneurie de Brehant-Loudéac qui avait appartenu à ses ancêtres, en était peut-être un démembrement. Je suis encore plus porté à croire que Brient-le-Vieux était réellement un Brehant quand je vois que Connan, son petit-fils, fut surnommé de Moncontour (V. la Généalogie de Brehant, p. 78, l. 30), ce qui indique clairement qu'il était possessionné sur les territoire de cette ville, et laisse supposer en outre qu'il appartenait à la branche aînée de Brehant qui^ ayant cessé de posséder la seigneurie de Brehant-Loudéac, devenue la propriété des Rohan par une raison qu'on ignore, vint habiter ses fiefs de Brehant-Moncontour, tandis que la branche cadette de Glécoët continua de résider jusqu'à son extinction dans ses terres de Glécoët, Coëtuhan, Marec, etc., en la paroisse de Brehant-Loudéac (Voir Généalogie de Brehant, branche de Brehant-Glécoët, p. 106). Maintenant, si l'on persiste à soutenir que Brient-le-Vieux était un Châteaubriant, que faut-il en conclure? Que les Brehant.seraient une branche puînée de l'illustre maison de Châteaubriant, comme l'ont prétendu quelques- généalogistes, notamment l'auteur de la Table généalogique, dont il est parlé à la page 71, ligne 8, de la Généalogie de Brehant. Comment expliquer autrement que les Brehant aient donné leur nom à la paroisse de Brehant-Loudéac, ou aient été nommés d'après elle ? Je n'entends nullement par là revendiquer pour les miens l'honneur d'appartenir aux Châteaubriant ; je ne fais que tirer une conséquence de l'affirmation de M. de G. que Brientius senex était un premier sujet des Châteaubriant. Une des raisons de M. de C. pour attribuer Brient-le-Vieux aux Châteaubriant est basée sur ce que celui-ci est témoin dans l'acte : de donation de la forêt de Puzarlès à l'abbaye de Marmoustier et qu'il s'agit là des barons du pays nantais, où les Brehant n'étaient pas possessionnés. M. A. de Barthélémy ne croit pas, comme, M. de C, que Brient-le-Vieux (Brientius senez ou vetulus) appartenait aux Châteaubriant. Il le rattache à la maison de Porhoët, et pense qu'il est le même peut être que Brient qui se disait en 1184 descendant des vicomtes de Porhoët. Cette date ne concorde pas avec celle (1080) assignée par l'abbé Ruffelet et D. Lobineau a l'acte dans lequel Brient-le-Vieux est qualifié Brientensium summus dominus, etc... Que voit-on en parcourant la liste des Brient et des Brehant antérieurs à Jehan de Brehant qui vivait à la fin du XIIIe siècle ? Que Brient-le-Vieux était possessionné, en 1080, dans la paroisse de Brehant Loudéac ; que ce même Brient-le-Vieux fait, vers l'an 1080, une donation de certains fiefs à lui appartenant, et usurpés sur lui et ses ancêtres par les seigneurs de Dinan. que Guillaume, son fils, dit le Vieux, comme son père, est mentionné dans un titre de Marmoutiers de l'an 1100, au sujet de fiefs et dîmes donnés à l'évêque de Saint-Brieuc et à l'abbaye de saint-Melaine, dans la paroisse de Brehant (Moncontour), par ses ancêtres, et depuis par Connan, son aîné, surnommé de Moncontour, comme le furent plus tard Guillaume de Brehant et Brient de Brehant, son petit-fils, particularité qui se rattache sans aucun doute à un souvenir de famille

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 12:54

Brient le Vieux, un personnage d'un statut certain, est à maintes reprises cité dans divers actes de fondations, de la fin du XIe au cours du XIIe siècle. Il est donné chef de la branche aînée des Brien, et, a parfois été assimilé à celui qui fut à l'origine de la Maison de Châteaubriant, et regardé par Dom Morice, comme fils bâtard de Eudon de Penthièvre et par conséquent, frère de Geoffroy Botherel Ier, Comte de Lamballe. Le dit Brient aurait assisté le duc Guillaume de Normandie, lors de cette conquête du trône d'Angleterre et se serait établi Outre-Manche, puis aurait d'abord reçu la terre et seigneurie de Pordic et ayant épousé Ygonen, dame de Châteaubriant, serait devenu le premier possesseur, mais aussi le fondateur de cette puissante dynastie. René de Kerviler, dans son Répertoire général de bio-biographie bretonne, de mentionner le Cartulaire de Redon, dans lequel est cité un Brient « ex optimalibus Erispoë », à Gaël, en 851 ; et d'ajouter : les Anciens évêchés de Bretagne citent un Brien, Briencius, frère du « comte des Bretons » Geoffroy Bolterel et d'Alain Le Roux, et se qualifiant « comes Anglicae terrae » , sans doute comte de Richemont, à la fondation du prieuré de St-Martin de Lamballe en 1081 (ci-dessous intérieur de Saint-Martin de Lamballe).

 

 

 

; Brient-le-Vieil (Briencius Vetutus), chef de la branche ainée des Brien, Britennensiam (pour Brientensium) summus dominus et eorum primogenitus », que nous avons cité plus haut à l'article des Brehan. Précisément voici ce que l'on peut lire au sujet de cet article : Brientius vetutus, c'est-à-dire Bréhant le vieux, fit en 1030 une donation au prieuré de St-Martin de certains fiefs usurpés sur sa famille par les seigneurs de Dinan. Il y est qualifié « Brientensium summus dominus et eorum primogenitus », et avait épousé la fille de Gilon (Dom Lob. II, 140), L'acte est souscrit par ses deux fils Guillaume, aussi dit Velulus, et Gauthier, surnommé Tascha.


 

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 14:53

Voici ce que l'on pouvait lire dans le quotidien Le Figaro, en date du 2 juin 2015 :


 

La sépulture d'une noble dame du XVIIe siècle découverte à Rennes.


 

...un cercueil en plomb abritant le corps exceptionnellement bien conservé d'une noble dame du XVIIe siècle, vêtue d'un costume complet de religieuse, a été mis au jour lors de fouilles archéologiques préventives au couvent des Jacobins de Rennes... La dépouille d'1 m 45 enfermée dans le sarcophage, découvert en mars 2014 dans la chapelle Saint-Joseph du couvent, est probablement celle de Louise de Quengo, une veuve de la haute noblesse bretonne, morte en 1656 à plus de 60 ans. Le coeur de son mari, Toussaint de Perrien, a en effet été retrouvé à proximité, ont expliqué mardi les archéologues à la presse. Le cercueil a été retrouvé sur un site de construction du futur centre des congrès de la ville de Rennes. Quatre cercueils en plomb du XVIIe siècle avaient également été retrouvés dans le couvent, comme 800 autres sépultures, mais ils renfermaient uniquement des squelettes. Dans le sarcophage de Louise, «on a tout de suite vu qu'il y avait beaucoup de volume, des tissus, des chaussures», raconte Rozenn Colleter, archéologue à l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). Et, sous la cape, «on a pu distinguer des mains qui tenaient un crucifix». «Avec Louise, on est allé de surprise en surprise» Le corps a subi deux scanners et a été autopsié. «Avec Louise, on est allé de surprise en surprise», a expliqué Fabrice Dedouit, radiologue et médecin-légiste à Toulouse (sud-ouest). Les examens révèlent des «calculs rénaux importants» et des «adhérences pulmonaires» tandis que le cœur a été prélevé «avec une réelle maîtrise de la pratique chirurgicale». Les vêtements, détériorés par les sucs de putréfaction, ont pu être restaurés et devraient être exposés. La veuve, qui avait probablement choisi de finir ses jours au couvent comme il était d'usage alors, portait une tenue sans fioritures: une cape, une robe de bure, une chemise en toile, avec aux pieds des mules à semelle de liège et des chausses en laine. Un suaire recouvrait son visage, deux bonnets et une coiffe couvraient sa tête...

 

Mais qui était donc cette noble dame ?

 

Elle s'appelait Louise du Quengo, et était fille de « François de Quengo seigneur du Rocher et de Vaudeguy lequel epouza Jacqueline de Bourgneuf fille de René de Bourgneuf seigneur de Cucé Dorgeres premier president et de Louise Marquer dame des Gailleulles . » Voici quelques notes laissées sur cette famille du Quengo -à ne pas confondre avec la famille du Rocher du Quengo.

 

 

Quelques notes sur la famille de Quengo

 

Cette famille appelée tantôt Quengo, Quingo, Quengon & Quingon, en Bretagne. C'est ainsi que ce nom est différemment écrit dans des extraits tirés des Mémoires, pour servir à l'Histoire de Bretagne. Cette ancienne Noblesse tire son nom de la Terre de Quengo, située dans le Duché de Rohan, près Pontivy, laquelle a passé dans une Maison étrangère, par le mariage de l'héritiere de la branche aînée, ainsi qu'on le verra ci-après. Gui le Borgne, Auteur de l'Armorial de cette Province, imprimé à Rennes en 1621, dit que la Famille de Quengo est originairement issue d'une illustre Maison d'Angleterre, & qu'elle a donné, dans le dernier siècle, un Gouverneur du Château de Vincennes. Dans deux Montre d'Olivier, Sire de Clisson, Chevalier Banneret ; l'une faite à Ploermel le 1er Avril 1380, & l'autre à Josselin, le 1 Août de la même année, on trouve Guillaume de Quengo, au nombre des Ecuyers. Nous allons suivre un inventaire sommaire des titres, au soutien de la qualité de noble d'extraction & Chevalerie de MM. de Quengo, produit à la Chambre établie par le Roi, pour la Réformation de la Noblesse, en 1668, & sur lesquels a été rendu Arrêt en 1669, faute des titres qui n'ont pu nous être communiqués, parce que le 8 Juin 1589, il y eut un parti de Gendarmes qui fut piller & brûler le Château du Rocher, ainsi qu'il est prouvé par une Enquête d'office faite par la Cour du Duché de Penthièvre, au Siège de Moncontour, à la Requête de noble & puissant François de Quengo, Seigneur du Rocher, & en date du 9 Juin 1589. Ainsi nous ne pouvons remonter la filiation de cette Maison qu'à Alain, qui suit.

 

I-a)

Alain de Quengo, Ier. du nom, frère ou cousin de Guillaume, mentionné ci-dessus, parut, le 7 Janvier 1382, au nombre des Ecuyers de Eon de Lesnerac. Capitaine de Clisson. II eut d'Aliénor de Quenesquen, son épouse : 

 

 

 

II-a).

Alain, qui suit ;

 

II-b)

Eon, auteur de la branche cadette, rapportée ci-après (seconde branche)- Dans le même temps à peu près, c'est-à-dire, le 13 Juillet 1396, Eonet de Quengon rendit hommage au Vicomte de Rohan ; & le Sire de Clisson, par son testament, fait à son Château de Jossellin le 5 Février 1406, laissa 100 livres à cet Eonet de Quengon. Eon du Quengon fut présent, comme témoin, à ce testament.

 


 

II-a)

Alain de Quengo, II. du nom, partagea, le 8 Juin 1300, avec Eon, son frère, les successions d'Alain, Ier. du nom, & d'Aliénor de Quenesquen, leurs père & mère. Éon de Quingo lui fit hommage de la Terre de Lindreux, comme juveigneur d'aîné, par un baiser de bouche, les mains jointes à la coutume, suivant l'assise du Comte Geoffroy. On ignore le nom de la femme d'Àlain, IIe. du nom ; mais il en eut :

 

 

 

III-a)

Jean de Quengo, Ier. du nom, mentionné dans la Réformation de la Noblesse de 1417. Il eut de sa femme, Marguerite de Mauleon : Alain, qui suit IV-a) ; & Jean IV-b)


 

 

IV-a)

Alain de Quengo, IIIe. du nom, partagea avec Jean, son frère, juveigneur, les successions de ses père & mère. II épousa Richarde Léprevier, fille de feu Robert Léprevier, Chevalier, &c. De ce mariage vint : François de Quengo (V-a), seulement cité aux Extraits de la Réformation de la Noblesse de Bretagne en 1668. Cette branche est tombée en quenouille par Jehanne de Quengo, comprise au nombre des Dames & Demoiselles de la Duchesse de Bretagne, mariée, & qui porta la Terre de Quengo dans une Maison étrangère.  

 

Seconde Branche.

 

 

A gauche, le manoir du Quengo en Saint-Samson près de Rohan, et à droite le manoir du Rochay en Langast (clichés éditions Le Flohic). Les terres du Quengo et celle du Rochay, avec armoiries de Quengo : « d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules» 
 

II-b).

Eon de Quengo, Chevalier, second fils d'Alain de Quengo, Ier. du nom, & d'Aliénor de Quenesquen, fut du nombre des Seigneurs qui se liguèrent, le 16 Octobre 1410, dans la ville de Vannes, pour le Duc de Bretagne, contre les Penthiévre. II épousa Guillemette le Provost, Dame de la Hardiais, des Clouais, du Rocher, & nièce de Guillaume Perrot, dit Longue-Epée, Seigneur du Rocher, & laquelle apporta cette Terre en dot à son mari en 1380, dont ses descendants ont successivement joui & jouissent encore aujourd'hui. De ce mariage naquirent :


 

II-b)

Jean, qui suit ;


 

 

II-c)

Guillaume, qui vendit, le 24 Septembre 1438, à Jean de Quengo, son frère aîné, tous ses droits dans la succession de Eon de Quengo, fie de Guillemette le Provost, ses père & mère. II n'a point fait souche, & est connu pour a voit été le troisième des 100 Chevaliers Bretons que Charles, Duc d'Orléans, honora de son Ordre du Camail ou du Porc-Epi, par Brevet du 18 Novembre 1440. Il paraît que c'est le même qui est compris dans le nombre des Gendarmes qui servirent le Duc de Bretagne en 1417, & qui, avec les Nobles de Saint-Malo, lui prêta serment de fidélité en 1437, pendant que Jean ou Jehan, son frère, le prêta à Moncontour. Parmi les Nobles de Rohan & de Porhoët, qui prêtèrent serment de fidélité au Duc de Bretagne, on trouve un Guillaume de Quengo, qui déclare ne sçavoir pas écrire.

 


 

II-b)

Jean de Quengo, Ier. du nom de sa branche, Seigneur du Rocher, &c est compris, avec Eon, son père, dans un compte du 20 Avril 1410, au nombre des Chevaliers & Ecuyers servans le Duc de Bretagne ; & il y est aussi fait mention d'un Yvon de Quengo. Quant à Jean de Quengo, il fut exempté, avec quelques Gentilshommes de la Vicomté de Rohan, le 1 Septembre 1440, du service militaire par le Duc de Bretagne, & épousa Perrine de Bruc, dont :


 

III-b)

Roland, qui suit ;


 

III-c)

Amaury


 

III-d)

Guillaume


 


 

III-e)

Catherine du Quengo, femme de Guillaume Millon. Ils partagèrent, comme juveigneurs, avec Roland, leur frère aîné, la succession de leurs père & mère ; Roland de Quengo, Seigneur du Rocher, épousa Béatrix Madeuc, fille de Roland, Seigneur de Quemadeuc, & de Catherine Rostrenen, de laquelle il eut


 

IV-b)

Guyon, qui suit ;


 

IV-c)

Jean


 

IV-d)

François


 

IV-e)

Madelene


 

IV-f)

Marguerite


 

IV-b)

Guyon de Quengo, Ier. du nom, Seigneur du Rocher, &c. épousa Perronelle de Bogier, dont :


 

V-a)

Jean de Quengo, IIe du nom, Ecuyer, Seigneur du Rocher & de la Hardiais, qui passa, le 28 Novembre 1520, avec Jean de Quengo, son oncle, un acte de partage sur la succession de Roland de Quengo, & de Béatrix Madeuc, ses ayeul & ayeule, & père & mère dudit Jean, dans lequel il est rapporté que les Terres & héritages baillés en partage audit puîné, sont pour les tenir pendant sa vie, seulement à viage, comme juveigneur de bonne Maison. Le même Jean du Quengo, IIe. du nom, passa aussi un acte de partage, le 15 Mai 1553, dans la même succession, avec Madelene de Quengo, sa tante. Le Duc Jean de Bretagne lui donna, le 24 Septembre 1553, pouvoir & commission de faire la revue de l'arrière-ban de l'Evêché de Vannes. De Françoise de Ligneres, son épouse, sœur cadette de Perronelle de Ligneres, femme de Louis-Georges es Orange, Sieur de la Courbe, il eut :


 


 

VI-a)

Jean de Quengo, IIIe. du nom, Seigneur du Rocher, la Hardiais, &c. qui transigea, le 25 Septembre 1548, aux qualités de Françoise de Ligneres, sa mère, avec Perronelle de Ligneres, sa sœur aînée, touchant la succession de Christophe de Ligneres, leur père, Seigneur dudit lieu. Jean eut de son mariage :


 


 

VII-a)

François, qui suit ;


 

VII-b)

Renée, mariée, par contrat du 18 Juillet 1561, avec François de Chambalan.


 

VII-a)

François de Quengo, Ier. du nom, Seigneur du Rocher, la Hardiais, &c Chevalier de l'Ordre du Roi, qualifié de noble & puisant Seigneur, dans un acte de partage du 3 Mars 1581, eut commission, le 21 Avril 1591, de continuer la démolition des murs de Rochefort. II épousa par contrat du 2 juin 1582, Jacqueline de Bourgneuf, qui, devenue veuve, fit une donation à l'Eglise de Notre-Dame de Bonne- Nouvelle de Rennes. De ce mariage naquirent :

 

 

VIII-a)

René de Quengo, Ier. du nom, Seigneur du Rocher, la Hardiais, 8c. Chevalier de l'Ordre du Roi, qualifié de haut & puissant Messire, qui épousa, par contrat du 17 Juillet 1616 Demoiselle Silvie d'Epinay. C'est René de Quengo, premier du nom, et frère de Damoiselle Louise de Quengo qui fit l'acquidition en 1636 du château de Tonquedec (voir Description du château de Tonquedec par Alfred de la Barre de Nanteuil, page n° 1). La vente du domaine fut effectuée par  Amaury Goyon IV, Marquis (voir Le passé de Plénée Jugon: le château de la Moussaye et ses possesseurs). Alfred de la Barre de Nateuil, auteur d'une biographie consacrée à Tonquedec apportait cette précision : la vicomté de Tonquédec, vendue à René du Quengo, comte du Rochay, l'endroit demeura jusqu'à nos jours dans cette ancienne maison  qui en porte encore le nom aujourd'hui. Le général Pierre de Quengo de Tonquedec, et l'acteur  Guillaume de de Quengo de Tonquedec, descendent de cette maison.

 

 

VIII-b)

Jean de Quengo, qui fut tué au Siège de la Rochelle

 

 

VIII-d)

Louise de Quengo qui fait ici l'objet de notre étude, naquit très vraisemblablement à la fin du XVIe siècle au Manoir du Rochay et fut portée sur les fonts-baptismeaux de Langast (voir l'église de Langast en images). Louise de Quengo épousa Toussaint de Perrien, seigneur de Kergoët, de Brefeillac, de Kerjoly, de Lesmais,  de Coëtquévéran, de la Boëxière-Elern, de Minguionet, de Chefdubois. Ledit Toussaint de Perrien était  fils de François, seigneur de Perrien et de Bresseillac et de Jeanne  de Lesmais. Jeanne de Lesmais avait apporté en dot la Terre de Kergoët à la maison Perrien, mais son fils Toussaint étant mort sans enfant le 30 août de l'an 1649, le bien maternel échoua à la soeur dudit sieur Toussaint,  à savoir damoiselle Anne de Perrien. Celle-ci fut mariée à Vincent Le Moyne, sieur de Trévigny, dont elle était veuve en 1629. Anne de Perrien fonda alors les Ursulines de Saint-Pol-de-Léon. Pour sa part, Messire Tousssaint de Perrien, Chevalier, Seigneur de Bresseillac, avait fondé le 16 décembre de l'an 1644, le Couvent de Saint-Sauveur, proche la ville de Karhais, Diocèse de Cornoüaille. Cette fondation fut transférée depuis en la ville de Carhaix, « d'où lesdits Carmes déchaussez envoient un de leurs Religieux les Fêtes & Dimanches à St-Sauveur, où leur Maison & Eglise subsiste encore, pour dire la Messe, cathéchiser & prêcher. » 

 

 

VIII-d)

Renée de Quengo, épousa le Chevalier Olivier du Chastelier, Seigneur de la Hautaye, & Président à Mortier au Parlement de Bretagne. 

 

Les actes fournis lors de la Réformation de 1669 nous donnent quelques renseignements au sujet de la fratrie : Acte de partage noble et advantageux donné par messire René de Quengo fils aîné herittier principal et noble de deffuncts messire François de Quengo, et de dame Jacquemine de Bourgneuf vivants seigneur et dame du Rochay, Vaudeguy, Le Gourmené, Pongant, La Noëtain, La Hardiais, La Percherayes et autres lieus, a escuyer Jean de Quengo, dame Louise de Quengo compagne espouse de noble et puissant Toussaint de Perrien seigneur de Brefeillac Querbrézelec et a dame Renée de Quengo compagne espouze de messire Ollivier du Chastellier seigneur de la Haultais conseiller du roi en son conseil d’estat et president en son parlement de ce pays des biens de la succession desdits deffunts sieur et dame du Rochay pere et mere communs desdits de Quengo datté du 8e août 1611, signé Natural et Caud

 

Quelques notes sur la Maison de Perrien 

 

 

 

Ruines du château de Perrien (cliché Wikipedia) et armoiries de Perrien.

 

La Maison de Perrien est l’une des plus remarquables et des plus honorables de la Bretagne ; sa noblesse est d’ancienne chevalerie et elle présente les plus belles alliances avec les premières familles de la province. Elle possédait un château et une Terre, fief de hautbert, situés paroisse de Plouagat-Chatelaudren, diocèse de Tréguier, en Basse-Bretagne ; cette Terre a donné son nom à la Maison de Perrien. Ses membres, qui formaient deux branches et étaient domiciliés dans les arrondissements de Saint-Brieuc et de Lannouan, ont été déclarés nobles d’ancienne extraction par arrêt rendu en la Chambre de la Réformation de la Noblesse de la province de Bretagne, le 9 janvier 1671, au rapport de M. Raoul, et maintenus en qualité de chevaliers. (Voir le manuscrit de la Réformation de la Noblesse de Bretagne, à la Bibliothèque impériale, section des manuscrits, tome IV, pages 98, 99 et 100.) M. de la Chesnaye des Bois, dans le tome XI du Dictionnaire de la Noblesse, page 272, a consacré un article à la Maison de Perrien. Les armoiries de cette Maison sont : d'argent à cinq fusées de gueules en bande; l’écu timbré d’une couronne de comte; deux lions pour supports.

 

 


 

Tanneguy du Perrien, sire de Perrien, vivait en l'an 1057. Il n’est guère connu que par un acte latin et par les ruines et vestiges du très-ancien château de Perrien, dit le Château de Tanneguy, qu’on voit encore dans les Bois de Perrien. (Voir les Généalogies de Dupas, Mézeray, etc. Théobald de Perrien, Croisé l'an 1249.


 

Guillaume de Perrien, sire et seigneur de Perrien, comparut aux montres d’Ollivier, sire de Clisson, à Vannes, le 1er janvier 1375. Ces montres étaient les plus belles de la province, et la meilleure noblesse de la contrée s’empressait alors dservir sous un chef aussi distingué. Le même Guillaume, ou un‘ autre sire de Perrien du même nom, ratifia le célèbre traité de Guérande, à Guingamp, en 1365; par ce traité, qui mit fin à la guerre de la succession de Bretagne, la Maison de Blois céda ses droits sur la Bretagne aux comtes de Montfort. Deux Guillaume de Perrien, oncle et neveu, commandaient pour les Penthièvre dans la ville, château et forteresse de Guingamp et capitulèrent le 5 mars 1419. (Voir l’histoire de Bretagne par Dom Maurice.)


 

Alain-Sylvestre-François de Perrien, sire et seigneur de Perrien, épousa, vers 1390, demoiselle Typhaine du Chastel, de l’une des plus illustres Maisons de France, fille de Tanneguy du Chastel_ qui suivit Louis d’Anjou lorsqu’il tenta de reconquérir le royaume de Naples, fut nommé, par le Dauphin, maréchal de Guyenne et prévôt de Paris, en 1413, et qui sauva ce prince des mains des Bourguignons lors de leur entrée à Paris. Tanneguy du Chastel fut comblé de biens et de dignités par Charles VII devenu roi, et mourut dans la retraite en Provence, en 1419, à environ 80 ans. Les Guillaume et Alain de Perrien. sont mentionnés en 14 articles, tome 2, colonne 279, édition de 1744, des Preuves de Dom Maurice.


 

Jeande Perrien, sire et seigneur de Perrien, fils aîné d’Alain, s’obligea envers le duc de Bourgogne, tuteur de Jean Vl, de bien garder le château de Carhaix, par acte du 7 novembre 1402, lequel se trouve déposé aux Chartres du duché. Il fut depuis au service de la Maison de Penthièvre et, en 1420, il était trésorier-général d’ Olivier de Blois, comte de Penthièvre.


 

Guillaume de Perrien, deuxième fils d’Alain et frère cadet de Jean, succéda, au décès de son frère, dans son titre de seigneur de la Terre de Perrien. Il comparut à la Réformation de la Noblesse de Bretagne de 1426, continuée à Tréguier en 1454. Il y est qualifié sire de Perrien, porté le premier et employé au premier rang des vingt-six gentils hommes de la paroisse de Plouagat. Il avait épousé, en premières noces, Isabeau de Coetgourden, fille de messire Philippe de Coetgourden et d’Isabeau Le Provost, dame de Loumaria ou de Locmaria; et en secondes noces, Jeanne de La Boulaye, fille de Geoffroy, sire de La Boulaye, et de Constance Léziart, fille de Guillaume Léziart et de Béatrix du Vieux-Chastel. Il mourut vers 11i76.


 

Sylvestre de Perrien, Ile du nom , sire et seigneur de Perrien, fils de Guillaume, épousa, en 1468, Hélène de Quelen, fille de messire Yvon, sire de Quelen, et de Jeanne Du Chastel. Il comparut, en 1479 et 1480, aux montres générales tenues à Guingamp, et y fut porté au premier rang des vingt-six gentilshommes de la paroisse de Plouagat. En 1486, il commandait 1500 hommes pour le duc de Bretagne. En 1494, à la tête de 5000 hommes, il s’empara, pour Pierre de Rohan et Jeanne de Perrien, son épouse, comte et comtesse de Quintin, du château de Quintin. Vers 1500, il épousa demoiselle René de Tinténiac. Jeanne de Perrien, sœur de Sylvestre, épousa Pierre de Rohan, comte de Quintin, vers 1470, et, devenue veuve, elle se remaria avec Guillaume du Fresnay, seigneur de Penhoet Lezezec. François de Perrien, frère de Sylvestre et de Jeanne, épousa Françoise de Rosmar. Jeanne de Perrien partagea la succes sion de son père Guillaume, en 1477, avec son frère Sylvestre.


 

Sylvestre de Perrien, IIIe du nom, sire et seigneur de Perrien, fils de Sylvestre II, vivait en 1500 et 1517. Il épousa : 1° Guillemette de Lezerzault, Lezuerzault, ou Lezerzaut, dame de Rosvenan, fille de Jean, seigneur de Lezerzault, et de Marguerite de Langourla ; 2° Françoise de Rosmar, veuve de François de Perrien son oncle. Allain de Perrien, frère de Sylvestre III, partagea viagèrement la succession de son père Sylvestre II, avec son frère et sa sœur Anne de Perrien, laquelle épousa Ollivier, seigneur du Camboust. Le dernier jour de mars 1511, le roi Louis XII octroya des lettres de sauvegarde et protection spéciale pour Sylvestre III, sa famille, chapelains, varlets. etc., ainsi que pour les seigneuries de Kcontraly, Coeternault et autres plusieurs belles pièces. Le 22 avril 1545, Henri II, duc de Bretagne, en accorda de semblables au sire de Perrien, pour les seigneu ries de la Bouexière. En 1553, Sylvestre III com mandait 5,000 hommes pour le duc de Bretagne. Il laissait pour fils Jean Perrien, sire et seigneur de Perrien, et ses deux frères, Maurice et Pierre de Perrien, tous les deux pages de Henri II en 1553. Maurice de Perrien, troisième époux de Jeanne de Quellenec, eurent pour fils François de Perrien, marié à Jeanne de Lesmais -eux-même parents de Toussaint de Perrien.

 

 

 

 

Louise de Quengo fut inhumée, selon ses dernières volontés exprimées en date du 15 décembre 1649, au couvent des Jacobins de Rennes. Les frères dominicains avaient accompagné le sieur Toussaint de Perrien à la fin de sa vie. (Ci-dessus, le plan de Rennes avec sous l'étoile le couvent des Jacobins).  C'est Monseigneur Denis de La Barde, évêque de Saint-Brieuc qui célébra les obsèques.

 

 

 

 

Tombe de Louise de Quengo

 

La famille de Quengo qui compte dans ses rangs le Général de Quengo de Tonquedec ainsi que l'acteur Guillaume de Tonquedec, organisa un référendum familial afin de choisir le lieu où reposerait la Noble Dame Louise de Quengo. Devrait-elle être ré-inhumée au cimetière de Rennes-nord par Rennes-Métropole où en l'église de Tonquedec, aux frais de sa famille. Finalement à une écrasante majorité la seconde solution fut choisie, mais le préfet ayant refusé le droit d'inhumer la dite dame en l'église de Tonquedec, c'est finalement au cimetière de Tonquedec qu'elle fut enterrée. Le mercredi 23 septembre 2015 à partir de 16 heures Louise de Quengo fut inhumée, Monseigneur Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, présida la cérémonie

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Published by poudouvre
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